J’ai écrit ce billet en réaction aux débats du week-end sur le blog sur Nuit Debout, dont une partie a tourné autour du vote blanc, façon : “Quand les résultats crouleront sous la montagne de votes blancs, nos élus devront bien ouvrir un débat sur la démocratie et leur légitimité

Je ne partage pas du tout cette vision.

Analysons ainsi l’élection législative partielle de la 3e circonscription de Loire-Atlantique, de la semaine dernière.

Ayrault ayant été nommé ministre, et son suppléant étant décédé, il y a eu une législative partielle.

Le PS a investi une économiste locale, militante depuis 15 ans, Karine Daniel, qui a été élue.

I. Les résultats

Facile, ils sont sur le site du ministère de l’intérieur :

On a besoin de l’Insee pour avoir le nombre d’habitants majeurs (pour calculer le nombre de non-inscrits) :

Soit 93 931 adultes de plus de 18 ans.

Et on obtient donc ça :

Ou, plus visuellement :

On a donc eu une candidate PS élue par 12 % des habitants, dont seulement 7 % avaient voté pour elle au 1er tour.

Ca calme…

II. Le rendu des médias

Voici le rendu des médias (qui ont à peu près tous souligné la très faible participation, mais rarement en titre ou en début d’article…)

Seule FranceTvInfo l’a fait en sous-titre (grisé…) :

III. Conclusion

Si bien sûr, rien n’est caché, on voit que l’indignation médiatique est quasi nulle, personne ne remettant en question la légitimité de l’élue.

Donc imaginer que ça changerait “naturellement” avec une abstention qui continuerait à croitre me parait être très très naïf (pour être poli et sympa).

On en a d’ailleurs un excellent exemple avec l’abstention aux Européennes 2014 dans les pays de l’Est :

De 70 à 87 % d’abstention !

Quelqu’un remet-il en question la légitimité de ces eurodéputés ?

CQFD. !

P.S. ATTENTION : je n’ai d’ailleurs jamais dit qu’il fallait aller voter, hein !!!! 🙂

Vous faites bien comme vous voulez, de toutes façon ça ne sert à rien vu qu’on n’est pas en Démocratie (“le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple”) mais en Ploutocratie libérale dans un système de type Monarchie élective.

Car je rappelle que le contraire de la Démocratie n’a jamais été la Dictature, mais c’est… la Non-Démocratie. La Dictature en est une forme, mais le système non-démocratique libéral que nous connaissons en est une autre, bien plus agréable au demeurant.

En tous cas, il semble clair, à mon sens, qu’on ne peut pas se targuer du nom de “Démocratie” si on n’a pas, à tout le moins :

  • un système médiatique pluraliste, pour que les citoyens puissent avoir gratuitement et simplement une information réellement diversifiée ;
  • un référendum d’initiative populaire à la Suisse ;
  • un système à base proportionnelle, avec sans doute une prime majoritaire.

D’ailleurs, ce n’est pas moi qui le dit, hein…

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi : donc ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. Toute influence, tout pouvoir, leur appartiennent sur la personne de leurs mandataires ; mais c’est tout. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. […] Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » (Discours du 7 septembre 1789, intitulé précisément : « Dire de l’abbé Sieyes, sur la question du veto royal : à la séance du 7 septembre 1789 » Lire ici pages 15, 19…)

sieyes-democratie

IV. Bonus : l’hypocrisie des médias

J’ai fait d’une pierre deux coups avec ce billet.

En fait, je me suis concentré sur le sujet “Démocratie”, mais je ne vous ai pas montré les photos des articles des médias sur ce sujet, ce qui m’a interpellé à la longue :

À ce stade, je me suis dit : “Mais pourquoi ils ne montrent jamais Karine Daniel ?”

Puis : “Peut-être car Jean-Marc Ayrault est plus vendeur médiatiquement en terme d’image” ?

Puis “Oulà, Olivier, il faut que tu te reposes un peu ce mois-ci, ce n’est pas normal d’avoir de telles pensées !”

Alors, j’ai continué :

Là, à ce stade, je me suis dit “Mais ils vont bientôt nous mettre en photo les poubelles des isoloirs, afin de ne pas nous montrer Karine Daniel ou quoi ?”

L’Obs l’a finalement fait :

Hmmm, “mais pourquoi mettre la photo super retouchée figurant sur les tracts de Karine Daniel, avec son nom imprimé, ce n’est pas commun !”

Le Parisien est le seul à avoir mis une photo “naturelle” :

Une petite recherche m’a rapidement donné les photos de la “vraie” Karine Daniel :

Je me demande ainsi, en passant, si, des fois, certains médias ne seraient pas un peu hypocrites…

À son arrivée à l’Assemblée, on a eu confirmation qu’elle n’a guère changé :

Je précise bien que mon propos est seulement de dénoncer le traitement des médias avec les, hmmm, disons “femmes ne correspondants pas aux canons du moment” – qui aboutissent à forger des stéréotypes foutant des milliers de gamines en l’air tous les ans à cause de fausses représentations mentales…

anorexique

Je trouve donc très bien qu’en l’espèce le PS n’ait pas joué sur ce registre, et l’ait désignée au mérite…

Enfin, je dis “mérite” – on parle quand même d’une “économiste” qui a pu écrire ça sur son site de campagne :

“La reprise est incontestable”, hmmm oui.

La relève est assurée au PS…

V. Le mot de la fin

“Ce soir, la candidate socialiste Karine Daniel a remporté l’élection législative partielle de la troisième circonscription de Loire-Atlantique, succédant ainsi à Jean-Marc Ayrault.

Le Parti socialiste adresse ses vives félicitations à Karine Daniel qui a su, dans un contexte difficile, rassembler le peuple de gauche et écologiste autour de sa candidature. Dans cette élection, la gauche retrouve son résultat des élections régionales.

La victoire de cette jeune candidate socialiste vient rappeler que les sondages nationaux et les spéculations médiatiques ne font pas les résultats des élections. Les électeurs de cette circonscription ont, ce soir, réaffirmé leur attachement aux valeurs de fraternité, de solidarité et de progrès social défendues par la gauche.” [Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste]

orwell-2

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P.S. Demande d’entraide qui n’a rien à voir : qui aurait du temps cette semaine pour transcrire par écrit une interview en mp3 ? C’est assez urgent. Me contacter, merci.

208 réponses à [À tous les naïfs du vote blanc] Karine Daniel, une star est née ! (ou pas, car avec 7 % des citoyens…)

Commentaires recommandés

Chris Le 02 mai 2016 à 00h27

Alors on fait quoi ?
Abstention : pas bien
Vote blanc : nunuches
Voter pour des nuls : complices
Voter pour des moins nuls : pas bon non plus.
Quelle arme démocratique nous reste-t-il ?

  1. Ailleret Le 02 mai 2016 à 00h24
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    « ATTENTION : je n’ai jamais dit qu’il fallait aller voter, hein !!!! »

    Si vous encouragez les électeurs à ne pas aller voter, cela risque d’aggraver l’hypocrisie que vous dénoncez à juste titre : même si la participation tombe à 2 %, les Cambadélis et consorts continueront à nous baratiner avec leurs valeurs. Assesseur au bureau de vote de ma petite ville (3000 habitants, 2100 électeurs environ), je peux vous dire que rien n’est plus émouvant que de voir des personnes âgées ou handicapées se donner la peine de venir déposer leur bulletin dans l’urne, avant de signer, parfois péniblement, de leur nom de citoyen.

    Et pourtant, je déplore le poids grandissant de l’électorat âgé, qui fausse la vie politique de notre pays.


    • Pol Pot Le 02 mai 2016 à 10h51
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      A bon ?
      Les citoyens âgés sont des sous hommes et sous femmes qui ne devraient pas avoir leur mot a dire ?
      Vous prônez quoi , l’euthanasie ?
      C’est votre mentalité dictatoriale qui est déplorable ! !
      Un vieux subit infiniment plus qu’un jeune ,il ne sait plus ni se défendre ,ni se débrouiller ,lui !
      Vieux suicidez vous ou ne votez pas , vous faussez la vie politique du monsieur !
      J’espère que quand vous serez vieux ,le vote des anciens sera interdit ,je me réjouis d’avance devant ce scrutin non faussé !
      Vous aussi , sans doute…


      • Ailleret Le 02 mai 2016 à 17h43
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        Cher Pol Pot,

        Vous vous méprenez sur le sens de mon commentaire. J’admire les électeurs âgés qui se donnent la peine, et une peine parfois physique, pour venir voter, et pour émarger sur la liste. D’un autre côté, je constate la grande influence de cet électorat en France (c’est le premier soutien de l’UMP) comme en Écosse (où il a assuré la défaite du vote indépendantiste en septembre 2014).

        Je ne souhaite la mort de ces électeurs ni en France, ni au Cambodge, mon cher Pol Pot.


      • Ailleret Le 02 mai 2016 à 18h50
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        Et je vous renvoie à la réflexion d’Emmanuel Todd, assortie d’une boutade franchement sanguinaire : « le suffrage universel devient un mode d’oppression des jeunes par les vieux, qui décident d’un avenir qu’ils n’auront pas à habiter. Je milite pour la mise à mort de ma génération. »

        http://www.les-crises.fr/emmanuel-todd-nuit-debout-contre-le-grand-vide/#comments

        M. Todd aura 65 ans cette année.


      • bourdeaux Le 02 mai 2016 à 20h44
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        Le fait est que les vieux sont proportionnellement à leur nombre bien plus nombreux à voter que les jeunes, c’est cela, je crois, que voulait dire ailleret. Et en effet, cela fausse naturellement les résultats, de la même manière que si 95% des professions libérales votaient contre 3% seulement des paysans, les intérêts des médecins et des avocats pèseraient bien plus que ceux des éleveurs…


    • christian gedeon Le 02 mai 2016 à 11h03
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      les non votants par paresse ou par conviction sont les jouets de l’utralibéralisme dont l’un des fondements est de donner aux gens l’illusion d’exister en creux,alors qu’ils n’existent plus en relief… Et donc,pur cette fois,je ne peux être d’accord avec Olivier…pour ce qui me concerne voter est un devoir moral. Parce que,cher Olivier,le non-vote conduit directement à la non-démocratie que vous combattez,à juste titre…quant au débat de plus en plus présent sur la distinction entre “légal ” et “légitime”, elle fait partie de l’arsenal de l’immobilisme… en fait ,sous les pavés,les bonnes intentions…et l’enfer.


      • LA ROQUE Le 02 mai 2016 à 13h07
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        Je partage votre avis Christian, le fait de ne pas voter et surtout de ne plus voter fait le jeu des parties du PS et de LR, car ceux qui ne votent plus sont pour la plupart des déçus de ses derniers.
        Il me semble qu’au premier tour le panel est assez large pour se retrouver dans un partie qui rassemble la majorité de nos sensibilités.
        Ne pas voter c ‘est approuvé !


      • BEYER Michel Le 02 mai 2016 à 16h06
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        Quand vous votez, vous n’avez pas aussi cette impression de servir l’ultralibéralisme?
        Votre réflexion peut être retournée.
        Pourquoi culpabiliser les personnes qui ne veulent pas ou ne veulent plus voter?


        • Amsterdammer Le 02 mai 2016 à 19h49
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          Parce que c’est à cause des mécontents qui s’abstiennent, que toute alternative réelle est électoralement impossible. Les soutiens du système votent, les opposants boudent, et tout reste en place…


          • Vassili Arkhipov Le 03 mai 2016 à 05h56
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            Le problème est bien plus profond. Demandez à Syriza.


      • Lison Le 02 mai 2016 à 16h11
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        Christian : je comprends tout à fait votre position. Je crois sincèrement que le vote blanc n’a pas de sens dans notre manière actuelle d’organiser le monde politique et la prise de décision, je dis bien “dans notre manière actuelle”. Et on remarque bien que notre façon actuelle nous oblige à voter “par dépit” ou “par défaut”, pour éviter un parti plutôt que pour des gens dont les idées nous plaisent. C’est pour ça qu’il est important de re-penser complètement notre façon de faire de la politique, de voter, etc. Je vous invite du coup à vous renseigner sur les perversités de nos modes de scrutin (par exemple, le fait de devoir choisir entre 12 candidats et non pas entre 2 propositions, sur le paradoxe de condorcet (et théorème d’Arrow), etc.). Peut-être que vous trouverez une issue à ce problème du vote blanc qui laisse fatalement les autres choisir à notre place, et du vote inutile auquel on aboutit, parce qu’on veut empêcher quelqu’un d’être élu …


        • FifiBrind_acier Le 02 mai 2016 à 19h10
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          Le vote blanc signifie qu’aucun des candidats ne convient. Ce qui devrait être comptabilisé, et analysé comme un signal d’alerte que l’offre politique ne correspond pas aux attentes des électeurs.
          Ils ne finissent pourtant pas à la corbeille…

          Ces votes , blancs, nuls et le taux d’abstention sont soigneusement comptabilisés et analysés par les Préfectures. Plusieurs sondages confirment que les Français ne veulent plus du PS, du FN ni des Républicains.
          Le message est clair: “On n’en veut plus!

          Nos Mamamouchis ont répondu : “Vous en aurez encore plus !” Et ils ont voté la Loi Urvoas, qui va donner encore plus de temps de parole à ces 3 là !

          Vous voyez qu’ils tiennent compte de vos avis … !

          Liste des 299 Députés qui ont voté la Loi Urvoas.
          https://blogs.mediapart.fr/david-f/blog/080416/france-vous-avez-dit-democratie-la-liste-des-deputes-scelerats


        • christian gedeon Le 04 mai 2016 à 10h12
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          Chère Lison…le paradoxe de Condorcet est une brillante construction intellectuelle,et je suis bien conscient des limites de notre “système “. Mais ce système n’empêche personne de voter pour les partis dits petits,ou de “non-gouvernement”,comme on dit aujourd’hui. L’offre politique,quoi qu’imparfaite existe bel et bien. Le problème essentiel,à mon sens vient de ce que j’appelle les votes automatiques des corps sociaux. Nous savons que le corps des “fonctionnaires et assimilés ” va automatiquement voter,en très grande majorité,vers “la gauche socialiste”(sic!),parce que la gauche socialiste le “protège “.Nous savons aussi que l’essentiel des classes moyennes et supérieures du “privé” va voter pour les descendants (très dégénérés) de la droite gaulliste,sans bien se rendre compte qu’elle est tout,sauf gaulliste.Et le vote blanc,à mon sens,s’il peut servir de thermomètre,en effet,ne sert pas à grand chose d’autre.Une solution,oui,j’en ai une…mettre des seuils d’élection élevés,en termes de participation et de minimas pour être élu!


  2. Chris Le 02 mai 2016 à 00h27
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    Alors on fait quoi ?
    Abstention : pas bien
    Vote blanc : nunuches
    Voter pour des nuls : complices
    Voter pour des moins nuls : pas bon non plus.
    Quelle arme démocratique nous reste-t-il ?


    • Pascalcs Le 02 mai 2016 à 04h48
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      Je prône l’abstention depuis longtemps et n’hésite pas à le dire et le défendre face à des remarques et des regards sévères. Les années passant, face à la réalité et l’évidence de cette farce vendue comme démocratie , nombreux amis ont adouci leurs vues et jugements et certains ont même basculé, par dépit, dans la pratique.
      Ce commentaire n’est pas la réponse à votre question. Des modèles en place, le Suisse paraît le plus avancé dans la représentativité démocratique. Je pense comme beaucoup que toute bonne politique est une politique locale près du citoyen et de ses attentes et non des espèces de textes alambiqués incompréhensibles par le commun des mortels et, de nos jours, entièrement fabriqués par un système ploutocratique pour les seuls bénéficiaires de ce système. Regardez l’influence grandissante des multinationales (au fonctionnement largement anti-démocratique) et de leurs intérêts sur la marche des pays (allo TAFTA) et la perte d’intérêt du vote chez les citoyens réalistes.


      • Julian Le 02 mai 2016 à 17h45
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        En attendant, votre abstention érigée en système est une sacrée aubaine pour des partis usés jusqu’à la corde. L’exemple de Karine Daniel est éclairant, non ?

        Un bulletin de vote doit être considéré comme une arme. Le cas échéant révolutionnaire.

        Dans pratiquement chaque élection , se présentent des femmes, des hommes de qualité venant d’horizons très variés. Le choix est donc pratiquement toujours possible.

        Que seulement le tiers des abstentionnistes vote par l’un deux… et la face de l’élection en sera changée.

        Je persiste : les abstentionnistes sont complices de l’actuel système des partis. Et font souvent preuve de beaucoup de paresse (refus d’aller voir chez les candidats hors système) ou de dogmatisme (refus de donner sa voix à quelqu’un pas tout à fait du même bord.)
        Et les PS-LR-Modem-Radicaux-EELV se frottent les mains.

        En attendant une indispensable et radicale évolution des modalités électorales, l’abstention
        me semble être la pire des solutions.


    • Macarel Le 02 mai 2016 à 07h41
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      « Si voter servait encore à quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit. »

      Coluche

      Je crois que tout est dit.

      A partir de là, changer le système ne se fera pas sans sortir du cadre. Car dans ce système néolibéral le progrès économique et technologique est antinomique du progrès social et environnemental. Ceci semble clair aujourd’hui après plus de 30 ans d’application des potions néolibérales aux populations. C’est la raison principale du malaise à gauche.

      Cependant sortir de ce système et de son idéologie très inégalitaire ne veut pas dire que tout sera réglé. Il faudra s’attaquer à la question des limites de la croissance (au sens de celle du PIB), dans un monde aux ressources physiques finies (les non renouvelables en particulier). Et réorienter notre mode de vie vers quelque chose de plus frugal, et plus simple. Mais cette réorientation, ne sera praticable que si elle se fait dans un cadre plus égalitaire et plus juste que ce n’est le cas avec le système actuel, et si elle génère plus de convivialité dans la société.
      Vaste programme…


      • Wilmotte Karim Le 02 mai 2016 à 08h00
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        “« Si voter servait encore à quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit. »”

        Si l’éducation…
        Si les manifestations…
        Si les grèves…
        Si internet…
        Si ce blog…
        Si quoi que ce soit qui existe…

        Il n’est peut-être pas très pertinent de prendre au premier degré cette phrase de Coluche.
        Ni de lui donner raison sans esprit critique.


        • TeoNeo Le 02 mai 2016 à 11h32
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          C’est l’esprit de cette citation qui est intéressante, en pratique les grands partis cherchent plutôt à neutraliser l’expression populaire, par exemple avec la propagande politique pour orienter les votes, ou bien le filtrage des candidats par le fric en diminuant peu à peu (pour ne pas que ca se voit trop) les droits des petits candidats et petits partis.

          Néanmoins, on peut trouver un cas notable ou cette citation de Coluche se vérifie: les referendums. lI n’y en a plus depuis 2005 et le T.C.E, ou la majorité de la classe politique militait pour le oui. Et les referendums sont à l’initiative de la classe politique.


        • Wilmotte Karim Le 02 mai 2016 à 16h17
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          Après avoir lu tout les commentaires… (et je demande au modérateur un peu de clémence).

          Nombre des personnes ayant publiés prétendent ne pas aller voter.
          Pourquoi? Pour ne pas cautionner le régime, parce que cela ne sert à rien, etc.

          Ce que j’entend en filigrane chez beaucoup, c’est l’espérance que tout se règle d’un coup: on change (comment, par quel moyen, avec quel rapport de force?) la constitution (souvent, en revendiquant de ne pas passer par les partis, syndicats, nuit debout, etc) et tout est réglé.

          Victoire idéologique du néo-libéralisme tant décrié: ma petite personne va tout changer en n’allant pas voter et faire partie d’un tout … unifié et organisé par rien, imposant sa volonté par la magie. Et évidement, tout doit changer, tout de suite.

          Je suis désolé de briser vos rêves!
          Reprenez l’histoire, l’évolution sociale, économique, politique… Oui, il y a des moments de rupture: toujours préparés par des évolutions lentes et profondes.

          Je ne connais qu’un moyen de changer notre monde mais c’est moins romantique: la lucidité et le militantisme. Et la patience. Quitte à ne connaitre que la défaite toute sa vie.


          • christian gedeon Le 04 mai 2016 à 10h20
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            Bien d’accord…avec Karim,qui dot une chose très sensée.L’individualisme forcené qui caractérise nos sociétés est une victoire nette de l’ultralibéralisme. L’inflation de l’ego empêche,comme dit Karim,la constitution de véritables rapports de forces,ce qui est fortement dommageable dans toute société. Un gros bémol,cependant. Nos syndicats,dans l’ensemble vraiment risibles et représentatifs du seul secteur public…et encore.Tout est politique,et le syndicalisme l’est aussi. Mais les nôtres,de syndicats sont juste politiciens. J’ai connu et admiré un grand syndicaliste,j’ai nomme M. Bergeron,un homme,un vrai,simple,exigeant,modeste,et intraitable. Et qui ne “pétait pas ” dans la soie comme les caciques syndicaux actuels.


            • Wilmotte Karim Le 04 mai 2016 à 15h38
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              Les syndicats permettent aussi… de les dépasser (grèves de 68, grèves de 36).
              Si la situation est grave, ne nous faisons pas de fausses idées sur “c’était mieux avant”.

              Par exemples, avec les flux tendus, l’économie est extrêmement dépendante de la fluidité des échanges. Ainsi, des blocages bien organisés sur l’ensemble du territoire, avec une bonne mobilisation, sont en mesure d’imposer soit au gouvernement de tomber le masque (en envoyant l’armée), soit de négocier façon 36. Soit de déboucher sur une révolution (les grévistes/manifestants prenant de fait le contrôle du pays et assurant la gestion des flux directement sous leur contrôle).

              Et il ne faut attendre aucun miracle: ceux-ci arriveront quand la situation sera à point (et on ne sait jamais qu’après qu’elle l’était).
              Travail, travail, travail (militant).

              Ne pas oublier que le Capital a fait sienne la maxime de Rockfeller: “Il ne faut pas leur laisser croire qu’ils peuvent gagner “.
              Ce sera très dur (et sans doute soudain).


          • Jean Le 05 mai 2016 à 01h59
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            Merci Karim.
            Je m’évertue à expliquer la politique réaliste et concrète de nos élus sur le terrain. Merci d’inciter les grands diseux à FAIRE quelque chose. Ecrire et parler, ok, c’est nécessaire, mais ça ne suffit pas. Des actes, de la participation aux actions de terrain, à la rencontre des vrais gens, certains devraient s’y lancer, pour comprendre la vraie vie. Bon, je dis ça, je semble donner des leçons, mais bon, je suis salarié, pas augmenté depuis 5 ans, sur la sellette de ma note de fin d’année avant d’être sur le siège éjectable …. Quelques raisons d’être inquiet sur mon devenir professionnel …


    • Athena42 Le 02 mai 2016 à 08h40
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      Il existe par exemple le parti du vote blanc, qui milite pour que le vote blanc soit compté dans les suffrages exprimés. Ça rendrait la dissimulation dont parle Olivier plus difficile.
      Ils ne présentent pas des candidats à chaque élection, mais à certaines oui, aux européennes j’avais voté pour eux. Ça présente le double avantage de ne pas avoir à voter pour des corrompus, tout en faisant baisser les résultats en % des mêmes.
      Sinon, il existe une foule de “petits” partis, de tous les bords, vous pouvez sûrement en trouver un qui vous convienne à peu près.
      Perso, les PS, LR etc. m’énervent trop pour que je m’abstienne, j’ai tendance toujours à chercher une échappatoire pour aller voter quand même, histoire de les faire baisser un peu, même si c’est une goutte d’eau dans la mer.


      • bob Le 02 mai 2016 à 15h50
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        perso je vote NPA ou LO au premier tour et je reste a la maison au deuxieme; Je sais que ces partis n’arriveront jamais au pouvoir, mais si les deux cumulés faisaient un bon score a deux chiffres, je pense que que les gouvernements et le Medef mettraient de l’eau dans leur vin et feraient peut-etre plus attention dans les lois qu’ils proposent … et j’aime bien bien l’idée defendu pas le NPA , que la politique ne doit pas etre un métier, les mandats limité dans le temps ( non cumulable et renouvable une seule foi) et les élus revocables !


        • Olivier Berruyer Le 02 mai 2016 à 21h11
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          “si les deux cumulés faisaient un bon score a deux chiffres,”

          Eh oui. Mais sans médias grands publics indépendants, cela n’arrive jamais…


          • celestar Le 05 mai 2016 à 15h27
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            Je suis absolument d’accord et même j’invite à ( aller plus loin..) la critique et à la recherche de connaitre ces ” abstentionnistes”.. qui sont -ils de jeunes paumes depolitises qui deal au coin de la rue? un anarchistes desabuse de cette plutocratie, ou encore une femme enceinte qui perd ces eaux au mauvais moment et n’a pas pu aller voter? ou le le salarie qui travaille tellement qu’il n’a meme plus le temps pour lui même? et si on faisait des statistique sur ces gens la qu’elle pourrait etre la conclusion de la France la seule l’unique la plus majoritaire que ce que nous balance les médias et les politiciens les bien pensants qui parle de democratie de liberte etc… le vrai visage politique de la france serait peut être révélé et alors ( je rentre dans mon fantasme idealiste je dois l’admettre) peut-être qu’il deviendrait indispensable de remettre au gout du jour la question de changer de “cadre”…..


    • gil Le 02 mai 2016 à 08h57
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      Quelle arme démocratique nous reste-t-il ?

      Aucune tant que nous l’accepterons!

      Cordialement.


    • douarn Le 02 mai 2016 à 09h18
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      Bonjour,

      Est paru au Journal officiel du 1er juillet 2011, le décret n°2011-795 qui dresse la liste des armes pouvant être utilisées pour des opérations de maintien de l’ordre, parmi lesquelles des fusils à répétition de calibre 7,62 x 51mm. Cette arme de 1ère catégorie (armes à feu et leurs munitions conçues pour ou destinées à la guerre terrestre, navale ou aérienne ) est utilisée par le GIGN.
      Même si ce texte n’autoriserait les forces de l’ordre en France à tirer à balles réelles qu’au cas où elles seraient sous le tir à balles réelles de manifestants, nul doute qu’il suffirait de la moindre erreur d’interprétation, de la provocation d’un furieux de la gachette, d’un manque de sang froid, bref de la moindre étincelle pour avoir un bain de sang lors d’une manifestation.

      JORF n°0151 du 1 juillet 2011 page 11269
      texte n° 17, voir l’article n°3 :
      http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024287129&dateTexte&categorieLien=id


    • Igor Premier Le 02 mai 2016 à 11h12
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      Bizarre, sur ce même blog Olivier Berruyer nous expliquait en mars 2015 que les absentionnistes (fussent-ils 70%) votent de la même façon que ceux qui expriment un vote..
      https://www.les-crises.fr/les-abstentionnistes-voteraient-pratiquement-comme-les-votants/
      Cette Karine Daniel est donc tout aussi légitime que les autres, non ?


      • Olivier Berruyer Le 02 mai 2016 à 13h33
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        non, car c’est un choix clair que de ne pas aller voter..


        • christian gedeon Le 02 mai 2016 à 13h45
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          Je ne sais pas…un choix peut être,mais clair ,j’en doute fort…un non choix me paraît plus appropprié;;;


        • gautier Le 02 mai 2016 à 13h56
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          Les sociologues Céline Braconnier & Jean-Yves Dormagen dans leur livre “la démocratie de l’abstention” nous disent que c’est plus complexe : notamment la mal inscription explique plus l’abstention que le “non vote” militant.


        • Igor Premier Le 02 mai 2016 à 15h12
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          Clair ? Pour parler de clarté, il faudrait connaître factuellement (sondage) les causes de l’abstention.

          Si plus de 40% des électeurs préféraient en juin 2012 aller à la pêche que d’aller voter, quoi d’étonnant que lors de la partielle ils soient 70% pour une élection sans aucun enjeu.

          Il y avait 11 candidats, allant de l’extrême gauche à l’extrême droite. Si les électeurs avaient voulu par leur abstention montrer leur opposition au système, ils auraient pu reporter leur voix sur les listes anti-système.

          Cette candidate a été élue. Si les abstentionnistes s’étaient rendus aux urnes, elle aurait été élue aussi. Ce qui me fait dire qu’elle n’est pas moins légitime que les autres élus.


        • burton Le 03 mai 2016 à 01h36
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          Quand même cela serait un “choix clair”, ce choix “clair” ne signifie pas de facto un refus de reconnaître la légitimité des urnes. Ne pas participer au comité de quartier qui va déterminer la couleur des fleurs du square d’en face, cela peut être aussi le choix d’assumer ce qui sortira de terre, parce que je m’en tape royalement (si j’ose dire) – sans que je remette en cause nécessairement la légitimité du choix qui aura été fait.
          En Belgique, le vote est obligatoire, l’abstention est donc clairement un acte délictueux (10% d’abstention quand même), et la démocratie ne s’y porte pas mieux.
          Votre analyse des médias voilà ce qui m’atterre.
          Revigorante lecture, en tous cas !


        • Durand Le 03 mai 2016 à 02h26
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          Expliquez-nous clairement votre choix, alors !…

          Votre article est plutôt confus et ne démontre rien qui aille davantage vers la conclusion plutôt défaitiste que vous voudriez qu’on en tire : – il ne faut plus voter – que vers la conclusion inverse : – il faut voter pour les candidats hors système…

          Par les temps qui courent, le défaitisme politique souhaité par le système est hautement contagieux mais aucun réalisme ne peut le justifier…


      • sg Le 04 mai 2016 à 20h06
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        Je vais me faire un peu l’avocat du diable, mais le sondage Ifop sur le choix de vote des abstentionnistes est un peu biaisé quand même: il ont exclu les abstentionnistes par conviction (ne retenant que les indécis), et ils ont exclu le choix de “non-vote” (pas de vote envers aucun parti). Puisqu’on voit bien sur ce blog qu’il y a bien des personnes qui ne voteraient en aucun cas, cet échantillon n’est clairement pas représentatif de la population, donc biaisé.

        Ici c’est un peu pareil: on parle d’une abstention importante pour une élection de peu d’importance (législative partielle suite à un décès). Je doute que beaucoup de monde était au courant ou disponible pour se renseigner sur les candidats et voter, et donc ça ne me choque pas qu’il y ait tant d’abstention. Idem que les élections législatives des députés des français à l’étranger avec un taux d’abstention supérieur à la moyenne aussi. Ce n’est pas comparable à une élection présidentielle qui aurait un tel niveau d’abstention.


    • Durand Le 02 mai 2016 à 12h06
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      Ceux qui se plaignent de l’absence de RIP et de la non-prise en compte du vote blanc pour justifier de ne pas voter, seraient les premiers à les utiliser, même si le candidat qui les mettait en place était élu malgré ou grâce à une forte abstention.
      Ne pas voter ne constitue donc pas un acte militant sérieux lorsque qu’un candidat propose dans son programme de remédier aux raisons que l’on invoque pour justifier ce non choix.

      « Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer.»…écrivait Bossuet.


      • Chris Le 02 mai 2016 à 13h36
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        J’ai un ENORME problème : pour avoir voté durant 5 décennies, je peux affirmer sans équivoque que je ne crois plus au programme d’un candidat ! Reste toujours la loi du plus fort… de celui qui a financé la campagne !
        J’essaie d’évaluer le moins pire -pas toujours évident- et généralement m’abstiens au second tour !
        Par contre, dans mon pays de résidence et d’adoption où se pratique en moyenne 8 fois par an la démocratie directe (votations et referenda), je ne vote jamais aux élections (têtes d’affiche), mais toujours pour les projets de sociétés. Quel bonheur !
        Je viens de m’engager dans l’initiative “monnaie pleine” (www.monnaie.ch), laquelle a recueilli plus de 100’000 signatures et est en examen dans les chambres fédérales pour déterminer si cette initiative fera l’objet d’un référendu,.
        Monnaie plaine est une mesure encore plus radicale que le Glass-Steagall Act de 1933 dont les banquiers se détournent avec horreur. Les spéculateurs assurent 100% des risques pris.
        La partie n’est pas gagnée…


        • Tunkasina Le 03 mai 2016 à 11h00
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          ” je ne crois plus au programme d’un candidat !”

          Combien de partis différents ont eu la chance de pouvoir le mettre en œuvre ?


    • Pseud Le 02 mai 2016 à 14h00
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      Quelle arme démocratique nous reste-t-il ?

      Pourquoi pas le retour du Roi et de la monarchie de droit divin! Seul mouvement protégeant réellement les faibles face aux puissants, les pauvres face aux riches, jusqu’à la révolution française des bourgeois.


      • Chris Le 03 mai 2016 à 17h50
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        Euh, les mêmes qui disaient “si le peuple n’a pas de pain, qu’il mange des brioches” ?
        Qui enrolaient les “vilains” encadrés de fringants aristocrates dans des guerres meurtrières et interminables ?
        Qui pour financer tout ça, rançonnaient le petit peuple en taille, gabelle, péage et autres joyeusetés et pendaient haut et court les récalcitrants ?
        J’avoue n’avoir aucun enthousiasme à revenir à ces époques.


      • christian gedeon Le 04 mai 2016 à 10h38
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        Bien d’accord…je me suis toujours senti une fibre royaliste… c’est plus joli,vraiment!Parce qu’en effet,la révolution française a été éminemment bourgeoise,et pour ce qui me concerne non idéologique…on a habillé cette révolution de quelques oripeaux de slogans,massacré de ci de là en notamment en Bretagne ,dans la région lyonnaise et dans le midi légitimiste,à sabres défouraillés,mais les grands gagnants de la révolution (sic!) de 1789 ont été…roulement de tambours,la grande bourgeoisie déjà bien installée qqui en a profité pour faire main basse sur les biens nationaux….Danton,montant à l’échafaud avec un panache de folie,l’avait bien dit et bien compris…D’un autre côte,faut bien dire que le Bourbon n’était vraiment pas à la hauteur de la situation,un vrai neuneu cocu jusqu’au plafond!


    • Jusdorange Le 02 mai 2016 à 16h21
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      Poutine a été élu, Chavez a été élu, de Gaulle également, Bernie Sanders et Donald Trump sont dans des bonnes positions.

      Quoiqu’on pense d’eux, aucun de ces personnages n’est\ne fut un chouchou des médias atlantistes et pourtant ils obtinrent le pouvoir, et dans le dernier cas n’est pas loin de l’obtenir.

      Alors je veux bien qu’on discute de refaire la Constitution parce que la Ve monarchie tout ça tout ça… mais en attendant de préparer les esprits pour 2347 lorsque la démocratie pleine et entière sera prête à être installée, on peut peut-être examiner parmi les candidats ceux dont l’élection ou au moins la mise en lumière, permettra de faire bouger les lignes du débat.

      Si vous êtes persuadé que la France doit sortir de l’UE, de l’Euro et de l’Otan au plus vite (parce que ça pue la fin de régime côté ricain), alors vous savez quel candidat soutenir. Ne serait-ce que pour le voir chez Pujadas, et observer les autres prendre le train en marche et le plagier (ce qui serait très bien).


    • Al Le 02 mai 2016 à 17h45
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      Les alternatives peuvent commencer au niveau local comme à Saillans :
      http://reporterre.net/A-Saillans-les-habitants-reinventent-la-democratie

      ou Marinaleda en Espagne :
      http://www.bastamag.net/Un-oasis-cooperatif-dans-un-monde

      Mais on peut aussi essayer de peser sur les élections nationales comme avec « Ma voix » :
      https://www.facebook.com/mavoixjuin2017
      Ils veulent présenter des candidats tirés au sort pour les législatives de 2017 qui appliqueront obligatoirement les choix des citoyens (c’est un mandat impératif).
      Un des slogans est « Nous sommes ceux que nous attendions ».
      Ils commencent déjà avec la législative partielle de Strasbourg.

      Il y a aussi la démocratie liquide :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_liquide

      Et pour les questions techniques et/ou complexes il y a les conférences de citoyens :
      https://www.youtube.com/watch?v=wCAVBxcxnAI

      Il y a beaucoup de solutions possibles à tester et à inventer, l’important est de sortir du système pyramidal ou quelques-uns décident pour tous, surtout lorsque ces quelques-uns sont des privilégiés, et ne représentent du coup que leurs intérêts.
      C’est maintenant à nous de nous renseigner sur les alternatives, de nous impliquer et de propager les idées et initiatives qui remettent l’humain et la justice au centre de nos sociétés.


      • sg Le 03 mai 2016 à 00h26
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        La démocratie liquide me rappelle un concept que j’ai découvert récemment: l’holacracie:

        https://en.wikipedia.org/wiki/Holacracy

        C’est déjà appliqué dans le management de certaines organisations.


    • thomas Le 03 mai 2016 à 08h02
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      Les armes démocratiques ne suffisent peut être plus, peut être le temps est de nouveau venu pour nous d’utiliser d’autres armes: le soulèvement, la manifestation, l’occupation, la solidarité, la justice.


    • Luc Le 03 mai 2016 à 20h03
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      “Alors on fait quoi ?
      Abstention : pas bien
      Vote blanc : nunuches
      Voter pour des nuls : complices
      Voter pour des moins nuls : pas bon non plus.
      Quelle arme démocratique nous reste-t-il ?”

      ==> La rue !!!!


    • el mi Le 05 mai 2016 à 11h48
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      Il n’y a “d’armes démocratique” qu’en démocratie.

      Il est donc parfaitement illusoire de penser utiliser des contre pouvoirs qui n’existent même pas dans la propagande du gouvernement.


  3. theuric Le 02 mai 2016 à 00h34
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    Je le dirais autrement: une population élit toujours son aspiration véritable et celui qui le représente (là, il peut y avoir contradiction).
    Tant que le plus grand nombre n’aura pas compris, aujourd’hui, l’unicité idéologique des quatre partis officiels et de leurs satellites, nous ne ferons que tourner en rond jusqu’à ce que le principe de réalité, et lui seul, ne vienne rebattre totalement les cartes, avec tous les risques que cela comportent.
    Faire simple ne veut pas dire être simpliste, tant de gens disent: “Puisque la société ne me reconnaît pas dans mon humanité, alors je ne la reconnais pas dans la sienne!”.
    En oubliant que nous en sommes tous les acteurs véritables.
    C’est fou le nombre de pigeons qui volettent à toutes les échelles sociales…


    • sg Le 03 mai 2016 à 23h56
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      Ce qui me révolte le plus dans le système électif actuel, ce n’est pas le peu de légitimité des candidats élus avec un fort taux d’abstention (car on peut effectivement extrapoler statistiquement que la tendance des votes seraient à peu près la même avec un plus grand échantillon de votants), mais surtout que c’est la plus grosse minorité qui l’emporte (et non pas la majorité).

      Ajoutez à cela le gerrymandering et autres entourloupes comme le récent changement du temps de parole en proportionnelle touchant principalement les petits partis, et vous obtenez un système fermé dont il est impossible de sortir.

      Notre système ne permet pas de représenter fidèlement la diversité des choix des électeurs. C’est cela le vrai problème. (Après, une démocratie ça peut être potientiellement encore mieux, ce qui permet de s’assurer en plus de la représentation fidèle des catégories socio-professionnelles de la population, autrement dit des gouvernants à l’image du peuple…).


  4. Nau Kofi Le 02 mai 2016 à 00h35
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    Effectivement, il faudrait que les médias décident de donner les résultats en % des inscrits pour que l’illégitimité des élus apparaisse au grand jour.
    Mais quelque chose me dit qu’ils ne le feront pas. Ou peut-être pour les élections syndicales ?

    Sinon, proposition : un quorum. En dessous de 60% de participation, on refait l’élection. Et si la deuxième fois le quorum n’est toujours pas atteint, les candidats ne peuvent se représenter pour la suite.


    • Pascalcs Le 02 mai 2016 à 05h04
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      Cela pourrait être une bonne base de discussion autour d’une réforme électorale et de son mécanisme. Néanmoins, je pense qu’il est clair que la réflexion ne doit pas s’arrêter à cette étape. Ils sont légions, ceux qui sont partis avec des bonnes intentions pour se retrouver rapidement dans le marigot ploutocratique qu’est devenue notre dite démocratie. Il est donc impératif de réfléchir non seulement à la désignation mais aussi au rayon d’action de l’élu une fois désigné et une fois en place. Comment le protéger des effets de la corruption et des entreprises quasi mafieuses qui sont desormais le lieu commun des couloirs du pouvoir.


      • Loulou Le 02 mai 2016 à 11h21
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        Limiter le nombre de mandats successifs qu’ils soient locaux ou nationaux, ce qui aurait en plus comme effet bénéfique le renouvellement de la classe politique.


        • jp Le 02 mai 2016 à 13h48
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          Limiter le nombre de mandats ne sert à rien si renouvellement c’est juste prendre quelqu’un de plus jeune issu du même parti et donc avec à peu près les mêmes idées….
          Le vote blanc impliquant inéligibilité des participants à l’élection permet un vrai renouvellement idéologique et non pas seulement les têtes…


    • Wilmotte Karim Le 02 mai 2016 à 08h03
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      C’est bien beau de discuter de ce que devrait être une bonne loi/constitution/etc.
      Mais comment faire pour la mettre en application?

      Par ailleurs, il va quand même falloir cesser d’attendre l’élu sauveur et commencer à se défendre soi et les personnes vivant les mêmes situations!

      Attendre l’élu suprême, c’est s’en remettre à la vertu d’autres.


      • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 11h39
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        Deja diffuser l’idée (pas si connue) que des alternatives démocratiques existent ! Systèmes de délégations impératifs, democratie liquide, tirages au sort partiels, fédérations, democratie directe, holacratie… Tout cela sans compter les outils (notamment technologiques) et systèmes de contre-pouvoirs déjà élaborés pour les réaliser.

        Penser les choses permettrait d’envisager de mettre chacun de ces systèmes disponibles au étages décisionnels et fonctions appropriés … pour peu que les citoyens soient informés et réalisent qu’ils peuvent demander des changements plutôt que seulement contester.


        • Michel Ickx Le 02 mai 2016 à 13h11
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          @ Singe nu,

          Pour nourrir cette liste utile, ajoutez “L’humanitude au pouvoir” de J. Testart et, hélas seulement en Angais pour l’instant, “150 Strong” de O’Gradi avec préface de Dmitri Orlov.

          Il y a certainement d’autres expériences de ce type qui méritent d’être connues. Informer et nous informer est un moyen hautement subversif dans cet océan de mensonges et de non-dit


          • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 21h48
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            +10000. Je vais aller regarder vos références – merci.


    • Tunkasina Le 03 mai 2016 à 11h04
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      Moi je propose qu’en dessous de 60%, il n’y ai tout simplement pas de représentant. Quelle que soit l’élection.
      On continue de fonctionner bien entendu, avec les lois déjà existantes.

      Mais déjà bon sang, si on pouvait arrêter de tripatouiller la loi tout les jours en espérant que les effets se voient la semaine suivante, quel progrès ce serait !


  5. Ailleret Le 02 mai 2016 à 00h41
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    Quant aux bulletins blancs et nuls, ils devraient apparaître parmi les suffrages exprimés, ce qui donnerait : Monsieur X, 45 % des voix ; Madame Y, 40 % ; bulletins blancs et nuls, 15 %. Dans ce cas de figure, il faudrait organiser un deuxième tour, ce qui donnerait sa chance à Madame Y.

    Aux dernières élections municipales, il y avait une seule liste en présence dans ma commune (la faute en incombe largement à la loi sur la parité forcée, qui complique singulièrement la formation des listes), et il n’était plus possible de rayer des noms, de panacher les listes, ou d’ajouter des noms de citoyens ne figurant pas sur la liste. Résultat : la liste du maire sortant a été élue, bien sûr, avec 100 % des suffrages exprimés… Mais il y avait 26 % de bulletins blancs et nuls.

    Les décideurs parisiens qui ont pondu ces modifications ne connaissent rien au scrutin plurinominal majoritaire, qui était le sel démocratique des communes rurales.


  6. AL60 Le 02 mai 2016 à 00h41
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    Édifiant mais malheureusement peu connu de la population sauf de ceux qui font l’effort de s’informer en dehors des médias mainstream. On est encore loin de la vraie démocratie quand on voit que déjà la démocratie représentative n’est plus que la représentation d’une petite minorité. On en est encore au satisfecit de l’élection de Jacques Chirac en 2002 avec plus de 80%… des suffrages exprimés qui étaient déjà du même acabit que l’élection de Karine Daniel. Alors l’abstention, le vote blanc, le vote nul faut pas croire que ça va les faire changer pour adopter autre chose que ce qui les arrange déjà si bien même s’ils poussent des cris d’orfraies au sujet de l’abstention.


  7. Vince Le 02 mai 2016 à 00h49
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    Ce phénomène ne date pas d’hier, et rien ne semble vouloir y mettre un terme. Exemple :
    Extrait du Figaro du 8 juillet 2013 :
    “L’ancien secrétaire d’Etat UMP Pierre Bédier va retrouver un siège au conseil général des Yvelines, quatre ans après sa condamnation pour corruption, grâce à sa large victoire hier à la cantonale partielle de Mantes-la-Jolie avec 60,23% des voix. L’ex-président du conseil général, également ancien député-maire de Mantes-la-Jolie, était opposé lors de ce second tour à la socialiste Rama Sall, qui a recueilli 39,77% des votes. L’abstention a atteint 72,50%.”

    Commentaire : 60,23% de 27,50% = 16,56% des inscrits. CQFD

    Epilogue : Depuis, il a retrouvé son siège de Président du Conseil départemental le 2 avril 2015, élu par ses pairs… Croyez-vous qu’il doute de sa propre légitimité ?


    • Ailleret Le 02 mai 2016 à 00h54
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      16,56 % des inscrits ? S’il y a des bulletins blancs et nuls, le pourcentage de M. Bédier est encore plus bas.


  8. silk Le 02 mai 2016 à 00h52
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    pas la peine de mettre autant de prise d’écran : les statistiques sur les + de 18 ans, les inscrits, les votants et 3-4 exemples du traitement médiatique auraient suffit.
    il faut souligner dans ce que disait le commentateur : voter blanc (différent de ne pas voter).

    Quand on considère une élue comme légitime alors qu’elle est élue avec 11,9% des habitants, et qu’on occulte le fait que 80% des habitants n’ont pas voté, il est évident que les votes blancs ne sont pas mentionnés.

    De plus, si les gens allaient voter blanc, les médias diraient “forte participation” et aucune mention des votes blancs ne sera faite.


  9. Maud Le 02 mai 2016 à 00h56
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    Je me dis qu’il conviendrait sans doute de fixer un % minimum d’électeurs inscrits à partir duquel le vote serait validé. Cela motiverait peut être les politiques à changer de politique justement. Puis au fond je me dis qu’au final il finirait par payer pour qu’une masse de ceux qui s’abstiennent se décident
    Il ne resterait alors que le vote blanc dans le secret de l’isoloir. Au bout d’un moment cela finirait par faire désordre, phénomène de crise qui entraînerait une redistribution des cartes. On peut toujours rêver pour que nos chers politiques se tirent une balle dans le pied. Ce type de réforme devrait non pas venir de l’assemblée mais d’un comité de sages (où les trouver ?) comme tout se qui concerne directement les élus : leur rémunération, leur retraite etc…. Une nouvelle constitution est de plus en plus nécessaire qui entre autre graverait dans le marbre que le pays est libre ou non de restranscrire les directives européennes dictatoriales. Il resterait le cas de la “grande presse” …. Allez fini de rêver.


  10. AUSEUR Robert Le 02 mai 2016 à 01h03
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    Ce qui me parait le plus lamantable ,c’est le vote , dans de nombreuses petites communes à dominante “France d’en bas” , pour les celles et ceux qui les précipiteront plus encore , dans la France d’en bas ! Les celles et ceux qui ne s’expriment pas , soit par abstention , soit par vote blanc ou nul = favorisent ces majorités électorales qui pratiquent toujours plus l’envoi d’une majorité du peuple en bas (55 %) . Les votants = 45 % moins les votes blancs et nuls ,soit quarante pour cent de la population …..Beaucoup moins à l’occasion des élections partielles !


  11. Loxosceles Le 02 mai 2016 à 01h15
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    Merci à Olivier de faire remonter ce débat. Il est temps de regarder les choses en face. On a coutume de dire que la démocratie est la dictature de la majorité, mais dans les faits, c’est bien pire que ça. Nous sommes devant une façade démocratique où une petite minorité cautionne et encourage des professionnels de la politique en acceptant de voter “pour eux” ou “contre” (les prétendument encore pires).

    L’abstention peut monter tant qu’on veut, la loi permettant que des gens soient élus avec si peu de voix, les gorges chaudes sur le manque de participation sont tout au plus un petit truc à grignoter qui remplit quelques colonnes. Il faut bien que les journaux couvrent chaque jour d’encre leurs pages…

    Personnellement, je suis non-inscrit et tant que la “démocratie” a cette gueule et que mes contemporains continuent d’y croire, je le reste. Je changerai éventuellement d’avis le jour où je constaterai que le peuple commence à être prêt à la vraie démocratie participative, c’est à dire à se rassembler eux-mêmes autour d’une table et à faire de la vraie politique (pas la politicienne). Je ne me fais pas trop d’illusion à ce sujet, mais en parler permet parfois d’avancer.


  12. Francoise Jacotin Le 02 mai 2016 à 01h24
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    Il me semble urgent, si on veut que le mot démocratie ait encore un sens, d’inscrire dans la constitution la nécessité d’un quorum de 50% d’inscrits pour qu’une élection soit validée .ou alors rendre le vote obligatoire, mais ça a un petit relent de dictature …En tout cas que peut- on penser d’un élu qui se retrouve au parlement dans les conditions de Nantes ?


    • Pierre Le 02 mai 2016 à 02h45
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      Rendre le vote obligatoire ne me parait pas avoir des relents de dictature si le vote blanc est inclus dans les suffrages exprimés. Le fait qu’il ne le soit pas est bien ce qui m’a écarté des bureaux de vote depuis plusieurs années


      • Benoit Le 02 mai 2016 à 08h10
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        Le vote obligatoire est une des caractéristique des fausses démocraties d’Amérique du sud.
        Cela permet au pouvoir en place de se targuer d’avoir le soutiens de la population, après avoir fait interdire l’opposition.

        Des sondages en France on souligné que faire voter les abstentionnistes renforcerait le vote extrême droite contestataire.

        Par contre le quorum il peu etre intéressant de l’étudier.


        • John V. Doe Le 02 mai 2016 à 08h54
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          En Belgique, le vote est devenu obligatoire pour éviter que des pauvres soient payés pour ne PAS aller voter (rouge, évidemment) voir menacés dans leurs emplois en allant voter (pour la même raison).

          En Amérique Latine, les raisons doivent être du même ordre avec en plus la menace de mort violente.

          Le vote blanc n’est interdit nulle part.


          • Pol Pot Le 02 mai 2016 à 11h02
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            Oui ,en Belgique le vote est obligatoire ,mais la sanction JAMAIS appliquée , c’est ce qu’on appelle le compromis a la Belge !
            J’ai 63 ans et j’ai voté une seule fois !
            Aux Européennes pour les communistes révolutionnaires , histoire de me payer leur tête !
            Pour le reste votre intervention est UN DELIRE COMPLOTISTE total !
            [Modéré]
            Si le vote est obligatoire c’est pour leur donner un voile de légitimité [Modéré]


            • Wilmotte Karim Le 02 mai 2016 à 21h07
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              La sanction est appliquée occasionnellement.
              Le fait que vous n’ayez jamais été sanctionné montre juste que vous n’avez jamais été sanctionné.

              Quand aux raisons historiques de l’obligation de vote, vous pouvez toujours les prétendre “complotiste”. Si cela peut vous faire plaisir.


        • Catalina Le 02 mai 2016 à 10h09
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          Bonjour, Benoît,
          Pas vraiment caractéristique de l’Amérique Latine où il n’est obligatoire qu’au Brésil et au Costa Rica.quand à votre assertion “fausse démocratie”, ce qu’il se passe là-bas est bien plus près de la démocratie que ce qu’il se passe chez nous.Quand aux sondages, ils sont justes des outils du pouvoir et on leur fait dire ce qu’on veut.
          http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/approfondissements/droit-vote-obligation-pour-certains-pays.html


    • globule rouge Le 02 mai 2016 à 07h49
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      Je ne sais pas si ceux qui sont aux manettes ont interet a obliger la participation de gens qui s’abstiennent…

      mais plutot que le vote obligatoire ou a la rigueur, en complement du vote obligatoire, ca me parait plus intelligent d’inciter a la participation, on la remunere.

      Cela dit quorum ou pas ca ne changerait pour ma part pas grand chose, mon abstention est lié au fait qu’il est hors de question que je cautionne ce systeme, vu que voter ou pas, on se fait de toute facon avoir, pourquoi se faire [Modéré] avec ce cirque….


  13. Ailleret Le 02 mai 2016 à 01h28
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    Quand les bulletins blancs et nuls seront comptés parmi les suffrages exprimés, quand les électeurs pourront contrôler leurs élus et les révoquer s’ils trahissent leurs engagements ; quand les citoyens pourront prendre l’initiative de référendums, quand les médias seront honnêtes et pluralistes… et quand nous aurons gravé dans le marbre le rejet des directives supranationales, qui contredisent directement l’article 3 de notre déclaration des droits de l’homme et du citoyen : ce jour-là, nous aurons le droit de parler de « démocratie ».

    Y a du chemin à faire… Quand les poules auront des dents ?


  14. Pole Le 02 mai 2016 à 01h38
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    Le but de mon abstention n’est pas d’indigner les média.
    Indigner les média de Bouygues et Lagardère avec la non-représentativité des élus me paraît difficile est difficile. Ils ne le feront que si le contraire les ridiculise.
    Non, le but est d’indigner la population ; lui faire comprendre que les élus ne sont ni légitimes ni représentatifs, et donc qu’il faut un changement de régime.
    Or, c’est beaucoup plus facile de justifier cette position quand il y a 90 % d’abstention que quand il y en a 10.

    Si les porte-paroles du régime ne veulent pas informer, c’est leur droit. Informer, c’est porter atteinte à sa crédibilité. Ne pas informer, c’est porter atteinte à la leur. Dans les deux cas, on est gagnant.

    Déclencher un débat sur la démocratie avec BHL, Hollande et Macron ne fait pas partie de mes objectifs.


  15. jacquart&jacaton Le 02 mai 2016 à 02h13
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    ” Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi : donc ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. Toute influence, tout pouvoir, leur appartiennent sur la personne de leurs mandataires ”

    La clef du problème est là et le petit nombre à qui profitent les pouvoirs ne lâchera jamais cet outil d’asservissement !


    • Sébastien Le 02 mai 2016 à 03h05
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      Dans ce cas, pourquoi s’en préoccuper?


    • el mi Le 05 mai 2016 à 11h58
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      Les citoyens devraient être à cheval, arc-bouté sur ce seul fait simple: D’abord cesser de nommer des représentants, s’ils veulent faire eux-même la loi.

      Malheureusement cela semble échapper à l’essentiel des commentateurs!?


      • wuwei Le 05 mai 2016 à 12h44
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        Souvent ce qui est le plus évident et le plus simple semble échapper à la majorité. Il faut “décoloniser l’imaginaire” dirait Serge Latouche ! Des décennies de bourrage de crane faisant du vote la seule véritable expression de la démocratie (alors que le vote est simplement élitiste) ont laissé des traces qui ne sont pas prêtes de s’effacer.


  16. G.R Le 02 mai 2016 à 02h38
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    A plus de 50 % de vote blanc ,une nouvelle élection est organisée et tous les candidats de la première élection sont interdits de se représenter.
    Avec cette règle on devrait assister à un certain enthousiasme sur le chemin des urnes ,
    ….en route vers l épuration.


    • Balthazar Le 02 mai 2016 à 10h18
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      Votre commentaire m’interpelle.
      Je verrai plus un renoncement à cette farce de “démocratie représentative” que l’on “sanctionne” tous les 5 ans (et qui offre le boulevard à l’UMPS).
      Pour moi, une autre solution possible :
      Si plus de 50% d’abstention ou vote blanc => tirage au sort sur la liste des inscrits. Pour une durée courte (afin de ne pas pénaliser la personne choisie) et impossibilité de faire plusieurs mandats.


      • christian gedeon Le 02 mai 2016 à 11h31
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        Ah… le tirage au sort! la nouvelle lubie. La vie politique vue comme un grand Loto. Si le Zéro et l’Infini était réécrit aujourd’hui,ce serait le Zéro Ou le Zéro… et pourquoi ne pas tirer au sort le reste de nos vies… s’en remettre au destin,à l’aléa… au Dieu du hasard? On pourrait aussi redevenir cannibales ou s’habiller de peaux de bêtes,non? Franchir le Rubicon en disant Alea jacta est…celui qui s’y est essayé à très mal fini,n’est ce pas? L’esprit( sic,resic et merdre) de Mai 1968 est de retour… Soyons réalistes ,exigeons l”impossible,etc… mais ,b…el de b…el,vous ne vous rendez pas compte que l’ultralibéralisme a commencé avec “l’esprit de 68 “? Vous ne vous rendez pas compte que le “il est interdit d’interdire “est l’hymne “national ” des ultralibéraux? Par moment,il me prend l’envie d’aller cultiver mon jardin!


        • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 11h49
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          Le tirage au sort n’est effectivement pas la panacée. On peut cependant sans doute y songer pour certaines fonctions, notamment de contre pouvoir. L’idée est plutôt à mon sens de rassembler les alternatives de démocratie directe (tirage au sort mais aussi et surtout democratie liquide, holacratie, mandats imperatifs, etc etc) et de commencer à penser un systeme d’application de ces différentes possibilites aux niveaux décisionnels qui leur conviennent fonctionnellement. L’information sur les alternatives est essentielle.


        • geedorah Le 02 mai 2016 à 12h31
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          le tirage au sort a un gros avantage, le fait est que ceux qui se présentent aux élections ne le font pas par bonté d’âme, ils le font parce que c’est un emploi rénumérateur, où tu peux placer des amis et où tu peux te permettre un mode de vie princier (genre je fais ce que je veux ). et si c’est pas le cas, t’inquiète ça le deviendra avec le temps
          quand il y a tirage au sort, il y a nettement plus de chance de tomber sur un gars lambda (l’éducation civique à l’école pourrait de nouveau avoir un rôle à jouer) qui n’a pas en tête de s’en mettre plein les poches…
          après on peut mettre des personnes compétentes qui seraient là pour aider ces gens tiré au hasard à faire le job correctement ( ça sera toujours mieux que le système actuel ou des gens sans compétences pour le ministère qu’ils vont diriger sont payés pour faire bosser d’autres gens pour eux … et en plus de préférence des amis voir membres de leur famille ..)


          • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 12h53
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            Le tirage au sort me semble surtout utile pour les systèmes de contrôle et de contre pouvoir. Il existe des alternatives plus democratiques permettant une délégation de son pouvoir citoyen sur des postes a responsabilités (révocabilité permanente, mandats impératifs, systèmes liquides, systèmes fédéralistes, différenciations des postes, etc).


    • Stephane Le 02 mai 2016 à 18h17
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      “A plus de 50 % de vote blanc ,une nouvelle élection est organisée et tous les candidats de la première élection sont interdits de se représenter.”

      Le problème de cette règle, c’est qu’elle favorisera à terme les plus gros partis. Les petits partis ayant déjà actuellement des difficultés à présenter des listes à chaque élection ou des candidats sur chaque circonscription se retrouveraient immédiatement laminés en quelques tours de scrutin.

      La seule solution à la fois juste et efficace, c’est l’instauration de la démocratie, la vraie : le peuple vote les lois.

      Toutes les instances législatives (Parlement, Sénat…) peuvent être remplacées par le vote populaire et le référendum d’initiative citoyenne. Ce système serait même plus simple et plus efficace que l’usine à gaz actuelle : les gens voteraient pour des choix clairs, entre 2 propositions par exemple, plutôt qu’entre 15 candidats.

      Reste le problème de l’exécutif, et le mode de désignation des mandataires (élection, tirage au sort ou autre chose) importerait peu finalement du moment que le Peuple est à même de décider des conditions de contrôle des exécutants qu’il se désigne (mandat impératif, révocation pour rupture de mandat, guillotinades pour les cas de trahison, ou tout ce que la “sagesse populaire” décidera d’adopter…)


      • Amsterdammer Le 02 mai 2016 à 21h36
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        Le problème du mandat impératif, est qu’il ne laisse pas de place au compromis, et même le plus démocratique des régimes ne saurait fonctionner sans compromis, sous peine de blocage permanent des processus décisionnels, coincés entre des opinions et intérêts contradictoires.


    • raloul Le 02 mai 2016 à 23h37
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      Bonjour !

      Il y a une autre possibilité qui n’a à ma connaissance jamais été testée, c’est la possibilité de voter pour des candidats, mais aussi contre des candidats. Parfois il arrive qu’on ne sache pas pour qui voter, mais qu’on soit certain des candidats qu’on ne veut absolument pas voir siéger.
      Ensuite, tant que personne ne passe en “positif”, de nouveaux candidats doivent etre presentes, c’est-a-dire qu’un candidat en “negatif” ne pourra sieger. L’election pour ceux qui sont en “positif” peut se derouler a la propotionelle.

      Je sais que ca parait loufoque, mais prenez le temps d’y reflechir…


  17. wuwei Le 02 mai 2016 à 06h19
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    Fallait-il s’attendre à ce que les médias fassent autre chose que de légitimer le résultat de cette
    “bouffonerie” ?
    Faut-il espérer pour les prochaines élections que dans un subit élan démocratique ils dénoncent l’illégitimité de tout candidat élu avec moins de 50% des citoyens en age de voter ?
    Croyons-nous encore réellement que quelque chose de bon puisse sortir des urnes tant que perdurera un système électoral qui ne limitera pas la durée et le nombre des mandats et que soit mis en place un contrôle permanent des élus par le peuple ?
    Pensons-nous réellement que ces politicards, membres de partis croupions ne représentant guère queux-mêmes leurs familles et obligés, puissent partir de leur plein gré ?
    La réponse (au moins partielle) à ces questions est donnée tous les jours par le gouvernement et les médias aux manifestants et ne souffre d’aucune ambiguïté : NON !


  18. thmos Le 02 mai 2016 à 06h49
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    Voter n’est pas “possible” : non choix, alternative ou espoir de véritable rupture ( FN ) étant à l’avance interdite, inaccessible dès le deuxième tour. ( En plus du travail déjà effectif des médias qui ont confirmé que les milieux autorisés ont choisi Juppé ) Vote blanc = nul = vaine expression de mauvais citoyens ne respectant pas l’escroquerie que le suffrage est devenu. Donc que faire : ? Nuit debout ? trop vieux trop pauvre pour camper dans le 10 ème arrondissement…Non faire comme ce que j’ai pu depuis 40 ans: Moins aimer ce pays, la fermer un peu puis beaucoup plus, baisser la tête, me courber… Quand je serai mort je n’aurai plus peur et j’aurai bien moins honte.


    • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 11h50
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      Il existe des alternatives à penser, la democratie n’est pas limitée à l’élection telle que nous la subissons.


  19. Fabrice Le 02 mai 2016 à 07h09
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    C’est ca wuwei! a lire les nuances que chacun suppute ici, force est de constater une grande naïveté doublée d’un bien candide y a qu’à faut qu’on!
    On pénètre pas dans la jungle avec des tondeuses à gazon. Il est juste puéril d’imaginer que le corps legislatif puisse, sous une volonté populaire quelquonque, modifier la Constitution de sorte qu’il ne soit plus le législateur. Bien que l’arbre soit vérolé jusqu’à la racine, on a toujours plus à gagner à ne pas scier la branche sur laquelle on est assis.
    Non, nuit debout, corps silencieux du penseur qui élabore son action de demain, si vous n’êtes pas mûrs pour promulguer le tirage au sort, il ne vous reste plus qu’à faire abdiquer la démocratie représentative ; au motif qu’elle ne l’est pas…et de trouver le moyen de faire approuver les lois importantes par 50% plus une, de la population. Ce qui n’est plus impossible aujourd’hui…mais pas en agitant des petites fleures. Vos parents et grands parents ne lâcherons pas comme ça leur peur viscérale de la chianli qui apparait, faute de politicodiversité, dès lors que le petit gazon (p) résidentiel n’est pas coupé bien raz chaque weekend. Les petit moutons s’y emploient.


  20. Alain Le 02 mai 2016 à 07h27
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    Je ne vote plus depuis quelques temps, non sans me poser la question. Que faire et comment le faire?
    Je n’ai pas trouvé LA réponse mais une idée a germé en moi.
    J’ai pensé à me présenter aux élections législatives, non pas pour être élu à l’assemblé, quoi que, mais pour inciter chacun à se présenter comme candidat pour en finir avec cette représentation nationale qui ne représente pas la nation. Pour créer de la diversité et du pluralisme et pour porter le projet de changer cette fausse démocratie en commençant par la réécriture de la constitution par les citoyens.


  21. LS Le 02 mai 2016 à 07h34
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    Manipulation médiatique habituel, c’est pas un scoop, mais sur le fond, je suis impressionné par le taux de 80 % de majeurs non votant.
    Le message envoyé est, vous député ne servez à rien. OK mais, au delà du message, rien ?


  22. Gier 13 Le 02 mai 2016 à 07h37
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    Je n’ai pas pu lire tous les commentaires à propos de la légitimité des types élus par 10% des citoyens.
    On peut imaginer que la prochaine loi électorale impose un minimum de participation. Chiffre en dessous duquel l’élection serait invalidé.
    On pourrait aussi penser au tirage au sort des représentants parmi les citoyens.
    Ou encore à ce qu’une commission formé de citoyens compare le programme électoral du candidat avec les textes votés/proposés par ce même candidat élu. Avec sanctions en cas de trahison de l’électorat. Vous voyez ce que je veux dire ? Tu fais une campagne de gauche, (mon ennemi, c’est la finance) et tu fais des lois de droite, (style En Khomri) et là la loi est invalidée puisque le candidat a été élu sur d’autres projets de société. Et la sanction pourrait être l’interdiction définitive d’exercer tout mandat public …. Et un peu de prison aussi. (Notez que ce qui me reste d’humanité m’interdit de parler de guillotine)


    • Tunkasina Le 03 mai 2016 à 11h29
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      J’aime bien l’idée de l’organe de contrôle du programme.

      L’autre idée, ça pourrait être que le programme soit appliqué par quelqu’un d’autre que celui qui le défend lors des élections.

      Un cortège de fonctionnaire et de citoyens, par exemple ?


  23. Macarel Le 02 mai 2016 à 08h10
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    « Si voter servait encore à quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit. »

    Coluche

    Donc ne persistent à voter, que ceux qui veulent que rien ne change (même si l’un des slogans les plus éculés des campagnes électorales est : le changement c’est maintenant !), ceux qui ont encore assez de crédulité pour croire que leur vote peut changer quelque chose.
    Mais plus simplement les majorités se font plus contre que pour.
    Les politiciens excellent à mobiliser contre “un autre” en général diabolisé, que pour un programme constructif et d’intérêt général.
    Il est déjà couru que l’élection de 2017 se fera contre le risque d’élection de Marine Le Pen au 2ième tour. Le FN servant de rabatteur dans cette chasse à courre à l’électeur qu’est l’élection.
    C’est ainsi que J. Chirac fut élu avec 82% des voix en 2002. Il en sera de même l’année prochaine avec le candidat de la droite (moins probable que le candidat de “gauche” soit au second tour, après 5 ans de “Hollandisme révolutionnaire”), sans doute avec un pourcentage un peu moins élevé, mais cela va marcher. Tous les candidats des partis d’alternance y comptent bien.


  24. Pierre Lallemand Le 02 mai 2016 à 08h11
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    Un excellent dossier et des commentaires à la hauteur. La situation politique est bloquée. Votons PS, LR, blanc. Votons !


  25. ferraille Le 02 mai 2016 à 08h12
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    Le problème de cette mascarade ne vient pas du vote lui-même, mais vient plutôt des candidats, purs produits façonnés par les sociétés commerciales que sont devenus les partis politiques.

    Si on regarde d’un peu plus près un parti politique, ce n’est pas autre chose qu’une machine managériale, avec ses OS qui haranguent le chaland dans la rue à coups de tracts, les petits chefs et sous chefs dans les mairies et les conseils régionaux, les dirigeants intouchables et condescendants dans les ministères. Et enfin les actionnaires directement parties prenantes dans les décisions gouvernementales et les nouvelles lois liberticides.

    Comment coule-t-on une boîte? c’est simple, on boycotte… et on cherche une autre forme de consommation…


  26. jp Le 02 mai 2016 à 08h16
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    1. Il ne faut pas confondre vote blanc qui montre clairement que l’électeur est intéressé par le scrutin mais ne voit pas un seul candidat pertinent, de l’abstention qui peut être un ras le bol, une envie de passer un WE tranquille au autre !

    2. Pour que le vote blanc soit reconnu, il faudrait qu’il compte comme exprimé, que si tu élection à plus de 50% de votes blancs on la rejoue avec interdictions aux candidats de la première éléction de se représenter pendant X années.

    Cela permettrai un vrai renouvellement idéologique plutôt que la parité ou la limitation du nombre de mandats…


    • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 11h56
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      Le vote blanc est une caution donnée au systeme de votation représentatif tel quel : mandats sans engagements, non révocation possible etc etc.

      L’abstention est à mon sens non un désengagement du politique mais une attente, souvent mal informée d’ailleurs, sur des alternatives de considération directe de chaque citoyen.


    • Nico Le 02 mai 2016 à 12h18
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      Merci pour ce premier point. Je suis entièrement d’accord.
      Il y a beaucoup de choses à reprocher et à changer à notre système. Mais tant qu’il y aura une élection, quelle est la meilleure action pour montrer son désaccord avec les choix qui nous sont proposés.
      Si aucun choix ne nous convient et que l’on est fidèle à ses convictions, il faut voter blanc ou s’abstenir.

      Le problème de l’abstention est qu’il est impossible de connaître la cause de votre geste. C’est pour moi le point déterminant et c’est pour cela que j’irais toujours voter blanc si aucun candidat ne me convient. En faisant cela, mon message est clair et il se traduit par : “je suis intéressé par la désignation d’un représentant mais aucun de ceux proposé ne me convient”. Ensuite, ce sera aux journalistes de se saisir de ce chiffre et de le mettre en lumière. Si ils ne le font pas ce sera alors leur responsabilité.
      Imaginons l’élection législatives de cet article avec 70% de vote blanc. Je doute que le traitement médiatique aurait été le même.

      En fait la seule raison pour moi de ne pas voter blanc serait de m’exclure du processus de l’élection, c’est à dire de souhaiter une Révolution. Je peux comprendre ce point de vue mais j’espère que l’on n’en arrivera pas là.


      • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 22h58
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        Je connais les causes de mon geste, tout comme ceux autour de moi… Ainsi que vous maintenant, ou quelques autres qui le liront éventuellement.

        C’est comme ça que la vraie politique existe : dans la réalité, pas à travers des représentants dont je suis déconnecté et auxquels on m’impose encore de me référer.

        Je milite pour des évolutions d’avenir, qui ne sauraient qu’advenir pour autant que les gens les connaissent. Je suis très très loin d’être le seul !


  27. ricard'eau Le 02 mai 2016 à 08h16
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    Sachant que le seul moment au quel le gouvernement écoute le peuple et lui concede quelques miettes c’est la veille des elections, il faudrait passer du quinquenat a des elections tous les 2 ans voir tous les ans!!!!

    Avec une campagne electoral surement plus courte mais des elections plus souvent


  28. Owen Le 02 mai 2016 à 08h28
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    Le régime électoral remplit parfaitement son rôle. Ce n’est pas le système qui dysfonctionne.
    Il respecte les règles constitutionnelles de distribution des places d’élus.

    Le but d’un programme politique n’est pas d’être appliqué, mais d’inciter les électeurs à choisir les candidats du programme. Un élu n’a que le pouvoir de servir les intérêts du parti qui l’a porté.

    Il y a bi-partisme : les “partis du gouvernement” que sont le PS et LR, ont deux fonctions:
    – des écuries qui renouvellent les campagnes électorales et les candidats intéressants.
    – des voitures-balais qui ramassent au finish les petits partis aux petits succès.
    Tout est recyclable: “Nuit Debout” peut réactiver la symbolique “gauche” dont le PS a besoin (opération de type “branding”). “En marche” peut-être l’opportunité de reconstituer un vivier d’électeurs après les prolétaires puis les bobos.

    Voter, c’est dire oui à ce système. La démocratie, ne se suffit pas de votes ni de règles, elle vit de pratiques d’engagements et d’exigences (citoyens comme élus). Nous n’y sommes pas du tout.


  29. toff de aix Le 02 mai 2016 à 09h16
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    Je ne vote plus depuis 2007,et l’hypocrisie absolue qui a vu un traité européen, rejeté par la majorité des français, être adopté en catimini par les députés, de droite comme de gauche. De ce jour là j’ai compris que nous n’étions pas en démocratie. Et j’ai faite mienne la maxime orwellienne : “la vérité c’est le mensonge, la guerre c’est la paix, l’ignorance c’est la force”.


    • Durand Le 02 mai 2016 à 14h26
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      toff de aix,

      …et l’abstention, c’est l’avenir !…, je suppose…

      Une superbe manière d’utiliser Orwel pour justifier ce dont il ne parle pas dans cette citation !

      Qu’a changé votre non-vote depuis 2007 ? Militez-vous pour changer ce système, ou bien vous contentez-vous de se qui se décide quand-mème sans vous ?


    • Louis St O Le 02 mai 2016 à 18h36
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      Quand mon gendre me dit “vous avez vu ce qu’ils ont voté ..;”
      Je lui demande
      – “tu as voté aux élections?”
      il me répond
      – “NON”
      je lui dit
      – “Alors ne te plains pas” .


      • Olivier Berruyer Le 02 mai 2016 à 21h22
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        c’est ce raisonnement qui est au coeur de l’arnaque électorale.

        Tu es conté de ce qui est voté ?
        NON !
        Ne te plains pas, ils ont été élus “démocratiquement”


  30. Christophe Foulon Le 02 mai 2016 à 09h56
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    Merci pour cette édifiante démonstration que l’abstention sert le système.

    Le vote blanc ne sera JAMAIS reconnu par le système en place, nos politiques ne sont pas idiots à ce point.

    Inutile de discutailler des heures sur ce qu’il faudrait changer puisque de toute façon ce n’est pas ici que les lois sont faites. La loi de réforme de l’élection présidentielle en est une belle preuve, tout le monde crie au scandale, mais au final elle a été voté.

    Que faire ?
    Utiliser le système contre lui-même : Voter au premier tour qui est le plus important car il y a possibilité de choix. N’importe quel choix différent du FN-LR-PS est le bon car il les prive de leur pouvoir.
    Imaginez que si les abstentionnistes de cette élection s’étaient déplacés au premier tour pour voter autre chose elle n’aurait pas obtenu la place au deuxième tour.

    Ça parait simple mais rappelons-nous de cette phrase magnifique de Coluche (oui encore lui) :
    “Quand on pense qu’il suffirait qu’on n’en achète pas pour que ça ne vende pas.”


  31. Sido Le 02 mai 2016 à 10h03
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    Olivier, je lis toujours avec grand intérêt vos analyses qui deviennent des arguments de poids dans mes discutions (comme le salaire moyen en Ukraine), mais je ne suis pas convaincu par ce dernier.
    Non pas sur la conclusion que je partage, mais sur la méthode. En effet, si vous partez de la question: “Est-ce que le vote blanc influence les politiques et les médias?”, vous ne pouvez pas prendre comme argument de démonstration le niveau de l’abstention (dont en effet tout le monde se fout royalement). En faisant cela vous partez du principe qu’un vote blanc = une abstention, ce qui est vrai sur le plan comptable, mais faux sur le plan du symbole. Parce qu’un abstentionniste (qu’il s’en rende compte ou non) c’est un citoyen qui dit en substance: “je suis absent, décidez pour moi”, alors qu’un vote blanc, c’est un citoyen qui a fait l’effort de venir voté pour dire: “parmi tous les choix qui se présentent à moi, aucun ne me satisfait”.
    Pour démontrer que le vote blanc n’influence rien, il conviendrait à mon sens de prendre une élection où il arriverait en tête (ce qui n’est pas le cas ici puisque la candidate socialiste fait 7% des voix au 1er tour et le vote blanc 3%) et regarder les réactions politiques et médiatiques. Je vous l’accorde, je crois comme vous que rien n’y changera, mais tant que cela ne sera pas fait, il sera toujours permis de penser que le vote blanc influence le débat.


    • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 12h03
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      L’abstentionniste que je suis vous dit que vous vous trompez ex post sur le sens de ce non geste : Je ne cautionne en effet pas ex ante le systeme de vote tel qu’il est pratiqué.


      • Tunkasina Le 03 mai 2016 à 11h35
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        Hum… Il est difficile de juger quelqu’un sur un non-geste, autrement que par ses référentiels personnels.

        Je veux dire : On ne juge les gens que sur les résultats de leurs actions, l’abstentionnisme, c’est une non-action, de mon point de vue (attention, je ne dis pas que mon point de vue est supérieur, je le décris juste). Elle n’est donc pas “jugeable” en tant que telle dans l’évolution qu’elle apporte à la société (toujours de mon point de vue).

        Avec les à priori de ce point de vue, il ne reste donc à autrui que de tenter d’imaginer pourquoi s’abstenir, et quand on ne s’abstient pas, il devient difficile de passer par les même circuit de réflexions.


        • wuwei Le 03 mai 2016 à 12h04
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          L’abstentionnisme qui est une des composantes de la désobéissance civile, est une véritable action par la non-action, qui dénonce la farce électorale et le refus de la cautionner d’avantage. C’est le boycott (ex : de la non-action d’achat) d’un produit faisandé jusqu’à la moelle. De plus, vous remarquerez que le ban et l’arrière ban de tout ce que compte la clique médiatico-politique n’en finit pas de vomir leur haine des abstentionnistes.
          Par contre s’il y bien un exemple, non pas de non-action, mais d’action inutile (enfin pas pour ceux qui sont élus) c’est celui de se déplacer aux urnes, une ou deux fois tous les quatre ou cinq ans, pour que rien ne change sinon en pire et surtout de laisser dans les mains d’une classe politique médiocre notre pouvoir de gouverner.


          • Tunkasina Le 03 mai 2016 à 12h29
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            Le boycott, lui est ciblé sur une marque ou un produit, et fait donc appel à l’esprit d’analyse.

            L’abstention totale, pour moi, c’est cesser de manger toute forme de poisson, parce que le saumon norvégien contient des pesticide monsanto. Alors que certaines truites “par chez nous” sont produites dans des conditions raisonnable.

            Ou encore, refuser l’acte d’achat parce que certaines entreprises font des bénéfices douteux sur notre dos. Alors qu’il existe de nombreuses entreprises qui fonctionnent mieux, à défaut d’être parfaite (par chez moi, on a pas mal de scoop qui vendent de la bouffe produite raisonnablement, par exemple).

            J’aurais tendance à croire que ce n’est pas parce que c’est plus dur de bien faire qu’il faut ne rien faire. Mais bien entendu, je peux me gourrer, et peut être que la solution consiste à ne plus voter, ne plus s’intéresser aux élections, et surtout, ne plus vérifier le parcours des hommes politiques avant de déposer un bulletin (nominatif ou blanc)


            • wuwei Le 03 mai 2016 à 13h37
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              ” L’abstention totale, pour moi, c’est cesser de manger toute forme de poisson, parce que le saumon norvégien contient des pesticide monsanto. Alors que certaines truites « par chez nous » sont produites dans des conditions raisonnable…”

              Le problème que vous feignez de ne pas voir c’est que même les truites de “par chez vous” sont polluées. D’ailleurs donnez moi un seul exemple d’un homme ou d’une femme politique qui n’ait pas voulue conserver le pouvoir directement ou indirectement par la force ou la corruption. Tant qu’il n’y aura pas de contrôle permanent des élus, que leurs mandats ne seront pas limités en temps et en nombres et leurs salaires plafonnés, toutes les dérives actuelles ne feront que perdurer.
              Il faut absolument repenser toute la politique et la façon de la faire en impliquant le maximum de citoyen et non pas en recherchant le poisson le moins pollué sur l’étalage du poissonnier.


            • Tunkasina Le 03 mai 2016 à 15h38
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              @wuwei :
              Sur les truites : Vous attaquez un détail qui n’a rien à voir avec l’idée : Oui, il est possible de produire de la truite non polluée, et Oui, on peut l’acheter. Il faut faire un effort, c’est tout.

              Sinon :
              “Tant qu’il n’y aura pas de contrôle permanent des élus, que leurs mandats ne seront pas limités en temps et en nombres et leurs salaires plafonnés, ”

              Mais je veux bien ! Sauf qu’avec votre logique, si moi, poisson non pollué, je le propose demain et me présente aux élections, vous ne voterez pas pour moi !


            • wuwei Le 03 mai 2016 à 16h08
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              Réponse en deux temps longueur oblige :
              1)
              Désolé pour votre truite non polluée produite (?)mais comme 93% des cours d’eau français sont pollués, cela laisse peu d’espoir d’avoir un véritable poisson sauvage de qualité pour le plus grand nombre.Maintenant si c’est de la truite d’élevage façon science-po ou Ena je vous la laisse volontiers.
              http://www.metronews.fr/info/france-93-des-cours-d-eau-touches-par-une-pollution-aux-pesticides/mmgC!xsspCNwaz6Xk2/


            • wuwei Le 03 mai 2016 à 16h14
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              Second temps:

              Il est évident que sous la forme des élections actuelles que ce soit pour vous ou un autre, jamais je ne voterai
              A ce sujet vous devriez lire l’ouvrage de Robert Michels, “Sociologie du parti dans la démocratie moderne.”
              Voici très résumé son constat :
               Les organisations politiques – de la gauche radicale à l’extrême droite – ne sont pas démocratiques. Il existerait une « loi d’airain de l’oligarchie » selon laquelle l’organisation partisane est dominée par une élite de dirigeants, d’élus et de cadres professionnels, qui prend les décisions, les applique et rappelle vertement à l’ordre ceux qui, dans le parti, les contestent. « Qui dit organisation, dit oligarchie » : la professionnalisation du travail politique entraîne invariablement la concentration du processus de décision entre les mains d’une élite « qualifiée » et « éclairée ». En outre, la loi d’airain de l’oligarchie ne permet guère le développement de comportements hétérodoxes. «


  32. Catalina Le 02 mai 2016 à 10h22
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    Le vote blanc tel qu’il est aujourd’hui n’influence rien du tout, “Le vote blanc est assimilé à de l’abstention mais il a une signification différente : l’électeur décide de ne pas choisir de candidat ou de réponse parmi ce qui est proposé mais se déplace pour le dire. Il figure donc sur les registres du scrutin et ne remet pas en cause le principe des élections ni leur utilité. ”

    http://www.gralon.net/articles/economie-et-finance/politique/article-vote-blanc-et-vote-nul—quelle-difference–5762.htm#comment-sont-ils-comptabilises-


  33. Bernard GRAPPERON Le 02 mai 2016 à 10h29
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    Le droit de vote n’est pas tombé du ciel. Pour faire admettre ce droit, il y a de grands anciens qui ont été massacrés, emprisonnés, déportés. Ils ont toujours luttés pour que ce droit nous soit acquis. Ne gaspillons pas ce droit et votons. Déjà, on nous mijotte une restriction quant au nombre de candidats et au temps alloué à la parole des “petits” candidats. C’est sur ces derniers que nous devons porter en masse notre choix : ils ne peuvent pas être pire que les élus actuels et ont souvent plus de bon sens que nos élites.


    • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 12h06
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      Les grands anciens mythifiés dont vous nous parlez ne voteraient peut être pas non plus : ils se battaient pour un systeme juste et n’auraient probablement pas accepté cette mascarade. Relire par exemple la vraie constitution française, celle de 1793, à ce sujet : vous verrez ce qu’il en est et de quoi nous avons été spoliés. Par ailleurs des alternatives démocratiques plus directes, crédibles, existent.


  34. Alae Le 02 mai 2016 à 10h30
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    Aparté féminin :

    Je souhaite préciser en tant que femme que, si les médias ne montrent pas Karine Daniel, ce n’est pas parce qu’elle serait en dessous du niveau de physique requis (elle n’a rien qu’un peu de maquillage et un tour chez le coiffeur n’arrangeraient pas), mais parce qu’elle ressemble à madame tout-le-monde. Précisément, elle n’a pas compris que la com’ politique, c’est aussi du look et des paillettes et que, si elle veut qu’on la montre, elle doit faire comme toutes ses consœurs : y aller franchement sur le maquillage, les cheveux et les vêtements.

    Fin de l’aparté féminin. 🙂


  35. Sam Le 02 mai 2016 à 10h51
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    Ne pas voter est un des milles petits moyens de contestation. Une grêve n’est pas plus efficace, ni une manif, ni raler au comptoir. C’est l’ensemble de cette contestation qui peut être efficace.
    Finalement, sans l’abstention, il n’y aurait pas eu ce billet qui souligne bien l’état catastrophique de nos médias et de notre “démocratie”. Billet qui propage un peu plus la contestation…

    Ca me rappelle l’excellent film “Memoria del saqueo” de Solanas, sur la “révolution” Argentine en 2001. Plus d’organisations syndicales, étudiantes, …, un pouvoir politique confisqué par les capitalistes/mafieux, une corruption endémique, … Mais une contestation qui prend 1000 formes différentes, qui grandissent et se rejoignent pour renverser un gouvernement.
    (Ca ne les a pas empêché de voter Macri (politique/mafieux/corrompu/…) aux dernières élections, 15 ans après, mais bon…).

    P.S : bravo Karine, belle élection…


  36. Jmi Le 02 mai 2016 à 10h55
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    Remuons le cloaque …

    Soyons fou !!

    Imaginons qu’avec un taux supérieur à 50% d’abstention, le législateur décide :

    Les élections sont annulées et reportées
    Les personnes qui se sont présentées sont inéligibles pendant 5 ans
    Car la majorité des électeurs inscrits leur ont montré qu’ils n’en voulaient plus

    En plus comme cerise sur le gâteau, la proportionnelle totale qui fera diminuer l’abstention puisque chacun de nous pourra se reconnaître en un élu.

    l’abstentionniste ne s’en fout pas , mais le système l’a amené à choisir finalement entre la peste et le choléra …..!!!! On lui demande de faire un choix entre deux personnes qui, pour lui, sont aussi méprisables l’une que l’autre, dont le but n’est pas de convaincre l’électeur avec un bon programme mais de détruire ses adversaires. La place est tellement juteuse qu’on les comprend .


  37. wuwei Le 02 mai 2016 à 11h06
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    A lire d’urgence pour toutes celles et ceux qui veulent une autre société :

    “[…] un précepte libertaire fondamental : tout être humain est compétent pour gérer les affaires de la société, et plus particulièrement de la communauté dont il est membre. Aucune politique n’a de légitimité démocratique si elle n’a été proposée, discutée et décidée directement par le peuple, et non par de quelconques représentants ou substituts. C’est seulement l’administration de ces directives politiques qui peut être confiée à des conseils, des commissions ou des collectifs d’individus qualifiés, éventuellement élus, qui exécuteraient le mandat populaire sous contrôle public et en rendant des comptes aux assemblées qui prennent les décisions….”
    Murray Bookchin (Une société à refaire, édition Ecosociété 1993, p. 255-256)


  38. Cicéron Le 02 mai 2016 à 11h20
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    Le vote blanc n’est certes pas comptabilisé, il n’est que « compté ». Mais dire que s’il était comptabilisé, ça ne changerait rien au vu des chiffres, c’est un peu gros je pense. Car finalement, s’il était comptabilisé, peut-être que des gens iraient voter. Et les chiffres changeraient : les gens se déplaceraient pour voter blanc et peut-être qu’on arrêterait de nous agiter la menace du FN, mais celle du vote blanc. Je pense que ça changerait radicalement les résultats.

    Exemple de quelqu’un qui ne vote pas pour être visible dans la presse :
    http://gauchiste.fr/index.php?post/2016/04/10/La-trahison-du-vote-blanc


    • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 12h09
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      Ma vision est plutôt que le systeme de représentation par délégué non révocable et sans mandat est devenue obsolète et inacceptable.


  39. Erick48 Le 02 mai 2016 à 11h43
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    Reconnaître le vote blanc comme un vote à part entière.
    Annuler le scrutin et convoquer de nouveau les électeurs en cas de vote blanc majoritaire, avec interdiction aux candidats du vote précédent de se représenter.
    La solution peut être là ….


    • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 12h11
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      D’autres formes de democratie existent, nombreuses, disponibles, plus justes. Ne tachons pas de sauver les meubles quand ils ne remplissent tout simplement plus leur fonction.


      • Xavier Le 02 mai 2016 à 15h19
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        La démocratie étant le Capital et inversement, il n’y aura jamais de démocratie juste.
        Les démocraties “plus justes” auxquelles vous pensez peut-être, celles de l’amérique latine, ne sont que des pauses momentanées sur le chemin de la destruction généralisée des sociétés. Pour prendre l’exemple du Venezuela, le pouvoir chaviste finira par être renversé (après une première tentative avortée en 2002). Car le gouvernement venezuélien aura beau faire tout ce qu’il peut pour “contenir” le Capital dans les différents aspects de la vie quotidienne (économie, poltique, santé, média etc), le Venezuela n’a pas rompu avec le capitalisme que je sache et il lui serait bien difficile de le faire.


        • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 21h54
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          Il me semble que vous êtes juste mal informé sur les alternatives démocratiques possibles non du passé, mais de l’avenir.


  40. Le singe nu Le 02 mai 2016 à 11h58
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    Ajoutez y aussi de nombreuses autres formes de démocratie directe possibles !!


  41. Quéniart Le 02 mai 2016 à 12h05
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    on peut dire aux naïfs qui vont voter qu’ils sont encore plus bêtes car ils savent qu’ils vont voter pour des corrompus et ils le font quand même,reconnaitre le vote blanc serait le mieux,et suivre ce que dit erick48,mais nos corrompus ne le voudront jamais car la soupe et les avantages sont bons


  42. Yokho Le 02 mai 2016 à 12h52
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    On ne peut pas dire que s’abstenir ne sert rien. S’abstenir, voter blanc, ou voter pour un petit parti ne changera pas le résultat de l’élection, et la préemption du pouvoir se fera.
    Mais c’est continuer à penser dans le cadre qu’on nous impose en politique, à savoir celui, très réducteur, de l’électeur. Et effectivement si on considère que l’élection est tout ce qu’on s’autorise à faire en politique, s’abstenir ne sert à rien.
    Pensons hors de ce cadre, ce n’est pas aux politiciens d’imposer à la population les limites de son implication politique.
    Que l’élu soit le seul à participer à une élection, et il prendra le pouvoir. C’est parfaitement vrai.
    MAIS : une abstention forte, croissante, qui s’inscrit dans la durée rend la population plus sensible, plus réceptive à des changements et des alternatives. L’abstention est un terreau nécessaire à un changement de régime, elle ne va pas provoquer ce changement d’elle même, mais elle reste indispensable.


    • Durand Le 02 mai 2016 à 22h52
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      Yokho,
      Voter et militer pour un petit parti est le seul moyen pour que son programme séduise un jour les foules… Le tout, c’est de commencer, non pas en se disant que de toute façon, il faudra une révolution – ce qui reste possible mais pas forcément certain – mais en disposant d’un programme politique applicable à la situation actuelle de la France qui, par l’application de traités qu’elle a ratifiée, se retrouve clairement gouvernée par Bruxelles et Whashington, où aucun d’entre-nous ne vote…!
      Si nous voulons donner du poids à nos votes et éviter celui des pavés, il faut commencer par régler ce problème !…

      Sinon nous pourrons parler encore longtemps de démocratie,… mais en son absence !…

      Choisissez le programme !


      • Yokho Le 03 mai 2016 à 06h45
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        Voter et militer pour un petit parti est, selon moi, une perte de temps, un défouloir à énergie parfaitement intégré au régime représentatif et son illusion de donner un sens à la volonté populaire par ce biais.
        Tant que le petit parti reste petit, lui donner un bulletin de vote revient mathématiquement au même que s’abstenir.
        Dès que le parti prend du poids, il se fait ingérer par le système. Soit que les leaders trahissent les idées, soit ils se font corrompre ou virer petit à petit par des arrivistes. La conquête du pouvoir ne se fera pas du jour au lendemain, les charognards qui excellent au pupitre se feront une joie d’en faire une machine au service de leur avidité.
        Regardez ce qui est arrivé au parti “Les Verts”. Regardez ce qu’ils étaient au départ et ce qu’ils sont aujourd’hui.
        Tout ça c’est parfaitement rodé.

        Regardez ce qui est arrivé à Coluche quand sa candidature a pris en substance. Lisez ce que dit Mitterrand (via sa femme) après son arrivé au pouvoir.

        La démocratie n’arrivera pas avec un leader charismatique qui prendra le pouvoir avec l’élection présidentiel et le rendra à la population.
        La démocratie est déjà là, à porté de main, à la plus petite échelle, en face d’adversaires beaucoup moins puissants : le village, le quartier.

        Il n’y aura pas, comme à Paris, de répression ici :
        http://reporterre.net/Nuit-debout-au-village-Bien-sur-On-phosphore-a-Aumessas-dans-le-Gard
        Et la démocratie est déjà à l’oeuvre ici :
        http://www.sinemensuel.com/reportage/saillans-une-experience-de-democratie-directe/
        C’est déjà possible. Maintenant.


  43. Furax Le 02 mai 2016 à 13h12
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    Franchement, je ne partage pas du tout le point de vue qu’un grand nombre d’entre vous exprime. Je pense que votre analyse est fondée sur un constat complètement faussé. Vous extrapolez à partir d’une élection partielle.

    Historiquement, la participation à une élection partielle a toujours été beaucoup plus basse qu’à des élections générales. Je ne nie pas que l’abstention est tendanciellement en forte hausse, mais c’est sur les élections générales qu’il faut se fonder pour faire des constats pertinents.

    Quant aux déclarations et éléments de langage des professionnels de la politique, on sait bien que c’est du baratin et on a appris depuis longtemps à le décrypter. Ce n’est pas pour rien que la cote de popularité de Hollande tout comme les intentions de vote en sa faveur se sont effondrées à 15%.

    Le noeud gordien qu’il faudrait trancher, c’est la loi Balladur de 1993 de financement des partis politiques qui verrouillent de manière quasiment insurmontable le système politique en faveur des partis installés de longue date. Alors étudiant, j’avais immédiatement perçu le caractère scandaleux et sclérosant de cette loi.


    • xc Le 02 mai 2016 à 19h04
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      C’était une élection partielle, et en plus, on revote dans un an. Les électeurs avaient de quoi ne pas être très motivés.


  44. gautier Le 02 mai 2016 à 13h36
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    Le vote blanc et l’abstention ça n’est pas la même chose. C’est même dit dans un article (écrit par un type bien) que les abstentionnistes votent comme les autres :
    https://www.les-crises.fr/les-abstentionnistes-voteraient-pratiquement-comme-les-votants/


  45. BIBUS Le 02 mai 2016 à 13h37
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    Merci pour cet article.
    Il nous faut une information sérieuse, pluraliste, donnant la parole à toute les opinions.
    Ou au moins plus d’ émissions telle que”Polonium”, sur la 26: un invité a copieusement insulté Polony, elle le reçoit !!! Neauleau/ Zeimour “s’affrontent” eux aussi sur la 26.
    Comment faire pour avoir des débats sur l’ économie, avec Sapir, etc, les éconoeuropéistes tournant en boucle sur toutes les chaines (cf la 5).
    Une chaine TV peut donc encore proposer de la diversité.
    Imaginez une chaine d’info libre, proposant d’écouter toutes les opinions et en débattant ?
    Il faut voter, le système se moque de la participation, cf les USA.
    L’offre est abondante, et on peut voter pour des petits partis…susceptibles, si on vote, de devenir grands.
    Avant de penser à quoi que ce soit pour que le système change, il faut bel et bien aller voter.
    Quelles sont les raisons réelles qui amènent à l’abstention ou au “blanc”.
    Des émissions TV libres pourraient engager le débat.
    Et refusons la guerre civile évoquée par Valls. Nous devons nous respecter, en sachant que nous ne sommes jamais certain de détenir la vérité. Débattons, apprenons des autres, ….


  46. philbrasov Le 02 mai 2016 à 13h46
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    les suisses ne se posent pas la question sur la représentativité de leur vote..
    Ils votent…. pour X ou Y questions…y compris nationales.
    la démocratie c’est le VOTE POUR… et pas le VOTE CONTRE….

    Ainsi seule la proportionnelle intégrale permet de représenter les peuples…Ca évite les petits arrangements et les retournements de veste entre deux tours….
    le reste…….


  47. Deres Le 02 mai 2016 à 14h14
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    Ce genre de statistiques montrent bien pourquoi le président Hollande veut se représenter et pense pouvoir se faire réélire malgré ses sondages désastreux. L’important n’est pas la cote d’opinion complète, objet des sondages, mais la côte d’opinion chez ceux exprimant leur suffrage, objet du vote. Si votre base est bien mobilisé et participe à 100%, il faut en fait diviser son taux par la participation pour obtenir votre score. Ici avec 20% de votants au deuxième tour et 12% de militants, la part socialiste est tout simplement multiplié par 5 pour obtenir plus de 50% des voix !

    Les chiffres sont moins impressionnants pour les élections présidentielles, mais avec la possibilité d'”acheter des votes” quand on est au pouvoir et l’espoir d’une union de la gauche au second tour, il y croit dur comme fer.


    • Furax Le 02 mai 2016 à 16h09
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      Hollande n’est qu’un joueur dont toutes les mises n’ont qu’un seul objectif : sa carrière.

      Le problème c’est que si jamais Hollande atteignait le 2ème tour en 2017, il perdrait quoi qu’il arrive contre n’importe quel candidat moins à gauche que lui. N’importe lequel, de Bayrou à Le Pen. Y compris Le Pen. Les sondages d’opinion montrent que Hollande serait le seul candidat contre lequel Le Pen aurait une chance d’être élu.

      Et c’est logique. Primo la gauche est massivement rejetée et, de l’extrème-gauche au centre-gauche, ne pèse plus que 35% des voix. Hollande est rejeté et méprisé comme jamais personne ne l’a été, et lui donner un second mandat présidentiel n’aurait aucun sens étant donné qu’il a prouvé qu’il était au mieux bon à rien, au pire gravement nuisible.

      Bref, électoralement soit Hollande se vautre lamentablement en étant éliminé dès le 1er tour avec quelque chose comme 16 ou 17% des voix, soit si la droite éparpille ses voix (encore 35%) entre des candidats rivaux qui se déchirent, Hollande arrivera au 2ème tour pour offrir les clés de l’Elysée à Le Pen.

      Remarquez, quand on regarde la liste des membres du 1er gouvernement Pétain ou les opinions du père de Hollande, ce serait peut-être cohérent.


      • Amsterdammer Le 02 mai 2016 à 21h58
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        Raison pour laquelle il faudrait supprimer la fonction présidentielle d’une part, et instaurer la proportionnelle intégrale et un système de consultation populaire, etc


    • BIBUS Le 02 mai 2016 à 16h19
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      C’est bien pour cela qu’il faut absolument voter, l’offre pour les législatives étant on ne peut plus large.
      Oui au référendum, oui à la proportionnel, mais il faudra que l’on vote pour qui le propose?
      Votons massivement.


      • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 23h04
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        La prise en compte des votes blancs, la proportionnelle etc etc ne sont que des micro aménagements d’un systeme politique délégatif maintenant obsolète. La démocratie directe avec choix de déléguer ou non, de révoquer ou non etc. est possible – militons plutôt pour reprendre le pouvoir qui nous revient ?


  48. René Fabri Le 02 mai 2016 à 14h38
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    Certains disent que si personne ne vote, alors le système changera.
    Mais il changera dans quelle direction ?


    • Amsterdammer Le 02 mai 2016 à 22h00
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      Dans quelle direction?

      Dans celle de la petite minorité qui continuera de voter : les possédants, les rentiers, les gagnants du système.


  49. jubaka Le 02 mai 2016 à 14h41
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    Même si notre système est très imparfait et qu’il conviendrait d’avoir une vraie réforme institutionnelle, il n’en demeure pas moins que nous pouvons voter librement et avec un choix pléthorique. Au premier tour des régionales, j’avais le choix entre 17 listes de mémoire.

    Ne pas voter au premier tour relève plus de la paresse intellectuelle que d’un militantisme quelconque, vous pouvez passer plusieurs vies à attendre sagement le grand soir…

    Avant l’avènement d’internet, il était compliqué de s’informer sur les différentes listes/idées. Aujourd’hui il est assez aisé de faire le tri, se renseigner … C’est aux citoyens de se réveiller et d’utiliser à bon escient le bulletin de vote. Quand je vois les sondages pour la présidentielle qui donne un Sarko à 25% je dois rêver…


    • Le singe nu Le 02 mai 2016 à 22h50
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      Il n’y a aucune paresse à militer ET à etre abstentionniste. Ni à vouloir abandonner ou tourner le dos à un systeme en son entier, pour une ou mille raisons.

      Le vrai hic pour moi est la difficulté à faire passer le message que des alternatives crédibles existent, signant le passage du fatalisme (c’est souvent ça plutôt) au militantisme pour la récupération des droits citoyens.


    • BIBUS Le 04 mai 2016 à 10h53
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      Parfaitement exact, jubaka.
      L’offre est belle et bien là.
      J’aimerai comprendre pourquoi le vote blanc ou nul, l’abstention.
      Les multiples raisons invoquées ne me paraissent pas convaincantes, mais je n’ai pas de “vrais réponses”.
      Si quelqu’un a une biblio ( sociologie, psychologie, …) sur ces comportements, svp je suis intéressé


  50. Alexk Le 02 mai 2016 à 14h59
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    Une différence entre dictature et démocracie représentative est que les dettes publiques contractées par les représentants sont difficilements effacable sauf défaut.
    Je pense à l’équateur le président Correa a annulé la dette illégitime du pays accumulée de 1976 à 2006 sous la dictature.
    La démocracie me semble donc moins risquée pour les créanciers.



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