Et après, on s’étonne qu’il y ait des “complotistes”…

A leur assemblée secrète, des PDG de sociétés technologiques et des dirigeants du Parti Républicain s’unissent dans une conspiration anti-Trump

Source : The Huffington Post, le 07/03/2016

Karl Rove a transmis ses trouvailles sur des groupes cibles permettant aux pontes du GOP d’espérer réussir.

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SEAISLAND.COM

Décrit sans imagination mais avec précision comme « opulent », Sea Island, en Géorgie, a accueilli un groupe de dirigeants républicains et de PDG de sociétés technologiques pour le forum mondial annuel de l’American Enterprise Institute.

Des milliardaires, des PDG de sociétés technologiques et des membres haut placés du Parti Républicain se sont envolés vers une station balnéaire privée sur une île au large de la Géorgie pour le Forum mondial annuel de l’American Enterprise Institute, d’après des sources familières de ce rassemblement secret.

Le principal sujet de ces conciliabules inaccessibles à la presse ? Comment arrêter le grand favori républicain, Donald Trump.

Le PDG d’Apple, Tim Cook, le cofondateur de Google, Larry Page, le créateur de Napster et investisseur de Facebook, Sean Parker, le grand manitou de Tesla Motors et Space X, Elon Musk, étaient tous présents ; ainsi que le représentant de la majorité au Sénat, Mitch McConnell (Républicain, Kentucky), le gourou politique Karl Rove, le président de la Chambre Paul Ryan, les sénateurs républicains Tom Cotton (Arkansas), Cory Gardner (Colorado), Tim Scott (Caroline du sud), Rob Portman (Ohio), et Ben Sasse (Nebraska) qui a récemment fait parler de lui en affirmant qu’il “ne peut soutenir Donald Trump”.

En plus de Ryan, le parlement était représenté par le président du comité “Énergie et Commerce” Fred Upton (Michigan), le député républicain Kevin Brady (Texas) et le quasi-porte-parole Kevin McCarthy (Californie), selon nos sources, avec l’important personnage qu’est Cathy McMorris Rodgers (Washington), le président du comité du budget Tom Price (républicain, Géorgie), le président du comité des services financiers Jeb Hensarling (Texas) et Diane Black (Tennessee).

Philip Anschutz, le donateur milliardaire du GOP dont la société a une participation dans le complexe immobilier de Sea Island, était également présent avec le sénateur démocrate John Delaney, qui représente le Maryland. Arthur Sulzberger, l’éditeur du New York Times était aussi là. Une porte-parole du Times l’a confirmé.

Kristol écrivit qu'”un spectre hantait ce forum global – le spectre de Donald Trump,” dans un compte rendu électronique de la conférence. Il a emprunté ici l’introduction du manifeste communiste de Karl Marx. “L’émergence [de Trump] a mis tout le monde mal à l’aise et a fait beaucoup parler de lui à tort et à raison sur les raisons de son succès et sur les espoirs de le voir battu.”

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En route pour le “AEI World Forum”. Beaucoup d’invités intéressants. Comme ce n’est pas un forum officiel, veuillez considérer mes tweets comme étant officieux.

“La tâche essentielle maintenant, pour encore paraphraser Karl Marx, n’est pas de comprendre Trump mais de le stopper,” écrivit Kristol. “En général, il y a ici trop de mea-culpa, de froncements de sourcils et de fatalisme et pas assez de détermination à sauver le parti et le pays d’une nomination puis d’une élection à la présidence de quelqu’un qui ne devrait même pas être dans la course.”

Un grand moment de la réunion fut une conférence de Rove sur ses conclusions, établies à l’aide de groupes témoins, sur Trump. La plus grande faiblesse du nabab des affaires, selon Rove, est que les électeurs ont beaucoup de peine à le voir “présidentiable” et comme un exemple pour leurs enfants. Il le voit aussi comme quelqu’un de fantasque ne devant jamais avoir ses (petits) doigts près du bouton nucléaire.

La présentation de Rove concernait la façon dont William McKinley gagna en 1896, selon un agenda obtenu après la réunion par le HuffPost. Rove vient d’écrire un livre dont le titre est The Triumph Of William MaKinley: Why the Election of 1896 Still Matters. Le directeur de campagne de McKinley, Mark Hanna, est souvent présenté comme le premier Karl Rove – le premier ingénieur politique du système américain. McKinley affrontait William Jennings Bryan, un populiste et un raciste qui rassemblait les masses en attaquant les élites de la côte et les banquiers. La campagne eut lieu durant le premier “âge d’or” (des barons voleurs, NdT). Avec le second âge d’or (de leurs descendants, NdT), le parallèle est clair.

Cook n’assista pas à la séance de Rove et évita toute manipulation politicienne, selon une source proche de ce dernier. Musk a tweeté mercredi qu’il a participé à la réunion pour parler de “Mars et des énergies renouvelables”, pas de Trump.

Des sources internes à la réunion – qui demandèrent à rester anonymes car le forum est officieux – dirent que la plus grande part des conversations tournait beaucoup autour de Trump et des raisons de cet événement et peu autour des façons de l’arrêter.

Trump, qui dispose déjà d’un tiers des délégués dont il a besoin pour obtenir la nomination du GOP, affrontera la semaine prochaine des primaires en Floride et dans l’Ohio qui orienteront la suite de sa course. S’il gagne les deux États, il n’aura besoin que de la moitié des délégués restants pour être sûr de sa nomination.

Il n’était pas le seul sujet de cette ample conférence. À un moment, Cotton et Cook d’Apple ont violemment débattu sur le cryptage des téléphones cellulaires, selon une source du HuffPost présente à la discussion. “Cotton était carrément dur avec Cook,” selon la source et “chacun se sentait un peu mal à l’aise devant l’hostilité de Cotton.” (Apple est au milieu d’une bataille juridique avec le département de la justice et le FBI au sujet d’un iPhone crypté qui appartenait à l’un des tireurs de San Bernardino.)

AEI organise ce forum de Sea Island depuis des années. Il est si secret que Bloomberg News, en 2105, s’est plaint que personne ne parlerait du temps qu’il y a fait.

Selon les statistiques de la “Federal Aviation Administration” accessibles sur FlightAware.com, une flotte d’avions privés a atterri et décollé des petits aéroports près de Sea Island ce weekend. Cinquante-quatre ont quitté l’aéroport de St. Simons Island, Georgia, dimanche – près de quatre fois plus que le dimanche précédent.

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Bien. Je suppose que c’est presque fini car les gros jets bruyants décollent les uns après les autres.

La plupart de ces avions sont enregistrés dans des sociétés de location comme NetJets et Flexjet ou des compagnies de service comme Jetsetter. Au moins deux d’entre eux sont allés directement à San José, Californie, un lieu de grande concentration des géants de la technologie, ce dimanche.

Un autre avion, arrivé d’Eaton au Colorado mercredi et reparti dimanche, est enregistré chez “Monfort Aviation, LLC”, un trust privé libre d’impôts. Les registres de la FAA n’indiquent pas qui possède Monfort Aviation, mais il est homonyme de Monfort Dick et Charlie, les héritiers d’une fortune faite dans l’emballage de la viande qui possède l’équipe de baseball du Colorado, les Colorado Rockies. L’avion est un Raytheon Hawker 800XP de 15 places. Anschutz, le milliardaire dont la société a une part de Sea Island est aussi du Colorado.

Un autre jet privé, un Canadair Challenger, traversa le pays depuis St. Simons à l’aéroport de Van Nuys en Californie du Sud ce vendredi dernier. Cet aéroport est lié à des millionnaires et des milliardaires se disputant assez violemment pour des places sur le tarmac pour que les médias en parlent occasionnellement.

Un troisième avion, un trimoteur Dassault Falcon 900, arriva jeudi à St. Simons, de Westchester County, New York, et en est reparti dimanche. Il est enregistré chez “Northwood Investors LLC”, dirigé par John Kukrai dont la biographie officielle rapporte qu’il a été mêlé à des opérations immobilières de plus de 40 milliards de dollars.

“L’évènement est privé et officieux. Par conséquent, nous cessons toute déclaration sur le contenu et les participants,” a déclaré Judy Stecker, porte-parole d’AEI. Elle a décrit le forum comme “une réunion informelle de penseurs de haut niveau, venant de tous les horizons idéologiques, venus discuter des défis que les États-Unis et le monde libre affrontent en économie, en sécurité et prospérité de la société.”

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DAVID BOHRER/ASSOCIATED PRESS/THE WHITE HOUSE

L’ancien vice-président Dick Cheney participe à la cérémonie d’inauguration du 26ème forum mondial d’AEI en 2007. Ce forum a été conçu par l’ancien président Gérald Ford et attire des meneurs politiques et économiques du monde entier.

Le complexe touristique de Sea Island – qui annonce trois parcours de golf et un centre de spa et de remise en forme d’une superficie de 6 000 mètres carrés qui remplirait presque les deux tiers d’un Home Depot – est célèbre pour son isolement. Il est entouré par des marais et assez loin du plus proche aéroport commercial d’importance. En 2004, quand le président George W. Bush reçut le sommet annuel du G8 sur cette île, le centre de presse était à Savannah en Géorgie à 80 miles de là.

La Anschutz Corp., Starwood Capital Group Global, Avenue Capital Group et le Oaktree Capital Management ont acheté le complexe en faillite à l’époque – et qui recouvre toute l’île – en 2010 pour 212,4 millions de dollars.

“Ce n’est vraiment pas l’endroit pour découvrir l’Amérique moyenne,” écrivit The New York Times sur Sea Island en 2004. “Mais c’est un endroit parfait pour se couper du reste du monde quand on observe l’usage d’une architecture ostentatoire et les plages pratiquement sans accès pour le public.

En 2015, le gala de Sea Island organisé par l’AEI attira la plupart des hommes qui devaient devenir les candidats républicains à la présidence selon un agenda obtenu par Bloomberg à l’époque. Les orateurs prévus incluaient l’ancien gouverneur de Floride, Jeb Bush, le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, le sénateur du Texas, Ted Cruz, le sénateur de Caroline, Lindsay Graham, le gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal et l’ancien sénateur de Pennsylvanie, Rick Santorum. (Il se peut que certains orateurs annoncés ne soient pas venus à cause d’une tempête de neige qui perturba les transports ce week-end.)

AEI paya 32 490,97 dollars pour les 11 membres du Congrès qui assistèrent à la conférence en 2015 selon les registres publiés sur Legistorm.com.

Les officiels démocrates comme le sénateur Cory Booker du New Jersey, Jason Furman, président du conseil des économistes de Barack Obama, Gene Sperling, un autre important conseiller d’Obama en économie, et l’ancien secrétaire au trésor Larry Summers, étaient sur la liste des participants de l’édition de 2015, selon ce qu’en a rapporté Bloomberg à l’époque.

Christie devait ouvrir la conférence de cette année par ses remarques préliminaires.

Il y a quelques semaines, il a déclaré son soutien à Trump.

Jennifer Bendery a contribué au reportage.

Source : The Huffington Post, le 07/03/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

24 réponses à Des PDG de sociétés technologiques et des dirigeants du Parti Républicain s’unissent dans une conspiration anti-Trump

Commentaires recommandés

Micmac Le 30 mars 2016 à 21h31

C’est un homme qui a bien des défauts, mais il n’est pas néocon. Alors, forcément, ça flippe.

En ce qui me concerne, Trump est à l’opposer de mes convictions politiques. Par contre, je pense qu’il sera un problème pour les États Unis, et seulement eux. Clinton sera un problème mondial.

  1. V_Parlier Le 30 mars 2016 à 21h22
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    Je vais finir par croire que le phénomène Trump n’était vraiment pas prévu et que tous les mondialistes de l’establishment US commencent à paniquer!


    • Micmac Le 30 mars 2016 à 21h31
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      C’est un homme qui a bien des défauts, mais il n’est pas néocon. Alors, forcément, ça flippe.

      En ce qui me concerne, Trump est à l’opposer de mes convictions politiques. Par contre, je pense qu’il sera un problème pour les États Unis, et seulement eux. Clinton sera un problème mondial.


    • Xyloglossie Le 30 mars 2016 à 21h37
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      C’est vrai que c’est troublant. Mais… comme disait Franklin Roosevelt : « En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi. ». Et ça je suis tenté d’y croire encore plus. Donc toute cette histoire de “Trump” est prévue par une certaine élite, pour une raison qu’on ignore encore pour le moment, pour cacher l’effondrement du pétrodollar par exemple, ou tout autre raison, il y a le choix…


      • Pascalcs Le 31 mars 2016 à 02h30
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        Pour ma part je défends depuis longtemps, quitte à passer pour inquiétant, illuminé ou autres adjectifs reflétant un quelconque dérangement intellectuel auprès de ma famille et amis, qu’il est un faire-valoir à la pouliche de Soros et derrière lui de tout l’État profond.
        Seulement voilà, à l’instar du robot tweeter de Microsoft, ses concepteurs en ont perdu le contrôle et à l’inverse du robot tweeter, on ne sait plus le débrancher. Surtout inquiétant pour l’Etat profond est de constater jour après jour que sa pouliche est de plus en plus boiteuse et trottant sur un turf de plus en plus mou. Alors maintenant la panique s’installe effectivement car on se dirige tout droit vers une situation totalement incontrôlée. Et pour l’Etat profond, paranoïde du controle sur tout, c’est apoplectique.


  2. silk Le 30 mars 2016 à 21h37
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    Conciliabule anti-Trump : c’est affiché depuis un moment, l’establishment panique …

    C’est vrai que Trump est l’objet d’une propagande honteuse.
    Aussi honteux qui si on disait que Marine Lepen c’est une nouvelle Hitler.
    Si, par le biais de primaire à l’UMP-LR, elle arrivait comme candidate de ce parti, on assisterait à la même propagande, aux mêmes alliances “front républicain” contre Marine.
    Elle aussi tient des discours du type
    -rapprochement avec la Russie
    -fallait pas intervenir en Syrie (elle soutien même Assad)
    -il faut limiter le pouvoir des banques
    -il faut renverser cette oligarchie.
    -elle se présente comme candidat “anti-système” (tout en etant un rouage, Trump étant encore plus dans le système)
    -verrouillage des frontières
    -…

    Mais c’est pas pour autant qu’on la croit …
    Le parallèle est frappant, elle aussi subit cette ostracisation et la subirait encore plus fort si elle était en position de prendre le pouvoir.

    Que Trump subisse une honteuse propagande, intéressante à analyser, ne le rend pas sympathique pour autant.


    • Bozi la mouche Le 31 mars 2016 à 13h06
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      @silk : le probleme c’est qu’elle est encadrée par des anciens socialistes et des anciens ump….bref toute une meute d’ opportunistes…le fn a été purgé….bref à part la traque à l’immigré vous n’auriez rien !…et comme l’écrit sapir, asselineau todt et bien d’autres la France a besoin d’unité pour s’en sortir…compter sur nos ennemis/alliés pour nous enfoncer …
      Apres si vous pensez que le fin peut unir les français sachez que les américains et le medef pensent la même chose….


  3. traducere Le 30 mars 2016 à 22h47
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    a transmis ses trouvailles sur des groupes cibles permettant aux pontes du GOP d’espérer réussir.
    traduction fautive pour shared focus group findings that give hope to the GOP establishment.

    un focus group, c’est « un groupe de discussion » a group of people brought together to give their opinions on a particular issue, , et des findings, ce sont des « conclusions ».

    De même plus bas la traduction par « groupe témoin » n’est pas bonne.

    Il y aurait d’autres passages semblablement mauvais, mais puisqu’il semble que ce genre de remarque ne soit pas apprécié, je n’en dis pas plus.

    En revanche, je signale qu’un paragraphe entier a été omis, entre Avec le second âge d’or (de leurs descendants, NdT), le parallèle est clair. et Cook n’assista pas à la séance de Rove …
    (Résumé du paragraphe : Rove a dit au HuffPost que sa présentation ne concernait pas Trump, qu’il n’a pas connaissance de l’existence de groupes de discussions qui auraient été consacrés à Trump, ni d’un quelconque sondage qui montrerait les items donnés par le HuffPost comme les plus gros points faibles de Trump)


    • Pierre Le 31 mars 2016 à 01h30
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      Je suis d’accord avec les approximations de traduction que vous relevez (quoique ma connaissance de l’anglais américain soit très empirique), mais dans ce cas pourquoi ne pas transmettre une traduction précise au webmaster de ce blog (i.e. Olivier Berruyer, qui est demandeur) ?


      • traducere Le 31 mars 2016 à 06h32
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        Pierre Le 31 mars 2016 à 01h30
        dans ce cas pourquoi ne pas transmettre une traduction précise

        J’ai un jour fait remarquer une faute très grossière (incapacité manifeste du traducteur à comprendre la construction d’une phrase pourtant très ordinaire, d’où contre-sens), et plusieurs autres. Mon commentaire n’avait pas été publié, et la correction n’avait pas été faite.

        Bon, essayons.

        Pour la première phrase :
        Karl Rove a fait connaître les conclusions d’un groupe de travail qui donnent espoir aux caciques en place du Parti Républicain.

        Je n’ai pas le temps de rechercher les autres fautes que j’ai évoquées.

        Pour le paragraphe omis, il s’agit tout de même de la réponse de Rove aux allégations du HuffPost, l’honnêteté oblige donc à le mentionner. Ma traduction intégrale :

        dans un courriel en réponse, Rove a déclaré au HuffPost que s’il a effectivement discuté de Trump dans des rencontres autour d’un verre et au cours des repas, celui-ci n’était pas le sujet de son exposé. « Il n’y a pas eu de “grand moment” semblable à la réunion de l’AEI », a dit Rove. « Ma prestation du dimanche matin était consacrée à mon nouveau livre sur les élections de 1896, “le Triomphe de William McKinley”. Je n’ai pas connaissance d’un quelconque tel groupe de discussion sur Trump. Je n’ai pas connaissance d’un quelconque sondage montrant ce que vous avez donné comme les plus gros points faible de Trump. D’un autre côté, vous avez correctement orthographié mon nom, une performance brillantissime dans l’art du reportage qui vous fait honneur ainsi qu’au Huffington Post »


    • Alberto Le 31 mars 2016 à 08h11
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      Merci Traducere pour vos précisions. Si vous avez un peu de temps, pourriez-vous participer aux traductions (au moins celles en “américain” un peu techniques) ?


  4. Reality Le 30 mars 2016 à 22h54
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    Ce type d’initiative peut avoir l’effet inverse escompté.
    On est sur la corde raide. C’est un combat à mort a dit Zemmour. Ce n’est pas exagéré.
    Je vais rester connecté à internet jusqu’en Novembre je pense ^^


  5. clauzip12 Le 30 mars 2016 à 23h10
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    L’équation est très simple KLINTON=Loby financier-militaroindustriel
    Quant à Trump=inconnu
    SI c’est Clinton je crois et crains une grande guerre prochaine pour assurer “la sécurité du pays” et…developper l’industrie de l’armement.
    Oui la sécurité du domaine des USA est la planète…ou presque.vous comprenez!


  6. Mat Le 30 mars 2016 à 23h37
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    Ce qu’il manque comme information de fond, c’est en quoi réellement l’élection de Trump leur fait-il peur?

    Est-ce que Trump veut diminuer les inégalités (et donc taper sur les plus riches)?
    Est-ce que Trump veut faire du protectionnisme (et donc cela pourrait rogner les revenus de certaines multinationales)?


    • Furax Le 31 mars 2016 à 01h17
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      Trump leur fait peur parce qu’un groupe constitué des neocons sur le plan de la politique étrangère, de Wall Street et de la FED, ainsi que du complexe militaro-industriel, contrôle les 2 grands partis politiques américains, a ainsi pris le pouvoir depuis de très longues années et n’entend pas le lâcher.

      C’est la vieille histoire des aristos oligarques contre l’aristo anti système et populiste. Ce sont les kaloï kagathoï contre Pisistrate puis Clisthène à Athènes. Ce sont les optimates contre les Gracques puis César à Rome.

      Quand ils ont juste affaire à un opportuniste qui fait de la démagogie juste le temps de donner un coup de boost à leur carrière, pas de problème. Le trublion fait en fait partie du système. On le laisse faire son petit numéro. On fait mine de s’omposer à lui. On fait ce qu’il faut pour lui donner une petite satisfaction symbolique et pour enterrer ce qui était vraiment gênant dans les projets qu’il prétendait vouloir réaliser.

      Mais quand c’est un vrai anti système, soit ils arrivent à couler politiquement le rebelle anti système trop menaçant, soit ils le tuent, soit ils font l’un puis l’autre parce qu’ils ont la rancune tenace.

      http://www.dedefensa.org/article/comme-si-rt-etait-conseiller-de-trump


  7. Pierre Le 31 mars 2016 à 00h25
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    Trump est incontrôlable. Il est en dehors de tous les réseaux qui sont à l’heure actuelle au pouvoir (plus ou moins, il n’y a qu’à voir les “fractures” entre néo-co/CIA et le pentagone /us army – voir http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/03/neuneu-ii-le-retour.html). C’est pourquoi il a une cible ? peinte sur son dos. Il n’empêche que, personnellement, je ne peux adhérer à ses idées (démagogiques, xénophobes, opportunistes), et que, même si il accédait à la présidence, les pouvoirs du président américain étant ce qu’ils sont (cad fort loin d’un président français de la V République), il ne serait pas en mesure d’appliquer le dixième de ses promesses de campagne. En ce qui nous concerne en tant qu’européens – je parle du continent, non de l’UE – son élection pourrait être soit bienvenue, dans le sens où elle “formaliserait” l’incompétence et la vacuité de la politique extérieure US ou au contraire dramatique, en usant de cette conviction (infondée, à mon avis) de la supériorité US militaire pour se sortir de la crise par le biais d’une guerre mondiale (qui est après tout ce qui a sorti réellement les US du krach de 1929 – détrompez-moi si j’ai tort). Bref, entre “Killary” et “Trump-la-mort”, j’ai le le sentiment que nous naviguons entre charybde et scylla…


  8. EchoGMT7 Le 31 mars 2016 à 01h02
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    Trump qui dénonce l’oligarchie aura maintenant beau jeu de démontrer qu’elle se ligue contre lui. Le “eux” contre “nous” va devenir le mot d’ordre.
    Cette crème de l’élite ne réalise absolument pas à quel point elle est détestée par une majorité contrainte au silence mais qui a bien l’intention de s’exprimer dans cette élection.

    Et qui osera encore affirmer que les complots ça n’existe pas?


    • Furax Le 31 mars 2016 à 01h22
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      Je pense que c’est plus ambivalent.

      Vraisemblablement une partie de cette clique ne conçoit pas le niveau de rejet. Logique dans la mesure où toute aristocratie a tendance à considérer comme justes et naturels son pouvoir et sa position privilégiée.

      Mais il est encore plus vraisemblable qu’une autre partie de cette clique en est parfaitement consciente mais n’entend pas tenir compte de ce rejet. Il y avait le “qu’ils me haïssent pourvu qu’ils me craignent”. Aujourd’hui c’est plus enrobé : “qu’ils nous haïssent et nous méprisent pourvu que nous gardions le contrôle du pouvoir et des richesses qu’il procure.”


    • Pascalcs Le 31 mars 2016 à 02h42
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      Du moment où le devenir et là gestions des états voir de continents entiers, n’est plus, comme démontré à de maintes reprises, l’appanage des élus mais celuide l’Etat profond, on peut sans risque de passer pour un attardé, affirmer haut et fort que bien des décisions et événements dans nos sociétés sont le fait de “complots”. Que croyez vous que le traité transatlantique négocié dans le plus grand secret soit? Et les désignés de la commission bruxelloise? Et les meetings secrets de Davos?


  9. Pierre Le 31 mars 2016 à 01h40
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    @ Furax j’irai même plus loin que vous. Ils en ont rien à “carrer”, puisqu’ils ont le contrôle du pouvoir et des richesses. Même si le système s’écroule, ce seront toujours eux qui s’en sortiront le mieux, du moins le pensent-ils, et pas forcément à tort.


  10. Bob Denard Le 31 mars 2016 à 02h08
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    Ne vous fatiguez pas trop, les neocons ont déjà enterré l’épouvantail et idiot utile Trump à coup de pelle !
    http://abcnews.go.com/blogs/politics/2014/09/what-5-secretaries-of-state-say-about-worldwide-threats/

    Et puis rendez-vous compte une femme chef-marionette des zetazunis ceci est une révolution 🙂


    • Pierre Le 31 mars 2016 à 02h37
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      Je suis d’accord, je parie également (à grand regret) sur la victoire de Killary, quelque soit le fracas des casseroles qu’elle traine derrière elle…notre meilleur espoir reste que le pentagone et l’armée US garde les pieds sur terre, ainsi que peut-être une partie suffisamment importante des élus US (qui ne sont pas tous complètement abrutis)


    • Furax Le 31 mars 2016 à 10h07
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      Je pense que Clinton n’a aucune chance. Elle est l’objet d’un rejet viscéral et massif, plus encore que Trump. Et surtout, Trump ramène de très nombreux électeurs qui ne votaient plus.

      Ce qui est plus frappant, c?est qu’avec ces deux-là, le risque que les USA renouent avec les meurtres politiques n’a jamais été aussi élevé depuis 50 ans.

      Trump risque d’être ciblé par des membres du système qui ne veulent pas perdre leur pouvoir, leur domination politique, leurs avantages financiers.

      Mais Clinton risque aussi de l’être, une fois qu’elle sera élue, par des militaires qui voudraient éviter le risque très réel qu’elle déclenche une 3ème guerre mondiale.


  11. benoi31 Le 31 mars 2016 à 11h57
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    C’est beau la démocratie…

    Chacun a ses opinions politiques et ses candidats favoris mais vouloir “stopper” un candidat démocratiquement désigné, c’est quand même assez choquant je trouve.


  12. Xyloglossie Le 31 mars 2016 à 18h53
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    Je continue pour ma part à croire qu’il n’y aura tout bonnement pas d’élections aux E-U cette année.
    Il suffirait en fait de trés peu: la constitution américaine prévoit en effet qu’en cas de loi martiale, les élections soient reportées. Fort opportunément, Obama a signé plusieurs textes (Exécutive Order) qui permettraient de passer sous loi martiale même en temps de paix, par exemple pour une catastrophe naturelle, mais aussi pour des troubles sociaux. Ou des attentats…
    Bref, un attentat labellé ISIS sur le sol zunien, ou des troubles liés à l’effondrement économique suivant la chute du dollar, et hop la loi martiale, et re-hop plus d’élections.
    http://www.commdiginews.com/politics-2/ben-carson-might-obama-cancel-the-2016-election-28523/
    Alors Trump en fait, l’Etat profond, il s’en fout…


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