“La préservation de l’euro fait partie de notre mandat. [...] L’euro est irréversible.” [Mario Draghi, Le Monde, 21 juillet 2012]

“L’objectif principal du Système européen de banques centrales, ci-après dénommé «SEBC», est de maintenir la stabilité des prix. Sans préjudice de l’objectif de stabilité des prix, le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques générales dans l’Union, en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de l’Union, tels que définis à l’article 3 du traité sur l’Union européenne.” [Article 127 du Traité sur le Fonctionnement de l'UE]

Non, M. Draghi.

Les citoyens de l’UE ont voté pour que votre mandat soit concentré sur la stabilité des prix (cela aurait pu être plus large, mais en tous cas, en l’état actuel des textes, c’est ainsi). Cela ne vous donne pas le droit de faire n’importe quoi au nom de la soit-disant préservation de l’euro.

Je reviens d’ailleurs sur un point qui m’a fait sursauter lors du débat Sarkozy Hollande le 2 mai 2012 :

“Je n’ai rien obtenu de l’Allemagne ? Quand la BCE prête à 1 %, vous en parliez tout à l’heure, en violation de la lettre des traités, je l’ai obtenu au Sommet de Strasbourg, avec Monsieur Monti, de l’Allemagne.” [Nicolas Sarkozy, 2 mai 2012]

Ainsi, un président de la République peut venir se vanter d’avoir obtenu que la BCE ne respecte pas les traités, tout va bien… Il fût un temps où cela aurait valu la Haute Cour de Justice.

Je me permets de rappeler que si on définit des règles dans un traité, c’est bien évidemment pour les appliquer en cas de problèmes, et non pas le contraire… Ce n’est pas “quand tout va bien, l’Etat ne torture pas ses citoyens, mais bon, en cas de problèmes, pas de souci, on oubliera les Droits de l’Homme”, bien au contraire.

Bref, le sort de l’euro est entre les mains des gouvernements de l’UE, pas dans celui de la BCE – qu’elle arrête ses âneries serait déjà un bon progrès : je rappelle qu’elle a 200 Md€ d’obligations publiques pourries dans son bilan, plus 1000 Md€ de créances sur des banques en grande difficultés, avec un collatéral de qualité décroissante, vu qu’elle accepte depuis ce mois-ci les créances sur les prêts immobiliers des banques espagnoles (qui sont d’une qualité un peu supérieure à celle des subprimes américains, mais encore très largement inférieures à celle d’un ticket de métro usagé…).

Vous aurez noté la nouvelle nouvelle dégradation des marchés financiers, en défiance croissante vis à vis de l’Espagne (je rappelle en passant mon papier “Foutage de gueule” analysant le dernier sommet européen, vous savez, celui qui avait de nouveau de nouveau de nouveau sauvé l’euro), comme annoncé il y a plusieurs trimestres – rien de bien nouveau sous le soleil, tout ceci ne surprend que les naïfs :

“Le comportement (des marchés) surprend particulièrement au vu du récent paquet de mesures d’assainissement de 65 milliards d’euros, qui accroît de manière substantielle les possibilités de remplir les objectifs de déficit, et la validation définitive du sauvetage bancaire”, s’inquiète Daniel Pingarron, analyste de la maison de courtage IG Markets. [RTBF]

Encore un qui semble ne pas comprendre une règle de base de la comptabilité : une opération de prêt (ou emprunt) n’appauvrit pas (ou n’enrichit pas). On aiderait l’Espagne si on lui DONNAIT 100 Md€, mais si on lui prête, on ne résout en rien ses problèmes structurels, bref, on lui prête 100 Md€ pour qu’elle rembourse 100 Md€ (méthode dite du Sapeur Camember), donc cela ne change rien pour elle (mais cela change pour nous, puisque nous avons désormais une créance en risque…).

Décrytptons enfin les propos de M. Draghi, en deux temps comme d’habitude.

L’interview dans le Monde : “Non, l’euro n’est pas en danger”

De sommets européens en Eurogroupes, la crise de la zone euro continue d’affoler. Jusqu’à présent, seules les actions de la Banque centrale européenne (BCE) ont semblé apaiser les marchés. Aujourd’hui on lui reproche de ne pas en faire plus. Mario Draghi, son président, s’en explique.

Le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la baisse ses prévisions de croissance dans le monde à cause de l’Europe. Risquons-nous une récession ?

Non. Depuis le début de l’année, les risques de détérioration de l’économie que nous redoutions se sont certes en partie matérialisés. La situation a graduellement empiré, mais pas au point de plonger l’ensemble des pays de l’Union monétaire dans la récession. Nous envisageons toujours une amélioration très progressive de la situation à la fin de cette année ou au début de la suivante.

Grâce à la BCE ?

Les baisses de taux d’intérêt de la fin 2011 et de juillet devraient produire leurs effets. Ainsi que les opérations de prêts à trois ans aux banques menées pour faire face à un risque de restriction du crédit.

La BCE ne devrait pas, comme le demande le FMI, faire davantage pour soulager l’économie ?

Nous sommes très ouverts et n’avons pas de tabous. Nous avons décidé de réduire les taux d’intérêt à moins de 1 % car nous prédisions que l’inflation serait proche ou inférieure à 2 % début 2013. Il est désormais probable qu’elle reflue dès fin 2012.

Notre mandat est de maintenir la stabilité des prix pour éviter une inflation trop élevée mais aussi une baisse généralisée et globale des prix. Si nous constatons de tels risques de déflation, nous agirons.

Le Conseil européen des 28 et 29 juin a été salué par les marchés qui depuis ont exprimé des doutes…

Le sommet a été un succès. Pour la première fois, me semble-t-il, un message clair a été donné : sortir de la crise avec plus d’Europe. En mettant en place une feuille de route pour créer une union à quatre composantes : financière, fiscale, économique et politique. Avec des outils concrets : une union financière, un superviseur bancaire, des fonds de secours à même de recapitaliser les banques quand cette supervision sera en place. Et un calendrier de mise en oeuvre.

Ce sont des solutions de long terme. Ne faut-il pas aussi gérer l’urgence ?

Laissez-moi vous parler de mon expérience. En 1988, le comité Delors avait tracé la voie vers l’Union monétaire, avec un objectif, un calendrier, des engagements à respecter. Cette perspective a débouché sur le traité de Maastricht en 1992.

A l’époque, les taux d’emprunts de l’Italie étaient très élevés. Mais ils se sont brusquement réduits, avant même que ne diminue le déficit, qui était à 11 %, du PIB, lorsque l’Italie s’est engagée dans ce projet d’Union monétaire. Cela m’incite à penser que, si les pays s’engagent de façon ferme, même à long terme, cela a des effets sur le court terme.

On reproche à la BCE de ne pas en faire plus pour les Etats. Attend-elle que les gouvernements fassent des efforts avant d’agir ?

Cette idée d’un marchandage entre les Etats et la BCE est un quiproquo. Notre mandat n’est pas de résoudre les problèmes financiers des Etats mais d’assurer la stabilité des prix et de contribuer à la stabilité du système financier en toute indépendance.

Que pensez-vous du pacte de croissance cher à M. Hollande ?

Il aidera sûrement. Mais il faut aller plus loin, chaque Etat doit aussi faire des efforts.

Vous pensez à des réformes structurelles plus qu’à de la relance keynésienne ?

Oui, même si on se focalise trop souvent sur la réforme du marché du travail qui ne se traduit pas toujours par une amélioration de la compétitivité, car les entreprises profitent parfois de monopoles ou de rentes de situation. Il faut aussi regarder les marchés de produits et services et libéraliser quand c’est nécessaire.

Politiquement, ce sont des décisions difficiles à prendre. Un agenda européen et un renforcement de la prise de décisions communes au niveau européen aideraient grandement dans ces domaines.

C’est donc la victoire des thèses libérales ?

Non. Mettre fin à certaines rentes de situation est une question de justice, pour les employés et les entrepreneurs et pour tous les citoyens.

Que pensez-vous de la politique menée en France ?

Je me félicite de la poursuite de l’assainissement budgétaire et salue aussi la priorité accordée à la croissance potentielle qui posera les jalons de la reprise. Le désendettement est indispensable. Et le pays doit respecter son engagement d’un retour du déficit à 3 % du PIB en 2013 et ainsi continuer de profiter de taux d’intérêt faibles.

Vous êtes l’un des hommes les plus influents d’Europe mais vous n’êtes pas élu. Cela ne pose-t-il pas un problème de légitimité démocratique ?

Je suis conscient de l’importance de rendre des comptes. Je vais une petite dizaine de fois par an devant le Parlement européen, et nous sommes très actifs en termes de communication. Nous sommes prêts à faire davantage, si nos pouvoirs devaient être renforcés.

Dans les conditions extraordinaires actuelles, il est nécessaire de voir la BCE prendre position sur des questions qui ne peuvent pas être réglées par la politique monétaire, comme celles des déficits publics élevés, du manque de compétitivité ou des déséquilibres insoutenables, dès lors que la stabilité financière peut courir un risque. La préservation de l’euro fait partie de notre mandat.

Quand vous êtes arrivé à la tête de la BCE, vous étiez considéré comme le plus Allemand des Italiens. C’est toujours le cas ?

C’est à vous de le dire ! Nous devons maintenir la stabilité des prix dans les deux sens, faire face aux problèmes tels qu’ils se posent et agir sans préjugés.

D’une certaine façon, vous êtes très allemand quand vous soutenez les appels à l’Union politique lancés par Angela Merkel…

Tout mouvement vers une union financière, budgétaire et politique est à mon sens inévitable et conduira à la création de nouvelles entités supranationales.

Dans certains pays, le transfert de souveraineté – je préfère parler de partage – que cela implique est un enjeu majeur, dans d’autres, non. Avec la mondialisation, c’est précisément en partageant la souveraineté que les pays peuvent mieux la conserver. A long terme, l’euro doit être fondé sur une plus grande intégration.

Une sortie de Grèce de la zone euro est-elle d’actualité ?

Notre préférence, sans équivoque, est que la Grèce reste dans la zone euro. Mais c’est du ressort du gouvernement grec. Il a fait part de son engagement, il doit maintenant donner des résultats. Quant à la renégociation du mémorandum [pour assouplir les réformes imposées au pays], je ne prendrai aucune position avant d’avoir vu le rapport de la “troïka”.

Les ministres des finances de la zone euro ont finalisé vendredi 20 juillet le plan d’aide aux banques espagnoles. Est-ce suffisant pour éviter un naufrage du pays ?

Une chose importante concerne l’implication des créanciers seniors des banques : la BCE considère qu’elle doit être possible en cas de liquidation d’une banque. Il faut protéger les épargnants, mais les créanciers devraient être associés à la résolution de la crise pour limiter l’engagement des contribuables. Ils ont déjà beaucoup payé.

Pensez-vous partir serein en vacances cet été ?

Je ne prévois jamais mes vacances et ne pars que quelques jours. Une chose est certaine, je n’irai pas en Polynésie, c’est trop loin.

L’euro est donc toujours en danger ?

Non, absolument pas. On voit des analystes imaginer des scénarios d’explosion de la zone euro. C’est méconnaître le capital politique que nos dirigeants ont investi dans cette union et le soutien des Européens. L’euro est irréversible !

Propos recueillis par Claire Gatinois, Erik Izraelewicz et Philippe Ricard (Bruxelles, bureau européen)

Source : le Monde

Décryptage

Le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la baisse ses prévisions de croissance dans le monde à cause de l’Europe. Risquons-nous une récession ?

Non. [Aaaaaaaaarf !!! :) ] Depuis le début de l’année, les risques de détérioration de l’économie que nous redoutions se sont certes en partie matérialisés [Le double dip annoncé par beaucoup depuis 2 ans, c'est ça ?].

La situation a graduellement empiré [sic.], mais pas au point de plonger l’ensemble des pays de l’Union monétaire dans la récession. Nous envisageons toujours une amélioration très progressive de la situation à la fin de cette année ou au début de la suivante. [Ok. Ca emprire, mais ça va aller mieux, surtout vu les politiques d'austérité partout à l'oeuvre... Brillant ce Mario Coué..]

Grâce à la BCE ?

Les baisses de taux d’intérêt de la fin 2011 et de juillet devraient produire leurs effets [Aujourd'hui peut-être, ou alors demain...]

Ainsi que les opérations de prêts à trois ans aux banques menées pour faire face à un risque de restriction du crédit.

[Comme déjà évoqué, j'accuse ici M. Draghi de pur mensonge, au moins par omission, laissant croire que l'argent prêté aux banques est destiné à être re-prêté, alors que le but était d'empêcher l'écroulement bancaire] [Par ailleurs, tout le monde notera que cela n'a pas marché, mais c'est juste un détail j'imagine...]

La BCE ne devrait pas, comme le demande le FMI, faire davantage pour soulager l’économie ?

Nous sommes très ouverts et n’avons pas de tabous. [Non ???? Genre augmenter les salaires, laisser couler les banques, virer les PDG incompétents, nationaliser une partie du secteur ?]

Nous avons décidé de réduire les taux d’intérêt à moins de 1 % car nous prédisions que l’inflation serait proche ou inférieure à 2 % début 2013. Il est désormais probable qu’elle reflue dès fin 2012.

Notre mandat est de maintenir la stabilité des prix pour éviter une inflation trop élevée mais aussi une baisse généralisée et globale des prix. Si nous constatons de tels risques de déflation, nous agirons. [Yeeeeeeeeeees, planche à billets à gogo en vue !!!]

Le Conseil européen des 28 et 29 juin a été salué par les marchés qui depuis ont exprimé des doutes…

Le sommet a été un succès. [Arrrrrrrrrrrrrrrrrrffffffffffff. Oui, ça se voit. Un grand succès pendant 2 jours]

Pour la première fois, me semble-t-il, un message clair a été donné : sortir de la crise avec plus d’Europe.

[Ah, ouf. C'est vrai que mes analyses me laissent penser qu'il fallait plus d'argent pour rembourser, mais si plus d’Europe suffit, alors...]

En mettant en place une feuille de route pour créer une union à quatre composantes : financière, fiscale, économique et politique.

["Suzaaaanne, vous ne sauriez pas où j'ai rangé le mot 'social', je ne le retrouve plus ?"]

Avec des outils concrets : une union financière, un superviseur bancaire, des fonds de secours à même de recapitaliser les banques quand cette supervision sera en place. Et un calendrier de mise en oeuvre.

[Purée, qu'est-ce qu'ils sont bons ces grands visionnaires, voilà le rêve européen incarné : une union financière ! Au moins, on comprend clairement qui va bénéficier de l'Union désormais : la finance... Au passage "union financière" c'est du gloubiboulga linguistique, et cela ne veut rien dire, mais bon, pas grave... Financiers de tous les pays, unissez-vous !]

Ce sont des solutions de long terme. Ne faut-il pas aussi gérer l’urgence ?

Laissez-moi vous parler de mon expérience. En 1988, le comité Delors avait tracé la voie vers l’Union monétaire, avec un objectif, un calendrier, des engagements à respecter. Cette perspective a débouché sur le traité de Maastricht en 1992.

A l’époque, les taux d’emprunts de l’Italie étaient très élevés. Mais ils se sont brusquement réduits, avant même que ne diminue le déficit, qui était à 11 %, du PIB, lorsque l’Italie s’est engagée dans ce projet d’Union monétaire.

[et cette baisse des taux folle aura conduit à couler l'Italie à terme, un détail. Mais il a raison, les marchés croient n'importe quoi...]

Cela m’incite à penser que, si les pays s’engagent de façon ferme, même à long terme, cela a des effets sur le court terme.

[Pensée typique de l'école d’économie Sainte Rita de Lourdes]

On reproche à la BCE de ne pas en faire plus pour les Etats. Attend-elle que les gouvernements fassent des efforts avant d’agir ?

[Pour le journaliste : 200 Md€ d'obligations pourries + 1000 Md€ de créances en bonne parties pourries avec du collatéral en pourrissement, ce n'est pas assez ? On sera content seulement quand la BCE coulera !?]

Cette idée d’un marchandage entre les Etats et la BCE est un quiproquo. Notre mandat n’est pas de résoudre les problèmes financiers des Etats mais d’assurer la stabilité des prix et de contribuer à la stabilité du système financier en toute indépendance.

[Pour le coup bien répondu Mario !]

Que pensez-vous du pacte de croissance cher à M. Hollande ?

Il aidera sûrement. Mais il faut aller plus loin, chaque Etat doit aussi faire des efforts.

[Ah bah flûte, un "pacte" ne suffit plus maintenant ??????????????????]

Vous pensez à des réformes structurelles plus qu’à de la relance keynésienne ?

Oui, même si on se focalise trop souvent sur la réforme du marché du travail qui ne se traduit pas toujours par une amélioration de la compétitivité, car les entreprises profitent parfois de monopoles ou de rentes de situation. Il faut aussi regarder les marchés de produits et services et libéraliser quand c’est nécessaire. [sic.]

Politiquement, ce sont des décisions difficiles à prendre. Un agenda européen et un renforcement de la prise de décisions communes au niveau européen aideraient grandement dans ces domaines.

[ben oui, on va décider à la place des pays, et vous allez voir, ça va renforcer l'Europe. Arf...]

C’est donc la victoire des thèses libérales ?

[Mais ils ne sont pas censés être de gauche au Monde ? ;) ]

Non. Mettre fin à certaines rentes de situation est une question de justice, pour les employés et les entrepreneurs et pour tous les citoyens.

[Amusant. Et une banque centrale, ce n'est pas "une rente de situation" par hasard ?]

Que pensez-vous de la politique menée en France ?

Je me félicite de la poursuite de l’assainissement budgétaire et salue aussi la priorité accordée à la croissance potentielle qui posera les jalons de la reprise. Le désendettement est indispensable. Et le pays doit respecter son engagement d’un retour du déficit à 3 % du PIB en 2013 et ainsi continuer de profiter de taux d’intérêt faibles.

Vous êtes l’un des hommes les plus influents d’Europe mais vous n’êtes pas élu. Cela ne pose-t-il pas un problème de légitimité démocratique ?

Je suis conscient de l’importance de rendre des comptes. Je vais une petite dizaine de fois par an devant le Parlement européen, et nous sommes très actifs en termes de communication.

[Mario : ton service de presse t'a t il bien transmis les mails des lecteurs de ce blog demandant de meilleures statistiques ?]

Nous sommes prêts à faire davantage, si nos pouvoirs devaient être renforcés.

[Croisons les doigts pour que cela n'arrive pas !] [...]

D’une certaine façon, vous êtes très allemand quand vous soutenez les appels à l’Union politique lancés par Angela Merkel…

[teut teut teut. Les Allemands ne sont pas plus fédéralistes que les autres. Le coeur de l'arnaque, c'est que 100 % des pays veulent bien plus d’Europe, mais à condition que ce soit une Europe qui défende leur vision nationale. Les allemands veulent plus d’Europe allemande, les français plus d'Europe française, etc. Et comme les visions nationales sont incompatibles, cela n'avancera jamais. Les allemands ne voudront jamais un président européen italien, qui applique une politique de type espagnole]

Tout mouvement vers une union financière, budgétaire et politique est à mon sens inévitable et conduira à la création de nouvelles entités supranationales.

[Oui, face au beau succès actuel des technocrates, toujours plus !]

Dans certains pays, le transfert de souveraineté – je préfère parler de partage – que cela implique est un enjeu majeur, dans d’autres, non. Avec la mondialisation, c’est précisément en partageant la souveraineté que les pays peuvent mieux la conserver. A long terme, l’euro doit être fondé sur une plus grande intégration.

[Pipeau classique : abandonnez de la souveraineté nationale, on en aura plus au global. C’est joli, mais c'est faux. Exemple : on a perdu le contrôle des capitaux au niveau national, mais en quoi en avons nous gagné au niveau européen ? La raison est simple : il y a désaccord profond entre les pays, et le système de décision n'étant pas démocratique, la majorité ne peut jamais gagner]

Une sortie de Grèce de la zone euro est-elle d’actualité ?

Notre préférence, sans équivoque, est que la Grèce reste dans la zone euro. Mais c’est du ressort du gouvernement grec.

[tiens, le discours change... Mais je pense que la Grèce ne sortira pas de l'euro, c'est l'euro qui sortira de la Grèce, et des autres pays...]

Il a fait part de son engagement, il doit maintenant donner des résultats. Quant à la renégociation du mémorandum [pour assouplir les réformes imposées au pays], je ne prendrai aucune position avant d’avoir vu le rapport de la “troïka”.

Les ministres des finances de la zone euro ont finalisé vendredi 20 juillet le plan d’aide aux banques espagnoles. Est-ce suffisant pour éviter un naufrage du pays ?

Une chose importante concerne l’implication des créanciers seniors des banques : la BCE considère qu’elle doit être possible en cas de liquidation d’une banque. Il faut protéger les épargnants, mais les créanciers devraient être associés à la résolution de la crise pour limiter l’engagement des contribuables. Ils ont déjà beaucoup payé.

[Mais c’est juste un principe libéral de base de responsabilité ça !!! Comment ça " les créanciers devraient être associés", mais c’est une évidence. Et même c'est 100 % de perte pour les actionnaires et 75% pour les créanciers privés AVANT qu'un euro public ne vienne au secours de ces banques enfin !!!!]

Pensez-vous partir serein en vacances cet été ?

Je ne prévois jamais mes vacances et ne pars que quelques jours. Une chose est certaine, je n’irai pas en Polynésie, c’est trop loin.

[Merci pour cette information capitale]

L’euro est donc toujours en danger ?

Non, absolument pas.

[Arfff]

On voit des analystes imaginer des scénarios d’explosion de la zone euro. C’est méconnaître le capital politique que nos dirigeants ont investi dans cette union et le soutien des Européens. L’euro est irréversible !

[Celle là, je la garde bien au chaud pour dans 2 ans...] [Les dirigeants ont en effet investi un énorme capital politique, mais pratiquement 0 euros. On va voir s'ils sont prêts à investir des centaines de milliards...]

73 réponses à [Décryptage] Non, M. Dragui, l’euro n’est pas irréversible…

  1. Vénus-Etoile du Berger Le 23 juillet 2012 à 06h12
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    Chouette, Mario ne part pas en vacances très loin, nous sommes sauvés, en effet c’est très important(hum), il sera donc joignable 24h/24h, et cela nous évitera les décalages horaires…
    Allo Mario, Allo les pompiers, il y a le feu !
    « union financière », tiens un nouveau concept, il innove en  transformant « union européenne » en « union financière »
    Pour le fond de secours à zéro euros, pas mal non plus, il va drôlement bien fonctionner ce fond, pin pon, on va mobiliser tous les pompiers.
    Concernant la Grèce, le problème est devenu secondaire. Tous Cap sur l’Espagne.
    Attention toutefois, l’Espagne a lâché les taureaux dans les ruelles pavées.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 25 juillet 2012 à 08h31
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      Crise de la dette : Madrid pris au dépourvu
      L’Espagne hier a publié une déclaration commune avec Rome et Paris sur les accords européens visant à protéger la zone euro, déclaration aussitôt démentie par Paris et Rome.
      Madrid tente par de multiples déclarations, pris au dépourvu, Madrid ne parvient pas à rassurer sur sa solvabilité devant faire face à des taux d’emprunts insoutenables sur les marchés.
      Le ministre de l’économie, Luis de Guindos, doit se rendre aujourd’hui à Paris pour rencontrer Pierre Moscovici, après avoir vu hier le ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble.
      La BCE a refusé la demande d’achat de la dette espagnole.
      La Catalogne commence à demander de l’aide financière pour boucler 2012.
      Concernant les feux de forêt en Catalogne, les pompiers français et espagnols s’entraident.
      Manifestement pour les pompiers « financiers » c’est tout autre.


      • Vénus-Etoile du Berger Le 28 juillet 2012 à 06h47
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        Vendredi 28 juillet 2012
        Madrid étant pris au dépourvu et
        Suite aux entretiens français et allemand avec l’Espagne,
        La France et l’Allemagne se mettent d’accord sur le sujet de Madrid.
        « La France et l’Allemagne sont fondamentalement attachées à l’intégrité de la zone euro. Elles sont déterminées à tout faire pour la protéger » ont déclaré le 27 juillet Angela et François dans un communiqué commun.
        Finalement la BCE va intervenir. Suite à l’annonce de Mario Dragui »la BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour sauver l’euro…Et croyez-moi ce sera suffisant »,  les marchés se sont un peu calmés ce vendredi mais nous pouvons nous poser la question pour combien de temps ?  
        Depuis ces déclarations, des hypothèses se dessinent sur les mesures que l’institution monétaire de Francfort pourrait prendre.
        Première hypothèse, elle pourrait recommencer ses achats de dettes publiques sur les marchés secondaires, arrêtés depuis des mois afin de contenir l’envolée des taux espagnols.
        Seconde hypothèse, elle pourrait accorder une licence bancaire au fonds de secours européen provisoire, FESF et au MES, pour qu’ils puissent venir emprunter à ses guichets. En échange, il leur reviendrait d’intervenir sur le marché obligataire, comme cela a déjà été acté par les responsables politiques européens.
        Le ministre des finances Wolfgang Schaüble s’est félicité jeudi 27 juillet des propos du président de la BCE : « la BCE remplit sa mission et le gouvernement allemand fera tout au niveau politique pour sauver la zone euro ».   


  2. celejeun Le 23 juillet 2012 à 06h17
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    ” Les citoyens de l’UE ont voté pour que votre mandat soit concentré sur la stabilité des prix ” 

    Mario Draghi (né le 3 septembre 1947 à Rome) est un économiste, banquier et ancien haut fonctionnaire italien. Vice-président pour l’Europe deGoldman Sachs entre 2002 et 200512, puis gouverneur de la Banque d’Italie entre 2006 et 2011, il est maintenant président de la Banque centrale européenne (BCE). Source Wikipédia link to fr.wikipedia.org 

    Personne n’a voté pour lui 


    • Villon Le 23 juillet 2012 à 20h32
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      Les français ont voté le traité de Maastricht qui définit le mandat de la BCE…


  3. Grrr Le 23 juillet 2012 à 06h39
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    ["Suzaaaanne, vous ne sauriez pas où j'ai rangé le mot 'social', je ne le retrouve plus ?"]
    Tout est dit!


    • step Le 23 juillet 2012 à 08h42
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      je me fesait la même remarque en lisant le texte original. C’est vrai social, c’est un gros mot chez les zélotes de la non-victoire (modeste) du “libéralisme”.


  4. pat-mail Le 23 juillet 2012 à 06h51
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    “il y a désaccord profond entre les pays, et le système de décision n’étant pas démocratique, la majorité ne peut jamais gagner” Et c’est justement pour çà que le machin a été mis au point.Le peuple vote mal… Comme vous dites que la crise se réglera lorsque les “Bétencourt” prendront leurs pertes, ils vont repousser çà le plus longtemps possible.Privatisation des gains, nationalisation des pertes…


  5. liervol Le 23 juillet 2012 à 07h23
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    Je salue votre blog, heureusement qu’il y a d’autres courants de pensées sur le net que le blog de Paul Jorion qui a viré à la secte et où il n’est plus possible de sortir du langage du maître qui pour se rendre intéressant continue de nier la création monétaire par le crédit en jouant sur les mots. Seul François Leclerc rend encore ce blog quelque peu intéressant. Merci donc de votre travail sans fioriture et surtout sans grosse tête.


    • dany Le 23 juillet 2012 à 08h21
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      Olivier et Francois Leclerc , un tandem qui aurait de la gueule…Mais il faudrait sérieusement augmenté les dons qui sont ridicules jusqu’à présent par rapport au travail fourni…En plus pas de réponse pour un envoi de chèque…


  6. milou Le 23 juillet 2012 à 07h26
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    Ah, Non, et, je m’inscris en faux.
    L’Ecole de Sainte RITA se trouve à Sainte Marie de la mer, et, non à Lourdes.
    Merci Olivier pour ce bon billet. 


  7. christo Le 23 juillet 2012 à 08h03
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    Attention Olivier.
    Tu mets parfaitement en exergue, tu pointes parfaitement (et à raison) la crapulerie de la BCE, de Sarkozy…
    Ces gens là trichent.
    Mais ça ne date pas de 2008.
    Je te rappelle que nous “violons” le traité de Maastricht depuis… le début. ;-)
    Aussi, il faut faire attention à bien faire un tour sur soi même.
    En d’autres termes, c’est bien parce que ces gens là trichent, mentent, violent depuis 15 ans… qu’ils vont continuer !
    C’est une self reinforced loop… Comment veux tu qu’ils fassent machine arrière. maintenant ?
    Draghi est un homme clé. Et un homme dangereux. Il ira jusqu’au bout. Il a été nommé à la BCE, par Merckel et Sarkozy (parfaits complices malgré ce qu’on a dit et ce qu’on continue à dire au sujet de merckel et de la pseudo dissension allemande) précisément pour aller jusqu’au bout.
    Trichet et ses rigolotes mesures “non conventionnelles” ne tenait pas la route. Draghi c’est Super Mario.
    Il est en train de jouer une autre carte : le taux de change. Il va laisser filer l’Euro.
    Bref, le cirque va continuer encore longtemps… Attendre un échec et mat “technique” du système est une grave erreur. La Grèce ne sortira pas de l’Euro. Et encore moins l’Espagne.
    Draghi a lâché le morceau : toute l’affaire est “politique”. C’est pour cette raison que des taux espagnols à 7,50 (ce matin) n’auront aucun effet, car il s’agit d’un vulgaire… élément technique et économique. ;-)
    Ce qui prime c’est le politique : c’est à dire le projet dément porté par des cinglés, à Bruxelles, depuis 15 ans.


    • Antoine Le 23 juillet 2012 à 11h07
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      Laisser filer l’euro, ce serait plutôt une bonne chose, non ?


  8. BA Le 23 juillet 2012 à 08h04
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    Mort de rire !

    Ce billet est hilarant !

    Mario Draghi nous fera toujours rigoler !

    Mario Draghi me rappelle madame la marquise Christine Lagarde !

    C’est pareil : c’est toujours la méthode Coué ! 


    • christo Le 23 juillet 2012 à 14h51
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      Grosse erreur.

      Draghi c’est le mec qui en pleine panique de novembre 2011 (souvenez vous bon sang) a … a injecté 1000 milliards… les LTRO !
      C’est quand même pas rien ça ! Ca a donné 6 mois d’oxygène au système.
      Lagarde à côté c’était une aimable gourde.

      Draghi est un killer. Mais il est prudent, il avance masqué.
       


      • BA Le 23 juillet 2012 à 15h16
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        Mais ça fait belle lurette que Trichet et Draghi injecte des liquidités. Mais pour quel résultat ?

        Hein ?

        Pour quel résultat ?

        Quand le moteur d’une voiture a fondu, la voiture ne peut pas redémarrer.

        Et tous les neuneus peuvent rajouter de l’essence dans le réservoir, la voiture ne pourra pas redémarrer.

        Et tous les neuneus peuvent carrément faire déborder le réservoir de la voiture, l’essence tombera par terre … et la voiture ne pourra TOUJOURS PAS redémarrer. 


  9. Nico Le 23 juillet 2012 à 08h07
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    Merci pour ce décryptage en règle de ce bon vieux Mario qui n’en rate pas une. Sur la question du transfert (partage ?) de souveraineté, je viens de ressortir dans un article de larges extraits du discours de Séguin de 1992, et je trouve que tout y est brillamment décrit. Idem sur le fédéralisme technocratique dont rêvent Drghi, Barroso et consorts. Intéressant à relire aujourd’hui je trouve.J’en mets juste deux extraits :



    “On connaît l’argument: il nous faut faire l’Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi! Comme si le respect des souverainetés interdi­sait la coopération, l’ouverture, la solidarité!
    Je sais bien que l’on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d’essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujourd’hui, de disserter à l’infini sur la signification même du concept de souveraineté, de le décomposer en menus morceaux, d’affirmer qu’il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n’est pas du tout la même chose que l’identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. La méthode est habile. En présentant chaque abandon parcellaire comme n’étant pas en soi décisif, on peut se permettre d’abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu’on vise à la détruire dans son ensemble.  Car il s’agit là d’une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l’est pas !La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas.”
     
    “Que l’on ne s’y trompe pas la logique du processus de l’engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d’un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique.Il ne comporte même pas, en effet – ce serait, après tout, un moindre mal – les garanties du fédéralisme. Car le pouvoir qu’on enlève au peuple, aucun autre peuple ni aucune réunion de peuples n’en hérite. Ce sont des technocrates désignés et contrôlés encore moins démocratiquement qu’auparavant qui en bénéficient et le déficit démocratique, tare originelle de la construction européenne, s’en trouve aggravé.”

    Sur la mondialisation qui prive les nations de leur souveraineté, il faut lire aussi Frédéric Lordon : “La modernité, au sens conceptuel du terme, c’est que des communautés humaines se déclarent maîtresses de leur destin – souveraines. Or, à l’exact inverse de tous ses amis qui répètent en boucle qu’elle est la modernité même, la mondialisation est anti-moderne précisément au sens où elle organise la dépossession des souverainetés partout où elles existent, sans leur offrir la moindre solution de re-création.”
     


    • pat-mail Le 23 juillet 2012 à 09h41
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      Séguin nous avait averti  “D’abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C’est même la première fois qu’un traité est ainsi marqué par la notion d’irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu’il en est dans les systèmes où les États fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédération. On sait comment aux États-Unis les États du Nord ont interprété ce droit quand les États du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. ”
      (…)
      “Bref, quand, du fait de l’application des accords de Maastricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. ”
      Séguin n’est pas mon idole et n’a pas eu raison sur tout.Mais , il a été l’un des très (trop) rares hommes politiques français (avec Chevennement) a risquer leur carrière et oser s’exprimer contre Maastricit.
      Chirac, avec son appel de Cochin ( link to fr.wikisource.org ) s’était remis dans le bon chemin après une mise au placard assez longue…Une idée me gratte : et si Chirac avait soumis la constitution au référendum en espérant le non ?…


    • bourdeaux Le 23 juillet 2012 à 09h44
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      Merci pour ce lien ! Bel hommage à SEGUIN avec en plus quelques dessins amusants (j’aime bien celui de la manif’ des représentants du peuple…)


  10. Vénus-Etoile du Berger Le 23 juillet 2012 à 08h46
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    le 23 juillet infos sur les marchés
    Madrid et Londres broient du noir pourtant ils sont dans le rouge !

    Tout comme à Paris, les marchés broient du noir lors des premiers échanges. A Londres, le Footsie perd 0,8%. A Madrid, la baisse est encore plus sévère, l’indice reculant de 1,8%. 
    À Francfort, l’indice des valeurs vedettes Dax a ouvert en baisse de 1,02%, à 6561,87 points. 


  11. BA Le 23 juillet 2012 à 08h55
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    Lundi 23 juillet 2012 :
     
    Vers 11 heures :
     
    Espagne : taux des obligationsà 10 ans : 7,524 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi haut depuis la création de l’euro.
     
    link to bloomberg.com
     
    Espagne : la chute du PIB s’est accentuée au 2e trimestre, à -0,4%.

    L’activité économique de l’Espagne, entrée en récession au premier trimestre, a diminué à un rythme plus intense entre avril et juin que les deux trimestres précédents, selon des estimations de la Banque d’Espagne publiées lundi dans son bulletin mensuel.

    L’activité économique a reculé de 0,4%, par rapport au premier trimestre 2012 qui avait déjà enregistré une baisse du PIB de 0,3%, alors que le gouvernement prévoit une contraction de l’activité de 1,5% sur l’ensemble de l’année.
     
    link to romandie.com


  12. step Le 23 juillet 2012 à 08h55
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    je sens olivier moqueur sur ce post. une petite coquille “le “pour mensonge”", labsus surement signifiant que ce pur mensonge est très orienté !

    Dans ce discours je ne sais pas ce qui m’attère le plus, la morphine dispensée aux foules, l’antidémocratisme du personnage qui confond responsabilité elective et communication (mais qui résume bien la pauvreté de nos choix démocratiques, ou seul les ”éléments de langage” distingue les projets politiques), et son “libéralisme attrape couillon”, ou la privatisation des services publics passe avant la responsabilité des acteurs privés. Les question du journaliste sont tout aussi inquiétantes, car elles montrent une confusion intellectuelle sur les rôles d’une banque centrale. Bref, l’étât de la tête pensante économique européenne sombre progressivement dans le navrant.


  13. bourdeaux Le 23 juillet 2012 à 09h26
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    Les déclarations et « feuilles de route » qui se succèdent transportent progressivement le sujet vers la palette psychologique, abandonnant l’économique. Le capital politique investi dont parle M.DRAGHI est aujourd’hui le plus important à sauver aux yeux des politiques qui se trompent depuis 4 ans – au moins- sur les réponses à donner. L’avenir de l’Europe est aujourd’hui subordonné aux décisions de gens qui ont investi l’intégralité de leur engagement politique dans un mécanisme et un raisonnement qui mènent à l’échec ; nous assistons donc à un phénomène psychologique classique : je connais l’issue fatale, mais, la redoutant plus que tout pour moi-même, je préfère l’aggraver en la retardant, en la niant, puisque en reconnaître la réalité, cela condamnerait mon action passée et confierait à d’autres le soin d’y porter remêde.


  14. erde Le 23 juillet 2012 à 09h40
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    Tous nos problèmes pourraient être vite résolus.
    En réalité, aucun de ces messieurs oligarques ne désirent changer quoique ce soit !
    Tout juste dans la fonction de débiter des gloubis gloubas pour endormir le bon peuple.
    Notre société “capitaliste” n’a jamais été aussi “riche” et les trous dans la comptabilité de l’un font le bonheur de l’autre.
    Pour preuve ce qui suit…..
     
     
    “Les actifs financiers détenus par des particuliers et leurs familles et dissimulés dans des paradis fiscaux atteignent entre 21.000 et 32.000 milliards de dollars (entre 17.000 et 25.500 milliards d’euros) selon une étude publiée dimanche 22 juillet par le groupe de pression Tax Justice Network.
    L’étude, qui ne prend pas en compte des actifs non financiers comme les biens immobiliers ou l’or, estime à 280 milliards de dollars (225 milliards d’euros) le manque à gagner pour les Etats, en terme de revenus fiscaux.
    La recherche menée par James Henry, ancien économiste en chef pour le cabinet McKinsey, s’est basée sur des chiffres de la Banque mondiale, du Fonds monetaire international, des Nations unies et des banques centrales.
    James Henry a qualifié d’”énorme trou noir dans l’économie mondiale” les fortunes personnelles détenues dans des paradis fiscaux.
    (Avec Reuters)
    link to challenges.fr


  15. BA Le 23 juillet 2012 à 10h33
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    Italie :
     
    La Bourse de Milan connaissait une nouvelle journée noire lundi et chutait de près de 5% à la mi-journée, dans un marché plombé par les craintes des investisseurs à l’égard de l’Espagne.
     
    Vers 10H05 GMT, l’indice vedette FTSE Mib, qui avait clôturé sur une chute de 4,39% vendredi, se repliait de 4,86% après avoir brièvement lâché plus de 5%.
     
    En première ligne en cas d’aggravation de la crise de la zone euro car leurs portefeuilles débordent de titres de dette italiens, les banques italiennes s’effondraient.
     
    Banca Monte dei Paschi di Siena chutait ainsi de 8,96% à 0,1432 euro, Intesa Sanpaolo de 8,96% à 0,8535 euro, UBI Banca de 8,01% à 1,917 euro et Banca Popolare di Milano de 7,64% à 0,2985 euro.
     
    Grèce :
     
    L’indice de la Bourse d’Athènes (Athex) a plongé lundi à la mi-journée de 6,71 % dans le sillage de la chute des principales bourses de la zone euro, plombées notamment par la situation en Espagne et les incertitudes en Grèce.
     
    L’Athex a ouvert lundi à 07H30 GMT en baisse de plus de 2% avant de dégringoler deux heures et demi plus tard. L’indice des banques (FTSBE) subissait les plus fortes pertes.
     
    link to boursorama.com


  16. Vic Mars Le 23 juillet 2012 à 11h14
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    Une autre analyse, un autre décryptage de l’interviouve de Draghi
    link to u-p-r.fr
     


  17. Patrick-Louis Vincent Le 23 juillet 2012 à 11h46
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    Tout est réglé ; sans réaction des peuples, nous auront une Europe fédérale, un empire, pendant de l’empire américain, et ces deux empires scelleront leur destin, pour le meilleur et pour le pire.


  18. Namurois Le 23 juillet 2012 à 12h47
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    Merci Olivier pour ce billet.
    Si on regarde les déclarations des différents intervenants politiques et financiers, il devient de plus en plus difficile de concevoir un fil conducteur, dans cette politique européenne. Peter Doyle démissionne du FMI et dit exactement le contraire de ce que prétend  super Mario.
    Une seule vérité semble s’imposer: la démocratie n’est plus qu’un argument de vente pour un système qui n’en veut plus!
     


  19. Patrick Luder Le 23 juillet 2012 à 13h06
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    A en croire les médias, la politique financière Européenne se dirige simplement vers un accroissement des dettes, donc sans graves problèmes à court terme et en reportant tous les risques à future indéterminé (Ah comme cette (non) solution est facile) …
      
    A voir les marchés financiers recentrer les investissements dans quelques zones spécifiques, le monde de la finance se prépare tout de même à des changements importants dans les zones économiques principales (USA + Asie + Europe + Moyen-Orient).
      
    Deux types d’événements majeurs feront basculer la finance internationale dans deux options, mais aucune porte ne s’ouvre actuellement pour rechercher un équilibre et éviter les dérives, certainement que la tâche est déjà devenue trop grande pour s’y aventurer.
    ° Evénement type 1° : Nouvelles crises de dettes Européennes (villes + régions + pays + banques + entreprises publiques etc.). // On continue (on accélère) le passage de dettes spécifiques à de la dette commune ? … Ou on stoppe l’augmentation de dettes quitte à laisser faire faillite des banques et des instituts publiques, ou à les laisser se restructurer librement avec rachat à bas prix de l’actif par le système financier … (Hummm, les belles affaires en perspectives!) ?
    ° Evénement type 2° : Arrivée à échéances de prêts importants (évidemment non remboursables). // On reconduit les dettes en les augmentant au passage, au travers des marchés conventionnels (capitaux-retraites + investisseurs-voleurs) le solde au travers de la dette commune Européenne ? … Ou on stoppe l’augmentation de dettes quitte à laisser les institutions Etatiques faire faillite ou se restructurer ?
    ° Option 1° du financiarisme : Continuer l’endettement par empilement, ce qui devrait éviter l’inflation. Eventuellement reprendre un peu de pure création monétaire contrôlée (Ahemm, ahemm … ).
    ° Option 2° du financiarisme : il n’y a pas d’option 2, pour toute question se reporter à l’option 1 …
      
    Circulez, y a rien à voir ! Les grandes questions de régulation et d’équilibre ne sont pas à l’ordre du jour, et les questions essentielles d’éthique ou de coresponsabilité n’existent même pas. En résumé, les USA nous montrent encore une fois la voie à suivre => augmentation systématique des plafonds, endettement abyssal (ce qui est profond ne se voit pas) et politique à court terme sans questionnement sur l’avenir, seuls compte la continuité du profit immédiat, quelque soit le prix à en payer (par les autres bien entendu).
      
    En résumé nous sommes bien obligés de continuer sans avoir notre mot à dire, jusqu’à remplacement par d’un système par un autre ou jusqu’à un très peu probable effondrement final qui verrait voir le jour d’un nouveau système (ce qui revient au même) => Pour le moment donc, nous allons simplement continuer, le changement, c’est pour demain (ou après-demain) !
      


  20. reset Le 23 juillet 2012 à 13h12
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    les milles ans de l’empire EURO durera combien de temps finalement ?


    • pat-mail Le 23 juillet 2012 à 14h27
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      L’URSS a duré 1989-1917=72 ans
      L’  “Europe” a commencé peu après 1945.Donc, si on fait moins de connerie que les soviets, on devrait durer 1945+72 =2017 ( Ah zut, je m’attendais à plus ! )


  21. BA Le 23 juillet 2012 à 13h13
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    Lundi 23 juillet 2012 :
     
    Panique boursière en Europe, l’Espagne et la Grèce au centre des inquiètudes.
     
    Les Bourses européennes creusent leurs pertes à mi-séance, les finances publiques de la Grèce et de l’Espagne faisant souffler un vent de panique sur la zone euro, malgré l’assurance du ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos, que Madrid n’envisage pas de faire appel à un plan de sauvetage pour l’Etat, en plus de celui pour ses banques.
     
    link to capital.fr
     
    Vers 15 heures 15 :
     
    France : la Bourse de Paris chute de 3 %.
     
    Italie : la Bourse de Milan chute de 4,08 %.
     
    Espagne : la Bourse de Madrid chute de 2,55 %.
     
    Grèce : la Bourse d’Athènes chute de 7,13 %.


  22. Roger Raoul Le 23 juillet 2012 à 13h18
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    Bonjour Olivier, bonjour à tous,
     
    Un grand moment de rigolade (même si le fond est plutôt sombre).
    On a le sentiment, en lisant cette interview, que le discours de la BCE devient une copie conforme de la FED (inquiétude bidon sur la déflation, suggestion de pouvoirs plus étendus, prêt à tout pour sauver l’euro…etc) ce qui est particulièrement inquiétant quand on voit le bilan de Ben Bernanke.
     
     
    Merci pour ce billet incisif, Olivier, c’est très rafraichissant en cette période caniculaire :)
     
     


  23. GG75 Le 23 juillet 2012 à 14h00
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    Olivier,
    Je lis ce blog depuis peu et je reconnais que c’est une excellente source d’information. Je suis bien conscient que la situation est grave et que quelque fois nos hommes politiques ne sont pas à la hauteur des enjeux. En revanche le coté “je ne fais que dénoncer la situation mais je ne apporter suis pas la pour proposer des solutions sortie de crise” est très frustrant. Ce problème ressort également dans toutes vos interview ou votre propos perd de sa pertinence (un peu comme Delamarche) par manque de solution.
    Mon avis est que Rome ne s’est pas faite en un jour et jusqu’à aujourd’hui l’Europe n’avance qu’en période de crise. Le poids politique et surtout économique de l’europe uni a considérablement progressé depuis 2007 n’en déplaise à toutes les Cassandre. La meilleures preuve est le cour Eur/USD qui reste tourjours en faveur de l’euro (meme s’il a baissé). Je rappelle qu’a son introduction le cour est tombé à 0.85…
    Je lis également LEAP2020 et je trouve que leur discours à le mérite de montrer un chemin ce qui n’est pas du tout votre cas. Je suis complètement d’accord avec le fait qu’il ne faut pas sous estimer la volonté politique de faire l’Europe. 
    Je recommande cet article qui apporte un angle de vue assez nouveaux sur la situation
    link to lefigaro.fr
     
     


  24. BA Le 23 juillet 2012 à 14h09
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    Lundi 23 juillet 2012 :
     
    A propos de la faillite de l’Espagne, lisez cet article du journal espagnol EL CONFIDENCIAL :
     
    Il n’y a plus de solution, sauf : le sauvetage, ou le défaut de paiement, ou la sortie de l’euro.
     
    Le gouvernement jette l’éponge : « C’est une question de jours, ou vous nous aidez, ou nous coulons. »
     
    A compter d’aujourd’hui, le gouvernement de Mariano Rajoy fait face à l’une des semaines les plus cruciales de son mandat. A la fermeture des marchés la semaine dernière, la prime de risque était au-dessus des 600 points de base, elle a atteint 640 points de base dans les premières heures d’aujourd’hui lundi. Deux régions, la région de Valence et la région de Murcie, ont demandé le sauvetage de l’Etat parce qu’elles n’ont plus de liquidités et parce qu’elles ne peuvent plus payer leurs employés. La rue a atteint le point d’ébullition. Ce qui se passe à partir d’aujourd’hui peut être définitif.
     
    “Ce qui arrive à l’Espagne n’est pas uniquement la preuve de l’échec de nos politiques et de notre pays depuis toutes ces années, c’est également la preuve de l’échec du projet européen, de l’incompétence des dirigeants européens, et de la futilité de leurs décisions”, déclarent les proches de Mariano Rajoy. Le gouvernement espagnol n’a plus aucun moyen de faire quoi que ce soit et il ne dépend que des décisions prises à Bruxelles.
     
    “Ou vous nous aidez, ou nous coulons et nous entraînons toute l’Europe. C’est une question de jours. Ici en Espagne, nous ne pouvons pas agir avec cette lenteur exaspérante avec laquelle agissent habituellement les dirigeants de Bruxelles”, a déclaré le ministre de l’Economie. La BCE, comme il l’a rappelé la semaine dernière au nom de l’ensemble du gouvernement, doit rompre avec sa politique traditionnelle : la BCE doit soit acheter de la dette espagnole, soit au moins faire un geste pour injecter de l’argent sur ​​les marchés. Il pense que cela doit être fait à très court terme.
     
    link to elconfidencial.com


    • Patrick Luder Le 23 juillet 2012 à 17h30
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      Si le remède rend le malade encore plus malade, c’est qu’il faut encore plus de remède ! 
       
      Dette pour villes,
      Dette pour régions,
      Dette pour Etats,
      Dette pour banques,
      Dette pour dette,
      Dette pour prêts,
      Dette pour économie,
      Dette pour consommation,
      Dette pour croissance,
      Dette pour gains en production,
      Dette pour chômage,
      Dette pour ménages, 
      Dette pour imôts,
      Dette pour tout …
       => Ah mais il vont quand même une fois finir par comprendre …
       … peut-être … une fois …


  25. Jyves Le 23 juillet 2012 à 14h37
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    J’entends bien que la situation n’est pas tenable, mais je n’ai encore JAMAIS lu une explication claire indiquant qu’un sortie de l’Euro était une bonne chose. Que cela soit proclamé certes, que cela soit démontré, c’est une autre chose.
    Par ailleurs, le CAC est à peu près au même niveau qu’au 1er Janvier, la baisse d’aujourd’hui est un épiphénomène.


    • Patrick Luder Le 23 juillet 2012 à 17h45
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      @ Jyves,
       
        
       
      Pour sortir du marasme ambiant, il faudrait non pas plus d’ouverture aux marchés et à la finance, mais plus de régulation, plus d’équilibre, une remise en question sur l’économie mondiale et de ses dérives, ainsi qu’une réflexion sur les futures crises à venir (énergie, biosphère, humanité, commerces etc.).
       
        
       
      Si L’Europe entrait dans une réflexion générale avec des essais de progrès politico-financier régionnaux, l’Europe serait une excellente solution aux crises actuelles et futures, mais l’Europe n’en prend pas du tout le chemin, la seule réponse des actuels pouvoirs en place est une réponse par de la dette à tous les niveaux, sans accompagnement de questions ni de début de mesures concrètes. Alors si des pays ont le courage de réformes, ils seront gagnants de prendre les devants … mais d’accord avec vous, sortir de l’Euro sans réflexions profondes ne servira à rien.
       
        
       
      Une évolution durable nécessite du temps qui se compte en décennies => et le temps est ce qui manque le plus.
       
        
       
      Tout s’accélère, et juste gagner “du temps”,
       
      devient de plus en plus risible
       
      (rire jaune bien entendu).
        


  26. lee Le 23 juillet 2012 à 14h46
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    Ca a l’air archicuit pour la Grèce :
    SPIEGEL: The IMF Will Pull The Plug On Greek Aid

    link to globaleconomicanalysis.blogspot.com
     
    link to businessinsider.com


  27. Richard Wagrez Le 23 juillet 2012 à 15h12
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    C’est facile de critiquer. Imaginez maintenant que Mario Draghi ait dit:”notre mission n’est pas de sauver l’euro”. Que se serait-il passé sur les marchés? Le spread entre les taux allemands et français est ridiculement faible compte tenu des performances économiques de la France. Cette faiblesse est due au fait, qu’aujourd’hui, les marchés financiers veulent croire à l’irréversibilité de l’euro. Cette interview est une opération de communication qui nous sauve, nous français, de la montée de nos taux d’intérêt. Alors un peu de reconnaissance. 


  28. odeur_de_sapin Le 23 juillet 2012 à 16h07
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     Supposons que l’euro meurt … et vu l’obstination autitisque de nos dirigeants européens et nationaux, cela risque peut-être d’être une sorte d’écroulement d’une semaine à l’autre … et probablement aucun plan B d’urgence ne serait prêt.
    J’imagine mal, la fin de l’euro le Vendredi, et le Lundi tout redémarre en Francs.
    Cela se passerait comment pour Mr Michu qui veut aller acheter sa baguette, faire le plein, payer ses impôts fonciers ?
    Du troc ?
    Blocage de tous les transferts d’argent que ce soit en achat ou dépenses pour plusieurs mois ?L’anarchie totale ?


    • Delphin Le 23 juillet 2012 à 16h41
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      Les créatures fictives (“dis moi comment tu parles, je te dirais qui tu es”):
       
      Mme Michu est une créature fictive habituellement utilisée dans les milieux boursiers et péri boursiers, pour représenter le français moyen se livrant petitement à la finance de base.
       
      M. Michu ne sembla habituellement pas usité.
       
      Dans les autres milieux, on emploie les expressions l’homme de la rue, le citoyen lambda, voire le pékin moyen ou plus daté et plus populaire, la mère Denis.
       
      Delphin


      • odeur_de_sapin Le 23 juillet 2012 à 16h56
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        Merci Delphin.
        Je viens de l’inventer, c’est le mari de Mme Michu - J
        Par les temps z’économiquement moroses, soyons créatifs … un peu … je me suis dis que Mme Michu était probablement mariée, et contrairement au cliché ou Mr surf et trade et Mme vaque aux courses, il se trouve que Mr Michu est plutôt du genre terre à terre, il imagine une création/existence de richesse tangible pour chaque euro existant, … gagner de l’argent avec de l’argent (des autres souvent) il laisse cela aux spéculateurs et à Mme.
        Mr Michu donc, vaque aux courses par exemple, c’est lundi, depuis Vendredi l’euro est n’a plus court … il fait comment ?
        C’est surement un peu abrupte comme interrogation, toutefois …


        • Alain Le 23 juillet 2012 à 20h41
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          Bonsoir odeur_de_sapin,
           
          Je ne trouve pas la question abrupte, parce que finalement tous les autres blocs économiques sont gavés d’euro puisque (si j’ai bien compris) leurs propres monnaies sont adossées aux autres monnaies.
           
          Donc au-delà de Mr. Michu, qu’est-ce qui va arriver aux autres devises ? Et je ne parle pas de la Banque Nationale Suisse qui achète de l’euro pour tenir le plancher de CHF 1.20.
           
          Tout cet argent virtuel disparaîtrait ?
           
          @Patrick Luder,
           
          Pour en revenir à l’empilement de dettes, je suis personnellement (et en tant que patron de PME) entrain d’engager un plan massif de désendettement (plus de leasing, amortissement important de ma maison, etc).
           
          Et voilà t’y pas que mon collègue, en dernière année de son MBA, gestion d’entreprise, me conseille de faire des leasing à tout crin (investissement qu’il dit)… et quand je lui raconte qu’on ne peut pas vivre avec des dettes, il me répond : “Bof, si c’est pour payer des impôts, autant faire des dettes”.
           
          Voilà, tout est dit ! NE PAS PAYER D’IMPÔTS ! A tout pris… alors que lui-même a profité d’une école de qualité, de routes de qualité, d’un système de santé de qualité… Pathétique ! Et le pire, c’est qu’il sera le premier à demander l’aide de l’État quand tout sera tombé.


          • Patrick Luder Le 23 juillet 2012 à 21h40
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            C’est un mauvais calcul de penser que faire des dettes économise les impôts ! Les impôts sur les intérêts ne seront toujours qu’une fraction des intérêts, et l’investissement de base peut de toute façon être déduit. Exemple chiffré pour une PME (bénéfice stable), avec un éventuel achat de véhicule …
             
            1° Sans achat de véhicule = 100’000 de bénéfice imposable à 35% = 35’000 d’impôt et 65’000 de cash-flow net // année suivante identique = 70’000 impôts (sur les deux années) pour 130’000 de cash-flow net (investissement possible).
             
            2° Si achat cash d’un véhicule à 30’000 = 70’000 de bénéfice imposable à 35% = 24’500 d’impôt et 45’500 de cash-flow net // année suivante comme 1° = 59’500 d’impôt (sur les deux années) pour 110’500 de cash-flow net + véhicule = 140’500 d’investissement possible.
             
            3° Si leasing d’un véhicule à 30’000 (24*1’300) = 84’400 de bénéfice imposable à 35% = 29’540 d’impôt et 54’860 de cash-flow net // année suivante identique = 59’080 impôts (toujours sur les deux années) pour 109’720 de cash-flow net.
             
            En finalité est-ce que cet achat de véhicule était nécessaire ? Si non, cet argent aurait mieux été investi dans la partie productive de l’entreprise. Si oui, un leasing permet peut-être de lisser impôts et cash-flow, mais trop de leasing ne permet plus d’investissement autre que ce mode de captation => dans l’exemple 2 l’année de l’achat permet de diminuer fortement les impôts et laisse tout le cash à l’année suivante, dans l’exemple 3 il n’y a ni forte réduction d’impôt ni cash important ni sur une année ni sur l’autre, c’est le début de la captation du système. Travailler avec l’exemple 2 permet de mieux décider si les investissements sont nécessaire ou non et de décider du moment de l’investissement. Dans l’exemple 3, une fois le prêt octroyé, il y a une obligation de remboursement sur la durée, ce qui laisse déjà moins de possibilité de manœuvre. Enfin, faire un investissement sans en avoir les moyens (à crédit) donne un risque extrême à la première difficulté. Finalement, faire des emprunts en période de danger signifie simplement la mise en faillite de l’entreprise au moindre ralentissement.
             
            La comptabilité d’une entreprise permet aussi de lisser bénéfices et impôts sur les années. Ce qui est sûr c’est que les montants non investis finissent en partie dans les impôts => mais laisse aussi du cash à l’entreprise.
             
            Une entreprise désendettée est entièrement libre de ses choix et peut passer les mauvaises périodes sans se soucier d’une mise en faillite.


    • Patrick Luder Le 23 juillet 2012 à 18h13
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      C’est excessif, odeur_de_sapin, se sont les Etats (et leurs banques centrales) qui risquent une crise systémique, et sauf guerre générale (dans lequel cas la monnaie ne sera plus le soucis principal), l’économie et la Monnaie Euro auront toujours cours, même si de loudes pertes sont à prévoir pour toutes les personnes qui ont des comptes en banque trop garnis, ou qui misent sur des assurances (Etatiques ou privées) pour finir leurs jours tranquille.


      • odeur_de_sapin Le 23 juillet 2012 à 18h41
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        Bonjour Patrick. Excessif … ? Je ne m’interdis aucune hypothèse disons. L’euro a été crée, pourquoi voudriez vous qu’il ne puisse disparaître ? Je ne le souhaite pas, mais je l’envisage.
        Je penche plutôt vers l’éventualité du “ tout est possible ”, quand je vois nos élites … comment ils gèrent les affaires en temps ’économiques relativement clément depuis 30 ou 40 ans, je me dis que lorsque l’on va vraiment rentrer dans le vif du sujet, dans quelques jours, semaines, mois … je m’attends au pire.
        Si on ne sait pas manœuvrer un bateau par mer calme calme ou grimper une montagne par météocorrect, vous croyez vraiment qu’ils seront plus efficaes et sereins par gros temps ?


        • Patrick Luder Le 23 juillet 2012 à 19h03
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          Pour avoir une réponse, il suffit d’attendre un peu    
            
          De spectateurs, pouvons-nous réellement devenir acteur ?
            
          Mais je pense que nous (simples citoyens) n’avons aucune possibilité d’influence sur le cours des événements. Tout au plus et avec conscience pouvons-nous essayer d’arrêter de cautionner ce avec quoi nous ne sommes plus d’accord. Et même si nous nous retirons de la vie active, il y a des obligations auxquelles nous ne pouvons pas échapper, en tous cas en ayant une famille, assurances maladies, formation de nos enfants, nous sommes bel et bien prisonniers de notre propre société.
            
          Alors finalement, à quoi sert-il de chercher à s’informer et à suivre ce blog (par exemple) ? Ne vaudrait-il pas mieux vivre du mieux possible “au jour-le-jour”, en profitant (sans profit) de chaque instant qui nous est donné ?
            


          • Alain Le 23 juillet 2012 à 20h57
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            @Patrick Luder,
             
            Votre réponse est très intéressante dans la mesure où les populations sont devenues réellement prisonnières du système.
             
            Denis Meadows a dit récemment : “Il y a deux façon d’être heureux. En avoir plus ou en vouloir moins”.
             
            Personnellement, ayant compris depuis quelques années déjà, que la limitation des ressources énergétiques et le pur non-sens que représente une croissance illimitée dans un monde fini, n’allait pas me permettre de toucher une retraite, de me permettre de progresser dans l’échelle sociale (ma progression sociale s’est arrêtée en 2005), j’ai limité mes dépenses, investi dans des biens durables (maison ancienne et bon marché, terres cultivables, formation en permaculture, des poules – ça c’est cool) alors que je conduis des vieilles poubelles, que je n’ai pas de TV (du tout, donc pas d’écrans plats Full-HD de la mort qui tue de 500 cm), que mon PC est sous GNU / Linux et qu’il a 6 ans, que je limite les abonnements, les assurances au strict minimum… bref.
             
            Je pense que c’est une façon de voir le monde, en tout cas, et bien que je sois patron de PME, je pense qu’il est possible de limiter sa dépendance au système. En tout cas, c’est la solution que j’ai trouvé et je suis parfaitement conscient qu’elle ne peut s’appliquer à tout le monde.


  29. DAN Le 23 juillet 2012 à 16h54
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    Maintenant l’engrenage infernal accélère avec la faillite de l’Espagne et de l’Italie . Mr Graghi aurait pu avoir un peu de pudeur en nous racontant sa ” Mârchen Stunde ” conte de fée ,prendre les citoyens européens pour des c… c’est aller trop loin dans le mépris et totalement anti-démocratique voir c’est du fascisme . Je lui suggère de démissionner rapidement car nous citoyens européens nous sommes lasser de tous ces mensonges.


    • Philippe Baer Le 30 juillet 2012 à 13h28
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      C’est bien beau de vouloir tous les voir démissioner ! Mais pour mettre qui à la place ? Quelle personne digne, honnête et consciente voudrait prendre la place de Supermario ?


  30. Dudu Le 23 juillet 2012 à 17h46
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    Allez vous faire un billet sur le Libor un jour ou céder comme les médias Français au silence le plus complet ?


    • lee Le 23 juillet 2012 à 18h10
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      Juste en passant, il n’y a pas que des dettes :
      A supposer que les gouvernements soient en mesure d’imposer ces revenus à 30 %, ce sont entre 155 et 225 milliards d’euros qui rentreraient chaque année dans les caisses, soit davantage que le budget annuel de l’aide au développement. “Un énorme trou noir dans l’économie mondiale”, résume l’auteur de l’étude.
      A ce manque à gagner abyssal pour l’ensemble des pays de la planète, il faut encore ajouter les actifs non financiers des “hyper riches” (œuvres d’art, immobilier, or…), non pris en compte par cette étude, ainsi que l’argent des entreprises et les sommes soustraites légalement au fisc via les mécanismes d’optimisation fiscale.
      link to lemonde.fr


  31. BA Le 23 juillet 2012 à 18h42
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    Lundi 23 juillet 2012 :
     
    Italie : taux des obligationsà 10 ans : 6,337 %.
     
    Espagne : taux des obligationsà 10 ans : 7,498 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi haut depuis la création de l’euro.
     
    link to bloomberg.com
     
    Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, a indiqué lundi qu’il ne voyait aucune raison d’organiser d’urgence un nouveau sommet sur la crise de la zone euro, en dépit de nouvelles craintes des marchés sur la capacité de l’Espagne à maîtriser son déficit public.

    « Je ne crois pas qu’il serait approprié d’organiser un sommet en urgence ou une réunion au niveau européen », a déclaré Mario Monti cité par l’agence Interfax à l’issue d’entretiens avec le président russe, Vladimir Poutine, à Sotchi, dans le sud de la Russie.

    « Plusieurs réunions d’urgence ont été convoquées dans un passé récent et, lors du dernier sommet des dirigeants de la zone euro les 28 et 29 juin, des mesures efficaces ont été prises pour faire face à des situations difficiles », a ajouté M. Monti, selon des propos rapportés par Interfax.
     
    link to romandie.com
     
    J’éclate de rire !
     
    « lors du dernier sommet des dirigeants de la zone euro les 28 et 29 juin, des mesures efficaces ont été prises pour faire face à des situations difficiles »
     
    Mario Monti nous fera toujours rigoler !


    • Error System Le 24 juillet 2012 à 15h39
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      Monsieur Monti n’a pas été élu, il est juste “supporté” par la coalition au parlement Italien qui autrefois était berlusconienne, laquelle coalision voyant sa chute dans les sondages a de moins en moins envie de supporter Monti…
      Berlusconi quant à lui s’apprête à revenir avec à son programme… Le retour à la lire !!!! Sacré Sylvio ! Il est ce qu’il est mais il a du flair…


  32. BA Le 23 juillet 2012 à 21h21
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    Lundi 23 juillet 2012 :
     
    Allemagne, Pays-Bas et Luxembourg sous perspective négative.
     
    L’agence de notation financière Moody’s a abaissé lundi de stable à négative la perspective de la dette publique de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg en raison de l’incertitude croissante sur l’issue de la crise de la dette en zone euro.
     
    Dans son communiqué, l’agence évoque notamment la probabilité de plus en plus forte d’une sortie de la Grèce de l’euro, et l’impact d’un tel événement sur des Etats-membres de la zone euro, dont l’Espagne et l’Italie.
     
    link to romandie.com
     
    En clair :
     
    La Grèce, l’Espagne et l’Italie sont en faillite.
     
    La Grèce, l’Espagne et l’Italie sont en train de se noyer, et ils entraînent les autres Etats de la zone euro vers le fond de l’océan.


  33. veronese Le 24 juillet 2012 à 09h36
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    Et à la fin que croyez vous qu’il arrivera ?
    C’est la BCE qui paiera …
    Et qu’on ne me parle pas de bilan pourri, de quasi faillite pour cette noble institution :
    ce sont des notions qui n’ont aucun sens puisque la BCE a le pouvoir absolu de créer de la monnaie ou de la faire disparaître (d’autres banques centrales l’ont fait bien avant elle, et ça n’a pas été la fin du monde
    Donc, au final, quand il faudra sauver la planète financière, ne vous inquiétez pas, la BCE , contrainte et forcée selon les discours officiels, déversera  ses milliards de liquidités et tirera quasi immédiatement un trait sur les créances pourries détenues  sur les états ou les banques insolvables
    Et tout les puissants de ce monde défileront sur les plateaux de télé pour vanter le président exceptionnel Mario Draghi qui aura éviter au monde un cataclysme financier dévastateur
    Le scénario est écrit


    • bourdeaux Le 24 juillet 2012 à 09h47
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      Mouais…Scénario très plausible en effet. Mais le défilé sur les plateaux télé, faudra qu’ils s’y mettent dans la semaine qui suivra, avant que ne s’y installe la chronique de l’inflation galopante et de l’appauvrissement mutualisé…


    • bourdeaux Le 24 juillet 2012 à 09h53
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      Et j’ajoute que, comme l’allemagne aura plié ses gaules, on pourra disserté sur la valeur à donner à notre nouvelle monnaie, qu’elle soit en francs ou en euros…


  34. jean-luc Le 24 juillet 2012 à 10h52
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    “Nous sommes prêts à faire davantage, si nos pouvoirs devaient être renforcés.”
    “On voit des analystes imaginer des scénarios d’explosion de la zone euro. C’est méconnaître le capital politique que nos dirigeants ont investi dans cette union et le soutien des Européens. L’euro est irréversible !”

    Ces phrases résument assez bien le sentiment qui ressort, pour moi, du fonctionnement et de la gestion de la crise de la Zone Euro : on s’entête dans une direction parce que c’est celle que l’on a choisi de défendre depuis de nombreuses années et l’on ne peut renier tout ce que l’on a fait jusqu’à présent. Et si ça ne marche pas, et bien nous ferons en sorte d’avoir plus de pouvoir pour que nos idées finissent par marcher … pour le bien de tous.
    Et j’ai l’impression que c’est ce qui va finir par arriver. N’entend t-on pas rabâcher depuis quelques temps qu’il faut plus d’Europe, plus de fédéralisme, moins de démocratie (je l’ai encore entendu la semaine dernière), que les peuples ne peuvent pas décider dans ces périodes de crise, qu’il faut laisser faire ceux qui savent ?
    Des idées qui commencent à germer dans certains esprits. Une personne me disait dernièrement : il faut supprimer les élections nationales et mettre à la tête des pays des technocrates dont la gestion est le métier, au moins eux sauront gérer correctement les pays et tout ira bien mieux !!


  35. Raloul Le 25 juillet 2012 à 10h47
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    Bonjour!
     
    Juste un petit mot pour partager quelques discours assez phénoménaux de l’un des rares eurosceptiques au sein du parlement européen, M. Nigel Farage. C’est certes un libéral assez dur, et je ne partage pas vraiment ses opinions en matière d’économie, toutefois c’est hallucinant de constater à quel point il a tapé juste et continue de taper juste concernant l’échec de l’euro, les questions de souveraineté, les multiples et scandaleux dénis de l’UE, etc… Voici un lien vers son site et plusieurs de ses discours et interviews:
    link to nigelfaragemep.co.uk
    On trouve sans problèmes des versions sous-titrées en français sur youtube, si l’anglais est un obstacle. Le ton, bien que parfois virulent et à la limite du convenable, ainsi que le charisme et l’humour du personnage valent en soi déjà le détour…


  36. Philippe Le 25 juillet 2012 à 22h50
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    Oui, magnifique langue de bois en acier trempé de M. Draghi, l’Europe aime la vérité, l’Europe aime la transparence, l’Europe aime ses peuples, l’Euro est irréversible…

    L’ombre d’Orwell plane au-dessus de nos têtes…

    L’Europe… Si vous souhaitez entendre un autre son de cloche sur l’union européenne et l’histoire de sa construction, choses à propos desquelles tous nos politiciens se gardent bien de faire de la pédagogie, je vous encourage vivement à écouter les conférences filmées de François Asselineau (link to u-p-r.fr, puis en bas de page, onglet “Conférences en ligne”… un régal).

    Je dois bien dire que le personnage et son parti (l’UPR) laissent à première vue une image plutôt “poujadiste”, mais les arguments et SURTOUT les explications du fonctionnement de l’institution européenne sont vraiments excellents et viennent combler l’immense déficit d’information dont nous souffrons tous concernant ce sujet pourtant primordial dans nos vies, puisqu’aujourd’hui la plupart des décisions politiques d’importance ne sont plus prises à l’échelon national, mais à Bruxelles (voir par exemple la décision prise à Bruxelles de porter l’âge de la retraite à 67 ans à terme dans tous les pays européens, ou l’imposition par l’union européenne des politiques d’austérité, ou encore l’imposition des cultures OGM malgré l’opposition d’une très large majorité des populations (en France en tout cas), etc.).

    Franchement, M. Asselineau mérite d’être écouté attentivement, il a l’immense mérite d’informer sur ce sujet devenu extrêmement opaque, intouchable même, ensuite à chacun de faire sa propre opinion…


  37. Brice Goe Le 27 juillet 2012 à 13h39
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    A en croire Mario Draghi, ça y est  : l’euro est (vraiment *) sauvé !
    Voir cet article d’aujourd’hui dans le Monde éco :
     
    link to lemonde.fr
     
    La BCE va intervenir très fortement. M. Draghi : “Croyez moi, ce sera suffisant”.
    Mazette, ça va barder.
    Dans cet article, il est écrit que le fait d’accorder une licence bancaire aux fonds de secours (FESF et MES) permettrait aux états en difficulté d’avoir accès à un robinet quasi-intarissable de liquidités.
    Quelqu’un pourrait-il éclairer ma lanterne ?
     
    * : :-D


    • Brice Goe Le 27 juillet 2012 à 16h20
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      Ca foisonne d’articles et autres commentaires.
      Et voilà que maintenant on entend parler de QE pour la zone euro.
      Peut-on faire un rapprochement entre cette histoire de licence bancaire et de la création monétaire ? Puisque la BCE n’a pas le droit de créer de la monnaie au risque d’inflation, elle donnerait les prérogatives aux fonds de secours de le faire ?
      Je comprends bien ou je mélange tout ?


  38. Gus Le 30 juillet 2012 à 10h59
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    “Une chose importante concerne l’implication des créanciers seniors des banques : la BCE considère qu’elle doit être possible en cas de liquidation d’une banque. Il faut protéger les épargnants, mais les créanciers devraient être associés à la résolution de la crise pour limiter l’engagement des contribuables. Ils ont déjà beaucoup payé”.
    Seule phrase importante et sérieuse de cette interview : les créanciers vont devoir prendre leurs pertes, i.e. on évitera pas des défauts. Il aurait mieux valu s’engager là-dedans il y a 2 ans, cela aura fait économiser des Mds aux contribuables inutilement dépensés (mais qui manquent cruellement pour la R&D, les hôpitaux)


  39. Richard Wagrez Le 23 juillet 2012 à 15h17
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    @olivier
    Hors sujet. Le lien vers interview Poncelet ne marche pas. 


  40. Nico Le 23 juillet 2012 à 16h27
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    allez j’en remets une petite louche sur le discours de Séguin, parce que sur la monnaie unique et les transferts budgétaires nécessaires entre pays, il avait quand même clairement annoncé la donne aussi, et ton commentaire m’a fait pensé à un autre extrait. Par ailleurs, est ce que tu sais si beaucoup d’économistes l’expliquaient aussi clairement à l’époque de Maastricht et auraient inspiré Séguin ? Mundell ? Allais ?

    Or, si l’on veut, comme l’affirme le traité, imposer une monnaie unique à tous les pays membres, un effort colossal devra être consenti pour réduire les écarts actuels, qui sont immenses, un effort colossal sans commune mesure avec ce que nous réclame présentement Jacques Delors pour doter ses fonds de cohésion. Il sera sans doute nécessaire de porter progressivement, comme le pensent assez raisonnable­ment, me semble-t-il, certains experts, le budget communau­taire jusqu’à 10% du PIB, c’est-à-dire huit fois plus qu’aujourd’hui. On n’imagine pas un budget de cette ampleur sans un contrôle politique. Cela ne s’est jamais vu. Il faudra donc bien qu’un Parlement européen vote le budget comme un parlement national et qu’un gouvernement, responsable devant lui, l’exécute.
     
    C’est ainsi que la nécessité budgétaire engendrera tout naturellement les organes fédé­raux appelés à gérer un gigantesque système centralisé de redistribution à l’échelle de la Communauté. Et puisqu’il s’agira de redistribuer, ce sera bien entendu aux pays les plus avancés d’en supporter la charge.
     


  41. Tycer Le 23 juillet 2012 à 16h37
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    Le déni de réalité est immense.

    Les pays se dirigent pratiquement tous vers le défauts de paiement ou vers l’hyperinflation.
    Il est IMPOSSIBLE que l’on rembourse notre dette.

    Le jour où le marché le comprend sera le grand tournant car les états ne pourront plus payer leur fonctionnaires et il faudra alors prendre LA décision. 


  42. Marcus Le 23 juillet 2012 à 18h58
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    Dominus vobiscum !


  43. Patrick Luder Le 23 juillet 2012 à 18h00
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    Les marchés veulent que le système perdure (enfin ils l’espèrent car ils n’ont aucune possibilité de sortie générale). S’ils évitent les points apparemment trop chauds, les marchés ne veulent pas que l’imbrication des dettes Européennes devienne inextricable au point d’entrainer une chute en cascade. On continue donc comme si de rien n’était, étant sûr qu’un empilement de dettes ne portera pas à conséquence immédiate, chemin tout tracé (semble t’il) par les USA …
      


  44. Marcus Le 23 juillet 2012 à 18h56
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    C’est bien cette mise au point Olivier !
    Et en effet, il y a ton Blog où chacun discute beaucoup et c’est bien !
    Mais il y a aussi ton livre “STOP, tirons les leçons de la crise” aux éditions Yves Michel.
    ça serait bien que tous les intervenants lisent le livre et il n’est pas interdit d’en faire la pub.
    Bonne soirée à tout le monde.
    Marc


  45. chris06 Le 24 juillet 2012 à 13h27
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    Pour pouvoir gérer correctement il faudrait, me semble t’il, être capable de prévoir les conséquences (à court, moyen et long terme) des décisions qu’on pourrait prendre, non?

    C’est peut être là que le bas blesse, non?

    Un exemple? Quelle seraient les conséquences si la Grèce revenait au Drachme?

    Voici un article qui essaie de répondre à cette question:
    link to ofce.sciences-po.fr 

    C’est pourtant une analyse assez détaillée de la question mais en fait on s’aperçoit en la lisant que la question de départ ne fait que soulever une série d’autres questions.

    Et encore, il ne s’agit que d’une analyse, on pourrait sans doute en faire dix autres si on demandait à dix autres “experts”, qui amèneraient à dix autres séries de questions. 
     
    J’ai bien peur que le système économique et financier soit tellement complexe qu’il est devenu, à proprement parler, ingouvernable.


  46. Patrick Luder Le 25 juillet 2012 à 12h05
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    Excellent … 1ère clef donc : système simple et efficace,
    ce qui rendra aussi compréhensible et utilisable
    et aménera communication et transparence
    pour éviter les dérives et les abus
    et permettre d’évoluer … 


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