Tribune de Marie-France Garaud parue dans le numéro 889 de Marianne daté du 2 mai

Quelle mouche a donc piqué le président Obama pour que celui-ci se lance dans une offensive antirusse sur la finalité de laquelle on s’interroge ? Et comment se fait-il que personne n’ait tenté de lui rappeler quelle importance historique, politique et religieuse revêtait Kiev dans l’histoire russe ?

La Russie n’est pas, comme les Etats-Unis, un Etat encore adolescent, créé il y a quelque deux siècles et demi. La Russie a plus de mille ans d’histoire et ses racines sont indissociables de la terre où elle est née, laquelle est précisément celle de Kiev, dans le bassin du Dniepr, à l’ombre de l’Empire byzantin. Moscou s’en proclama héritière au XVIe siècle et l’aigle des armoiries russes porte toujours les deux têtes couronnées fondatrices, surmontées de la couronne impériale.

Par leurs histoires, Etats-Unis et Russie, Etats contemporains de l’Est et de l’Ouest se révèlent parfaitement antinomiques : l’Etat russe s’est construit à partir d’un espace géographique donné et d’un passé historique partagé, car les Russes n’ont cessé de devoir se battre pour leurs territoires, face aux Mongols, à la France napoléonienne, à l’Allemagne. Les citoyens américains eux aussi savent se battre et ils l’ont fait généreusement pour pallier nos faiblesses, mais ils n’aiment pas faire la guerre, ils se sont même exilés pour la fuir… et ont créé un bras séculier, l’Otan.

La Seconde Guerre mondiale terminée en 1945, le partage des zones d’occupation réglé, on aurait pu penser que les tensions entre les deux grands vainqueurs deviendraient moins houleuses. Mais, non, les Américains constatèrent que Moscou n’allégeait pas la pression et répliquèrent par la création de l’Otan. Sa finalité ? Assurer la défense commune des pays occidentaux : en réalité constituer le bras armé des Etats-Unis face à l’Union soviétique. De fait, l’Otan étendit peu à peu son influence et la formidable campagne déclenchée sous la présidence Reagan contre « l’empire du mal » souligna crûment les carences minant en profondeur l’Empire soviétique.

Il était impérieux pour l’URSS de restaurer sa puissance. La politique étrangère demeurant, autant que sous les tsars, l’élément déterminant de la politique intérieure, la perestroïka gorbatchévienne commença par là. Les confrontations entre les blocs durent s’effacer devant «la solution en commun des problèmes globaux que pose la planète», mais la politique de désarmement liée à ce renversement politique conduisit l’URSS à se retirer d’une large partie de l’empire, puis à se fissurer dans nombre des Républiques membres… et ce fut la chute du Mur…

Paradoxalement, la crise financière de 2008 permit le début de la renaissance russe. Evgueni Primakov puis Vladimir Poutine mirent en œuvre une politique de diversification ouvrant ainsi une période de croissance ininterrompue… et aujourd’hui la Russie est de retour !

Elle n’avait évidemment pas apprécié quelques manquements de parole commis par les Etats-Unis, telle la rupture des accords par lesquels Moscou et Washington s’étaient interdit de construire des boucliers antimissiles. Elle avait encore moins goûté les avancées de l’Otan vers l’Est et le démantèlement de la Yougoslavie organisé en 1999 contre Belgrade, sans l’accord du Conseil de sécurité. Non plus que l’occupation illégale d’une partie de Chypre par la Turquie : opérations inacceptables !

Le président Poutine n’ignore évidemment rien des manœuvres conduites sans discrétion lors de l’éclatement de l’empire, notamment en Europe centrale et orientale, et rien non plus du rôle de l’Otan dans ces révolutions « orange ». Mais quelle maladresse pour le pouvoir ukrainien d’invoquer des principes violés par les plaignants eux-mêmes et de limiter l’usage du russe pour ceux dont c’est la langue naturelle ! En revanche, l’Occident se scandalisant de voir la Russie modifier des tracés autrefois définis par l’Union soviétique ne manque pas d’humour…

En fait, une conclusion s’impose pour la France : d’abord et avant tout, profiter de la situation actuelle pour sortir du commandement intégré de l’Otan. Notre solidarité de principe demeurera inchangée, mais sans l’étroite rigidité dont le général de Gaulle avait déchargé la France et dans laquelle Nicolas Sarkozy a eu la malencontreuse idée de nous enfermer de nouveau. C’est le moment.

Il faut prendre la mesure de l’histoire toujours en marche : nous voyons se dessiner l’évolution politique, au demeurant naturelle, d’une puissance à la fois européenne et asiatique. Le président russe rêve évidemment d’une politique eurasienne. Il en tient déjà des cartes : membre du groupe de coopération de Shanghai, avec la Chine et quatre des anciennes Républiques soviétiques, il constitue aussi avec la Biélorussie et le Kazakhstan une union douanière destinée à la détermination d’un espace économique commun. La Russie et la Chine, une histoire d’empires ?

* Marie-France Garaud est présidente de l’Institut international de géopolitique

Source : Marianne

 

Ce billet fait partie d'une série sur la situation en Ukraine. Il vise à donner des regards différents de ceux diffusés en masse par les grands médias, afin d'élargir votre champ de réflexion. [Lire plus]Cela ne signifie pas que nous adhérions forcément à ces regards - mais simplement que nous les jugeons intéressants (dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici). Notre souhait est de sortir des présentations binaires "gentils / méchants", afin de coller de plus près à une réalité complexe. Nous rappelons enfin que par principe, nous ne "soutenons" aucun gouvernement nulle part sur la planète (et donc pas le gouvernement russe non plus). Nous sommes au contraire vigilants, tout gouvernement devant, pour nous, justifier en permanence qu'il ne franchit aucune ligne jaune. Mais nous sommes évidemment également attachés à lutter contre le deux poids 2 mesures, et à présenter tous les faits.

46 réponses à [Reprise] Ukraine : Obama oublie l’Histoire, par M.F. Garaud

  1. Ghosties Le 13 mai 2014 à 04h41
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    On a tous nos marottes, mais bon, ça me semble d’importance en ce moment.

    Dessous des cartes 2005 :

    https://www.youtube.com/watch?v=QKHJKXvwZ18

    ça a 9 ans mais ça reste terriblement d’actualité.

    https://www.youtube.com/watch?v=argTvp3HxRA
    Géopolitique du gaz 2010 (point de vu légèrement orienté, mais toujours intéressant).

    Et je le répète, le 3 juin, l’Ukraine devra dire bye bye au gaz russe, (et devra passer par la Pologne, qui n’a pas du tout les même prix).
    …La baisse du prix du gaz en France en Juin risque d’être de courte durée.


  2. Caroline Porteu Le 13 mai 2014 à 08h40
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    “En fait, une conclusion s’impose pour la France : d’abord et avant tout, profiter de la situation actuelle pour sortir du commandement intégré de l’Otan.”

    Echo naturel et compréhensible de MF Garaud au
    “Plaidoyer pour une Europe Puissance”
    du Contre Amiral François Jourdier
    28/01/2013

    Comme quoi , il n’y a pas que les politiques qui pensent qu’une sortie de l’Otan est impérative .


    L’article 5 du traité sur la solidarité entre ses membres en cas d’agression, en est le point primordial. Le traité va finalement être l’élément qui soudera réellement le bloc occidental derrière les États-Unis, installant peu à peu une hégémonie américaine et une vassalisation de l’Europe.”
    ……
    “La guerre du Kosovo menée alors, au même moment, a symbolisé le triomphe de la conception anglo-américaine : d’alliance défensive, l’Organisation tend à devenir l’instrument d’interventions offensives et l’Union européenne s’est placée sous sa tutelle.”

    L’OTAN ne sert pas les intérêts de la France et de l’Europe.

    http://metamag.fr/metamag-1138-Plaidoyer-pour-une-Europe-puissance-Il-faut-dissoudre-l-OTAN.html

    Quelque part , ce sont des rappels de la politique qui a fait de la France une grande puissance au lieu de la détruire , celle pratiquée par un certain Charles de Gaulle . Les Américains n’étaient déjà pas d’accord .


  3. Arnould Le 13 mai 2014 à 08h44
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    Oui, mais… que va faire Gazprom de tout ce gaz?


    • Tikehau Le 13 mai 2014 à 16h02
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      Exporter vers l’Est. Vers la Chine peut être ?

      Si l’on en croit nos “élites” unanimes (faut déjà être écervelé pour être du même avis…) les difficultés d’exportation de gaz Russe ne devraient pas être plus insurmontables que celles de l’approvisionnement de gaz US promises pour l’Europe.

      Mais il est un autre sujet jamais abordé par ces mêmes “élites” :

      Les européens ont signé des contrats d’approvisionnement de gaz Russe sur le long terme. Généralement sur 25 ans.

      Toute rupture de contrat fait l’objet de substantielles compensations financières à la charge du dénonciateur.

      En avons-nous les moyens ?

      Pensez-vous que les Russes seraient assez bêtes pour se tirer une balle dans les deux pieds ?

      Je mise sur le joueur d’échec gagnant à dix contre un.


      • Tikehau Le 13 mai 2014 à 16h16
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        En complément lire plus bas le post de @Françoise D. Le 13 mai 2014 à 09h14

        que je remercie pour la conjonction de nos points de vue.


      • olivier69 Le 13 mai 2014 à 20h37
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        Tirer par les cheveux ? Peut-être mais :
        Je pense que les services publiques sont sensiblement et davantage utilisés par les plus pauvres ou fragiles d’entre nous dans le cadre d’une solidarité humaine (couverture des risques : chômage, santé, retraite notamment ). Notre modèle social (et de société) est en train de voler en éclat par une décomposition de la nation ! Les élections seront très importantes. Les fonctionnaires seront également victimes de la régionalisation….
        Payer des impôts pourquoi, pour qui et combien, lorsque certains services ne seront plus assurés ?
        Et puisque les déficits resteront…..


    • Subotai Le 13 mai 2014 à 19h44
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      La Russie peut couper le gaz au mauvais payeur sans interrompre la fourniture aux autres.
      Il y a un contrat dont la rupture pose problème de part et d’autre.
      Donc, je vous le fais en raccourci : l’UE va payer la Russie pour que l’Ukraine continue à avoir du gaz. Sinon…
      C’est l’OTAN qui devra entrer militairement en Ukraine pour régler le bordel installé, avec la Russie les bras croisés debout à la frontière en train de regarder le spectacle…de l’effondrement occidental.


  4. madake Le 13 mai 2014 à 08h58
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    Je reposte ma contribution sur le passage d’Olivier à ASI du 10/5, que l’actualité semble conforter.
    Elle permet peut être de prendre du recul, de l’attention focalisée sur l’Ukraine, pour une vision plus globale:

    Je pense qu’il y a un élément supplémentaire trop négligé, et qui peut expliquer l’implication américaine et européenne, ainsi que la distance, toute relative des américains dans les actions concrètes.

    Vous serez d’accord que le Russie-bashing et le pourrissement de la situation Ukrainienne tendent à détacher l’UE de la Russie.

    Il comporte des avantages et pour l’UE et pour les USA :
    mobilisation des médias sur l’Ukraine,
    coûts faibles,
    implication militaire réduite,
    écran de fumée, sur d’autres problèmes syriens, énergétiques, chômage, récession…
    augmentation des budgets militaires, (donc du PIB nouvelle version du 15 mai!!)
    et surtout,Il nivelle trés efficacement le terrain pour le TPT/TAFTA.

    Car si l’on s’approche ou si on en vient au conflit armé, les populations européennes croiront fuir le Charybde russe pour tomber dans le Scylla TPT/TAFTA.

    Et alors le choc sera suffisant :

    envolées les inquiétudes sur les ogm, appellations, poulets javellisés, conditions de travail, normes sanitaires, privatisation des services publics…
    Ca sera moins grave que la guerre!!
    Mobilisation et forte participation électorale

    Cynique, pragmatique, efficace et déjà rôdé.

    Toutes les parties prenantes, y trouvent leur compte, et celà fonctionne du niveau modéré, au status quo, et même si celà dérape.

    Résultat :
    une diabolisation durable de la Russie,
    une relance et légitimation de l’OTAN.
    un affaiblissement du bloc russo-chinois
    un ancrage fort de l’UE aux USA
    une relance du business militaro-industriel,
    une récupération espérée et plus ou moins acceptable des intérêts et avoirs russes?

    un passage accéléré du TFT,

    un renforcement des affaires avec l’abaissement des barrières tarifaires,
    un bol d’oxygène pour le système économique et financier
    une redéfinition des approvisionnements énergétiques sur l’eurasie
    une revue à la baisse des avantages sociaux…
    un redorage et une rénovation de l’image de l’€urope (l’Europe c’est la paix!)
    une relance populaire du “sentiment européen”
    une redéfinition des approvisionnements énergétiques, quitus à l’exploitation des gaz de schistes ukrainiens, il faut faire sans le gaz russe!

    Je crains que tous les inconvénients sembleront moindres et incertains en face des “avantages”

    Sniff…


  5. Françoise D. Le 13 mai 2014 à 09h14
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    Ça va changer les choses…

    Un accord historique à long terme pour la livraison de gaz russe à la Chine est à 98 pour cent prêt, a déclaré le sous-ministre de l’Énergie de la Russie Anatoly Yanovsky. Tout ce qui manque sont les signatures des deux pays, a-t-il ajouté. L’accord est en préparation depuis 10 ans.

    Selon Reuters, Ianovsky aurait ajouté : « Nous espérons que les négociations aboutiront comme prévu. »

    Le président russe Vladimir Poutine est attendu dans la capitale chinoise la semaine prochaine où les deux pays devraient signer l’accord. Le contrat est en gestation depuis 10 ans. En mars 2013 il a abouti à la signature d’un mémorandum de livraison entre le russe Gazprom et la CNPC chinoise. Les termes du contrat de livraison du gazoduc indiquent que la Russie veut livrer 38 milliards de mètres cubes de gaz par an à la Chine pendant 30 ans, à partir de 2018.

    Au début 2013, le chef de la direction de géant énergétique russe Gazprom, Alexeï Miller, a déclaré que le chiffre de 38 milliards de mètres cubes de gaz par an pourrait être porté à 60 milliards de mètres cubes au cours de la durée du contrat. Le prix du gaz russe pour la Chine n’est pas encore annoncé. Cependant un article du 10 avril du quotidien russe Vedomosti a suggéré que les parties négocient dans la gamme de 360 ​​$ – 400 $ par mille mètres cubes.

    La Chine est le plus grand partenaire commercial de la Russie en dehors de l’UE. Les deux pays s’attendent à ce que le commerce bilatéral atteigne 100 milliards de dollars en 2015 et 200 milliards de dollars en 2020. Le secteur de l’énergie est sans doute le plus attrayant à ce stade, car la Chine tente de fermer des centrales au charbon et d’augmenter la consommation de gaz naturel de 11 pour cent cette année, selon un rapport de l’Institut de recherche économique et technologique de la CNPC.

    (de RT.com)


  6. Yvon Le 13 mai 2014 à 09h56
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    je lis sur Rue89 :
    Blackwater, la société militaire privée américaine connue pour ses bavures pendant la guerre en Irak, fait-elle son retour dans les affaires internationales ?

    Le journal allemand Bild am Sonntag affirme ce dimanche que parmi les gros bras ukrainiens qui combattent les miliciens pro-russes se cachent 400 mercenaires d’Academi, le nouveau nom de Blackwater. Ils mèneraient des opérations de guérilla contre des rebelles pro-russes, autour de la ville de Slaviansk (Est).

    Le journal s’appuie sur des communications radio entre des centres de commandement de l’armée russe, interceptées par la NSA et transmises à un service de renseignement allemand (le BND, équivalent de la DGSE). Si ces informations se confirment, tout un pan de l’histoire récente américaine sont sur le point de ressurgir.

    http://rue89.nouvelobs.com/2014/05/12/ukraine-feu-blackwater-fait-reparler-mercenaires-252101


  7. José Le 13 mai 2014 à 09h56
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    « La création de l’Otan. Sa finalité ? Assurer la défense commune des pays occidentaux : en réalité constituer le bras armé des Etats-Unis face à l’Union soviétique. »
    Elle a tout dit là ; et s’il n’y a plus d’URSS, il ne faut pas croire que c’est terminé.
    Etonnant tout de même cet article! Je dis chapeau tout de même. M.F.GARAUD est une personnalité. Elle est gardienne d’une idée et de valeurs qui ont depuis longtemps quitté la droite qui se réclament du gaullisme tel des usurpateurs. Et que penser de notre président NORMAL 1° pro OTAN : c’est la honte.
    Pourquoi associe-t-on maintenant UE et OTAN ? Les dix nouveaux entrants avec la Pologne ont adhéré à l’OTAN contrairement aux accords informels et ça continue.
    L’UE est une organisation de pays pour un certain commerce.
    L’OTAN est une organisation militaire. C’est tout à fait différent.
    Pourquoi nous faire avaler la fève avec la part de galette ?
    Pourquoi NORMAL 1° nous embarque dans cette galère ? c’est incompréhensible quand on cherche à penser logiquement.


    • HELLEBORA Le 14 mai 2014 à 00h57
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      A propos de l’OTAN :

      https://wikileaks.org/plusd/cables/08MOSCOW265_a.html#efmBTnBfi
      2008 / NATO Enlargement “Potential Military Threat to Russia”
      L’élargissement de l’OTAN : une menace militaire potentielle pour la Russie

      Document US déclassifié datant de février 2008 dans lequel Sergueï Lavrov exprime sa plus forte opposition à une intégration de l’Ukraine dans l’OTAN… Le résumé du doc (désolée, j’ai la flemme de traduire) :

      “Following a muted first reaction to Ukraine’s intent to seek a NATO Membership Action Plan (MAP) at the Bucharest summit, Foreign Minister Lavrov and other senior officials have reiterated strong opposition, stressing that Russia would view further eastward expansion as a potential military threat. NATO enlargement, particularly to Ukraine, remains “an emotional and neuralgic” issue for Russia, but strategic policy considerations also underlie strong opposition to NATO membership for Ukraine and Georgia. In Ukraine, these include fears that the issue could potentially split the country in two, leading to violence or even, some claim, civil war, which would force Russia to decide whether to intervene.
      Additionally, the GOR and experts continue to claim that Ukrainian NATO membership would have a major impact on Russia’s defense industry, Russian-Ukrainian family connections, and bilateral relations generally. In Georgia, the GOR fears continued instability and “provocative acts” in the separatist regions.”

      GOR : goverment of Russia je présume ?


    • David Le 15 mai 2014 à 13h31
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      A noté, un petit détail peut évoqué:
      Date de création de l’otan: 4 avril 1949
      Date de création du pacte de Varsovie: Le 14 mai 1955
      On est d’accords que les rouges était pas des tendres, j’ai surtout l’impression que les russes en avait un peut marre d’être envahis par l’ouest (guerre napoléonienne, crimée, guerre mondial 1 & 2). En tous cas le scenario du char russe sur les champs Élysée fonctionne plein pot, les français tombent encore dans le panneau (c’est tellement plus facile de laisser les américains tout gérer).
      Pour ma part, je n’ai jamais vu un uniforme de soldat russe en France ces 2 derniers siècle (par contre l’uniforme allemand…). Je comprend le point de vue des pays limitrophes (Pologne, pays baltes, Roumanie et autre) mais en tant que Français je ne vois pas la Russie comme un pays dangereux.


  8. Lamonette Le 13 mai 2014 à 10h21
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    Il me semble que nous pourrions prendre notre plus belle plume, écrire à nos députés ( un mail suffira) pour exiger un débat et un vote sur l’engagement de nos forces en Pologne et à proximité de la Crimée.
    Officiellement, le Parlement est le contre pouvoir de l’exécutif.
    Cela permettra de compter ceux fréquentables ou non.
    Je sais, j’ai déjà émis cette propale mais j’ai un goût prononcé pour la grande récidive.


    • C Balogh Le 13 mai 2014 à 13h02
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      ahahahaha!!il faut le faire bien-sûr .J’ai pour ma part écrit aux 578 députés et sénateurs il y a plus d’un mois.
      Résultat:trois ont répondu mais sans réponse, ils ont tous essayé de me dire que nous devions une reconnaissance éternelle aux usa!!
      Comme quoi, eux aussi, le peuple les intéresse mais pas pour donner un avis.Décidément, la soupe doit être bien bonne…..
      Ils s’en mettent plein les poches et ne font pas leur job, c’est la mode, en Europe.Faiut dire qu’on comprendqs pas bien pourqoui ces gens (les euro-députés) ont deux salires:ils ont environ 6000 euros/mois, et une deuxième salire de 300euros/jour, s’ils se déplacent pour travailler.C’est ce qui arrive quand on donne un bon salaire à des gens qui ne le méritent pas:ils profitent et en font de moins en moins jusqu’à aller juste pointer avant que le guichet ne ferme à 18h00 pour avoir la “prime” de présence en plus d’un salaire volé aux contribuables.(ils ne sont pas tous comme ça, mais en fait, aucun ne devrait pouvoir nous voler….mais y a pas de sanction…..)


      • Lamonette Le 13 mai 2014 à 15h35
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        Que vous soyez déçue et dépitée, je l’entends.

        Pour ma part, parmi les 577 députés et les 348 sénateurs, j’ai tenté d’en choisir certains seulement et d’employer des termes mesurés.

        Le plus important, me semble-t-il, est de montrer que certaines choses se passent et que les européennes, fortement délaissées par nos acteurs nationaux malgré ce qui se passe, ne seront pas neutres pour le reste des “aventures”.


      • Yvon Le 13 mai 2014 à 15h56
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        Il y a déjà l’action “STOP TAFTA” :
        http://stoptafta.wordpress.com/petitions/


      • Nihil Le 13 mai 2014 à 18h30
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        “ils ont environ 6000 euros/mois, et une deuxième salaire de 300euros/jour, s’ils se déplacent pour travailler”
        En somme ils s’appliquent déjà le revenu universel (à titre probatoire et plus que sélectif). On est sur la bonne voie !


  9. logique Le 13 mai 2014 à 10h53
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    De toute façon l’amérique sans l’europe se n’est rien d’autre qu’une motié de continent perdu entre deux océan. Alors que l’europe asie c’est un seul continent encerclant les USA. Nous devrions tous comprendre que le but de la manoeuvre US n’est autre que de gerder un peid en europe et de tout faire pour que cette énorme continent euro-asiatique ne puissent pas s’allier. Il en va de leur survie d’un point de vue géostratégique.
    De toute façon les US ont perdu d’avance et il le savent, il jouent leurs derniéres cartes avec l’Ukraine, mais c’est pas la bonne. 🙂 🙂 cela ne fonctionnera pas. L’UE sera disout et l’OTAN avec.
    Bush n’est en fait que le pourfendeur des USA et Obama sont fossoyeur.


    • barre-de-rire Le 13 mai 2014 à 14h41
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      les illusions sont dangereuses, puisqu’elles n’ont pas de défaut.

      la réalité est tout autre.

      rêve pas, y aura jamais de guerre élargie.


      • logique Le 14 mai 2014 à 11h50
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        Et la guerre économico-financiére c’est pas une guerre élargie ?
        La guerre se n’est pas uniquement utiliser des armes a feux, c’est avant tout chercher a dominer l’autre a lui prendre se qu’il ne veut pas donner. La guerre c’est vraiment bien élargie d’un point de vue technique. Aujourd’hui elle est financiére et médiatique. Si ça se n’est pas de l’élargissement je ne sais pas se que c’est !


  10. olivier69 Le 13 mai 2014 à 16h07
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    Bonjour,
    Le problème français avec l’OTAN, c’est que les anglo-saxons l’écrivent à l’envers !
    La solution : http://fr.wiktionary.org/wiki/taon
    Cdlt
    ps : merci pour ce billet.


  11. Emmanuel Florac Le 13 mai 2014 à 22h36
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    Le fils de Joe Biden, le VP des USA, entre au conseil d’administration du plus gros producteur de gaz d’Ukraine. Comme c’est bizarre…

    http://burisma.com/hunter-biden-joins-the-team-of-burisma-holdings/


  12. RienQueLaVérité Le 13 mai 2014 à 23h00
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    Qui dirige l’entreprise privée appelée Etats-Unis d’Amérique ?

    En anglais : http://members.iimetro.com.au/~hubbca/corp_us.htm
    Un site français : http://goldup.fr/2013/12/qui-dirige-entreprise-etats-unis.html


  13. Spipou Le 13 mai 2014 à 23h14
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    Désolé, je suis un peu pointilleux sur l’histoire 😉 , mais on oublie toujours que le pays qui a été le plus durablement ennemi (et vainqueur) de la Russie, après les mongols, ce n’était ni l’Allemagne sous les Chevaliers teutoniques et sous Hitler ni la France sous Napoléon, mais la Suède ! La Suède, qui a été a deux doigts de bouffer la Pologne et la Russie et de devenir la plus grande puissance européenne, jusqu’à sa défaite à Poltava (Poltava, “le coeur de l’Ukraine”, comme par hasard !).

    Un point en moins, Marie-France Garaud ! Sinon, excellent article, 19/20 pour cet oubli.


  14. FreeBee Le 14 mai 2014 à 11h09
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    Appel à la conscience américaine, « Réveillez-vous ! ».
    In english.
    http://www.wideawakenews.com/


  15. bernard felli Le 14 mai 2014 à 11h25
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    j’invite les bloggeurs intéréssés par ce sujet à lire:Des Rhôs à la Russie
    de PIERRE GONNEAU ET ALEKSANDR LAVROV
    Edité chez PUF COLLECTION nouvelle clio.bonne lecture à lire lentement.
    CORDIALEMENT


  16. williamoff Le 14 mai 2014 à 20h25
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    Mme Garaud souhaite donner un cours d’histoire à Mr Obama, or elle aussi mériterait un petit rattrapage sur la guerre froide : “les Américains constatèrent que Moscou n’allégeait pas la pression et répliquèrent par la création de l’Otan” (sic). C’était l’histoire officielle serinée pendant la guerre froide, mais celle-ci est terminée et l’historiographie actuelle, prouve assez facilement l’inverse. C’est à dire que l’URSS n’a jamais été un véritable danger pour l’Ouest, et qu’elle n’a fait que contrer ou parer aux actes hostiles des Etats-Unis et de leurs alliés à son encontre. C’est d’ailleurs Churchill qui dès 1945 évoque “un rideau de fer est tombé sur l’Europe”, parce que les Partisans grecs communistes venaient de renverser leur roi collabo et les anglais avaient besoin d’un prétexte pour intervenir militairement et les en empêcher. Il accuse donc Staline de fomenter les troubles et de ne pas respecter les accords sur le partage de l’Europe décidé à Yalta quelques mois plutôt. Et c’est ainsi que les grecs furent privé de leur révolutions et ne connurent pas la démocratie avant la fin des années 1970. Pourtant Staline avait respecté sa parole et n’intervint pas en Grèce. Le Plan Jdanov suit le discours sur le “Containement” de Truman qui marque le début officiel de la Guerre Froide en 1947. N’oublions pas que les soviétiques n’auront la “Bombe” qu’en 1949 alors que les Etats-Unis l’ont depuis 1945, celle-ci ayant surtout été utilisée au japon en guise de mise en garde à Staline, car le Japon était en fait déjà au bord de l’effondrement. Le blocus de Berlin est la réplique à la décision unilatérale des occidentaux de créer un nouveau Mark valable dans toute l’Allemagne occupée, le Pacte de Varsovie est la réponse des Soviétiques à la création de l’OTAN survenue quelques années avant, et ainsi de suite…. Les idées reçues, et la propagande ont la vie dure.


  17. olivier69 Le 14 mai 2014 à 23h43
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    Une des possibles réponses russes ? La station spatiale nationalisée…..
    http://rue89.nouvelobs.com/comment/4139639


  18. Hellebora Le 16 mai 2014 à 03h44
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    http://johnpilger.com/articles/break-the-silence-a-world-war-is-beckoning

    Et John Pilger de demander pourquoi nous tolérons ce que nos gouvernements font, au plus grand mépris de notre (sur)vie…

    Brisons le silence !

    Continuons à faire circuler la pétition, aussi dérisoire soit-elle
    http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_President_de_la_Republique_Francaise_LA_FRANCE_NE_DOIT_PAS_SOUTENIR_LE_NAZISME_EN_UKRAINE/?copy


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