Source : Proche & Moyen Orient, Guillaume Berlat, 03-07-2017

« Il n’y a rien de négatif dans le changement, si c’est dans la bonne direction » (Winston Churchill). Alors que nous escomptions un simple remplacement, par le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, des directeurs généraux des services de sécurité intérieure (DGSI, Patrick Calvar) et de sécurité extérieure (DGSE, Bernard Bajolet), tous deux partant à la retraite1, sans parler de celui de la direction du renseignement militaire (DRM), c’est à une opération de plus grande envergure à laquelle il procède dans le courant du mois de juin 20172. Cette opération se déroule en trois temps successifs : conseil de défense (7 juin 2017), conseil des ministres (14 et 22 juin 2017).

Il est vrai que la République, immobile que nous avons connue pendant le quinquennat de François Hollande, est désormais en marche grâce à notre chef de l’État jupitérien. L’homme entend, à l’évidence, se concentrer sur ses missions les plus régaliennes, à savoir la diplomatie, la défense (qualifiée aujourd’hui de ministère des Armées) et le renseignement, concept pris dans son acceptation la plus large (communauté du renseignement). Aujourd’hui, le maître-mot est lutte contre le terrorisme en évoluant constamment entre liberté et sécurité3.

Comment appréhender cette nouvelle, énième (r)évolution, pourrait-on dire ? Quelles sont les idées maîtresses qui sous-tendent cette réforme, présentée par certains, comme une sorte de révolution copernicienne ? Quelles sont les hommes, le trio gagnant, chargé de lutter plus efficacement encore que dans le passé contre le terrorisme ? Quelles sont les questions incontournables que soulève cette réforme ?

IDÉE MAÎTRESSE : LA PRÉSIDENTIALISATION DU RENSEIGNEMENT

« Celui qui possède le renseignement a le pouvoir. Celui qui a le pouvoir domine »4. Le nouveau président de la République semble avoir fait sien ce jugement dans la lutte contre le terrorisme grâce à la définition d’une approche conceptuelle concrétisée par un dispositif législatif dédié et complétée par la mise en place d’une structure.

Un dispositif législatif dédié : l’approche conceptuelle

Le Conseil de défense et de sécurité nationale du 7 juin 2017, qui se réunit désormais tous les mercredi avant le conseil des ministres, est parti du particulier pour aller au général5.

Pour ce qui est particulier, que nous dit-on ? Le Conseil de défense et de sécurité nationale prend connaissance des premières conclusions de l’enquête sur l’attaque terroriste perpétrée à Londres dans la nuit du 3 au 4 juin. Il en examine les implications pour la sécurité et la protection de nos concitoyens. Le Président de la République demande que tous les moyens nécessaires continuent d’être mobilisés pour apporter l’aide utile aux services britanniques et concourir au soutien de nos compatriotes impliqués et de leur famille. En un mot, les derniers attentats de Londres servent prétexte, de catalyseur au projet que le chef de l’État entend mettre en œuvre dès les premiers mois de son quinquennat.

S’agissant du général, le Conseil de défense et de sécurité nationale revoit le projet de loi visant à renforcer et à stabiliser l’arsenal législatif de lutte contre le terrorisme, parallèlement au projet de loi de prolongation de l’état d’urgence jusqu’au mois de novembre 2017. Le projet de loi permettra, ajoute-t-on, d’introduire dans le droit commun des dispositions concrètes, ciblées et encadrées pour lutter efficacement contre le terrorisme et de réserver le régime de l’état d’urgence à des circonstances exceptionnelles. Il est présenté au Conseil des ministres du 22 juin 2017 par le ministre de l’Intérieur en même temps que la posture Vigipirate arrêtée pour l’été 20176.

Comment articuler norme et structure dans la pratique quotidienne ?

Une nouvelle structure : l’approche fonctionnelle

Le Conseil de défense et de sécurité nationale met en place une nouvelle structure dont il définit les missions futures.

La novation principale de cette réforme tient à la création d’une structure faîtière en matière de lutte contre le terrorisme7. En effet, le Conseil de défense et de sécurité nationale arrête l’organisation de la Coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme et, en son sein, du centre national de contre-terrorisme8. Le Président de la République indique que cette instance, placée sous son autorité, devait accroître l’efficacité de la protection contre la menace terroriste forte et durable à laquelle la France est confrontée, en assurant une coordination plus forte et un pilotage renforcé des services engagés. Cette nouvelle structure a vocation à organiser une action de renseignement plus rapide et ouverte entre services compétents face à la menace terroriste. On vient de le constater, une fois de plus, avec la tentative d’attentat contre deux véhicules de la Gendarmerie nationale circulant sur les Champs-Élysées le 19 juin 2017 qui, par chance, n’a fait aucune victime.

Le communiqué du Conseil des ministres du 14 juin 2017 précise les choses9. Le Premier ministre présente, à cette occasion, un décret relatif au coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, à la coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme et au centre national de contre-terrorisme. Le dispositif national de renseignement fait intervenir plusieurs ministères, services et directions. La coordination quotidienne entre ces services est une condition essentielle à l’efficacité du combat contre le terrorisme10. Ce décret transforme la coordination nationale du renseignement en coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme et crée, en son sein, le centre national de contre-terrorisme (CNCT). Cette nouvelle organisation renforcera la coordination des services, favorisera le partage d’informations, permettra de s’assurer de la bonne utilisation, par tous les services, des dispositifs régis par le livre VIII du code de la sécurité intérieure et de développer la coopération européenne et internationale en matière de renseignement et de lutte contre le terrorisme. Le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme coordonnera l’action des services spécialisés et transmettra les instructions du Président de la République aux ministres responsables de ces services et s’assurera de leur mise en œuvre. Les chefs des services spécialisés ainsi que, en tant que de besoin, les chefs des autres services de renseignement, lui communiqueront les renseignements devant être portés à la connaissance du Président de la République et du Premier ministre, et lui rendront compte de leur activité. Il veillera en outre, à la mise en place et à l’effectivité, au sein de chaque ministère et sous l’autorité de chaque ministre, des mécanismes de coordination et d’échange d’informations internes.

« Il n’y a ni richesse, ni force que d’hommes » (Jean Bodin). Qu’en est-il de la personnalité des trois nouveaux promus ?

LES HOMMES CLÉS : LE TRIO GAGNANT DANS LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME

« Qu’il est difficile de proposer une chose au jugement d’un autre sans corrompre son jugement par la manière de la lui proposer » (Blaise Pascal). Les fonctionnaires choisis par le chef de l’État sont désormais des hommes du pouvoir mais aussi des hommes de pouvoir.

Les hommes du pouvoir : le choix de Jupiter

On l’aura compris, dans sa démarche générale de « représidentialisation », le président de la République entend se mettre au centre du dispositif de lutte contre le terrorisme grâce à une nouvelle structure capable de renforcer l’efficacité de notre action pour contrer cette menace prégnante, durable. Le communiqué publié à l’issue du Conseil de défense et de sécurité nationale du 7 juin 2017 nous indique que la Coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme sera confiée à M. Pierre de Bousquet de Florian11. Sa nomination intervient lors du Conseil des ministres du 22 juin 201712, en même temps que celles du directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), M. Laurent Nunez, et du directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), M. Bernard Emié13. Cette nouvelle équipe aura la responsabilité opérationnelle du renseignement sous l’autorité des ministres compétents, nous indique-t-on. Les emplois qu’occupent ces trois hauts fonctionnaires font partie des emplois supérieurs pour lesquels les nominations sont laissées à la décision du gouvernement et interviennent par décret signé du président de la République. Ils sont donc révocables ad nutum par le simple fait du prince.

C’est dire qu’ils sont tenus à un minimum de loyauté à l’égard de celui qui les a désignés. À eux de trouver le juste milieu entre obéissance aveugle et critique raisonnable ! La tâche n’est pas toujours aisée dans la pratique. Notons que l’actuel coordonnateur du renseignement (CNR) mis en place par François Hollande, après le départ précipité de Didier Le Bret, est évincé et appelé à d’autres fonctions : il remplace Pierre Bousquet de Florian à la tête de CIVIPOL.

Les hommes de pouvoir : le choix de l’ENA.

Le président de la République fait son marché dans la haute fonction publique pour pourvoir à ces trois postes. Pour une fois, les grands corps (Conseil d’État, Cour des comptes, inspection générale des finances) n’ont pas été servis. Ces trois hauts fonctionnaires ont au moins un point en commun. Ils sont tous des anciens élèves de l’École nationale d’administration, deux issus du corps préfectoral et l’un issu du Quai d’Orsay. Cela peut aider à faciliter la fluidification des relations lorsque l’on a été formé dans le même moule administratif. Deux d’entre eux ont un passé chiraco-villepiniste : Pierre de Bousquet de Florian et Bernard Émié14. Ces deux derniers ont une bonne connaissance de la communauté du renseignement, tant de l’intérieur (ancien directeur de la DST) que de l’extérieur (ayant servi comme ambassadeur dans différents postes du Proche et du Moyen-Orient).

Le troisième, Laurent Nunez arrive en principe vierge de toute idée préconçue à la tête de notre service de sécurité intérieure. Aucun de ces trois hauts fonctionnaires n’a de relation ancienne et privilégiée avec le président de la République. Ceci les met sur un même pied d’égalité. On connait les raisons personnelles pour lesquelles Nicolas Sarkozy privilégiait le service intérieur et François Hollande le service extérieur15.

LES QUESTIONS INCONTOURNABLES : UTILITÉ MAXIMALE OU MARGINALE ?

Si en théorie, le changement proposé par le président de la République et le premier ministre méritent d’être salué, il en va autrement dans la pratique. Il y a toujours loin de la coupe aux lèvres. Deux questions méritent d’être posées : l’une est de nature institutionnelle et l’autre de nature normative.

Une question institutionnelle : l’utilité réelle du CNCT

Avant même que la structure ne soit mise en place et ne soit opérationnelle, certains s’interrogent déjà sur l’utilité de cet organisme, le CNCT fonctionnant seulement avec une vingtaine de personnes16. Que peut-il faire ? Que doit-il faire ? Les hésitations sur ses effectifs (de 20 à 60), sur ses missions (analyse stratégique ou analyse opérationnelle) en disent long sur la précipitation avec laquelle cette réforme a été lancée. Pierre Bousquet de Florian devra en outre gérer les problèmes internes à la police nationale17 sans parler des egos des uns et des autres.

Quelles seront ses relations avec le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), organisme interministériel chargé de l’analyse stratégique de la menace ? Quid également de l’avenir de l’UCLAT (unité de coordination de la lutte antiterroriste) et de ses relations avec le CNCT ? Quid de l’avenir de  l’EMOPT (état-major opérationnel de prévention du terrorisme) mis en place par Bernard Cazeneuve ? Que signifie l’expression de « pilotage stratégique » ? Que signifie « produire ses propres analyses et évaluations du renseignement » pour disposer d’une « vision globale et consolidée de la menace » ? Que signifie un fonctionnement 24 heures sur 24 ? Que signifie « sonner l’alerte générale » et « mobiliser tous les acteurs » lors de tous les attentats ? À ce jour, toutes ces questions n’ont, semble-t-il, pas encore trouvé de réponses officielles, du moins à notre connaissance. Faisons preuve de patience !

Une question normative : l’utilité opérationnelle de l’état d’urgence

L’état d’urgence, qui devait être au départ une mesure d’exception, se transforme au fil du temps en mesure ordinaire18. En d’autres termes, l’exception devient la règle sans que ne soit démontrée l’efficacité réelle de ce dispositif dans la prévention d’actes de terrorisme sur notre territoire. De bons esprits nous expliquent qu’aucun gouvernement ne peut le supprimer de crainte qu’un attentat terroriste ne survienne juste après sa mise en sommeil. L’argument est un peu court, reconnaissons-le ; le risque zéro n’existant pas ! Le nouvel exécutif ne s’est-il enfermé juridiquement dans le piège politique qu’il a lui-même armé ?19

À l’issue de son entretien du 13 juin 2017 avec le président de la Cour européenne des droits de l’Homme (CDEH) qui suit avec intérêt l’évolution de notre dispositif législatif, le président de la République rappelle que : « l’objectif pour la France est aujourd’hui de sortir de l’état d’urgence, de lutter de manière suffisamment efficace contre le terrorisme »20. Dont acte ! Mais, pour sortir de l’état d’urgence, le gouvernement met au point une loi « renforçant la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure » qui, selon certains juristes, établiraient une sorte d’état d’urgence permanent. Il voudrait faire de l’exception la règle21. Bien évidemment, les défenseurs des libertés publiques sont vent debout contre le texte qui constituerait une atteinte au principe de la séparation des pouvoirs22, marqueur d’un authentique régime démocratique23.

Pour sa part, le défenseur des droits, Jacques Toubon s’inquiète des conditions de sortie de l’état d’urgence24. Nombreuses sont, dès lors, les organisations représentatives de la société civile à demander son retrait sans parler des magistrats qui ne savent plus à quel saint se vouer25. L’exécutif n’est pas encore sorti de l’auberge d’autant que le Conseil d’État s’est montré particulièrement critique sur le premier projet de loi qui lui a été soumis dans la plus grande précipitation26. En définitive, il approuve le texte révisé avec quelques réserves. Reste pendante la question des fichiers S à la lumière du dernier attentat à Paris27. Elle donne lieu à des tribunes de Georges Fenech et du vice-président du secrétaire général adjoint de l’Union syndicale des magistrats28.

« Un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté » (Winston Churchill). Nous devons tenter, autant que faire se peut, de savoir raison garder dans notre jugement de la réforme Macron. « Macron maître espion », titrait à la une le Journal du Dimanche pour annoncer un long article documenté sur les réformes en cours du renseignement et de la lutte contre le terrorisme29. Le risque n’existe-t-il pas d’une surenchère législative, de l’octroi de pouvoirs exceptionnels qui transforment l’état d’urgence en état permanent, indéfini ? Les mesures adoptées au cours des dernières semaines vont dans la bonne direction sous les réserves exposées ci-dessus.

Toutefois, elles semblent faire l’impasse sur la dimension internationale du terrorisme. En effet, le défi est davantage international que national. Quid de l’avenir de nos opérations extérieures dont le nombre a cru sous le quinquennat de François Hollande et qui nous désignent, que nous le voulions ou non, comme des cibles potentielles sur notre territoire ? N’avons-nous pas trop tendance à suivre la stratégie américaine qui est vouée à l’échec comme le démontrent les opérations en Afghanistan, en Libye, Irak et Syrie ? Lutter contre le terrorisme grâce à l’amélioration de notre outil de renseignement passe par de nouvelles idées, des hommes nouveaux mais pose à l’évidence de nombreuses questions, surtout dans le domaine de notre politique étrangère et de notre diplomatie, questions restées à ce jour sans réponse sauf à voir quelques inflexions d’Emmanuel Macron sur le dossier syrien30 ! Traiter du terrorisme et du renseignement, c’est étudier les idées et les hommes et se poser des questions.

Guillaume Berlat
3 juillet 2017

1 Jean Daspry, Mercato des hommes de l’ombre : le grand chambardement, www.prochetmoyen-orient.ch , 27 février 2017.
2 Mathieu Suc, L’Élysée dessine le nouveau visage de l’antiterrorisme français, www.mediapart.fr , 8 juin 2017.
3 , Terrorisme : choisir entre liberté et sécurité ?, www.prochetmoyen-orient.ch , 13 mars 2017.
4 Brigitte Henri, Histoire secrète des RG, Flammarion, 2017, p. 459.
5 Communiqué publié à l’issue du Conseil de défense et de sécurité nationale du 7 juin 2017, www.elysee.fr 
6 État d’urgence, sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme, Compte-rendu du conseil des ministres, 22 juin 2017, www.elysee.fr .
7 Nathalie Guibert/Soren Seelow/Élise Vincent, Une nouvelle structure du renseignement à la main du président, Le Monde, 9 juin 2017, pp. 8-9.
8 Jean Guisnel, Genèse d’une « task force », Le Point, 22 juin 2017, pp. 76-77.
9 Extraits du communiqué du Conseil des ministres du 14 juin 2017, www.elysee.fr 
10 Alain Bauer/François Freynet, Adapter notre attitude à la menace terroriste, Les Echos, 8 juin 2017, p. 11.
11 Michel Deléan, Le nouveau coordinateur du renseignement condamné pour diffamation, www.mediapart.fr , 22 juin 2017.
12 Mesures d’ordre individuel, Compte-rendu du conseil des ministres, 22 juin 2017, www.elysee.fr
13 Christophe Cornevin, L’Élysée met sur pied sa « task force » anti-Daech, Le Figaro, 8 juin 2017, p. 4.
14 Vincent Jauvert, Diplomatie française : le grand retour des villepinistes, www.lobs.fr , 15 juin 2017.
15 Jacques Follorou, Nouvelle ère à la DGSE après quatre années tendues, Le Monde, 23 juin 2017, p. 12.
16 Nathalie Guibert/Elisa Vincent/Soren Seelow, Interrogations sur le rôle du Centre national de contre-terrorisme, Le Monde, 21 juin 2017, p. 3.
17 Jérôme Canard, Le nouveau coordinateur du Renseignement va aussi coordonner la grogne, Le Canard enchaîné, 14 juin 2017, p. 4.
18 Jérôme Hourdeaux, Contre le terrorisme, l’état d’urgence s’incruste, www.mediapart.fr , 23 juin 2017.
19 Éditorial, État d’urgence, un piège politique, Le Monde, 9 juin 2017, p. 26.
20 Paul Cassia, L’inefficacité de l’état d’urgence est officiellement reconnue, Le blog de Paul Cassia, www.mediapart.fr , 14 juin 2017.
21 Michel Deléan/Jérôme Hourdeaux/Mathieu Magnaudeix/Ellen Salvi, État d’urgence : le gouvernement veut faire de l’exception la règle, www.medipart.fr , 8 juin 2017.
22 Collectif d’avocats, Le projet de loi contre le terrorisme fait vaciller la séparation des pouvoirs, Le Monde, 23 juin 2017, p. 19.
23 Serge Slama, (propos recueillis par Louise Fessard), « Une atteinte à la séparation des pouvoirs inimaginable dans la quasi-séparation des démocraties », www.mediapart.fr , 8 juin 2017.
24 Jacques Toubon, Loi antiterroriste : « une pilule empoisonnée », Le Monde, 24 juin 2017, p. 10.
25 Hervé Liffran, La loi antiterroriste terrorise les juristes, Le Canard enchaîné, 14 juin 2017, p. 4.
26 H.L., Le Conseil d’État terrorise l’équipe Macron, Le Canard enchaîné, 21 juin 2017, p. 4.
27 Jack Dion, Le trou noir des fichiers S, Marianne, 23-29 juin 2017, p. 32.
28 Georges Fenech et Olivier Janson, Que faire des fichés S ?, Les débats de Marianne, Marianne, 30 juin-6 juillet 2017, pp. 48-49.
29 Hervé Gattegno/Laurent Valdiguié, Macron maître espion, Le Journal du Dimanche, 11 juin 2017, pp.1 à 5.
30 Emmanuel Macron, « L’Europe n’est pas un supermarché », Le Figaro, 22 juin 2017, pp. 2-3.

Source : Proche & Moyen Orient, Guillaume Berlat, 03-07-2017

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71 réponses à Terrorisme et renseignement : Surtout des questions … par Guillaume Berlat

Commentaires recommandés

Fritz Le 08 juillet 2017 à 03h49

Sécurité, sécurité, Jupiter, “trois temps successifs”, “définition d’une approche conceptuelle concrétisée par un dispositif législatif dédié et complétée par la mise en place d’une structure”… Quel verbiage, sans oublier quelques anglicismes (“opportunité” pour “occasion”). Bref, je n’ai rien compris, et si vous êtes comme moi vous ne réussirez pas à résumer cet article.

Et quelles images approximatives : “les défenseurs des libertés sont vent debout” et les magistrats “ne savent plus à quel saint se vouer” tandis que “l’exécutif n’est pas encore sorti de l’auberge”, alors que “la question reste pendante” mais “donne lieu à des analyses”…

Reste une question, mais que les lecteurs de ce blog se posent depuis longtemps : “N’avons-nous pas trop tendance à suivre la stratégie américaine qui est vouée à l’échec comme le démontrent les opérations en Afghanistan, en Libye, Irak et Syrie ?”

  1. Fritz Le 08 juillet 2017 à 03h49
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    Sécurité, sécurité, Jupiter, “trois temps successifs”, “définition d’une approche conceptuelle concrétisée par un dispositif législatif dédié et complétée par la mise en place d’une structure”… Quel verbiage, sans oublier quelques anglicismes (“opportunité” pour “occasion”). Bref, je n’ai rien compris, et si vous êtes comme moi vous ne réussirez pas à résumer cet article.

    Et quelles images approximatives : “les défenseurs des libertés sont vent debout” et les magistrats “ne savent plus à quel saint se vouer” tandis que “l’exécutif n’est pas encore sorti de l’auberge”, alors que “la question reste pendante” mais “donne lieu à des analyses”…

    Reste une question, mais que les lecteurs de ce blog se posent depuis longtemps : “N’avons-nous pas trop tendance à suivre la stratégie américaine qui est vouée à l’échec comme le démontrent les opérations en Afghanistan, en Libye, Irak et Syrie ?”


    • Fritz Le 08 juillet 2017 à 04h05
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      J’essaie quand même de résumer : “le char de l’état d’urgence navigue sur un volcan”.


      • Jean-Claude Ract Le 09 juillet 2017 à 09h17
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        Et son fluctuat nec mergitur n’est pas de la littérature : “les décisions du capitaine priment celles de l’armateur quand le bateau coule”.


    • Jean-Claude Ract Le 08 juillet 2017 à 09h18
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      “Quel verbiage” ! : Exemple que je retiens : “le renseignement, concept pris dans son acceptation la plus large (communauté du renseignement)”.
      “acceptation : Action d’accepter” ; “acception : Action d’admettre par préférence”. le 1er mot a évidemment été confondu avec le second.
      Et ça ne veut peut-être pas rien dire : Qu’ai-je d’autre à faire qu’à accepter, selon mes préférences, telle ou telle version de telle ou telle “communauté du renseignement” ?

      “Partout la spéculation est, pour finir, devenue la part souveraine de toute la propriété. Elle s’autogouverne plus ou moins, selon les prépondérances locales, autour des Bourses, ou des États, ou des Mafias : tous se fédérant dans une sorte de démocratie des élites de la spéculation. Le reste est misère.”


      • Jean-Claude Ract Le 08 juillet 2017 à 10h42
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        Quel kairos ! Les démagogies macronienne, poutinienne, blackblockienne et trumpine sont en utopique autocratie aujourd’hui-même.


    • cui bono Le 08 juillet 2017 à 09h51
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      À qui profite le crime ?

      http://mai68.org/spip/spip.php?article11490

      – Lois scélérates inscrites dans le marbre à coup de 49.3 durant l’été.
      – Tensions sociales à l’automne.
      – Attentats prévisibles avant Noël.

      Demandez le programme des mois à venir !

      Demandez le prograaaaamme !

      https://m.youtube.com/watch?v=R6tpMWmkCDY
      (Pour le plaisir)

      (Attention ce programme risquerait de choquer les Charlie’s. Parce que eux savent qui est l’ennemi. Eux savent que c’est le fainéant de chômeur, le retraité aisé, le jeune. Par contre, eux savent aussi qu’il faut défendre les droits des minorités (oxymore), des réfugiés (que nos politiques propulsent dans nos contrées pour semer la haine et la discorde parmi le peuple, des LGBT qui, comme tout un chacun le sait (merci les merdia) qu’ils sont plus persécutés encore que les Chrétiens sous Néron ou sous Dioclétien. Et j’en passe… Les services de renseignements sont simplement complices de tout le Système.

      Aussi longtemps que nous n’aurons pas le courage de nous débarrasser définitivement de toute cette racaille au pouvoir, rien ne changera !


      • cui bono Le 08 juillet 2017 à 10h26
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        Bienvenue dans le monde réel !

        http://partage-le.com/2017/07/letrange-logique-derriere-la-quete-denergies-renouvelables-par-nicolas-casaux/

        Aaaaah ces complotistes reptiliens antisémites antiaméricains tout de même. “Tout ça c’est rien qu’des menteries”

        Comme dirait l’autre :

        “Jusqu’ici tout va bien.

        Jusqu’ici tout va bien

        Jusqu’


      • Jean-Claude Ract Le 08 juillet 2017 à 11h34
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        “En France aussi, le terrorisme est commandité par les services secrets français !” (1er lien) :

        Pas forcément. Celui dont on va commémorer l’exploit dans quelques jours a tout l’air d’avoir été un authentique “martyr”. Ceux qui l’ont imité à Saint-Etienne du Rouvray, pareil. Pour les autres imitateurs qui ont suivi, il faudrait regarder de plus près.


        • cui bono Le 08 juillet 2017 à 11h44
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          Toute la nuance réside dans la différence entre commanditer et laisser faire. Mais à ce petit jeu-là, les principaux intéressés et leurs soutiers risquent de passer un très sale quart d’heure, à terme.

          Parce que tôt ou tard, tout se saura. Petit indice parmi tant d’autres. Entre le pistage, la détection et la dévoilement, il peut se passer un certain temps. La patience des grands félins tapis dans l’ombre est infinie, mais une fois qu’ils s’abattent sur leur proie ils sont sans aucune pitié…


          • Jean-Claude Ract Le 08 juillet 2017 à 13h51
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            “Toute la nuance réside dans la différence entre commanditer et laisser faire” : Le type de Nice aurait été sous contrôle ? On l’aurait “laissé faire” ? Si sur le net la surveillance doit être à peu près complète, y compris pour vous, dans le monde réel c’est moins sûr : Les grands félins se tapissent dans l’ombre, vous avez raison, pas sur internet. Je les sens plus du côté des services, et vu la palette de moyens dont ils disposent, il y a de quoi avoir peur.


            • cui bono Le 08 juillet 2017 à 20h23
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              La peur, le Système en a autant besoin pour nous asservir, que nous (enfin, nous…) de la dépasser. Les incohérences de l’acte terroriste de Nice (un 14 juillet, ne jamais l’oublier…) ne sont plus à démontrer. En effet, dans ce perpétuel jeu de faux semblants, les services secrets ont une aisance de mouvement et d’action qui ont tendance à sidérer le commun. Quant aux autres, ils brisent sur des eaux infiniment plus complexes et auront toujours une longueur d’avance et ce, quoi qu’il arrive. Maintenant libre à chacun d’en tirer ses propres conclusions. Il y a une certitude cependant le Bien n’est pas le Mal et au-delà de l’incongruité de ce partage des eaux un rien caricatural, il est des réalités parfaitement inconciliables entre les deux. Le combat se situe à ce niveau de compréhension et d’exigence morale. Nous sommes les vainqueurs d’un combat difficile à mener.


      • J Le 08 juillet 2017 à 11h38
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        Ben pas de chance, le système d’écoutes qui écoute les méchants et pas les gentils, comme le fusil qui tue les méchants et pas les gentils, ce n’est pas encore au point…


        • cui bono Le 08 juillet 2017 à 12h39
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          Vois avez raison. Dans le monde des Charlie’s et des Bisounours c’est bien toujours l’exception qui confirme la règle qui devient la règle. Dans le monde inversé…

          https://m.youtube.com/watch?v=GfKLJ3i_5p8

          Dans la vie, il y a les cervidés, les singes, les moutons et les loups déguisés en agneau d’un côté et de l’autre, les fauves. L’ordre naturel des choses s’incarne tôt à tard à nouveau. Bien tenté !


          • Jean-Claude Ract Le 12 juillet 2017 à 09h29
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            Comment le camion-bélier de Nice peut-il être réintégré dans l’ordre naturel ? Balzac a une formule : “Il n’y a rien de plus terrible que la révolte d’un mouton”. Un mouton en principe, c’est un “bélier châtré que l’on engraisse”. Mais dans le cas de Nice, la testostérone a dû jouer un rôle. Balzac a peut-être employé le mot avec l’étymologie issue du “bas-breton, maoud, bélier” …


            • Jean-Claude Ract Le 12 juillet 2017 à 09h39
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              Aïe, je n’avais pas lu jusqu’au bout : “multon s’est dit constamment pour bélier, avant l’introduction de bélier, laquelle est assez récente ; ce qui va mal avec le sens de mutilé.” (Littré, “qui ne se trompe jamais”).


  2. DUGUESCLIN Le 08 juillet 2017 à 06h01
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    Il peut arriver que le “but à atteindre” et “l’objectif recherché”soient contradictoires.
    Si le but à atteindre est plus de pouvoir pour un meilleur contrôle de la population il peut entrer en conflit avec l’objectif apparemment recherché qui est la lutte contre l’insécurité.
    Mais si le pouvoir est clairement au service de la France et des français, et non pas au service de ceux qui le contrôlent et en disposent, le but devient clair et détermine l’objectif à atteindre. Est-ce le cas?
    Plus de pouvoir au service de qui et de quoi? D’une gouvernance mondiale, celle de la haute finance internationale, par exemple, qui cherche à maîtriser à la fois les peuples et le terrorisme par un dosage qui lui est profitable?


    • Jean-Claude Ract Le 08 juillet 2017 à 09h39
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      “Aujourd’hui, le maître-mot est lutte contre le terrorisme en évoluant constamment entre liberté et sécurité”

      C’est le “maître-mot” parce que le Terrorisme est le Spectacle-maître. Celui qui, pourvu qu’il soit réalisé avec suffisamment de panache –je pense par exemple au remarquable panache de fumée sortant de la voiture lors du “dernier” attentat ou simili sur les Champs-Elysées– ravit instantanément la vedette à tous les autres.


    • Jean-Claude Ract Le 08 juillet 2017 à 11h02
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      “une gouvernance mondiale, celle de la haute finance internationale, par exemple, qui cherche à maîtriser à la fois les peuples et le terrorisme par un dosage qui lui est profitable?” Cf ci-dessus : “autour des Bourses, ou des Etats ou des Mafias”. le leadership est justement à chercher du côté des “communautés du renseignement”, dont le but n’est pas de se renseigner par esthétique ou pour augmenter son capital mais pour agir, et agir vite, et pas dans la virtualité de la finance mais dans le monde réel : “son savoir doit devenir un pouvoir”.


  3. Gonzo Le 08 juillet 2017 à 07h16
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    Réduire le contre espionnage et le renseignement à la lutte contre le terrorisme, c’est comment dire … naif? ridicule? bête? en fait je pense que de prime abord c’est simplement inutile, et qu’en deuxième temps, dangereux.

    C’est la différence entre un macroscope et un microscope, l’on risque de passer à coté d’énorme événements et de se les prendre en pleine face.


    • Fritz Le 08 juillet 2017 à 07h21
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      Et c’est réduire la politique étrangère et militaire à la moraline (nous les gentils, nous luttons contre le vilain terrorisme).


      • Gonzo Le 08 juillet 2017 à 07h44
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        On a dementeler / tuer quelque terroriste, donc on a leur armes, donc leur numéro de série, donc leurs historique propre, soit qui l’a produit, acheté, vendu, racheté, toutes viennent de l’usine de démilitarisation Crvena Zastava, située à Kragujevac en Serbie.

        Depuis ces armes ont été remilitarisé (c’est un travail très délicat) et sont toutes protéger par le secret défense et, ce, avant qu’elles ne servent. ainsi face au secret défense la justice ne peut enquêter et donc l’affaire n’existe pas.


      • J Le 08 juillet 2017 à 11h12
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        Il y a des moments où il faut savoir dans quel camp on est, quitte à faire un pari limite pascalien. Les islamistes violents ou non exigent un certain nombre de choses (et ce qu’ils exigent aujourd’hui ne préjuge pas de ce qu’ils exigeront ensuite s’ils obtiennent satisfaction). Il faut savoir si on accepte ou refuse.


        • Lysbeth Levy Le 08 juillet 2017 à 22h04
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          Ok mais dans “quel camps” sont les Usa qui ont financés les madrassas au Pakistan Afghanistan pour ré-islamiser les enfants au waabbisme et contre les soviétiques l’USAID a financés ces livres par millions pour radicaliser les enfants et les jeunes :https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2014/12/08/the-taliban-indoctrinates-kids-with-jihadist-textbooks-paid-for-by-the-u-s/ Idem en Bosnie Herzégovine contre les serbes. Ce sont bien les Usa, Uk et France qui ont mis les Frères musulmans, Wahhabites au pouvoir en élevant une génération entière à l’islamisme le plus radicale en vue de lutter contre les mécréants communistes athées. http://wyso.org/post/qa-j-jihad Nos états soit disant “démocratiques”, “anti-islamistes” les financent les soutiennent et ensuite ils viendront nous faire la morale a propos de “l’Islam.” et des réseaux terroristes qu’ils ont aidés à exister. et laissent agir sur le terrain pour nous monter les uns contre les autres.


    • Dominique Le 08 juillet 2017 à 10h15
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      « Réduire le contre espionnage et le renseignement à la lutte contre le terrorisme, c’est comment dire … naif? »

      Bien sûr ! C’est faire l’impasse sur « la menace russe », et « les appétits de Poutine » !;-)


  4. J Le 08 juillet 2017 à 08h06
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    Et donc l’ennemi est “le terrorisme”, sans autre précision, et l’objectif de l’empêcher autant que possible de frapper, de repérer les projets terroristes aussi précocement que possible.
    N’y aurait-il pas aussi une réflexion de fond collective à mener sur ce qui motive les terroristes ? Ce n’est pas un but en soi. Une réflexion pas simple, on ne peut résumer ni à “c’est l’Islam” ni à “ce n’est pas l’Islam”. On ne peut ni en exclure les musulmans, ni les considérer a priori comme forcément sincères. Si on veut savoir ce qu’ils se disent entre eux loin des oreilles infidèles, la seule façon est de le demander à ceux qui ont cessé d’être musulmans et le disent haut et fort. Même s’ils peuvent exagérer. http://pagesperso-orange.fr/daruc/divers/islamex.htm


    • Fritz Le 08 juillet 2017 à 09h36
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      N’y aurait-il pas une réflexion à mener sur ce gros mot, “terrorisme” ?
      Si c’est une manière de désigner l’Islam, autant le dire franchement. Mais alors, très peu pour moi. Vous suggérez d’écouter les apostats de l’Islam : tant qu’on y est, pourquoi ne pas placer des micros dans les mosquées ?

      La notion de terrorisme est apparue en France, en 1794, et son acception moderne date des attentats nihilistes en Russie, au XIXe siècle. Aucun rapport avec les Sarrasins.

      Comme disait Pascal Boniface : “Le terrorisme, c’est toujours les autres” (Vers la 4e Guerre mondiale ? Armand Colin, 2005, p. 93 ; 2e éd., 2009, p. 124).


      • J Le 08 juillet 2017 à 11h07
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        Pour l’instant le terrorisme (au sens le plus souvent admis aujourd’hui et d’ailleurs sur cet article, commettre des attentats pour faire avancer une cause donnée) est très majoritairement islamiste. C’est comme ça. Quant aux apostats de l’Islam, ils ont droit à la parole, et on n’a pas le droit d’ignorer leur parole (si elle est fausse et diffamatrice, qu’on les condamne, si elle est vraie, qu’on les écoute).


        • Fritz Le 08 juillet 2017 à 11h39
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          Je comprends vos arguments, bien que nos points de vue soient différents.

          De toute façon, le mot “terrorisme” ne doit pas nous empêcher de penser. A utiliser avec modération, et toujours après réflexion.


          • J Le 08 juillet 2017 à 11h54
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            Je dirai que le terrorisme doit d’abord être vu comme une stratégie poursuivant un objectif (qu’il s’alimente aussi de haines et ressentiments divers est accessoire, il y en aura toujours de toute façon).

            Cet objectif est très clairement, ils ne s’en cachent pas, la reprise, d’abord faute de mieux par des moyens asymétriques, du djihad de conquête endormi depuis deux ou trois siècles, donc du projet d’imposer sinon l’Islam du moins la loi de l’Islam à la planète par des moyens guerriers. Est-ce qu’on doit attendre d’être pur de tout reproche, comme semblent l’insinuer les idiots utiles de l’islamisme, pour s’y opposer ?


            • Fritz Le 08 juillet 2017 à 12h49
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              Je vois, votre vision du monde est binaire : on est soit islamophobe, soit “idiot utile de l’islamisme”. Je suppose que vous assimilez “l’islamisme” au “troisième totalitarisme”.

              [Le livre d’Amir Jahanchahi, Vaincre le troisième totalitarisme (Ramsay, 2001) a disparu d’Internet, au profit du livre de François Fillon, Vaincre le totalitarisme islamique, Albin Michel, 2016.]

              Cette idée des trois totalitarismes (communiste, nazi, islamiste) a l’avantage de placer l’Occident en bonne position.


            • J Le 08 juillet 2017 à 14h11
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              Désolé, encore une fois il faut choisir son camp. Ce n’est pas une question de morale (encore un cheval de bataille des éternels idiots utiles de tous les totalitarisme, la morale…), il y a toujours des gens bien et pas bien des deux côtés. C’est la réalité qui est de plus en plus binaire, comme elle l’était au temps de la lutte contre le nazisme. On veut que l’Islamisme avance ou on veut qu’il recule. Prétendre qu’il ne peut pas finalement l’emporter au vu des rapports de force actuels est d’une dramatique naïveté au regard de l’histoire. Ca ne se joue pas que par les armes, loin s’en faut.

              Rappel général, depuis Lénine on appelle “idiot utile” quelqu’un, généralement intelligent, qui croit devoir se mettre au service, ou au moins à la défense, d’un projet totalitaire tout en niant son caractère totalitaire. Jean-Paul Sartre est un exemple d’autant plus net qu’il a fini par s’en repentir ( http://bouquinsblog.blog4ever.com/nekrassov-jean-paul-sartre )


            • Fritz Le 08 juillet 2017 à 17h11
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              “il faut choisir son camp” : c’était la mise en demeure des partisans de la guerre d’Afghanistan, puis de la guerre d’Irak, au temps de George W. Bush, l’ami des Saoudiens.

              Une injonction simpliste, néoconne et qui relève du terrorisme intellectuel.
              Pourquoi pas ? Mais il faut l’assumer.
              Avec une telle position, @J, vous risquez d’être isolé sur ce blog.


            • J Le 08 juillet 2017 à 17h18
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              Comparaison n’est pas raison. Les néocons des années 1920-30 (qu’on ne me dise pas qu’il n’y en avait pas déjà) n’étaient pas forcément clairs par rapport à Hitler, mais il a quand même bien fallu choisir son camp.


      • Jean-Claude Ract Le 08 juillet 2017 à 14h58
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        “Aucun rapport avec les Sarrasins”, mais avec la Secte des Assassins, oui. J’ai parlé avant-hier sur un autre “fil” des attentats de Paris en 2015 et de Bombay en 2008. Un autre point de ressemblance, le plus important peut-être, c’est la drogue des commandos, le captagon. Dans les deux cas, les “djihadistes” étaient drogués. Comme ceux du Vieux de la montagne.


      • Subotai Le 08 juillet 2017 à 19h00
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        Quand j’ai vu qu’un type avait été inculpé de ” tentative d’attentat terroriste” pour avoir discuté de l’achat d’une arme sur des forums de jeux vidéo et déclarer qu’il voulait descendre le Président de la République, j’ai zappé et je suis allé regarder l’état de mes gombos.
        “Tentative d’attentat terroriste”, c’est quoi ça?
        Dans un État en bon état, le type serait inculpé de “Menace de mort envers le Président de la République”.
        Et est il interdit par la loi de se renseigner pour l’achat d’une arme?
        Bref, évidemment un crétin dangereux, un type à contrôler et à mettre hors d’état de nuire, mais l’inculper de “Tentative d’attentat terroriste”, on marche sur la tête; ou quand le ridicule atteint la Justice sans qu’elle s’en rende compte.
        PS: je n’ai pas fouillé cette affaire et m’en suis tenu aux premières infos avant de m’en désintéresser. Donc si des éléments ont été modifiés ou apportés…


        • Fritz Le 08 juillet 2017 à 20h21
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          L’affaire que vous rapportez illustre l’abus du mot TERRORISTE par les médias qui veulent nous TERRORISER. Désolé, ça ne marche pas : je n’ai pas été terrorisé par cette tentative fumeuse et inoffensive.


    • Lysbeth Levy Le 08 juillet 2017 à 12h46
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      Ah encore a faire dans l’islamophobie Mister J ..Et hier vous étiez contre le complot des communistes non ? Bah parce que les “méchants musulmans” ont remplacés les “méchants communistes” le “couteau entre les dents” mais il y a aussi la réalité du terrain et de l’histoire d’ailleurs c’est par anti-communisme que Mr Brzezinski a utilisé les “mercenaires” “islamistes” : http://www.entelekheia.fr/terrorisme-islamique-zbigniew-brzezinski-a-lorigine-desordre/ C”est lassant de répéter qui s’amuse à armer, entrainer, financer les “rebelles peu modérés” et autres mercenaires a bat cout qui n’ont d’islamiste (croyant en l’Islam) que le nom il faut bien construire l’ennemi pour les besoins de la cause : http://www.madaniya.info/2016/07/20/ni-islam-ni-folie-la-terreur-est-politique/ Allez zou bonne journée ..


      • J Le 08 juillet 2017 à 14h17
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        Merci d’illustrer encore mieux que tout ce que je pourrais dire le moralisme infantile des “idiots utiles”. Ben non, je ne crois pas être dans le camp des “gentils”, par contre je crois être dans le camp de la liberté de conscience et de la laïcité (cibles déclarées de l’islamisme). Peut-être que vous avez choisi l’autre…


      • J Le 08 juillet 2017 à 17h55
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        Bien sûr qu’à certains moments les Ricains ont instrumentalisé les djihadistes parce qu’ils avaient d’autres priorités, et alors ? Réponse du berger à la bergère, les islamistes ont bien plus intelligemment instrumentalisé les Ricains contre leurs bêtes noires (des Frères Musulmans donc des islamistes) Saddam Hussein et Kadhafi. Et alors ? Il y a en toujours et dans tous les sens, des magouilles comme celles-là. Ca ne doit pas empêcher de discerner les grandes lignes. Et la plus grande ligne, c’est que le djihadisme, né avec l’Islam et dès l’époque de son Prophète, reprend vigueur sous nos yeux avec des dizaines de millions de partisans.


        • Lysbeth Levy Le 08 juillet 2017 à 19h51
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          Donc concrètement vous êtes assez d’accord avec les Zemmour, Finkie, Renaud Camus et autres “chauffeurs de salles” qui n’ont de cesse de parler de ‘”remigration” des “musulmans” ou encore de leur “éradication” mais de quelle manière ? Ah oui j’avais oublié le body-count au nom de la guerre au terrorisme est de plus de 5 millions de morts entre l’Irak, l’Afghanistan mais ça doit faire plus de nos jours ? Somalie, Soudan, Pakistan, Mali, Nigéria ou ailleurs ou Africom est installée ça va faire de “sacrés charniers” tout ça “la puanteur” ne vous dérange pas j’espère ? Si c’est l’Islam votre seul problème c’est pas celui de ceux qui pensent qu’il y a abus de langage et racisme islamophobe. Pratique d’inverser les rôles, les Usa, Anglais, Français ont toujours manipulé les mercenaires et pas que musulmans ne faites pas l’ignorant s’il vous plait.: http://www.lepoint.fr/monde/quand-la-cia-financait-les-freres-musulmans-06-12-2011-1404368_24.php Les idiots utiles ne sont pas ceux que l’on croit..


          • J Le 08 juillet 2017 à 20h51
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            Au moins Zemmour est tellement excessif (du moins dans ce qui est médiatisé, sous réserve que ce ne soit pas manipulé…) qu’il fait le “jeu de l’ennemi”. Il lui manque apparemment de se renseigner auprès des ex-musulmans.

            Après, est-ce qu’on doit attendre d’être innocent de tout péché pour contrer l’islamisme (militairement et aussi idéologiquement, ce qui suppose de mettre en cause l’Islam…) ? Ou est-ce qu’on doit attendre qu’il n’y ait plus que ce problème ? Si on avait raisonné ainsi du temps d’Hitler, il aurait gagné.

            L’islamisme, ce sont des dizaines de millions de fanatiques, dont beaucoup n’attendent que l’occasion d’entrer à leur tour dans la danse (le terrorisme, ils savent qu’il ne faut pas trop en faire à la fois, que ça doit être du long terme), ce sont aussi des élections gagnées démocratiquement dans divers pays. Ils ont une volonté commune. Si on n’y oppose pas une autre volonté commune au moins équivalente, ils vont gagner… et donc je persiste à qualifier d'”idiots utiles” ceux qui ne veulent pas le savoir.


        • Gonzo Le 08 juillet 2017 à 21h22
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          il y a toujours eu des liens curieux, vous parlez de Kadhafi regardé vers Philippe Vannier et le systeme Amesys, comme ca pour s’amuser.

          vous parlez des ricain et du djihadisme, sauf que c’est l’inverse, ils ne les ont pas instrumentalisé mais crée, même Hillary Clinton l’admet.

          quand a la grande menace evoqué qu’est ce?
          le wahabisme? c’est con c’est nos amis.

          le djihadisme c’est queue dalle 12000/15000 personnels armé et entrainé qui tantôt lutte contre les russes, ou les yougoslaves, ou les lybiens, ou les syriens, et lorsqu’on ne payent pas nous balance une bombe.

          vous voulez résoudre les cellule terroriste djihadiste, ok, en combien de temps?
          2 min?
          5 min?
          allez 1 jour pour etre large? vous ne me croyez pas regardez ce que fait palantir.


          • J Le 08 juillet 2017 à 21h32
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            Le djihadisme est né avec l’Islam, même s’il a pris diverses formes et s’est parfois endormi (il sort sous nos yeux de sa plus longue période de sommeil). Les USA existaient déjà il y a quatorze siècles ?
            Sans aller si loin, ce sont peut-être aussi les USA qui ont lancé les Frères Musulmans en 1928 ?


            • Fritz Le 09 juillet 2017 à 03h09
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              Bref : l’Islam, voilà l’ennemi.
              Au moins, votre position est claire et cohérente.

              Pour qu’elle le soit complètement, vous devriez réclamer la fermeture des mosquées, ou leur mise sur écoute, ainsi que la rupture des relations avec les pays qui ont favorisé l’islamisme : l’Arabie saoudite, le Qatar, la Grande-Bretagne, les États-Unis d’Amérique, la France, etc.


            • Gonzo Le 09 juillet 2017 à 11h00
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              le djihadisme est conceptualisé par Abdallah Azzam en 1980

              https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdallah_Azzam#L.27.C3.A9pisode_saoudien_.281980.29


  5. Louis Robert Le 08 juillet 2017 à 14h19
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    La France s’enfonce dans la nouvelle “normalité”.

    “… le terrorisme” est désormais devenu “cette menace prégnante, durable”…

    ” … pour sortir de l’état d’urgence, le gouvernement met au point une loi… (faisant) de l’exception la règle”.

    “… octroi de pouvoirs exceptionnels qui transforment l’état d’urgence en état permanent, indéfini”.

    “Quid de l’avenir de nos opérations extérieures… qui nous désignent, que nous le voulions ou non, comme des cibles potentielles sur notre territoire ?… Lutter contre le terrorisme grâce à l’amélioration de notre outil de renseignement… pose à l’évidence de nombreuses questions, surtout dans le domaine de notre politique étrangère et de notre diplomatie, questions restées à ce jour sans réponse …”

    Orwellien: l’anormal, c’est le normal.

    C’est ainsi que la France s’enlise allègrement dans la nouvelle “normalité”, durable, permanente… comme si de rien n’était.


    • J Le 08 juillet 2017 à 15h42
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      On a le djihadisme et sa variante terroriste sur les bras. Et pour longtemps. On peut chipoter sur telle ou telle formulation, dénoncer telle ou telle instrumentalisation, mais on ne peut pas faire comme si de rien n’était.


      • Lysbeth Levy Le 08 juillet 2017 à 21h23
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        Tenez ça vient de sortir voilà qu’Abdelhakim Belajd l’ami terroriste d’Al Qaida de la France fait reparler de lui : http://www.parismatch.com/Actu/International/Abdelhakim-Belhadj-l-etrange-ami-de-la-France-a-Tripoli-1300793 Voilà qui installe la “sharia” en Lybie les Occidentaux partout ou ils passent préfère le radicalisme, avec des djihadistes, afin de tenir le pétrole car c’est bien pour ça et le fait que Kaddhafi voulait sortir le $ et le Franc CFA ..La France soutient des gouvernements “islamistes et terroristes” : https://www.africaintelligence.fr/AIF/insiders/libye/2016/04/28/abdelhakim-belhadj-des-milices-de-mitiga-au-business-international/108146711-BE1 Ils viennent même manger à Paris chez Sarkozy ou Hollande et bernard Henri Levy ! Alors c’est qui les “idiots utiles” de l’islamisme ?


        • J Le 09 juillet 2017 à 09h34
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          Les idiots utiles de l’islamisme sont d’abord ceux qui nient sa force (des dizaines de millions de partisans qui sont loin d’être encore tous mobilisés) et sa motivation essentielle.
          Après, des anecdotes comme celles-là dans un domaine qui relève de la lutte contre une mouvance clandestine, donc fatalement des manipulations et infiltrations en tous sens, on en trouve toujours tant qu’on veut et pour justifier ce qu’on veut. C’est au mieux très naïf de juger d’une situation globale avec ça.


          • Fritz Le 09 juillet 2017 à 10h36
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            Quelle solution proposez-vous face à cette menace islamiste ?
            Une solution finale, appliquée à des “dizaines de millions” de “fanatiques” ?


            • J Le 09 juillet 2017 à 10h56
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              D’abord, d’une manière générale, on pose les problèmes avant de proposer des solutions, et c’est malhonnête voire pervers de préjuger des solutions de qui ne fait que poser le problème (mais c’est une habitude bien ancrée des “idiots utiles”.

              Ce que je propose, c’est d’abord de prendre conscience du problème, donc de se mettre à l’écoute de ceux qui connaissent le mieux l’Islam pour le connaitre de l’intérieur et de l’extérieur (car il y a des choses qu’un ne voit que d’un côté et des choses qu’on ne voit que de l’autre). Donc, celles et ceux qui l’ont rejeté après avoir été élevés dedans. Il y a aussi les convertis, mais quand ils font parler d’eux ils sont islamistes.

              On a fait passer au Catholicisme l’habitude de bruler ses opposants en lui arrachant le droit de le critiquer y compris dans ses fondements. Donc, concrètement, en affaiblissant la foi catholique. C’est la même chose pour le djihadisme par rapport à l’Islam. On n’éliminera le premier qu’en affaiblissant la foi du second (après, que ça le fasse disparaitre complètement ou pas, inch’Allah).


            • J Le 09 juillet 2017 à 11h12
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              Le plus urgent me semble être de dégommer le discours “idiot utile”.

              Après, la lutte contre une dynamique totalitaire est autant “idéologique” que “militaire”. Et mieux on la mène sur le plan “idéologique” moins on a à la mener sur le plan “militaire”, donc moins on a à tuer.

              Je répète, puisqu’on me fait encore un procès d’intention, que tout le mal que je souhaite aux musulmans, djihadistes compris, c’est de se libérer de leur religion inhumaine.


            • Fritz Le 09 juillet 2017 à 12h32
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              Mais je ne vous fais aucun procès d’intention (au surplus, je ne vous traite pas d’ “idiot utile” du néoconservatisme). Je voulais seulement que vous clarifiez votre position, qui est nette et forte, même si je ne la partage pas.

              Au moins, vous n’embrouillez pas les problèmes en distinguant “islam” et “islamisme”. Chez les vieux auteurs, “islamisme” désignait la religion musulmane.


            • J Le 09 juillet 2017 à 13h05
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              Ah ben malentendu, alors. Pour Google traduction :
              “Islam” se traduit en arabe par الإسلام
              “Islamisme” se traduit en arabe par الإسلام
              Le distinguo n’est pas complètement inutile puisque des musulmans y compris pieux refusent d’être qualifiés d’islamistes, mais il n’est vraiment pas d’origine.
              Je ne nie pas la dangerosité de l’ultra-libéralisme, qui laisse présager des catastrophes aussi graves voire pires que celle du communisme (on crève de froid comme de chaleur). Mais enfin, c’est déjà arrivé, on sait qu’on s’en remet en quelques décennies. L’Islam, on en prend pour des siècles. C’est justement parce que ces catastrophes prévisibles vont chambouler les rapports de force qu’il faut serrer les boulons par rapport à l’islamisme (qui n’est pas tout l’Islam mais en est quand même le noyau central).
              Au fait, c’est quoi, votre position ?


          • Subotai Le 09 juillet 2017 à 20h00
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            Mon cher J,
            j’aime beaucoup:
            “”je souhaite aux musulmans, djihadistes compris, c’est de se libérer de leur religion inhumaine.””
            Je comprend qu’étant d’une religion “inhumaine” ils ne sont pas humains. Vous êtes vraiment trop bon de leur donner la possibilité de le devenir s’ils rejettent leurs croyances.
            D’aucuns leur auraient refusé cette incroyable chance en les expédiant directement au bucher.
            Merci pour eux…


            • J Le 10 juillet 2017 à 03h26
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              Illustration tant que j’y suis. Ali Sina : “J’ai reçu d’innombrables emails de gens qui me disaient qu’après avoir quitté l’Islam, pour la première fois, ils voyaient l’humanité comme une famille. La méfiance et la haine s’étaient évanouies. Maintenant ils peuvent aimer n’importe qui sans culpabilité…”
              Explication : l’Islam n’interdit évidemment pas à ses fidèles d’avoir des relations cordiales et loyales avec des non-musulmans, mais il y met traditionnellement toutes sortes de limites et de restrictions, y compris au niveau des sentiments, pas forcément claires. Exemple sur un site islamique pas vraiment intégriste : http://www.sunnisme.com/article-le-fiqh-des-relations-entre-musulmans-et-non-musulmans-9870915.html/


            • Lysbeth Levy Le 10 juillet 2017 à 09h26
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              Le grand dada des “islamophobes” du genre “Charlie Hebdo” qui s’acoquine avec l’extrême droite israelienne, chrétienne de l’Institut Gatestone, J, avouez que c’est le cas, ça sera plus simple. Daniel Pipes, Geert Wilders, les prétendus ex-islamistes sont des néocons de service ; voir là :https://anticons.wordpress.com/2011/12/21/ils-se-revendiquent-islamophobes/ Olivier Pechter qui avait enquêté sur ce “milieu” a dû retirer des articles/photos de son site pour avoir diffusé des informations sur les liens consanguins entre extrêmistes chrétiens, néocons et extrême droite fasciste : https://anticons.wordpress.com/2013/12/01/de-bhl-a-charlie-hebdo-la-propagande-neoconservatrice-deguisee-en-gauche-progressiste/ Un certain Gilles Clavreul était mouillé il faut dire. Le site pro-israelien MEMRI qui diffuse de la “haine anti-islam” pour enfoncer dans nos têtes que le problème de la planète c’est “l’islam” afin de masquer les crimes que commettent les néocons dans le monde arabe pour le pétrole diaboliser l’ennemi, le disqualifier, le déshumaniser pour mieux faire accepter les millions de morts au MO et ailleurs.


            • Lysbeth Levy Le 10 juillet 2017 à 16h52
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              “Site pas vraiment intégriste” ?
              Ah oui le site d’un “Frère Musulman” hyper intégriste soutenant le terrorisme vous choisissez exprès ce site ? Bien sur basé en Uk comme de juste les anglais en font l’élevage de ces bons petits gars…


            • J Le 10 juillet 2017 à 07h24
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              J’estime être en droit de dire que l’interprétation que fait Subotaï de mes propos est perverse et inacceptable. Il faut l’arracher, ce droit ?


          • Lysbeth Levy Le 10 juillet 2017 à 09h58
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            N’oublions pas les idiots utiles de la “prophétie auto-réalisatrice” de Hutington- Lewis du “choc des civilisations” proche de BHL en France et des extrêmistes de tout poil, et néocon : http://www.gatestoneinstitute.org/events.php des prétendus ex-musulman financés pour cracher leur haine de l’islam à l’instar de Zemmour, Finkie, Val, et Fourest, Ayan Ersi Ali, Pamela Geller, Renaud Camus.. Breivik s’est inspiré de leurs écrits, idées avant d’assassiner froidement des jeunes “gauchistes” par attentats https://fr.wikipedia.org/wiki/Anders_Behring_Breivik . Mais ça vous n’en parlez pas les “Croisés de l’anti-islam” tuent tous les jours et pas que dans des guerres totales. Toute une méchante propagande qui jette de “l’eau sur les braises” afin de “monter” les communautés les unes contre les autres et ça marche en tout cas ..


            • J Le 10 juillet 2017 à 10h31
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              Les “croisés de l’anti-islam” sont au moins aussi vieux que le djihad, qui a été initié par le Prophète de l’Islam (avec déjà des assassinats de gens qui n’avaient pas de sang sur les mains, et c’est le souvenir collectif de ses fidèles, Sira, Bukhari, Tabari, qui nous l’apprend). Les croisés stricto sensu étaient d’ailleurs dans la riposte à une invasion.

              Voir dans le djihad actuel une simple réaction aux vilenies vraies ou supposées de l’Occident, ou de qui que ce soit, c’est plus que de la myopie. Il a été relancé sur le principe en 1928 avec la fondation des Frères Musulmans, et longtemps limité à la reconquête du monde musulman. Il monte simplement en puissance.


      • Louis Robert Le 08 juillet 2017 à 22h23
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        Permettez-moi d’insister en clarifiant au besoin mon propos: nous faisons comme si de rien n’était précisément en perpétuant le djihadisme terroriste plutôt que d’en faire disparaître les causes premières et essentielles qui sont nos politiques terroristes (terrorisme d’état) à l’étranger. Impossible de vivre en paix en n’oeuvrant aucunement pour la paix! — Qui parle seulement aujourd’hui de mettre un terme à la guerre perpétuelle qui sévit en faisant la paix? Qui donc?

        On continue plutôt à faire comme si de rien n’était. Nous en paierons donc le prix fort… et sans cesse croissant.


  6. Crapaud Rouge Le 08 juillet 2017 à 16h33
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    “La novation principale de cette réforme tient à la création d’une structure faîtière en matière de lutte contre le terrorisme. (…) en assurant une coordination plus forte et un pilotage renforcé des services engagés.” : inefficacité garantie !!! “pilotage renforcé” : langue de bois !!! La “structure faîtière” sera surtout soucieuse de plaire à son mandataire, le président himself.


  7. RV Le 08 juillet 2017 à 21h07
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    “L’homme entend, à l’évidence, se concentrer sur ses missions les plus régaliennes, à savoir la diplomatie, la défense (qualifiée aujourd’hui de ministère des Armées) et le renseignement, concept pris dans son acceptation la plus large (communauté du renseignement).”
    +++++++++++++++++++++++++++++++++++++
    Je ne vois pas en quoi ces missions régaliennes concerneraient la réforme phare de ce début de présidence, à savoir la modification du Code du Travail
    Cet article commence mal !


    • Fritz Le 08 juillet 2017 à 21h25
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      Cet article se paye de mots, en jouant sur une obsession de notre temps : “le terrorisme”, et sur notre régime courtisan (Macron le régalien, Macron le jupitérien).


      • RV Le 08 juillet 2017 à 21h35
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        Des lois pour lutter contre le terrorisme il y en a eu une bonne dizaine ces deux derniers quinquennats, rien de nouveau, nulle révolution, juste une continuité.

        La cinquième puissance du monde s’apprête à supprimer 120000 fonctionnaires ce qui ne va pas aider les “services”. Le renseignement ce sont d’abord des femmes et des hommes.
        Elle s’apprête aussi à frapper seule en Syrie, donc plus de réfugiés, et de “bonnes raisons” pour perpétuer des attentats contre la France.

        Cela ne veux nullement dire qu’il faut faire abstraction du phénomène terroriste mais qu’il y a suffisamment de lois en France pour s’y attaquer et qu’il faudrait aussi y mettre les moyens humains.


        • Subotai Le 09 juillet 2017 à 20h20
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          Votre commentaire est pertinent, mais tient pour acquis que les lois “Anti terroristes” sont destinées à lutter contre le “terrorisme”.
          Rien de plus faux.
          Les lois antiterroristes servent au contrôle général des populations. Et ce pour une simple et bonne raison: le “terrorisme” est une définition relevant de la rhétorique pour désigner un aspect psychologique de la situation politique Guerre.


          • RV Le 09 juillet 2017 à 21h38
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            vous supposez que je suppose . . .
            l’état d’urgence renouvelé ad libitum et bientôt dans la constitution a été utilisé outrancièrement contre les mouvements sociaux et ça ne va pas s’arrêter . . .
            le gouvernement amuse la galerie
            la vrai mesure c’est la refonte du code du travail


  8. Gonzo Le 09 juillet 2017 à 09h49
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    Vous savez ce qui va ce passez avec cette histoire de lutte contre le terrorisme?

    la trame est la suivante:
    d’un coté l’état français ne voit pas en quoi un logiciel de surveillance est une arme stratégique donc on peut le vendre à un pays tiers sans que cela ne dérange Bercy. (ou un certain macron est passé entre autre)
    de l’autre l’état français récupère des données brut de ces même logiciel vendu a l’étranger, et en général a des pays peut enclin a ce que l’on appel démocratique, pour lutter contre le terrorisme.

    vous le voyez venir là? c’est énorme on est d’accord?

    pour memoire: http://www.lefigaro.fr/international/2011/09/01/01003-20110901ARTFIG00412-comment-j-ai-mis-8-millions-de-libyens-sur-ecoute.php


  9. Ubu Le 10 juillet 2017 à 17h16
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    Moi, toute cette affaire me fait plus penser à du Stay behind alias Gladio, ou comment se débarrasser des mouvements sociaux.


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