Suite du billet précédent sur l’Ukraine
Index de la série 

4.3 Le rôle des Américains et des Européens 

Comme souvent, les Américains ne sont pas restés inactifs dans l’affaire ukrainienne, dont les ramifications sont profondes. 

Rappelons que le 9 février 1990, au moment de la réunification allemande, James Baker, le secrétaire d’Etat américain [de George Bush], avait assuré à Mikhaïl Gorbatchev, dans la salle Catherine II – haut lieu historique du Kremlin -, que l’alliance occidentale n’étendrait “pas d’un pouce” son influence vers l’Est si Moscou acceptait que l’Allemagne réunifiée entre dans l’Otan. Le lendemain, 10 février, Hans-Dietrich Genscher, le ministre des Affaires étrangères allemand, refit cette promesse à Edouard Chevardnadze, son homologue russe, comme l’a confirmé par la suite une note confidentielle du gouvernement allemand : « Nous sommes conscients que l’appartenance d’une Allemagne unie à l’Otan soulève des questions complexes. Mais une chose est sûre pour nous : l’Otan ne s’étendra pas à l’Est. » Gorbatchev se souvient lui aussi que l’Otan était convenu de « ne pas s’étendre d’un pouce en direction de l’Est. » Il a seulement commis une grave erreur : il a fait confiance à l’Occident et n’a pas fait mettre par écrit cette parole donnée. 

“Source : courrier international 

Depuis, presque tous les pays de l’Est ont intégré l’OTAN – ne manquait que l’Ukraine, pour menacer encore plus la Russie…

Pour revenir à l’Ukraine, entre alors en scène un personnage central : Victoria Nuland. Elle est également l’épouse du néo-conservateur Robert Kagan, instigateur du projet impérial pour un Nouveau siècle américain. Pour Kagan, l’UE est impuissante car sous l’emprise de Vénus, déesse de la paix, mais fort contente que les Etats-Unis fassent le sale boulot de Mars (dieu de la guerre).

Durant le mandat de George W. Bush, elle était la conseillère principale pour les affaires étrangères du vice-président Dick Cheney, puis ambassadrice des États-Unis à l’OTAN ; elle y avait exigé, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, l’application de l’article 5 de la Charte atlantique obligeant les États membres de l’OTAN à partir en guerre avec George Bush junior contre le terrorisme mondial. C’est aussi dans ce but qu’elle a plaidé auprès de Nicolas Sarkozy pour accélérer le retour de la France dans l’OTAN.

Durant le mandat de Barack Obama, elle a été nommée porte-parole du ministère des Affaires Étrangères (« Département d’État »), avant de devenir en mai 2013 la secrétaire d’État-adjoint américain pour les Affaires européennes et eurasiennes

Le 5 décembre, au cours d’un sommet de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Kiev, Victoria Nuland a apporté son soutien aux manifestants partisans d’une intégration à l’Union Européenne ; elle a déclaré « Nous sommes avec le peuple ukrainien, qui voit son avenir dans l’Europe » et elle a appelé le « gouvernement ukrainien à écouter la voix de son peuple. », mettant en garde contre les risques de « chaos et de violences » dans le cas contraire. Elle s’exprimait devant des responsables ukrainiens et une trentaine de délégations étrangères, au sein desquelles se trouvait le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov… 

Pourtant, les sondages (fiables) montraient que les manifestants de Maïdan n’obtenaient pas 50 % de soutien dans le pays…

Avec de gros écarts entre les régions (de 13 % à 84 % de soutien !) – évidemment…

Le 11 décembre, elle se rendit place Maïdan accompagnée de Jaffrey Pyatt, l’ambassadeur américain en Ukraine. Sur place, elle offrit des gâteaux aux manifestants, dont beaucoup chantèrent « Dieu vous bénisse ». Elle tenta aussi de distribuer l’aumône aux policiers – ne se rendant apparemment pas compte que cela ne se fait pas trop d’accepter de la nourriture d’un ministre étranger…

Images stupéfiantes – on  imagine ce qu’auraient dit les Etats-Unis s’ils avaient vu débarquer un ministre russe à New-York pour donner des cookies aux protestataires d’Occupy Wall-Street – et encore, ceux-ci ne demandaient-ils pas le départ du Président contrairement à ceux de Kiev…

 

Ce n’est qu’après ce soutien qu’elle partit rencontrer le Président Yanoukovytch (tout en finesse…). Dans la soirée, Victoria Nuland a rencontré les 3 chefs de l’opposition – dont Oleh Tyahnybok le leader de Svoboda. Ils lui ont demandé de prendre des sanctions à l’encontre des responsables des violences policières contre les manifestants.

Saluons enfin la magnanimité de cette petite-fille d’immigrants de la Russie tsaristes, ayant fui aux États-Unis pour fuir les pogroms, qui discute joyeusement avec une brute vénérant des SS et des nationalistes meurtriers de masse durant la guerre… Mais la fin justifie les moyens : l’important est de soustraire l’Ukraine du giron russe.

Il y a eu alors un défilé en décembre à Kiev pour rencontrer les grands Démocrates de l’opposition…

Citons tout d’abord le sénateur Républicain John Mc Cain (candidat défait de la présidentielle américaine de 2008) venu accompagné du jeune sénateur Démocrate Chris Murphy – le visage de Tyahnybok vaut le détour…

Il a déclaré le 14 décembre 2013 : « Nous sommes ici pour soutenir votre juste cause, le droit souverain de l’Ukraine à choisir son propre destin librement et en toute indépendance. Et le destin que vous souhaitez se trouve en Europe ».

Mais aussi : « Nous voulons indiquer clairement à la Russie et à Vladimir Poutine que l’ingérence dans les affaires de l’Ukraine n’est pas acceptable pour les États-Unis. » Ce qui est osé…

Rappelons en effet que McCain est le président de l’International Republican Institute, et que celui-ci est une branche de la National Endowment for Democracy (NED), qui lui-même fait partie du Département d’État (lors du vote du budget des États-Unis, les parlementaires votent celui de la National Foundation for Democracy dans le cadre du budget du Département d’État et non pas de manière distincte…). En raison du co-financement des opérations par la CIA, le budget annuel des projets de ces structures atteint plusieurs centaines de millions de dollars.

McCain a agi dans l’ombre lors de beaucoup de « révolutions colorées » (qui se sont déroulées dans les pays de l’Est et surtout les ex-Républiques soviétiques durant les années 2000. Celles qui ont abouti à un changement du gouvernement en place ont touché la Serbie (2000), la Géorgie (2003), l’Ukraine (2004) et le Kirghizstan (2005)), comme le montre l’excellent documentaire de 2005 de Manon Loizeau.


“Source : ahmed bensaada

Dans un article exhaustif et très détaillé sur le rôle des États-Unis dans les  révolutions colorées, G. Sussman et S. Krader de la Portland State University mentionnent dans leur résumé : 

« Entre 2000 et 2005, les gouvernements alliés de la Russie en Serbie, en Géorgie, en Ukraine et au Kirghizistan ont été renversés par des révoltes sans effusion de sang. Bien que les médias occidentaux en général prétendent que ces soulèvements sont spontanés, indigènes et populaires (pouvoir du peuple), les « révolutions colorées » sont en fait le résultat d’une vaste planification. Les États-Unis, en particulier, et leurs alliés ont exercé sur les États postcommunistes un impressionnant assortiment de pressions et ont utilisé des financements et des technologies au service de l’aide à la démocratie » 

“Source : colorrevolutionsandgeopolitics.blogspot.fr

Une dissection des techniques utilisées lors de ces « révolutions » montre qu’elles ont toutes le même modus operandi. Plusieurs mouvements ont été mis en place pour conduire ces révoltes : OTPOR (« Résistance ») en Serbie, Kmara (« C’est assez! ») en Géorgie, Pora (« C’est l’heure ») en Ukraine et KelKel (« Renaissance ») au Kirghizistan. Le premier d’entre eux, OTPOR, est celui qui a causé la chute du régime serbe de Slobodan Miloševic. Après ce succès, il a aidé, conseillé et formé tous les autres mouvements par l’intermédiaire d’une officine spécialement conçue pour cette tâche, le Center for Applied Non Violent Action and Strategies (CANVAS) qui est domiciliée dans la capitale serbe. CANVAS forme des dissidents en herbe à travers le monde à  l’application de la résistance individuelle non violente, idéologie théorisée par le philosophe et politologue américain Gene Sharp dont l’ouvrage From Dictatorship to Democracy (De la dictature à la démocratie) a été à la base de toutes les révolutions colorées. Les logos de quelques révolutions colorées parlent d’eux-mêmes…

Voici également un comparatif de tracts trouvés en Égypte et en Ukraine :

Ils viennent de l’ONG serbe OTPOR (largement financée par Freedom House) qui avait largement contribué à la chute de Milosevic. D’ailleurs Freedom House est désormais présidé par l’ancien dirigeant de la CIA James Woosley. Ce dernier est un proche du Sénateur McCain, qui l’avait engagé comme conseiller lors de sa campagne présidentielle de 2008. 

Aussi bien CANVAS que les différents mouvements dissidents ont bénéficié de l’aide de nombreuses organisations américaines d’ « exportation » de la Démocratie comme l’United States Agency for International Development (USAID), la National Endowment for Democracy (NED), l’International Republican Institute (IRI), le National Democratic Institute for International Affairs (NDI), la Freedom House (FH), l’Albert Einstein Institution et l’Open Society Institute (OSI). Ces organismes sont financés par le budget américain ou par des capitaux privés américains. 

À titre d’exemple, la NED est donc financée par un budget voté par le Congrès et les fonds sont gérés par un conseil d’administration où sont représentés le Parti républicain, le Parti démocrate, la Chambre de commerce des États-Unis et le syndicat American Federation of Labor-Congress of Industrial Organization (AFL-CIO), alors que l’OSI fait partie de la Fondation Soros, du nom de son fondateur George Soros, le milliardaire américain, illustre spéculateur financier.

La relation entre le mouvement ukrainien « Pora » et ces organisations américaines est explicitée par Ian Traynor dans un remarquable article publié par The Guardian en novembre 2004, où il indique : 

« Officiellement, le gouvernement américain a dépensé, pendant une année, 41 millions de dollars pour l’organisation et le financement de l’opération qui a permis de se débarrasser de Miloševic […]. En Ukraine, le chiffre doit tourner autour de 14 millions de dollars »   “Source : the guardian 

On comprend alors aisément pourquoi le sénateur McCain s’est récemment précipité à Kiev pour soutenir les émeutiers ukrainiens. On comprend aussi pourquoi la Russie a durci le ton concernant les ONG étrangères présentes sur son sol et la raison qui a motivé l’expulsion de l’USAID de son territoire… 

John McCain est d’ailleurs en terrain connu à Kiev, car après la fin de la « Révolution orange » de 2004, il s’était déjà rendu en Ukraine (en février 2005) pour y rencontrer ses « poulains » qu’il avait largement financés.

Le sénateur américain s’est aussi rendu dans les pays arabes « printanisés » : Tunisie (21 février 2011), Égypte (27 février 2011), Libye (22 avril 2011) et Syrie (27 mai 2013). Lors des deux premiers voyages, les gouvernements étaient déjà tombés. Dans les deux derniers, la bataille faisait rage (elle le fait encore en Syrie).

Ce croisé de la démocratie n’a cependant, lui non plus, aucun problème avec Svoboda…

On retrouve le classique : « les fascistes, s’ils nous aiment bien, ce sont des gentils fascistes ! »

En plus de L’IRI, la NED est présente à Kiev. Ainsi, on peut lire dans « le Kiyv Post » – et d’autres journaux célèbres -, Madame Nadia Diuk qui écrit à partir de Kiev. Les titres de ses articles sont idylliques : « La révolution auto-organisée d’Ukraine », « Les visions du futur de l’Ukraine », etc. Déjà, en 2004, en pleine « révolution » orange, elle écrivait « En Ukraine, une liberté indigène » pour prouver que la « Révolution » était spontanée, ce qui a été contredit par les études occidentales publiées postérieurement. Et pour cause, puisque Mme Diuk est vice-présidente de la NED, chargée des programmes pour l’Europe, l’Eurasie, l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes.

“Source : Ned.org

Les rapports annuels de la NED montrent que, juste pour 2012, les montants octroyés à une soixantaine d’organismes ukrainiens s’élevaient à près de 3,4 millions de dollars. Dans ce rapport, il est indiqué que l’IRI de John McCain et le National Democratic Institute (NDI, le pendant Démocrate de l’IRI) de Madeleine Albright ont respectivement bénéficié de 380 000 et 345 000 $ pour leurs activités en Ukraine.  “Source : Ned.org 

Le second pays occidental largement impliqué dans l’Euromaïdan est l’Allemagne. Une dizaine de jours avant McCain, Guido Westerwelle, le chef de la diplomatie allemande, a pris un bain de foule au milieu des manifestants de la place Maïdan en compagnie de ses « protégés » Iatseniouk et Klitschko. Après s’être entretenus avec eux à huis clos, il déclara « Nous ne sommes pas ici pour soutenir un parti, mais nous soutenons les valeurs européennes. Et quand nous nous engageons pour ces valeurs européennes, il est naturellement agréable de savoir qu’une grande majorité des Ukrainiens partagent ces valeurs, veulent les partager et souhaitent suivre la voie qui mène à l’Europe ».

En parlant de « majorité », Westerwelle n’a certainement pas consulté les récents sondages qui montrent que seuls 37% de la population ukrainienne est favorable à une adhésion de leur pays à l’Union Européenne. D’ailleurs, les citoyens européens le sont-ils ? Pas si sûr. Par exemple, un très récent sondage montre que 65% des Français sont opposés à l’idée d’une aide financière apportée par la France et l’Union européenne à l’Ukraine et 67% sont contre une entrée de ce pays dans l’UE. 

D’autre part, la chancelière allemande a, comme son ministre, reçu Iatseniouk et Klitschko le 17 février 2014 à Berlin.

Le candidat sur lequel ont misé Merkel, le CDU et son think tank, la Fondation Konrad Adenauer, est Klitschko, comme nous l’avons vu. Néanmoins, le parti de Timochenko est aussi considéré comme un allié du PPE et du CDU ainsi que l’avait affirmé M. Martens lors d’un discours au Club de la Fondation Konrad Adenauer en 2011 : « Ioulia Timochenko est une amie de confiance et son parti est un membre important de notre famille politique ». Dans ce même discours, il avait déclaré que sa position était similaire à celle de McCain quant au soutien à Timochenko (pour sa libération lorsqu’elle était emprisonnée).

Il faut souligner que cette convergence de vue entre l’IRI et la Fondation Konrad Adenauer n’est ni fortuite, ni récente. En réalité, elle remonte à la création de la NED comme nous l’explique Philip Agee, l’ancien agent de la CIA qui avait quitté l’agence pour vivre à Cuba. Tout d’abord, il faut comprendre que la NED a été créée pour prendre en charge certaines tâches qui relevaient originalement de la CIA, en l’occurrence la gestion des programmes secrets de financement de la société civile étrangère. Après avoir consulté un vaste éventail d’organisations nationales et étrangères, les autorités américaines furent intéressées par les fondations des principaux partis de l’Allemagne de l’Ouest qui étaient financées par le gouvernement allemand : la Friedrich Ebert Stiftung des sociaux-démocrates et la Konrad Adenauer Stiftung des démocrates-chrétiens. Nous trouvons actuellement une structure analogue dans le paysage politique américain. L’IRI et le NDI, les deux satellites de la NED, sont respectivement reliés aux partis républicain et démocrate américains et, comme ses homologues allemands, sont financés par des fonds publics. Comme la CIA collaborait avec ces « Stiftungs » allemands pour financer des mouvements à travers le monde bien avant la création de la NED par le président Reagan en 1983, les relations sont restées solides jusqu’à nos jours.

Bien que plus discret que les deux précédents, le troisième pays fortement impliqué dans les événements ukrainiens est le Canada. Cet intérêt est probablement dû au fait que le Canada abrite la plus grande diaspora ukrainienne dans le monde après celle de la Russie. Plus de 1,2 millions de canadiens sont d’origine ukrainienne.

John Baird, le ministre des affaires étrangères canadien a rencontré le triumvirat ukrainien le 4 décembre 2013 à Kiev et, comme les autres, a effectué un « pèlerinage » à la place Maïdan. Le chef de la diplomatie canadienne est revenu à Kiev le 28 février 2014 pour y rencontrer les nouvelles autorités : le président Tourtchino et le Premier ministre Iatseniouk – ainsi que Ioulia Timochenko.

Questionné alors sur son soutien « inconditionnel » à l’Ukraine et ses conséquences sur les relations avec la Russie, il répondit : « Nous n’allons certainement pas nous excuser pour avoir soutenu le peuple ukrainien dans sa lutte pour la Liberté ».

Le défilé continue, avec Carl Bildt, le ministre des Affaires étrangères de Suède, dès le 5 décembre 2013, puis le 5 mars 2014.

Kiev a vu également le passage de l’inénarrable Catherine Ashton, vice-Présidente de la Commission Européenne :

« L’opposition démocratique » rencontra également Stefan Fuele, le Commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage.

Vint également le 30 janvier Robert Serry, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU (un diplomate hollandais qui a été adjoint au Sous-Secrétaire général chargé de la gestion des crises et des opérations de l’OTAN…) :

Ainsi que le ministre des affaires de Pologne Radek Sikorski le 21 février :

Laurent Fabius vint également le même jour, et serra la main d’Oleh Tyahnybok – décidemment parfaitement fréquentable…

Ce qui a choqué beaucoup de personnes, surtout juste après l’épisode médiatique Dieudonné…

Et comme ces gens sont sympathique, il y a des retours à Kiev en février, comme Ashton :

D’ailleurs tout va bien puisque « La chancelière [allemande Angela Merkel] veut une nouvelle fois marteler que Mme Ashton [la chef de la diplomatie de l’UE] fait un excellent travail », a indiqué la porte-parole adjointe du gouvernement allemand, Christiane Wirtz.

Nuland est également revenue…

Ianoukovytch aurait plus dû se méfier de voir débarquer de nouveau l’Américaine…

D’autant que celle-ci avait vendu la mèche le 16 décembre 2013, lors d’une conférence donnée à Washington à la Fondation Amérique-Ukraine (sponsorisée par les pétroliers Chevron et Exon…), où elle déclara dans son discours : 

« Depuis l’indépendance de l’Ukraine en 1991, les États-Unis ont soutenu les Ukrainiens afin qu’ils développent des compétences et des institutions démocratiques, afin qu’ils promeuvent la participation citoyenne et la bonne gouvernance, qui sont des conditions préalables pour que l’Ukraine puisse réaliser ses aspirations européennes. 

Nous avons ainsi investi plus de 5 milliards de dollars pour aider l’Ukraine à atteindre ces objectifs – et d’autres – qui assureront à l’Ukraine sécurité, prospérité et démocratie. »

“Source : iipdigital 

Ainsi, comme le souligne fort justement Ahmed Bensaada dans son excellente analyse « Ukraine: autopsie d’un coup d’état » (à laquelle cette partie doit beaucoup…) : 

« Les positions et les réactions de tous ces politiciens laissent cependant perplexes. Certes, les vies perdues lors de ce sanglant conflit sont à déplorer, mais qu’auraient-ils fait si des manifestants violents, appartenant à des groupes extrémistes, avaient occupé le centre-ville de leur capitale, tué des membres des forces de l’ordre, kidnappé des dizaines de policiers, occupé des locaux officiels et troublé l’ordre public pendant des mois ? Et n’ont-ils pas une part de responsabilité dans l’augmentation du nombre de victimes en venant jeter de l’huile sur le feu du Maïdan ?

En France, par exemple, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’est insurgé contre une récente manifestation de « Black Bloc » qui a fait six blessés parmi les policiers, le 22 février 2014. Voici ses commentaires : « Cette violence venant de cette ultra-gauche, de ces Black Bloc, qui sont originaires de notre pays mais aussi de pays étrangers est inadmissible et elle continuera à trouver une réponse particulièrement déterminée de la part de l’État ». Après avoir rendu hommage « au préfet de la Loire Atlantique, aux forces de l’ordre, policiers et gendarmes, qui avec beaucoup de sang froid et de professionnalisme ont contenu cette manifestation », il ajouta : « Personne ne peut accepter de telles exactions » [87].

Et les Ukrainiens, doivent-ils les accepter? Et comment aurait réagi la classe politique française et occidentale si ces « Black Bloc » avaient été financés, formés ou soutenus par des organismes et politiciens étrangers, Russes, Chinois ou Iraniens venus à Nantes pour les soutenir ?

Je vous laisse le soin d’y répondre. » “Source : ahmed bensaada

À suivre dans le prochain billet

32 réponses à [U4-3] EuroMaïdan : Le rôle des Américains et des Européens

  1. boduos Le 06 novembre 2014 à 02h46
    Afficher/Masquer

    Nous voyons sur la carte l’encerclement par les USA de la Russie et de la Chine .
    Cet état de 300 millions d’âmes, pas toutes mobilisables ,est lui,cerné par une population mondiale de 7 milliards d’internautes qui assistent au spectacle.
    Dans la triangulation victime-bourreau-sauveur ces GIs ont de plus en plus de mal à passer pour les sauveurs. On sort de l’image du libérateur ,je ne dispose pas de sondage mondialisé mais il serait je pense édifiant.
    Ce pays vorace et insatiable est donc condamner à l’action agressive permanente usant de la corruption des “élites” ,de la propagande , de la désinformation et de ses supplétifs du Mossad.
    Ses forfaits accomplis que reste -t-il? au Vietnam ,en Afghanistan,en Irak ,en Somalie,en Lybie,au Congo,….qu’ont ils réussi si ce n’est d’engraisser leur complexe militaro industriel.
    Désormais acculés en Iran,en Syrie, en Ukraine par la Russie , vont ils attaquer par les airs ?:l’électronique russes les attend et le savent. Utiliser le feu nucléaire ? les russes le peuvent aussi et cette fois hors d’Europe ,a Washington. Épandre la guerre bactériologique ? un vrai boomerang ..
    Tous les empires ont une fin ,ne peuvent-ils imaginer une sortie avant de subir les revanchards.
    quel serait leur dernier carré? l’Australie,l’Angleterre, le Canada …. et qui encore?


    • vérité2014 Le 06 novembre 2014 à 03h03
      Afficher/Masquer

      Avec la victoire des Républicains hier c’est le parti de la guerre qui a gagné donc ce ne sera que pire..à la limite tant mieux il feront peut être l’erreur de trop.Le seul problème c’est que cette ‘erreur’ a de fortes ‘chances’ de se passer au dessus de nos têtes cad en Europe,eux(les yankees) ils sont loin de l’action.Et comme nos politiciens système sont tous vendus à l’OTAN..l’avenir est sombre.
      L’Empire Européen construit sur des sables mouvants et trop récent va s’écrouler( avec sa monnaie de singes) avant l’empire US.C’est le but de l’UE et de l’Euro,faire bouclier pour protéger le dollar + le mainland le plus longtemps possible.
      C’est la théorie de M Zaki (Bilan CH) depuis le début de l’Euro.

      Mario Draghi’s efforts to save EMU have hit the Berlin Wall
      If the ECB tries to press ahead with QE, Germany’s central bank chief will resign. If it does not do so, the eurozone will remain stuck in a lowflation trap and Mario Draghi will resign

      http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/11211973/Mario-Draghis-efforts-to-save-EMU-have-hit-the-Berlin-Wall.html


  2. vérité2014 Le 06 novembre 2014 à 03h14
    Afficher/Masquer

    IMF wanted Donbass as collateral in time to get the money flowing to save the economy. Yatz and Poro were told they had to get it under control. That’s why there were never any negotiations about federalization, the obvious solution from the beginning. They never expected to lose the war, and have now permanently alienated the Novorossiyan people IMO. Putin may be trying to walk it back, but I don’t think he can. OR, federalization is an interim step to PEACEFUL division. Meanwhile the Eastern Oblasts and the oligarchs will hasten to make their own deals and escape with the money. Putin is waiting through the winter, without trying to shake things up. He got what he really NEEDED, which was Crimea. What he WANTS now is Kharkov to peacefully break with Kiev, a bonus would be Odessa, and the entire coastline

    http://www.sott.net/article/288491-SOTT-Exclusive-Ex-Russian-intel-officer-US-lying-about-MH17-using-ISIS-to-destabilize-Russia


  3. CLAUDE Le 06 novembre 2014 à 06h53
    Afficher/Masquer

    et bien voilà un panel de grands démocrates ! Bien sur l’issue risque d’être sanglante. Le plus désolant c’est que mis à part quelques blogs où les gens en sont conscients, dans la grande majorité des cas on a largement l’impression que tout va bien. C’est tout à fait désespérant !
    c’est le silence total.
    Je pense malheureusement que le compte à rebours à commencé. On joue vraiment au poker.
    Qui frappera le premier ?


    • Michel Ickx Le 06 novembre 2014 à 18h23
      Afficher/Masquer

      Bonjour Claude,
      J’ai conservé les URL de la plupart des Blogs et autres sites mentionnés dans “les-crises” au sujet de l’Ukraine, et dans d’autres sources que j’ai trouvées çà et là et ils sont au nombre d’environ 70. Je les appelle “les sites politiquement incorrects”. Je peux vous les envoyers si vous le désirez. Une autre solution serait de les mettre dans le “cloud” pour que tous ceux qui le veulent puissent consulter cette liste (4 ou 5 pages)


  4. Un naïf Le 06 novembre 2014 à 08h27
    Afficher/Masquer

    Quelques semaines avant les premiers rassemblements sur la place de l’Indépendance de Kiev, Arseni Iatseniouk participa le 27 Octobre 2013 à Cracovie (Pologne) à une réunion de la Commission Trilatérale présidée par Jean-Claude Trichet (ancien président de la BCE, membre du Groupe Bilderberg) dont le sujet portait sur « l’Ukraine et l’Union Européenne ».

    http://lejournaldusiecle.com/2014/02/27/ukraine-arseni-iatseniouk-membre-de-la-commission-trilaterale-est-nomme-premier-ministre/

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Trilat%C3%A9rale


  5. Igor Le 06 novembre 2014 à 08h28
    Afficher/Masquer

    Encore un bon article dans une série très intéressante, merci pour votre travail.
    Est-ce prévu de faire aussi un article sur le rôle des Russes dans la série?
    (pas dans le style accusateur de “le monde” ou “tf1” bien sur, mais en restant objectif tant que faire se peut)


    • Perekop Le 06 novembre 2014 à 09h24
      Afficher/Masquer

      Le “rôle” des Russes ? Si vous y tenez absolument, celui de Cassandre, qui a tout vu venir et que personne n’a voulu écouter. Jusqu’au moment où la Crimée – et elle seule – a décidé de ne pas accepter la nazification galopante de Kiev et de revenir “à la maison”, fait accepté par 65% des Tatars de Crimée, convaincus par les promesses (tenues depuis) concernant la terre et le statut de langue officielle.


      • Igor Le 06 novembre 2014 à 09h54
        Afficher/Masquer

        Perekop, vous prêchez un quasi convaincu, mais j’ai du mal à croire que la Russie soit une simple victime toute innocente, malgré une tendance sentimentale qui m’attache à ce pays.


        • DUGUESGLIN Le 06 novembre 2014 à 11h10
          Afficher/Masquer

          Evidemment que la Russie n’est pas inactive (innocente), mais elle défend ses intérêts et ne cherche pas à semer le chaos dans le monde pour le dominer et l’asservir. Au contraire elle cherche des partenaires et respecte ses engagements.
          Elle se défend, et de ce fait n’est pas “innocente”, mais elle n’est pas coupable de cette guerre qui ne dit pas son nom. Elle n’a pas entouré les USA de bases militaires pour les menacer.
          Elle lutte pour éviter son morcellement et sa disparition. Elle se défend très légitimement, face à une puissance qui veut la démolir illégitimement. Elle veut se développer comme chaque nation le souhaite ou devrait le faire.
          Voilà toute la différence.


        • David D Le 06 novembre 2014 à 12h41
          Afficher/Masquer

          Il est évident que la Russie joue sa partie, qu’elle soutenait les partis lui étant les plus favorables, etc. Mais, il est impossible de le lui reprocher. Contrairement à l’Otan et aux Etats-Unis, la Russie respecte les règles du jeu et concernant l’intervention de la Russie en Ukraine pour moi elle est dès le départ légitime, puisque le débat sur les frontières impliquent la Russie à cause des traitements soviétiques antérieurs et puisque je considère que si les peuples ont le droit à l’autodétermination il n’est pas non plus aberrant que la solidarité russe joue et fasse que la Russie se mêle de la menace qui pèse sur les russ(ophon)es d’Ukraine.
          Plus fortement encore, les russes et les chinois ont ma bénédiction pour déclarer la guerre à l’Ukraine. Mais, là, j’ai admiré l’habile dosage qui a piégé les américains et qui fait qu’aucune guerre déclarée n’ait eu lieu entre Russie et Otan, l’effort minimale a été accompli pour faire échouer l’occident, sauver le coeur du Donbass, bloquer l’accès à l’Otan et à l’Europe.
          Par souci de justice et indigné par les charniers et exactions des ukrainiens, je souhaite maintenant que le conflit en arrive à ce que quatre régions et une ville sortent définitivement de l’Ukraine : Crimée c’est fait, Lougansk et Donetsk à moitié, Kharkov je prie pour eux et Odessa un cas particulier, je souhaite aux minorités à l’ouest de se barrer de ce pays, d’être rattachées à la Hongrie, à la Roumanie.
          Ces peuples-là n’ont plus à vivre ensemble, c’est même carrément dans leur intérêt vital, il n’y a pas d’autre bien à penser me semble-t-il, les intérêts économiques poussant à l’unité devenant complètement sordides dans un cas de figure pareil.
          L’autoritarisme de Poutine ou la coloration politique du Donbass, c’est pas le problème. Le problème, c’est qu’il y a des opprimés et qu’après les bombes l’amour entre ces peuples il n’en est plus question avant longtemps.
          En plus, il y a de tout dans chaque peuple et si les ukrainiens ont de telles tendances politiques il serait étonnant qu’il n’y ait pas quelque chose de cet esprit chez leurs victimes, mais quand même je vois les novorossiens comme des gens qui ont pleuré les morts de la Malaysian Airlines, qui se sont présentés en masse sans armes devant des chars près de Slaviansk (des novorossiens encore en Ukraine toutefois), ils ont une dignité et l’événement les pousse quand même à massivement dénoncer le nazisme, la corruption occidentale, tout en retrouvant une fierté de peuple : il faut quand même être conscient que c’est de toute beauté et que cela fait retomber encore plus de honte sur nos médias qui critiquent la vertu comme il tomberait sur Jésus, faut vraiment arrêter de prendre les gens pour des billes.


  6. Nerouiev Le 06 novembre 2014 à 08h34
    Afficher/Masquer

    Grâce à ce blog et d’autres je suis parfaitement informé des dessous de la géopolitique mondiale, mais combien sommes-nous en fait sur Terre ? Je constate que plus de 90% des gens de mon entourage n’ont absolument aucune connaissance et continuent leurs pensées pépères comme si tout était presque normal avec quelques crises passagères mais sans grande importance. Ce n’est pas le pire, le pire étant qu’ils ignorent la réelle politique de Washington et en sont restés au rêve américain. C’est moi qui suis un farfelu et un primaire réac. Mais pas une seule personnalité pour informer comme il se doit, même ceux qui savent et qui peuvent être écoutés ne disent rien. Voilà comment il est notre Occident, il ne nous reste plus qu’à quitter le bateau. Quand Depardieu l’a fait tout le monde l’a critiqué et pris pour un traître égoïste. Il avait raison, je l’envie.


  7. reneegate Le 06 novembre 2014 à 09h23
    Afficher/Masquer

    Excellent “comptes rendus” à qui de droit. La réunion Iats et Junker est à rajouter.


  8. vladimirK Le 06 novembre 2014 à 11h30
    Afficher/Masquer

    Le Canada n’a pas participé seulement pour les beaux yeux de la diaspora ukrainienne qui aura a voter pour ses députés, et donc son prochain premier ministre l’an prochain (après tout le parti au pouvoir peut très bien frauder sans être puni comme la dernière fois).

    Le Canada est en concurrence avec la Russie sur de nombreux points, et notamment celui des matières premières. Ce n’est pas un hasard si la première étape de la visite du président Hollande au Canada s’est faite dans les champs pétroliers et gaziers de l’Alberta ; le Canada veut vendre son gaz et son pétrole de schiste à l’Europe, ses minerais, etc. alors la révolution ukrainienne permet de faire sauter un concurrent.

    Dernier point, un peu moins important, mais tout de même : l’actuel premier ministre voue une fascination pour Washington DC, et fait tout pareil : équipe sa garde rapprochée comme celle d’Obama, a dépensé des millions pour avoir exactement la même limousine qu’Obama, avoir un Air Force One, etc.


  9. DUGUESGLIN Le 06 novembre 2014 à 11h30
    Afficher/Masquer

    Une petite histoire pour dédramatiser la situation:

    Enfin l’Ukraine est entrée dans l’Union Européenne.
    Des familles ukrainiennes discutent de cet événement.
    Un homme dit:”ma femme maintenant est en Italie, elle fait femme de ménage au noir”. L’autre dit ma fille est à Paris elle fait pute et semble s’en sortir. L’autre répond “moi mon fils s’est marié, il a épousé un mec”.
    Et nous en Ukraine nous réussissons à nous chauffer car nous sommes autorisés à ramasser du bois mort.
    Oui répond l’autre, c’est difficile pour nous et tout ça c’est à cause des russes. Parce qu’Ils nous ont dit “surtout n’entrez pas dans l’UE” alors qu’ ils savaient qu’on ferait tout le contraire.


  10. Manuel Baptista Le 06 novembre 2014 à 12h53
    Afficher/Masquer

    Il ne faut pas faire l’amalgame entre des revolutionnaires black-bloc, qui veut dire, des gens dans la mouveance anarchiste, qui de sont donc certainement pas de «gauche» ou «ultra gauche» et qui sont réprimés et poursuivis par tous les flics et tous les régimes (même lorsqu’ils ne font rien d’illégal), qui défendent leur liberté et celle des autres contre l’état totalitaire que sont devenues nos démocraties et les hordes de fascistes de la place Maidan, qui utilisent des tactiques peut-être empruntées á des «black-bloc» mais aussi sont consciament une espèce d’avant-garde pour les factions d’oligarches, parrainés para les états de l’OTAN.
    Vous tombez – Olivier- dans la fausse équation des soit-disant extrêmes qui se touchent… enfin, avec çá votre travail perd une grande part de crédibilité et de rigueur. Car contre la propagande il ne faut pas plus de propagande, il faut bien sûr démasquer tout amalgame, tout brouillage pour obtenir des effets de peur chez les gens!


  11. christiangedeon Le 06 novembre 2014 à 13h26
    Afficher/Masquer

    C’est beau…bravo! Et non,vous ne tombez dans rien du tout…çà,c’est le grand argument….ce que vous dites devient,comme par miracle,de la propagande…méthode éprouvée des neocons.


  12. Alinéa Le 06 novembre 2014 à 13h41
    Afficher/Masquer

    A le lecture de votre article, je me pose une question : Pourquoi les Allemands, qui ont tout intérêt à se rapprocher des Russes, et à s’affranchir de la ligne de partage que représente le bouclier anti-missile, suivent docilement les Américains et travaillent avec les représentants d’un parti extrémiste ukrainien qu’ils exécrent ? Est-ce pour avoir le champ libre afin de travailler à la fabrication d’une Europe Puissance autour de l’Euro, ce dont les Américains ne veulent en aucune façon ? Je cherche à comprendre. Merci.


    • anne jordan Le 06 novembre 2014 à 16h28
      Afficher/Masquer

      @alinea , pour quoi dites vous que les Allemands ” exécrent le parti extrémiste ukrainien ” ?
      d’abord : LE ou LES partis extrémistes ?
      est ce à cause de cela ?
      http://reseauinternational.net/en-allemagne-projet-bataillon-combattre-kiev/
      qui date de mai 2014 , je le concède .
      on voit bien dans l’article ci dessus que Westerwelle , Steinmeier et Merkel ont soutenu Maïdan …


  13. Nerouiev Le 06 novembre 2014 à 13h44
    Afficher/Masquer

    Quelle honte cette distribution de gâteaux ! surtout quand l’UE va payer la facture de gaz. On est tombé sur la tête.


  14. Carole G Le 06 novembre 2014 à 17h48
    Afficher/Masquer

    ” Parce que guantanamo, c est moins glamour que les pussy riot” , une mise en perspective intéressante…
    http://openews.eu/secouons-un-peu-les-idiots-utiles-que-disent-ils-a-propos-de/


  15. arnold Le 06 novembre 2014 à 18h15
    Afficher/Masquer

    Olivier,

    Avez-vous récupéré ces vidéos sous-titrées en français, dont le titre est :

    Donbass.Gorlovka. La vérité telle qu’elle est

    Elles viennent d’être postées aujourd’hui

    Vous les trouverez ici :

    http://www.youtube.com/watch?v=ygOw8fUcCZ4

    Synopsis : Dans cette édition spéciale vous verrez et entendrez la vérité telle qu’elle est. Sans phrases coupées du contexte, sans montage, ni suppositions et inventions de certains. Pour contrer tous les mensonges déversés quotidiennement par les médias ukrainiens. Le 18 octobre 2014 la ville de Gorlovka a reçu la visite de l’équipe de tournage de la chaîne 1+1 (chêne nationale de télévision de l’Ukraine), ainsi que des journalistes de la Fédération de Russie de Kommersant.ru, Lenta.ru , Novaia Gazeta et Bezler-Info (chaîne locale). Ce tournage en commun est une première !.. Plus de 2 heures de témoignages de civils, des autorités locales, de la milice populaire, des ex-prisonniers, de Vassily Boudik, conseiller du ministère de la défense de l’Ukraine et d’autres représentants de la partie ukrainienne.


  16. Merle Le 06 novembre 2014 à 18h27
    Afficher/Masquer

    L’hiver russe approche. On sait déjà qu’on n’en verra pas le printemps.


    • languedoc 30 Le 06 novembre 2014 à 19h10
      Afficher/Masquer

      Vous êtes terriblement pessimiste mais il y a de quoi..Il semblerait que l’armée ukrainienne soit passée à l’offensive du côté de Donetsk, j’espère qu’elle va être battue à plate couture. Décidément ce gouvernement ukrainien est une véritable catastrophe, incapable de respecter ni sa parole, ni sa signature.


  17. FDM Le 06 novembre 2014 à 18h57
    Afficher/Masquer

    Nerouiev, je suis comme vous, je trouve cela incroyable et dangereux, en 2014 en arriver à un tel point de désinformation..

    Hallucinant: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/11/06/31001-20141106ARTFIG00287-ouvrons-les-yeux-sur-la-russie-de-vladimir-poutine.php


    • Michel Ickx Le 06 novembre 2014 à 19h11
      Afficher/Masquer

      Oui, hallucinant de bétise, cela tombe dans le ridicule absolut.

      J’adoré le passage final sur les “dieux”. Cela rappelle certains commentaires de “Radio Paris ment”. Pauvre Figaro!
      Nos media sont vraiment à cours d’arguments


  18. Lage Le 06 novembre 2014 à 20h20
    Afficher/Masquer

    Dans le Figaro de ce jour, une vraie perle, Antoine Arjakowski commet une “analyse” intitulée :
    Ouvrons les yeux sur la Russie de Vladimir Poutine .

    On y apprend que les drones sur nos centrales, et bah, c’est sans doute Poutine. Et le Figaro publie ce genre de conspirationnisme à deux balles…

    (PS : Antoine Arjakowski, a déjà étrillé par Olivier il y a quelques temps, cf “Arte, une certaine vision du débat”.)


  19. JR Le 06 novembre 2014 à 22h13
    Afficher/Masquer

    Attention la carte des bases OTAN plusieurs fois montrée sur ce blog n’est pas exacte en ce qui concerne l’Asie Centrale: il n’y a plus de base en Ouzbékistan depuis que les Ouzbeks ont chassés les Etats-Uniens en 2005 suite aux événements d’Andijan, la base de Manas au Kirghizstan vient de fermer définitivement cet été, quant au Kazakhstan, il n’y a jamais eu de base sur son territoire.
    Désolé si cette remarque a déjà été effectuée par ailleurs.

    Merci encore pour tout cet immense travail de ré-information.


  20. Slavyanka Le 08 novembre 2014 à 15h20
    Afficher/Masquer

    JR, exact ! En voyant cette carte de déploiement des bases militaires de l’OTAN, j’ai été interpellée par l’existence d’une telle base au Kazakhstan et après vérification, ce n’est fort heureusement pas le cas.
    Par contre, les États-Unis pourraient déployer une base militaire en Ouzbékistan :
    http://french.ruvr.ru/news/2014_07_30/Ouzbekistan-Washington-veut-creer-une-base-militaire-9637/
    http://www.gazeta.ru/politics/2014/07/31_a_6152565.shtml


Charte de modérations des commentaires