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2.novembre.20142.11.2014 // Les Crises

[Ukraine] Quand un scoop de l’AFP n’intéresse que le Québec et la Belgique…

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“Amusant” ce papier du Journal de Montréal du 1er novembre…

Ukraine : Des réformes ou un putsch, prévient l’armée

DNIPROPETROVSK – Vitali Fechtchenko, l’un des milliers de soldats ukrainiens qui combat les séparatistes prorusses dans l’Est, lance un avertissement aux autorités pro-occidentales à Kiev: ses hommes aguerris viendront les renverser si le vieux système corrompu ne change pas en profondeur.

Neuf mois après la chute du régime prorusse de Viktor Ianoukovitch renversé après plusieurs mois de contestation réprimée dans le sang, les jeunes révolutionnaires se méfient des promesses du président pro-occidental Petro Porochenko et de députés tout juste élus de transformer cette ex-république soviétique corrompue en un pays européen.

«Il n’y aura pas de troisième Maïdan», explique Vitali, un combattant barbu en référence à la contestation de l’hiver dernier, dix ans après la Révolution orange pro-occidentale.

«Ce sera un coup militaire», met-il en garde les autorités déjà confrontées à une crise économique aggravée par le conflit meurtrier dans l’Est, après la perte humiliante sans combat de la Crimée annexée en mars à la Russie.

Les bataillons ont fait leur boulot

«Nous leur donnons six mois pour changer le pays», renchérit Iouri Bereza, commandant du bataillon Dnipro-1 dans un entretien à l’AFP.

Lorsque les forces russes ont occupé la Crimée, l’Ukraine, un pays de 45 millions d’habitants, qui pleurait encore ses morts tués dans le centre de Kiev n’avait pas d’armée digne de ce nom, quelque 6000 hommes prêts aux combats, selon l’aveu du ministre de la Défense de l’époque.

Quand éclate la rébellion prorusse dans l’Est commencent à surgir ces bataillons de volontaires qui affrontent les insurgés aux côtés de l’armée, souvent de façon plus efficace.

«L’armée régulière avait des armes, mais pas le moral» et les volontaires «un fort esprit de combat et au début, pas d’équipements», explique l’analyste militaire Serguiï Zgourets.

«Les bataillons ont fait leur boulot», estime Bereza, commandant de Dnipro-1. «Ils ont freiné l’agression et empêché une Crimée-bis.»

Fusils et argent

L’état-major de Dnipro est situé au rez-de-chaussée de l’administration régionale de Dnipropetrovsk, région industrielle de l’Est voisine de celle de Donetsk rebelle.

Le bureau du gouverneur Igor Kolomoïski, un milliardaire haut en couleur nommé en mars pour mater les pulsions séparatistes se trouve à l’étage qui les finance.

Tout a ici l’air d’une entreprise militaire prospère, des jeunes armés de kalachnikov et plusieurs femmes bien habillées derrière leurs ordinateurs portables dans la réception de Bereza.

À l’intérieur, des cartes, des photos satellites et une de Vladimir Poutine présenté comme un petit-fils d’Hitler. Sur le bureau de Bereza trois téléphones mobiles, un ordinateur, un drapeau ukrainien et une icône de la Vierge Marie.

L’entrevue s’interrompt à plusieurs reprises, le commandant répondant au téléphone ou signant des papiers pour l’acquisition de nouveaux équipements militaires.

Lorsqu’une jeune femme se plaint des difficultés d’organiser un concert pour collecter des fonds pour Dnipro-1, Bereza appelle le directeur du théâtre, hurle pendant une minute avant de demander doucement: «Il y a un problème? Je ne pense pas.»

Selon le ministère de l’Intérieur qui supervise les paramilitaires, il existe 34 groupes de ce type et l’expert Serguiï Zgourets estime que le nombre de troupes prêtes aux combats est passé maintenant à 50 000 hommes.

Les membres de Dnipro-1 ont participé à plusieurs grandes batailles du conflit de près de sept mois qui a fait plus de 3700 morts y compris à celle autour de l’aéroport de Donetsk.

«Ce n’est plus facile pour la Russie», estime Bereza dont le bataillon compte 700 hommes «officiellement» et 7000 en réalité.

Controverses

Mais les penchants ultranationalistes de certains de ces groupes ainsi que les accusations de meurtres de civils jettent un ombre sur leur action.

Le plus controversé est celui d’Azov qui a défendu le port de Marioupol, dernière grande ville de l’Est sous contrôle ukrainien, qui utilise les insignes nazis et dont le commandant Andriï Biletski vient d’être élu député.

Pravy Sektor, mouvement ultranationaliste paramilitaire qui s’est illustré sur le Maïdan à Kiev a aussi un bataillon que le gouvernement refuse d’enregistrer. Son chef Dmytro Iaroch, bête noire de la Russie où il est recherché pour «terrorisme», a également été élu député dans la région de Dnipropetrovsk d’où il est originaire.

«Nationalistes ne veut pas dire nazis. Nous sommes des gens normaux, peut-être un peu plus radicaux», se défend Dacha Sloutskovska, une combattante de 29 ans de Pravy Sektor.

Bon, ok, disons fascistes pour la plupart, alors….

Ils détestent tous Vladimir Poutine, mais presque autant les fonctionnaires ukrainiens corrompus tenus responsables d’échecs sanglants comme celui de la bataille d’Ilovaïsk en août où plus de 100 soldats ukrainiens ont été tués.

«Les gens qui sont au front ne vont pas accepter cela», reconnaît Sviatoslav Oliïnyk, adjoint au gouverneur de Dnipropetrovsk.

«Nous irons à Kiev avec des armes. Nous ferons un coup», lance Dacha Sloutskovska.

Sebastian Smith et Oleksandr Savochenko / AFP

Source : Le Journal de Montréal

Épilogue

Ce billet est sourcé de 2 correspondants de l’AFP, un à Paris, l’autre en Ukraine ; c’est bien à la base une dépêche de l’AFP, que voilà : Ukraine : des réformes ou un putsch, préviennent les soldats volontaires.

Mais cette dépêche alertant sur des risques de coup d’État, et montrant bien la pression non démocratique sur le gouvernement, n’a “étrangement” intéressé que les journaux du Québec et de Belgique :






Allez, en France, on a eu une reprise automatique par Orange, Yahoo et Boursorama (c’est le problème quand on n’a pas de journalistes !) :




Le plus drôle, seul grand site d’information a reprendre l’information : France24 :

Mais le plus drôle, c’est qu’il ne l’ont repris que sur la version anglophone du site, pas sur la francophone ! …

Finalement, je suis peut-être trop dur avec l’AFP. C’est sûr qu’ils font plein de mauvaise dépêches, très orientées, mais je ne contrôle jamais que de bonnes dépêches ne soient pas escamotées par nos médias…

36 réactions et commentaires

  • Louis Malle // 02.11.2014 à 06h12

    On dirait que l’oligarque corrompu Igor Kolomoïski veut imposer son point de vue à Kiev et brandit la menace d’un coup militaire potentiel.

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    • Lage // 02.11.2014 à 21h37

      Kolomoïski est le roi de Dnipropetrovsk, dont il est gouverneur. Il possède PrivatBank, la plus grande banque du pays, et Forbes estime sa fortune à trois milliards de dollars. C’est lui à fait élire député Dmytro Iaroch, le chef de secteur droit, dans cette ville. Il finance en effet plusieurs bataillons dans l’Est, dont Dnipro-I.

      Pour se débarrasser de son grand adversaire, Oleg tsarov, du Parti des Régions, Kolomoïski a utilisé une méthode très démocratique : une prime de 500 000 dollars pour sa capture, offerte par PrivatBank ! C’est beau la démocratie post-Maïdan…

      Je vois mal Kolomoïski viser le pouvoir suprême. Peut-être qu’il faut plutôt interpréter cela comme un message à Kiev, du genre : “Ne vous occupez jamais de ce qui se passe dans mon fief Dnipropetrovsk, sinon…”.

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  • charles besner // 02.11.2014 à 07h21

    en fait, il faut préciser que ce n’est qu’une partie des “journaux du québec” qui a transmis la nouvelle. d’après ce que je vois, ça viendrait du consortium contrôlé par québécor. le consortium merdiatique gesca, lui, (tout ce qui est lapress.ca et compagnie) bien tranquillement macéré dans les mucus informatisants harperiens, donc amerlokiens, ne dit plus mot depuis je ne sais plus combien de mois sur ce qui se passe en ukraine. toujours prêt à booster les interprétations de la maison blanche-pas-si-blanche-au-fond et de leurs amis, ce n’est qu’en boudant très fort et en se pinçant le nez qu’ils se résignent (maisi seulement lorsque nouvelle incontournable oblige, hein) à placer un développement qui va contre leur vision des choses. et même là, ils le mettent dans le petit petit coin qui leur reste d’une rubrique de rubrique spécialisée, là où on va cliquer si on a tout d’abord passé la litanie des titres retransmissions AFP et autres “malnouvelles” prêtes à engrosser l’insatiable soif de confort made-in-america du petit citoyen correct et bien-au-fait…

    de votre côté de l’atlantique c’est un détail, mais pour nous c’est toute la différence du monde et tout le fond de notre paysage politique. je croyais la précision utile.

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    • LesBarniques // 02.11.2014 à 15h26

      Pas un mot non plus dans notre organe d’information national Radio-Canada.

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  • coinfinger // 02.11.2014 à 07h40

    Eh! oui . Ce groupe de volontaire dispose à l’évidence de moyens , ce n’est pas le cas de l’ensemble de l’Armée .
    D’où viennent ces moyens ? Bien qu’un contexte de propspérité radieuse est exclue , toute sorte de traffics lucratifs sont possibles pour les oligarques grace à un état qu’ils controlent . Mais surtout abondances de dons étrangers .
    Or l’étranger intéressé à quelques problémes . L’Europe-Allemagne c’est évident . Les Emirats et Saoudiens ont leurs propres soucis et un pétrole/gaz dont le prix baisse .
    Quand au principal corrupteur les US , le virage , fin du QE indique aussi quelques soucis .
    Le gaz de shit sur lequel repose en définitive l’espoir de salut , ne serait ce que temporairement est soutenu financiérement à bout de bras financiérement grace à des contrats à perte qui lui garantissent la rentabilité . çà va faire une bonne ardoise au final pour les banques .
    Sans compter que la société va finir par s’organiser , contre cette calamité .
    En définitive le systéme bénéficie actuellement d’une fenétre étroite , que d’autres sont déterminés à entraver . Les oligarques Ukrainiens aussi , de part le fait . Effectiviment une offensive contre Kiev parait plus imminente que contre Donetz .

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    • Van // 02.11.2014 à 15h41

      les militaires ukrainiens se sentent ( comme les GI américains ) les dindons de la farce , les parties politiques ayant gagné la présidentielle et les législatives le gâteau a été partagé , reste les pauvres décérébrés militaires qui étaient au front a combattre des civile pour “une bonne cause“ , le retour a la réalité sera violent pour ces gens qui utilisent plus facilement des armes que leur cerveaux .
      mercenaires lowcost ces pauvres militaires ukrainiens essaient de choper quelques billets qui passent au dessus de leur tête .
      ils ont maintenu une guerre qui a seulement fait augmenter les sondages des parties politiques anti-russes , ils n’auront même pas le mérite d’avoir battu des civiles ,
      perdants et traitres de tout point de vue ils se réfugient maintenant dans le nationalisme alors qu‘ils ont servie les marionnettes de l‘UE et des USA en tuant leurs propres concitoyens et détruisant leur pays .
      il aurait été plus courageux et héroïque de marcher sur kiev au moment ou pourouchenko voulait bombarder des civiles , et de refuser tout règlement militaire dune crise politique pour l’intérêt de la nation .
      le plus drôle cest quils veulent créer un nouveau concepte nationalisme radical non nazi mais fasciste sur les bords 🙂 , vu que les postes de nationaliste nazi sont tous occupés .

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    • Caramba! // 02.11.2014 à 18h22

      coinfinger

      Pire que le gaz de schiste, les terres réquisitionnées pour les agro-carburants…..
      L’arbre cache la forêt.
      Le gaz de schiste est trop cher pour des organismes habitués a faire des profits maximum, la barre est haute, faire 2OO% de bénéfices, c’est pas assez….pour eux., n’oubliez pas que c’est leur drogue.

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  • Nerouiev // 02.11.2014 à 08h20

    “Les réformes ou un putsch”
    Après l’Ukraine, peut-être la France.

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    • cording // 02.11.2014 à 11h58

      Au pays des rêves, la vie est belle!

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  • Cassandre // 02.11.2014 à 08h42

    “Après ‘Ukraine peut-être la France” ha ha ha quel bon mot. La plaisanterie est bonne. Plus personne n’a en idée une France forte et indépendante. La France à glissé sur une savonnette et se retrouve heureuse les quatre fers en l’air de voir que le ciel ne lui est pas encore tombé sur la tête.

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  • Jean-Baptiste Bersac // 02.11.2014 à 08h47

    À propos de diffusion « sélective », vous ne passez plus beaucoup à la télé Olivier Berruyer, non ?

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  • Ovuef2r // 02.11.2014 à 09h05

    Il y a quand même un souci avec ces mensonges mille fois répétés qui finissent par devenir une réalité de perception : la Crimée a organisé et tenu un référendum pour retourner vers la Russie. En réalité.
    Sauf que martelé encore et toujours le mot annexé et c’est comme si la Russie avait envahi et retenait la Crimée contre son gré.

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  • Perret // 02.11.2014 à 09h10

    Les journalistes AFP présents en Ukraine font beaucoup mieux leur travail que ce qui en résulte dans les dépêches publiées. Ici, il y a visiblement eu erreur de filtrage, ce qui explique un travaille de “lustration” de la publication.

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  • Louis Robert // 02.11.2014 à 11h08

    “Nationalistes ne veut pas dire nazis. Nous sommes des gens normaux…”

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    Voilà donc comment les choses dérivent, dans un monde orwellien où, comme chacun sait, “La guerre c’est la paix”, “La liberté c’est l’esclavage”, “L’ignorance c’est la force”…

    1. Ils commencent par: “Le nazisme c’est le nationalisme”.

    2. Puis, sans doute par économie de moyens, ils ne parlent plus que de nationalisme, donc de nationalistes… omettant avantageusement les termes qui leur déplaisent mais qui conviennent pourtant parce qu’ils sont justes: “nazisme” et “nazis”.

    3. Dès lors, les termes justes disparaissent du paysage au profit de termes impropres… leur permettant d’espérer qu’ils disparaîtront ainsi des esprits et des cœurs, accompagnés des concepts correspondants, entraînant à leur suite la réalité même du nazisme et les nazis.

    4. Prenant leurs désirs pour la réalité, ils font donc désormais comme si cette réalité du nazisme et des nazis n’existait pas… n’avait même jamais existé.

    5. Leur conclusion: “il n’y a pas de nazis en Ukraine”. (CQFD)

    C’est ainsi, dans un monde orwellien, que l’on gagne les esprits et les cœurs. (“Hearts and Minds! Hearts and Minds!! Hearts and Minds!!!”)

    Conséquence à terme: le grand Halloween, avec l’apparition de l’ombre de Kafka et de son monde… où il n’y a plus rien à comprendre.

    Problème fondamental, comme le dit si justement Huxley: « People love their servitude »… les gens aiment leur servitude.

    C’est ainsi que nous, “gens normaux”, en sommes venus à vivre dans Le Meilleur des Mondes.

    “La guerre c’est la paix”, “La liberté c’est l’esclavage”, “L’ignorance c’est la force”…

    La boucle est bouclée.

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  • bourdeaux // 02.11.2014 à 11h19

    Cela me rappelle ce mot de Rivarol pendant la révolution française : « nous aurons quelque soldat heureux, car les révolutions périssent toujours par le sabre » ; vint Bonaparte…

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  • Patrice // 02.11.2014 à 11h23

    Pour mémoire, les-crises avait traduit ce papier du Guardian qui disait la meme chose: http://www.theguardian.com/world/2014/sep/10/azov-far-right-fighters-ukraine-neo-nazis on y ajoute ça http://www.leblogfinance.com/2014/09/ukraine-les-miliciens-finances-par-les-oligarques-bientot-free-lance.html

    Donc rien de nouveau, on sait que la menace est là mais ce n’est pas un scoop (ou alors du guardian). Que cela ne soit pas repris par la presse mainstream n’est pas étonnant puisque “tout le monde sait” que la dérive fachiste en Ukraine est impossible. Alors appelons cela “régime autoritaire” ou “république bananière” (titre d’une série de les-crises aussi).

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  • Ras // 02.11.2014 à 11h34

    ” Igor Kolomoïski, un milliardaire haut en couleur”

    Décrit ainsi, il parait presque sympathique 😀

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  • Bertrand // 02.11.2014 à 11h57

    Un putch militaire en Ukraine qui mettrait en avant (pas forcément au pouvoir) des anti-russes passionné ne risque-t-il pas de réactiver la crise en Europe? Avec une nouvelle séquence de bandage de muscle et de grincement de dent (+ bruit de bottes).

    Tout est fait pour maintenir la situation à un certain degré de tension pour permettre l’un ou l’autre scénario et se dire que le pire peut arriver.

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  • bluetonga // 02.11.2014 à 13h24

    Ce qui est marrant, c’est que le papier est très conforme au ton AFP, confortant le storytelling habituel, celui des russes qui ont envahi l’est de l’Ukraine, de Poutine-le-tyran universellement haï, et de jeunes militaires patriotes ukrainiens bien armés, bien habillés, bien motivés. La seule audace est de “révéler” que ces jeunes guerriers sympathiques (quoique très légèrement entachés de suspicion de crimes de guerre – là on frôle le pullitzer) pourraient bien s’en prendre au nouveau gouvernement démocratiquement élu de Kiev.

    Une série de reportages récents, où des ukrainiens de l’est et de l’ouest, parfois des militaires, on eu l’occasion de discuter, fait état des état des mêmes intentions. Le gouvernement de Kiev, les oligarques et les nazis semblent perdre rapidement des plumes, et il n’est pas impossible que l’Ukraine se révolte pour de bon un jour.

    http://www.youtube.com/watch?v=9i2KycZbfgk

    (il y a 5 vidéos, voir en particulier la numéro 5)

    http://www.youtube.com/watch?v=ZkJh-5AHeZ8

    Que les journalistes français se sente obligés de taire ces vérités dérangeantes, quoique fort édulcorées dans la version AFP, en dit long sur leur degré d’émasculation.

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    • anne jordan // 02.11.2014 à 16h53

      merci pour ces 5 vidéos @bluetonga !
      ( à mon avis , il faut voir les 5 )
      deux questions : ” novaïa gazeta ” , est ce le le journal où travaillait Anna Politovskaïa ?
      ce reportage – non coupé – a t il été diffusé sur la chaine ukrainienne ? comment a t il été reçu ?

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    • Van // 02.11.2014 à 17h34

      je suis septique sur la capacité de l’armée a pouvoir marcher sur Kiev , ces militaires ont été utilisés dans le donbass pas pour leurs forces mais pour coller une légitimité a porochenko et son opération “antiterroriste“ au regard des ukrainiens et de l’étranger .
      dailleur je crois que les groupuscules paramilitaires sont plus fort et mieux organisés et mieux financé et ne seront pas touchés pas les coupe et privatisation du FMI .
      ces pauvres soldats sont contrariés que leur supérieurs hiérarchiques puisse se faire élire comme députés et se servir a la louche alors que eux vont regagner leur dortoirs chauffés au bois .

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  • Perekop // 02.11.2014 à 14h33

    [Modéré : comme déjà expliqué, pas de lien vers ce site, merci]

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    • Perekop // 02.11.2014 à 17h15

      “comme déjà expliqué sur ce site” ? Pardon, mais je ne comprends pas, où se trouve l’explication ? Merci… désolée si ma question pose un problème.

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  • RGT // 02.11.2014 à 15h25

    Voilà une nouvelle qui va plaire aux Hongrois de Transcarpatie…

    Ils ne veulent pas se battre contre les insurgés du Donbass, mais si Kolomoïski organise un coup d’état à Kiev, il y aura certainement l’ouverture d’un second front à l’ouest, les Hongrois étant encore plus motivés pour rejoindre leur mère patrie…

    Que fera l’UE à ce moment là ?

    Si les Hongrois orgaisent un référendum demandant le rattachement à la Hongrie et qu’ils obtiennent la majorité absolue, Bruxelles s’insurgera contre cette “annexion” de la Transcarpatie par la Hongrie ?
    Problème cornélien pour la commission : La Hongrie est membre de l’UE mais en situation “d’indélicatesse” vis à vis de l’UE (et des USA) et le fait de critiquer ce référendum risquerait d’entraîner un claquement de porte violent des Hongrois (assorti d’un rapprochement avec les Russes)…

    Ils pourraient être tentés de reconstituer la Transleithanie historique (en rognant TOUS leurs voisins (Slovaquie, Roumanie, Serbie, Croatie, Autriche…).

    Les Roumais de Bucovine du Nord et de Bessarabie pourraient aussi organiser un référendum similaire et ça deviendrait aussi un bordel sans nom, la Roumanie étant membre de l’UE (qui pourrait aussi suite à la poussée “populaire” claquer la porte de l’UE pour rejoindre “l’ennemi héréditaire Russe”…

    Si ce coup d’état à lieu, l’Ukraine risque de se retrouver à feu et à sang avec toutes les minorités qui souhaiteront rejoindre leurs “terres natales” (les Polonais vont être contents d’accueillir les nazis de Gallicie)…

    Finalement, les Russes n’ont rien à faire si ce n’est attendre que le fruit soit mûr…
    Trop cons ces européistes nazis… Ils vont exploser l’Ukraine et renforcer au final la Russie sans la moindre ingérence extérieure…

    Les Russes racontaient une blague l’été dernier concernat la guerre entre l’Ukraine et la Russie…

    Je ne m’en rappelle pas mort pour mot mais elle était excellente.
    Pour résumer, les Ukrainiens sont en guerre contre la Russie et ont perdu de nombreux soldats, avions, chars, canons etc. alors que la Russie n’a subi aucun dommage : Les Russes ne se sont même pas déplacés pour aller sur les zones de combat !!!

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    • Perekop // 02.11.2014 à 17h33

      ” Si ce coup d’état a lieu, l’Ukraine risque de se retrouver à feu et à sang avec toutes les minorités qui souhaiteront rejoindre leurs “terres natales” “… Ce n’est pas tout à fait ça. Il n’y a pas de “majorité ukrainienne”, n’en déplaise à l’UE et aux USA, mais seulement une collection de minorités agglomérées de force. L’Ukraine, c’est un château de cartes, ça n’existe pas, cqfd ! Bâti par qui ? Tiens donc, par les bolcheviks pour l’essentiel, qui n’ont jamais raté une bonne occasion de nuire à la Russie. J’allais écrire “nuire à leur pays”, mais comme la plupart d’entre eux n’étaient pas Russes, ce serait très faux.
      L’ignorance – ou l’occultation – de cette réalité historique est à la base de tout ce qui se passe aujourd’hui.

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    • Eructite // 03.11.2014 à 00h53

      Les Hongrois ont peur de la Russie. La majorité de la population craint tout ce que peux faire la russie à leur encontre. Même aux enfants on dit “si t’es pas sage les méchants russes viendront te chercher”… Alors pour ce qui est de se rapprocher d’eux, j’y crois pas du tout.

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  • anne jordan // 02.11.2014 à 15h47

    ce matin , dans ” esprit public ” , sur France Cul , (11à 12 , animé par Philippe Meyer , émission très eurocompatible ) , l’habituelle antienne sur l’Ukraine : ” les nationalistes n’ont eu que très peu de voix , on s’aperçoit que c’est la démocratie qui l’emporte , Poutine a joué la partie de façon absurde et incohérente , etc, etc …sans oublier la reculade ( ? ) sur le gaz , Jean Louis Bourlanges dixit .
    Même si cela fatigue les nerfs d’écouter ces discours auto satisfaits , je vous enjoins de les entendre , ne serait ce que d’une oreille , pour bien mesurer la distance entre ce que nous apprend ce blog et ce que doivent avaler nos cons temporains .

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  • vérité2014 // 02.11.2014 à 22h39

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  • Spipou // 02.11.2014 à 22h41

    Je me souviens qu’à l’époque de Maïdan, l’état-major de l’armée ukrainienne avait déjà menacé d’un putsch, inquiète de la menace que faisaient peser les évènements sur l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

    Il n’ont finalement pas bougé, mais peut-être ont-ils raté une bonne occasion ? Je me demande si ça n’aurait pas permis d’éviter la guerre actuelle, et, l’armée régulière étant par principe fidèle au pays et à la nation dans leur ensemble et non à telle ou telle de ses composantes, et composée autant de russophones que d’ukrainophones, je lui aurais fait plus confiance qu’à des groupes nazis pour parler sereinement avec les différentes composantes du peuple ukrainien.

    Mais malheureusement, ce qui est fait (ou pas fait) n’est plus à refaire, et voilà où on en est actuellement. Probablement que l’état-major ukrainien, à l’époque, pensait déjà à un risque de perte de la Crimée au profit de la Russie, mais qu’ils étaient loin d’imaginer qu’un nouveau gouvernement voudrait interdire la langue russe et provoquer ainsi une guerre dans le Donbass…

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    • Spipou // 02.11.2014 à 22h47

      D’ailleurs, au vu de l’enthousiasme délirant qu’on a vu sur les vidéos lors des toutes premières manoeuvres des troupes régulières contre les Républiques Populaires de Donetsk et de Lugansk, on peut facilement imaginer le peu de confiance de l’armée, du troufion jusqu’aux plus hauts niveaux du commandement, envers le gouvernement sorti du Maïdan !!!

      C’est le massacre d’Odessa et l’arrivée des bataillons volontaires (encouragés par le nouveau gouvernement) qui ont précipité le pays dans la guerre, et obligé l’armée à suivre.

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      • Spipou // 02.11.2014 à 22h54

        C’est à se demander si un putsch militaire serait vraiment une mauvaise chose ? En cas de putsch, quelle est la puissance de l’armée régulière face aux bataillons, Azov et autres ? Ce que je dis n’est basé que sur mon ressenti depuis le début de la crise, mais je pense toujours qu’un putsch, réalisé par l’armée régulière et non par Pravy Sektor, ramènerait la paix dans le Donbass et un peu de bon sens à Kiev. Ceci dit, je peux me tromper, ce n’est que mon analyse intuitive des rares déclarations des militaires depuis le début de la crise.

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        • Spipou // 02.11.2014 à 22h59

          *%$ç&” de 5 minutes pour se corriger !

          Je voulais donner l’exemple de la Révolution des Oeillets au Portugal, qui a été possible grâce à un putsch militaire.

          Reste la Crimée, qui est peut-être restée en travers de la gorge de l’armée, mais encore une fois, je ferais plus confiance à des militaires professionnels, bien au fait de leurs forces réelles, pour ne pas se laisser embarquer dans une aventure sans espoir et sans lendemain…

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  • Caramba! // 03.11.2014 à 00h04

    Spipou, post plus bas

    ben on va dire que l’état Ukraine est ruiné et donc qu’il a pas de caille pour payer son armée.En face, des miiliardaires aidés par de puiSSantes industries de l’armement , ayant rapatrié et rapatriant des mercenaires aguerris au combat, bien nourris….sur-armés…
    Je donne pas lourd de l’armée Ukrainienne.

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    • Spipou // 04.11.2014 à 00h50

      Est-ce qu’on a plus de précisions ? L’armée ukrainienne a quand même tout l’arsenal de l’époque soviétique, ce n’est pas rien !

      Ceci dit, je reconnais que je fais des suppositions sur mon ressenti, je ne prétends pas être fiable dans mes espoirs (ou mes rêves). N’empêche que si les militaires avaient mis leur projet à exécution au moment de Maïdan, on ne serait sans doute pas dans le bordel où l’on est maintenant. Le Monde pourrait toujours hurler à la dictature militaire, mais ça, on s’en f…

      Enfin, comme je disais, ce qui est fait, ou pas fait, n’est plus à refaire…

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  • paulccccccc // 03.11.2014 à 04h33

    L’article est bien fait mais un petite précision : le “Journal de Montréal”, ce n’est pas un journal sérieux (malgrès que, ici, ils semblent justes), mais une sorte de tabloïd québécois de très mauvaise qualité.

    Malgrès tout, cela ne semble pas remettre en cause les dires de l’article. La précision reste pertinente.

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