L’historien et sociologue français Emmanuel Todd il n’a jamais été prisonnier des idéologies, bien qu’il les ait minutieusement étudiées du point de vue scientifique. Auteur de nombreux livres et monographies, il a accepté de répondre aux questions de Rossiïskaïa gazeta.

Le monde occidental est parti en guerre contre la Russie, l’accusant de tous les péchés capitaux et de mauvaises intentions. Qu’en pensez-vous?

Emmanuel Todd : Avant les événements ukrainiens déjà, j’avais attiré l’attention sur cette tendance antirusse, manifestement planifiée, dans les médias occidentaux. Les premières attaques régulières contre Moscou ont porté sur le “rejet” des minorités sexuelles. Ensuite, de nombreux articles ont avancé que la politique de Poutine était “impossible à comprendre” et qu’il était “imprévisible”. Pour être franc, cela m’a beaucoup amusé. Car à mon avis, la ligne politique du gouvernement russe est au contraire très rationnelle et réfléchie. Les Russes sont fiers d’être Russes et s’ils disposent des moyens nécessaires, ils font tout pour éviter la cabale. Ainsi, le soutien affiché à la population russophone dans le sud-est de l’Ukraine s’inscrit parfaitement dans cette logique.

En ce qui concerne les préoccupations des Baltes ou des Polonais, persuadés que demain Moscou compte les engloutir, elles sont complètement infondées. Cela n’a absolument aucun sens. La Russie a déjà suffisamment de soucis pour aménager son vaste territoire.

Cela fait longtemps que vous vous intéressez à la Russie – essentiellement comme anthropologue et sociologue. En 1976 déjà, à l’âge de 25 ans, vous avez écrit un livre intitulé La Chute finale où vous évoquiez les causes susceptibles de désintégrer l’URSS. Ce livre, qui a fait beaucoup de bruit, n’a pas été pris au sérieux à l’époque. Quelle est votre vision de la Russie contemporaine?

Emmanuel Todd : Si vous vous penchez sur l’histoire de la Russie, vous comprenez que son rôle dans les affaires mondiales – et en particulier européennes – a toujours été positif. La Russie a subi une humiliation dans les années 1990, juste après l’effondrement de l’URSS. L’attitude de l’Ouest fut alors insupportable et injuste mais en dépit de cela, la transition a pu se faire dans une certaine dignité. Aujourd’hui, ce pays a retrouvé sa place dans les affaires mondiales et a atteint un équilibre interne. Il a atteint une stabilité démographique et enregistre même une croissance de sa population plus élevée que dans le reste de l’Europe. L’espérance de vie augmente. A terme, le taux de mortalité infantile sera inférieur à celui des États-Unis selon les statistiques. Le fait que la Russie attire un flux d’immigrés en provenance des pays voisins montre qu’elle revêt pour eux un intérêt économique.

À mon avis, la Russie joue un rôle particulier dans les affaires internationales, dont elle a hérité de la Guerre froide, qui est d’assurer l’équilibre mondial. Grâce à son arsenal nucléaire, la Russie est aujourd’hui le seul pays capable de contenir les Américains. Sans elle, le monde aurait connu un sort catastrophique. Tous les libéraux occidentaux devraient l’applaudir: contrairement aux démocraties européennes, elle a accordé l’asile à Edward Snowden. Quel symbole explicite: la Russie, bastion des libertés dont les pays européens se veulent les porte-drapeaux.

En 2002 sortait votre livre Après l’Empire, où vous évoquez les causes de l’affaiblissement, lent mais sûr, des USA. Qu’en est-il aujourd’hui?

Emmanuel Todd : En effet, j’ai écrit à l’époque que l’agressivité de l’Amérique n’était absolument pas une manifestation de sa puissance. Au contraire, elle cachait la faiblesse et la perte de son statut dans le monde. Ce qui s’est passé depuis a confirmé mes conclusions de l’époque. Et cela reste exact aujourd’hui également. Ne croyez pas que j’ai été motivé par un anti-américanisme quelconque. Pas du tout. Néanmoins, je constate que l'”empire” américain est en phase de déclin. Et cela peut être vu particulièrement dans la manière dont les États-Unis, à chaque fois qu’ils perdent l’un de leurs alliés, prétendent que rien de significatif ne s’est produit. Prenez l’exemple de l’évolution des relations de Washington avec l’Arabie saoudite. Les échecs permanents des Etats-Unis au Moyen-Orient sont flagrants pour tout le monde, notamment à travers les derniers conflits en Irak et en Syrie. Et Riyad, qui était autrefois leur plus proche allié dans la région, est en fait sorti du contrôle américain, même si bien sûr personne ne l’admet. Même chose pour la Corée du Sud, qui s’éloigne des États-Unis pour coopérer de plus en plus activement avec la Chine. Le seul véritable allié loyal des Américains en Asie reste le Japon. Mais à cause de sa confrontation avec Pékin, ce pays ne sait plus où se mettre.

Et l’Europe?

Emmanuel Todd : Le processus est similaire en Europe. La principale évolution que le Vieux continent ait connue ces dernières années est la montée en puissance de l’Allemagne. Avant, je pensais que l’Europe allait continuer à se développer, tirée par la locomotive d’intégration Berlin-Paris. Mais les choses se sont passées autrement. Tout d’abord, l’Union européenne ne s’est pas transformée en union des nations “libres et égales”, comme le rêvaient ses fondateurs. Elle a pris la forme d’une structure hiérarchique sous l’égide de l’Allemagne, qui a largement dépassé sur le plan économique tous les autres pays de l’UE. Par nature, les Allemands ne peuvent pas percevoir le monde autrement qu’à travers un prisme hiérarchique. Cette ascension de Berlin s’est accélérée notamment après la crise financière de 2008. Aujourd’hui, l’Europe est contrôlée par l’Allemagne. Les premiers signes d’une perte de contrôle sur Berlin par les Américains sont apparus au début de la guerre en Irak quand Paris, Moscou et Berlin, qui marchaient jusque-là dans le sillage des USA, s’y sont opposés. Ce fut une étape fondamentale.

Depuis, dans un domaine aussi crucial que l’économie internationale, l’Allemagne mène sa propre ligne pour défendre ses intérêts nationaux. Elle ne cède pas à la pression des Américains, qui croient que tout le monde devrait jouer selon leurs règles et insistent pour que les Allemands renoncent, par exemple, à leur politique d’austérité budgétaire. Cette ligne est imposée sous la pression de Berlin à l’ensemble de l’Union européenne, et les Etats-Unis ne peuvent rien y faire. Dans ce domaine, les Allemands n’accordent pas d’importance à l’avis des Américains. Nous pouvons aussi rappeler les récents scandales impliquant les écoutes téléphoniques, quand les Allemands – un cas sans précédent – ont expulsé le chef de la CIA à Berlin. Mais l’économie reste le plus important. Les Américains n’adoptent pas, dans ces circonstances, une attitude menaçante. Pas parce qu’ils ne veulent pas, mais parce qu’ils ne peuvent pas. En l’admettant tacitement, ils reconnaissent en quelque sorte que leur pouvoir touche à sa fin. Cela ne saute probablement pas aux yeux, mais c’est la réalité.

Néanmoins, certains pensent que les USA restent une puissance dirigeant les affaires mondiales, notamment européennes.

Emmanuel Todd : Il y a l’ancien monde et le nouveau monde. L’ancien monde, c’est la vision héritée de l’époque de la Guerre froide. Elle reste bien ancrée dans la conscience des faucons américains, dans les pays baltes et en Pologne. Il est clair que l’expansion de l’OTAN vers l’Est après la chute du mur de Berlin est un exemple typique de l’inertie de la pensée dans l’esprit de la Guerre froide, peu importe les termes employés. Dans l’ancien monde, l’Allemagne jouait plutôt un rôle de modérateur, d’élément rationnel préconisant une solution pacifique aux problèmes et favorable au partenariat économique. Mais un nouveau monde est apparu et il n’est plus contrôlé par les Américains.

Après le mur de Berlin, le mur des sanctions

L’Europe a aujourd’hui sa propre dynamique. Elle n’a pas d’armée, mais elle est dirigée par l’Allemagne. Et tout se complique, car cette dernière est forte, mais elle est instable dans ses concepts géopolitiques. A travers l’histoire, le pendule géopolitique allemand a oscillé entre une approche raisonnable et des élans mégalomanes qui ont conduit, rappelons-le, à la Première Guerre mondiale. C’est la “dualité” de l’Allemagne. Par exemple, Bismarck cherchait la paix universelle et l’harmonie avec la Russie, alors que Guillaume II, dans l’esprit “l’Allemagne est au-dessus de tous”, s’est brouillé avec tout le monde, à commencer par la Russie. Je crains que nous retrouvions aujourd’hui cette dualité. D’une part, l’ancien chancelier Schröder a prôné l’expansion des relations avec Moscou et il a maintenant beaucoup de partisans. D’autre part, on constate une position étonnamment ferme de Merkel dans les affaires ukrainiennes. L’agressivité du monde occidental envers la Russie ne s’explique donc pas uniquement par la pression des Etats-Unis.

En effet, tout le monde s’attendait à une médiation active de Berlin dans la crise ukrainienne, mais ce n’a pas été le cas.

Emmanuel Todd : Il me semble que l’Allemagne s’engage de plus en plus dans une politique de force et d’expansion voilée. La réalité de l’Allemagne après la réunification est qu’elle a miné les structures étatiques fragiles en Europe. Rappelez-vous la défunte Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, et aujourd’hui il semble que ce soit le tour de l’Ukraine. Pour la plupart des Européens, l’Ukraine n’aucun intérêt particulier. Pas pour les Allemands. Depuis l’époque de la réunification, l’Allemagne a mis la main sur la quasi-totalité de l’ancien espace de domination soviétique et l’utilise à ses propres fins économiques et industrielles. En c’est, je pense, l’un des secrets de la réussite de l’économie allemande. Face à un grave problème démographique et un taux de fécondité faible, elle a besoin d’une main-d’œuvre qualifiée et bon marché. Donc, si vous restez dans cette logique, obtenir par exemple les deux tiers des travailleurs ukrainiens est une opération très bénéfique pour Berlin.

D’ailleurs, le 23 août, Angela Merkel a été la seule des chefs d’Etats de l’UE à se rendre en visite à Kiev à l’occasion de la célébration de l’indépendance de l’Ukraine.

Emmanuel Todd : D’après moi, c’était un événement marquant. Et je pense que Moscou l’a également remarqué.

Pourquoi, d’après vous, les États-Unis montrent-ils un tel zèle dans les affaires ukrainiennes?

Emmanuel Todd : Parce que leur stratégie vise à affaiblir la Russie. En l’occurrence par la crise ukrainienne. Mais n’oublions pas qui l’a provoquée. Après tout, le point de départ était la proposition de l’UE de conclure un accord d’association avec Kiev. Puis l’Union européenne a soutenu le Maïdan conduisant au coup d’Etat, qui s’est déroulé avec le consentement silencieux des capitales européennes. Quand les événements en Crimée se sont produits, les Américains ne pouvaient pas rester à l’écart, au risque de “perdre la face”. Les “faucons”, partisans des idées de la Guerre froide, sont alors passés au premier plan pour définir la politique américaine vis-à-vis de la Russie. Je ne pense pas que les Américains souhaitent l’exacerbation de ces conflits, mais nous devons suivre de près jusqu’où pourrait aller leur désir de “sauver la face”.

Source : RIA, 12/10/2014, source vo RG

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101 réponses à [Reprise] Emmanuel Todd : les libéraux occidentaux doivent applaudir les Russes

  1. Kiwixar Le 01 novembre 2014 à 05h43
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    Ce point de vue sur l’Allemagne est vraiment très intéressant et fait réflechir (comme tout le reste de l’article) mais j’ai du mal à adhérer à cette germanophobie. Au niveau énergétique, ok les Allemands ont 250 ans de réserves de charbon, mais leur transition énergétique est une catastrophe. C’est bien d’importer de la main d’oeuvre ukrainienne à tours de bras, mais pour faire quoi, sans énergie? Et créer un chaos volontairement en Ukraine, pour récupérer de la population, sérieusement?
    Sinon, je parierais que tôt ou tard les Allemands vont larguer les boulets de l’euro pour se réorienter massivement vers la Russie (énergie) et la nouvelle route de la Soie (marchés), en profitant d’un deutsch mark à +30% par rapport à l’ex-euro pour payer moins cher leur énergie.

    “Si vous vous penchez sur l’histoire de la Russie, vous comprenez que son rôle dans les affaires mondiales – et en particulier européennes – a toujours été positif”.

    Ca fait du bien de lire ça, notamment en comparant avec le rôle de l’Empire du Chaos sur les 50 dernières années.

    “…des élans mégalomanes qui ont conduit, rappelons-le, à la Première Guerre mondiale”

    Sans être versé dans l’étude de la 1ère GM, je trouve ce point de vue étonnant… il faut être nombreux pour se lancer dans une guerre mondiale tout seul, et il me semble que la France avait une sacrée motivation à récupérer l’Alsace-Lorraine.


    • Crapaud Rouge Le 01 novembre 2014 à 07h24
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      Kiwixar, c’est vrai que la géopolitique allemande est difficile à décrypter à travers les seules nouvelles officielles, mais quand même… Pour Merkel, les dernières “sanctions” étaient “inéluctables” : c’est une manière d’en reporter la faute entièrement sur la Russie, et ça ne va pas dans le sens d’une politique de collaboration. A mon avis, elle ne parie pas du tout comme vous : l’UE et l’Allemagne peuvent faire du commerce avec les BRICS, mais du commerce seulement, car ce club se structure à toute vitesse contre l’Occident. Impossible d’y adhérer sans provoquer, avec les US, un clash de niveau 9 sur l’échelle de Richter… Donc rien à parier puisque l’Eurasie se fera finalement à l’Est, entre Russie et Chine.


      • Kiwixar Le 01 novembre 2014 à 09h05
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        Mon pari de la réorientation de l’Allemagne est pour l’après Merkel, quand le réalisme énergétique et le rapport profit/perte du soutien (ou de la tolérance) aux pays de l’Europe du sud deviendra évident. Ca dépendra aussi du (de la) nouveau chancellier(ère), de sa marge de manoeuvre individuelle (“dossiers”) par rapport au “pays ami qui vous veut du bien”, ainsi que de l’effondrement (ou pas) de ce “pays ami” et de son do… de sa monnaie.
        Il y a tellement de dirigeants des pays de l’Otanie qui travaillent contre l’intérêt de leur pays que tous les futurs sont possibles, y compris le dépoussiérage de la guillotine.


        • Crapaud Rouge Le 01 novembre 2014 à 10h04
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          pour l’après Merkel” ? Votre devriez plutôt parler de “l’après US”, car ce n’est qu’après que les US auront perdu la mainmise sur leurs affidés que de vrais changements d’alliances seront possibles. Il y a toujours l’OTAN et des tas de bases américaines sur le sol allemand : quel(le) chancelier(ière) serait capable de les virer ? Et les Européens de l’Est qui sont farouchement anti-russes, vous croyez qu’ils laisseraient faire ? Ce n’est pas demain qu’on les verra crier “US go home !” Votre pari ne vaut que sur le plan commercial, il est très improbable au niveau géostratégique. D’autant plus que la structuration des BRICS ne peut que vivifier par réaction la structure actuelle du “bloc BAO”.


          • Van Le 01 novembre 2014 à 19h53
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            les politiciens des pays de lest alliés des usa sont complétement corrompu dou leur choix aveugle de suivre un pays voyou en déclin qui ne leur rapporte rien et de refuser la main tendu d’un pays voisin avec lequel ils auront tout a y gagner .
            emmanuel todd a tout a fait raison de souligner la versatilité de l’Allemagne un coup pour la Russie un coup pour les usa cette attitude démontre un vrais opportunisme mais qui se paiera cher a la premier crise venu , todd a aussi raison de l’expliquer historiquement par l’existence de plusieurs Allemagne cela est d’autant plus marqué a cette époque ou elle reste un pays sous domination militaire et influencée de tout part .
            et sur les changement d’alliance envers les usa cela s’explique par la disparition des interet de ces alliance et manque de renouvellement et d’innovation des usa dans sa politique international et de rester sur un vieu logiciel poste 2eme guerre mondial . les usa nont plus besoin de pays satellite car la nature des guerre ont changer et les cout aussi .


      • Paco Le 01 novembre 2014 à 19h04
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        “Impossible d’y adhérer sans provoquer, avec les US, un clash de niveau 9”
        bravo tout est dit, enfin presque tout: oui le tropisme allemand se situe à l’est. depuis la grande Catherine il y avait des allemands sur la Volga et sur le Don. en 45 tout les ost-deutsch ont été ramené en Allemagne avec pertes et fracas. ça doit laisser une petite rancoeur.
        quand à la 1er G.M., il est bien évident que la volonté allemande d’installer le chemin de fer jusqu’à Bagdad et Ryad et s’amener en patron sur les champs de pétrole, à deux pas de la Palestine d’ailleurs, ça a du énerver bien des gens.


    • LUGOBONI Le 01 novembre 2014 à 16h45
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      Parler de germanophobie en parlant de TODD relève d’une vue primaire, pour ne pas dire plus. Entre tous les excellents politologues du monde occidental que je connaisse (un peu) des USA jusqu’à l’OURAL , TODD est l’un des plus fins et des plus nuancés. Je crois, pour ma davantage à la main mise des USA sur Berlin. Il faut cependant reconnaitre que l’opinion de M TODD est très nuancée et subtile, et trouve, selon moi et dans l’actualité, nombre de confirmations régulière.

      Mais de grace, quand on parle de l’Allemagne, soyons objectifs, et laissons les appréciation de germanophobie de coté. L’Allemagne est un tigre dont la puissance repart en croissance dès lors que les conditions les permettent. La fin de la guerre froide et du partage politique de l’Allemagne par les Alliès lui a redonné cette possibilité. Et à nouveau l’Allemagne va poser ( et se poser elle même ) des problèmes de positionnement par rapport à ses voisins proches et à ses concurrents commerciaux mondiaux, dont les Américains. le problème est aussi celui de la puissance la plus proche de l’Allemagne, la France, dont la destinée est de tenir le tigre en respect avant qu’il ne se mette à devoir dévorer tout son environnement! Or la Rrance d’aujourd’hui n’est plus que l’ombre d’elle même…..


      • scorpio vs necromonger Le 02 novembre 2014 à 19h09
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        @Lugoboni; je partage totalement votre point de vue, tant sur l’excellent Mr. Todd, j’ai lu plusieurs de ses ouvrages depuis un vingtaine d’années, je n’ai jamais été déçu, que sur l’Allemagne.
        ….il est des tropismes dont on ne débarrasse pas facilement, et quand c’est le cas, ça ne dure jamais longtemps.
        Elle pu faire avec succès, ce qu’elle tenta de faire par deux fois au moins pas les armes, faire de la mittel europa, son arrière cour géostratégique et géopolitique, un bassin inépuisable de main d’oeuvre low costs, un déversoir pour ses produits made in Germany, une zone d’influence sous occupation capitalistique allemande.
        Son budget militaire dépasse déjà le nôtre
        Comme le dit E. Todd la culture allemande commande que le hiérarchique, et l’obéissance qui découle de ce concept, s’impose à toute structure, organisation à laquelle l’allemagen adhère.
        Nous, par la grâce de 4 décennies d’abandons, de renoncements, de collaboration passive au début, active, très active depuis une quinzaine d’années, nous sommes en train de sortir de l’histoire par la chatière, au moment où notre principal voisin, ”ami”, concurrent, voire adversaire politique, revient dans l’histoire par la porte dérobée de l’UE.


    • anne jordan Le 01 novembre 2014 à 17h12
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      pour compléter – et infirmer – l’opinion de Todd sur la 1e guerre mondiale lire ” Les Somnambules ” de CH.Clark


      • ploi Le 01 novembre 2014 à 18h16
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        Malheureusement (ou heureusement ;)), aucun livre d’histoire n’est indiscutable. Et celui-là pas moins que les autres.

        On peut par exemple s’intéresser aux thèses de Fritz Fischer pour avoir un autre son de cloche : http://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_Fischer

        ps : je sais plus quel historien a dit à propos de la 1ère guerre mondiale quelque chose comme “une seule chose est certaine, la Belgique n’a pas envahi l’Allemagne en 1914”. 🙂


    • boduos Le 02 novembre 2014 à 02h45
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      je pense que le comportement de l’Allemagne vis a vis de la Russie va lui couter cher.
      quelle est l’utilité pour Merkel d’augmenter son potentiel économique en faisant main basse sur l’Europe de l’est si ses meilleurs clients d’Europe latine n’ont plus de pouvoir d’achat,si les russes ne leur achètent plus et substituent leurs investissements et si la Chine ,frustrée d’une route de la soie barrée reconsidère ses intérêts avec l’Allemagne?
      en fait,les USA seront parvenus à leurs fins en isolant l’Europe de la Russie et on pourra considérer qu’ils auront finalement manipulé l’Allemagne en jouant sur ses démons ,comme il le firent en 14 et en 39.
      l’Allemagne faible de sa force,c’est pas nouveau.


      • Crapaud Rouge Le 02 novembre 2014 à 11h16
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        les USA seront parvenus à leurs fins en isolant l’Europe de la Russie” : c’est bien ce que je pense aussi, même si cet isolement ne peut pas être total. L’UE en général et l’Allemagne en particulier continueront pendant longtemps à entretenir des échanges commerciaux fructueux. En revanche, si l’ennemi numéro 1 des US est la Chine, alors ils ont plutôt raté leur coup, car le spectaculaire rapprochement sino-russe n’est pas une bonne nouvelle pour eux.

        quelle est l’utilité pour Merkel d’augmenter son potentiel économique en faisant main basse sur l’Europe de l’est si ses meilleurs clients d’Europe latine n’ont plus de pouvoir d’achat” : je me posais la même question ! 🙂 La réponse est probablement dans la démographie : pour seulement maintenir son système, et ainsi payer les retraites de sa population vieillissante, l’Allemagne a besoin d’une main-d’œuvre jeune et bon marché.


    • Wilmotte Karim Le 02 novembre 2014 à 22h58
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      Un type qui envisageait que la France partage son siège de membre permanent du Conseil de Sécurité avec l’Allemagne serait devenu brusquement germanophobe?

      Et il y a 10 ans, il était un anti-américain primaire je suppose?


  2. Crapaud Rouge Le 01 novembre 2014 à 06h50
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    ET a été fortement critiqué dans son interview ici-même par OB, en particulier sur le fait que l’Allemagne “va au clash” avec les US. Dans cette nouvelle interview, sa position est moins “violente” : il dit seulement que l’Allemagne échappe aux pressions US, (comme l’Arabie Saoudite), mais l’on voit bien que le fond de sa pensée est resté le même. En tout cas, je suis tout à fait d’accord, les US ne sont pas les seuls fauteurs de troubles dans cette histoire, l’UE marche dans leur sillage néolibéral. Et quand il parle de l’ancien monde, (“la vision héritée de l’époque de la Guerre froide“), il est vraiment impossible de lui donner tort, car c’est bien cette vision qui apparait dans la propagande occidentale. Précisons seulement qu’elle est hypocrite, les faucons savent bien que la Russie n’est pas un danger mais un obstacle.


  3. luci2/29 Le 01 novembre 2014 à 06h56
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    “De l’Atlantique à l’Oural….” !!!
    Propos historique du Général De Gaulle.
    =
    La Russie aussi !! (et même …surtout ..)
    E Todd figure,n’en déplaise à beaucoup (trop),parmi les meilleurs ,sinon le meilleur,de Nos Analystes ,avec Sapir et d’autres,quant à la Réalité aussi bien de la Russie ,que de l’Allemagne.


  4. Bruno Le 01 novembre 2014 à 07h05
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    @ Olivier Berruyer. Vous pourriez préciser la date de cette interview ? (l’actualité évolue à une telle vitesse !)
    C’est une question qui vaut pour l’ensemble des articles de la rubrique [Reprise].


  5. arthur78 Le 01 novembre 2014 à 08h03
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    Emmanuel Todd est un génie, c’est un homme qui ose renverser les tabous.Il n’est pas anodin de voir le dernier tweet de Zbigniew Brezinski .

    Zbigniew Brzezinski @zbig · Oct 29
    Chancellor Merkel’s strategically tough-minded stance against Putin’s anti-European adventurism provides the leadership that Europe needs.


    • quijano Le 01 novembre 2014 à 12h39
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      Sbigniew a la mémoire courte.
      Les allemands aiment tellement les américains…tant que lors de deux dernières guerres, ils ont été eux qui les ont empêché d’avaler “l’Ost” et quelques colonies en Afrique.
      L’Allemagne a sa propre politique, celle du chancelier Schrodder …et de Mme Merkel qui va piano.
      Alors l’Allemagne sera obligée de se réarmer car sans armes, pas de politique internationale.
      Et une fois armés, les US (et les Russes) se verront confrontés au même problème que jadis. Les français aussi, remarque.
      Et qui dot, la plus forte économie d’Europe, dit, l’armée la plus puissante d’Europe. Pas encore peut-être, mais ça viendra.
      Je n’ai pas vu “une” politique allemande, mais une politique complexe qui apparait comme “deux politiques” au moins envers les US. Mais même son côté le plus “pro-US” est plutôt pro-allemand… Ces gens là, savent ce qu’ils veulent (des marchés, des sources de matières premières, où placer leurs capitaux, où trouver du “capital variable” pas cher) et ce qu’ils veulent ils le font. Et depuis toujours la politique allemande n’a pas variée d’une iota.
      L’Euro-Mark est le Dollar européen. Même prédominance, même puissance.
      Encore, les US peuvent laisser monter la puissance de la Chine, de la Russie, de l’Allemagne si tranquillement?
      C’est dans la logique des “empires” comme on dit (mal)? Non, leur logique de toujours a été de se tirer dessus chaque fois que de tels situations se présentant. Voila la logique des faucons (qui sont partout et dont leur influence est fonction directe des capacités de leurs armées)
      Parler de “la loi internationale” comme le fait Poutine pour noyer le poisson, ou de “coopération” quand tout le monde affute leurs couteaux est un peu…
      Ilo faudra regarder les choses en face. Les tendances montrent une situation qui se ressemble à la marche vers la guerre.
      Alors tout le monde aux abris, je parle pour les petits gens comme moi qui ne savent, ni peuvent (ni en ont l’envie) de diriger des pays puissants ou pas. Même pas en tant que “commentateur” amateur.
      Chercher donc un coin calme sur la planète où le risque soit le moindre parce que je sent qu’il y a des risques que ça pète dans le moyen terme.


      • Amsterdammer Le 01 novembre 2014 à 17h17
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        Pour faire la guerre, il faut des jeunes. Même pour la guerre high tech.

        L’Allemagne de 2014 est en voie d’affaissement démographique, c’est un pays de vieux. Rien à voir avec l’Allemagne jeune et conquérante de 1914. Juste un pays de rentiers qui pratique un capitalisme rentier, sacrifie ses jeunes, ses infrastructures et son avenir au bien-être de ses pensionados “d’ici et maintenant”.

        Je trouve cela étonnant, qu’un démographe comme Todd puisse croire à la constitution d’un IVe Reich, d’une nouvelle Europe Allemande, avec une démographie qui part en couille à ce point.


        • Lage Le 02 novembre 2014 à 00h22
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          Il me semble que c’est justement le point de départ de Todd : le vieillissement de la population amène l’Allemagne à vassaliser l’Europe pour que celle-ci lui fournisse des travailleurs jeunes et bien formés.

          Ce n’est pas la quatrième Reich avec des bruits de bottes…


        • olivier69 Le 03 novembre 2014 à 03h36
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          Bonsoir Amsterdammer,
          Et que dire de cette phrase ? “l’Union européenne ne s’est pas transformée en union des nations “libres et égales”, comme le rêvaient ses fondateurs”.
          Il veut nous faire croire qu’il ne connaissait pas l’opposition De Gaulle/Monnet sur la conception de l’Europe ? Avec Souveraineté nationale contre “rationalité supranationale” ; indépendance des Etats contre force des engrenages ; démocratie contre technocratie ?
          Sur ce coup là, ce n’est pas suspect, c’est malhonnête….
          Cdlt


        • Ramon Le 08 mai 2015 à 23h24
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          Justement’ l’Ukraine dont l’Ouest est très pro- Reich, pourrais lui fournir la jeunesse qu’elle manque pour son Armée disparue, non?


  6. bluetonga Le 01 novembre 2014 à 08h25
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    Quelque talentueux que soit Todd, j’ai le sentiment qu’analyser les événements actuels comme le fait de politiques nationales cohérentes et bien définies est trompeur. Chaque pays, sans exception, est fait de factions aux intérêts parfois convergents et parfois divergents, qui poussent leurs intérêts avant les intérêts nationaux.

    S’il est vrai que l’Allemagne dirige de facto l’Europe, il est clair que se jouent en son sein toutes sortes de batailles d’influences, les militaires s’alignant sur l’Otan, les politiques officiellement sur Bruxelles mais ménageant les industriels, ces derniers cherchant à tirer tous les marrons du feu et à ne s’aliéner aucune partie, y compris la Russie. Bref, s’il existe un échiquier international, il existe également une multitude d’échiquiers nationaux, et assimiler crument chaque pièce à une nation cohérente, aux intérêts clairement définis, est à mon sens une erreur récurrente.

    La nuance est qu’en regard de ces confrontations internes, des positions internationales peuvent évoluer rapidement et brutalement. Elles sont autant de facteurs d’instabilité pour l’ensemble du système.

    Qui plus est, entre les discours officiels et les faits réels, il y a de la marge. Madame Merkel tient peut-être des propos fermes vis-à-vis de la Russie, mais en catimini, les pourparlers continuent, et l’Europe – c’est à dire l’Allemagne – finit par trouver une solution à la dette gazière de l’Ukraine (elle paie). Quand les services secrets allemands affirment que les novorussiens ont abattu le MH17 avec un buk pris aux Ukrainiens, ils exonèrent d’abord le Kremlin de cette responsabilité, et donc leur envoient un message de conciliation.

    L’analyse de Todd est incontestablement intéressante, mais elle reste à mon sens trop simplificatrice des forces et intérêts en présence.


    • Crapaud Rouge Le 01 novembre 2014 à 09h44
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      bluetonga, je suis plutôt d’accord sur vos généralités, (question de prudence intellectuelle), mais vos exemples de “conciliation” germano-russe sont à mourir de rire ! Dans l’affaire du MH17, Novorossiens et Russes ont été accusés ensemble, alors que l’on sait bien qu’ils n’y sont pour rien. Un vrai “message de conciliation” devrait donc les dédouaner ensemble. Quant à la “dette gazière”, les Russes ferment les robinets si pas de paiement, point. Payer d’une façon ou d’une autre n’est pas une “solution”, c’est une nécessité imposée par les Russes sur la base du droit commercial.


      • bluetonga Le 01 novembre 2014 à 10h40
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        Tel Lazare, relevez-vous des morts, Crapaud Rouge.

        Le “verdict” du BND est un bon compromis diplomatique : il ne charge pas les Ukrainiens (même s’il reconnaît qu’ils ont menti en produisant rapidement des preuves falsifiées, à savoir des enregistrements et des photos bidons) mais il ne charge plus les Russes (en contradiction avec les déclarations fracassantes de la presse occidentale des premiers jours). Les Russes sont donc disculpés indirectement du crime, puisque les BUKs auraient été subtilisés à l’armée ukrainienne, et les Novorussiens font des coupables très présentables. Ce n’est certes pas la vérité mais de la realpolitik, qui relâche un peu la pression sur la Russie et sur les sanctions. Ils redeviennent un peu moins infréquentables, on va pouvoir continuer à traiter avec eux.

        Et ça tombe bien, parce que le gouvernement ukrainien fait n’importe quoi, et qu’on a grandement besoin de gaz en Allemagne. Donc mollo. Eh oui, un accord a été trouvé : l’Europe paye. Un bras de fer où les Russes ont gagné (ce qui était la moindre des choses, certes, vu qu’ils avaient fourni), mais où évidemment notre presse ne s’appesantit pas trop sur cette victoire des “méchants” et défaite des “gentils”. Les Ukrainiens auraient pu simplement faire défaut, ponctionner ailleurs, aller en justice, etc. – toutes options perdantes à moyen- ou long-terme, mais dommageables à court-terme pour la Russie.

        Donc, oui, le jeu allemand est retors, et s’ils doivent sauver la face, ayant joué un rôle déterminant dans l’instigation du merdier ukrainien, ils doivent également sauver les meubles face à la farouche détermination des Russes et Novorossiens, et la triste incurie des Ukrainiens. Mais ne doutez pas qu’il existe en Allemagne des faucons, des colombes, et tout l’éventail ornithologique entre les deux.


        • bluetonga Le 01 novembre 2014 à 15h16
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          Mon sentiment est qu’Angela Merkel est moins libre qu’elle le voudrait, ou plutôt, qu’elle ne peut désintriquer les politiques allemandes, européennes et américaines, et que si elle cherche à préserver autant que faire se peut les intérêts économiques allemands, dans l’ombre, elle est bien obligée de composer avec ses partenaires européens dont les apparatchiks bruxellois semblent ne savoir qu’emboiter le pas aux ukases de Washington (eh oui, les temps ont bien changé…).

          Il me paraît clair que les Allemands, tout comme les Américains, ont très mal estimé le potentiel de réaction des Russes et des Novorossiens. Ils ne se seraient sans doute pas lancés dans cette galère s’ils y avaient pensé sérieusement. Ils peuvent toujours coloniser l’ouest de l’Ukraine, mais ça semble nettement attrayant que le lot complet.

          Pour ce qui est des nazis, je ne pense pas que ça les amuse plus que ça. Leur problème est plutôt de s’en débarrasser discrètement. Or la guerre à l’est prolonge la nécessité de garder sous la main une horde de soudards fanatisés, et s’ils consultent le s aker, ils ne peuvent plus ignorer non plus que les ukrainiens dans leur totalité, est et ouest, semblent désireux de se débarrasser des oligarques et des nazis.

          A mon avis, ils vont jouer la carte de l’apaisement. Essayer d’identifier les successeurs politiques potentiels pour l’ouest de l’Ukraine, et les suborner, et lâcher du lest à l’est, côté novorossien. Sinon, cela aura été une opération calamiteuse à tous points de vues.


          • Martine Le 01 novembre 2014 à 18h43
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            Les Allemands font face à un problème inédit et qui augure de ce qui vient pour l’Europe: de violents affrontements entre salafistes et néonazis+hooligans à Hamburg il y a 2 semaines, et à Cologne il y a quelques jours . Ca fait sérieusement désordre et rend très difficile à comprendre le soutien à Kiev. La peur d’une révolution colorée peut-être?


      • bluetonga Le 01 novembre 2014 à 11h29
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        Soit dit en passant, l’argument selon lequel le “rapport” du BND est surtout un effet de communication destiné à dédouaner les Russes et assouplir les positions est également proposé par le s aker francophone dans une traduction récente d’une analyse de Alexander Mercouris.


  7. purefrancophone Le 01 novembre 2014 à 09h05
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    Passionnant comme toujours sur ce site .
    L’Allemagne a toujours commercé avec la Russie , mais n’a t’ elle pas également besoin de la Russie pour alimenter ses usines en matériaux ?

    Une table ronde très instructive de l’ U P R ;
    http://youtu.be/YMsX5qEuRXE


  8. Norbert Le 01 novembre 2014 à 10h01
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    Cher ami Todd, chère méthode, la méthode !

    À l’heure de l’ultra mondialisme, vouloir montrer du doigt une “nation” dans les luttes de pouvoir c’est au choix, se tromper d’histoire, nous prendre pour des idiots. À vos veautes !

    Le centre de gravité aurait donc changé. Mais de quelle gravité causons nous, parce qu’ici, il s’agit precisement de causerie.

    Hier, sur FI,  « Un jour dans le Monde » animé par sieur Domorant, qui au deumerant n’est pas un demeuré, l’intervention de la présidente d’attac, Susan George…

    Sujet : Le rôle des antités “transnationnales”.

    Dame Susan, qui est de mon point de vue dame de belle âme, ne mache pas ses mots. Et ses mots ne se noient pas dans la mayonnaise sémantique qui tertine les nombreuses analyses comme celle ici presente du sieur Todd.

    À la minute X, et la seconde Z, (je vous laisse le loisir d’écouter le podcast et d’en extraire cet instant LIMINIEUX) elle compare les agissements de l’élite à une technque de Dracula, et Domorant la coupe pour en expliquer le principe vampirique. Mais, dans un excellent français, et sans perdre le fil de sa noble pensée, elle exprime bien l’idée que les vampires ont horreur de la mise en lumière, et par la même elle remercie Domorant de la recevoir et par la même de permettre la mise en lumière de ce qui se passe dans l’ombre Draculesque.

    Il y est bien affirmé deux idées.

    1) Traité de libre échangisme (pas que dans le couple) et tafta sont les deux mamelles d’une hégémonie voulu et portée par les US pour les US.

    2) Il ne s’agit plus de nations qui portent un projet, mais d’entités supranationales qui, bien qu’étant à priori nationales, comme Total, et elle nomme De Margerie, ne paient pas d’impôts à leur nation respective mais les prennent en otage politique pour alimenter les unes mediatiques et enfumer les peuples, d’où Dracula.

    Mme Merkeulefort ne porte pas plus une dynamique “allemande” que Sieur Obamaniaque porte une dynamique “zuniene”. Tous deux suivent la logique des maîtres de l’ombre, sus defini les vampires draculesques, qui dictent la narrative, un peu en suivant un cahier des charges, un peu en navigant à vue et au doigt mouillé.

    Là ou je m’interroge, c’est de savoir si E.Todd est dupe du jeu du même nom, ou si il joue très bien son jeu en partant de l’idée que ce jeu permettra à certains de gagner, conserver, leur place au soleil. Il defini pour, ce faire, des camps et indubitablement choisi le sien en dedouanant les US, ce qui est subtil. DEDOUANER, comme pour les traités de libre echangisme.

    Mais revenons sur les centres de gravité. De qu’elle gravité parlons nous ? Parce que pour le monsieur qui intervient ici, la gravité c’est l’inertie de la politique, et de la politique economique. Mais Quid de la politique sociale ?

    Impasse totale sur ce qu’est la gravité morale. Son analyse, comme toutes les analyses contemporaines, ne se font que sur de la sémantique, du virtuel, de l’art ou la manière d’évaluer le poids de telle ou telle causerie, de telle ou telle déclaration, de telle ou telle prise de position par rapport à…

    En attendant, le vivant, qui subit une gravité redoutable, se retrouve non pas en chute libre, comme la pomme de newton, mais enseveli six pieds sous terre, décapité, démembré, désarticulé, en étant au préalable, essoré, humilié, déshumanisé.

    Il n’est certainement pas écrit quelque part qu’un anthropologue se doit aussi d’être un humaniste, mais rien ne l’interdit non plus.

    AUCUNE POLITIQUE NE JUSTIFIE LES MOYENS UTILISÉS AUJOURD’HUI !!!

    Ainsi, je range monsieur Todd dans la catégorie de ces intelectuels qui justifient les crimes contre l’humanité par des jeux politiques qui seraient inévitables, analysables, et cautionables parce partie prenante de la cosmologie universelle.

    C’est une projection intellectuelle que je qualifie de misérable, comme Hugo pourrait le déplorer sinon le vomir, et qui me conforte dans l’idée que si certains ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, d’autres feraient mieux de le baisser pour voir dans quoi ils marchent tandis qu’ils portent le verbe haut et la dignité gravement basse.

    Très en colère le Norbert.


    • Paola44 Le 01 novembre 2014 à 14h41
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      Merci Norbert, vous m’ôtez les mots de la bouche! En vérité non, je n’aurais pas été capable d’exprimer aussi bien que vous le faites ce que je pense et ce que je ressens. Je me borne donc à plagier votre conclusion:
      Très en colère la Paola.


    • Charles Michael Le 01 novembre 2014 à 16h09
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      Je crois que vous n’avez rien compris aux propos de Todd et ignorez tout de ce que vous appelez sa “méthode”.
      En tant qu’historien il se base sur des études anthropologiques décrivant les différents systèmes familiaux des pays ou régions, comme définissant les structures sociales et culturelles. Il les regroupe en une quinzaine de types. Rien à voir avec une prise de position idéologique et encore moins politique.
      Ainsi dans le cas du monde germanique il classe les structures culturelles allemandes comme autoritaires et inégalitaires, soumisses donc à un système hierarchique. Celui-là même qui fait accepter les lois Hart de Schroeder et les sacrifices sur les salaires au nom de l’efficacité globale(compétitivité) économique. Celui qui réelit Merkel et permet un gouvernement de coalition du type UMP-PS, chose impensable en France pays libertaire égalitaire (principalement).
      Mais c’est aussi cette double culture d’inégalité et d’autorité, gage de discipline et d’efficacité, qui tout en permettant de suivre une pollitique de long terme, ne tolère pas chez les autres la désobéïssance, les divergences, et peut amener l’Allemagne à imposer ses vues par ses directives économiques et si nécessaire par la force.
      Il faut noter qu’aujourd’hui l’Allemagne veut jouer un rôle international plus important et notament élargir ses possibilités militaires.

      Vis à vis des USA, de leur laxisme monétaire particulièrement (4.500 milliards de dollars imprimés pour les QE depuis 5 ans) l’antagonisme est particulièrement flagrant. Mais leur complicité sur l’expansion de l’UE à l’Est provient de projets assez différents. Pour les USA l’Ukraine est un objectif avant tout militaire (cerner et menacer la Russie), pour l’Allemagne l’Ukraine est un vieux rêve colonial, voir les accords de Brest-Livstok de 1917/18 de la paix séparée avec Lénine.

      Suzan Georges présidente d’Attac est sur un tout autre registre à la fois internationaliste et égalitaire, c’est à dire engagé dans la recherche de justice sociale alors que Todd est dans les structures fondamentales. Ce sont deux domaines complétement différents, mais pas opposés du tout. Je suis personnellement tout à fait en phase avec le volontarisme de Suzan Georges et avec les éclairages structurants de Todd qui aident à prévoir et comprendre les points de résistance.

      Pour conclure, outre vous recommander la lecture de ses livres, je dirai que la vision globale d’Attac et la stratégie qui en résulte doit s’adapter aussi aux structures culturelles différentes. Hèlas Todd n’a pas encore publié le tome 2 de son “Invention de la famille” qui comprendrait les Amériques et l’Afrique.

      PS: que vous soyez “vénère” est un sentiment partagé.


      • anne jordan Le 01 novembre 2014 à 17h27
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        complètement d’accord avec vous , @charles michael !
        ce que Susan George a omis de dire – et qui ferait sourire Todd , – c’est que les Allemands ont été plus réactifs que tous les autres pays européens en ce qui concerne le ” TAFTA ”
        voici le lien vers une pétition allemande ( en français )
        https://stop-ttip.org/fr/signer/?noredirect=fr_FR
        ils ont rassemblé 768.000 signatures !
        et nous ( ATTAC , essentiellement ) : 7000 , environ ….


        • Norbert Le 01 novembre 2014 à 18h08
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          @ Charles Michael et Anne Jordan

          Les allemands ne sont pas Merkel ce qui invalide sans l’empêcher la politique de Merkel et les theories de Todd. Mais depuis quand ce que pense un peuple a une influence sur ce que fait son dictateur ?

          Parce que mon propos est de dire que Todd analyse des comportement psychopatiques, et ce faisant valide comme normale la psycopathie. Ensuite, je me moque de la sexualité réelle iu fantasmé des mouches. Et nous sommes pareil aux mouches pour nos dictateurs.

          Le comportement des populations, en 15 types ou en mille est un conditionnement, il n’est oas naturel et de nombreuses études montre et démontre qu’un individu lambda peut être bon ou mal selon ce qu’on lui fait subir.

          S’il vous convient de dire que l’eau est froide, ou tiède, ou chaude, ou bouillante, ou vaporeuse indépendamment du traitement qu’on lui fait subir, grand bien vous face.

          Mais je n’accepte pas du tout ce que l’on fait subir à l’humanité pour dire ensuite, du haut d’un prix nobel ou d’une reconnaissance arbitraire, élitiste, contemplative et religieuse que les allemands sont ceci, les français sont cela, les arabes ceci ou les pigmes encore autre chose.

          Si vous avez un chien, enfermez le puis venez m’affirmer que les chiens sont gentils. Lattez le à coups de pieds et dite moi qu’il est dominant. Mettez une grenouille dans l’eau bouillante ou dans l’eau froide sur un feu et dite moi la quelle va reagir…

          Votre conviction ressemble à celle du lapin crétin ou du mouton chrétien. Vous êtes idolatre d’un gars qui revendique une science alors qu’il etudie un comportement psycopathique de masse.

          En aucun cas il tente d’étudier les origines de ces comportements névrotiques pour tenter de liberer les victimes de cet endoctrinement. Mais c’est sont fond de commerce depuis qu’il écrit la dessus et qu’il trouve audience pour remplir son compte en banque


          • anne jordan Le 01 novembre 2014 à 20h45
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            idolâtre , moi ?
            mon pov’gars , c’est pas demain la veille …
            je n’idolâtre personne , et surtout pas Todd , ni O.B , d’ailleurs , même pas Poutine , c’est dire …
            simplement j’approuvais l’analyse de charles michael qui montrait subtilement que les thèses de Todd n’étaient en rien contradictoires avec la lutte contre le mondialiste Dracula .


            • Norbert Le 01 novembre 2014 à 22h39
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              Le pov’gars et désolé de vous avoir offensé alors que vous repondiez à une autre personne, ce qu’il n’aurait pas dû faire.


      • Norbert Le 01 novembre 2014 à 18h28
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        @ Charles Michael
        Methode était un delire personnel, un jeu de mot phonetique. L’ami tood, la mitode, la methode. Je sais c nul mais je suis nul.

        Je ne rentranche pas un mot de ce que j’ai écrit.

        Dite moi qu’il est normal que des gens se suicident pour cause de politique menée par des tordus et que c’est logique, culturel, les gens comprennent pas tout, ils sont faibles, bla bla bla….

        Dites moi que c’est tout aussi culturel que des gens se regroupent en bandes pour liquider des gens de couleurs, des petits, des gros, des femmes, des gosses et je vous reconnais que je n’ai rienn pigé et que je vais lire le GRAND Todd pour rattraper mon retard intellectuel.

        Dites moi que c’est normal, culturel, d’arriver sur un territoire, dans massacrer les autochtones, d’y planter un drapeau et de dire ici on fonctionne comme cela, c’est intrinsèque.

        mais pour vous avoir lu je sais que vous me direz n’importe quoi et c’est d’ailleurs pour cela qu’au xxieme siècle on fait encore n’importe quoi et que l’humain cede à des pulsions, des comportements de groupes instinctifs qu’un grand scientifique analyse du haut de sa modernité.

        Todd est un archaïque et il analyse l’archaïsme, et le seul resultat que l’on peut espérer de cette analyse c’est la validation d’une politique archaïque qui nous conduit dans un mur.

        Dire que les gens sont comme ça en occultant les oeillères psycholgiques qu’ils ont sur les yeux c’est renier le divin qui sommeille dans l’être pour le comprendre et le laisser comme un animal. Vous êtes justes coincé dans dans une vision rétrograde.

        Mais je désespère pas. La masse brisera ses chaînes et rejoindra la lumière du soleil. Todd n’est qu’un triste sire qui fait reluire ses galons comme un capo chef crie son autorité toute relative.

        Je presume que vous, vous êtes un homme libre, pas du tout sujet au comportement instinctif. C’est votre libre arbitre qui commande, et pas votre héritage, aussi noble ou barbare soit il.

        je vous salue tout de même, sincèrement.


        • Charles Michael Le 01 novembre 2014 à 21h33
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          Norbert,

          vous vous emballez un peu trop, et vous portez trop de jugements.

          Bien sur Todd travaille sur des matériaux archaïques, tout anthropologue aussi, et ethnologues et historiens. Mais l’interessant est de voir la persistance de ces archaïsmes dans les comportements et surtout la capacité à prévoir qui en découle.

          Je suis un déterministe total depuis mes 19 ans, je ne crois en aucune liberté, juste des circonstances trop compliquées à prévoir donc imprévisibles; et n’ai jamais jamais vu ce fameux libre arbitre pas plus que la raison objective.
          A ce sujet Henri Laborit, biologiste, fait le lien avec les autres déterminismes et c’est cruel pour nos egos.

          L’illusion indispensable de vouloir échapper à mes déterminismes (plutot privilégiés)par la rebellion m’a cependant enrichi, ouvert une vie plus riche dans les grands espaces des aventures et avec l’âge j’ai cherché des théories, du rationel, pour m’expliquer à moi-même, avec moi-même d’abord.

          mais le choix des explications et analyses que j’épouse est bien sur déterminé par les structures de mon syséme biologique.


          • Norbert Le 01 novembre 2014 à 23h11
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            Desolé l’ami, je me suis laissé aller. Je pensais avoir compris un truc, mais heureusement, je suis entouré de personnes déterminées qui me remettent sur le droit chemin.

            Je dramatise toujours tout, comme si j’avais peur d’exister alors que le paradis est à ma porte, suffit que je l’ouvre.

            Portez vous bien.


            • olivier69 Le 03 novembre 2014 à 00h03
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              Bonsoir Norbert,
              Pour Todd, je partage une grande partie de vos propos. L’angle d’analyse est purement subjective et mécanique. Je pense même que c’est un digne représentant du racisme scientifique (procédural) et du darwinisme social (élitisme) par ses découpages simplistes. Toujours la même école….C’est la portée de ses travaux qui me chagrine : un voyeurisme (descriptif) et/ou une propagande (objectif) ? Il y a une forme de stigmatisation dangereuse dans l’identification (la reconnaissance) et ses tentatives d’explications (que l’on retrouve souvent dans les sciences sociales). On sent chez lui par ailleurs, un subtil parti pris (c’est mon avis). Vous décrivez très justement un phénomène d’interactions avec l’environnement (à l’image de l’épigénétique). Toujours, cette lacune dont les sciences humaines préfèrent se dispenser par considération (et ce n’est pas de la psychologie mais de la méthodologie, encore une fois). Les instruments pour l’analyse sont donc inappropriés (parce qu’incomplets)….Comme avec Freud ! Même méthode, même résultat.
              Mais, mon sentiment est que deux façons de penser opposées subsistent néanmoins chez vous : soit l’homme est le centre de l’univers, soit il n’existe pas réellement (c’est une matière, une forme de cerveau automatique. Mais qui a donc les manettes ?). On sent bien une tentative de positionnement, en effet. Il faudrait peut-être m’expliquer où vous voulez vous situer dans l’affaire afin de pouvoir vous comprendre ? Avez-vous le bon cadre ?
              Dans votre cas, ou l’argent prend la place de l’homme ? Ou il est divin ? Par son caractère fictif… Vous parlez d’une valeur associée : matière et temps ? Une propriété, voulez-vous dire ? Car les formes de la monnaie se matérialisent. Mais le fond de celle-ci est justement dématérialisé (la dimension individuelle, sociale et temporelle). Il ne faut pas confondre les deux. N’omettez pas de penser que la monnaie (fût-elle à thèse ou à idée) est d’abord une réalité commerciale. Contrairement à l’homme qui est une réalité essentielle. Si l’argent n’a pas d’odeur, y a t il une odeur sans l’homme ? C’est pourquoi, je vous parlais de la place de l’échange et le rôle de la monnaie dans les relations humaines. Vous ne pouvez pas attacher l’homme et l’échange par le caractère fictif de la monnaie dans ses formes contemporaines.
              A bientôt.


    • Patrice Le 01 novembre 2014 à 17h27
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      Sur le 1/

      Les traités bilatéraux ou multilatéraux (tafta en est un): c’est la suite de l’échec de Doha, échec finalement acté en 2006, et dû à l’opposition de la Chine et de l’Inde merci à eux.
      Tout le monde est au courant à Bruxelles et ailleurs que c’est l’impérialisme (hégémonisme) US qui veut ces traités. Et c’est pour ça que ça traîne autant. Etonnant non? (mais ça pourrait finir par passer à l’usure ou au chantage – vigilance)
      La nouveauté, c’est le discours médiatique plus “fin” des opposants, ce n’est plus “salauds de capitalistes” donc ça passe mieux auprès du public qui n’est pas au courant de la lutte féroce en cours dans l’ombre…. lutte qui sort ces “leaks” bienvenus, qui ne viennent pas de “crypto-alters” mais de simples “technocrates” lucides qui se défendent (de même que les juges “fuitent” pour résister à la pression du pouvoir)!

      Sur le 2/

      Ce ne sont pas les entreprises transnationales qui portent cela. C’est le “système”: un mode de pensée, une intrication entre des boîtes de consultants, des avocats, des lobbyists, des industriels, des salariés, des gestionnaires de fonds et leurs retraités, des actionnaires bien sûr etc.

      Un truc qui roule presque tout seul. Et qui génère des transnationales qui font que le rouleau compresseur est plus puissant – mais plus visible aussi.
      Et qui fait que Halliburton a pu être s’affranchir des lois US sur l’air sur l’eau et sur l’environnement pour la fracturation hydraulique => le constat est quand même monstrueux.

      Et quand Emmanuel Todd parle du déclin des USA, ça concerne aussi le déclin de ce système avec l’obligation pour le maintenir de ficher surveiller intimider les écologistes américains qualifiés d’éco-terroristes. Terroristes…. bien sûr.

      Et ensuite il faut bien mettre quelque chose en face, Europe Fédérale ou Europe des Nations ou etc., et être dominé par l’Allemagne serait peut-être pire que d’avoir une opposition citoyenne mondialisée, celle dont parle Susan George, face au système actuel.

      Cela passe par l’arme de la connaissance, qui conclut l’entretien de Susan George sur FI et qui est, dans un registre parallèle, celle d’Emmanuel Todd.

      ——

      Post-Scriptum: en préambule à l’entretien de S.G., alors que Arnaud Leparmentier vient de rapporter les propos de Erdogan, s’étonnant que l’on fasse autant de cas d’un millier de morts par armes chimiques alors qu’il y a eu 200.000 tués par armes classiques en Syrie, ce qui releve du VRAI crime contre l’humanité et du TPI, Domorant enchaîne, sans relever, sur les atrooooooces tortures infligées à quelques otages occidentaux…


      • Norbert Le 01 novembre 2014 à 19h01
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        Patrice,

        Les traités passeront à l’usure, mais je pense plus par remplacement des personnes qui réfléchissent par d’autres soient corrompues, soient endoctrinées. C’est dans l’air du temps.

        vous dites que ce n’est pas les transnationnales mais le système, que certains appellent l’état profond. J’appelle cela un éggrégore. Un délire collectif ou la raison individuelle est supplanté par une volonté supérieure à apartenir au groupe et y être surréaliste, en ce sens transcender une idée au dela de ce qu’elle etait lors de la constitution du groupe. Cela relève de la psychiatrie.

        vous dites : un truc qui roule presque tout seul. C’est bien un éggrégore, qui dicte de façon mystique un comportement indépendant à chaque élément d’un groupe dans une surenchère de l’interprétation de l’idée originale sur laquelle c’est construit le groupe ! C’est juste pas humain, c’est délirant !

        Pour avoir lu Todd par ailleurs, désolé, ce gars n’a pas les pieds sur terre. Il est dans son délire de notoriété à poursuivre une gloire qui n’aura aucun merite quand bien même et avec la même veine du débutant il venait à nous prédire une autre catastrophe. Ce qui ne serait pas un scoop. Je préfère des personnes capables de nous faire sortir de notre “culturelle” pour nous aider à trouvet une nature “existencielle” ou “soirituelle”.

        J’ai bien entendu les commentaires sur les propos de Edorgan. Pathétique. Et la encore je ressort mon éggrégore. Cette indépendance pour surenchérir dans une voie emprunté sans être capable d’en sortir objectivement. Une sorte de déni de la réalité. Et c’est flippant d’entendre ca à la radio de la bouche d’une personne ayant un pouvoir d’influence. Apres, certains peuvent me parler de culture et de types, puis d’analyse de celle ci par des anthropologues experts de chez ils le savent par voie divine.

        mon oeil.

        Bien à vous


    • Lage Le 02 novembre 2014 à 00h06
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      Norbert,

      Je peux tenter de vous expliquer un peu de la “méthode” Todd… Todd se base sur un vieux constat d’ethnologie : les familles n’ont pas les mêmes structures partout : une famille chinoise, ce n’est pas une famille anglaise, et ce n’était déjà pas la même chose avant la révolution industrielle.

      Le postulat de Todd, c’est qu’on retrouve dans les choix politiques qu’ont fait les peuples ces cent dernières années un écho de leurs structures familiales traditionnelles, y compris lorsque celles-ci ont disparu en apparence.

      Par exemple, la famille paysanne de type “communautaire” (c’est-à-dire autorité très forte du père sur les enfants mais égalité absolue entre les frères) se retrouve en Chine, en Russie, à Cuba, en Toscane et dans certains contreforts du Massif Central. On retrouve peu ou prou dans la liste précédente la liste des pays ayant eu une forte implantation communiste. L’idée de Todd est que les valeurs des familles de ces régions (autorité et égalité) correspondaient au communisme et se sont retrouvées dans celui-ci.

      C’est juste une petite introduction, il y a bien d’autres variables – mariage entre cousins, alphabétisation…


  9. Vodolei Le 01 novembre 2014 à 10h01
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    Je me demande, et cette question n’est jamais évoquée, dans quelle mesure le ralentissement économique récemment constate de l’Allemagne n’est pas en relation avec les sanction prise de façon bilatérales par l’U,E et la Russie ?


  10. Louve Bleue Le 01 novembre 2014 à 10h36
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    J’ai des doutes sur cette vision des choses. Les USA en déclin ? Reste leur agressivité. Même l’UE me semble à leur botte. Ou du moins est-ce leur désir violemment exprimé.


    • bluetonga Le 01 novembre 2014 à 10h55
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      Déclin n’est pas faillite. Oui, les USA déclinent et perdent du terrain alors que d’autres en gagnent. Mais ils ont encore un paquet d’atouts dans leur manche. Et le principal atout, ce serait de redevenir une démocratie et une méritocratie plutôt qu’une ploutocratie. Ils pourraient faire revenir le travail manufacturier chez eux, ils pourraient rétropédaler dans leur fureur néolibérale et refondre un pacte social, abolir les privilèges des grand financiers. Ils pourraient redevenir l’Amérique du rêve, celle qu’ils se persuadent d’être encore. Quoiqu’il arrive, le continent américain ne va pas disparaître.

      Cela arrivera probablement un jour, mais après moult péripéties et tragédies. Effectivement, une classe dirigeante ne cède jamais le pouvoir à une autre pacifiquement. De plus, il est facile pour un certain nombre de nations anciennes de se solidariser autour de certaines valeurs ou mythologies nationales. Aux États-Unis, les valeurs principales sont l’esprit d’entreprise et l’individualisme. Les Américains n’ont pas l’habitude de se sentir ethniquement solidaires les uns des autres, même entre eux, ils sont en compétition. Si les États-Unis périclitent et se relèvent, il leur faudra probablement reformuler une définition du vivre ensemble, et ça, ce n’est pas gagné.


      • Nerouiev Le 01 novembre 2014 à 17h57
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        Personnellement je comprends un peu mieux cette géopolitique quand je pense que les USA ne sont pas un vrai pays, une vraie nation, mais une grande société où le lien entre les individus n’est que le profit commercial global avec un superprofit pour les fameux 1%. Mais cette machine commence à se gripper car la matière première, qui en est le fondement, commence à manquer. La société de remplacement est à l’opposé et ça les inquiète car d’autres pays sont mieux placés à tous points de vues. J’ai donc l’impression que les USA vont abandonner leur agressivité pour se reconstruire autrement en interne, tout comme l’Europe va retourner à la nationalisation mais en cherchant de vraies coopérations, notamment avec la Russie.


        • Van Le 01 novembre 2014 à 21h05
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          tout a fait d’accord sur la nature des usa et la domination nocif des sociétés commerciales sur un pays qui le prive de tout évolution civilisationnelle cela la même fait régresser démocratiquement et techniquement en contraste avec la monopolisation de richesse immense

          je suis réservé sur la capacité des usa a rebondir parce que cela nécessitera un changement de modèle économique et dans les meurs chose qui entrainera forcement la destruction de ce pays .
          ALBERT EINSTEIN : « Les États-Unis sont le seul pays à être passé de la barbarie à la décadence sans connaître la civilisation. »


    • bluetonga Le 01 novembre 2014 à 11h09
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    • Norbert Le 01 novembre 2014 à 13h15
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      Les usa en déclin ?

      Autant se demander si les huitres, collectivement, ont un plan d’action en bourse pour coloniser les océans et mieux pomper le plancton.

      Les US, c’est une vue de l’esprit. Un terme générique pour définir un concept. Merkel n’est pas l’Allemagne. Hollande n’est pas la France.

      Mais assurement les “crabes” métastasent le système. Au propre et au figuré.

      http://m.youtube.com/watch?v=DdLehwjV4pc


  11. Patrice Le 01 novembre 2014 à 12h04
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    Emmanuel Todd pense que l’Allemagne, quand elle est en situation de domination, considère les autres peuples ou états comme inférieurs (cf. “prisme hiérarchique”).

    On peut être d’accord, au moins en partie, avec lui, ou avec ce risque. Mais le lecteur ou l’auditeur non averti pourra être déconcerté par ce qui apparaît parfois comme une fixette anti-allemande (ce qui n’est pas le cas); ce serait dommage de ne pas écouter Emmanuel Todd à cause de ça.

    Une relation forte Franco-Russie (ou Italie-Russie ou ….) devrait être un contrepoids utile à ce risque de domination allemande, en plus de son intérêt intrinsèque évident; pour la France une longue histoire d’affinité culturelle et intellectuelle avec les slaves, faite de complémentarités et de convergences, considérez la musique et la littérature.

    Sur la relation entre l’Allemagne et les Etats-Unis, on peut penser que les Allemands sont en train de percevoir les effets de la pensée du “destin manifeste” des Etats-Unis et des conséquences de leur impérialisme. Cf: “Dans ce domaine (politique économique), les Allemands n’accordent pas d’importance à l’avis des Américains.” – oui et non, il est doit clair même pour l’Allemagne que le dollar est un instrument de domination au service des Etats-Unis, et qu’ils veulent vraiment imposer leurs règles (TAFTA/GMT). Et que les banques allemandes risquent gros (comme la BNP) à cause de la “violation” des embargos imposés par les Etats-Unis (voir le lien CF2R ci-dessous).

    La relation Allemagne-USA a toujours été bonne – il n’y avait pas de zone de conflit. Maintenant il y en a. Et là on peut relire les articles d’Emmanuel Todd sur le possible prochain conflit Allemagne-USA précédemment en une de “les-crises”.

    Sur la “tendance antirusse, manifestement planifiée, dans les médias occidentaux” citée par Emmanuel Todd, il faut souligner l’intensité et la performance de la propagande américaine. Ce n’est pas un “complot”, mais c’est un système qui met ses outils, depuis Edward Bernays, au service d’une pensée: notre système est le meilleur et nous avons vocation à le diffuser au monde. Depuis 25 ans la NED finance ainsi des mouvements “droits-de-l’hommistes” qui focalisent et déforment les notions de “liberté” et “démocratie” et permettent une mobilisation facile (révolutions de couleurs). Bien sûr, les droits de l’homme doivent être défendus.

    Mais de fait, il y a réellement une orientation de la pensée par le modèle américain (on citera Jack Bauer et 24h pour l’usage de la torture…). Encore une fois ce n’est pas un complot mais un système (culturel) dominant. Le complot on va le retrouver dans le déclenchement des opérations (Kosovo 1999, Irak 2003, Libye 2011) avec à chaque fois l’utilisation de la préparation “droit-de-l’hommiste” et “minorités” et ses effets polarisants sur le long terme. Surtout, cela permet de faire oublier l’aspect relations internationales normales…..

    Sur la propagande anti-russe, il est clair que l’accent mis sur les droits des homosexuels donne une clé facile (Caroline Fourest est un cas extrême), mais “tout le monde sait” on en a assez reparlé lors de Sotchi; on a aussi parlé d’écologie pour Sotchi; et de corruption. Ce sont des problèmes réels, mais la “focalisation” de l’opinion sur ces sujets est utile pour l’orienter.

    “En Ukraine, les États-Unis estiment que le fait d’avoir pu façonner l’opinion mondiale a contribué à isoler la Russie”.
    Façonner l’opinion mondiale…. C’est clair, et c’est dans un rapport récent de la commision des affaires étrangères et de la défense pour le Sénat intitulé “États-Unis : l’usage de la force et la force de l’influence” (lien ci-dessous). On voit là que nos hommes politiques si décriés n’ont pas perdu toute lucidité – comme l’ont montré les interventions de Védrine Villepin (même Attali!) et bien d’autres dès que la pression médiatique anti-russe à commencer à retomber, leur permettant à nouveau d’être audibles.

    —————

    Affaire d’espionnage en allemagne: http://www.cf2r.org/fr/notes-actualite/decouverte-de-nouvelles-operations-espionnage-americaines-en-allemagne.php
    Les aires maritimes protégées et le pivot asiatique (dense): http://atlas.bluelobby.eu/2014/06/le-pivot-maritime-asie-pacifique.html
    Rapport du sénat http://www.senat.fr/rap/r13-708/r13-708.html


    • Norbert Le 01 novembre 2014 à 15h32
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      Modérateur, tu peux supprimer le commentaire ci dessus. J’ai déjà écrit mieux. Bien à toi.


    • Charles Michael Le 01 novembre 2014 à 16h25
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      Ce qu’on peut aussi déduire des analyses struturelles de Todd c’est que l’Allemagne réunie, performante, mais toujours majoritairement autoritaire et inégalitaire reprend son rôle historique depuis le Saint Empire Romain Germanique, muté au 15 ème siécle en protestantisme messianique.
      Ce sont ses performances économiques, ses succès industriels et sa stabilité politique, surtout comparé aux cafouillages US et aux désordres européens, qui permettent aujourd’hui une vraie résurgence allemande.
      Son attitude vis à vis du Royaume Uni de Cameron est tout à fait révélatrice.


  12. avenier Le 01 novembre 2014 à 13h11
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    “Elle ne cède pas à la pression des Américains”
    Oui, bon, quand même 22 bases militaires yankees en Allemagne, pour moi c’est pas vraiment un Etat indépendant…
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_bases_militaires_des_%C3%89tats-Unis_dans_le_monde#.C2.A0Allemagne


    • Paola44 Le 01 novembre 2014 à 14h49
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      Et environ 40 000 soldats américains sur le territoire allemand… A mon avis, ils sont quand même un petit peu… comment dire, occupés? Donc le coup de l’indépendance et de la suprématie allemande, je ne vois pas très bien non plus de quoi il s’agit. Si Merkel mène la danse, c’est celle des US et non celle de l’intérêt allemand, et/ou européen.


      • Charles Michael Le 01 novembre 2014 à 16h35
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        Chercher l’immédiat est vraiment un des mauvais travers de notre sinistre époque ou époque sinistrée.
        Effectivement l’Allemagne est toujours occupée par des forces US. Forces que les Allemands de l’Ouest ne rechignaient pas à financer pour d’évidentes raisons de sécurité durant toute la guerre froide.
        Et après difficile de s’en débarasser, le jeu US de renforcer l’Otan, d’encourager l’hystérie Polono-Balte, rend un peu plus difficile l’expulsion par l’Allemagne de ces troupes US.
        En même temps les USA vivent sur de l’argent fictif, du temps emprunté et des statistiques faussées; mais conservent pas mal de pouvoir.
        Le jeu politique est de s’en servir sans s’y bruler.


        • Norbert Le 02 novembre 2014 à 11h41
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          Bonjour Charles,

          “En même temps les USA vivent sur de l’argent fictif, du temps emprunté et des statistiques faussées; mais conservent pas mal de pouvoir.”

          Mais par définition l’argent est fictif dont la valeur associé est celle du temps et de la matière.

          Les États unis, du moins la mafia qui commande, sont à la tête de superpuissances industrielles; chimie, pharmacologie, informatique, information, armement, recherche, agronomie, génétique… Et ces super puissances s’émancipent du pouvoir populaire, alias politique, pour créer et détenir un pouvoir technocratique.

          Parce que l’argent n’est qu’un outils, ce que savent depuis des lustres les banquiers, ils en ont pris possession pour, par son intermédiaire, prendre possession de la seule vrai valeur quantifiable et exploitable: Les ressources matérielles et humaines.

          Doutez vous que l’on puisse faire travailler des millions d’individus sans imprimer le moindre billet ? Les champs de cotons ont été exploités sans payer les nègres sinon que d’une ration affamante et infamante et du belle volée de coups de fouet.

          Comment ont tournés les industries de l’armement durant les deux WW alors que l’économie était précisément la raison du conflit ? Une debauche de matière, de ferraille, de poudre, de produit chimique… et de sang !

          L’économie financière, monaitaire, est un enfumage qui permet à une minorité de capter l’économie réelle. Les ressources naturelles et les potentiels humains.

          Créez une crise de l’argent, licenciez massivement, et la plus part, dans un mouvement de panique, acceptent tous les compromis, comme bosser 14 heures par jour pour faire des armes ou les utiliser, le tout pour defendre une cause. C’est pathologique. Les femmes dans les usines, à faire des girlandes et des colliers de balles pour leurs hommes qui s’ explosent la tronche avec. C’est juste délirant.

          C’est quand que l’on cesse de croire ces foutaises, comme entuber nos gosses avec des papas Noël, des cygones qui pondent dans les roses et les choux…

          L’argent est le pire des écueils, dont les religions, les phylosophes, les spirituels nous ont averti du danger pervers et cynique. Si le pouvoir est corrupteur, l’argent en est l’outillage. La représentation virtuelle d’une captation de la realite matérielle, de la soumission des esprit vulnérables.

          Contrairement à Monsieur Todd, je ne mesure pas la valeur d’une société à ce qu’elle revendique en terme monétaire, mais ce qu’elle est capable de produire en terme de service et de solidarité.

          En ce sens, oui, les états unis, le peuple en ce cas, est en faillite, tous comme l’occident en général. Cet individualisme égocentré qui transforme l’instinct grégaire en pire comportement bestial. Nous pouvons l’observer dans toutes les manifestations dites pacifiques. Certains, marginalement minoritaires et croyant encore en la démocratie manifestent pour une revendication quelconque et se retrouvent infiltrés par des éléments dégénères prêt à tous les excès. Et inutile de croire que le pouvoir injecte des trublions. La narative médiatique crée ces reservoirs de fantassins bénévoles et totalitaires qui se sentent, mordicus, investis d’une noble cause.

          Les matchs de foot, et tout autres supports clivants, en sont les premiers réservoirs. En cela interrogez vous de savoir pourquoi ce sont ces secteurs, avec la pseudo culture populaire, qui brassent des sommes astronomiques en période de crise économique ?

          Mariage des peoples, enfant des rois, match de foot, film à budget indécent, star du show bizz richissimes, flambée de l’art “dégénère” soutenu par des milliardaires, dont les lois celerates pour protéger le secteur sont votées par des ministres en conflit d’intérêt, comme fabius pour ne citer que lui, qui part ailleurs incite à la guerre…

          Bon dimanche.


          • olivier69 Le 02 novembre 2014 à 19h34
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            Bonsoir Norbert,
            “Mais par définition l’argent est fictif dont la valeur associé est celle du temps et de la matière.”, bien sûr, vous considérez mon temps de vie ( et le travail que je dois fournir) comme de la matière. Matière à ? L’endettement, c’est du temps de ce que j’appelle ma vie et donc de l’essentiel ! La vie est réelle et demandez à un endetté ou un créancier si l’argent est fictif…
            Cdlt
            ps : Par “votre” définition.


            • olivier69 Le 02 novembre 2014 à 19h42
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              “Contrairement à Monsieur Todd, je ne mesure pas la valeur d’une société à ce qu’elle revendique en terme monétaire, mais ce qu’elle est capable de produire en terme de service et de solidarité.”, par contre, nous sommes d’accord, cela est du bon sens.
              A quel prix ? Sachant qu’une société sans échange n’existe pas !


          • Norbert Le 03 novembre 2014 à 08h38
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            Yep Olivier,

            Préalable : Sommes nous dans un ensemble fini ou infini ? Définir.

            Ensuite, dans un système politico-social, ou le travail et toute forme d’échange doit inconditionnellement passer par l’intermédiaire de l’état, qui applique une taxe sur les sus dits echanges, le risque est un racket bien tentant par des usurpateurs du rôle politique de l’état.

            L’argent n’est plus alors un outil de conversion d’une valeur en une autre, mais un moyen de les capter. Ce n’est plus un outil d’échange, mais un outil de monopole.

            J’ai encore le droit de vous sourrire, mais si en contre parti de vous faire sourire vous veniez m’aider à remplir mon frigidaire, je devrais m’inscrire en intermittent du spectacle avec toutes consequences facheuses sur les relations sociales.

            Plus la collusion entre politique et économique se fait grande, moins l’argent est garant d’échanges equitables. Il devient une captation des potentiels.

            Ainsi, bien planqué dans l’ombre du pouvoir, manipulez les leviers de la bourse, faite écrouler quelques valeurs à leur seuil le plus bas puis rechettez les.

            Vous vous retrouvez à la tête de biens bien tangibles, achetés une misère, mais dont la valeur intrinsèque n’a pas changée d’un yota.

            Ne pas confondre un potentiel reel, comme celui d’un ouvrier, avec temps disponible et compétences professionnelles, avec le potentiel d’exploitation par la mise en concurrence.

            C’est l’une des grosse arnaque de la constitution européenne, de l’euro, et de toutes les manipulations politico-financières qui ne sont plus que des representions fictives, de fictions.

            Il me semble que nous sommes sur un blog qui tend à vouloir mettre en lumière la narrative mensongère des organes mediatiques au service d’un enfumage de la réalité.

            La mise dans le brouillard des consciences, tout en les regroupant dans des camps de certitudes antagonistes, assure une élite de pouvoir capter les veritables valeurs qui ne sont certainement pas la monaie de singe qu’ils impriment.

            Le but est une adhesion à un système élitiste, dont l’exhibition d’exceptionnalisme Obamaniaque fait rêver la masse mais la maintien en concurrence, non pas en solidarite. Là ou un individu accède au rêve liberal, combien sombrent dans le cauchemard de l’empire ?

            La concurence fait baisser les valeurs. L’argent est la preuve de son expetionnalité et de la possibilite d’acquérir les dites valeurs en baisse. Déflation ?

            Pour conclure Olivier, je ne suis qu’un Lambda, sans instruction autre qu’une farouche rébellion face à l’enfumage. Mais cadres de références tiennent plus de l’empirisme et de l’expérience hasardeuse que propose la vie et dont on peu tirrer, ou pas, quelques theories aussi brouillonnes que respectables, et tiennent moins à une savante démarche universitaire, qui selon moi, par excès, éloigne le “docteur” d’une vision blobale, l’enfermant dans une specialite, pour ne pas dire un dogme, bien que je le pense fortement.

            Plus haut, dans un autre commentaire, et je répond ici, vous vous interogez sur un dualisme dans mes idées. Vous n’avez pas tort. L’univers, d’un point de vue spirituel et humain n’est que dualité. De même que nos perceptions de cet univers ne nous laisse entrevoir que trois dimensions physiques.

            Oui, je pense que l’être est divin, que l’humain est insignifiant, qu’il n’est pas le centre du monde. Aussi, voir que l’être et l’humain ne sont pas assimilable. C’est le fait d’être qui nous rend divin, pas le fait d’être humain. On peut avoir grande conscience d’être humain, mais renoncer à mesurer sa divinité.

            Mais c’est un autre sujet que de savoir si la monnaie peut servir de socle, de fondation, à la construction sociale de l’humanité, sans prendre le risque d’en faire un leurre, une fiction. De même que ce n’est pas le même sujet que de savoir si Todd analyse pas un théâtre d’ombre en affirmant mordicus que Allemagne tient l’Europe par son organe de reproduction.

            Je n’adhère pas à son propos, précisément parce qu’il nous fait l’apologie d’une mise en scène, et lorsqu’il me faut choisir entre être (et rester) cet homme insignifiant dans les luttes de pouvoirs des elites, ou ma divinité transcendantale dans la cosmologie universelle, je n’hésite pas et je tranche.

            On peut bien évidemment me reprocher ce tranchant, mais je ne suis qu’un homme.

            Bien à vous.


            • olivier69 Le 03 novembre 2014 à 13h41
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              Norbert, si je peux vous aider.
              La divinité de l’existence « être » est un leurre ! C’est une vision à la Shakespeare alors qu’une vision qui propose le « et » à la place du « ou » serait plus en conformité avec le savoir (assimilation être et humain). Vous refusez méthodiquement les vérités de l’essence et donc la signification d’un dessein intelligent (ses implications). Sachez que c’est sur cette conception matérialiste que repose injustement l’économie (cf mes propos sur le billet de Mitterand). Pour être, il faut déjà « comprendre » son humanité (le « et » et non le « ou »). La meilleure manière pour la respecter, c’est de ne pas la borner…. Malheureusement, on nous a limité l’esprit en nous faisant croire que nous étions des loups pour les autres (Mandeville, hobbes,…).
              Pourtant, une fois, cette assimilation faite, nous pourrions comprendre que l’existence (une matérialisation « relative ») nous impose des choix et décisions. C’est le libre arbitre. Ainsi, débutent l’humilité, la satiété et sans doute les bases de la sagesse ou son contraire (en fonction de la méthode). Renoncer à cette conception, et vous découvrirez tous les travers de cette chimère d’éternité par la matière. Dans cette lutte insensée que se livre l’homme contre lui-même et la nature, il oublie son humanité profonde.
              Vous arriverez donc toujours à la même conclusion que Dieu est un loup ! Un loup qui nous a donné toutes ses merveilles que l’on n’ose pas observer (malgré la science) ? A l’image d’un enfant qui a reçu un jouet mais qui le démonte pour mieux se connaître. Mais également, qui le casse par accident ou ne sait plus le remonter ! Si vous persévérez, vous ne ferez qu’exacerber les tensions (une incompréhension contagieuse). La société est en partie, à l’image de nous-même. Je n’explique pas mon humanité dans l’autre. Choisir son chemin, c’est « recevoir » une destination (une conception bien faite) .
              Cdlt
              ps : La meilleure instruction, c’est l’empirisme.


            • Norbert Le 03 novembre 2014 à 14h39
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              Précision sur mon post précédent avant de clore ce fil,

              Pour ce qui est des exemples sur le comportement animaliers, hippos et éléphants, j’y vois pas un comportement du à une quelconque therianthropie, mais bien la faculté de sublimer, ou divin est la sublimation.

              Je ne perçois pas le divin comme étant Dieu, mais comme céleste, la tête dans les étoiles. Un petit prince en somme, qui peut casser ses jouets mais ne demontera pas pour autant la poule aux oeufs par simple cupidité.


            • olivier69 Le 03 novembre 2014 à 15h04
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              Norbert,
              vous croyez réellement que je suis un produit de l’institution ou des livres ? Je ne suis qu’un autodidacte et ma foi, bien plus manuel que vous ne pouvez vous en douter. Vous manquez d’imagination. Mon cerveau est avant tout le prolongement de ma main.. Je suis un polyvalent par choix (pas un spécialiste mais un généraliste). N’oubliez pas, ce n’est pas une boutade lorsque je dis “au propre comme au figuré “être et ne pas être”. Fin.
              Cdlt
              ps : le livre ou internet ne sont qu’un support de l’information.


            • Norbert Le 03 novembre 2014 à 15h53
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              Hum…

              “vous croyez réellement que…”

              Je ne suis pas croyant, mais agnostique.

              Quand à savoir ce que vous êtes est un peu hors sujet ici, non ?

              Pour ma part, puisque nous devenons confident, mes mains sont le prolongement des mes idées. Mon cerveau, je ne l’ai jamais vue pour bien cerner ce qu’il est ou pas.

              Et qu’importe le flacon qu’est internet ou le livre. Le contenu informatif, lorsqu’il est pris comme instruction, de “instruire”, devient un mode d’emploi, une notice, une directive, un dogme. A la longue c’est formalisant.

              J’attache un soin particulier à ne pas apprendre mes leçons par coeur, pour me laisser surprendre autant de fois que nécessaire par la finesse d’une reflexion tout autant que la finesse contradictoire.

              Ne venez donc pas me relancer avec vos certitudes. Par leur redondances vous ne me surprenez en rien sinon que pour me rappeler le promesse oubliée de ne pas vous porter attention.

              Et cessons de parler de nous, c’est indécent. La démocratie n’a pas besoin de savoir qui est l’individu, elle veut juste des consommateurs propres sur eux et vides dedans 🙂


            • olivier69 Le 03 novembre 2014 à 16h18
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              Norbert,
              Internet ? Vous oubliez une de ces fonctions. Vous croyez que l’on va vous laisser raconter vos salades ? Qui plus est, lorsque vous vous adressez comme trop souvent au modo ?
              N’omettez pas de penser que la monnaie (fût-elle à thèse ou à idée) est d’abord une réalité commerciale. Une obscure volonté ?
              Au demeurant, la monnaie délivre à son détenteur une parole autoritaire. parole éthique (figure du juste), parole philosophique (figure du sage) ou parole sociopolitique (figure du chef), elle est toujours « idéologique », par sa clause préexistante que sa visée induite. On dit à son sujet qu’elle est « trouvée par avance », « déjà reconnue dans le passé » et « parole des pères». Voyez-vous la monnaie a besoin de racines (pardon..), a besoin d’une mythologie des origines où puiser sa motivation. Sa genèse fait sa légitimité.
              Vous voilà savant en économie !… Explicitement enraciné dans l’actualité morale, un dramaturge presque oublié, « finissant ». Il faut donc penser que la politique monétaire relève avant tout d’une préférence collective qui signe un déphasage, évidemment préjudiciable à sa force argumentative. Quant à la peur du discours rétrograde, je la trouve très légitime et saine. A mon âge encore, je crains toute parole, toute pensée « régressive ». Mais soyez rassuré : la prochaine leçon, de l’ironiste « Norbert» est pour moi, de nature à totalement dissiper ce genre d’appréhensions. Fort bien. J’attends donc la suite avec plaisir…
              Cdlt
              ps : Mais, laissez donc aux autres le droit de juger….


  13. Le Kaiser Le 01 novembre 2014 à 18h14
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    Bonjour, pour une fois j’arrive a lire l’article sans me dire qu’il n’aime pas le boche.
    Bref, instructif.
    Merci.


  14. Patrice Le 01 novembre 2014 à 18h24
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    Bien vu. Cette personne est un “détecteur”: dès qu’il est là ça sent le brûlé -ou le moisi.

    inégalé: http://www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article49
    le dossier (incomplet mais y-en a marre): http://www.monde-diplomatique.fr/dossier/BHL
    panorama: http://www.francetvinfo.fr/monde/les-vingt-ans-de-guerre-de-bhl_24085.html (à reprendre en version plus réaliste)


  15. Jacques Le 01 novembre 2014 à 19h22
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    Emmanuel Todd à son meilleur niveau, éclairant et stimulant, merci de nous le faire lire.


  16. Norbert Le 01 novembre 2014 à 20h46
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    J’adore ce genre de nouvelle. Je vais dormir presque en paix. Si nous pouvions tous en coeur hurler ce qu’on a sur le coeur et faire dégager les cuistres, les intelos, les experts et ceux et celles qui nous tiennent la tête sous l’eau, angoissés, stressés, en nous laissant croire collectivement que feu Margaret TINA est la déesse de ce monde moderne….

    Merci.


  17. fred89 Le 02 novembre 2014 à 01h28
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    Je ne comprends pas qu’on parle toujours de l’Allemagne comme le pays qui a réussi en U.E et de Merkel comme la dirigeante devant qui tout le monde s’aplatit.
    L’Allemagne a une économie plus performante que la notre, je veux bien, à moins tu meurs ces derniers temps, mais elle a pratiquement autant de dettes que nous.
    Ses petits boulots mal rémunérés et non assurés sont interdits chez nous, si ce n’était pas le cas les taux de chômage de nos deux pays ne devraient pas se faire de mal.
    Une partie importante de son commerce extérieur est faite en U.E, si rien que les pays du Sud chutent, elle ne sera pas loin derrière.
    Le nombre de pauvres est aussi catastrophique chez eux que chez nous, l’immigration n’y est pas une réussite non plus.
    Les retours de sanctions contre la Russie vont pénaliser l’Allemagne comme nous, si Merkel était si puissante pourquoi les aurait elle acceptées contre l’avis des industriels allemands?
    Merkel ne voulait pas de Moscovici à la commission et pourtant il y est.
    Merkel se voulait intransigeante sur les déficits de la France et pourtant Hollande lui a quand même refilé son budget pourri .
    Merkel a viré le représentant de la CIA, certes, certes, mais elle n’a pas récupéré son or et les USA ont même interdit à ses représentants d’aller vérifier s’il existait toujours. C’est qui qui commande, hein?
    Je crois surtout que Merkel sert de tête de turc pour qu’on ne s’en prenne pas à Bruxelles et à sa commission de non élus car les europhobes montent en puissance et pour moi ce sont bien les USA qui tirent les ficelles derrière tout ça.


    • Homère d'Allore Le 02 novembre 2014 à 15h31
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      @fred89
      C’est vrai, l’Empire, ce sont les États-Unis.
      Mais, comme Todd l’a bien démontré dans son ouvrage de 2003, leur suprématie totale est en train d’être remise en cause par le redressement de la Russie de Poutine qui a enrayé la spirale de mort des années 90, la montée en puissance de la Chine et la renaissance d’une Allemagne dominante en Europe ( ce dernier point n’était pas acté en 2003 mais inclus dans “l’horizon 2010” de Hartz).
      Certes, les USA ont toujours des bases militaires en Allemagne. Certes, ils fournissent la plupart des équipements militaires à l’armée allemande. Mais, depuis 2003 et la deuxième guerre d’Irak, la politique étrangère allemande n’est plus alignée sur Washington. Et, dans les Balkans, les USA sont inexistants malgré leur victoire contre la Serbie en 1999. Comme le dit Todd pour L’Ukraine d’aujourd’hui, ils ont fait la guerre “pour le Roi de Prusse”.
      Quitte à faire de la prospective, on peut très bien imaginer un autre scandale d’écoutes de la CIA qui donne un prétexte à un Chancelier de fermer les bases américaines… Ce serait la suite logique.
      Pour parler plus ” localement”, le danger pour la France réside dans le fait qu’elle peut se retrouver être la variable d’ajustement lors des négociations sur le TAFTA. Pèle mêle: l’exception culturelle ou la banane des Antilles ne pèseront pas lourd devant les intérêts américains et allemands d’ouvrir leurs marchés respectifs ( L’Europe pour les allemands…). Et la soumission volontaire de nos élites politiques et économiques au modèle allemand n’est pas rassurante. Quand on pense que certains disent s’inspirer de Clémenceau… Lui ne s’est jamais courbé ni devant l’Allemagne ni devant Wilson !


      • fred89 Le 03 novembre 2014 à 02h36
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        Il semble bien que ce qui empêche l’Allemagne de suivre les USA dans leur politique (de guerre) étrangère, c’est plutôt l’état de son armée et peut-être un certain malaise vis à vis du manque de légalité des conflits actuels qu’engagent les USA (sans autorisation de l’ONU).
        Mais la pression des USA a fini par payer puisque, pour la première fois en septembre, l’Allemagne a livré des armes létales à des belligérants (les Kurdes) sur un territoire étranger (l’Irak), sans résolution de l’ONU et contre l’avis de la population allemande. C’est un premier pas et gageons que le prochain sera beaucoup moins timoré.
        Les USA n’ont pas d’intérêts économiques dans les pays de l’Est de l’Europe, ce qu’ils veulent, c’est une majorité de ces pays dans l’U.E pour leur faire intégrer l’OTAN et pouvoir installer des bases militaires le plus prés possible de la Russie.
        L’Allemagne est un auxiliaire des USA depuis la fin de la seconde guerre mondiale, certaines mauvaises langues disent que cela remonterait même avant (l’empressement américain en 44 a vouloir arriver à Berlin avant les Russes alors que la France n’était pas encore libérée laisse dubitatif) et, qu’elle essaie de grignoter avec l’accord des ricains, quelques petits avantages en matière économique sur le dos de la France n’aurait rien d’étonnant, mais je la vois mal reprendre son indépendance et virer les Américains de son territoire.
        Elle sert de porte paroles à Bruxelles, tout acquis au mondialisme américain et en contrepartie fait figure de leadership en Europe. A mon avis, tout cela n’est que de la poudre aux yeux et le brouillard se lèvera lorsque les multinationales fortes du traité TAFTA n’auront plus besoin d’hommes de paille pour dicter leurs conditions aux nations, Allemagne comprise.
        A moins que la Russie ou la Chine changent la donne mondiale qui peut prévoir l’avenir?


        • Norbert Le 03 novembre 2014 à 09h05
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          Joli 🙂

          Sans oublier que Poutine n’arrête pas de faire des appels du pied pour que l’on revise notre logiciel “démocratique” et “culturel”. Il pense avoir détecté quelques bugs dans le code génétique de l’Europe, qui pourraient être assimilables à des virus, ce qui est une nature biologique des US <=== Entendre les néos et vrais cons 🙁


          • fred89 Le 04 novembre 2014 à 01h49
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            Si la Russie et la Chine n’ont pas d’anti-virus efficaces, on est bon pour “le Meilleur des mondes”.
            J’espère, au moins, qu’on pourra s’inscrire sur une liste pour avoir une place dans les réserves.


            • Norbert Le 04 novembre 2014 à 10h30
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              B’jour Fred,

              En essaynt de voir plus loin que ce siècle, exclusion faite d’un cataclysme militaire, nous nous dirigeons tout droit vers un monde de type “eugéniste”, “transhumaniste” dont l’élitisme est une étape.

              En France nous avons aussi notre chantre en la matière, de la non matière, Philippe Starck. Et le coquin n’est pas un nain de jardin…

              La Chine, l’URSS, n’ont malheureusement pas la possibilité d’écrire, réécrire le code logiciel de chaques individus “consciencieux”. C’est du domaine individuel, du libre arbitre, mais aussi de l’inter-action “cellulaire”.

              L’humain, pris hors de sa réalité matérielle; l’enveloppe, est doté d’une conscience individuelle et d’une conscience collective. Tout ce qui est de l’ordre du psyché, du rêve, du l’abstraction, de la transposition de concept lui ouvre autant de perspective qu’il y a de point de vue; infinitésimal.

              Nous sommes confronté à une crise de la matière. Les occidentaux veulent la supplanter avec un vieux rêve d’immortalité, l’alchimie est une origine, par une maitrise de l’esprit sur celle ci, et dont ils pensent que l’intelligence artificielle est un des chemins.

              Voir et revoir 2001 l’odyssée de l’espace de l’excellent Kubrick, ou même la “quasi” suppression de dialogue peut être vue comme une opposition à : ” au commencement était le verbe”.

              Les “non alignés”, dont la Chine et la Russie, sont les tenants d’une ideologie moins évolutionniste ou la morale consciencieuse est prédominante. Cependant, ils sont aussi conscient de la finitude de notre monde et de l’impasse de la surpopulation associé à la surconsommation.

              Cest deux blocs, pour ne réduire la crise qu’à eux seuls, Inteligence vs inné, ont leur propres problèmes interne car aucun des deux n’est homogène, ni totalement perméable à l’autre.

              Ainsi, lorsque je dis: Sans oublier que Poutine n’arrête pas de faire des appels du pied pour que l’on revise notre logiciel “démocratique” et “culturel”. Il pense avoir détecté quelques bugs dans le code génétique de l’Europe…”

              ” que l’on revise notre LOGICIEL”

              Il ne peut pas le faire à notre place. C’est un choix de société. Et bien noter que le camp d’en face fait de même, ce que l’on appele ici la propagande mainstream, le mensonge par ommission.

              Un détail cependant, les US n’hésitent pas à infiltrer le camp d’opposition, mode viral, par le biais de ce qu’ils appelent la société civile, en franchissant les frontières, voire les modifiants pour inclure toute une population dans le concept du clan.

              L’humanité est belle et bien confronté à un dilem de taille puisque il dépasse la dimension terrestre. Soit la contenir, soit “l’expatrier” vers les étoiles, les deux étant de nature humaine, belliqueuse tout autant quelle est expansionniste.

              De mon point de vue, seule la Chine et la Russie ont tenté une approche contre nature, forcement décrié par les défenseurs de la vérité vrai.

              Le communisme, qui a cru pouvoir instaurer le partage équitable des ressources et des gains, et le socialisme qui a cru pouvoir imposer une réduction de l’inflation démographique par un contrôle de la natalité. Deux orientations faite d’autorité. Mais aussi deux échecs, quoi que relatifs, puisque contre nature humaine.

              Nous voilà donc bien seul face aux bugs de notre logiciel. Quel choix faire pour nous même, français, européens, occidentaux, des lorsque nous sommes en premier lieu enfermé dans trois concepts “poupées gigognes” ?

              Nous manquons d’imagination par peur du neant. Peur entretenue par nos maîtres. Ils nous maintiennent dans une incapacité à nous projetter par la redondance de faits divers engoissants nécessitant l’urgence de la reaction, de la prise de position, de l’action immédiate et spontanée. L’hystérie collective orchestré en cacophonie.

              Dans le discours de valadai, Poutine met le doigt sur cette hysterie collective en dénonçant les premiers instigateurs, si ce n’est les seuls, l’empire de Washington. Mais il ne s’adresse ni à Obamaniaque, ni a Merkeleufort. Ces deux coucous il les côtoie à loisirs pour leur dire probablement en face ce qu’il pense. Là je spécule.

              Il s’adresse bien à nous, occidentaux, mais aussi au reste de la planète. Cependant il ne propose pas de solution, parce qu’il n’y en pas.

              Et c’est bien cela le fond du problème que chacun exploite pour tirer la couverture à lui. Il y a tellement d’alternative que cella devient vertigineux, et un autre caractère de la nature humaine, c’est de déléguer à d’autres sa responsabilité et son libre arbitre.

              C’est précisément sur ce trait de caractère qu’un leader promet des lunes accessibles dessuite, et impose, propose, de choisir son camp indépendamment de la destination réellement visée.

              Nous sommes à un tournant majeur de l’histoire humaine, que nous ne pouvons que négocier, avec ou sans dérapage, et une probable sortie de route. En tous cas, 7 millards de gus qui gloutonnent, c’est juste intenable.

              Bien à vous.


            • Norbert Le 04 novembre 2014 à 10h48
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              Oups, manque une phrase:

              ” que l’on revise notre LOGICIEL”

              Il ne peut pas le faire à notre place (Poutine). C’est un choix de société qu’il tente dinfluencer, de loin. Et bien noter que le camp d’en face fait de même, ce que l’on appele ici la propagande mainstream ou le mensonge par ommission.


            • fred89 Le 05 novembre 2014 à 01h32
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              @Norbert

              Je ne compte pas sur les Russes ou les Chinois pour nous venir en aide, je pense simplement qu’ils peuvent par leur propre défense contrecarrer le projet mondialiste des atlantistes, ce dont nous bénéficierions aussi.
              En fait, en y réfléchissant, ça s’apparente à la tactique de notre bon roi François 2ème du nom, lui, il compte sur une éventuelle relance économique des USA pour bénéficier des retombées et moi, qu’ils se ramassent une gamelle pour sortir de la trappe. 🙂
              Salutations nocturnes.


        • Homère d'Allore Le 03 novembre 2014 à 09h24
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          @fred89

          Certes, il est risqué de faire des prédictions, surtout sur l’avenir, disait Keynes !
          Et il est vrai, qu’aujourd’hui, il serait encore difficile pour l’Allemagne de reconquérir son indépendance militaire en fermant les bases américaines à la manière d’un De Gaulle. Mais ce que l’analyse historique et économique de Todd révèle, c’est que ce sera une obligation pour les milieux économiques et allemands de se passer un jour ou l’autre de cette tutelle. Quand et comment, ça reste dans le domaine de la contingence. Peut-être y aura t’il une telle soumission de la France que l’ arme atomique sera partagée ( officiellement pour l’Europe, en réalité avec Berlin) ainsi que le droit de veto français… Ce seront bientôt les seules dépouilles encore valorisables en France.
          Je partage votre analyse sur la force des multinationales mais l’ordolibéralisme allemand est légèrement différent du capitalisme financier anglo-saxon. Et la présence de General Motors-Opel en Allemagne n’a pas empêché le national-socialisme ni le soutien de l’Allemagne au Japon en décembre 1941.
          Certes, les affrontements ne sont, heureusement, pas encore militaires et seulement économiques. Mais les uns entraînent inévitablement les autres à moyen terme.
          Vous citez, à juste titre, la livraison d’armes aux Kurdes. Et vous ajoutez que cela s’ est fait “sous pression des USA”. C’est peut-être en partie vrai mais le message du gouvernement allemand s’adresse surtout à Erdogan. La campagne contre E.I est secondaire ( malheureusement) par rapport aux intérêts allemands en Turquie. Et la “pression américaine” a bon dos. Selon l’expression de De Gaulle parlant de Foccart, “il est pratique, c’est moi qui pète et c’est lui qui pue”, cela permet aux Allemands de revenir piano-piano dans cette région hautement stratégique où leur influence, par la construction du Baghdad-Bahn, avait l’une des causes du déclenchement de la première guerre mondiale.


          • fred89 Le 04 novembre 2014 à 01h25
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            Comment la livraison d’armes aux Kurdes pourrait-elle servir les intérêts allemands en Turquie, sachant qu’Erdogan lui même a refusé de la faire, considérant les Kurdes comme des terroristes quelque soit le parti?

            Et juste pour une petite précision, lorsque je parle des USA, je ne parle pas du pays ayant un quelconque gouvernement censé servir les intérêts du peuple, structure qui n’existe pas plus chez eux que chez nous, mais du ramassis de politiciens véreux que, démocraSSie oblige, nous portons consciencieusement aux commandes de nos pays pour qu’ils servent, en toute légitimité, les intérêts financiers des multinationales et de la finance.
            Donc concernant l’entrée en scène de l’Allemagne dans cette mascarade au Proche-Orient, j’en mettrais 9 de mes doigts au feu, que si ce sont les USA qui puent, c’est que ce sont bien eux qui ont pété. Car ceux qui rafleront la mise à la fin seront les compagnies pétrolières et gazières majoritairement américaines et dont l’Allemagne est dépourvue.


            • Homère d'Allore Le 04 novembre 2014 à 08h39
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              Bonjour, fred89
              J’avais bien compris que vous entendiez par USA non le peuple américain mais la clique dirigeante. Pour des raisons de commodité de conversation, je vous demande d’ailleurs d’accepter la même facilité de langage lorsque je parle, à l’instar de Todd, de l’Allemagne.
              Pour répondre à votre remarque sur la livraison d’armes aux Kurdes, il faut comprendre que, contrairement à la diplomatie française qui se couche désormais lorsque se trouve un obstacle, la diplomatie allemande n’hésite pas à déplaire quand elle estime avoir le rapport de force.
              Or, de nombreux conflits commerciaux et diplomatiques agitent actuellement les relations germano-turques. Laissez moi vous citer les très mauvaises conditions dans lesquelles ont été accueillies les troupes allemandes présentes depuis près de deux ans en Turquie ( des serveurs de missiles Patriot, pour la plupart).
              De même, les grands travaux d’Istanbul semblaient échapper aux entreprises allemandes.
              Gageons que si Erdogan redevient plus gentil avec ses nouveaux suzerains, les Kurdes verront se tarir l’aide allemande et, à l’inverse, si il persiste dans ses mauvais choix, du matériel lourd pourrait leur être livré, toujours sous prétexte de combattre les sbires du Calife…
              Enfin, sur l’absence de compagnie pétrolière allemande, vous avez raison. Mais je ne serais pas étonné si un proche allié comme la Norvège voire la France vassalisée ne se chargeait pas de cette sous-traitance.


          • fred89 Le 05 novembre 2014 à 01h04
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            @ Homère d’Allore

            Si je vous suis bien, la Teutonne tenterait de mater l’Ottoman?

            N’empêche que pour ce faire, elle vient de franchir un pas dans un conflit non légitime qui, s’il n’est pas commandité par la clique étasunienne, pourrait pour le coup être de nature à inquiéter l’opinion mondiale sur la résurgence des intentions belliqueuses de l’Allemagne.
            Salutations nocturnes.


  18. Homère d'Allore Le 02 novembre 2014 à 14h54
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    Emmanuel Todd est, avec Jacques Sapir, l’un des rares esprits à la fois libre et éclairé de notre époque ( en France). Je ne comprends pas les accusations de germanophobie que certains lui portent. Todd a toujours bien spécifié que seul le haut patronat allemand est “coupable”. Et que les salariés allemands furent les premières victimes de celui-ci dès 2003 et la défaite de IG Mettal devant les “réformes” Hartz IV. Le programme de Hartz est désormais appliqué au reste de la zone euro et les victimes ne sont plus seulement allemandes mais grecques, portugaises…
    Le contrepoids qu’auraient pu donner les élites françaises en soumettant le pacte de stabilité à référendum à été bêtement méprisé et, à ma connaissance, seul Todd avait proposé cette initiative.


    • Norbert Le 03 novembre 2014 à 09h46
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      Sans aucun doute ils sont tous les deux libres, voire même tres libres dans le camp occidental de toutes les libertés 🙁

      Mais Todd, dont vous constatez qu’il identifie des entités intérieures à l’Allemagne comme étant responsables de directives, de directions, persiste à amalgamer ceux ci et celle là dans un jeu de dupe.

      Sapir, quant à lui, tente de mettre le doigt sur le fond du probleme, ce qui le fonde par essence et fondation sur laquelle, par la suite, on peut construire une sorte de tour de babel, qui sans aucun doute s’écroulera.

      La ou Sapir dénonce la construction absurde d’un système, Todd l’analyse sans l’invalider.

      Sapir parle d’habileté politique et des conséquences, bonnes ou mauvaises, qu’importe ici.
      Todd parle d’habilité politique et du constat qu’on peut faire, indépendamment des conséquences.

      L’un analyse la réalité de ce monde et surtout les réels acteurs, souvent malgré eux.
      L’autre analyse la mise en spectacle de la réalité de ce monde et les marionnetes dont il semble ne pas voir les grosses ficelles qui les animent.

      “Parmi les nombreuses acceptions de l’adjectif habile, on trouve tant celle qui se rapporte àhabileté, « qui exécute quelque chose avec adresse et compétence ou intelligence », que celle qui correspond à habilité, soit « qui remplit les conditions requises pour l’exercice d’un droit ». Le verbe habiliter n’a quant à lui que la signification « rendre quelqu’un apte à accomplir un acte, une action d’un point de vue juridique ». L’emploi du terme dans le sens de « mettre en mesure de » constitue une impropriété. On dira par exemple : À la fin de leurs études secondaires, les élèves seront en mesure de saisir la complexité du système électoral contemporain, et non les élèves seront habilités à saisir la complexité du système électoral contemporain.”

      Mon point de vue est que, tant les US que l’Allemagne, l’Europe tout entière, disons le “l’occident”, sont tous dépourvus d’habileté politique parce qu’ils ne la cherchent pas. Tandis que tout l’occident en général et l’Allemagne en particulier sont habilités par les US à mener une politique dictée par les puissance financière, ce qui bien évidemment peut se dispenser de l’habileté politique.

      À méditer peut être…

      À mediter peut être…


  19. Homère d'Allore Le 02 novembre 2014 à 15h49
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    @NiFuNiFa
    BHL a beaucoup de défauts. Mais l’accuser de racisme anti-musulman est injuste. Il fut l’un des plus grands défenseurs des bosniaques et des kosovars même lorsque ces derniers n’étaient pas exempts de critiques comme l’UCK.
    Il a un grand besoin de reconnaissance médiatique et peut être irritant. Mais il n’est pas raciste.


  20. olivier69 Le 02 novembre 2014 à 19h28
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    Bonjour,
    La dernière phrase ? Des vérités mais des omissions…..
    Il faudrait peut-être aussi rappeler que les armes financières à neutron prenaient la destination de l’Allemagne (des excédents à valoriser) mais pas seulement…. Les US connaissaient très bien les risques pour les populations en Europe (guerre civile, fascisme induit,…). Sachant que l’Allemagne s’ouvre à l’Est (potentiel accords eurasiatique), c’était le contrôle monétaire assuré de la politique allemande.
    Donc, le “Je ne pense pas que les Américains souhaitent l’exacerbation de ces conflits, mais nous devons suivre de près jusqu’où pourrait aller leur désir de “sauver la face”.” C’est un risque que je ne prendrai pas ! Que veut-il t il dire par “exacerbation” ? Et “suivre de très près”, merci du conseil (aussi, une façon de dire le tout et son contraire). Il fait croire que l’Allemagne défend ses intérêts nationaux ? On pourrait dire la même ânerie des US….
    Enfin, qui détient la plupart des industries militaro-indus en terme de budget (sa part dans l’économie US) ? Que vend cette industrie et son objectif si ce n’est vendre (profit) ? Il me donne vraiment le sentiment de jouer dans la cours des Monnet et cie. Il est pour ou contre l’ Europe ? Pour ou contre le mondialisme ? En fait, c’est un nationaliste mais du pays “monde”. Il est habile mais pas désagréable à lire….
    Cdlt


  21. Homère d'Allore Le 03 novembre 2014 à 09h50
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    Un peu d’uchronie…
    Tout ça, c’est de la faute de Gallieni et Von Klück !
    Fin août 1914, L’Europe allemande est à portée de main ou plutôt de canon…
    Le plan Schlieffen s’est parfaitement déroulé, cette vieille baderne de Joffre s’est faite écraser en Belgique et en Lorraine et l’aile droite allemande va bientôt assiéger Paris.
    Seule ombre au tableau: Lanrezac n’a pas obéi aux ordres stupides de Joffre; il a refusé de se faire tailler en pièces sur place et a fait retraite en bon ordre sur la Marne.
    Von Klück qui commande l’aile droite, a lu, en français dans le texte, toute la littérature militaire écrite par Gallieni. Or, ce dernier soutient dans toute son corpus une constante: Quand on tient une place forte, on en sort pas !
    Il pense donc avoir tout loisir de modifier le plan Schlieffen pour écraser le reste de l’armée française sur la Marne !
    Mais contre toute attente et contre sa propre théorie, Gallieni sort de Paris et on connaît la suite…
    Leçons de l’Histoire: il est parfois bon de désobéir à des ordres stupides et il est bon de ne pas s’attacher à une théorie dépassée. Aujourd’hui, elle s’appelle TINA ou plan de rigueur !
    Mais où sont les Gallieni ou Lanrezac aujourd’hui ?
    D’ un autre côté, une victoire allemande dès 1914 aurait fait gagner beaucoup de temps à la “construction européenne” ! Imaginez ! Pas de saignée européenne pendant 4 ans, pas de Révolution russe, pas de seconde guerre mondiale…


    • Norbert Le 03 novembre 2014 à 10h46
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      Homére,

      “Mais où sont les Gallieni ou Lanrezac aujourd’hui ?”

      Six pieds sous terre enterrés en grandes pompes par l’empire.. Oups, par grandes bombes de l’empire..

      Il est bon de s’inspirer de l’histoire, mais si difficile de ne pas toujours reproduire les mêmes erreurs.

      Si ce n’est l’Allemagne qui devient le nouvel empire, en succession de celui probablement finissant des US, alors ce sera un autre. Fut il russe ou chinois. Et si d’aventure les russes et les ricains (clin d’oeil à renaud, qui aime tant Margaret Tina) ne font pas péter la planète, quel pourrait être un futur empire en intégrant une autre variable; la tectonique des plaques continentales ?

      Par ailleurs vous dites :

      “Certes, il est risqué de faire des prédictions, surtout sur l’avenir, disait Keynes !”

      En même temps, se contenter d’une lapalissade pour briller en société, c’est prendre son petit doigt pour une palissade et se cacher derrière.

      Je vous entends bien par là :

      “Leçons de l’Histoire: il est parfois bon de désobéir à des ordres stupides et il est bon de ne pas s’attacher à une théorie dépassée. Aujourd’hui, elle s’appelle TINA ou plan de rigueur !”

      Mesurez vos propos l’ami, parce que de nos jours, désobéir peut être assimilé à du terrorisme, et un délit d’opinion se juge maintenant au pénal comme notre hôte nojs en prévient par la :

      http://www.les-crises.fr/delit-apologie-du-terrorisme/

      Et le démontre ici :

      http://www.les-crises.fr/six-mois-ferme-pour-avoir-crie-vive-letat-islamique-a-strasbourg/

      dernier lien duquel j’extrait cette sublime analyse subbliminale du parquet…

      “A l’audience, l’homme, décrit par le parquet comme «impulsif»et dont le «seuil de tolérance à la frustration» est «très limité», a regretté ses propos, qu’il a mis sur le compte de la fatigue. Il a également qualifié les jihadistes de «voyous».”

      C’est bien  «impulsif»et dont le «seuil de tolérance à la frustration» est «très limité» qu’il faut voir comme la défense ultime de TINA.

      Le système ne va pas se laisser abattre sans se défendre âprement. Et ce n’est pas d’un général, dont nous avons besoin, fut il De Gaule, mais bien d’un dialogue élargie et ouvrir les fenêtres de nos esprits pour dissiper l’enfumage.

      Bien à vous l’ami.


      • Homère d'Allore Le 03 novembre 2014 à 11h06
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        Bonjour, Norbert,
        Entièrement d’accord avec votre analyse du délire anti-terroriste visant à pénaliser toute critique du système. Je vous conseille ainsi qu’à notre auguste assemblée, si ce n’est déjà fait, de lire les excellentes analyses de Mathieu Rigouste sur le sujet.
        Maintenant, il existe toutefois quelques poches de résistance intellectuelle à défaut d’être autre. Et il faut passer par les armes de la critique avant d’en arriver à la critique des armes. Ce site est un de ces lieux de résistance.
        Vos interventions sont souvent intéressantes mais laissent parfois une sensation étrange d’ idéalisme métaphysique. Peut-être vous lis-je mal ?
        Pourriez-vous préciser vos bases théoriques ? Cela permettrait de mieux converser avec vous et de mieux comprendre vos positions.
        Quant à la lapalissade de Keynes, n’y voyez qu’une coquetterie visant à relativiser mon discours que je ne voudrais pas être tranchant ni péremptoire.


        • Norbert Le 03 novembre 2014 à 12h53
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          Homére, bonjour,

          Je n’ai pas de base théorique, car comme énoncé plus haut dans un autre commentaire, je n’ai pas d’instruction préalable. Je suis un “vil” manuel.

          Je fonctionne à l’affect, certainement bipolaire dans l’humeur, un coup en retrait et silencieux, un coup en avant et un peu grande gueule, j’admets. 🙁

          Je fais plus confiance à l’intuition qu’à l’instruction, même si “un qui sait est mieux que dix qui cerchent”.

          Le problème de la théorie, des théoriciens, dans une société du spectacle ou paraître supplante l’être, c’est que les discusions deviennent vite élitistes, exclusives et censurantes face à des pensées et des réflexions plus “rustiques”.

          J’ai donc ce défaut de paraître, qui associé à une frustration de ne pouvoir étaler une culture livresque, bien que j’ai lu venilia :-), donne une mayonnaise parfois confuse, ou il est difficile de distinguer l’oeuf de l’huile, mais qui est apres tout l’intérêt de la mayonnaise 😉

          Je vais donc tenter de modifier quelques traits de mon personnage pour me rendre plus accessible dans cette volonté de bousculer la pensée unique et de briser d’autres concepts, comme celui de TINA et des douzaines encore qui enferment le peuple de France dans des carcans étriqués.

          Peut être aussi accepter l’idée, à regret, que ce blog d’Olivier, s’il est un lieu de dénonciation n’est pas un lieu de débat. Venir le lire pourrait être suffisant.

          Merci de me faire part de votre ressenti sur mon personnage.


          • Homère d'Allore Le 03 novembre 2014 à 14h20
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            Bonjour, Norbert.
            Je ne crois pas à votre déclaration de “non-imposition théorique”. Je ne crois pas non plus que ce forum et ses participants méprisent les “vils manuels”. Il est donc inutile de se draper dans cette toge là.
            Vous avez, peut-être inconsciemment, des références, des totems et des tabous, bref, un système de valeurs dans lequel vous vous reconnaissez peu où prou sans le prendre pour un dogme intangible.
            Vous vous interrogez sur les fondements de la société humaine et je ne pense pas que vous méprisiez autant les sciences humaines que vous l’aviez déclaré dans un précédent commentaire.
            Ne serait-ce que par votre présence sur ce forum.


            • olivier69 Le 03 novembre 2014 à 15h52
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              Bonjour homère, 🙂
              Il veut une réponse notre Norbert ? Il doit comprendre que l’être et le paraître (ne pas être) forment une identité propre. Lorsqu’il y a une distorsion entre les deux, il se situe où ? Et bien dans le “ou” et non dans le “et” ! On ne peut pas être et paraitre éternellement en contradiction bien longtemps. Il en oublie qu’il est également défini par les autres, si les deux ne font pas qu’un. Shakespeare est un escroc !
              La trahison et la malhonnêteté est une affaire plus personnel qu’impersonnel. Mais, nous pouvons toujours laisser un doute à l’égarement….
              Cdlt


            • Norbert Le 03 novembre 2014 à 16h22
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              Excellente analyse Homére.

              Et pour bien l’étayer revenez sur mon précédent post ou je parle bien de mon “personnage”. Par là entendre le rôle que nous jouons dans la sociétés avec une certaine inconscience de notre formatage et la perception que les autres s’en font. J’en suis !

              Je n’ai jamais dit qu’ici les lecteurs méprisaient les vils manuels, ni les Martin d’ailleurs, ou les Pierre, les Paul et les Jacques.

              Si je vous ai laissé penser que je méprise les sciences sociales alors il faut que je me relise plus d’une fois avant de poster. Cela étant, vous avez remarqué mon intérêt pour les fondements de la société. Je vais fouiller du côté de la nuance à apporter à mes propos.

              plaisir de vous lire.


          • Norbert Le 03 novembre 2014 à 17h01
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            Olivier,

            Vous allez me rendre parano en me laissant croire que vous me poursuivez..

            “[…]Dans une société du spectacle ou paraître supplante l’être, […]

            C’est ce que j’ai dit et je le pense.

            Par exemple, au parti socialiste, les navets supplantent les roses. Il n’y à pas l’ombre d’une confusion. Le navet ne se prend pas pour la rose et vice versa. C’est le “paysan” “normal” du “changment c’est maintenant” qui ne distingue plus ce qu’il plante et ceux qu’il plante.

            Toujours en mode métaphore, vous aimez çà :

            On est bien peu de chose
            Et mon amie la rose
            Me l´a dit ce matin
            A l´aurore je suis née
            Baptisée de rosée
            Je me suis épanouie
            Heureuse et amoureuse
            Aux rayons du soleil
            Me suis fermée la nuit
            Me suis réveillée vieille

            Pourtant j´étais très belle
            Oui j´étais la plus belle
            Des fleurs de ton jardin

            On est bien peu de chose
            Et mon amie la rose
            Me l´a dit ce matin
            Vois le dieu qui m´a faite
            Me fait courber la tête
            Et je sens que je tombe
            Et je sens que je tombe
            Mon cœur est presque nu
            J´ai le pied dans la tombe
            Déjà je ne suis plus

            Tu m´admirais hier
            Et je serai poussière
            Pour toujours demain.

            On est bien peu de chose
            Et mon amie la rose
            Est morte ce matin
            La lune cette nuit
            A veillé mon amie
            Moi en rêve j´ai vu
            Eblouissante et nue
            Son âme qui dansait
            Bien au-delà des nues
            Et qui me souriait

            Crois celui qui peut croire
            Moi, j´ai besoin d´espoir
            Sinon je ne suis rien

            Ou bien si peu de chose
            C´est mon amie la rose
            Qui l´a dit hier matin.

            http://m.youtube.com/watch?v=2ICFtXx546A

            Voila, j’apprends plus d’une chanson “populaire” que d’une brique de mille pages, une histoire de feeling, de sensations.


            • olivier69 Le 03 novembre 2014 à 19h33
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              Désolé mais vos roses n’ont pas d’odeurs. Séducteur, va….
              D’où vient cette haine ? Propos recueillis le 01/11 propre à notre illustre  :
              « Et que changerait l’opinion de sieur Olivier sinon que d’orienter l’interprétation que l’on peut faire de son blog ? J’ai quitté, sans le vouloir, le monde du travail parce que mes “collegues” se prostituent. Dieux c’est prosterné devant l’amour qu’il offre en partage. la viande héberge un esprit qui n’a aucune reconnaissance vis à vis de son hôte. La courtoisie est à l’homme ce que le vert est à la mouche; un leurre. Ton libre arbitre, c’est de juger ici les échanges, qui rarement en sont. Est tu exhibitioniste, comme cette de fille de joie, qui même sans vertue, nous promet pour trois sous un momment hors de soi ? Je te connais Olivier. explique nous ce que tu sais de toi, puis de nous vis à vis de toi appréhendé. Oliver, es tu cet hermaphrodite qui se suffit à lui même ? La France n’est plus qu’un mythe, une histoire de papis pour les enfants insomniaques Mais causons encore, puis encore, car causer occupe l’esprit et dispense de réfléchir. Le monde ne connait plus la France, il la sait arrogante, pretentieuse et corrompue, diluée dans ses souvenirs vaporeux. »
              Vous faites un transfert ? Non, vous avez l’objectivité et nous, la subjectivité….Si vous voulez discuter sur le net alors ne prenez pas tant de hauteur car le principe d’une discussion repose sur le respect. Vous méprisez ceux qui ne vont pas dans votre sens….

              Mais encore le 31/10 : « Rien n’est laissé au hasard. Définissons la société actuelle comme la société du spectacle, ou être c’est paraître, en concurence vis à vis de cette apparence, superficielle évidamment. Qui établira qu’un tel est “l’élu” ou que le conscensus doit se situer ici ou là, des lors que le démos (le peuple) est une somme d’egos instablse en cour de stabilistation ? Nous avons là une belle poule qui ne reconnait pas son oeuf; origine ou destination ? . Il s’agit la d’une imposition et non d’un choix, puisque le choix c’est précisément d’hésiter entre plusieurs scénarios dont l’ego peut pervertir la lecture. La seule chose dont je suis sur est bien mon incertitude, et le doute dont je me pare est une autre façon de paraitre dans une confusion de certitude. La capacite de l’humain à pouvoir aborder des concepts abstraits est precisement ce que certains cherchent à contrôler en réduisant nos réflectionsàa de l’affect pour que l’ego prédomine puis domine l’esprit. »
              Comment peut-on laisser de telles âneries, parcourir les esprits ? Simple, une vision qui vous hante ! Le mieux, c’est lorsque vous essayez d’être un séducteur. Bref, arrêtez de consulter et stoppez les « faux airs » d’humanistes….Hautain ?


            • Norbert Le 03 novembre 2014 à 20h51
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              Bel usage du copier collé pour faire ce percutant patchwork de mes troubles psychiques.

              Vous m’avez donc percé à jour et révélé à tous, sans détour, et ce malgré mes ruses de coquin.

              Mieux, vous me révélez à moi même dans ce portrait que mon miroir n’aurait su me rendre, le fourbe.

              Je ne peux que vous remercier pour le temps sacrifié à cette entreprise, sans nul doute très noble.

              Tant de sincérité, de franchise, je m’incline Olivier, on peu troublé, encore sous le choc de ce réveil brutal.

              Merci.


  22. Homère d'Allore Le 03 novembre 2014 à 10h24
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    Je ne voudrais pas oublier, dans les causes de la victoire de la Marne, la rapide mobilisation russe et l’offensive suicide de Tannenberg qui empêcha l’acheminement des renforts allemands…
    Là aussi, la France se prive aujourd’hui d’un contrepoids utile à l’hybris allemande.


  23. Homère d'Allore Le 03 novembre 2014 à 20h12
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    Les attaques ad hominem voire ad personam entre olivier69 et Norbert sont regrettables et polluent ce débat ! C’est souvent le problème des forums internet. Les gens se permettent des attitudes qu’ils n’auraient pas lors d’ une soirée chez des amis ou même au comptoir du café du coin…
    Dommage, car les deux intervenants avaient apporté des éléments originaux au débat avant de tomber dans l’invective.
    Vu l’orthographe approximative des deux intervenants précités, curieusement bien moins appliquée que le contenu des commentaires, j’en déduis que nos duettistes ont moins de 35 ans, âge en dessous duquel l’éducation nationale a capitulé sur cette question. Mais pourquoi tant de ressentiment envers un interlocuteur anonyme ? Est-ce aussi générationnel ?


    • Norbert Le 03 novembre 2014 à 21h08
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      Ho mère d’alors,

      sortez dans le rue, pas bien loin, vous rendre compte de la réelle violence de notre monde pour mesurer que les échanges quelque peu conflictuels avec mon alter ego, en comparaison, ne sont qu’insignifiances.

      Je reconnais que c’est pas très esthétique dans un blog plutôt bien modéré.

      Pour ce qui est de la rédaction approximative, j’écris avec une modeste tablette en 3g. Je suis d’ailleurs plutôt surpris de ce qu’on peut faire avec, ce qui n’excuse en rien mon manque de perfection.

      Je viens ici précisément pour essayer de m’élever.

      Mon age ? 20 ans dans ma tête, en luttant pour ne pas vieillir et garder toujours cet oeil espiègle et vif qui refuse toutes les compromissions retrogrades. Notre monde va bien trop mal pour le prendre tel qu’il est sans trouver un lieux ou exprimer un tout petit peu son désaccord.

      les bistrots me saoule et la bière y est chère. Ici, les infos sont souvent originales, non conformes, tout comme moi 🙂


  24. olivier69 Le 03 novembre 2014 à 21h09
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    Homère,
    J’expliquerai à mes enfants que vos lumières en mathématique nous ont conduit “là ou nous nous trouvons” (100 trillions). Je pense également qu’une personne qui ne sait pas compter, n’est guère plus douée qu’une personne qui ne sait pas écrire (votre jugement est donc déplacé).
    Par exemple, vous auriez pu passer par la case “contact” (onglet en haut) afin de suggérer vos idées. Mais non, c’est plus fort que vous (je m’incline devant vos civilités)….
    Vous rentrez donc dans la danse avec la même méthode que vous dites combattre ! Vous jouez le rôle de modérateur, faute d’être un médiateur….
    Sans arrières pensées, n’est-ce pas, vos propos sur nos ages imaginaires ? Le conflit des générations ?
    Sachez que non seulement tous ceux nés après 1960, ont été sacrifiés par certains qui s’occupaient, en effet, davantage de la forme que du fond. Mais qu’en plus, ils doivent subir vos railleries. C’est donc une déception pour ma part…
    Cdlt


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