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23.novembre.201423.11.2014 // Les Crises

Ce Soir ou Jamais – 26 septembre 2014 – échanges D. De Villepin – H. Védrine sur l’intervention militaire en Irak/Syrie

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Ce Soir ou Jamais – 26 septembre 2014 – échanges D. De Villepin – H. Védrine sur l’intervention militaire en Irak/Syrie

Nous livrons ici la transcription intégrale des échanges entre Dominique de Villepin et Hubert Védrine à l’occasion de l’émission Ce soir ou Jamais du 26 septembre 2014, sur l’intervention militaire en Irak et en Syrie.

FT=Frédéric TADDEI ; DDV=Dominique De VILLEPIN ; HV= Hubert VEDRINE.

FT : Alors, cette guerre, DDV, vous pensez que c’est une erreur, j’allais dire une de plus. Vous pouvez nous expliquer pourquoi ?

DDV : Les interventions militaires, quand elles sont circonscrites, avec un objectif ciblé, limité, peuvent être efficaces, et elles font partie de l’arsenal que toute démocratie doit être capable d’utiliser dans certaines circonstances, avec raison, et de la façon la plus maîtrisée possible. Mais dans le cas présent, nous sommes engagés, et le chef de l’état l’a dit de la façon la plus claire – les américains le disent de la façon la plus claire – dans une « guerre contre le terrorisme ». La « guerre contre le terrorisme » ne peut pas être gagnée. On ne peut même pas donner de pourcentage ; l’échec est annoncé. Pourquoi ? Parce que le terrorisme est une main invisible, mutante, changeante, opportuniste. On ne se bat pas contre une main invisible avec les armes de la guerre. Il faut être capable d’employer la force de l’esprit, la ruse, les moyens de la paix pour désolidariser des forces qui s’agglutinent autour de ces forces terroristes. Donc il faut une stratégie politique, une vision politique, et une capacité à penser l’action très au-delà des bombes et de l’action militaire stricto sensu. Donc, c’est inefficace. Tout ce que nous savons – et il n’y a pas de contre-exemple – tout ce que nous savons de ce type de guerre menée depuis des décennies, et en particulier depuis l’Afghanistan, a conduit à l’échec. Il n’y a pas d’exemple aujourd’hui – Afghanistan, Irak, Libye – qui ne conduise pas à davantage de guerre et davantage de chaos. Nous sommes donc dans la situation où, par la guerre, nous voudrions faire mieux que lors de la précédente guerre que nous avons menée…

Ayons conscience que cet « état islamique », DAESH, nous l’avons nous-mêmes en grande partie enfanté : de guerre en guerre, de cette guerre en 2003, du départ [des américains stationnés en Irak] de 2011, du lâchage des rebelles syriens – il y a un cercle vicieux dans lequel nous nous sommes enfermés. Et, par ailleurs, non seulement c’est inefficace, mais c’est dangereux.

Parce que cette région du Moyen-Orient – et on pourrait prendre l’ensemble du monde arabo-musulman – est traversée de crises, traversée de blessures, meurtrie. Il est, en plus, en profonde crise de modernisation, avec en son coeur une crise sociale qui frappe violemment les classes les plus défavorisées, et les classes moyennes, du fait de la corruption, du fait de la rente pétrolière – et qui est marqué de profondes inégalités. Une grande partie de ces djihadistes viennent de cette classe moyenne. Et donc, nous alimentons le cycle de la surenchère.

On veut croire que les images d’horreur que nous voyons malheureusement de ce côté-ci sont des repoussoirs. Mais ce sont aussi des phénomènes d’aimantation pour certains. On ne voit pas les mêmes images de l’autre côté de la Méditerranée, on ne voit pas le même spectacle, on ne les interprète pas de la même façon, parce qu’il y a des identités blessées. Et ce qui est vrai là-bas, est malheureusement aussi vrai chez nous. C’est-à-dire que la surenchère a des conséquences sur le recrutement des djihadistes là-bas, et elle a des conséquences ici.

Par ailleurs, nous frappons en Syrie, et en Irak. Nous frappons un ennemi terroriste. Et quel est le résultat ? L’horreur que nous connaissons pour notre compatriote, Hervé Gourdel, qui est, lui, lâchement assassiné – où ? Dans les montagnes d’Algérie ! C’est dire que, demain, toutes ces minorités, qui brandissent l’étendard de l’Islam, agissent au nom de l’Islam – ce n’est évidemment pas l’Islam, le problème. C’est le drapeau de l’Islam qui est brandi. Hé bien ces minorités qui existent aussi bien en Birmanie, en Malaisie, en Thaïlande, en Indonésie, dans l’ensemble du monde arabe, de la même façon au Maghreb ou en Afrique – hé bien, partout, ces minorités peuvent se solidariser. C’est-à-dire que nous assistons, par cette « guerre contre le terrorisme », à une cristallisation de l’ensemble de ces groupes qui établissent des passerelles entre eux, à une surenchère pour savoir lequel sera le plus cruel, le plus meurtrier, le plus violent : parce que c’est une façon d’attirer les djihadistes, d’attirer de l’argent. Et, au-delà de cela, donc, il y a une course vers la mort, une course vers davantage de djihadistes, qui est effroyablement dangereuse pour nous.

Et je voudrais terminer en disant : je veux bien faire le fanfaron, ce soir. J’aimerais pouvoir dire que nous sommes prêts. J’aimerais pouvoir dire que nous n’avons pas peur. Mais c’est faux. C’est faux parce que nous sommes, nous les français, une société démocratique qui n’a pas engagé de processus sécuritaire au point d’autres sociétés démocratiques – je pense à la société américaine. Les communautés étrangères américaines dans le monde sont bunkérisées, barricadées, il n’y a pas un cheveu qui dépasse. Et donc, le risque est infiniment moindre que pour l’un des nôtres. C’est le chemin qu’a emprunté la société israélienne, c’est le chemin de la politique sécuritaire. Ce n’est pas le chemin de la France. Nous sommes exposés aux quatre vents, en particulier au Maghreb, au Moyen-Orient, en Asie – donc dans une situation de vulnérabilité. Et ce qui est vrai là-bas l’est aussi chez nous.

J’aimerais que nous prenions conscience de la complexité. Je veux bien qu’on prenne la tête d’une croisade, mais je veux qu’on mesure les risques. Et surtout, savoir que cette croisade ne peut pas être gagnante. Nous alimentons un processus de destruction. Nous alimentons un processus de haine.
Et ce que je dis, ce n’est pas pour ne rien faire, car il y a évidemment beaucoup à faire, mais dans une toute autre direction : [celle] d’une stratégie politique, d’une stratégie d’accompagnement militaire, en mettant en avant ceux qui, d’abord, doivent réagir : c’est les pays de la région eux-mêmes – il y a près de 500, 600 avions de chasse dans la région, qui appartiennent aux pays du Golfe. Ils sont parfaitement capables de mener la riposte. Nous suivons les américains qui, comme toujours, cherchent un ennemi à travers la planète, sont engagés dans une sorte de messianisme universel. Nous, français, ce n’est pas notre rôle. Ce n’est pas notre vocation. Nous sommes des faiseurs de paix, des chercheurs de dialogue. Nous sommes des médiateurs. Nous sommes là à contre-emploi et à contresens, entraînés dans une logique qui est sans issue. Car cette « guerre contre le terrorisme », c’est une guerre sans fin. C’est une guerre perpétuelle. Nous savons qu’elle ne peut pas s’arrêter. La haine entraîne la haine. La guerre nourrit la guerre.

FT : HV, vous, vous la jugez inévitable, cette intervention ?

HV :
Oui. Je le dis à regret. Je suis conscient qu’il y a beaucoup d’arguments justifiés dans ce qu’a dit DDV. Je trouve mauvaise l’expression « guerre contre le terrorisme » qui a été utilisée par Georges W. Bush, parce qu’elle appelle facilement les critiques en question —

DDV : reprise par les dirigeants français.

HV : Oui. Mais, bon, c’est pas le fond du sujet, en fait. C’est peut-être une erreur de communication. Mais il ne s’agit pas du terrorisme en général. Il s’agit de ce qui se passe en Irak et en Syrie – dont on peut juger, et je juge ça, que ça atteint un degré de déstabilisation, de barbarie, de risque de contagion, de risque de sanctuaire pour l’ensemble des zones terroristes sous différentes formes, tel qu’une réaction, y compris militaire, mais pas uniquement, était devenue inévitable. Et je pense pas qu’on puisse plaquer sur le président Obama, disons, les critiques habituelles contre les États-Unis comme ils l’étaient à d’autres moments. C’est pas le cas. Obama, il a été élu pour retirer les États-Unis de l’impasse des guerres de Bush. Et s’il se résigne à ça – donc c’est pas du tout sa tentation, c’est pas du tout sa ligne, en fait il aurait voulu l’éviter – c’est que, vraiment, un moment donné, trop c’est trop, et qu’il y a un risque qui n’est pas qu’occidental. Donc je crois pas qu’on puisse parler de croisade. Faut éviter dans nos commentaires de faire de la publicité : « la France qu’une mouche a piqué, la France qui se précipite dans l’affaire… » C’est un phénomène beaucoup plus vaste. Je pense qu’il y a un début de coalition —

DDV : Jusqu’à présent, nous sommes le seul pays européen engagé. Les britanniques vont suivre, mais au départ nous avons pris le leadership dans cette affaire. Seul pays européen.

HV : C’est pas une preuve, car on l’est dans beaucoup de cas, où on dénonce justement la lâcheté, l’incapacité des autres européens. Donc, dans la plupart des cas, c’est plutôt un argument pour la France, ça. En tout cas, je pense qu’il y a une coalition en formation, dans laquelle il y a beaucoup de pays arabes, que ça rejoint une [espèce] d’affrontement immense au sein de l’Islam. C’est en train de produire quelque chose qui est extrêmement intéressant : qui est que, pour la première fois à ce stade, à ce niveau, en fait, on voit des musulmans de partout, notamment en Europe, qui disent – vous avez vu la campagne « Pas en mon nom ». « C’est pas l’Islam, cela ».

FT : « Not in my name », une campagne anglaise. On l’a là, d’ailleurs, on vous la passera tout à l’heure.

HV : Autant c’est choquant quand c’est les autres qui passent leur temps à faire l’amalgame et à dire aux musulmans : « Expliquez-vous là-dessus ! », autant quand ça vient du monde musulman, quand ça vient pas simplement des recteurs ou des imams, hein, mais des gens, des jeunes, des réseaux sociaux.

FT : En France, c’est : « Nous aussi, nous sommes des ‘sales français’ ».

HV : Donc, ça, c’est quand même extrêmement intéressant, et je pense que la réalité de la menace va entraîner donc l’obligation de la coalition, va faire bouger les uns et les autres, que ça va obliger les saoudiens à accepter le retour dans le jeu jusqu’à un certain point des iraniens, que ça va obliger à un moment ou à un autre les turcs à sortir de leur triple jeu, que ça oblige la France à bouger elle-même sur sa position iranienne – d’avant – que ça va l’obliger à bouger sur la question syrienne, que, que, que…enfin, etc. Bref, y a une série de —

FT : On va l’aborder d’ailleurs, cette question de la coalition.

HV : Je le mets dans le positif. Dans le positif dans le sens que j’ai dit que c’était malheureusement inévitable. Je pense que les autres solutions n’existent pas. Je pense que la conclusion de DDV débouche, pour le moment, sur rien.

DDV : Ah non, on en reparlera —

HV : Oui, on va en reparler, mais —

DDV : Il y a beaucoup à faire.

HV : Oui, mais une stratégie, une politique, je —

DDV : Non, non non non non. Il y a beaucoup à faire de choses concrètes.

HV : Je pense qu’il est impossible – et dieu sait que je suis d’accord là-dessus : la stratégie, je pense qu’il y a belle lurette que les occidentaux auraient dû imposer le règlement de l’affaire du Proche-Orient, que c’est une sorte d’absurdité totale, même sur le plan de la Real Politik, qu’il n’y ait pas un état palestinien à côté de l’état israélien, la politique de l’Occident à été nulle, incapable, lâche, tout ce qu’on veut. Bon. Je pense tout ça. Je pense tout ça. Donc, je suis pour la stratégie politique, et je pense que dans la reconstruction de l’Irak après, parce que si après les frappes, il se passe rien, ça va recommencer. Donc, il faut un régime en Irak qui arrive à faire cohabiter les communautés. Donc, il faut un certain degré d’accord avec les iraniens. Donc, il faut changer de politique occiden– Un moment donné, dans l’affaire syrienne, on aura besoin de Poutine. C’est peut-être d’ailleurs une occasion de sortir par le haut de l’impasse dans laquelle on est en Europe sur l’affaire ukrainienne. Donc, il y a toute une grande politique, qui à mon avis pourrait se développer – on retrouverait le terme de stratégie – mais je pense pas qu’on l’obtiendra par la passivité, là.

DDV : Il s’agit pas de passivité.

HV : Je crois pas que le fait de dire « ça nous regarde pas », « l’amalgame », « c’est très compliqué », « c’est dangereux » – je pense que ça nous affaiblirait politiquement plutôt que l’inverse. Donc, sur ce point, j’ai un désaccord assez net ; et pour moi , il n’y a aucune contradiction entre ce qui a été entamé maintenant, et la suite d’une coalition durable, qui fonctionnerait, et qui déboucherait sur une stratégie politique. Je sais que c’est dur. Je sais que s’il y a pas cette stratégie politique, ça – tout ça n’aura servi à rien. Mais, après avoir tout dit, je dis que je pense que c’est inévitable.

Source (oubliez le titre de la page youtube, assez… « peu représentatif » du contenu)

Commentaire recommandé

Gilleron // 23.11.2014 à 03h35

Il est évident que DDV, ovni dans le monde politique, lointain descendant de de Gaulle, et stratège inconnu dit des choses beaucoup plus justes que l’OTANIEN (ami d’Hollande et de BHL) Védrine.
DDV a tout compris dans cet extrait: “Nous suivons les américains qui, comme toujours, cherchent un ennemi à travers la planète, sont engagés dans une sorte de messianisme universel”.
Après l’impérialisme, encore limité par la guerre froide, depuis 1989 et surtout 1992, fin de l’URSS, les USA ont clairement versé dans un délire suprémaciste.
Reprenez les discours d’Hitler, et mettez Obama et ses conseillers à la place(Biden, Brzezinski, Kerry et tous les autres, plus Républicains aujourd’hui que sous Reagan et Bush -Kissinger apparaitrait presque modéré!), et remplacez Deutschland par USA: je parie qu’à 50% au moins les discours restent valables…

26 réactions et commentaires

  • Gilleron // 23.11.2014 à 03h35

    Il est évident que DDV, ovni dans le monde politique, lointain descendant de de Gaulle, et stratège inconnu dit des choses beaucoup plus justes que l’OTANIEN (ami d’Hollande et de BHL) Védrine.
    DDV a tout compris dans cet extrait: “Nous suivons les américains qui, comme toujours, cherchent un ennemi à travers la planète, sont engagés dans une sorte de messianisme universel”.
    Après l’impérialisme, encore limité par la guerre froide, depuis 1989 et surtout 1992, fin de l’URSS, les USA ont clairement versé dans un délire suprémaciste.
    Reprenez les discours d’Hitler, et mettez Obama et ses conseillers à la place(Biden, Brzezinski, Kerry et tous les autres, plus Républicains aujourd’hui que sous Reagan et Bush -Kissinger apparaitrait presque modéré!), et remplacez Deutschland par USA: je parie qu’à 50% au moins les discours restent valables…

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    • Patrice // 23.11.2014 à 23h42

      http://www.rpfrance-otan.org/Audition-de-M-Hubert-Vedrine-a-la
      “Je pensais initialement que la position de la France au sein du traité, mais en dehors de l’organisation intégrée, présentait des avantages politiques et diplomatiques, mais j’ai tenté de dresser un bilan sans a priori des conséquences de notre réintégration décidée par le président Sarkozy.”

      H.V. est pragmatique. Pas Otanien. Il a travaillé aux affaires étrangères sous Mitterrand et sous Chirac (Jospin). Et ni l’un ni l’autre n’étaient vraiment Otaniens ou atlantistes!! Et sur la Russie, voir le lien ci-dessus aussi.

      “Puisque nous sommes au sein de l’alliance et qu’une nouvelle sortie n’est pas une option, il faut nous montrer plus vigilants, plus exigeants, davantage combattifs au sein de l’OTAN”
      “La France doit garder sa vision propre. Elle ne doit pas « s’en remettre » à l’OTAN, ni même à l’Union européenne. Elle doit conserver sa capacité propre d’analyse sur les principales menaces, ses intérêts, ses capacités, etc.”

      Disons que les discours de DDV resteront, mais que les préconisations de H.V. risquent fort de rester… lettre morte faute de cette volonté politique qu’il appelle de tous ses voeux.

        +1

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      • step // 25.11.2014 à 12h52

        ah le fantasme, de “vous allez voir, on va révolutionner le système de l’intérieur”. Un système cela s’altère de l’intérieur, cela ne se révolutionne pas. Un système on ne rentre dedans que si il y a 90% de bon et 5/10% sur lequel on peut influer qui pose problème. L’otan, ce n’est pas 5% de problème. C’est un problème d’objectif, de moyen et de leadership.

          +1

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  • FifiBrind_acier // 23.11.2014 à 06h15

    Bonjour,
    Site mondialisation.ca: ” Les 26 vérités sur EIIL qu’Obama veut nous cacher”

    http://www.mondialisation.ca/vingt-six-verites-sur-le-groupe-etat-islamique-ei-quobama-veut-vous-cacher/5415419

    Un anecdote: un portrait de Georges Washington, en haut à droite, on voit un drapeau, qui doit vous rappeler quelques chose…

    http://www.everypainterpaintshimself.com/article/peales_portrait_of_george_washington_c.1780

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  • Bordron Georges // 23.11.2014 à 08h06

    La débat n’a pas abordé tout le problème.
    Les “occidentaux”, autrement dit les valets des USA, ont voulu engager deux guerres: d’abord la guerre contre les régimes non démocratiques, plus ou moins dictatoriaux,
    et la guerre contre l’Islamisme.
    Ils ont commencé par aider l’islamisme pour combattre les dictateurs. C’est là qu’a été l’erreur politique fondamentale.
    Les USA sont coutumiers de ce genre de coup tordu dans lequel se prennent les pieds dans le tapis et pour lequel ils finissent par dégager en laissant un champ de ruines.

      +9

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    • FifiBrind_acier // 23.11.2014 à 09h21

      Ce n’est pas une erreur, c’est délibéré. Le Droit international interdit “le nettoyage ethnique”.

      Les USA, l’ OTAN, “les démocraties “du Golfe, ne peuvent pas, délibérément massacrer les Chrétiens ou d’autres minorités, pour arriver à former leurs mini-états homogènes au Moyen Orient, sans l’aide de mercenaires.

      L’enfumage est de nous faire croire que ce sont nos ennemis.
      Sur le terrain, ce sont nos alliés, enfin, je veux dire, les alliés des dirigeants euro-atlantistes qui organisent ces crapuleries qui sont des crimes de guerre, ne confondons pas les torchons avec les citoyens…

      Ce qui se passe dans l’ est de l’ Ukraine ressemble furieusement aussi à du nettoyage ethnique..
      C’est d’ailleurs ainsi que le qualifie Lavrov le ministre des affaires étrangères russe:

      http://french.ruvr.ru/news/2014_06_17/Lavrov-un-nettoyage-ethnique-a-lieu-dans-l-est-de-l-Ukraine-6386/

        +14

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      • Van // 23.11.2014 à 23h12

        les usa se sont fait doublé en syrie ils ne sont plus utile pour personne car la Turquie , l’Arabie saoudite et israel se sont émancipé d’eux .
        en voyant quils ont perdu toute influence en Syrie et Irak et que les bénéfice de cette guerre ne leur tombe plus dans la poche ils remettent a jour la guerre contre le terrorisme islamiste pour prendre a contre pied larabie saoudite et recréer un équilibre et de ce fait se faire réinvité au partage de la tarte .
        les autorité syrienne ont admis que les usa se coordonne secrètement avec l’armée syrienne pour bombarder les terroristes .
        larabie saoudite en voyant quelle perdait gros utilise le pétrole de façon spectaculaire soit en menaçant de faire écrouler les prix ou bien en soudoyant avec leur dernière action la plus spectaculaire , approvisionner seulement les usa avec un baril a prix bas .

        Ps ce que pense hubert vedrine ou ddv n’est quun détail et le camp de la guerre dans cette situation contradictoire nest forcement que celui qui reçois un intérêt matériel .

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        • Patrice // 26.11.2014 à 00h39

          C’est un peu trop simplifié. La Turquie joue un peu son propre (double?) jeu (ou Erdogan…) sachant qu’elle est alliée des USA avec des bases US… ça peut faire un peu comme le Pakistan, allié et état musulman aussi, et qui fait un peu ce qu’il veut. L’Arabie Saoudite est véritablement ennemie des chiites (de l’Iran) et la famille Saoud a peur d’etre lachée par les USA qui n’ont plus besoin de son pétrole. Les USA (et la Turquie) soutenaient l’opposition modérée (ASL) à Assad. Mais maintenant que c’est le bazar, ISIS/Daech est un “ennemi” commode: cf. Bush et l’Irak “si vous n’etes pas avec moi vous etes contre moi” – d’où la position de Villepin: on ne doit pas aller se fourrer dans cette m…..e US. Pour le pétrole il y en a plein partout, ISIS le vend à 30$ le baril, si c’est bas ça emmerde la Russie, mais pas trop bas sinon le gaz de schiste US et les pétroles lourds de l’Alaska ne sont plus rentables. Plus Bahrein Qatar Yemen qui flippent aussi. En gros l’Iran est sans doute en train de gagner contre les monarchies sunnites….

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          • Van // 26.11.2014 à 22h48

            les USA (consommateur) na pas besoin de pétrole depuis belle lurette mais elle a besoin de controler sa production et sa distribution pour justement contrôler léconomie mondial et faire pression sur les pays , et donc les usa ne lacheront jamais larabie saoudite , cest leur réserve et zone d’influence . la preuve que cette derniere n’est quune marionette cest ses perte énorme causé par le dollar bas et elle veux endocer une autre grosse perte en livrant du petrole encore moins cher au usa uniquement , tout cela ne reflète pas une attitude dun pays souverain .

            la schizophrénie de larabie saoudite visavis de la syrie sexplique par lexistance dun clan de la monarchie qui avait tout misé sur la destitution du president syrien en utilisant tout les moyen imaginable a coup de milliard dans les armement les entrainement des terroriste , les media , soudoyant tout les pays limitrophe et autre (france) , et cela continu a nos jour .

            la turquie est dans une logique de profit et ce nest pas les usa qui lui verse ces milliar de dollar , les bases de lotan en turquie ne peuve etre utiliser quavec l’autorisation de cette dernière dailleur elle a refusé , les avions de la coalition décollent plutôt de jordanie et disrael .
            la Turquie demande un territoire syrien , et erdogan a maintes fois proposé a obama de s’entendre sur une zone ” tampon ” d’exclusion aérienne qui sera sous son contrôle , la Turquie s’offre meme le luxe de provoquer le pentagon http://www.lefigaro.fr/international/2014/11/12/01003-20141112ARTFIG00428-trois-marins-americains-violemment-agresses-a-istanbul.php

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      • alain chapelain // 01.12.2014 à 21h37

        fifi
        qu’appellez-vous:le droit international? qui dit le droit , et qu’elle autorité a la charge de faire appliquer ce droit

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  • Le Sudiste // 23.11.2014 à 12h27

    Il fait bien, Dominique De Villepin de reprendre sur la couverture de son bouquin la photo le montrant à l’ONU en 2003. La France était très fière de son discours à l’ONU. La France s’opposait aux USA… Ou presque. S’opposer c’eut été d’user du droit de véto. La France ne l’a pas fait. On s’est opposé à rien du tout.
    Là aussi le discours était beau, certes. http://www.dailymotion.com/video/xcrizh_dominique-de-villepin-a-l-onu-le-14_news

    La réalité était bien moins glorieuse. Remettons-nous dans le contexte…
    Tout le monde se souvient de Colin Powell brandissant son tube de farine. Attention, en Irak il y a de l’anthrax… des armes chimiques, biologiques, un peu de nucléaire aussi: Des armes de destructions massives… Bombardons.
    Tout compte fait, après avoir tout bombardé, regardé partout, fouillé le moindre recoin, on ne trouva rien.

    Le seul anthrax qui fut mortel dans ces années-là, le fut pour des américains en septembre et octobre 2001, aux Etats-Unis, en étant distribué par courrier. http://fr.wikipedia.org/wiki/Enveloppes_contamin%C3%A9es_au_bacille_du_charbon
    L’anthrax provenait des labos militaires américains de Fort Detrick, haut lieu d’expériences et de mises au point d’armes chimiques, biologiques et bactériologiques. C’est là par exemple que Monsanto et Down Chemical avaient sympathiquement aidé à la fabrication de l’Agent Orange
    pour permettre à l’armée américaine de mener sa guerre chimique au Vietnam. http://fr.wikipedia.org/wiki/Agent_orange
    Le FBI clôturera l’enquête sur ces envois d’anthrax le 29 juillet 2008, lors du suicide de Bruce Irving, un des chercheur du labo, le suicide démontrant bien sa culpabilité. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/l-affaire-de-l-anthrax-classee-apres-la-mort-du-seul-coupable_546905.html
    Bizarrement George Tenet, directeur de la CIA de l’époque avait expliqué dans ses mémoires en 2007: “Parmi nos plus grands succès dans le renseignement, l’un a été la découverte que le projet d’anthrax avait été développé en parallèle à la planification du 11 septembre. Au mieux pouvait-on déterminer que le plan d’Al-Zahwiri avait été développé pendant l’été 2001, quand le numéro 2 d’Al-Qaida, avec Hambali, ont été renseignés pendant une semaine par Sufaat sur les efforts qu’il avait fait pour isoler de l’anthrax. Toute l’opération était supervisée depuis la tête de l’organisation, dans le plus grand secret.” On imagine bien.

    Tout ce petit monde raconte n’importe quoi? Oui.

    En même temps, quand on voyait Donald Rumsfeld présenter les plans des grottes secrètes où se cachait Ben Laden, ça aurait peut-être du nous mettre la puce à l’oreille. http://www.youtube.com/watch?v=FGhGHxw0mSo

    Aujourd’hui, Colin Powell n’est pas en reste. Dans son livre “J’ai eu de la chance” (je pense aussi), Colin Powell nous raconte qu’il aurait menti à l’insu de son plein grès. “ce n’était pas un mensonge délibéré de ma part. Je croyais à ce que je disais.” En fait la CIA lui aurait menti. http://tempsreel.nouvelobs.com/debat/20130301.OBS0470/exclusif-colin-powell-comment-la-cia-m-a-trompe.html

    Aïe. Le numéro 2 de la diplomatie française en 2003, Renaud Muselier, était présent lors de la présentation des “preuves” de Powell. Dans un documentaire de Paul Moreira consacré à Wikileaks, voici ce qu’il déclare en montrant du doigt une photo accrochée dans son bureau et immortalisant cette scène historique: “Là, vous avez le grand moment de mensonge absolu… incroyable, où il nous montre les sites etc… en nous expliquant que ces hangars sont des endroits où il y a des armes de destructions massives.”
    Commentaire en voix off du journaliste: “Les américains présentent des documents sur grand écran, c’était une manipulation. Aurait-il était légitime de révéler ce mensonge d’état au grand public comme wikileaks le préconise ? Pour l’ancien ministre la réponse devient soudainement plus difficile”

    Question de Paul Moreira: “Le jour où Colin Powell montre sa petite fiole à l’ONU, est ce que vous savez qu’il ment ?
    – R. Muselier : On sait qu’il ment sur les armes de destructions massives nucléaires.
    – Comment vous le savez ?
    – RM: Parce que le système de renseignement, les échanges d’informations, les recoupements entre les différentes nations, font en sorte qu’on a l’intime conviction que les armes de destruction massive côté nucléaire n’existent pas.
    – Et sur un plan moral, est-ce que vous pensez que ça aurait été légitime qu’on communique au public des documents secrets qui révèlent qu’il y a en fait gonflement du danger de la menace irakienne ?
    – RM: Pour ma part je ne suis pas favorable à la totalité de la transmission de ces informations. Je pense qu’un état puissant se doit d’avoir des sources d’information pour amener une bonne décision.
    – Est-ce qu’il peut mentir au public ?
    – RM: En l’occurrence, là ils ont délibérément menti en tous cas.
    – Ouais… est-ce que ça c’est juste ? Sachant qu’il y a 5000…
    – RM: C’est pas juste mais…
    – Sachant qu’il y a 5000 jeunes américains qui sont morts, des dizaines de milliers d’autres qui sont blessés…
    – RM: Ca c’est un autre débat. Mais au-delà du drame humain pour les américains, il y a le drame humain pour les irakiens. Mais il y a un drame absolu pour l’équilibre mondial. A cause de ce… quelque part, entre guillemets, mensonge.”

    Visiblement, Colin Powell non plus n’a pas vu ce documentaire. http://www.youtube.com/watch?v=z6xByc85TrM (à 46’30”)

    Plus inquiétant, sont ses pertes de mémoires. En février 2001, concernant Saddam Hussein dont le pays avait déjà été détruit 10 ans auparavant et faisant l’objet d’un embargo depuis 8 ans ayant massacré son peuple et empêchant toute capacité de faire quoi que soit, Colin Powell déclarait en haussant les épaules que Saddam Hussein n’était pas une menace pour ces voisins, qu’il n’avait aucune possibilité de faire des armes de destruction massive pas plus qu’une puissance conventionnelle.
    En juillet 2001, c’est Condoliza Rice qui déclarait qu’il était privé d’arme et que ces forces militaires n’avaient pas été reconstitué. http://www.youtube.com/watch?v=mOMGyxIaBxE

    Il serait peut-être bon de temps en temps de regarder un peu dans le rétro.
    Ca nous permettrait peut-être de comprendre qui fait quoi exactement.

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    • SEB // 23.11.2014 à 16h22

      Merci beaucoup Le Sudiste de nous remémorer tous ces éléments. Gros boulot pour placer un commentaire. Sachez que votre effort ne passe pas inaperçu!

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      • Le Sudiste // 25.11.2014 à 02h45

        Bonjour Seb,
        je vous remercie.
        Relativisons le gros boulot. 2h. Je n’ai pas cherché ces infos. Je les ai simplement retrouvées.
        Le gros boulot a été fait depuis bien longtemps. Mais ça c’était avant!

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  • Homère d’Allore // 23.11.2014 à 14h11

    Dominique de Villepin est le seul de la promotion Voltaire à avoir l’étoffe d’un homme d’Etat.
    J’espère que son récent ralliement à Sarkozy n’est que purement tactique.
    Vu l’historique entre les deux hommes, cela paraît le plus probable. Sa quasi absence de la vie politique depuis 2007 est très préjudiciable à la qualité du débat concernant la politique étrangère de la France, alignée de manière caricaturale sur les États-Unis.

      +4

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  • gerard Colin // 23.11.2014 à 17h13

    Védrine nous fait le coup habituel de ” on n’avait pas d’autre choix”. A se demander pourquoi la Turquie, elle, l’a ce choix alors qu’elle est limitrophe de la Syrie et de l’Irak.

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    • Van // 23.11.2014 à 23h28

      armer des gens dans un pays étranger n’est pas un choix mais un crime qui enfreint les traités internationaux , qu’aurait dit la France si l’Allemagne avait armé les émeutiers en France en 2007 , esque quon dirait que cetait un choix !!! le choix de la démocratie ? .

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      • RGT // 24.11.2014 à 20h55

        Je ne vous parle pas de la réaction des USA si les Russes avaient soutenu (je ne parle même pas d’organiser) des manifestations au Canada ou au Mexique…

        Là c’était direct ONU, expulsion de la Russie du conseil de sécurité et une dénonciation mondiale de l’ingérence étrangère dans un pays souverain…
        Plus déclaration de guerre de toute la “communauté internationale” conte cet “état voyou”.

        Bref, la routine habituelle quoi !!!

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  • boduos // 23.11.2014 à 18h57

    beaucoup de contorsions diplomatiques et de joutes verbales mesurées pour n’avoir pas à dire clairement ce que recherchent les néo cons : l’avènement du grand Israël et d’un sunnistan (en dissolvant la Syrie )au profit de la Turquie pour les intégrer dans l’Europe .
    on pourra donc dégager la Russie de Tartous ,faire passer oléoducs et gazoducs ou ça leur chantera…et conforter l’œil de Washington sur l’Europe.
    ensuite,viendront ils a bout de la mer noire ?
    évidemment toute cette construction reste hypothétique mais lorsque HV et DDV semblent reprocher l’absence de vision politique pour l’après guerre,je doute qu’il s ne soient par au parfum..

      +2

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  • Papagateau // 23.11.2014 à 23h16

    Le discours d’Hubert Vedrine :
    Nous ne savons pas précisément ce que nous allons faire, mais nous le feront en coopération avec les américains, les musulmans et même les russes qu’on va réussir à convaincre malgré une petite erreur de communication.
    Nous sommes compétents, ayez confiance, je suis compétent, nous sommes tous très compétents aux postes que nous occupons.
    Et qu’est-ce qu’on compte faire ?
    Peu importe, nous sommes les meilleurs pour notre poste.
    En répétant 100 fois, ça finira bien par rentrer.
    La seule chose qui les intéresse, c’est de conserver leur place, c’est donc finalement la seule chose qu’ils défendent : ma personne est la réponse à n’importe qu’elle situation.
    En répétant 10’000 fois, ça finira bien par rentrer.
    Ils ne pensent rien, et c’est pour sa qu’ils suivent les journaux, donc les oligarques de presse français avec des intérêts industriels aux USA. C’est tellement enrichissant la politique.

      +4

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    • Van // 26.11.2014 à 23h36

      on dirai un Entretien d’embauche , ca serai presque drole si ca ne se faisait pas a coup de poignard dans le dos des syriens . le point commun entre ces 2 ex ministre est que le choix ne sera pas au mains des syriens mais dans leur mains avec des méthode différente mais complémentaire . la non ingérence et le respect de la souveraineté d’un pays étranger comme le stipule les traités des nation unis devrai etre le langage de ces ex-ministre des affaire étrangers .

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  • Patrice // 24.11.2014 à 00h23

    Article du Guardian ce jour: les frappes aériennes amènent des milices de l’ASL (les gentils, laics ou modérés) à rejoindre ou coopérer avec Daech. D’après le Guardian, le soutien à Daech augmente dans la population Syrienne. http://www.theguardian.com/world/2014/nov/23/us-air-strikes-syra-driving-anti-assad-groups-support-isis

    (Rappel: l’ASL, l’opposition “modérée” à Assad est soutenue par les USA et la Turquie. Le F.I. est soutenu par Ryad. Les deux combattent Assad et Daech. Mais enfin pas toujours. Et les restes de Al Qaida canal historique sont dans les milices du F.I. Sauf pour ceux qui passent chez Daech qu’ils trouvent plus “efficace”.)

    Donc à tout prendre, on se rangera du coté de DDV… Le pragmatisme de Védrine ressemblant de plus en plus à de l’angélisme.

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  • Cassandre // 24.11.2014 à 10h44

    C’est comme à la cour de récréation… le grand costaud fait peur alors on essaie d’avoir ses faveurs tout en espérant qu’un jour il se casse la figure dans les escaliers… et comme on veut continuer à jouer avec les autres ont dit la même chose qu’eux. Jusqu’à ce que un autre grand costaud arrive…
    La France parle mais déjà plus personne ne l’écoute… alors HV ou DDV c’est pareil…

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  • Negrello // 24.11.2014 à 14h27

    Hubert Vedrine est très clair, la guerre est le droit du Prince. Elle ne se justifie pas, elle s’impose.

    Il dit très bien:
    ….. Il y a trente fois trente mesures, on le sait bien… Donc ne cherchons pas de logique , elle sera différente à chaque fois, et on nous fera le coup des fioles d’anthrax irakien de Colin Powell quand il le faudra
    …. on commence la guerre d’abord et on cherche une raison après (ex sur Hitler),
    … (que le tout militaire règle le problème) les américains s’en doute sont d’accord avec cela mais pas les français…. il est vrai que nous sommes absolument libres de vendre nos mistrals à la Russie, que nous ne dépendons pas de la politique américaine et que nos dirigeants (pour partie) de droite comme de gauche ne sont pas des young leaders, que nous mettons en péril la sécurité de l’Europe en entretenant des fascistes et des néonazis au pouvoir en Ukraine……

    Quid du droit international ?
    Quid des peuples civils ? on les intègre en dommages collatéraux, (quantité négligeable)
    Quid des militaires que l’on envoie se faire tuer au nom de valeurs de défense de la liberté et d’idéal………. bla bla bla bla et que l’on va pleurer comme des héros qui honorent leur patrie ?
    S’ils savaient vraiment que feraient-ils ?
    Quid des intérêts cachés du marché de la guerre ?
    Quid des pays à reconstruire ou à laisser en désolation ?
    ……………..

    Anatole France disait au sujet de la 1 ère guerre mondiale:
    On croit mourir pour la patrie et on ne meurt que pour des banquiers et des industriels.

    Bientôt, un siècle plus tard, c’est toujours la même chose.C’est insupportable.

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  • Grand-père // 24.11.2014 à 23h12

    Le beau DDV il affirme que le fait de ne pas avoir soutenu les rebelles syriens est un “lachage”, et a contribué à la situation d’aujourd’hui.

    Bravo les Russes, même l’état islamique c’est de leur faute!

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  • christiangedeon // 26.11.2014 à 12h52

    Hypocrisie intense quoique de niveaux différents chez les deux…avec la même ritournelle,ce n’est pas çà l’Islam,daech n’est pas musulman,nosra n’est pas musulman,al Al-Qaïda non plus d’ailleurs…etc… etc… etc… ils pètent littéralement de trouille tous les deux… partant de là les frères musulmans ne sont pas musulmans ,ce fou d’erdogan n’est pas musulman,etc…en fait,on se demande qui est musulman? langage hypocrite,langage de peur,langage de soumission, d’un côté comme de l’autre.

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  • christiangedeon // 26.11.2014 à 16h33

    Oui,hypocrisie intense…décidément. Et notamment en ce qui concerne le comportement complètement aberrant des “occidentaux ” au Moyen Orient. passons sur leur soutien sans faille et inconditionnel à Israël. Mais la politique à l’égard de l’Irak,puis de la Syrie relève d’un cynisme qui dépasse l’imagination.Plus spécialement en ce qui concerne la Syrie,à laquelle le Liban a été livré pieds et poings liés vingt ans durant,les Assad bénéficiant bénéficiant de l’indulgence bienveillante des occidentaux pendant toutes ces années.On est allé jusqu’à lancer “l’opposition démocratique ” syrienne du début des événements dans un véritable traquenard…personne ne pouvait douter une seule seconde de la violence de la réaction du régime syrien et de l’appui de l’Iran et de la Russie,pour des motifs d’ailleurs différents.le bain de sang que connaît la Syrie est la conséquence ,non )pas de l’aveuglement des occidentaux,mais d’une stratégie du pire sciemment mise en oeuvre,et délibérément exécutée. Et d’une contre-stratégie opiniâtrement développée par le régime syrien et ses alliés.Pour tous ces beaux messieurs qui pérorent dans la petite boîte,c’est du kriegspiel…pour les supranationales,c’est du pognon… mais c’est surtout un terrible guêpier où rien ne s’est passé comme “prévu”.Et où “on ” a suscité des hordes sauvages qui sont devenues incontrôlables,comme l’EI,mais pas que. Il est fort dommage que personne n’ait mesuré la résilience du régime syrien,l’appui de ses alliés immédiats,et surtout le niet russe.
    Des centaines de milliers de morts plus tard,des millions de déplacés,des pays en ruine,nous ne sommes pas plus avancés que çà…nous avons même sérieusement reculé…et on n’évitera pas de poser un jour la question de l’Islam d’aujourd’hui, en tant que tel . Cet islam que les occidentaux croient pouvoir manipuler à leur guise depuis des lustres. Ils apprendront,à leur dépens,ils apprennent déjà à leurs dépens,qu’on ne joue pas avec l’Islam. Et qu’utiliser ou croire utiliser les islamistes dans telle ou telle stratégie est une erreur .

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