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16.novembre.202016.11.2020 // Les Crises

Climat, nucléaire : Noam Chomsky sur l’extinction de la vie humaine

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Source : Actualitté

AVANT-PARUTION – Comment les humains en sont-ils venus à développer la capacité funeste de s’annihiler ? Lorsque la bombe atomique est tombée sur Hiroshima le 6 août 1945, le monde entier a appris que l’intelligence humaine avait trouvé un moyen de mettre fin à une expérience vieille de 200 000 ans : la vie humaine.

Alors que l’humanité entrait dans l’ère nucléaire, il est rapidement devenu clair que cette capacité de destruction connaîtrait une escalade. Dès lors, tout espoir de maîtriser ce démon devrait passer par la coopération internationale, tout comme toute mesure permettant de contenir efficacement la menace de catastrophe environnementale doit être de portée mondiale.

Noam Chomsky remonte l’histoire des menaces à l’existence humaine que représentent les armes nucléaires et le réchauffement planétaire en se demandant entre autres comme elles ont vu le jour, ont évolué et interagissent. La perspective d’une extinction de l’humanité est en effet apparue à l’aube d’une nouvelle époque géologique à laquelle des scientifiques ont donné le nom d’Anthropocène, c’est-à-dire l’époque où l’humanité et ses systèmes sociaux sont devenus de véritables forces naturelles en restructurant la planète sur le plan géomorphologique.

L’avant-propos, les conférences et les interviews dont ce livre est constitué situent ces menaces dans un contexte caractérisé par la puissance sans précédent de grandes entreprises mondialisées qui ont privé les États de leur capacité de façonner l’avenir et de protéger la planète. Chomsky plaide l’urgence de conclure et de mettre en œuvre des traités internationaux sur le climat et l’armement nucléaire.

Partout dans le monde, des mouvements populaires se mobilisent pour contraindre les gouvernements à se montrer à la hauteur de ce défi sans précédent, qui met la civilisation en péril.

Considéré comme un des fondateurs de la linguistique moderne, Noam Chomsky est un des intellectuels les plus cités de l’histoire moderne et les plus influents du monde. Il est l’auteur de plus de cent livres, dont, en traduction française, Requiem pour le rêve américain (Climats, 2017), Qui mène le monde ? (Lux, 2018, trad. Julien Besse), L’Occident terroriste (Écosociété, 2015, trad. Nicolas Calvé) et Les dessous de la politique de l’Oncle Sam (Écosociété, 2016, trad. J-M Fémal). Avant d’être nommé professeur émérite de linguistique à l’Université de l’Arizona en 2017, Chomsky a enseigné pendant 50 ans au Massachusetts Institute of Technology.

[à paraître 20/11] Noam Chomsky, trad. Nicolas Calvé – Danger d’extinction. Changements climatiques et menace nucléaire – Ecosociété – 9782897196400 – 12 €

Source : Actualitté

Noam Chomsky lors d’une conférence à Buenos Aires, le 12 mars 2015. (Photo: Ministerio de Cultura de la Nación Argentina)

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Commentaire recommandé

mig30 // 16.11.2020 à 13h00

« N’oublions pas que le profit personnel immédiat est la principale caractéristique de notre espèce (hélas) et qu’il est bien inscrit dans nos gènes.
Chassez le naturel et il revient au galop. »

Désolé mais c’est avec ce genre d’affirmations infondées scientifiquement que l’on justifie le système capitaliste, une sociobiologie de pacotille, un darwinisme social: le « mal » est dans l’homme!
Avant la sédentarisation, qui signe l’arrivée au néolithique de la propriété privée, qui parlait d’enrichissement personnel?
Alors, aucun espoir de changement, d’évolution possible vers un « Bien » en partage?

34 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 16.11.2020 à 08h05

    Avec 8 milliards d’individus, il y aura des survivants. Savoir comment ils survivront sera un autre problème. Certains ont déjà pris leurs précautions. Bunkers en Nouvelle Zélande par exemple. Alors ce ne sera en aucune façon un retour 200.000 ans en arrière.

    Le réchauffement n’est en aucune façon une menace pour la survie de l’humanité.

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    • Morne Butor // 16.11.2020 à 09h42

      « Le réchauffement n’est en aucune façon une menace pour la survie de l’humanité. »
      Ça je veux bien, mais ce sera la fin de la civilisation actuelle. Cela ne fait aucun doute.

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      • LibEgaFra // 16.11.2020 à 13h09

        La fin de la civilisation actuelle sera la fin de la disponibilité d’une énergie abondante et bon marché.

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        • Eric ETCHAMENDY // 17.11.2020 à 00h08

          La fin de la civilisation sera le début d’une autre. Et ce début sera marqué par une disponibilité illimitée de la véritable énergie. En effet, l’énergie n’est qu’un changement d’état d’informations plus ou moins durablement figées. Nous appelons énergie la conséquence de ces changements d’état et non le mécanisme qui en génère la dynamique réversible à l’infini. Ce faisant nous nous appliquerons à tenir compte de la succession chronologique des informations liées à chacune de nos activités, voire même des pensées et conséquemment à leur degré de qualité. En clair, il y aura une dimension éminemment spirituelle. Par contre la nouvelle civilisation n’avancera plus, comme c’est le cas actuellement, sur des anticipations avec les bulles spéculatives qui en découlent .Elle quantifiera la valeur non échangeable des biens vitaux nécessaires à la pérennité de la vie terrestre et elle l’intégrera dans toutes les déclinaisons comptables. Cela reviendra à inverser la logique actuelle de l’endettement. C’est la préservation du capital-vie qui justifiera et quantifiera les émissions de monnaies au titre de besoins de restauration et de maintenance de la seule richesse qui soit sur Terre, celle de mère nature. Amen !!

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  • Emile // 16.11.2020 à 09h31

    Que Monsieur CHOMSKI aille expliquer en Inde ou au Sud Soudan et tant autres zones cette notion « d’Anthropocène, c’est-à-dire l’époque où l’humanité et ses systèmes sociaux sont devenus de véritables forces naturelles en restructurant la planète sur le plan géomorphologique.« 
    La supériorité repentante du « Mal( être ).Blanc. »
    Est bien certaine , pas certaine d être admise dans d autres régions de la planète
    Qui sont encore victimes de la faim ! Ou alors .,,,

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  • RGT // 16.11.2020 à 10h54

    Si effondrement il y a (qui ne sera assurément pas brutal mais se réalisera sur quelques décennies comme les précédentes « civilisations ») ce sera déjà en premier lieu le modèle « démocratique » occidental qui explosera et sera, comme dans tous les exemples précédents, remplacé par de petits « seigneurs » locaux qui viendront prendre le contrôle par la force des populations locales désarmées.

    Ne survivront que quelques « dictatures », genre Chine ou Corée du nord dans lesquelles les « élites » ont déjà un contrôle complet de la population et des potentiels satrapes locaux, pendant un temps qui sera lui aussi limité.

    Et ensuite tout recommencera, les « seigneurs » les plus puissants soumettant leurs voisins pour acquérir plus de puissance jusqu’à instaurer des « royaumes » qui se feront des « guéguerres » afin de se tester mutuellement et de « motiver » la population contre « l’ennemi extérieur ».

    Ce système de gouvernance, bien que foncièrement inégalitaire et « inhumain » est cependant celui qui a prévalu pendant la plus grande partie de la « socialisation » des humains et semble encore avoir de beaux jours devant lui.

    il y aura certes un recul de la « technologie » et une certaine « pause » pour les écosystèmes, mais il ne sera pas éternel et les humains recommenceront rapidement à surexploiter leur environnement en se moquant totalement des conséquences à long terme.

    N’oublions pas que le profit personnel immédiat est la principale caractéristique de notre espèce (hélas) et qu’il est bien inscrit dans nos gènes.
    Chassez le naturel et il revient au galop.

    L’effondrement d’une civilisation est un phénomène « naturel » et comme la « nature » a horreur du vide une nouvelle civilisation (sans doute pire encore) verra le jour, suivie de son effondrement, et tout recommencera ainsi jusqu’à ce que l’écosystème ne puisse plus permettre à notre espèce de survivre.

    L’homme est bien le seul animal qui puisse consciemment détruire son propre écosystème en pensant « après moi le déluge ».

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    • mig30 // 16.11.2020 à 13h00

      « N’oublions pas que le profit personnel immédiat est la principale caractéristique de notre espèce (hélas) et qu’il est bien inscrit dans nos gènes.
      Chassez le naturel et il revient au galop. »

      Désolé mais c’est avec ce genre d’affirmations infondées scientifiquement que l’on justifie le système capitaliste, une sociobiologie de pacotille, un darwinisme social: le « mal » est dans l’homme!
      Avant la sédentarisation, qui signe l’arrivée au néolithique de la propriété privée, qui parlait d’enrichissement personnel?
      Alors, aucun espoir de changement, d’évolution possible vers un « Bien » en partage?

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    • sans // 16.11.2020 à 17h07

      sauf que les aborigènes ont vecu 40000 ans sans guerre des clans…. cela ne colle pas avec cette analyse.

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    • Logique // 17.11.2020 à 00h13

       » le profit personnel immédiat est la principale caractéristique de notre espèce (hélas) et qu’il est bien inscrit dans nos gènes. »

      Non, il n’est pas inscrit dans les gènes, mais dans la culture. Une idéologie (le monothéisme) née dans le désert nous conduit à la désertification. De nombreuses tribus amérindiennes ont su préserver leur environnement. C’est dans leur culture, pas dans leurs gènes.

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    • Grd-mère Michelle // 17.11.2020 à 12h23

      « L’homme est bien le seul animal qui puisse consciemment détruire son propre écosystème en pensant APRÈS MOI LE DÉLUGE »
      Heu… L’être humain est probablement le seul animal qui pense… car, pour penser, il faut des mots, et c’est probablement sa principale caractéristique(à part sa position statique et ses possibilités de préhension manuelle), tous ces langages sonores plus ou moins élaborés.
      C’est aussi, sans doute, ce qui a permis à son espèce de se développer, de se reproduire dans une telle proportion: en parlant, en écrivant, en couchant les paroles sur le papier, en les imprimant, pour finalement les faire circuler de manière instantanée(comme dans l’exercice présent), elle a réussi à communiquer et à transmettre tous les savoirs et capacités acquis (une des principales qualités permettant la continuité de reproduction d’une espèce).

      Donc, de grâce, utilisons les mots de façon circonspecte, et non pour exprimer de vagues certitudes, fondées sur de rances désillusions.
      Nous sommes, comme tout le vivant, dans un processus d’évolution, de transformation continuelle, et rien ne permet d’affirmer que nos particularités ne nous permettront pas de nous sortir de ce mauvais pas. Nous sommes capables du meilleur comme du pire.

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      • Goupil // 18.11.2020 à 23h53

        Avec ce langage complexe est finalement advenu la croyance dans ses propres mots et la réification qui en découle dans les civilisations.

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  • dooggy // 16.11.2020 à 11h03

    arrêtons de voir le pire partout …. des destructions le monde passé en est plein !! des naturelles entre autre!! et massive plus de 75% des espèces vivantes OK
    les hommes n’ont jamais été aussi nombreux sur cette terre
    et la pauvreté a diminué massivement dans le MONDE durant les 50 dernières années
    sans l’homme et ses méfaits le groenland se traversait à pied et était couvert d’herbe d’ou son nom !
    STOP quelle énergie ou plus exactement combien d’énergie faut ‘il pour construire une éolienne? ou bien de hydrogène? ou simplement de l’électricité? qui pollue le plus?
    marre d’entendre ces fadaises en boucle
    après avoir fermé une Fessenheim ou a rouvert une centrale à charbon super non?

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  • verlaine3555 // 16.11.2020 à 21h39

    En admettant que cela soit vrai, on pourrait se demander pourquoi les aborigènes d’Australie n’ont pas eu de luttes de clans. Sûrement parce qu’ils n’étaient pas assez nombreux pour avoir le désir de s’approprier les terres du voisins, ce que les euriopeens étaient obligé de faire à cause de la surpopulation. L’augmentation de la population est la menace. Le covid-19 serait il le moyen chois par Gaïa pour limiter cette population ?

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    • mig30 // 16.11.2020 à 23h45

      Malheureusement je n’ai pas les sources pour justifier mes dires mais j’ai lu il y a quelques temps, et cela m’avait frappé ce pour quoi je m’en souviens bien: avec les ressources actuelles alimentaires de la planète, sans plus donc que ce qui est produit, on a de quoi nourrir 12 milliards de personnes…Dailleurs, et cela le confirme, l’on évalue à 30% les denrées alimentaires perdues dans divers postes: non cueillette, pertes durant le transport, invendus, déchets des périmés du frigo et suralimentation. Ce dernier point est sidérant de bêtise car l’excès nuit d’abord à celui qui le pratique et nuit aussi à celui qui a faim!
      Je pense que concernant le soi-disant problème de la surpopulation, c’est un mensonge éhonté que de l’avancer comme menace principale: les soi-disants « écologistes » en sont très friands pourtant et j’aime à rappeler le vrai fond de leur pensée: « On est trop nombreux….surtout les autres!!! »

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      • Logique // 17.11.2020 à 00h27

        Tant qu’il y a du pétrole, il y a de quoi nourrir l’humanité actuelle, mais le pétrole n’est pas éternel et les dégâts faits à la biodiversité sont déjà considérables du fait de la pression humaine sur tous les écosystèmes par pollution, prélèvement direct et destruction. Pratiquement toutes les populations de vertébrés sont en chute libre. Libre à vous de vouloir vivre dans un monde dénaturé, mais ce n’est pas le choix de tout le monde.

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        • mig30 // 17.11.2020 à 00h40

          Je ne dis pas qu’il faut continuer dans le sens de l’augmentation de population, mais dis qu’il est faux d’avancer que dès aujourd’hui nous sommes trop nombreux…
          D’ailleurs le trop fameux rapport Meadows qui sert de bible au club de Rome contient un argument fallacieux en lien direct avec le sujet. Un boucle infernale y est avancée comme argument majeur: augmentation du niveau de vie entraîne augmentation de la population entraîne augmentation de la pollution….et l’on est fait!!!
          Or c’est totalement faux dès l’entame: si l’on peut bien être assuré empiriquement d’un chose c’est que augmentation du niveau de vie entraîne une baisse majeure de la natalité. Absolument tous les pays occidentaux et émergents en sont la preuve manifeste.
          Donc, pour ma part je suis convaincu de la nécessité d’améliorer le niveau de vie des pays pauvres, non pour qu’ils nous copient dans notre folie consumériste mais pour que leur besoins fondamentaux soient satisfaits, et la natalité s’effondrera (à rajouter l’émancipation des femmes).
          Ce serait à eux de nous montrer quel chemin il convient de prendre: certainement celui de la frugalité!

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      • Brigitte // 17.11.2020 à 09h00

        Mig30, la nature n’aime pas la surpopulation car cela rompt l’équilibre du vivant. Cette notion d’équilibre est bien sur transitoire, cyclique.
        La nature arbitre assez bien entre pertes et profits car la reproduction est un phénomène aléatoire. Dans l’espèce humaine comme dans les autres espèces animales, elle a longtemps régulé les populations mais les humains, par leurs capacités, ont peu à peu pris les commandes, ou en tout cas, pensent les avoir prises. Plus de profits et moins de pertes. Cependant, au fond, nous voyons bien que nous serons toujours soumis aux aléas de la nature et d’ailleurs notre domination provisoire les amplifie. Aléas climatiques, biologiques….au pire, si nous devions rester seuls sur cette planète, nous serions obligés de nous entre-tuer pour survivre…d’ailleurs la nature ne s’en offusquerait pas car c’est déjà ainsi qu’elle procède pour réguler les espèces. Les famines, les guerres, les maladies ne pourront pas être remplacées éternellement par la mal-bouffe, l’agriculture intensive et l’ONU.
        Penser, comme Chomsky et bien d’autres utopistes, que seule une gouvernance mondiale éclairée (à la place des marchés) pourra nous sauver annonce à mon avis, la phase ultime de l’aventure humaine.

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        • mig30 // 17.11.2020 à 11h12

          Brigitte,
          dans la nature la reproduction n’est pas aléatoire: mathématiquement ce sont des « cycles limites ».
          La voie de la sagesse c’est de satisfaire avec un moindre impact sur la nature les besoins fondamentaux de tout humain: nourriture, santé, éducation et culture. Mais besoins s’oppose à désirs! La prise de conscience de cette nécessité nous fera sortir du capitalisme qui ne peut fonctionner qu’en surconsommant.
          Et la natalité s’effondrera, vous pouvez en être certaine.

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          • Brigitte // 18.11.2020 à 07h41

            Mig30, pour la reproduction, je voulais parler de l’appariement des individus, pas des processus cellulaires. Si vous avez des infos sur ce que vous avancez à propos des cycles limites, je serais intéressée. Merci d’avance.

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            • mig30 // 18.11.2020 à 09h54

              Bonjour Brigitte,
              lien vers Wikipédia:https://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_limite
              Mais l’article le plus passionnant que j’ai lu sur le sujet est dans un vieux numéro de « Pour la Science », le problème c’est que je n’ai pas ce numéro ici, il est stocké loin…J’ai fais une recherche rapide sur le net car les anciens articles sont souvent accessibles sur leur site, mais sans succès.
              Cordialement

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            • mig30 // 18.11.2020 à 13h20

              Voici le lien vers un pdf d’Etienne Ghys, c’est là l’article en question de Pour la Science.
              C’est une référence donnée par Wikipédia pour l’article mentionné.
              Étienne Ghys, « L’histoire mouvementée des cycles limites », Pour la Science,‎ 2011 (dossier n°73)(archive)
              Cliquer (archive) sur la page Wikipédia pour télécharger l’article.

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        • Grd-mère Michelle // 17.11.2020 à 12h47

          Heu… Dans la présentation du bouquin ci-dessus, je n’ai pas lu « gouvernance mondiale éclairée »…
          Mais il est question de « coopération internationale » et de « l’urgence de conclure et de mettre en œuvre des traités internationaux sur le climat et l’armement nucléaire ».

          https://agirpourlapaix.be/traite-dinterdiction-sur-les-armes-nucleaires-50-ratifications/

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          • Brigitte // 17.11.2020 à 18h55

            God-Mère Michèlle, pour moi cela revient au même. Mettre en oeuvre des institutions internationales et des traités, j’appelle cela une gouvernance mondiale. Nous avons déjà des institutions internationales et on voit bien ce que cela donne. Soit c’est incantatoire soit c’est normatif.

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            • Grd-mère Michelle // 18.11.2020 à 12h39

              L’avantage des Traités internationaux non-contraignants(comme la plupart de ceux conclus au sein des Nations Unies), c’est de faire circuler des IDÉES parmi toutes les cultures/langues de toutes les populations du Globe, qui peuvent ensuite les faire adopter dans leurs pays. Nous sommes dans l’ère des communications, autant en profiter pour se mettre d’accord sur des normes globalement salvatrices.
              Voulez-vous dire que vous n’êtes disposée à vous conformer qu’aux normes nationales en cours dans votre petit pays(dirigé par des personnalités largement inféodées à l’un ou l’autre « bloc » et de toute façon soumises aux lois du Marché Mondial)?
              Ce sont les normes établies par l’UE(dont la France) qui nous protègent des nuisances des OGM( question cruciale s’il en est, pour tout le monde du vivant).
              Toute société se construit sur des normes, qui donnent lieu à des lois: le problème étant que celles-ci sont imposées au plus grand nombre sans demander son avis(ses représentant-e-s oubliant les désidératas de leurs électeurs-trices dès l’élection pliée).
              Ignorez-vous qu’un mouvement mondial informe et se bat, à l’heure qu’il est, contre le libre-échange commercial?
              Pour une démocratie plus participative, et une éducation plus responsabilisante.

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  • Renaud // 16.11.2020 à 22h00

    Salvador Dali, sous sa couche de loufoqueries pour cultiver les effets médiatiques, jouissait de voir tourbillonner autour de lui un essaim de journalistes et d’autres publics qu’il adorait épater. Mais il avait une intelligence foudroyante sur un certain nombre de sujets tous plus décisifs les uns que les autres. Cet amateur de provocations déclara que Jules Verne était le plus représentatif des crétins mous (parce que, à la rigueur, on peut pardonner aux crétins durs) car Jules Verne a embarqué l’humanité dans toute une série d’enfantillages comme aller dans la Lune (Dali dit : dans la Lune, et non sur la Lune) chaque fois que quelqu’un meurt, c’est de la faute de Monsieur Jules Verne. Au lieu de gaspiller l’imagination créatrice en allant dans la Lune ! On aurait dû concentrer tout ce capital génial pour dépanner les morts, comme s’il s’agissait d’une simple maladie, dixit Dali.
    J’ajoute que c’est ce que l’IA envisage de faire, mais alors, le pouvoir d’achat risque de devenir la nouvelle barrière infranchissable …

    Beaucoup plus « sérieusement », mais « sérieusement » seulement, voici 12 minutes avec Henri Laborit, au milieu des années 70 lors de la présentation de son livre -la Nouvelle Grille- à la TV suisse. Henri Laborit exprime ici une investigation et une attitude scientifique absolument décisive dans nombre de domaines non moins décisifs et pas tous matériels.
    Écoutez attentivemant, et sachons bien que nous avons là le fléchage d’une voie inestimable de créativité.
    Mais depuis 45 ans qu’est qu’on a fait ?
    https://www.youtube.com/watch?v=Z_O01hd8hkk

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    • Brigitte // 17.11.2020 à 10h15

      Renaud, le progressisme contre le productivisme ? pourquoi tout d’un coup le génie humain prendrait-il une bonne voie? A t-il acquis suffisamment de connaissances pour « savoir » ce qui est bien pour l’humanité, là où les religions ont échoué?
      Cette voie nous amène t-elle à la gouvernance mondiale? A mon avis, nous sommes encore dans l’utopie du siècle dernier. Ceci-dit, les échanges d’informations de plus en plus dématérialisés vont dans ce sens.
      Le principe de plaisir n’est pas une fin en soi, mais un moyen efficace de consolider l’instinct de survie et de perpétuer l’espèce. Par contre il a une fin en soi, la liberté. Sans liberté, plus de plaisir.
      Un système de gouvernance mondiale ne peut être qu’arbitraire voire totalitaire car il ne peut pas tenir compte des différences et en plus, il est forcément toujours suprémaciste.
      Nous sommes déjà empêtrés dans la gouvernance des GAFA, à devoir entrer des codes pour vivre. La belle épopée de la cybernétique et des neurosciences nous a mené dans cette galère….
      Faire de la géopolitique sur la comparaison du corps humain avec un cerveau gouvernant l’ensemble, grâce au contrôle d’informations n’est pas raisonnable.
      Echange ou contrôle, là est la question….

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      • mig30 // 17.11.2020 à 13h21

        Pas le génie Brigitte, la raison.
        Qui parle de gouvernement mondial? La raison partagée, des peuples.

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        • Brigitte // 18.11.2020 à 07h47

          Qui parle de gouvernance mondiale? Laborit dans la vidéo….je crois que cette idée a été un ingrédient prisé des recettes de cuisine intellectuelle du siècle dernier. Nous devons en ingurgiter les restes.

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    • jp // 17.11.2020 à 14h11

      Les travaux et publications du remarquable Henri Laborit sur la Physiologie reliée à la Chimie Métabolique en particulier du Système Nerveux, malheureusement lus par très peu de gens dans le monde scientifique et par personne en dehors de ce monde , étaient de très loin plus intéressants que ses vues philosophiques, certes très estimables.
      Quel dommage, que physiologiste très au dessus de la moyenne, ce petit monde fermé ne lui a pas fourni les moyens de les développer !!! La liberté de penser se paye cher.

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  • Hippocampe // 16.11.2020 à 22h42

    Noam Chomsky vient de se commettre dans Haaretz pour…défendre Biden, avec quelques réserves pour mieux faire avaler la couleuvre.
    Biden vilipendé -à très juste titre- sur ce site, comme modèle intégral de corruption…
    Qui plus est Chomsky enfourche le cheval (fourbu) du suprémacisme blanc, truc qui nous sidère ici, tellement il semble surréel.
    https://www.haaretz.com/us-news/.premium-chomsky-white-supremacy-is-a-deep-principle-in-u-s-society-and-cultyre-1.9311389
    Nul n’attend des « Crises » une cohérence rigide et absolue. Mais de là à faire du « en même temps » de facilité, il y a de la marge…

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  • l’Oncle H. // 17.11.2020 à 08h48

    La Commission for the Human Future lance aux nations et aux peuples de la Terre un appel urgent à l’action, pour qu’ils s’unissent afin de surmonter les dix grands risques catastrophiques auxquels l’humanité et notre civilisation dans son ensemble sont confrontées.

    Les dix risques

    – Le déclin des principales ressources naturelles et émergence d’une crise mondiale des ressources, en particulier de l’eau,
    – L’effondrement des écosystèmes qui abritent la vie et extinction massive des espèces,
    – La croissance de la population humaine et de la demande, au-delà de ce que la Terre peut supporter,
    – Le réchauffement planétaire, l’élévation du niveau de la mer et les changements climatiques de la Terre affectant toutes les activités humaines,
    – La pollution universelle du système terrestre et de toute vie par des produits chimiques d’origine humaine,
    – L’insécurité alimentaire croissante et la mauvaise qualité nutritionnelle,
    – Les armes nucléaires et les autres armes de destruction massive,
    – Les pandémies de maladies nouvelles et incurables,
    – L’avènement de nouvelles technologies puissantes et incontrôlées,
    – L’incapacité nationale et mondiale à comprendre ces risques et à agir de manière préventive.

    Tous ces risques sont interconnectés et ne peuvent donc pas être résolus un par un.
    Il faut résoudre l’ensemble des risques à la fois, en tant que système, et sans en aggraver aucun.

    http://humansforsurvival.org/sites/default/files/CHF_Roundtable_Report_March_2020.pdf

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