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15.novembre.202015.11.2020 // Les Crises

George Orwell, Aldous Huxley : « 1984 » ou « Le meilleur des mondes » ?

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Source : Arte

Le film raconte l’histoire croisée de George Orwell et d’Aldous Huxley, les auteurs des deux grands romans d’anticipation : « 1984 » et « Le meilleur des mondes ». Ecrits il y a plus de 70 ans, ces deux romans trouvent un écho extraordinaire dans nos sociétés d’aujourd’hui : faits alternatifs, fake news, ultra-surveillance… Orwell et Huxley semblent avoir imaginé toutes les dérives de nos sociétés.

Avant l’ère de la surveillance généralisée, des fake news ou des bébés sur mesure, deux romans d’anticipation du XXe siècle ont alerté sur les dérives des sociétés démocratiques : Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley et 1984 de George Orwell, parus respectivement en 1932 et 1949.

Écrits par deux Anglais, qui se croisent en 1917 au chic collège d’Eton − le premier, professeur dandy, y enseignait le français au second, Eric Blair de son vrai nom, boursier égaré dans l’institution −, ces livres mettent en scène des dystopies également cauchemardesques mais foncièrement divergentes. Quand Le meilleur des mondes annonce une aliénation consentie au travers d’une civilisation hédoniste, consumériste et eugéniste dans une Londres futuriste, 1984 dénonce la surveillance systématisée d’un régime totalitaire, sous l’œil terrifiant − et faussement rassurant − de « Big Brother ».

Si George Orwell a lu avec passion le roman de son aîné, l’ancien combattant du POUM (Parti ouvrier d’unification marxiste) en Catalogne pendant la guerre d’Espagne a été marqué par la violence et la propagande des fascismes en Europe comme du stalinisme en URSS. Issu d’une famille nantie de scientifiques et frère d’un biologiste eugéniste, Huxley, à son tour, jugera le livre d’Orwell « profondément important« , mais ne partagera pas sa vision de l’avenir, qui ne peut, selon lui, se réduire à « une botte dans un visage« . L’un redoute une dictature scientiste qui, en s’appuyant sur les biotechnologies, asservirait des individus programmés, quand l’autre imagine un État bureaucratique et répressif qui confisquerait la liberté de penser et la mémoire.

Monstre hybride

En confrontant les versions du « monde d’après » d’Aldous Huxley et de George Orwell, comme les itinéraires respectifs des deux écrivains, ce documentaire montre combien leurs œuvres visionnaires, qui ont en commun la manipulation du langage et la falsification de l’histoire, rencontrent les enjeux glaçants du monde contemporain, sorte de monstre hybride à la croisée de leurs romans.

Éclairée par les analyses de critiques, d’écrivains (Boualem Sansal) et de philosophes (Cynthia Fleury), comme de l’émouvant témoignage du fils adoptif de George Orwell, Richard Blair, une relecture opportune, au temps de la surconsommation, des caméras à reconnaissance faciale, des réseaux sociaux ou encore des éructations de Donald Trump qui martèle : « Ce que vous voyez et lisez n’est pas la vérité. »

Réalisation : Philippe Calderon – Caroline Benarrosh – France – 2017

Source : Arte

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Commentaire recommandé

RGT // 15.11.2020 à 10h15

Aldous Huxley et de George Orwell se sont simplement contentés de faire une analyse psychologique des psychopathes qui nous dirigent (sans notre accord, avec une illusion de « choix » apporté par les « élections libres et non faussées ») et en ont retiré chacun leur propre conclusions, basées sur leur propre sensibilité.

Si la FORME diffère (servitude volontaire contre dictature policière violente), le FOND de leur analyse est strictement le même : La population se voit systématiquement asservie et se doit d’obéir sans réfléchir ni contester les décisions des « élites » qui sont totalement contraires à son propre intérêt.

De fait, nous avons actuellement droit à l’émergence d’un système hybride entre ces deux dystopies qui permet de combiner les avantages des deux sans en avoir les inconvénients.

D’un côté nous avons la propagande de masse qui nous « vend » un « monde parfait » et « démocratique » auquel nous devons adhérer sans réserve, et de l’autre nous avons un état policier qui aurait fait rêver les pires satrapes que l’humanité ait dû supporter.

N’oubliez surtout pas la nouvelle loi votée par le « parlement démocratique » qui permet de fliquer par caméras et reconnaissance facile interposées les manifestants pour ensuite aller les traquer jusque dans leurs propres chiottes car ce sont des « ennemis de l’harmonie sociétale » que nous « proposent » les « élites ».

Avec bien sûr l’interdiction pour les simples gueux de filmer les exactions des archers du roy, il ne faut pas pousser quand-même, ils ne veulent pas être fliqués par ceux qu’ils fliquent sans limites.

54 réactions et commentaires

  • calal // 15.11.2020 à 08h46

    Donald Trump qui martèle : « Ce que vous voyez et lisez n’est pas la vérité. »

    C’est effectivement l’effet de zoom induit par les medias.Simplement par des contraintes materiels de temps et de place,ils ne peuvent parler de tout et doivent faire un choix parmis toutes les informations possibles et accessibles.

    Ce choix devrait etre objectif et pertinent. Ce devrait etre le marché qui evalue,recompense ou sanctionne la qulite des choix editoriaux faits par les medias en acceptant de payer pour leur contenu.
    La comme ailleurs,l’argent sorti de nulle part procure par les banques centrales permet aux etats et aux banques de maintenir en vie des medias qui sans subventions auraient fait faillite depuis longtemps tellement leur contenu interesse peu de monde…
    Pendant ce temps,il manque de l’argent dans les hopitaux,les tribunaux,les prisons…

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    • Phil // 15.11.2020 à 14h48

      Notre leader suprême Gamelin junior avec son « en mėme temps » utilise la doublepensée de 1984. Trump n’a pas le monopole dans l’usage de la novlangue.

        +8

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  • Anfer // 15.11.2020 à 08h56

    Je préfère Huxley, il y a dans son roman, au delà de l’aspect modification des humains, une fabrication du consentement qui est beaucoup plus efficace que la force.

      +7

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    • Papagateau // 15.11.2020 à 10h58

      Une pensée de Soljenitsyne disait que : « le mensonge et la force sont intimement liés car, sur la durée , ils ne peuvent tenir l’un sans l’autre. La force sans le mensonge incite à la révolte, ce qui rend la violence trop coûteuse. Le mensonge sans la force ne peut se maintenir. »

      Et en France ? Procès divers, mais où celui qui n’est pas dans l’air du temps est supposé coupable, sinon d’avoir mal fait, au moins d’avoir de mauvaises intentions (plus besoin de preuves). Ces mauvaises intentions ayant autant d’effet que « le haineux » soit accusé OU plaignant.

      Tandis que l’autre avait de bonnes intentions , alors qu’importe la conséquence des actes.

      Les limites lègales à la liberté de parole OU de Diffusion sont innombrables. Mais l’institution judiciaire et le tribunal des médias penchent toujours pour les mêmes.

        +12

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    • R=C // 15.11.2020 à 14h32

      Ce n’est pas par la force (physique) que le dictature est maintenu en place dans 1984, mais par (entre autre) la mise en place d’un climat anxiogène sous forme de guerre permanente contre un ennemi dont on ne sais d’ailleurs pas tellement qui il est.

      « Nous sommes en guerre », « Cette épidémie est partie pour durer » …

      Bien sûr tout ça ajouté « au contrôle de la réalité », par la novlangue, la double pensée, le contrôle de l’information passée ou présente, la surveillance de masse via les « télécrans », l’endoctrinement de la jeunesse.

      1984 est un peu « vintage »; mais le parallèle peut se faire sur tellement d’éléments…

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  • TEROUINARD // 15.11.2020 à 09h27

    Depuis le temps que nous en parlons, ils arrivent !
    (« 1984 » et « Le meilleur des Mondes »).
    Et le nombre d’adhérents grandi tous les jours.
    Il est vrai que les médias (officiels) nous aident grandement à y adhérer.

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    • lefredle // 18.11.2020 à 07h17

      Tout à fait! Et, comme dans la Saga des préquels de Star Wars, la « démocratie » s’en ira sous un tonnerre d’applaudissements…il n’y a qu’à regarder du côté des USA pour s’en rendre compte: tous ces gens qui réclament la censure au nom de la « liberté »…

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  • Bats0 // 15.11.2020 à 10h09

    Depuis 42 ans, je recommande ces deux livres (de chevet, pour ma part); deux œuvres d’anticipation, qui pour l’un, « 1984 » faisant suite à « La ferme des animaux » (une autre œuvre de George Orwell) décrit un avenir terrifiant, où le totalitarisme domine la société, sans aucune possibilité de contestation (gilets_jaunes ?). Je crains que cet avertissement de Georges Orwell ne fût vain, puisque nos sociétés se transforment (tranche de salami, par tranche de salami) en un espace politique de plus en plus restreint et manipulé par l’accaparation de la communication (Big Brother); oligarchie oblige.
    L’œuvre d’Aldous Huxley « Le meilleur des mondes », est une autre vision du monde qui se profile devant nous, écrite une vingtaine d’année avant « 1984 », où la société sera totalement (totalitarisme ?) dépendante d’une caste ayant pris le pouvoir de créer un mode de conditionnement (La réserve et les sauvages) qui lui permettra d’assouvir ses propres désirs.
    Hier soir je regardais une vidéo proposée par ‘olivier-berruyer-les-crises’ décrivant le monde de demain engendré, entre autre, par les GAFAM et BATX (équivalent chinois) : https://www.youtube.com/watch?v=rzqw8JaAIYY ; une horreur qui ne révèle pas son nom…
    Mais il est encore temps de réagir, car tout acte, toute pensée engendre des événements qui feront un monde « meilleur » adapté à notre environnement et en équilibre avec notre milieu naturel.
    Prenez soin de vous.

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    • Paul // 15.11.2020 à 14h08

      depuis combien de temps pensez-vous que « le meilleur des monde » est en place ?
      quand a 1984, n’existe-til pas depuis 84 justement ? , amplifié depuis 2001 odissée des deux tours puis le corona
      Nous sommes le poissons dans le filet, il est devenu évident pour la majorité que le piège est là.
      Mais le filet est fermé.
      Réagir ? couper le filet avec nos nageoirs ? Crier au loup ?

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  • RGT // 15.11.2020 à 10h15

    Aldous Huxley et de George Orwell se sont simplement contentés de faire une analyse psychologique des psychopathes qui nous dirigent (sans notre accord, avec une illusion de « choix » apporté par les « élections libres et non faussées ») et en ont retiré chacun leur propre conclusions, basées sur leur propre sensibilité.

    Si la FORME diffère (servitude volontaire contre dictature policière violente), le FOND de leur analyse est strictement le même : La population se voit systématiquement asservie et se doit d’obéir sans réfléchir ni contester les décisions des « élites » qui sont totalement contraires à son propre intérêt.

    De fait, nous avons actuellement droit à l’émergence d’un système hybride entre ces deux dystopies qui permet de combiner les avantages des deux sans en avoir les inconvénients.

    D’un côté nous avons la propagande de masse qui nous « vend » un « monde parfait » et « démocratique » auquel nous devons adhérer sans réserve, et de l’autre nous avons un état policier qui aurait fait rêver les pires satrapes que l’humanité ait dû supporter.

    N’oubliez surtout pas la nouvelle loi votée par le « parlement démocratique » qui permet de fliquer par caméras et reconnaissance facile interposées les manifestants pour ensuite aller les traquer jusque dans leurs propres chiottes car ce sont des « ennemis de l’harmonie sociétale » que nous « proposent » les « élites ».

    Avec bien sûr l’interdiction pour les simples gueux de filmer les exactions des archers du roy, il ne faut pas pousser quand-même, ils ne veulent pas être fliqués par ceux qu’ils fliquent sans limites.

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  • JM Bourget // 15.11.2020 à 10h34

    J ai disparu de l ecran…
    Je recommence. Ancien flic colonial en Birmanie, anti communiste maladif Orwell n a pas fini sa vie en décrivant le Big Brother Américain mais l URSS. Avant de mourir il a confié une liste de personnalités « anti communistes » destinée au service secret du Foreign Office sur laquelle figure Chaplin et Katherine Hepburn, c est tout dire. Apres le travail d Orwell est devenu un instrument de propagande de la Cia, via Hollywood. Je recommande la lecture du formidable  » Qui mene la danse » de l universitaire GB Frances Stones Saunders.

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    • isary // 15.11.2020 à 11h46

      il est hélas introuvable……a moins que vous n’ayez un tuyau?!merci

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      • JM Bourget // 15.11.2020 à 14h02

        En anglais…15 euros. En français je l ai payé 300 euros….ca,mérite le coup. Ce n est pas réédité pour ne pas faire de peine aux amis d Orwell et autres comme Michéa ou la bande du Monde des livres.

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        • Croz // 15.11.2020 à 14h25

          JM Bourget : dommage que vous ayez payé aussi cher, ce livre était en vente en 2003 dans les librairies à un prix décent, et je l’ai consulté gratuitement à la Bibliothèque du Centre Pompidou à Paris (2e niveau).

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      • Alfred // 15.11.2020 à 14h14

        ON le trouve facilement en anglais. ça vaut la peine d’etre lu même laborieusement dans cette langue. Sauf si vous êtes depressif bien sur.

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      • Paul // 15.11.2020 à 14h35

        en effet, 275euro et 800 neuf …

        un resumé par là

        https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/230315/la-guerre-froide-culturelle-les-intellectuels-au-service-de-la-cia

        « … Et la vérité vous rendra libres (Juan 8:32)” dit-on sur les murs de la CIA à Langley, Virginia. Cependant, l’agence a élevé le mensonge au niveau d’un idéal philosophique. Elle a forgé la doctrine du « mensonge nécessaire »

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    • JEAN DUCHENE // 15.11.2020 à 19h33

      Rectifions un peu les choses. En écrivant 1984, Orwell s’en prenait au totalitarisme stalinien, pas au communisme. Dans de nombreux articles et écrits il s’est affirmé socialiste et a défendu les idées socialistes. Il faut lire son livre « La catalogne libre » qui montre comment les staliniens ont massacré tous les opposants de gauche espagnols pour finalement affaiblir le camp républicain et faciliter la victoire de Franco. Les falsificateurs continuent de sévir.

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      • RGT // 19.11.2020 à 10h53

        « Orwell s’en prenait au totalitarisme stalinien »…

        Pas que, il s’en prenait à TOUS les totalitarismes, le stalinien n’étant qu’un exemple parmi tant d’autres.

        Orwell en fait avait des idées très proches de celles des anarchistes espagnols qu’il avait côtoyé pendant la guerre d’Espagne.

        Et si vous relisez La ferme des animaux (ou visionnez le film) https://www.youtube.com/watch?v=0oxi_IRNNwY vous vous rendrez bien compte qu’il nous avertissait contre le risque qu’une « révolution » organisée par des « guides spirituels » souhaitant simplement être « calife à la place du Calife » pourrait être largement pire que « l’ancien régime ».

        La seule voie pour la population de se libérer de ses chaînes consiste simplement à prendre le pouvoir et ne plus jamais le « donner » à des individus dont le seul objectif est d’asseoir leur pouvoir.

        Ce serait certes « le bordel » (l’anarchie) pour les « élites » mais elles perdraient tout leur pouvoir de nuisance.

        Et c’est bel et bien la raison principale pour laquelle les « communistes » et les franquistes s’étaient secrètement alliés pour combattre ce système politique qui risquait de les entraîner dans les oubliettes de l’histoire.

        Et bien sûr, ce combat contre l’anarchie était soutenu par tous les « gouvernements démocratiques » (ou pas) afin d’éviter que les populations, constatant que les espagnols sont parvenus à se libérer de leur chaînes, n’envisagent de faire de même ce qui entraînerait la fin des « élites » autoproclamées.

        Tout système politique qui interdit strictement à la population de pouvoir directement définir son propre destin ou qui s’assoit sans complexe sur les décisions de la population (cf. 2005) doit être combattu.

        Que ce système soit « démocratique » ou pas.

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    • moshedayan // 16.11.2020 à 18h03

      J M Bourget Vous êtes dans le vrai… sur les objectifs de fond cherchés par Orwell… et à l’opposé le « Meilleur des Mondes » est bien plus subtil et plus proche dans la réalité actuelle du néo-libéralsme et la ligne des grands médias occidentaux et ailleurs souvent… Mes amis m’ont dit – la bienpensance fait des ravages et a une force immense depuis près de 25 ans…

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  • Ourobouros // 15.11.2020 à 10h37

    Je les ai découvert cette dernière décennie, et en les lisant, je voyais ni plus ni moins que des modes d’emplois pour obtenir la société mondiale actuelle. Comme si ils avaient été lus attentivement, que le meilleur en avait été extrait pour façonner ce monde merveilleux. Tout doucement, petit à petit, et finalement, nous y sommes, mais en mieux !
    L’autosurveillance par smartphone, l’information sur le concret inexistante, le superficiel dominant l’intellect, voir le caricaturant, le soma télé-alcool-sport-pouce bleu…
    Ce n’était que de la science fiction, mais nous étions prévenus, maintenant que nous le vivons, à plus de sept milliards, sur une planète qui devient un peu folle, c’est dur de voir une lumière au bout du tunnel.

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  • Fabrice // 15.11.2020 à 10h44

    Pour moi Aldous Huxley est le plus visionnaire car il décrit ce qui allait arriver avec un consentement qui ne serait plus forcé par la peur physique mais par la peur psychologique de perdre ou d’être écarté d’un système qui joue avec nos aspirations et nos faiblesses.

    Alors que Orwell décrivait la méthode de son temps qui utilisait la force et la surveillance pour contraindre les individus pour les briser.

    Notre monde même si il correspond plus à celui d’Aldous Huxley a su garder les éléments de Orwell quand des individus ont la mauvaise idée de s’écarter malgré tous les efforts faits pour rester dans l’illusion médiatique et consumériste ou cherche à alerter les autres citoyens (on le voit avec Assange).

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  • Orhan // 15.11.2020 à 10h56

    Je ne sais plus si dans leurs oeuvres (quelques années que je les ai lues), il est précisé le chemin pour en arriver à leurs dystopies (dystopies par pour tout le monde c’est important de le préciser) respectives.

    Car c’est ce que je considère le plus important pour analyser notre société actuelle. Quand on ose dire, ne serait-ce qu’euphémiser en parlant de « dérive autoritaire » du pouvoir, généralement on se fait rapidement renvoyer en nous disant que non, la dictature c’est tel moustachu soviétique, tels allemands qui épurent tout ou partie de sa société, etc… Et si effectivement la France n’a pas encore un régime purement dictatorial/fasciste/totalitaire, je le concède, nous sommes à mon avis sur une route, un boulevard, pas encore une autoroute mais cela ne saurait tarder, vers un tel type de régime.

    Plutôt que le point d’arrivée, il faudrait être lucide sur le voyage qui permet d’y arriver. Et ce voyage je pense qu’on y est en plein dedans. C’est sur ce point qu’il faudrait parvenir à ouvrir les yeux d’une partie de la population qui y est complètement aveugle. Un régime de type fasciste ce n’est pas du jour au lendemain, en se réveillant, qu’il est en place. Il rampe comme un serpent sans faire de bruit. C’est là le danger.

    Frédéric Lordon a fait justement cette semaine un article intitulé « Cap au pire » sur les blogs du Diplo sur ce sujet.

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    • TZYACK // 15.11.2020 à 17h12

      « C’est peut-être une simple coïncidence, mais il existe une corrélation remarquable entre le souci des dirigeants à démolir l’ordre démocratique et le fait qu’ils aient accéléré le massacre de leur propre population par la COVID-19. Le classement actuel des cas et des décès, rapporté par le South China Morning Post (Hong Kong), qui fait autorité en la matière, est, par ordre décroissant, le suivant :
      États-Unis : 7.551.428 cas, 211.844 décès
      Inde : 6.835.655 cas, 105.526 décès
      Brésil : 5.000.694 cas, 148.228 décès
      Ils sont suivis loin derrière par un parangon de démocratie, la Russie : 1 253 603 cas, 21 939 décès. Les autres sont loin à la traîne. »
      Dixit Noam Chomsky

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      • Dominique65 // 16.11.2020 à 12h12

        Russie, 21 939 décès, dis-tu ? C’est moitié moins qu’en France pour une population double. Que cherches-tu à démontrer ? Merci.

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  • Quark // 15.11.2020 à 11h07

    La dystopie d’Huxley a son écho soviétique ANTERIEUR (1922) dans le « Nous autres » de Zamiatine.
    Je ne sais si le documentaire que je n’ai pas encore vu en fait état, en tout cas Zamiatine n’apparaît pas dans ce chapeau. Ca ne me semble pourtant pas une problématique secondaire à une position d’analyse qui pose en miroir Le meilleur des Mondes et 1984 pour interroger leur convergence et divergence en rapport à la situation contemporaine.
    Soyons clair : savoir si Huxley aurait « pompé » Zamiatine ne m’intéresse pas. C’est la convergence voire l’identité de perspective de ces visions de deux régimes aussi historiquement de fait antagonistes, que je trouve particulièrement pointue et intéressante en regard de notre présent.
    A la lumière de cette conjonction de perspective entre Zamiatine et Huxley, il pourrait être intéressant de relire « La ferme des animaux » de Orwell et re-poser la question de savoir de quel régime au juste plutôt que de l’autre ce court roman est une satyre parodique.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Nous_autres
    http://www.bouquineux.com/?telecharger=2868&Zamiatine-Nous_Autres
    https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ferme_des_animaux
    http://www.bouquineux.com/?telecharger=897&Orwell-La_Ferme_des_Animaux

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    • Quark // 15.11.2020 à 12h13

      Avec mes excuses pour ce développement en deux volets, je tiens à clarifier davantage ce qui l’est pas assez dans le dernier paragraphe :
      A la lumière de cette conjonction de perspective entre Zamiatine et Huxley, il pourrait être intéressant de relire « La ferme des animaux » de Orwell et re-poser la question de savoir de quel régime au juste plutôt que de l’autre ce court roman est une satyre parodique, ou si l’on peut aussi y pointer une convergence. L’échelle temporelle du récit est-elle nécessairement réduite au demi-siècle précédent son écriture? La gloutenerie des porcs refondant un pouvoir féodal au fil de manipulations de communication « démocratique », n’est-elle pas globalement une bonne image parodique de sociétés productivistes de sur-consommation, indépendamment de leurs éléments de spécificités de « régimes » -c’est le cas de le dire!-, par définition évolutifs et susceptibles de converger au fil de leurs praxis, soient-ils conjoncturellement ennemis et fondés en idéologies opposées mais non moins évolutives sous -et avec- leurs dogmes?

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  • douarn // 15.11.2020 à 11h40

    Bonjour

    J’ai toujours trouvé que les dystopies de Huxley et d’Orwell illustraient respectivement chacune des 2 limites à la liberté que met en place le capitalisme en crise actuel.

    Une de ces limites à la liberté, d’une part, c’est la dictature (pour faire court). C’est l’approche d’Orwell, même si la situation actuelle semble plus sous le contrôle de multiple little big brother (actuellement : webcam, réseaux sociaux, cartes bleues, voisins, …) que par un système vertical massif et centralisateur.

    D’autre part, la liberté est limitée par la liberté elle même, la très grande liberté de certains réduisant à peau de chagrin la liberté de tous les autres. Huxley illustre les mécanismes de la disparition des imaginaires des classes inférieures de la notion même de liberté. Par le conditionnement (actuellement : éducation endogamique, publicité, opération marketing (black friday, solde, …), en faisant aimer sa condition d’esclave (actuellement : endettement consumériste, chantage au bonheur d’avoir un emploi, …).

    Bernard (alpha +) : « N’avez vous pas le désire d’être libre, Lenina? »
    Lenina (beta +) : « Je ne sais pas ce que vous voulez dire… Je suis libre! libre de me payer du bon temps »
    Tout est dit, Bernard a conscience de libertés que Lenina ne soupçonne même pas, sa liberté se limitant à consommer

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    • TZYACK // 15.11.2020 à 17h45

      La satisfaction de nos besoins élémentaires est la première des libertés qui nous conduit automatiquement, de proche en proche, à celles des besoins des niveaux supérieurs identifiés par la pyramide de Maslow.

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  • JM Bourget // 15.11.2020 à 14h08

    Amusant de voir des lecteurs lire ces œuvre comme des critiques du capitalisme alors qu il s agit de pamphlets anti staliniens…
    Un jour Zemmour sera apprécié comme un pur défenseur de l migration et du monde de l islam. Allez savoir.

      +3

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    • Fabrice // 15.11.2020 à 16h22

      Pour Orwell c’est connu mais Aldous Huxley non pas vraiment c’est bien une critique de la société occidentale qui mène à sa dystopie je vous invite à revoir cet interview :

      https://www.les-crises.fr/1960-trente-minutes-en-francais-avec-aldous-huxley/

      ce qui est étonnant dans le libéralisme actuel, c’est qu’il arrive aux mêmes dérives autoritaires une fois qu’il n’a plus la concurrence de son opposant soviétique.

        +2

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  • X // 15.11.2020 à 15h19

    Dans la mythologie chrétienne, on dit que ce qui différencie les anges des hommes, c’est que les hommes ont été créés libres alors que les anges ne le sont pas ( bon, ils le sont quand même un peu puisque Lucifer a été capable de se révolter contre Dieu , car il ne comprenait pas que Dieu aime ces êtres imparfaits, les hommes capables de se détourner de Dieu – mais c’était peut-être prévu dès le départ par Dieu)
    Les hommes-Dieu dont parle Hariri sont en fait des anges, au sens chrétien du terme – des anges qui ne croient plus en Dieu

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  • X // 15.11.2020 à 16h12

    Orwell se trompe quand il écrit à Huxley que le nazisme invalide sa vision du totalitarisme (comme monde organisé par le principe hédoniste).
    Certes les Allemands, culturellement, n’étaient pas très portés sur la liberté sexuelle, mais les nazis, justement, entendaient les libérer de cet atavisme. En témoignent par exemple les fameux Lebensborn conçus comme une façon de favoriser les naissances hors mariage. Certes la justification de ces institutions n’était pas l’incitation à la recherche du plaisir mais c’était malgré tout un sacré coup de buttoir à l’encontre du mariage d’amour (dérivé de l’institution chretienne du mariage).
    On peut aussi noter que l’institution nazie du « Kraft durch Freude » (travail dans la joie – littéralement la force par la joie ) n’avait pas grand chose à envier à nos modernes « happiness manager ».

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    • X // 15.11.2020 à 18h37

      On peut aussi ajouter que les nazis ont fait un grand usage des bordels pour « récompenser » (et apaiser)leurs troupes. Ils ont même (comble de la perversité selon moi) utilisé cette ficelle pour récompenser les prisonniers colabos dans les camps de concentration.

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    • X // 15.11.2020 à 18h57

      Orwell met en scène une ligue de vertu anti-sex comme symbole de la société totalitaire. Peut-être est-ce un écho des théories de l’école de Francfort sur la personnalité autoritaire, caractérisée par la répression sexuelle et qui serait le socle psychologique sur lequel s’appuierait les dictatures totalitaires .
      Le fait est que c’est probablement une erreur . C’est peut-être une bonne grille de lecture pour le fascisme historique et le stalinisme mais pas pour les sociétés totalitaires en général.

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  • X // 15.11.2020 à 16h26

    Dans son livre « La fin de l’amour » Eva Illouz montre à quel point des applications comme Tinder transforment profondément la psyché de ceux qui l’utilisent. La sexualité y est traitée comme un bien marchand où l’on consomme des corps humains (ou plutôt des images de corps humains car ce que l’on choisit, c’est une image et le phantasme qu’y rattache, exactement comme ce qui se passe lorsque l’on achète un produit après avoir été séduit par une publicité).

    Je suis terrifié par un monde où le seul moyen de rencontrer des partenaires sexuels serait l’utilisation d’applications comme Tinder ( dont l’accès serait de surcroît strictement réglementé par le pouvoir, comme en Chine actuellement par le biais du crédit social).
    L’amour au temps du coronavirus est-il un laboratoire de ce monde là?

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  • JL // 15.11.2020 à 17h52

    Nous avons le choix.
    Le Meilleur des mondes, la Chine.
    1984, l’Occident.
    Ou peut-être un mix des deux

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  • yann // 15.11.2020 à 17h54

    Monsieur l’agent, j’ai fait une rature sur mon attestation de sortie. Dois-je en remplir une autre, ou ça va pour cette fois ?

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    • raoul // 15.11.2020 à 20h42

      Perso, j’ai changé le titre de mon attestation… Je préfère AUSWEIS…

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  • poupou pidou // 16.11.2020 à 00h56

    Ce n’est pas un camp contre l’autre, c’est une époque. Nous sommes à un moment clé de l’évolution humaine, aussi radical que la sédentarisation du meso/néolithique (-12000 ans).

    Gauche et droite sont « deux détaillants qui se fournissent chez le même grossiste » (Coluche, années 70, vraiment rien de neuf). Actuellement, ils se fournissent en totalitarisme. Ils adaptent l’emballage à leur public, mais sont pareils : le pouvoir à tout prix, « à tout prix » devenant de plus en plus l’essentiel.

    Les media atlantistes – et le documentaire – nous parlent de Trump le totalitaire alors que les Démocrates sont pareils, avec en plus la majorité de l’amplificateur médiatique à leur service.

    Ce n’est pas un camp contre l’autre, c’est l’évolution inévitable de la société humaine de base, poussée à l’extrême par les moyens modernes : ingénierie sociale, moyens technologiques de contrôle et de contrainte, à l’échelle encore jamais rencontrée de milliards d’individus.

    Nous vivons une évolution majeure de l’humanité dans son ensemble, de la même ampleur que le néolithique. Ca se fait dans des crises et convulsions dans lesquelles on est déjà, et pendant quelques décennies, probablement cela va empirer au moins en Occident. Nos descendants en tireront meilleur, ou pire ou rien, et nos gesticulations sont des symptômes de cette mutation de l’humanité. Nous ne maîtrisons rien, plus Gödeliens que jamais.

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    • Cévéyanh // 16.11.2020 à 19h39

      Nos sociétés industrielles ont oublié la spiritualité (différent de croire en dieu) qui permet de ne pas être que ou trop matérialiste, dans le paraître.
      Roland Gori dit que nos sociétés « fabrique des imposteurs », c’est-à-dire des gens qui arrivent à se mouler pour plaire à n’importe qui. Ils existent dans tous les stractes de nos sociétés (entreprises, associations, politiques, familles…). C’est pour cela que certains de nos politiques n’ont aucune conviction et peuvent changer de bord, d’opinions, mentir sans problème pour plaire à leur électorat. Et ce sont eux qui arrivent souvent en haut de la hiérarchie.
      https://www.youtube.com/watch?v=2FEtiA18lZU

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  • Paul // 16.11.2020 à 01h55

    eh oui , certains se demandent encore si nous n’avons pas basculé en dictature.
    Qu’ils se posent la question : Que nous reste-t-il de tout celà ?

    Article 1er
    Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. (surement)
    Article 2
    Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. (ah ?)
    Article 3
    Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. (on parlait de la France ?)
    Article 4
    La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. (seul, je ne peux pas aller me promener en forêt ou en montagne à plus d’un km ..)
    Article 5
    La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. (vendre un livre en magasin est nuisible, le faire remettre par le livreur ne l’est pas…)

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    • Flint // 17.11.2020 à 09h48

      Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Commission Européenne, composée de 27 alpha++ dont on ne connait que 2 ou 3 noms et qui ne sont pas mandatés par le vil peuple. Que font-ils ? Que veulent t-ils ? Qui sont-ils ? Mystère…

      Post scriptum qui n’a rien à voir : Il faut aussi lire De la démocratie en Amérique, et notamment la page admirable sur le pouvoir tutélaire et bienveillant.

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  • Paul // 16.11.2020 à 01h56

    Article 6
    La loi est l’expression de la volonté générale. ( c’était il y a longtemps….. )
    Elle doit être la même pour tous ( cours de justice de la rep)
    Article 11
    La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. (censure, sang sure, compl ..)

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  • Paul // 16.11.2020 à 01h57

    Article 12
    La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. ( on en sourie)
    Article 15
    La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. (avec du mal, quand c’est possible)
    déterminée, n’a point de Constitution. (tout est dit)
    Article 16
    Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs

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  • Patrick // 16.11.2020 à 09h57

    Il y a encore peu , il était de bon ton de dire que 1984 était le livre de la fachosphère et des complotistes !!
    et maintenant il devient tendance . La fachosphère serait-elle juste un peu en avance sur le peuple ? ou est-elle juste un fantasme de politicien de de journalistes ?
    80% du complotisme est-il juste le fait d’être un peu en avance ?

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  • annette // 16.11.2020 à 19h29

    plus récemment de la même veine : de Boualem Sansal « 2084 – la fin du monde »

    https://www.babelio.com/livres/Sansal-2084-La-fin-du-monde/723809

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  • 4Kblademaster // 17.11.2020 à 00h01

    « La grande erreur d’analyse qui a été faite au moment de l’effondrement du bloc soviétique a consisté à voir la victoire d’un système sur l’autre alors qu’il s’agissait de la fusion des deux ».
    Alain Supiot

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  • Stan76 // 17.11.2020 à 17h04

    Curieusement, on connait beaucoup les dystopies de Husley et Orwell, alors qu’un bouquin d’anticipation a décrit avec tout aussi d’acuité le monde où nous sommes : « Un bonheur insoutenable » de Ira Levin.
    Je me suis toujours demandé pourquoi il était si peu connu alors qu’il a une force au regard du monde dans lequel nous sommes qui est impressionnante. Peut être parce que la fin du bouquin est dérangeante pour l’oligarchie au Pouvoir : le héros réussit à renverser le système… ^^

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    • X // 18.11.2020 à 11h18

      Ni Orwell ni Huxley n’envisagent la sortie du système. Ils le critiquent au nom de valeurs traditionnelles (l’amour pour Orwell, la liberté de conscience pour Huxley) mais la fin de leurs livres indique que ces choses là appartiennent « au monde d’avant » et sont en quelque sorte irrémédiablement dépassées.
      Aucun des deux auteurs n’identifie non plus les causes exactes de cette situation. Et donc à fortiori, ils ne peuvent pas proposer de modèle alternatif

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      • X // 18.11.2020 à 11h31

        Par exemple la question du rapport à la sexualité (désolé de remettre ce thème sur le tapis mais il est central dans chacun des deux livres).
        Orwell prône plutôt la liberté sexuelle comme moyen de s’émanciper du « système ». Huxley, lui, dénonce la fausse liberté sexuelle qui sexualise les rapports humains tout en maintenant fermement les rapports hiérarchisés non seulement entre classes mais aussi entre hommes et femmes (les hommes alpha ont des rapports sexuels avec des femmes bêta) ce qui a pour effet de rendre l’amour tabou ( et de l’empêcher tout simplement d’éclore). Le constat est un peu différent de celui d’Orwell, Mais à la fin, le résultat est le même. Pas d’amour. Le système perdure.

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