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9.avril.20209.4.2020 // Les Crises

Une catastrophe annoncée : les États-Unis trahissent les soignants

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Source : Medscape, Eric Topol

Vous trouverez les dernières informations sur le COVID-19 ainsi qu’un guide sur le site Coronavirus Resource Center de Medscape’s

Les débuts de l’année 2020 ont été marqués par la désespérance des personnels de santé américains dans leur ensemble, et particulièrement les médecins, infirmier.es qui sont dans un état d’épuisement profond, de burnout, rencontrant les taux de dépression et suicides les plus graves qu’on n’ait jamais connus. Cette épidémie de burnout n’est d’ailleurs pas réservée aux Etats Unis, elle est mondiale et reconnue comme telle. Or les choses devaient devenir bien pire pour le personnel de santé.

En décembre 2019 a éclaté à Wuhan, en Chine une épidémie de pneumonie entraînant de nombreux morts. Le 5 janvier 2020, l’agent pathogène a été séquencé et identifié comme appartenant à l’espèce coronavirus, par la suite il sera nommé SRAS-CoV-2. Aux Etats-Unis, le premier patient atteint de COVID-19, maladie causée par le SRAS-CoV-2, a été diagnostiqué à Seattle le 21 janvier, soit mons de 24 heures après le premier patient diagnostiqué en Corée du Sud, pays clé quand on veut établir une comparaison.

Première phase : Diffusion « silencieuse » aux États-Unis

A la différence de la Corée du Sud, qui a rapidement mis en place une campagne de tests pour déceler le COVID-19 en utilisant la technique utilisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les États-Unis ont rejeté ce test, choisissant de développer leur propre test par l’intermédiaire des Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Mais le test des CDC s’est finalement avéré défaillant et ce n’est là qu’une des nombreuses maladresses du gouvernement. En l’absence de test adéquat, il s’est écoulé près de 50 jours entre les premiers patients de chacun de ces deux pays avant que les États-Unis ne commencent à généraliser cette pratique de campagne de tests.

Pourquoi cela s’est-il révélé si important ?

Aux Etats Unis, au cours de cette très longue période, un nombre incalculable de patients présentant une pneumonie et des symptômes d’affections respiratoires se sont rendus aux urgences ou chez le médecin. Dans l’impossibilité d’être diagnostiqués comme atteints de COVID-19 ou même que cela puisse être suspecté, ces patients ont involontairement transmis leur infection aux soignants. De plus, pendant cette première phase de propagation, et – bien que cela ne soit pas encore reconnu, on aurait probablement pu compter un taux élevé de porteurs asymptomatiques du virus (environ 30 %), ce qui a encore accentué les risques d’infection des médecins et des professionnels de santé.

À titre de comparaison, au cours du mois de février, la Corée du Sud a effectué plus de 75 000 tests (contre seulement 352 aux États-Unis) et elle adopté toutes les bonnes pratiques recommandées par l’OMS, tels que le dépistage massif, la recherche de tous les contacts des personnes contaminées afin de les tester, la mise en quarantaine de tous les cas avérés et les mesures de distanciation sociale.

Les États-Unis n’ont asolument rien fait de tout cela. Tout à l’opposé, les officiels n’ont cessé de faire les mauvais choix, ce qui a gravement mis en péril la santé publique, tout comme les soignants chargés de prendre soin du public.

La Corée du Sud quant à elle a devancé l’épidémie et est devenue le modèle à suivre pour le monde concernant sa gestion de l’épidémie. Mais la Corée du Sud n’est pas la seule à avoir eu la bonne réaction. Comme l’a résumé Atul Gawande, Singapour et Hong Kong ont également adopté toutes les recommandations de l’OMS, y compris en assurant la protection des soignants. Dans les deux cas cités ici, les professionnels de santé devaient porter des masques chirurgicaux pour toute interaction avec les patients. Cette pratique s’avère précisément être le facteur annonciateur de la seconde cause d’échec aux États-Unis.

Deuxième phase : La guerre à mains nues

Alors même que le premier cluster soit apparu à Seattle, c’est le nombre incontrôlé de patients diagnostiqués à New York début mars qui a permis de se rendre compte de la faiblesse du pays en ce qui concerne les équipements de protection individuelle (EPI), les lits en unités de soins intensifs et les respirateurs artificiels.

Le manque criant et inexplicable de masques est bien décrit par Farhad Manjoo dans « How the World’s Richest Country Ran Out of a 75-Cent Face Mask  » (comment le pays le plus riche du monde s’est retrouvé sans masques à 75¢). Megan Ranney, MD, MPH, et ses collègues décrivent de la même façon les profonds déficits en matière d’EPI et de respirateurs dans une tribune publiée par le New England Journal of Medicine.

Voici l’ensemble d’éléments qui conjugués, ont créé une situation par laquelle les personnels de santé n’ont pas de masques – ou les réutilisent pendant des jours – et manquent d’autres équipements de protection. Et il s’agit ici de masques ordinaires à 75 cents, et non des masques de type FFP2 qui sont plus efficaces pour faire écran aux gouttelettes de type aérosol.

Mais ce partage obligatoire de matériel ne concerne pas seulement les médecins et les infirmièr.es ; il concerne également les patients qui, dans certaines unités de soins intensifs, doivent partager un respirateur. Pour donner un ordre de grandeur, il nous faudrait plusieurs centaines de milliers voire un million de respirateurs, mais nous en avons moins de 160 000 dans tout le pays.

Que les États-Unis n’aient absolument pas été prêts à faire face à une pandémie et qu’ils souffrent d’une pénurie inimaginable de matériel indispensable est déjà assez grave. Mais la situation empire encore. De façon générale, les médecins et les infirmièr.es sont réduits au silence et censurés par les cadres administratifs pour avoir exprimé leurs inquiétudes, et sont pénalisé.es, voire licencié.es, lorsqu’ils/elles prennent la parole.

Pendant ce temps, durant cette deuxième phase, le manque inadmissible de tests COVID-19 s’est poursuivi. Et il faut ajouter que le dépistage systématique des soignants n’a toujours pas commencé, alors même qu’il est désespérément nécessaire.

Troisième phase : De nombreux professionnels de santé sont contaminés et décèdent

Si on en revient à Wuhan, Li Wenliang, ophtalmologue de 33 ans, a été l’un des médecins, sinon le premier, à alerter tout le monde en Chine quant à l’épidémie. Il est décédé le 7 février 2020. Mais il n’a certainement pas été le plus jeune médecin à mourir en Chine. Xia Sisi, un gastro-entérologue de 29 ans, est également décédé après une hospitalisation de 35 jours.

Pourtant, le 11 mars dernier, depuis le Bureau ovale, le président Trump déclarait : « Les jeunes et les personnes en bonne santé peuvent s’attendre à se rétablir complètement et rapidement ».

Fin mars, plus de 54 médecins étaient déjà décédés en Italie, et dans la région de Lombardie, au nord de l’Italie, l’une des régions les plus touchées au monde, 20 % des soignants étaient touchés par un COVID-19 avéré. Aujourd’hui, aux États-Unis, alors qu’un grand nombre de professionnels de santé sont diagnostiqués positifs à Boston, à New York et dans d’autres zones rouges, de jeunes médecins rédigent leur testament et organisent leurs funérailles provisoires.

Le COVID-19 n’était pas supposé tuer les jeunes gens, mais de jeunes infirmièr.es, des médecins meurent aux États-Unis. Il existe de nombreuses théories pour essayer d’expliquer ce phénomène, la plus judicieuse étant peut-être celle de la charge virale – la quantité d’inoculum de virus du COVID-19.

Dans la mesure où les soignant.es sont au contact des patients les plus atteints – souvent sans avoir accès à l’équipement de protection approprié – une charge virale élevée peut empêcher de développer une réponse immunitaire suffisante pour lutter contrer l’infection, y compris même pour les jeunes clinicien.nes.

Le fait que médecins et cliniciens succombent au virus est bien plus qu’une tragédie, car nombre de ces personnes engagées meurent en pure perte, tout simplement à cause de fiascos dûs à l’absence de tests et d’équipelments de protection individuelle.

Mais le bilan concernant la perte temporaire de cliniciens à cause de la contamination et de la maladie est bien plus lourd encore. C’est là l’autre courbe de croissance exponentielle peu prise en compte : comme chaque médecin, infirmier.e, kinésithérapeute repiratoire, chaque soignant.e s’occupe de dizaines ou de centaines de patients à tout moment, la perte d’une seule de ces personnes a un effet d’entraînement dramatique quant à la pénurie de professionnel.les formé.es pour soigner les patients atteints, sans parler des patients ordinaires, ceux qui ne sont pas atteints par le COVID-19. Aucun de ces diplômes de médecine délivrés de manière accélérée (comme il a été annoncé ) ne pourra venir compenser ces pertes, lourdes non seulement par leur nombre, mais aussi par leur niveau d’expérience.

La gestion de la pandémie de COVID-19 aux États-Unis sera reconnue comme la pire catastrophe de santé publique de l’histoire du pays. Les pertes en vies humaines feront apparaître le 11 septembre et tant d’autres catastrophes comme bien moindres sur l’échelle du désastre. Et ce dont nous nous souviendrons peut-être le plus, dans la communauté médicale, c’est de la façon dont notre pays nous a trahis au moment où nos efforts étaient le plus nécessaires.

Eric J. Topol, MD, rédacteur en chef de Medscape, est l’un des dix chercheurs les plus cités en médecine. Il écrit fréquemment sdes articles sur la technologie dans les soins de santé, notamment dans son dernier livre, Deep Medicine : How Artificial Intelligence Can Make Healthcare Human Again [ non traduit : Deep Medicine : Comment l’intelligence artificielle peut rendre les soins de santé à nouveau humains; NdT]

Source : Medscape, Eric Topol

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Patrick // 09.04.2020 à 12h30

Patrick,

Il faut être sérieux svp et arrêter d’accuser le mille-feuilles administratifs de tous les maux de la terre. On dirait que c’est obsessionnel chez vous, vous devriez faire un peu d’introspection pour comprendre pourquoi vous pensez ce que vous pensez. Réfléchir en objectivant sa propre expérience personnelle et sans se raconter d’histoire.

Le passage du virus à l’homme est causée par la déforestation. Le passage du stade de l’épidémie au stade de pandémie est causé par la globalisation. A votre avis quel est le point commun entre l’extractivisme illimité et le grand déménagement du monde ? Cela s’appelle le néo-libéralisme.

Par ailleurs vous devriez être plus mesuré dans votre association Etat = bureaucratie excessive. Qu’est-ce qui à l’hôpital (par exemple) transforme les médecins en petits-agents comptables : la T2A. C’est à dire typiquement une mesure néo-libérale.

Paradoxalement (contre la doxa sans cesse rabâchée), c’est le néolibéralisme qui nous submerge de paperasses. Autre exemple : le Code du travail n’est devenu un épais volume au fur et à mesure que le législateur mû par la doctrine néo-libérale et le principe d’utilité y a ajouté une multitude d’exceptions aux règles communes.

La dérive bureaucratique que vous dénoncez est en fait la dérive néo-libérale (retraites par points / capitalisation … pour citer un exemple récent). L’Etat se met au service des intérêts privés et obéit à une règle néo-libérale simple : privatisation des bénéfices, socialisation des coûts.

74 réactions et commentaires

  • Chef Joseph // 09.04.2020 à 10h46

    Quoi de vraiment étonnant dans ce constat ? Les US, une nation de grand enfants immatures et pulsionnels, certains de leur toute puissance…

    Leur soif de dolorisme et d’héroïsation va trouver pleinement à s’exprimer.

    Je vous épargne les conséquences funestes du néo-libéralisme, hein ?

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    • patrick // 09.04.2020 à 11h46

      tout à fait , tout ça c’est la fôte du néo-libéralisme capitalistique sauvage et patriarcal.
      ou alors , là comme ailleurs ça a largement m.rdé au niveau de toutes les strates administratives.

        +4

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      • Micmac // 09.04.2020 à 12h36

        Strates administratives largement converties à la religion du Saint Marché qu’elles appliquent avec zèle, ce que vous omettez toujours de préciser dans vos commentaires réguliers.

        De toutes façons, le libéralisme ne jaillit pas spontanément du néant, il n’est pas l’état « naturel » d’une société, loin de là. il ne peut donc qu’être imposé par un État.

        Écrire que si le libéralisme s’est planté dans les grandes largeurs parce que c’est l’État qui l’impose depuis trente ans (contre l’avis d’une majorité de plus en plus grande) , c’est quand même pour le moins étrange… Par qui voulez vous que le libéralisme soit imposé aux sociétés? La main invisible? Les Martiens?

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      • V_Parlier // 09.04.2020 à 14h21

        Les deux mon capitaine! Et j’admets par ailleurs que cette écriture inclusive insupportable provoque un effet de répulsion face à l’article dont le contenu est cependant intéressant.

          +21

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        • tepavac // 09.04.2020 à 15h01

          Le terrorisme néolibérale de soros n’en fini pas de déstructurer le paysage mondiale.
          D’autant, dans ce cas précis, on a coutume de s’adresser soit à un groupe, masculin, soit à une communauté, féminin.

          D’ailleurs où est-il ce faiseur de subversion, toujours près à inonder de dollars les révolutions de couleurs et de fleurs, mais rien contre les épidémies. Pas même pour N.Y, 9 millions d’âme et plus de décès quotidien que la France .

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        • Basile // 09.04.2020 à 15h49

          Je partage totalement. Déçus de nous voir imposé dans ce sanctuaire qu’est les Crises où l’on se sentait à l’abri, cette écriture ridicule, d’autant plus que le texte d’origine ne l’est pas. Ce n’est plus de l’information, mais du militantisme.

          probablement un traducteur enseignant, car j’ai reçu ce mail de la mutuelle enseignante bien connue, c’est à mourir de rire :

          Cher.e.s adhérent.e.s, Cher.e.s ami.e.s,

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          • Nico // 11.04.2020 à 06h28

            Va falloir réécrire aussi Zola ou Balzac en inclusif aussi ?? Ou Proust… Aie ça doit piquer les yeux.

            Imaginer un poème de Raimbaud en inclusif… Lol

            C’est là qu’on voit le ridicule du truc

              +1

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        • Frexit // 11.04.2020 à 13h51

          L’écriture inclusive est d’une débilité profonde. Quand j’étais enfant, on m’a appris que le masculin l’emportait sur le féminin. Et alors? C’était une règle grammaticale, sans plus. Le féminisme, quand il est outrancier, va à l’encontre de ses objectifs…
          Mais ce n’est pas le sujet.
          Les USA sont le pays de la liberté. J’y suis allé plusieurs fois, dans le cadre de mon travail. Et c’est vrai que l’immensité de l’espace fait une impression étrange à nous, européens. Nous sommes habitués aux règles, aux règlements. Quand vous êtes au milieu du Texas, les règles semblent un peu incongrues. C’est toujours quelque part, le règne du plus fort, la loi de la jungle.
          Il n’est donc pas étonnant que les USA aient mis tant de temps à réagir. Un gouvernement démocrate n’aurait pas fait mieux.
          Quant au système de santé, il vaut mieux ne pas appartenir à la classe moyenne si on veut se soigner. Soit vous êtes riche et vous avez les moyens d’aller voir un médecin ou d’aller à l’hôpital (à New York, 250$ en moyenne la visite), soit vous êtes (très) pauvre et vous êtes pris en charge.
          La santé n’est pas une priorité aux Etats-Unis. L' »Obamacare » n’avait rien à voir avec notre Sécurité Sociale.
          Et pourtant, les Etats-Unis sont le pays qui dépensent le plus en dépenses de santé exprimées en points de PIB (France : 11,2 pts de PIB, USA : 16pts de PIB). Pour quel résultat?
          Et c’est ce système-là qu’on veut nous imposer…

            +0

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    • Patrick // 09.04.2020 à 12h30

      Patrick,

      Il faut être sérieux svp et arrêter d’accuser le mille-feuilles administratifs de tous les maux de la terre. On dirait que c’est obsessionnel chez vous, vous devriez faire un peu d’introspection pour comprendre pourquoi vous pensez ce que vous pensez. Réfléchir en objectivant sa propre expérience personnelle et sans se raconter d’histoire.

      Le passage du virus à l’homme est causée par la déforestation. Le passage du stade de l’épidémie au stade de pandémie est causé par la globalisation. A votre avis quel est le point commun entre l’extractivisme illimité et le grand déménagement du monde ? Cela s’appelle le néo-libéralisme.

      Par ailleurs vous devriez être plus mesuré dans votre association Etat = bureaucratie excessive. Qu’est-ce qui à l’hôpital (par exemple) transforme les médecins en petits-agents comptables : la T2A. C’est à dire typiquement une mesure néo-libérale.

      Paradoxalement (contre la doxa sans cesse rabâchée), c’est le néolibéralisme qui nous submerge de paperasses. Autre exemple : le Code du travail n’est devenu un épais volume au fur et à mesure que le législateur mû par la doctrine néo-libérale et le principe d’utilité y a ajouté une multitude d’exceptions aux règles communes.

      La dérive bureaucratique que vous dénoncez est en fait la dérive néo-libérale (retraites par points / capitalisation … pour citer un exemple récent). L’Etat se met au service des intérêts privés et obéit à une règle néo-libérale simple : privatisation des bénéfices, socialisation des coûts.

        +59

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      • patrick // 09.04.2020 à 14h23

        je lis les différents articles publiés sur cette crise et je ne fais que constater :
        – les décisions prises par les états ont généralement été mauvaises et à contretemps.
        – les différentes administration ( ministère et ARS en France ) ont largement leur part de responsabilité dans les retards à l’allumage et bloquent systématiquement toute initiative qui pourrait améliorer les choses ( on s’en moque qu’il y ait quelques milliers de morts , du moment que les normes, règlements et procédures sont respectés .. ainsi que les petites guéguerres entre chefs et administrations)

        Donc l’introspection est vite faite … juste un constat de la réalité

          +5

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        • Blabla // 09.04.2020 à 17h54

          Je me tiens au courant et je constate également que le privé n’a rien anticipé et attend encore les décisions gouvernementales.
          Les masques sont toujours trop peu nombreux dans les pays ilbéraux, et fournis essentiellement par les usines d’un état communiste!
          La main invisible est dotée d’un poil énorme quand on a besoin d’elle!

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          • tepavac // 09.04.2020 à 19h39

            « La main invisible »

            Un peu d’information plus consistantes, et comme nous parlons de l’empire, autant s’informer à la source et d’y prendre la température.

            1- la polémique enfle aussi outre atlantique sur l’hydroxychloroquine.
            https://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=1&rurl=translate.google.com&sl=bs&sp=nmt4&u=https://thehill.com/opinion/healthcare/491932-hydroxy-hysteria-when-saving-lives-collides-with-politics-and-bureaucracy&usg=ALkJrhjEI8STo_GAidrnJFT7ROgwQDFnJw

            2- mais blogueurs semblent plus éveillés, la question; Pourquoi alors qu’une étude faite en 2005 sur l’Hydrxy qui démontrait sa pertinence, aucun laboratoire n’a effectué de protocole pour son éventuelle mise sur le marcher ? effectivement on se demande!
            https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1232869/

            3-Alex Lawson, directeur exécutif de Social Security Works, a déclaré vendredi sur Hill que les sociétés pharmaceutiques profitaient de la pandémie de coronavirus pour sécuriser leurs profits.

            4-Les services de renseignement américains ont averti en novembre que la propagation du coronavirus en Chine pourrait être un «événement cataclysmique»: rapport

            https://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=1&rurl=translate.google.com&sl=bs&sp=nmt4&u=https://thehill.com/policy/national-security/intelligence/491712-us-intelligence-warned-in-november-that-virus-spreading&usg=ALkJrhg8_fRrEbwv47Z1vLIJy_1hD4jtoA

            En France c’est Dassault qui à financé et fourni toute une logistique pour les hôpitaux en ile de France. Où sont les labo ???

              +2

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            • madake // 10.04.2020 à 01h53

              Je crains que les responsables aux affaires en France n’abordent cette épidémie avec une défiance fondamentale envers leur propre administration.
              Déjà ils n’ont pas confiance en des fonctionnaires que souvent ils méprisent, et ils ne croient pas plus au service public, tout focalisés qu’ils sont sur la privatisation.
              Il faut dire que lorsque l’on place aux commandes des services de santé, des gestionnaires, choisis et récompensés, pour « pour dégraisser le mammouth » et casser du service public, on engendre tout un état d’esprit…
              Cet état d’esprit n’est pas mobilisé pour optimiser l’efficacité du service de santé, mais pour optimiser la rentabilité service par service, par une Tarificatioin A l’Activité, la TAA.
              Cette obsession privilégie un mode de fonctionnement tourné vers la réduction des coûts et l’augmentation de la rentabilité
              Ce formatage de la pensée est non seulement inutile pour affronter une épidémie, mais il est nuisible, car il dévoie la finalité du service et son fonctionnement.
              Comment des gestionnaires, affairés depuis des années à « chasser partout les coûts inutiles », apaiser la grogne sociale ( 1 an de grèves), filtrer et rendre politiquement correctes la communication hiérarchique et les remontées d’informations, seraient préparés à foutre en l’air tout ce qu’on leur demande de faire depuis des années, et de tout réorganiser pour mieux soigner et sauver des vies? Bien sûr qu’ils vont être mauvais dans ces nouvelles tâches…

                +11

              Alerter
        • Bats0 // 09.04.2020 à 18h34

          Ah parce que vous croyez, que Trump, tout seul comme un grand, prend les bonnes décisions pour son peuple ? Je suis désolé de vous décevoir mais le libéralisme est en train de creuser la tombe de l’humanité juste pour défendre l’intérêt d’une classe minoritaire et aveuglée.

            +6

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        • totote // 10.04.2020 à 09h11

          Les ARS sont l’enfant difforme résultant de l’accouplement entre logique néolibérale et volonté de contrôle de l’état.

            +4

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        • Dominique Gagnot // 10.04.2020 à 22h40

          patrick,

          Vous confondez (comme d’habitude) l’Etat entité, et ceux qui le gouvernent.
          C’est à dire actuellement d’imbéciles néolibéraux mis en place à coups de milliards de dollars néolibéraux.

            +2

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      • Patrick // 09.04.2020 à 14h51

        Personne n’aura l’outrecuidance d’affirmer (à part les intéressés eux-mêmes parce qu’il s’agit de sauver leur peau) que la pandémie a bien été gérée en France.

        Et elle ne pouvait pas bien être gérée :
        • indépendamment du poids de l’Etat dans l’organisation du pays (sinon merci de prouver le contraire … bon courage)
        • et même indépendamment du personnel politique aux manettes (cela a pu constituer un facteur aggravant, des procès ou commission auront peut-être lieu pour le déterminer)

        Non, la crise ne pouvait pas être bien gérée en France parce que : il n’y avait plus de stocks (masques, tests, …) et les hôpitaux étaient déjà en surchauffe (manque de personnel et manque de place …)

        Posez-vous les questions rationnellement ? Pourquoi ces carences ? Parce que trop d’Etat, trop de Service public, vraiment ? C’est totalement illogique votre « raisonnement ».

        —-

        « tout à fait , tout ça c’est la fôte du néo-libéralisme capitalistique sauvage et patriarcal.’
        Voilà ce que vous écrivez plus haut et dans d’autres fils de discussion c’est du même acabit : dédouaner l’idéologie néolibérale.

        Généralement les personnes qui tiennent ce discours sont à la tête des banques et des multinationales, ce sont les profiteurs de monde néolibéral, les happy fews de la globalisation … Même au FMI ils n’osent plus trop.

        Ce n’est pas parce que vous kiffez de prendre l’avion plusieurs fois par mois que vous en faites partie. Redescendez svp, votre seul apport à la communauté et à vos descendants c’est juste un surplus de CO2.

          +17

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        • Patrick // 09.04.2020 à 15h22

          Quand je prends l’avion plusieurs dans le mois, c’est en général moi qui pilote.
          Notre système dépense de plus en plus de pognon pour des résultats de plus en plus mauvais, l’état nous impose de plus en plus de lois et de normes, il consomme la plus grosse partie de la richesse produite et n’est pas capable d’assurer ses missions de base.
          Belle tempête de libéralisme .. et vous en voulez encore plus ?

            +2

          Alerter
          • Wakizashi // 09.04.2020 à 19h02

            L’entité qui impose le plus de normes (et de paperasses), à ma connaissance, c’est l’entreprise. Pragmatisme, efficacité… la bonne blague : s’il manque un tampon sur un papier lors d’une transaction c’est la catastrophe (même si les 5 autres exemplaires sont dûment tamponnés).

            Les sphères dirigeantes de l’entreprise sont majoritairement constituées de psychorigides qui ne rêvent que de transformer l’être humain en robot appliquant des procédures. Ainsi va la vie en Libéralie, la liberté c’est bien, mais surtout la mienne…

              +6

            Alerter
            • Patrick // 09.04.2020 à 22h20

              Peut être vrai pour certaines grosses boites ( et encore, en général ça dure pas )
              Totalement faux pour les PME.

                +0

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            • Wakizashi // 10.04.2020 à 07h31

              Vous parliez de l’Etat qui impose de plus en plus de normes. A votre avis, est-il plus pertinent de comparer l’Etat avec des grosses entreprises, ou avec des PME ? Sinon oui, le boulanger du coin ne pond pas trop de paperasses, on est d’accord.

              Quant à dire que « ça ne dure pas », c’est le contraire : ça ne fait qu’empirer, et c’est une tendance lourde. Quand on considère en plus que les hauts fonctionnaires et les dirigeants des entreprises sont issus du même moule, des mêmes milieux et des mêmes écoles, et qu’ils sont dans leur immense majorité convertis à l’idéologie néolibérale, j’en déduis que la ponte de normes au kilomètre est loin d’être étrangère au libéralisme…

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          • Patrick // 09.04.2020 à 21h56

            Je m’arrêterai à cette partie de la réponse que vous faites :
            « Quand je prends l’avion plusieurs dans le mois, c’est en général moi qui pilote. »

            On vous dit que prendre l’avion pollue, et votre réponse est d’exposer fièrement votre brevet de pilotage. Vous vous croyez seul au monde ou quoi ? Le fait de tenir le manche ne réduit pas vos nuisances.

            L’aviation de loisir devrait tout simplement être interdite. Et oui, encore une règle qui va vous empêcher de jouir de votre pognon. Mais cette règle contraignante sera indispensable pour la communauté, tant qu’il y aura des personnes qui se conduisent comme des enfants gâtés, incapables de se fixer des interdits eux-mêmes.

            Piloter pour « le plaisir » est juste la preuve d’une profonde immaturité. Partant de là, toutes vos considérations sur la bureaucratie excessive… comment veux-tu qu’on te prenne au sérieux gamin ?

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            • Patrick // 09.04.2020 à 22h11

              C’est vous qui me parlez de mes voyages en avion.
              Il est plus pratique et pas tellement plus polluant de piloter 3h plutôt que de conduire 10h pour traverser la France et intervenir chez un client.
              Ça permet de faire l’aller retour dans la journée.

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            • Vincent P. // 09.04.2020 à 22h45

              Je vis avec 500€/mois. En revanche j’étais breveté pilote planeur à 16 ans en 1996. L’aviation de loisir peut être formidable. Elle l’a été.
              Aujourd’hui les cirrus artificiels sont nombreux, les couloirs aériens des charters low cost en approche ILS ont réduit les zones de vol libre, et le relevé GPS a priorisé la compétition. L’individualisme a aussi gagné les aéroclubs;
              Le néolibéralisme a vraiment tout détruit.

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            • Patrick // 10.04.2020 à 00h09

              « pas tellement plus polluant de piloter 3h plutôt que de conduire 10h »
              Vous connaissez le train ? Arf… pardon, c’est géré par l’Etat, ça fonctionne jamais, c’est toujours en grève et rempli de bureaucrates.

              Des centaines de milliers de personnes meurent de la pollution chaque année en Europe, accessoirement les GES détraquent le climat … mais si je peux gagner un peu de confort, que diable ! Après le tout je paie, j’ai le droit de ne pas le faire comme tout le monde.

              Bravo gamin mais faudrait voir à grandir un peu, à voir les choses non pas depuis son intérêt particulier mais aussi et avant tout depuis l’intérêt collectif.

              Dit autrement faudrait être un peu plus sérieux, arrêter de secouer dans tous les sens ton jouet, il va finir par casser.

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              Alerter
  • Santerre // 09.04.2020 à 10h54

    C’est bien pire que ça encore.
    Une médecin de Seattle, en fin Janvier a vu une curieuse épidémie de pneumopathie potentiellement fatale. Elle a rapidement fait la relation avec les évènements Chinois. Elle en a fait part aux autorités sanitaires, la réponse : laisse tomber. Elle a décidé de bricoler elle même une étude épidémiologique avec ses collègues, résultats alarmants. Elle alerte, réponse: laisse tomber. Elle demande l’autorisation de faire des tests : refusé. Elle décide de faire quand même les tests et face au résultat alarmant, elle prévient. Réponse: un bon conseil, arrête de faire c…..
    A cette époque, le gouvernement US minimisait à mort.
    Cette médecin a même eu des pressions assez énormes pour la fermer.
    Y a pas qu’en Chine qu’on menace les médecins consciencieux.

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    • marc // 09.04.2020 à 12h47

      attention à la dérive complotiste : les gouvernements ont-ils volontairement minimisé l’épidémie? cela me semble plus probable que de dire que c’est parce qu’ils sont mauvais
      les vieux, ça coûte cher… en France, on ferme les portes des maisons de retraite, ce qui équivaut à envoyer tous les résidents à la mort… il faudrait les tester tous et sortir rapidement ceux qui ne sont pas infectés, puisqu’ils ont un grand risque de l’attrapper et d’en mourir……….

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      • Patrick // 09.04.2020 à 15h23

        Notre ex ministre de la santé a quand-même avouer avoir menti.
        Mais on n’a pas l’explication.

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      • LibEgaFra // 09.04.2020 à 18h38

        C*mpl*tquoi?

        Les chiffres sont là et quiconque croit que la grippe a pu faire autant de morts aux USA alors que le bilan en France de la grippe saisonnière est de 72 décès ne veut pas voir la réalité en face. Il faut nier pour accuser la Chine qui n’a pas été le premier pays touché, mais le premier à identifier le virus.

        https://www.cdc.gov/flu/about/burden/preliminary-in-season-estimates.htm

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      • tepavac // 09.04.2020 à 20h41

        « Dérive complotiste »

        500.000 enfants morts, ça vaut le coup, avez-vous oublié?
        Combien d’économie à la sécu pour correspondre au 3% de déficit exigé par le club med qui squatte à Bruxelles, et combien d’économie pour les mutuelles privées.
        On ne parlera des mesures de contrôle misent en place, de l’évaporation du capital de millier de petits porteurs en bourse, et de l’épargne qui sera retenue par solidarité nationale face au fléau.

        Bien sûr ce n’est pas mon opinion, c’est juste pour pour que chacun puisse se faire sa propre idée.

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    • Christian // 09.04.2020 à 16h01

      @Santerre,

      « Cette médecin a même eu des pressions assez énormes pour la fermer. »

      quelle est la source pour votre histoire svp.

      « Y a pas qu’en Chine qu’on menace les médecins consciencieux. »

      vous confondez sans doute le verbe « menacer » avec « ignorer »

      Bizarrement, sans aucune source, c’est votre commentaire qui sort comme « commentaire recommandé », pourquoi?

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    • Santerre // 09.04.2020 à 16h28

      Et si ma source prouve ce que je dis, vous dites quoi? Quand aux lanceur d’alerte votre pays se contente de les mettre au cachot, les torturer, les faire mourir à petit feu quand ils ne meurent pas opportunément d’un accident vasculaire ou d’un cancer de la gorge.

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      • LibEgaFra // 09.04.2020 à 18h40

        Quand on annonce un chiffre de morts avec une telle fourchettes de près de 40.000 morts on voit bien que le système us est lamentable.

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        • tepavac // 09.04.2020 à 21h51

          ramanujan, en cherchant un peu, on trouve…et porter le nom d’un des plus grands génie des mathématiques ne semble pas aider…

          https://www.youtube.com/watch?v=_5wn1qs_bBk&feature=emb_logo

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        • Christian // 09.04.2020 à 22h26

          @tepavac,

          quel rapport entre cette vidéo et le commentaire de Santerre??? L’avez vous ne serait ce qu’écoutée?

          Il s’agit d’une médecin du Montana (pour info Seattle est dans l’Etat de Washington) qui se plaint de la manière dont les certificats de décès liés au Covid19 sont manipulés.

          Quel rapport avec la choucroute?

          Bravo, vous m’avez fait perdre 17 minutes à écouter cette vidéo qui n’a strictement rien à voir avec le commentaire de Santerre.

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        • Christian // 09.04.2020 à 22h42

          @LibEgaFra,

          « Quand on annonce un chiffre de morts avec une telle fourchettes de près de 40.000 morts »

          Il s’agit des prévisions vous avez peut être une meilleure fourchette à annoncer?

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        • tepavac // 10.04.2020 à 01h33

          dans la choucroute il y à ceci qui est adressé, pas à Santerre, il me semble, et en réponse à
           » Un médecin aux USA n’a besoin d’aucune autorisation pour ordonner un test et n’a besoin d’aucune autorisation pour communiquer avec la presse. Les médecins ne sont pas menacés. Il existe une presse libre et alternative, des journalistes indépendants souvent cités ici, aux USA, les lanceurs d’alertes ne disparaissent pas dans ce pays. »

          Bon au moins vous aurez notez que l’on demande au médecin, qu’il falsifie l’acte de décès afin de faire apparaître le coronavirus comme la cause de la mort.
          ça vous choque pas ?
          Et pourquoi ? c’est quoi le but d’une administration de faire apparaître, le virus plus mortel qu’il ne l’est déjà ?

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        • LibEgaFra // 10.04.2020 à 09h12

          « Il s’agit des prévisions »

          Eh non, puisque ces chiffres concernent la période d’octobre 2019 à mars 2020. Et que toutes les données pour les années précédentes sont aussi des estimations.

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      • Bats0 // 09.04.2020 à 19h00

        Ah bon, parce que la famille Kennedy, par exemple, n’a pas eu de pression ? C’est vrai que dans ce pays, chacun peut s’exprimer selon sa propre considération politique; demandez aux descendants de Martin Luter King se qu’ils en pensent.
        Vous voulez la liste de toutes les personnalités qui ont été assassinées aux États-Unis ? Elle est impressionnante.
        Peut-être que vous « connaissez très bien ce pays », mais entre connaître un pays par des récits et les faits journalistiques, voir par une approche juridique pour y avoir séjourné, et connaître toutes les mesures nécessaires par obligation pour y vivre, la différence est d’une importance non négligeable, si ce n’est vitale.

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    • Catalina // 10.04.2020 à 09h17

      en effet, ils vont en taule, et Assange qui n’est même pas américain ! ? comme si les USA étaient une vierge pure !!! les lanceurs d’alerte aux USA risquent seulement de se retrouver dans une prison secrète ! d’ailleurs, ils sont obligés de demander l’asile politique !

        +3

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  • Amora // 09.04.2020 à 11h29

    J’ai vite arrêté de lire l’article, je suis allergique à l’écriture inclusive, une insulte à la langue française inutile. 😀

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    • patrick // 09.04.2020 à 11h44

      j’ai pas fait attention , j’ai cru que c’était des fautes de frappe 🙂
      L’avantage de cette façon de faire des fautes c’est que ça peut démontrer immédiatement un biais idéologique de la part de celui qui écrit. ( ou celle qui écrit , je ne suis pas sectaire 🙂 )

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      • V_Parlier // 09.04.2020 à 14h24

        « Ce.lui.elle qui écrit » doit-on dire quand on est conforme à cette nouvelle norme?

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        • Fritz // 09.04.2020 à 15h46

          Cel·le·ui, pour être dans la norme moderne (le féminin avant le masculin, pensez à cellezéceux qui nous lisent).
          Comme chantait Brassens : quand on est con·ne, on est con·ne…

            +6

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          • yann // 09.04.2020 à 20h57

            *CELUI* qui a écrit cet article, Eric Topol, est un cardiologue,geneticien américain (cf Wikipedia).
            On peut raisonnablement supposer qu’il a écrit cet article en anglais, et qu’il ne sait donc même pas ce qu’est l’écriture inclusive.
            Et qu’il aura donc du trouver d’autres moyens pour respecter les femmes.

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  • patrick // 09.04.2020 à 11h42

    comment ça ?
    pas de tests ?
    pas de protections ?
    du retard et des mensonges de l’état ?

    c’est pas en France que ça arriverait un truc comme ça !!

      +37

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  • GR // 09.04.2020 à 11h50

    D’accord avec Amora. Et, en plus, c’est de l’écriture inclusive une fois sur deux. Quitte à insulter la langue française, autant le faire totalement.

      +12

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    • V_Parlier // 09.04.2020 à 14h26

      Il est vrai que si c’était de l’argot au moins les libertés de langages pourraient avoir une justification: L’expression d’un mécontentement, l’humour, etc… Mais là, aucun intérêt sinon passer de la pomade aux activistes pseudo-féministes qui ont pour mission de créer une division de plus au sein du peuple.

        +8

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      • manuel // 10.04.2020 à 11h46

        Connard ou connasse. Je pense que les deux sont adaptés aux imbéciles qui critiquent sur la forme et non sur le fond.
        Quand dans un pays on assassine une femme par jour pour le fait d’être une femme , on devrait être un peu plus lucide, mais quand on voit les votes dans ce pays on comprend mieux.

          +0

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        • Bourdeaux // 11.04.2020 à 22h26

          L’écriture inclusive constituant forcément la forme d’un texte et jamais son fonds, chacun comprendra qu’on ne peut le critiquer sans recevoir vos crachats. Surprenant que les modos soient si souples avec un primate pareil…

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  • Ignotus // 09.04.2020 à 11h56

    J’ai lu l’article en entier, malgré l’écriture inclusive, c’était difficile.
    Si je comprends bien aux USA, c’est comme en France et peut-être comme dans de nombreux autres pays libéraux.

      +18

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  • Fritz // 09.04.2020 à 11h57

    La superpuissance américaine…
    La mondialisation heureuse…
    Y aura des chapitres à récrire dans les prochains manuels d’histoire-géo.
    Gardons ceux d’aujourd’hui pour nous marrer dans quelques années.

      +10

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    • V_Parlier // 09.04.2020 à 14h30

      Ils ne les réécriront pas. Ils ajouteront simplement que tout ce monde réellement merveilleux s’est écroulé à cause d’un redoutable virus plus mortel que toutes les épidémies mondiales de l’Histoire réunies. (Notons que même les lanceurs d’alerte habituellement éclairés participent à cette folle opération des médias et vont même plus loin encore… Bon je dis ça je dis rien, hein…)

        +2

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    • V_Parlier // 09.04.2020 à 14h33

      Ils tenteront de survivre peut-être… mais j’espère que vous ne pensez pas sérieusement que le Covid-19 sera la cause de cet état?! Il faut arrêter le délire un peu. A force de trouver des prétextes pour justifier le sous-dimensionnement CHRONIQUE des systèmes de santé (et donc des morts, oui) les chercheurs d’excuses finissent ainsi par croire à leurs propres histoires!

        +2

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    • Fritz // 09.04.2020 à 14h50

      @ramanujan : « ils rient jaune »… quelle délicate allusion sinophobe…

        +0

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  • Pepin Lecourt // 09.04.2020 à 12h03

    Bigre, que l’on ne vienne pas nous dire que le  » Venezuela de Maduro  » fait mieux que la lumière d’ l’occident: les USA !

    En attendant les américains qui savent nager n’ont qu’à nager jusqu’à Cuba, là-bas il existe un système de santé digne de ce nom !

      +23

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    • Micmac // 09.04.2020 à 18h09

      Ça doit être parce que les hôpitaux cubains sont très mal équipés que sur cette île l’espérance de vie est la plus élevée, et le taux de mortalité infantile est le plus bas de toutes les Amériques, à l’exception du Canada et des USA (mais ça dépend des endroits aux US…).

      Tout ça dans un pays en guerre depuis 60 ans, puisque je rappelle à tous hasards qu’un embargo est un acte de guerre au regard du droit international.

      Quand aux braves Cubains épris de liberté qui fuient ce pays (mais oui, à la nage…), on en lit ou entend certains de temps en temps interviewés, et on est jamais déçu… Toujours de bons néoconservateurs et néolibéraux, tout s’explique. On en a déjà bien trop chez nous, on avait pas besoin d’eux, ils n’apportent rien. Ce sont des gens nuisibles.

      Je ne suis pas un admirateur béa de Cuba, mais si on compare Cuba au reste des Caraïbes et de l’Amérique Latine, que l’on considère que Cuba est une île sans ressources naturelles sous embargo, et bien bravo!

      On pourra commencé à critiquer si la situation ne s’améliore pas quand les US lèveront leur embargo. Embargo pour quel motif au fait? Avoir viré cet ordure mafieuse de Batista?

      Et :  » Les médecins envoyés par Cuba en Italie sont facturés, la médecine gratuite cubaine est pour les pays pauvres. »
      Où est le mal? Ils ne vont quand même pas faire l’inverse!

        +14

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  • Bientôt 78 ans // 09.04.2020 à 12h29

    « La gestion de la pandémie de COVID-19 aux États-Unis sera reconnue comme la pire catastrophe de santé publique de l’histoire du pays. Les pertes en vies humaines feront apparaître le 11 septembre et tant d’autres catastrophes comme bien moindres sur l’échelle du désastre. Et ce dont nous nous souviendrons peut-être le plus, dans la communauté médicale, c’est de la façon dont notre pays nous a trahis au moment où nos efforts étaient le plus nécessaires. »

    *

    Comme chacun ici sait depuis longtemps déjà, je ne fus et ne serai jamais un apologiste de l’Empire…

    Il me semble néanmoins essentiel de parvenir à trouver en tout premier lieu, dans tous les médias français, pareil jugement sur la FRANCE: « Une catastrophe annoncée : la France trahit les soignants. » Selon moi, qu’on ne le puisse pas révèle dès lors, dans le cas de la France, abjecte, une DOUBLE trahison.

      +12

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  • Christian // 09.04.2020 à 12h53

    Comment ça, les Etats Unis sont le pays le mieux préparé au monde pour affronter une pandémie de ce genre, déclarait Trump le 26 février.
    https://www.reddit.com/r/donaldtrump/comments/fdk6ax/president_trump_the_us_is_the_best_prepared/
    Et maintenant il s’en prend à l’OMS.

      +6

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  • Fritz // 09.04.2020 à 13h00

    Avec saint Barack Obama, le coronavirus aurait été vaincu par l’hyperpuissance. Yes we can !
    J’ai bon, là ?

      +12

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    • V_Parlier // 09.04.2020 à 14h39

      Pour moi ça aurait été strictement pareil, sauf que notre petit monde politico-journalistique aurait cherché à justifier ce « pas de chance » car Obama il est cool. Il faisait encore plus de guerres et de coups pourris que Trump mais c’était pour le bien… Voyez, ça ne n’empêche pas que je ne suis pas fan de Trump non plus. De toute façon le président US n’est pas celui qui a le vrai pouvoir pour les choses sérieuses. Le reste c’est du détail et de l’emballage.

        +10

      Alerter
    • Christian // 09.04.2020 à 16h15

      @Fritz et V_Parlier,
      Attention là, vous allez donner raison aux libertariens , puisque, selon vous, quel que soit le
      POTUS, ça aurait été pareil

        +3

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      • V_Parlier // 09.04.2020 à 23h10

        Ben… Obama et Trump, question néolibéralisme et impérialisme, vous voyez une différence? Un libertarien sera peut-être d’accord avec moi là-dessus comme le serait un communiste, etc…

          +0

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        • Christian // 10.04.2020 à 01h30

          @V_Parlier,

          merci de votre réponse.

          « Ben… Obama et Trump, question néolibéralisme et impérialisme, vous voyez une différence?  »

          Vous en demandez beaucoup là…

          Le POTUS nomme les gens. Obama n’aurait jamais nommé Mike Pence responsable de la « Coronavirus Task Force », un choix qui va s’avouer extrêmement préjudiciable aux américains.

          Etes vous libertarien?

            +0

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  • Denis // 09.04.2020 à 13h05

    « Make America great again »

    J’arrive pas à m’apitoyer, c’est terrible!
    Dois je consulter?

    Il y a des morts, des centaines de morts, des milliers de morts,il y aura des centaines de milliers de morts.

    Oui! C’est toujours beaucoup moins que les morts causés par la Grande Amérique éclairant le monde de son exceptionnalité.

    Si cela pouvait les ramener sur Terre, ce serait déjà pas mal.
    Mais j’en doute fortement.

      +18

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  • Tchoo // 09.04.2020 à 13h14

    Allez voir ailleurs ouvre l’esprit mais ne pas oublier que chez nous ce n’est pas mieux,
    vérifie que l’ultra libéralisme et l’austérité pour rembourser une soi disant dette( un déficit creuser au profit des plus riches, appauvrissement de l’état par les exonérations bfiscales) et l’application de règles comptables sont mortels quelque soit le pays et le régime

      +5

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  • gotoul // 09.04.2020 à 16h17

    L’article parle des infirmières et des médecins, très bien. Mais rien pour les aide-soignantes pourtant elles aussi en première ligne, peut-être que cette profession n’existe pas aux USA, ce qui serait quand même surprenant.

      +3

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  • Alex // 09.04.2020 à 16h31

    Sans parler du surpoids et du diabète qui est un réel problème là-bas et qui risque d’aggraver encore plus la situation.

      +3

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  • Bourdeaux // 09.04.2020 à 17h59

    Ha ! Ce texte contient de l’écriture inclusive, je ne le lis pas. Face a l’anerie fanatico-grammaticale, je pratique le confinement !

      +6

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  • TAMARAIV // 09.04.2020 à 20h24

    Mieux en France ???. Mes collègues interdits de réfléchir dès qu’ils exprimaient le besoin de masques, tenues…pas dit que le spray dans un espace confiné était de 3H…nous étions tous dans un espace confiné mais seuls ce qui étaient en unité COVID avaient droit à des FFP2…2/nuits avec casques, sur blouses…plus le matin.Sympa 12 h avec 2 masques à suer !
    Infirmière urgentiste depuis 34 ans..Jamais vu un bordel pareille d’organisation…des urgences de niveau 3 devenues urgences de niveau 2 COVID, 3 patients intubés dans la nuit puis transfert par le SAMU…comme si il n’était pas plus simple d’intuber à 2 un patient directement dans l’ambulance…moins de dextérité chez un urgentiste que chez un réa ou une infirmière anesthésiste. Services embolisés et urgentistes assistés par 2 ou 3 personnes alors qu’il faudrait n’être que 2…4 personnes mobilisés pour mettre les corps ds les sacs.
    Trop contente de l’avoir chopé…J14…demande de test qui a pris 12 jours, RDV à 15H30 , personnel prioritaire ?…on ne m’a pas dit que les infirmières qui faisaient les tests partaient à 15H…obligée d’y retourner…super l’organisation.
    Test qu’il faut attendre 24 à 48H…bref je ne retournerai travailler que lorsque je serai  » estampillée  » négative …pas besoin de contaminer…ma chance, ne faire que des vacations ! Que de baratins entendus !
    .Proposez un plan masques…refus de l’administration…j’ai fait ma propre commande en Chine car j’y ai des contacts
    Dès le début nous avons baigné dans le COVID en slip…politiques ASSASSINS !
    J’en passe et des meilleures !

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  • tepavac // 09.04.2020 à 21h48

    ramanujan, en cherchant un peu, on trouve…et porter le nom d’un des plus grands génie des mathématiques ne semble pas aider…

    https://www.youtube.com/watch?v=_5wn1qs_bBk&feature=emb_logo

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  • Xuan // 11.04.2020 à 23h11

    Le coronavirus a été découvert le 26 décembre par Zhang Jixian directrice du Département de médecine respiratoire et de soins intensifs de l’Hôpital provincial de médecine chinoise et occidentale intégrées du Hubei. Inconnue ici, elle est célébrissime en Chine où elle fait figure d’héroïne. En faisant un scanner pour un couple âgé venu pour une « grippe », Zhang Jixian observe un problème inhabituel aux poumons. Leur fils non fiévreux avait le même problème.
    Son expérience du SRAS en 2003 l’amène à prendre des mesures de sécurité pour le personnel et elle rédige un rapport le lendemain à l’hôpital, lequel informe le Centre de contrôle des maladies de l’arrondissement Jianghan.
    De nouveaux cas arrivent les deux jours suivants, l’information est transmise le 29 décembre aux départements de contrôle des maladies des comités de santé provincial et municipal, qui lancent ce jour-là officiellement une enquête épidémiologique.

    Li Wenliang, d’ailleurs membre du PCC n’a pas alerté tout le monde, mais des amis le 30 décembre, et l’info a fuité sur les réseaux sociaux.

    Durant la première semaine de janvier la Chine prévient plusieurs pays dont les USA et l’OMS. Elle transmet le génotype du virus à la communauté scientifique le 8 janvier.
    Le 20 janvier le virus avait causé moins de 10 morts, mais plus de 40 lors du confinement de Wuhan, le 23.
    Il y a eu plus d’une dizaine de décès parmi les soignants.

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