Source : The Daily Beast,

Dans le milieu des professionnels du renseignement, qui sont payés pour donner leur vraie évaluation de la guerre avec ISIS et qui constatent que leurs rapports sont transformés en discours lénifiants, on parle de “révolte”.

Plus de 50 analystes du renseignement travaillant pour le Central Command militaire des États-Unis se sont officiellement plaints de ce que leurs rapports sur ISIS et la branche d’al-Qaïda en Syrie étaient altérés de façon inappropriée par de hauts responsables. Le Daily Beast l’a appris.

Les plaintes ont incité l’inspecteur général du Pentagone à ouvrir une enquête sur les manipulations supposées des rapports du renseignement. Le fait que tant de gens se soient plaints suggère l’existence de problèmes systémiques et profonds dans la façon qu’a le commandement militaire en charge de la guerre contre l’État Islamique autoproclamé d’évaluer les renseignements.

« Le cancer était au niveau des hauts responsables des services de renseignement », a dit un officier de la défense.

Deux analystes en chef du CENTCOM [Commandement central, NdT] ont adressé en juillet une plainte écrite à l’inspecteur général du département de la défense affirmant que les rapports, dont certains ont servi à informer le président Obama, donnaient des groupes terroristes une image plus faible que ce qu’en pensaient les analystes. Les analystes affirment que le rapport a été modifié par les gros bonnets du CENTCOM pour le mettre en accord avec la thèse des pouvoirs publics selon laquelle les ÉU sont en train de gagner la bataille contre ISIS et al-Nosra, la branche d’al-Quaïda en Syrie.

La plainte a été confirmée par 50 autres analystes, dont certains s’étaient déjà plaints depuis des mois de la politisation des rapports du renseignement. Ceci selon les déclarations faites au Daily Beast sous couvert d’anonymat par 11 personnes connaissant bien les détails du rapport.

Ces accusations suggèrent qu’un grand nombre d’agents surveillant le fonctionnement interne des groupes terroristes pensent que leurs rapports ont été modifiés pour l’adapter à une présentation destinée au public. Ces affirmations font écho aux accusations selon lesquelles de hauts responsables politiques avaient soigneusement choisi les renseignements recueillis sur le programme supposé d’armes de destruction massives en Irak en 2002 et 2003.

Les deux signataires de la plainte ont été présentés comme ceux qui l’ont officiellement déposée, et les autres analystes sont prêts à étayer leurs affirmations par des exemples concrets.

Certains des analystes du CENTCOM ont parlé du noyau déjà nombreux de ceux qui protestent comme d’une “révolte” des professionnels du renseignement qui sont payés pour donner une vraie évaluation, fondée sur des faits, et non influencée par la politique nationale. Les analystes ont accusé les chefs de haut niveau, y compris le directeur du renseignement et son adjoint au CENTCOM, de modifier leur exposé pour être plus en accord avec l’affirmation du gouvernement Obama selon laquelle la lutte contre l’État Islamique et al-Qaïda fait des progrès. Les analystes ont une vision plus pessimiste des efforts militaires faits pour détruire ces groupes.

Le grand nombre d’analystes qui se sont plaints à l’inspection générale du Pentagone n’avait pas été divulgué auparavant. Certains d’entre eux sont affectés au CENTCOM, le commandement pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, mais sont officiellement employés par l’Agence de Renseignement de la Défense.

La plainte prétend que dans certains cas des éléments essentiels des rapports ont été retirés, avec pour conséquence un document qui ne représentait plus correctement les conclusions des analystes, nous disent des sources qui la connaissent bien. Mais elle va aussi au-delà d’une accusation de manipulation des rapports et elle accuse certains hauts dirigeants du CENTCOM de créer un cadre de travail non professionnel. Une personne qui a connaissance du contenu de la plainte envoyée à l’inspecteur général a déclaré qu’on y trouvait le mot “stalinisme” pour décrire l’atmosphère imposée par les superviseurs des analyses du CENTCOM.

Beaucoup ont décrit un climat où les analystes sentent qu’ils ne peuvent pas donner d’estimation sincère de la situation en Irak et en Libye. Certains avaient l’impression que des commandants cherchaient à protéger leur avancement dans la carrière en enjolivant les nouvelles de la guerre.

Certains rapports élaborés par les analystes qui étaient trop négatifs dans leur évaluation de la guerre ont été enterrés ou n’ont pas été diffusés aux échelons élevés, déclarent plusieurs analystes. Et d’autres, sentant le climat où ils baignaient, s’autocensuraient de sorte que leurs rapports confirment les opinions déjà en place.

“Alors que nous ne pouvons commenter les détails de l’enquête citée dans l’article, nous pouvons parler de la procédure. La communauté du renseignement fournit systématiquement un large éventail d’appréciations subjectives de l’état présent de la sécurité. Ces rapports et les analyses qu’ils fournissent sont absolument vitaux pour nous, étant donné la complexité incroyable des nombreux conflits multi-fronts en cours en Irak et en Syrie.” a déclaré le colonel de l’US Air Force Patrick Ryder, porte-parole du CENTCOM. “Les hauts responsables civils et le commandement militaire examinent ces évaluations pendant la phase de planification et de prise de décision, ainsi que les renseignements venus dune variété d’autres sources, comme les idées fournies par des commandants sur le terrain et d’autres conseillers clés, la masse de renseignements collectés, et ceux résultant de l’expérience passée.”

Deux des officiels qui se sont confiés au Daily Beast affirmèrent que les analystes ont commencé à se plaindre au mois d’octobre dans une tentative de règlement du problème en interne, et ne se tournèrent vers l’inspecteur général que quand ils eurent échoué. Quelques-uns de ceux qui portèrent plainte furent poussés à prendre leur retraite, d’après un officiel proche du rapport du Daily Beast. Certains ont accepté de partir.

Ces derniers mois, des membres de l’administration Obama ont tenté de peindre la lutte contre ISIS en rose – malgré la prise par “l’armée de la terreur” de villes importantes comme Mossoul et Falloujah.

“ISIS est en train de perdre” a dit en juillet John Allen, le général des “Marines” à la retraite chargé de la coordination de la campagne ISIS.

“J’ai confiance qu’à la longue, nous allons battre, que nous allons vraiment endommager et finalement détruire ISIL”, a dit le secrétaire d’État John Kerry, en mars, utilisant l’acronyme préféré du gouvernement pour désigner ce groupe.

Le Président Obama a dit en mai “Non, je ne crois pas que nous soyons en train de perdre.”

Cependant, un groupe toujours plus nombreux d’analystes maintenaient leurs protestations. Certains, à CENTCOM depuis plus de dix ans, gardaient des cicatrices de l’escalade vers la guerre en Irak en 2003, quand des rapports écrits à la va-vite suggéraient que l’Irak possédait des armes de destruction massive, alors que ce n’était pas le cas, justifiant ainsi l’administration Bush pour partir en guerre.

Selon un officiel de la défense, “ils étaient frustrés parce qu’à ce moment-là, ils n’ont pas fait ce qu’il fallait” et n’ont pas exprimé leurs doutes sur le programme d’armement de l’Irak.

Source : The Daily Beast, le 09/09/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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49 réponses à Exclusif : 50 agents de renseignement disent que leurs rapports sur ISIS ont été trafiqués

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 24 octobre 2015 à 05h04

La civilisation du pognon a créé un monstre où le mensonge est systématique, partout, du niveau local étudiant (tricher aux exams) en passant par la santé, la famille et toutes les branches du gouvernement (mensoncutif, mensondiciaire, mensonslatif), de haut en bas. Avec 1/3 des ponts en voie d’écroulement, les Etats-Unis sont passés directement de la naissance à la nécrose, sans passer par la civilisation. Et tout ça à cause de quelques hyènes comme JP Morgan et Rockefeller, et d’une population qui a bien hérité de la mentalité coloniale européenne.

  1. dissy Le 24 octobre 2015 à 02h22
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    En attendant tremblons braves gens…l’OTAN montre…ses ‘forces’:

    à partir d’une minutes 08

    https://www.youtube.com/watch?v=mC3Lh-smsmM


    • midoso Le 24 octobre 2015 à 04h56
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      Heureusement que personne ne joue l’équipe des russes en haut de la colline 🙂


      • De passage Le 24 octobre 2015 à 11h46
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        Ordre de ne pas filmer le plastron (foulard rouge sans doute), prié d’être discret en attendant que la mer roule ses galets pour faciliter le débarquement ! 😉


    • anne jordan Le 24 octobre 2015 à 18h40
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      merci ! excellent !
      j’adore le bidasse qui repousse – mollement – le sable du bout de la godasse !

      écoutez donc le camarade Méluche :
      http://melenchon.fr/2015/10/20/il-y-a-un-mepris-de-classe-contre-les-ouvriers-et-les-salaries/
      sur la Syrie – et les migrants –
      à 36’35 il ne rate pas le ” Bachar ” de ” François ” !


    • lvzor Le 26 octobre 2015 à 02h11
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      La vidéo a été supprimée 🙁
      On peut avoir une idée de la substance de son contenu? J’en salive d’avance, merci 🙂


  2. Kiwixar Le 24 octobre 2015 à 05h04
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    La civilisation du pognon a créé un monstre où le mensonge est systématique, partout, du niveau local étudiant (tricher aux exams) en passant par la santé, la famille et toutes les branches du gouvernement (mensoncutif, mensondiciaire, mensonslatif), de haut en bas. Avec 1/3 des ponts en voie d’écroulement, les Etats-Unis sont passés directement de la naissance à la nécrose, sans passer par la civilisation. Et tout ça à cause de quelques hyènes comme JP Morgan et Rockefeller, et d’une population qui a bien hérité de la mentalité coloniale européenne.


    • Nerouiev Le 24 octobre 2015 à 10h01
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      Si on rajoute à ça la peinture faite au Valdaï par Poutine, le tableau est complet.


    • Serge Enchaiffe Le 24 octobre 2015 à 11h54
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      Pas spécialement “la civilisation du pognon”. C’est le délire d’une société ivre de l’illusion de toute-puissance, l’hybris.

      Il y a quelques siècles, ça a été avec Dieu et la puissance de l’Eglise (qui avait aussi plein de pognon)

      Au XXè siècle, il a eu la supériorité germanique (qui vivaient une crise économique très grave)

      Et d’autres à travers l’Histoire du monde.

      Ca n’est pas le pognon en particulier qui crée ça, il n’est qu’un symbole de puissance. C’est la civilisation en elle-même qui finit par sécréter cette folie sous l’effet de la puissance.

      C’est un travers humain. Il faudra des siècles et des siècles avant de surmonter cette soif de puissance et d’en comprendre l’illusion. D’ici là, on aura d’autres crises d’hybris.

      Rappelons-nous que les premiers hominidés ont “seulement” quelques millions d’années, l’homme moderne environ 50 000 ans, l’écriture environ 6000 ans, la démocratie moderne moins de 300 ans.

      On n’a pas la carte, on improvise ensemble avec nos talents et nos faiblesses, et parfois nos talents deviennent des faiblesses et bousillent tout, mais on évolue. A échelle de l’espèce, apprendre, c’est long, bien plus long que plusieurs vies humaines successives.

      La difficulté aujourd’hui, c’est que notre puissance effective a déjà saccagé le monde pour plusieurs siècles quoiqu’on fasse, et qu’elle peut détruire l’humanité elle-même, par aveuglement devant notre propre puissance qui devient notre faiblesse.

      Si on surmonte cette crise d’adolescence, l’humanité en sera autant transformée que par l’invention de l’agriculture (en quelque sorte, nos premiers pas autonomes) puis de l’écriture (la petite école) Nous n’en verrons probablement pas les fruits de notre vivant, peut-être même pas les premières pousses, mais ça sera un progrès majeur – avant que cela ne montre ses limites une fois encore, puis quelques autres fois ensuite probablement.

      Donc bon, le pognon n’est qu’un symbole de puissance, et c’est notre immaturité devant la puissance qui nous fait perdre la boule, et nous a mis là où nous sommes.

      Nous rappeler que nous ne sommes que les courts maillons d’une chaîne de plusieurs millénaires aide à mieux vivre notre réalité – c’est triste, on va quand même mourir ; mais d’autre vivrons.. Le culte de l’individualisme instantané est un grave symptôme de notre délire de puissance : s’affranchir de la réalité collective – une folie. Ce culte nous aveugle et aggrave la situation, même dans les êtres de bonne volonté.

      Bon, excusez-moi mais je suis attendu au troquet, j’ai une cuite en retard, faut que je refasse les niveaux.


    • sg Le 24 octobre 2015 à 12h46
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      Kiwixar: “Avec 1/3 des ponts en voie d’écroulement”

      C’est presque vrai: en 2008, il y avait 12.1% des ponts américains classifiés “fracture critical” aussi appelés “structurally deficient”, ce qui signifie qu’ils ont été conçus sans redondance, c’est-à-dire que si une corde ou un élément du pont lache, le pont entier peut s’écrouler (contrairement aux ponts avec redondance, ou il faut que la moitié voire 1/3 des éléments lachent pour qu’ils s’écroulent, donc il y a le temps de voir venir!).

      De plus, il y avait 12.2% de ponts “functionally obsolete”, ce qui signifie que ces ponts ne risquent pas vraiment de s’effondrer, mais leur conception ne permet pas d’assurer la charge actuelle (autrement dit, ils sont en sur-utilisation, il y a maintenant trop de voitures et de camions qui passent par là par rapport à ce qui était prévu initialement).

      Si on combine les deux, on obtient 24.3% de ponts nationaux qui ont besoin de travaux majeurs. Mais seulement 12.1% sont réellement en danger de s’effondrer à tout instant.

      C’était les statistiques de 2008 par le National Bridge Inventory, je ne sais pas s’il y a des statistiques plus récentes (pas à ma connaissance).

      Sources:
      https://en.wikipedia.org/wiki/National_Bridge_Inventory#Structural_evaluation_scale
      http://saveourbridges.com/basics.html


    • Caliban Le 24 octobre 2015 à 19h55
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      @propos de la “civilisation du pognon”

      Je crois que vous pointez effectivement le coeur du problème, soulevé par cet article.

      Je cite l’article : “Certains avaient l’impression que des commandants cherchaient à protéger leur avancement dans la carrière en enjolivant les nouvelles de la guerre.”

      • c’est typiquement le comportement des cadres dans les grosses entreprises (que par ailleurs on nous vante comme des modèles d’efficience économique)

      • c’est actuellement ce qui se passe de plus en plus dans l’administration française avec les allers / retours public / privés des énarques et autres “pontes” des grandes écoles

      Et aux Etats-Unis, le secteur du renseignement avec son nombre pléthorique “d’agences” ne fait pas / ne fait plus exception à cette logique carriériste : le gros chèque de fin de mois plutôt que l’intérêt public.


  3. hezediel Le 24 octobre 2015 à 05h20
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    Je déplore que la citation d’Orwell dans son 1984 soit plus que jamais d’actualité :
    “En ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire”

    En espérant que ces analystes restent solidaires et soient la petite étincelle qui fasse exploser la vérité aux yeux des peuples. J’espère que l’opinion publique va basculer radicalement mais on peut toujours rêver, la machine médiatique occidentale a déjà bien lavé les cerveaux…


  4. Spiridon Le 24 octobre 2015 à 06h05
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    Cette “fuite” signée de deux responsables et désignant 50 analystes….ce n’est pas crédible. Fuite incomplète en plus se gardant bien de décrire, même succinctement, le contenu des rapports. Ça sent le caviar. Une comm de plus pour soit justifier d’entreprendre une action plus virulente contre IS, en ‘concurrence’ avec les Russes, soit justifier une ‘alliance’ avec les Russes ou au moins un discours moins agressif vis à vis de leurs opérations. A lire les journaux et les reportages de ces derniers jours, il semblerait que ce soit la dernière option la plus probable.


    • Tatare Le 24 octobre 2015 à 07h48
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      Sauf que ce texte a été écrit et traduit avant l’intervention russe.


      • Astatruc Le 24 octobre 2015 à 07h56
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        Tatare

        Et alors?
        Il est dit que les rapports sont trafiqués, que les russes soient intervenus ou pas ne change rien.


      • Tatare Le 24 octobre 2015 à 11h11
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        Nous sommes bien d’accord.

        Ce que je contestais, c’était la manière se Spiridon de comparer un texte vieux de quelques mois avec les journaux actuels.

        Cela m’étonnerait que les US aient envisagé à l’époque une quelconque entente avec Poutine, d’où ma remarque.


        • Van Le 24 octobre 2015 à 16h06
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          en partant du fait que cette dernière décennie beaucoup de rapports américain qui concernent le moyen orient soient falsifiés il n’y a donc aucune raison de croire au rapport accusant bashar el assad de décimer son peuple .
          et comment 22 pays de la coalition donnent du crédits et soutiennent aveuglement l’action d’un pays qui pratique le mensonge d’état .
          au pire qu’on les prenne pour des idiots a la fin vaux mieux pour eux que d’être étiquetés criminels de guerre. http://tempsreel.nouvelobs.com/debat/20130301.OBS0470/exclusif-colin-powell-comment-la-cia-m-a-trompe.html


    • Charles Michael Le 24 octobre 2015 à 07h50
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      Spiridon,

      Et pourtant ce n’est pas la première protestation des analystes US.
      Lors de l’attaque au sarin imputée d’office à Bachar-doit-partir, ce fameux franchissement de ligne rouge, un groupe appelé VIPS (Vétérans du renseignement professionels pour la Sanité) avait envoyé une lettre à Obama faisant part des réserves sur l’identité du coupable, réserves exprimées par leur collègues encore en service, lire sur consortium news.
      Du coup Obama avait reculé (aussi après le vote UK), depuis il est à peu près certain que c’était bien une provoc de la part des djihadistes (lire Sapir, Russe Europe, conférence à Sciences Po).

      Cette réaction des analystes a été l’objet de nombreux commentaires et reprises aux USA, il est probable que ces 50 analystes (liés au secret professionnel) ont contribué aux aveux suprenants du Général US sur ses 4 ou 5 rebelles modérés et donc à l’abandon de ce fantasme d’armée de Libération entrainnée en Jordanie.

      Deux exemples modeste d’un timide retour aux dures réalités.


      • Pascalcs Le 24 octobre 2015 à 08h52
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        En fait il semblerait que l’attaque ait été montée avec le support de la Turquie, autre membre actif de l’OTAN.
        http://www.zerohedge.com/news/2015-10-23/2-turkish-parliament-members-turkey-provided-chemical-weapons-syrian-terrorist-attac


      • Spiridon Le 24 octobre 2015 à 14h01
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        Il y a un gouffre entre les (sympathiques) VIPS, retraités relativement libres de parole, et les analystes en poste! Depuis Snowden et Mannings, mais surtout Jeffrey Sterling, c’est la prison assurée pour la moindre incartade aux principes du secret. Or la révélation de ces ‘erreurs de méthode’ pouvait conduire les enquêteurs en un rien de temps au ‘whistleblower’ éventuel (“…sous couvert d’anonymat par onze personnes”, laissez-moi rire!). Donc, sans le moindre doute, cette demi-fuite, au demeurant tournant autour du pot sans vraiment rentrer dans le sujet, est tout à fait pilotée, commanditée, organisée. La plainte “aurait été déposée en juillet” mais “révélée en septembre! En parfaite conformité avec les préparatifs, dénoncés d’ailleurs par le même CENTCOM, de l’armé russe supposée dépêcher des navires, des armes,, des avions etc..
        Cette manip est au contraire parfaitement dans la ligne des évènements depuis le gaz sarin, où Obama laisse le champ d’action à la Russie, en instrumentalisant le paradoxe de la virulence verbale de certains milieux (les néocons) et la mollesse d’action des autres. Avec une petite fausse révélation de temps en temps.


        • aleksandar Le 25 octobre 2015 à 16h29
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          J’aime beaucoup votre ” certitude “.
          Mais a force de voir des complots partout on ne voit plus la réalité.
          Or la réalité ici, me semble simple.
          Un groupe d’analyste en a eu ras le bol de revoir la meme manipulation de l’information que pour l’Irak et a décidé de demander une enquete.
          Qu’elle ait été deposée en juillet et rendue publique en Septembre ne peut justifier une quelconque manipulation, les auteurs de la plainte peuvent avoir decidé de la rendre publique pour eviter l’enterrement.
          Et si effectivement l’article ne rendre pas dans le fond du sujet c’est bien evidemment et justement pour éviter aux auteurs de la plainte des poursuites comme ‘whistleblowers’.


          • Spiridon Le 26 octobre 2015 à 02h29
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            Ouais. Si complot, c’en est vraiment le degré élémentaire, basique, quasi zéro. Lisez Robert Parry, article traduit ce jour: “l’accord” entre Obama et Poutine, les factions à l’intérieur des cercles du pouvoir américain, ce n’est pas de la paranoïa mais tout simplement la politique, premier niveau.


      • anne jordan Le 24 octobre 2015 à 18h44
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        pas chez nous le ” retour aux dures réalités ” !
        encore avant hier , les médias grondaient en rappelant ” l” inaction ” d’Obama face au “courage” de Flamby , dans cette affaire de ligne rouge …
        pauvres de nous …


  5. Astatruc Le 24 octobre 2015 à 07h06
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    Je pars du principe que c’est vrai, l’état US “transforme”les rapports.Du coup, il me semble vraisemblable que l’état US transforme ce qui ne lui convient pas.
    les chiffres du chômage aux usa sont contestés:
    http://www.centralcharts.com/fr/forums/133-analyse-economique-fondamentale/550-les-chiffres-truques-du-chomage-aux-etats-unis

    http://www.paulcraigroberts.org/2015/08/10/us-economy-continues-collapse-paul-craig-roberts/

    ” le taux de chômage des États-Unis à partir de Juillet 2015 est de 23%, plusieurs fois plus élevé que lors de la récession avec laquelle président de la Fed Paul Volcker a salué la présidence Reagan”.Paul Craig Roberts

    Manipulation du PIB:
    http://www.centralcharts.com/fr/forums/133-analyse-economique-fondamentale/556-manipulation-du-pib-aux-etats-unis

    Bref, j’ai bien l’impression que les USA manipulent finalement à peu près tout.
    Du maquillage hollywodien

    Langue fourchue un jour, langue fourchue toujours.

    Les USA sont-ils un état voyou?et dans ce cas, pourquoi leur faire confiance et “négocier un TAFTA?


    • Furax Le 24 octobre 2015 à 09h32
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      Certes mais tout le monde manipule les chiffres. Le gouvernement français le fait autant, à sa mesure. Et à côté du gouvernement chinois, USA, France et compagnie sont de petits joueurs en matière de bidonnage statistique.

      Ça craque de partout. On se dirige vers le mur de la dette, de la productivité, de la finitude des besoins humains et des ressources naturelles.


      • Van Le 24 octobre 2015 à 21h20
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        et donc pourquoi un pays ( USA ) qui a les mœurs d’une république bananière aurait plus le droit que les autre a un leadeurship mondial ( avec tout les avantages que cela apporte ) et voudrait illuminer le monde avec son capitalisme des 1% et sa démocratie coka cola .
        les problème du monde ne vienne pas du manque de ressource ou des besoins humain croissant mais ils viennent du fait qu’un pays veux monopoliser tout pour lui , quitte a plonger le monde dans le chaos . et se dire qu’en tant que français qu’il vaux mieux l’amérique que les autre est idiot car les plus grand dangers pour la France viennent des usa et pas d’ailleurs .


    • John V. Doe Le 24 octobre 2015 à 10h10
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      Les chiffres du chômage comme du PIB sont trafiqués dans tous les pays, même les plus sympathiques. En tirer une conclusion est largement abusif. N’oubliez le proverbe qui dit qu’il y a le mensonge par omission, le mensonge pur et simple, le sacré foutu mensonge et puis la statistique.

      Cela n’empêche pas une féroce critique sur TAFTA, TPP & C° qui semblent bien ne profiter qu’aux multi-nationales les plus puissantes.

      Quand au terme “état-voyou”, il est tellement piégé que j’éviterais de l’utiliser même à l’égard de celui qui semblent le plus le mériter : n’oubliez pas qu’un voyou terrorise 3 à 4 personnes. Si vous en terrorisez 3 à 4 milliers, vous êtes un politicien. 3 à 4 millions, vous êtes un grand homme d’état. Au-delà, vous êtes une multi-nationale ou “le gendarme du monde”.


  6. bluetonga Le 24 octobre 2015 à 09h04
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    S’il y a bien une chose dont ce genre d’article témoigne, c’est de l’existence de profondes scissions, de failles dans l’appareil d’état américain. Ce n’est pas nouveau, ça a toujours été le cas, et ça transparaît de plus en plus dans les incohérences de la politique extérieure américaine, dans ses bifurcations et virages à 180 degrés. Obama est lui-même en lutte contre une partie de ses subordonnés, et est souvent obligé d’accorder ses discours aux dernières frasques de ses faucons pour donner l’impression qu’il garde la main sur le gouvernail.

    Ce dont témoigne cet article, selon moi, c’est le fait qu’un certains nombres d’agents qualifiés se révoltent contre l’exploitation strictement politicienne de leur expertise, tordue et déformée pour servir les intérêts partisans d’une administration transitoire, plutôt que ceux de la nation. Le États-Unis se sont affirmés comme un empire, ou un consortium, après la seconde guerre mondiale. Diverses factions et individualités s’y déchirent pour s’emparer du pouvoir sans se soucier des dommages collatéraux pour le pays. Ça tient à l’essence même de la mentalité américaine : un individualisme forcené, peu de centralisation, beaucoup d’intérêts privés, locaux, une défiance fondamentale à l’égard de l’intervention de l’état, une foi inébranlable dans les vertus de la compétition, une grande proactivité. Cette mentalité de l’américain de base, sa défiance vis à vis des institutions en général, favorise l’affairisme et le cynisme politique d’arrivistes démagogues, prêts à tout et à n’importe quoi. C’est ainsi qu’ont triomphé les néoconservateurs, naturellement opposés à l’intervention du gouvernement dans la gestion du pays.

    Beaucoup d’intervenants se réfèrent aux “Américains” comme à une nation. C’est faux. C’est une entreprise géante, un consortium, où chacun essaye de faire son beurre. Les intérêts des travailleurs (les citoyens) ne sont pas les mêmes que ceux des cadres (les fonctionnaires, les politiques) ou des actionnaires (l’état profond). Le patriotisme n’est que de façade, surtout si on grimpe dans la hiérarchie. A la rigueur, l’armée et peut-être les renseignements, quelques grands organes d’état, constituent-ils encore un des derniers viviers de “patriotes” sincères, exactement comme cela a été le cas en URSS, où ce sont ces gens qui ont constitué un dernier rempart contre chaos organisé des élites prédatrices, des maffias politiques et économiques. De même, les “réalistes” du Pentagone sont déjà intervenus pour brider le bellicisme aveugle et demeuré de quelques faucons néo-conservateurs.

    Les “Américains” qui sont fustigés ici, c’est en fait les gangs en col blanc et attaché caisse qui se disputent les couloirs de la maison blanche, du congrès et surtout, de wall street. Et ces gens sont prêts à tout, et ne reculeront devant rien pour conserver leurs privilèges. Et le seul espoir est que les citoyens américains de base finissent par réaliser cela, et se révolter contre leur propre gouvernement, leur propre système politique. Et c’est quelque chose qui finira par arriver si leurs conditions de vie, si leur american dream, continue de se délabrer sous le coups de butoir néo-conservateurs.


  7. Perret Le 24 octobre 2015 à 09h49
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    C’est un problème structurel dans a plupart des services. En France, Jacques Foccart a expliqué dans ses mémoires qu’il constate une distorsion entre les rapports de ses informateurs sur le terrain (dont les chefs d’antenne du SDECE – il est à l’Elysée à ce moment là) et les synthèses de la centrale dès 1970.
    Le phénomène n’a cessé de s’accroître depuis, ce qui fait que les synthèses qui parviennent au sommet de l’Etat n’ont fréquemment aucun rapport avec la réalité du terrain.
    Au-dessus des agents de terrain et des analystes (les deux le plus souvent très bons, même si le copinage fait des dégâts), il y a des incompétents, des représentants de lobbys français ou étrangers, des militants politiques et, enfin -surtout probablement- des carriéristes qui cherchent à plaire au Prince.
    Ayant eu, dans des fonctions antérieures, l’occasion d’avoir accès sur un dossier chaud en Afrique, à la fois au rapport d’un chef d’antenne et à la synthèse fournie au conseiller Afrique à l’Elysée, je peux certifier qu’il n’y avait absolument aucune relation entre les deux et que la vérité de situation se trouvait du côté terrain et la nullité courtisane du côté centrale. Il est vrai qu’il s’agissait de couvrir un coup d’Etat monté pour promouvoir des intérêts privés en utilisant les services et l’armée française. C’est devenu la routine…
    Analysez bien le récent coup d’Etat raté au Burkina et vous serez surpris de la privatisation de ces affaires…
    Certes, il reste des “sanctuaires” dans nos services où des personnes dévouées à l’Etat sacrifient leur carrière au sauvetage d’un minimum de compétence et, techniquement, le Service Action jouit toujours d’une grande réputation. Mais quand la tête est pourrie, et toujours pourrie d’un mandat présidentiel à l’autre, où peuvent-ils trouver un point d’appui pour faire autre chose que ralentir l’effondrement ?


    • douarn Le 24 octobre 2015 à 10h27
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      Bonjour Perret
      Vos propos illustrent à la perfection le principe de Peter et les principes complémentaires.
      Principe de Peter :
      dans une hiérarchie, par le jeu de la promotion, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence. Ce seuil atteint, il ne pourra plus être promu.
      Corollaire : Avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité. La majorité du travail est effectuée par des salariés n’ayant pas encore atteint leur « seuil d’incompétence ».

      Le principe de Peter est complété/amendé par d’autres principes telle que le
      Principe de Dilbert :
      Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : ceux de managers.

      Principe du plafond de verre :
      Désigne le fait que, dans une structure hiérarchique, les niveaux supérieurs ne sont pas accessibles à certaines catégories de personnes (homme plutôt que femme, valide plutôt qu’handicapé, ENA, corporation, …). C’est grâce au plafond de verre que les encore compétents restent à un poste productif, et que le travail s’effectue.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_de_Peter


      • theuric Le 24 octobre 2015 à 16h53
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        Il est possible de rajouter un quatrième principe, de mon cru, voulant que:
        Tout incompétent craint plus compétent et/ou intelligent que lui et fera tout pour qu’une telle personnalité ne le seconde pas ou ait un poste de responsabilité, de crainte, réelle ou supposée, qu’elle ne le remplace.
        Puis un cinquième:
        Toute organisation disparait, parfois dans sa seule conformité du moment, dès qu’un taux significatif d’incompétents sont en place dans l’ensemble de l’échelle hiérarchique de la-dite organisation.


        • theuric Le 24 octobre 2015 à 17h01
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          Nous pourrions même considérer ceci:
          Le degré d’instabilité d’une organisation, quelle que soit sa dimension, est directement proportionnel du niveau d’incompétence de sa hiérarchie.


  8. achriline Le 24 octobre 2015 à 11h15
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    En résumé, les services de renseignement font leur boulot mais les décideurs font quand même ce qu’ils avaient prévu de faire et si leurs plans ne fonctionnent pas c’est parce que quelqu’un a manipulé les rapports et qu’ils n’ont pas été bien informés.
    Et là on sort des rapports dont on n’aurait jamais entendu parler si les plans avaient fonctionné.
    Et le quelqu’un, n’est-ce pas ce qu’on appelle habituellement “un fusible”.


  9. Phil Defair Le 24 octobre 2015 à 11h42
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    Il me semble qu’il s’agit là d’un magnifique moyen détourné pour permettre à l’administration Obama de se sortir du maelström Syrien et de la démonstration de force Russe, en faisant supporter les soi-disant dysfonctionnements par une poignée d’officier qui seraient lamentablement plus intéressés par leur avancement que par la réussite d’une action militaire.
    Ca me rappelle le lendemain du 11-09 où l’on a fustigé les services secrets US qui savaient mais n’ont rien fait. Un peu comme chez nous d’ailleurs concernant l’attentat Charlie…
    Lorsque la situation évolue en sens contraire de celle initialement souhaitée par la gouvernance US, et pour couper court à toute demande d’explication un peu trop pressante émanant du peuple Américain, il semble que la carte de l’incompétence sorte un peu trop rapidement pour être honnête. Ca permet de passer immédiatement à la case du repentir si cher aux Américains, et aux “réformes et aménagements” mis en place aussi sec pour solutionner le prétendu dysfonctionnement…


    • fouineur Le 25 octobre 2015 à 09h53
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      En dépit de cette fallacieuse mise en avant de la “théorie de l’incompétence” par les médias du système, il n’y a pas eu de réformes et ré aménagements au sein des administrations US, suite au 11/9. Au lieu de cela, les principaux responsables de l’appareil de sécurité ont été félicités et promus : http://arabesque911.blogspot.fr/2007/11/911-incompetence-sabotage-and.html?m=1 Les seules évolutions ont concerné les législations visant à renforcer le contrôle sur les populations (Patriot Act) On se refèrera à 1984 de Orwell pour de plus amples explications sur le mécanisme à l’oeuvre.


    • FifiBrind_acier Le 25 octobre 2015 à 19h43
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      Je ne crois pas, pour sortir du bourbier syrien, ils mentiront, comme d’habitude.
      De toute façon, tout ce qui va de travers, c’est la faute à Poutine…
      On se demande même s’il n’a pas quelques responsabilités dans les changements climatiques?

      Il existe bien aux USA des milliers d’associations et de lanceurs d’alerte, qui en ont ras le bol et qui le font savoir. 9 anciens responsables du renseignement ont écrit une lettre ouverte à Obama en août 2014, pour dénoncer sa politique contre la Russie.

      John Perkins a lâché le morceau sur la fabrication de la dette pour ruiner les Etats qui ont des ressources naturelles dans son livre ” Les confessions d’un assassin financier”. Sans parler de Snowden. Mais nos médias se gardent bien de nous raconter les oppositions internes de la société américaine…


  10. Pampita Le 24 octobre 2015 à 12h24
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    C’est presque officiel maintenant, la Turquie étaient derrière les attaques chimiques de la Ghouta, faussement attribuées à Bachar pour provoquer l’intervention américaine : http://chroniquesdugrandjeu.over-blog.com/2015/10/le-sultan-du-sarin-la-turquie-derriere-l-attaque-chimique-de-la-ghouta.html

    Je plains les agents de renseignement occidentaux qui savent parfaitement ce qui se passe mais voient leurs rapports caviardés ou transformés par des dirigeants politiques sans scrupules.


  11. ponsov Le 24 octobre 2015 à 15h02
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    Concernant la manipulation du “rens” et la désinformation: Le reportage exclusif de France2 il y a 2 jours au journal de 20heures.

    Un “reportage” sur la base Russe en Syrie, ou” l’armée russe lance des attaques terribles contre les
    opposants de Bachar el assad.

    Pas un mot sur l’ISIS, pas un mot sur le fait que les américains refusent de donner les coordonnées du sois disant ISIS,pas un mot sur le fait que les russes ont instauré un dome electronique infranchissable pour l’Otan( gal Breedlove)

    Que les Israeliens qui bombardent sauvagement l’armée syrienne sous pretexte qu’elle abrite des combattants du Hezbollah commence à flipper à cause de la mise en place d’une surveillance de l’espace aérien par les russes,etc…etc.

    Le tout c’est de rabacher pour la 200000ème fois,à une heure de grande audience que les russes et les Chiites sont les grands méchants, si c’est ca le journalisme français indépendant….

    Seule once de vérité,les russes ont bombardé 60 fois plus que l’alliance en plus d’un an,normal on ne bombarde pas ce que l’on a crééé…


    • Van Le 24 octobre 2015 à 23h47
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      sans oublier le silence radio étonnant des médias sur la visite éclaire de bachar a poutine , qui habituellement aurait du soulever un tollé de commentaires et de reportages mais n’a eu droit qu’a des courts flash de communiqué , cela prouve bien que le système médiatique bien que divers et nombreux est bien piloté et il n’y a pas de place au fausses notes .
      mais aborder longuement ce sujet n’aurait fait qu’humilier les médias , car les mensonges contre la Russie et bachar elassad s’essoufflent au fur et a mesure que le monde découvre la réalité .


    • FifiBrind_acier Le 25 octobre 2015 à 19h53
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      Voui, mais ils ne bombardent pas les bons…! disent-ils .
      J’ai écouté Jean Yves le Drian aujourd’hui, il accuse toujours les Russes de ne pas bombarder Daesh, mais l’armée syrienne libre,( sic) , d’être en Syrie pour ses intérêts (Tartous) et aider Bachar, qui doit partir, toussa, toussa, Toujours les mêmes salades anti russes.

      “La France, elle, bombarde les terroristes qui préparent des attentats en France, l’intervention est de la légitime défense” etc. Sauf qu’il oublie de dire qu’entre deux préparatifs d’attentats, les terroristes continuent à tuer la population, mais c’est un détail de l’ histoire.


      • Subotai Le 26 octobre 2015 à 18h20
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        Ca m’a toujours fait “rigoler”. On tue des “terroristes” préventivement avant qu’il ait commis le moindre acte de terreur, juste sur prétendu intention.
        C’est comme si on coupait la main d’un type avant qu’il n’ai volé quoi que ce soit, au prétexte qu’il en aurait l’intention. MDR 🙂
        Vive Orwell, Kafka et la Fin du Monde!


        • FifiBrind_acier Le 26 octobre 2015 à 19h13
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          Il faut bien donner une explication plausible à l’opinion publique…
          On voit là l’usage des attentats de Janvier, faire peur.

          La France intervient en violation du droit international, elle n’a aucun mandat de l’ ONU, et n’a pas été invitée par le Gouvernement syrien…


  12. ig Le 24 octobre 2015 à 17h32
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    Et pendant ce temps là….

    Alors que nous avons très peu d’informations sur ce qui se passe avec les migrants, il semblerait que la Croatie les amène en train au bord de la frontière verte avec la Serbie, afin que ceux ci puissent traverser la rivière….

    Une vidéo tournée de nuit par la police Serbe, terrible…
    http://sputniknews.com/europe/20151024/1029057833/slovenia-croatia-migrants-river.html

    Il est vrai que comme nous l’apprend Eurobserver, seuls à peine plus de 800 migrants ont trouvé un agrément d’accueil auprès des pays européens, que les frontières se ferment, que le plus gros “hotspot” en Grèce a fermé pour cause de trop d’afflux…..

    Misère!


    • anne jordan Le 24 octobre 2015 à 18h54
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      est il exact que le gouvernement Merkel a fait du chantage aux Grecs , sous la forme : ” vous gérez les migrants et on vous remet – une partie de – la dette ? ”
      ( Mélenchon dixit ! )


  13. theuric Le 24 octobre 2015 à 21h01
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    La soudaineté de cet afflux de migrants me paraît suspect: quelqu’un aurait voulu déstabiliser l’Union-européenne qu’il ne s’y serait pas pris autrement: il est facile de paniquer ou de faire espérer des gens en fuite et angoissés.
    Le jeu complexe de la Turquie dans la région pourrait en faire un bon candidat, mais au vu, pour l’instant, du peu d’informations qui nous parvient, il serait bien de ne pas s’engager plus avant.
    Sinon, une organisation telle qu’un état, composés d’organismes divers et nombreux, administratifs, militaires, policiers…, entre autres, peut, en effet, voir certaines de ses composantes prendre ses distances avec le pouvoir central, entrer en lutte contre lui, voire se vider de ceux qui y travaille, comme il en fut de certaines administrations de l’U.R.S.S. vers la fin de son existence.
    Dès lors, par prudence, je dirais que les informations que notre hôte vient de nous donner peuvent être considérer comme étant d’une grande importance mais qu’il serait difficile, pour l’instant, d’en donner une explication claire et franche.
    Conservons là, pour le moment, telle quelle, et attendons la suite pour savoir ce qu’il en est réellement, puisque suivant les raisons pour lesquelles ces événements eurent lieu, d’autres suivrons, parfois ne semblant pas en cohérence avec ceux-ci puisqu’en liens discrets mais réels.
    Mais ce ne sera qu’à cet instant que nous pourrons commencer à comprendre la dynamique politique en cours aux U.S.A..


  14. kinimodo Le 24 octobre 2015 à 23h58
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    Ca se précise aussi pour l’attaque chimique de la Ghouta.
    En Turquie, sur fond de guerre politique, les langues se délient et accusent …
    L’OTAN et notre bonne presse vont en manger leur chapeau !
    ———————
    Le sultan du sarin : la Turquie derrière l’attaque chimique de la Ghouta
    extrait:
    Car on est maintenant à peu près sûrs de la responsabilité d’Ankara dans ce massacre. Il y a trois jours, deux députés du principal parti d’opposition, le CHP, ont accusé, détails à l’appui, le gouvernement turc d’avoir fourni aux djihadistes le gaz sarin utilisé en août 2013 à la Ghouta. Le parquet de la province d’Adana a en effet ouvert une enquête que tente de freiner des quatre fers Erdogan. Ce sont les éléments de cette investigation que reprennent nos deux députés : dossier, enregistrements audio… Ils démontent, avec noms, dates et adresses, la filière utilisée. Avec la parfaite complicité des renseignements turcs, la Turkish Mechanical and Chemical Industry Corporation, a procuré au responsable local d’Al Nosra, Hayyam Kasap, le gaz sarin utilisé pour faire porter le chapeau à Assad.
    http://chroniquesdugrandjeu.over-blog.com/2015/10/le-sultan-du-sarin-la-turquie-derriere-l-attaque-chimique-de-la-ghouta.html
    article source ( en anglais)
    http://www.todayszaman.com/national_chp-deputies-govt-rejects-probe-into-turkeys-role-in-syrian-chemical-attack_402180.html


    • languedoc30 Le 25 octobre 2015 à 01h05
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      Tout le camp occidental devait être au courant de ce que trafiquait la Turquie et, bien entendu tout le monde s’est tu. Non seulement ils se sont tus, mais ils ont essayé de faire porter le chapeau à B. Al Assad. Ces minables ont été à deux doigts de bombarder la Syrie. Quelle infamie quand on y pense.


  15. languedoc30 Le 25 octobre 2015 à 14h24
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    OK, mais ni la Russie, ni la Chine ne se posent en donneurs de leçons ou en moralisateurs.


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