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13.octobre.201213.10.2012 // Les Crises

GEAB N°67 : Octobre 2012 – L’économie globale aspirée dans un trou noir et la géopolitique mondiale chauffée à blanc

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Je partage avec vous aujourd’hui la vision du “GlobalEurope Anticipation Bulletin”, qui est pour moi de loin une des meilleures sources d’information sur la Crise.

Toujours une tonalité très “europtimiste” – je pense pour ma part qu’on va sacrément attendre les avancées sur le projet politique… Mais bon, il est indispensable en ces temps troublés de lire des visions très différentes pour s’aiguiser l’esprit…

Comme anticipé par LEAP/E2020 depuis la fin 2011, cette fin d’été 2012 marque le début du renouveau pour l’Euroland avec l’émergence d’une dynamique positive nourrie par deux phénomènes durables : d’une part, la mise en place opérationnelle progressive des instruments âprement discutés et décidés au cours des 18 derniers mois ; et d’autre part, l’étincelle visionnaire apportée par les changements politiques de ces derniers six mois qui ont replacé l’avenir de l’Euroland à moyen/long terme au cœur du processus décisionnel.

L’évolution de l’Euro ces dernières semaines offre une parfaite illustration du phénomène (1). Cela étant dit, l’Europe va être en récession pour les 6 à 12 mois à venir. Comme quoi la seule bonne nouvelle que nous annoncions dans le GEAB N°66 du mois de Juin 2012 est loin d’être miraculeuse. D’une certaine manière, c’est même le contraire, puisqu’il n’est désormais plus possible de cacher derrière le prétexte de la « crise de l’Euro ou de la Grèce » l’état tragique de l’économie mondiale. Plus l’Euroland va avancer sur un chemin constructif, plus va se révéler le caractère « Potemkinien » (2) de la « santé » des économies US, chinoise, japonaise, brésilienne, …. L’arbre ne cachera plus la forêt, à savoir que toutes les grandes économies mondiales entrent simultanément en récession ou en croissance ralentie, entraînant la planète socio-économique et financière dans un trou noir.

Parallèlement l’été 2012 aura marqué une accélération majeure de la dislocation géopolitique mondiale avec un conflit syrien qui devient chaque jour plus dangereux pour le Moyen-Orient et le monde (3), une tension israélo-iranienne prête à exploser à tout moment et un test généralisé de la puissance US déclinante – de la Mer de Chine à l’Amérique latine en passant par l’ensemble du monde musulman. Le monde stratégico-militaire est chauffé à blanc comme l’illustre d’ailleurs la reprise massive des ventes d’armes au niveau mondial, avec les Etats-Unis fournissant 85% du total (4).

 

Evolution des ventes d’armes dans le monde et de la part des principaux exportateurs (2010-2011) – Source : New York Times, 08/2012

Pour ces raisons, LEAP/E2020 maintient son Alerte Rouge de Juin 2012 et estime que, d’ici la fin Octobre 2012, l’économie globale va être aspirée dans un trou noir sur fond de géopolitique mondiale chauffée à blanc. Autant dire que les semaines à venir vont, selon notre équipe, emporter la planète dans un ouragan de crises et de conflits sans précédent.

Ainsi, dans ce GEAB N°67, LEAP/E2020 présente la liste des 7 facteurs clés de ce double choc sans équivalent historique moderne…

Par ailleurs, ce numéro 67 du GEAB comporte une anticipation de l’impact cumulé de la crise et de l’Internet sur le commerce de détail en Europe, prévoyant une perte de 2,5 millions d’emplois d’ici 2015.

Ce numéro initie également une série de trois anticipations sur les risques d’explosion sociale en Europe, aux Etats-Unis (GEAB N°68) et en Chine (GEAB N°69). Nous avons décidé de débuter par l’Europe qui, selon nos chercheurs, devrait connaître « le temps des émeutes au premier semestre 2013 », avec bien entendu de grandes différences selon les pays européens.

D’autre part, vous trouverez dans ce GEAB N°67 les deux GEAB Index, à savoir le GEAB $ Index et le tout nouveau GEAB € Index. Ils paraîtront désormais trois fois par an.

Et bien entendu, vous retrouvez le GlobalEuromètre qui donne le pouls des anticipations des Européens sur des sujets-clés.

Nos recommandations concernent ce mois-ci les devises ($, €, £, Yen, Yuan), l’or, l’énergie et les matières premières alimentaires, les bourses et les assurances-vie.

 

A la croisée des sept facteurs-clés du double choc des semaines à venir se trouve la très douloureuse fin de l’anesthésie US

Car il s’agit bien de cela. Comme nous l’avons maintes fois souligné dans le GEAB, les Etats-Unis ont depuis le début de cette crise refusé d’affronter la réalité (5) en ayant un recours croissant à des artifices financiers, monétaires, … (et militaires) pour tenter de pallier les conséquences de la crise. Tout ceci s’avère pourtant inefficace en cette fin d’été 2012, malgré les milliers de milliards USD jetés dans ce qui s’avère être un trou sans fond.

La meilleure preuve en est la décision de la Fed du 13 septembre 2012 de maintenir son programme Twist de rachats de Bons du Trésor en y ajoutant un programme illimité (temps et montant) de rachats de titres hypothécaires immobiliers (40 Milliards USD/mois) pour tenter de faire revivre le marché immobilier US et à travers ce dernier l’emploi et la consommation. La Fed a conscience que cette décision va déclencher des oppositions et des conséquences néfastes au niveau international. Elle hésite en effet depuis des mois devant un nouveau QE3 (6). Mais, pour tenter d’éviter une implosion socio-économique et un effondrement boursier à Wall Street avant les élections de Novembre 2012 (7) tout en essayant de sauver sa propre crédibilité très attaquée par le camp républicain, elle a choisi un « Psychological Easing » plutôt qu’un « Quantitative Easing ».

Elle devient toujours plus l’acteur clé du marché immobilier US, persistant ainsi à confondre problème de liquidité et problème de solvabilité. Les ménages US n’ont plus d’argent pour acheter ou faire construire des maisons (8). Les taux hypothécaires ne changeront rien à l’affaire. Seule Wall Street va, un certain temps, pouvoir continuer à surfer sur des niveaux records jusqu’à ce qu’un « beau matin » tout s’effondre face à la prise de conscience que l’économie réelle s’enfonce dans la dépression.

Car tous les indicateurs sont déjà au rouge : l’emploi ne repart pas, les emplois créés sont rémunérés très en-dessous des emplois perdus (9), la pauvreté explose dans tout le pays (10), … et les multinationales US (11) ont multiplié les annonces de profits en baisse pour le deuxième semestre 2012 et 2013, retrouvant les niveaux atteints en 2008/2009, typiques de période de récession (12).

 

Evolution du nombre de ménages US participant au programme des Bons de Nourriture (Food Stamps) (ligne foncée) et bénéfice retiré (ligne rouge) (2009-2012) - Source : Zerohedge, 08/2012

Evolution du nombre de ménages US participant au programme des Bons de Nourriture (Food Stamps) (ligne foncée) et bénéfice retiré (ligne rouge) (2009-2012) – Source : Zerohedge, 08/2012

L’impuissance actuelle et future du système politique US (13) à affronter ses problèmes de déficit (14) cumulée à la « séquestration » (15) du budget fédéral (16) dont les effets se font déjà ressentir dans toute l’économie US (comme nous l’avions anticipé dès le printemps 2012) (17), vont faire des semaines à venir une succession sans fin de mauvaises nouvelles économiques (18) … sur fond de défis géopolitiques de moins en moins bien maîtrisés. Car sur ce front-là également, l’anesthésie, c’est fini !

Il aura suffi d’une année à peine pour que tous les effets pervers de l’attaque occidentale sur la Lybie en 2011 se révèlent : de l’assassinat de l’ambassadeur des Etats-Unis en Lybie en passant par les émeutes anti-US dans tout le monde musulman, on ne peut franchement déduire au succès d’une politique d’ « accompagnement » des révolutions arabes. La volonté farouche russe et chinoise de soutenir le régime syrien contre les tentatives de renversement occidentales et des monarchies du Golfe (19) a non seulement cassé toute dynamique positive au Conseil de Sécurité de l’ONU mais s’est transformée en test de la puissance US au Moyen-Orient. Enfin, c’est toute l’Asie de l’Est et du Sud-Est (Japon, Taiwan, Philippines, Corée du Sud,…) qui, à travers les conflits autour de multiples îlots, est en train de tester la capacité américaine à rester, face à la Chine (20), une puissance asiatique.

Et ils sont en train d’évaluer en temps réel ce qu’il reste de la puissance US dans la région. D’ici début 2013, leurs conclusions recombineront les alliances et allégeances héritées de la Seconde Guerre Mondiale. Et même l’ « arrière-cour » des Etats-Unis (selon la doctrine Monroe), à savoir l’Amérique latine, a entrepris d’affronter collectivement des positions géopolitiques US multidécennales : l’exclusion de Cuba des forums trans-américains et surtout la remise en cause de la guerre contre la drogue, pilier de l’interventionnisme US en Amérique latine depuis plus de quarante ans (21).

Citons encore l’Europe pour l’anecdote, puisque l’intégration accélérée de l’Euroland constitue de facto une éviction de l’influence US du cœur de la construction européenne. A partir de 2013, le FMI (à savoir Washington) ne sera certainement plus jamais invité à s’occuper de problèmes intra-Euroland comme c’est le cas aujourd’hui avec la Grèce. Même en matière de défense, l’annonce surprise d’une fusion possible BAE Systems – EADS, avec EADS en position très majoritaire (22), illustre la fin d’une époque où la défense se devait d’être transatlantique et le Royaume-Uni son maître d’œuvre. Alors que BAE Systems joue désormais sa survie (23).

 

Evolution de la diversification des relations commerciales en Amérique latine – L’UE est devenu en 2012 le principal partenaire du Mercosur – Source : Monde Diplomatique, 07/2012

 

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Notes:(1) Voir GEAB précédents.(2) Voir Wikipedia.(3) Source : Yahoo/Reuters, 15/09/2012(4) Notamment dans le Golfe persique. Source : New York Times, 26/08/2012

(5) Sources : New York Times;, 14/08/2012 ; Financial Sense, 24/08/2012

(6) Sources : CNBC, 14/09/2012 ; Market Watch, 29/08/2012

(7) Elle a donc décidé de soutenir Barack Obama in fine beaucoup plus proche d’elle que la nouvelle vague républicaine. Pas très étonnant puisque Mitt Romney a annoncé qu’il ne renouvellerait pas le mandat de Ben Bernanke s’il était élu. Source : MarketWatch, 23/08/2012

(8) Source : USAToday, 14/09/2012

(9) Sources : USAToday, 21/08/2012 ; al-Jazeera, 20/08/2012 ; New York Times, 31/08/2012

(10) Sources : USAToday, 23/08/2012 ; Bloomberg, 10/09/2012 ; Bloomberg, 05/09/2012

(11) Et elles ne sont pas les seules. Même l’industrie du luxe, essentiellement européenne, commence à paniquer. Source : Yahoo/Reuters, 14/09/2012

(12) Source : Money News, 10/09/2012

(13) Source : Der Spiegel, 17/08/2012 ; USAToday, 20/08/2012

(14) Le déficit budgétaire s’oriente vers de nouveaux records. Source :ZeroHedge, 10/09/2012

(15) Coupes budgétaires automatiques dans les budgets de la défense et sociaux.

(16) Un accord ne semble possible ni sur les coupes automatiques, ni sur la fin des réductions d’impôts. Source : CNBC, 11/09/2012

(17) Source : Reuters, 07/09/2012

(18) Dont une dégradation croissante de sa compétitivité commerciale, une priorité pourtant du président Obama. Et bien entendu, la multiplication des dégradations de la note de crédit des Etats-Unis… mais ça, franchement, tout le monde le sait déjà, sauf les aveugles qui amassent les Bons du Trésor US. Sources : Les Affaires, 11/09/2012 ; Market Watch, 14/09/2012 ; Market Watch, 14/09/2012

(19) Les Etats-Unis sont de plus en plus dépendants du pétrole saoudien. Source : New York Times, 16/08/2012

(20) Sources : Der Spiegel, 14/09/2012

(21) Source : CIP Americas Program, 14/08/2012

(22) Qu’on ne s’y trompe pas : BAE Systems joue sa survie dans cette opération, pas EADS. Comme nous l’avions indiqué dans le GEAB N°66, BAE Systems fait partie des entreprises qui vont être fortement impactées par les réductions budgétaires du Pentagone ; non seulement parce qu’elle fait 20% de son chiffre d’affaires avec le gouvernement US mais aussi parce qu’étant une société non américaine, ses concurrents US allaient sans aucun doute la faire mettre complètement sur la touche en ces temps de vaches maigres. La « special relationship » USA-UK est un doux délire que doivent encore se raconter David Cameron et George Osborne le soir au fond d’un pub ; mais elle n’a plus aucune réalité côté américain. Or l’autre grand client de BAE Systems, c’est justement le gouvernement britannique qui a tranché massivement dans ses dépenses militaires. D’où une question de survie à un ou deux ans maximum pour BAE Systems … et la seule option possible : l’Europe, ou plutôt l’Euroland avec EADS.

(23) Source : The Telegraph, 14/09/2012

 

Samedi 15 Septembre 2012

Abonnement : pour ceux qui en ont les moyens, en particulier en entreprise, je ne peux que vous recommander l’abonnement à cette excellente revue de prospective sur la Crise, qui avait annoncé dès 2006 la crise actuelle.

Je rappelle que LEAP ne reçoit aucune subvention ni publique, ni privée, ni européenne, ni nationale et que ses ressources proviennent uniquement des abonnements au GEAB.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

37 réactions et commentaires

  • Bruno // 13.10.2012 à 06h48

    Petite rectification : Le GEAB n° 67 n’est pas celui d’octobre (que j’attends avec impatience) mais celui de septembre.

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  • Gribouille // 13.10.2012 à 08h07

    GEAB est toujours aussi lapidaire quand il s’agit de l’UE. Il me semble que le FMI a fait de l’UE l’épicentre du ralentissement de la croissance qui touche l’économie mondiale. Compte tenu du poids de l’UE dans le PIB mondial et son implication dans les échanges internationaux, on peut se demander si les politiques d’ajustement budgétaire ne sont pas à l’origine du ralentissement économique à l’échelle mondiale. Dès lors, déconnecter la crise mondiale des politiques européennes, c’est peut être aller un peu vite en besogne. Il n’y a pas d’un coté la crise économique (qui serait un phénomène mondiale) et de l’autre coté la crise des institutions européennes.

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  • Bigtof // 13.10.2012 à 09h26

    Je lis GEAB depuis mars 2007 et je suis assez d’accord avec Gribouille :
    Autant le GEAB est pertinent s’agissant de l’ensemble des problèmes traités à l’échelle mondiale, autant ils me paraît de plus en plus déconnecté de la réalité de l’Europe, ou plus exactement de la construction européenne.
    L’absence de démocratie, le refus d’une majorité de la population européenne de l’intégration à marche forcée sur un modèle ultra-libéral, le refus des Allemands de plus de solidarités, tout cela constitue un ensemble très instable dont j’ai l’impression que le GEAB sous-estime la portée.
    Pour autant, je le lis toujours avec assiduité…

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  • Ivan // 13.10.2012 à 09h42

    Effectivement, autant les analyses économiques du GEAB se sont toujours avérées pertinentes et vérifiées, autant sur l’Europe on assiste dans le même temps à des exercices d’auto-suggestion surréalistes à la limite de la démence… Comme quoi, dés qu’on à affaire à une vision idéologique, la raison cède le pas à la croyance.

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    • chris06 // 13.10.2012 à 12h43

      existe t’il une vision non-idéologique? “Ce sont les idées qui mènent le monde”

      Olivier a raison de dire que le GEAB est “europtimiste”. Oui c’est “idéologique” mais “l’europessimisme” l’est tout autant!

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      • Stéphane Grimier // 13.10.2012 à 13h42

        Dans la mesure où le projet européen tel qu’il est penche plus du coté de l’échec que de la réussite, il s’avère que “l’europessimisme” ressemble plus à du bon sens, émanation à la limite du réflexe de survie que de l’idéologie pure. J’en veux pour preuve que la plupart des contestataires sont d’anciens européens convaincus, ils le sont d’ailleurs probablement toujours mais pas tel que le projet a “été” évolué, et pour qui.
        Qu’en pensez-vous ?

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        • Brice Goe // 13.10.2012 à 14h36

          D’accord avec vous.

          C’est d’ailleurs amusant de voir que les europtimistes considèrent que rien ne va mal et tout ira bientôt mieux.
          Ou alors, que ça irait encore plus mal s’il n’y avait pas eu l’euro : Vinguette, on l’a échappé belle !

          L’europtimiste est par nature, soit :
          – optimiste tout court
          – crédule (Père Noël, Yahvé, Elohim, Mahomet, Jésus, Richnou, Moïse, Draghi, …)
          – déconnecté de la réalité
          – un salarié qui ne s’est pas encore rendu qu’autour de lui, il y a de la misère
          Ou tout ça en même temps.

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        • chris06 // 13.10.2012 à 14h54

          Je pense qu’il y a beaucoup d’europessimisme sur ce blog (et sur les commentaires qu’on peut lire de manière générale sur internet) mais à mon avis ça ne représente pas les opinions d’une majorité d’européens.

          C’est le fait qu’élection après élection les gens élisent des partis pro-européens (que cela soit en Grèce ou en France, les partis qui s’opposent ouvertement à l’Europe ne représentent qu’une minorité de pas plus de 20% des électeurs) qui me conforte dans cette idée.

          Je sais bien que tous les europessimistes présents ici vont me répondre que les médias manipulent l’opinion etc…

          @Brice Goe,

          “un salarié qui ne s’est pas encore rendu qu’autour de lui, il y a de la misère”

          c’est possible que vous ayez raison mais visiblement il doit y avoir encore une nette majorité de gens dans cette situation, même en Grèce!

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          • gil // 16.10.2012 à 21h21

            Regardez les campagnes électorales et la propagande européiste qui y est faite !
            Même hollande est allé dire aux grecs que si un gouvernement anti européen gagnait les menant à la sortie de l’euro ils plongeraient dans un cataclysme financier.

            On est pas allé leur parler de l’Islande à ce moment là!

            Cordialement

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      • Rendez-vous en enfer // 15.10.2012 à 00h02

        @Chris06,

        Approbation. Nul ne peut sortir de “l’idéologie” (moult analyses !).
        Tout le problème est que certains (plutôt à droite) ne l’admettront jamais,
        sous le pseudo argument du “pragmatisme” :
        le “pragmatisme”, apparemment défendable, doit admettre
        qu’il est lui aussi idéologique (terme à facettes restant néanmoins à définir).
        Éventuellement, si vous repassez par là, qu’en pensez-vous ?

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  • Pétouille // 13.10.2012 à 09h52

    L’Europe lâche le FMI , c’est pas pour (maintenant) tout de suite

    contributions-de-7-pays-dont-japon-et-france-12-10-2012-2226869.php

    Encore une fois , il semble que GEAB prenne ses désirs pour des réalités ….à moins que ce ne soit un outil de propagande de plus …auquel cas c’est de moins en moins discret.

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  • Boum // 13.10.2012 à 09h58

    Une autre lecture:

    Lorsque la Paix coûte mille fois plus chère que la Guerre, cette dernière devient inévitable.

    Mais dans cette Guerre d’un nouveau genre, nos armes et armées sont inopérantes, ruineuses, inutiles.

    L’Europe moderne contemporaine devient l’antithèse d’un monde dit civilisé. Ça flingue au grand jour dans nos villes, la police sont les voyous , les élus des blanchisseurs d’argents sales. Les pauvres juges déjà dindons d’une farce, deviennent aussi la farce du dindon, rôtis et cuit à point, servit sur un lit d’oignons prêts à se faire péter, la pense, par le premier violeur de mobylette, en laissant le col-blanc à la laverie pour se donner bonne conscience.

    Vive la Finance, le seul crime contre l’humanité qui ne sera jamais condamné.

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  • Surya // 13.10.2012 à 10h17

    Mais pourquoi l’article précédent a-t-il disparu ? 😉

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  • Patrick Luder // 13.10.2012 à 10h19

    Olivier, tu as jugé le billet qui était en ligne cette nuit trop dangereux ?

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    • Surya // 13.10.2012 à 10h25

      J’ai présumé que c’était une erreur et qu’il avait été envoyé trop tôt (il était en ligne ce matin puis quand j’ai rafraichi la page; disparu)

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  • Patrick Luder // 13.10.2012 à 10h39

    Si tous les voyants sont au rouge depuis longtemps, il faut se rendre à l’évidence, rien ne bouge encore du côté des marchés. L’expérience passée nous montrait que les marchés pouvaient réagirs par un efffet “perte de confiance” qui provoquait un effondrement => mais actuellement il y a trop de moyens en jeux, les marchés surgonflés ne peuvent plus se retirer du jeux … les marchés ne sont plus réels, ils sont démultipliés par combien ? 1’000 ? 10 puissance-10 ? plus ?

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    • Surya // 13.10.2012 à 10h43

      Les marchés (pas que boursiers, on peut parler du forex, des taux, des matières premières) sont complètement faussés.

      Dans le cas de la bourse il n’y a plus aucune volatilité ni volume; il n’y a plus que les robots. C’est à dire que cela monte ou descend sans acteur derrière; donc évidement, avec des volumes faibles manipuler les cours est très facile (ha on me dit dans mon oreillette que manipuler un cours c’est du pénal 😉 )

      En visuel ça le fait mieux 😉

      http://www.zerohedge.com/news/presenting-rise-hft-machine-visual-confirmation-how-skynet-broke-stock-market-us-downgrade-day

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    • Un_passant // 13.10.2012 à 11h30

      Autre illustration :

      http://www.france24.com/fr/20121012-marches-transactions-mysterieuses-relancent-le-debat-le-courtage-electronique

      […] combattre “cet engorgement massif des échanges, serait de facturer chaque passage d’ordre”.[…]
      “Cela tuerait le HFT”.

      Mais JUSTEMENT, il FAUT tuer le HTF. C’est une aberration qui n’a AUCUNE justification. A mes yeux, c’est même de la piraterie.

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      • Surya // 13.10.2012 à 11h46

        [troll]

        oui mais la liquidité hein d’abord 😉

        [/troll]

        Le courtage électronique existe depuis longtemps; mais on tombe dans le grotesque; avec des durées de possession dont l’ordre de grandeur est la miliseconde; d’ailleurs souvent il n’y a même pas d’ordre passé réellement :

        http://hardware.slashdot.org/comments.pl?sid=3174611&cid=41605695

        Teaser :

        So it is possible to create a large volume of “trades” without actually ever buying or selling anything? I am surprised that isn’t gamed on regular basis

        It is and this is the basis of high frequency trading… though on Wallstreet they call it “providing liquidity”. It works like this: […]

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        • Rendez-vous en enfer // 14.10.2012 à 23h01

          @Surya

          C’est pourquoi je pense qu’il ne faut plus raisonner
          à l’échelle du néo-libéralisme, ni même de l’ultra-libéralisme,
          mais du “GIGA-LIBÉRALISME”
          (en jouant sur tous les sens des deux mots).

          Il s’agit de comprendre que l’on change totalement d’échelle et de paradigme,
          et ce ne sont que les prémices.
          Plus je les lis, plus je ressens un fait souterrain :
          nos analyses, même du LEAP,
          ont quelque chose de dépassé.
          Qui nous fera faire ce saut conceptuel
          pour concevoir ce qui attend une telle société ?
          J’ai parlé ailleurs d’une sorte de Paul Virilio de l’économie (et de la finance).
          CDT.

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  • dede // 13.10.2012 à 11h30

    Bonjour a tous!, faut il tenir compte des dernieres news tombées cette semaine? les notes de S&p sur les pays Européen ou les annonces sur la santé du chômage au usa,qui indique un mieux ou un moins pire..les ménages U.S sont content! de même que le FMI et BCE et Allemagne qui sont pas vraiment d’acc sur la “croissance” ?…et presque une manif par jour en Europe,qui a l’aire d’être sur un nuage:-( .Je me trompe surement mais, on dirai comme un trouble qui s’installe au niveau des puissances et ou chacun désire se démarquer et imposer sont autorité …y a t il vraiment un changement ou juste des effets de bluff??

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  • Christophe Vieren // 13.10.2012 à 11h35

    Je partage vos trois avis. Il semble que GEAB soit un peu optimiste sur l’acceptation (sans broncher) des peuples de cette marche forcée vers une “intégration” politique de l’Euroland. Notons tout de même qu’il y envisage des émeutes dés début 2013. Reste à savoir quelles seront les revendications de ces émeutes : du pains, du nationalisme, de la démocratie … Quel rôle jouera cela en perspective des échéances électorales Allemande et Européenne dans tout cela, et sur leur résultat ?

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  • Valérie // 13.10.2012 à 12h36

    Autant le ton est tjs aussi europtimiste, autant la tonalité des bulletins GEAB concernant la situation US est tjs aussi “prophète de malheur”, annonçant encore et encore le déclin de l’empire américain. Le ton me fait tjs penser au mec annonçant la fin du monde au début de l'”Etoile Mystérieuse” 😉

    Sur le fond, je n’ai pas grand doute que les mesures prises depuis le début de la crise des subprimes par la Fed, cad ajouter de la dette à de la dette, ne permet pas de résoudre le problème mais simplement de repousser l’échéance. L’économie mondiale est probablement bien une gigantesque bulle alimentée par ce mécanisme de création monétaire, et les chiffres annoncés par les USA sont probablement fortement “arrangés” pour montrer ce qui est montrable. Et le fait qu’ils aient 2% de croissance face à 5 ou 6% de déficit n’est pas un exploit.

    Ca rejoint un peu Olivier Delamarche tout ça, tant sur le fond que sur la forme un peu “théâtrale” 🙂

    Après, que le collapse ait lieu en octobre 2012, ou plus tard, ou de façon plus diffuse plutôt qu’un collapse bien visible avec l’effondrement des indices boursiers, des matières premières, de l’immobilier (là où les bulles sont encore là), etc., nous verrons bien.

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  • Sybille // 13.10.2012 à 12h40

    Olivier,

    Dans le genre analyse et prospective et naturellement toujours pour s’aiguiser l’esprit 😉 , je vous suggère de vous intéresser aux sujets développés dans cette conférence que j’ai trouvé pour ma part passionnante (à défaut d’être optimiste) et qui est désormais en ligne : http://www.2100.org/videos/2007/humanite-et-fragmentation-a-lage-global/

    On y évoque la façon dont “la mondialisation actuelle fragmente le monde qu’elle était supposée unir, en renforçant la crise du multilatéralisme et du système des Nations Unies, et celle de la « global governance », éloignant ainsi la perspective d’une gestion concertée des problèmes mondiaux et d ’une résolution de la crise de surconsommation des ressources évoquée voici déjà quarante ans dans le rapport au Club de Rome Limits to growth.”

    On s’interroge aussi sur la façon dont cette forme de mondialisation touche à mort l’universel et le projet des lumières, comment se développe partout un principe d’appariement sélectif dans l’éducation, l’urbanisme, la famille, les “Etats/Régions”, favorisant ainsi de nouvelles formes d’apartheid à l’échelle mondiale au profit d’une privatisation sans cesse plus importante de l’espace public.
    Bref une multitude de points de vue qui amène le conférencier à envisager Trois scénarios géopolitiques prospectifs que je vous laisse découvrir.

    Il y a là matière je crois, à vous inspirer plusieurs billets, sur autant de sujets et pour tous, de quoi nourrir sa compréhension de l’évolution de notre monde dans une perspective moins économique et du coup plus universelle.

    Dans tous les cas, bonne continuation, Olivier !
    Une fan … de la démarche

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  • Stephan // 13.10.2012 à 14h10

    Authored by Luke Eastwood,

    The Great Chess Game

    Everyone is aware of a multitude of problems that besets our world, however the nature of these problems and why they exist is distorted by the media and by governments all over the world. Our leaders, corporate heads, military top-brass etc. all have a fairly good idea of what is really happening, they just don’t want us – the ignorant masses known as the general public to know what they know.

    The multiple crises on this planet are caused by our insane mode of living – one that seems to be dominated by economics. Our way of life (unfortunately now for most of the world) depends on an ever-expanding economic system, for if it is not expanding it is contracting.

    This system was all well and good while there was plenty of capacity for continued expansion, but unfortunately for all of us the limits of expansion are not far off. The ‘people in the know’ are well aware of this, although they are not going to admit to anyone outside of their ‘club’ that this is the case, at least not in any direct or honest manner.

    Capitalism requires growth and markets to exploit – in the past there were always new markets and new people to exploit, which fueled growth and the resources needed to run the engine of commerce seemed inexhaustible.

    At this point in time the number of new markets is shrinking, the number of people who can be easily exploited is shrinking and the availability of resources is shrinking. So that really doesn’t leave modern ‘civilised’ countries or coalitions of countries with a lot of options with regard to the continued expansion of their economies.

    It strikes me that there are only really three options available:

    1.Expand the planet and the resources available on it by 50% or more.
    2.Reduce the demand on resources and reduce the number of people expecting a fair deal (i.e. not being exploited).
    3.Give up on a redundant system that is destined to crash and find a new economic paradigm.
    Hopefully you will realize that option 1. is my little joke and that option 2. is in the realms of megalomaniac fantasy.

    Unfortunately for us, many of the people in powerful positions in the world are hopeful of achieving something equivalent to option 1. (e.g. colonizing Mars) and are quite confident of achieving option 2.; hence are still not even close to considering option 3. It seems that option 2. is the historical precedent for solving economic woes, generally implemented through war and the by-products of this – famine, sickness, relocation and disempowerment etc.

    If we look at the current global situation it is clear that there is a struggle for power and resources, which is only partially viewable to the ordinary ‘man in the street’. The intrigues and complexities of this struggle or game are concealed from the average consumer of mainstream media. This has been the case for a long time, which is clearly evidenced by the periodic release of state secrets relating to events of previous decades – in some cases clandestine activities/ambitions of up to a century ago. Despite the clear evidence that we have been continuously lied to in the past by mainstream media and our governments, it seems that many people do not seem to correlate that information with current lying and propaganda.

    The truth is that this struggle for dominance and control is like a giant chess game, with USA and its allies/friends on one side of the board and Russia/China and their allies/friends on the other. They represent the kings and queens of this game and ultimately decide the strategy and the actions of their ‘pieces’. Countries like Britain, France, Japan, Iran, Saudi Arabia, Israel, Turkey, India etc. represent the middle ranking pieces – they are important players in the game, they are not instantly expendable but they are coerced or seduced into following the game plan.

    The pawns of the game are all the other minor and relatively powerless countries that make up the world. These are all seen as expendable, but at times they may be given an inflated sense of their own worth by either or both sides in order to achieve a goal. Of course, like a real pawn, once their purpose has been fulfilled or they are no-longer useful they are thrown to the wolves or just ignored.

    Two perfect examples of a pawn are Afghanistan and Iraq – neither were particularly unique strategically, in terms of resources or influential politically or militarily. For a time Iraq seemed important but it was just a piece being played as a part in a much larger game. Afghanistan seemed important for a while both to the Americans and the Soviets but (in terms of the game) again it is just a fairly resource-rich non-entity that needed to be exploited as part of a far greater plan.

    What many people in the world do not understand is that this great chess game is about control of resources and their flow around this planet. He who controls the oil, gas, rare-earth metals, uranium, water, and food has control of everybody else. The instability in the Middle East may appear to be related to terrorism, the struggle for democracy or religious preferences but this is all just a smoke screen. If we look below the surface we can easily see that this is about transit routes of resources – in particular for oil and gas. The big boys (USA, China and Russia) are jostling for position, their allies want in on the action (as a kickback for helping out) and the fate of the remainder rests on the success of the competing strategies for dominance of the board.

    Unfortunately for us, this obsessive game over resources seems to completely ignore the basic premise that we must continue to live in a world of finite resources. Instead of deciding to give up the game and concentrate on finding a way to remodel society in a way that can sustain our future; the game seems to have intensified in recent decades. I would liken this to two men on the Titanic fighting over the silver cutlery while the ship continues to sink! I wonder at what point governments will actually wake up to the fact that these ‘traditional’ solutions can no-longer work in a world where there is nowhere new left to colonize, nowhere new to discover, and precious few new resources to find.

    Of course, people pay lip-service to the ideas of a new paradigm at the UN, at environmental summits etc. but this is really just candy-floss. The big boys and their minions are still focusing most of their energy, political, intellectual and creative resources on fighting to maintain their economies instead of seeking solutions to a glaringly obvious problem.

    It’s high time that the ‘superpowers’ and their allies took a serious look at option 3. (a new economic paradigm). Once the penny drops that our system is fatally flawed, the necessity for economic, psychological and physical warfare becomes redundant. Once we truly accept that we cannot have infinite growth, that our planet and human society is in danger of collapse then it should shift our focus away from conflict towards co-operation.

    Humans are selfish creatures, we all want the best for ourselves, our family, our town, our tribe, our country – that is just part of human evolution that has enabled us to succeed. However that competitive streak has outlived its purpose and is in fact destroying us. The ultimate in selfishness is really the desire to survive – don’t we all want to survive (and hopefully prosper)? If we are going to fulfill that ultimately selfish wish then it’s actually necessary for us to evolve beyond competing and abandon clearly failed and destructive actions.

    Co-operation is the only real hope for humanity. It’s time for the game players to tear up the chess board and throw it away forever. And if our governments do not want to change or listen then it is up to all of us to make sure that they do – for our own selfish desire to live and to have a country and a planet to live on.

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  • DAN // 13.10.2012 à 14h12

    Il est bien vrai que nous vivons un bouleversement géopolitique majeur et les orientations politiques seront vitales pour l’avenir . Il faut prendre conscience que les réserves pétrolières se réduisent comme une peau de chragrin, le développement économique que nous avons connu a été du à une énergie abondante et bon marché. Les conflits actuels au moyen orient (Libye , Syrie etc) ne sont pas un effet de vouloir imposer la démocratie , mais bien assurer une continuité d’ approvisionnement pétrolier.L’Europe ne doit pas se tromper dans sa politique extérieure , nous ne sommes plus ni en 1945 et plus ni 1989.
    Il manque à l’Europe un grand pays voisin, qui devrait intégrer l’Europe . Ce souvenir ce que Degaulle disait à ce sujet , un seul politique européen avait compris cela : l”ex chancelier Schröeder qui a bien contribué à la prospérité de l’Allemagne !!

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  • dany // 13.10.2012 à 17h50

    “Les ménages US n’ont plus d’argent pour acheter ou faire construire des maisons (8). Les taux hypothécaires ne changeront rien à l’affaire.”

    Les derniers chiffres des agrégats monétaires publiés par la Fed jeudi soir montrent que M2-M1 a augmenté de 72,6 milliards de dollars dans la semaine finissant le 1° octobre, ce qui constitue le 4° bond le plus important dans l’histoire des Etats-Unis,
    L’augmentation de M1 n’est pas due à la fameuse planche à billets mais à celle des dépôts sur les comptes courants des Américains
    L’épargne des Américains est trop importante (par rapport au PIB), surtout depuis la faillite de la banque des frères Lehman : elle est proche de 50 % du PIB alors qu’elle devrait n’en représenter que 40 % au maximum,
    Ainsi, 10 % du PIB sont quasiment stérilisés dans les caisses d’épargne, soit 1 500 milliards de dollars au lieu d’être dépensés ou investis.
    JP Chevallier

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    • Surya // 13.10.2012 à 19h11

      Dans M1 il n’y a pas que les comptes courants des ménages; mais aussi toutes les disponibilités des entreprises…

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    • A-J Holbecq // 13.10.2012 à 22h31

      Si le montant des agrégats M1 et M2-M1 augmentent simultanément, c’est que les banques recommencent à émettre de la monnaie, c’est-à-dire à “faire crédit”

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  • Patrick Juignet // 13.10.2012 à 18h51

    Une petite info sans rapport avec le billet Le film Rapace sur Arte.
    Rediffusion :
    25.10.2012 à 02:35

    Réalisateur: Claire Devers

    La trajectoire d’un trader prêt à tout pour régner sur la City. Une théâtralisation du monde de la finance et de sa folie destructrice.

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  • Fab78 // 13.10.2012 à 21h39

    Emmanuel Todd fait une article de 5 pages dans Marianne (version papier uniquement).

    Résumé: Je me suis retenu durant la présidentielle pour faire élire Hollande mais maintenant, il faut prendre de vraies mesures pour les vrais gens.

    Le ton est polémique et l’Europe n’en sort pas indemne (c’est pas le Geab).

    Le protectionnisme intelligent est dans le propos, et l’euro est écorché, dépiauté plutôt, bref il souffre.

    Il y a aussi d’autres thèmes mais trop nouveaux pour faire un résumé (bien expliquer prend du temps).

    Une bonne idée d’article sur “les-crises.fr”.

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  • Koikilensoi // 13.10.2012 à 22h29

    une image de ce que serait ce jour redouté aux USA:
    http://www.youtube.com/watch?v=ovIeLeeFikc&feature=relmfu

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  • Rendez-vous en enfer // 14.10.2012 à 23h17

    Pour ne pas doublonner, voir éventuellement remarque plus haut
    à Surya, 13 octobre 2012 à 11h46 :

    le GRAND SAUT DANS LE VIDE (c’est à la mode désormais)
    avec la notion (à transformer en concept)
    de “GIGA-LIBÉRALISME”.

    On y est ! Hors des moules analytiques encore utilisables,
    mais néanmoins datés, comment le “penser” ?

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  • Rendez-vous en enfer // 15.10.2012 à 00h17

    Puis-je me permettre de poursuivre sur ma lancée dans une autre direction ? Quoique…
    J’éprouve toujours une certaine jubilation (malsaine, bien entendu ! lol),
    quand on entre dans la jungle épaisse des contradictions ! Exemples.

    – A : l’Allemagne a tout intérêt à sortir de l’Euro
    – B : l’Allemagne n’a aucun intérêt à sortir de l’Euro

    Quid de ces aphorismes ? (Je sais : “le débat ! le débat ! le débat !”).

    Et pour rester dans le sujet :

    – A : “l’intégration accélérée de l’Euroland constitue de facto une éviction de l’influence US du cœur de la construction européenne” (GEAB).
    – B : “pas d’accord quand le GEAB estime qu’une intégration européenne joue contre l’influence US. Je pense même le contraire” (Patrick-Louis Vincent).

    Qui nous fera une double colonne : arguments de A vs arguments de B ?
    Ceci étant je pense que la réponse est beaucoup plus “intriquée” et “dialectique”
    que chacun d’entre nous ici puisse le dire. CDT.

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  • Quintus // 15.10.2012 à 12h54

    Les communiqués publics du GEAB sont volontairement provocateurs pour attirer les clients. Les abonnements à leur revue (220 € par an) est une source de financement majeure. Et ceux qui suivent leurs recommandations (décideurs, investisseurs) évitent de perdre bien plus que le coût de plusieurs années d’abonnement.

    LEAP peut sembler optimiste en ce qui concerne la zone euro, mais leur analyse est très lucide. Le seul pays qui aurait actuellement un intérêt immédiat à sortir de la zone euro, c’est l’Allemagne, car si un autre pays sortait de l’euro, la dévaluation de sa monnaie n’inciterait personne à échanger ses euros contre une monnaie de singe… ben oui c’est bête mais c’est imparable.

    LEAP a également très bien compris que, dans l’ensemble, la zone euro est financièrement bien plus saine que les États-Unis, le Royaume-Uni ou le Japon. La crise de l’euro a mis au jour les vices de fabrication de l’euro, c’est-à-dire l’absence de gouvernance économique, et les réunions qui ont lieu en “comité réduit” de pays montrent qu’une nouvelle structure beaucoup plus intégrée est en train de se construire, lentement mais sûrement.

    LEAP n’a pas que des “bonnes” anticipations pour l’Europe. Dans un de leurs derniers bulletins ils annonçaient la disparition d’un petit commerce sur 6 d’ici 2015, ainsi que des émeutes l’an prochain.
    Et sur l’évolution de l’Europe, leurs anticipations sont clairement des avertissements : si le projet européen est abandonné aux technocrates de Bruxelles, il ne restera plus guère de démocratie d’ici 10 ans. Mais si les peuples européens se ressaisissent du projet, et si la politique étrangère européenne devient véritablement indépendante des États-Unis, empire en déclin, alors un souverain d’un tout nouveau genre sera capable d’établir des relations constructives avec les nouvelles puissances régionales.
    De manière générale, leurs anticipations affichent un honnête 80 % de succès, ce dont peu de think-tanks peuvent se vanter.

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  • tchoo // 15.10.2012 à 19h39

    @chris
    @Brice Goe,

    “un salarié qui ne s’est pas encore rendu compte qu’autour de lui, il y a de la misère”

    c’est possible que vous ayez raison mais visiblement il doit y avoir encore une nette majorité de gens dans cette situation, même en Grèce!

    Oui c’est surement vrai (quoique en Grèce je n’en sais fichtre rien) mais cela change et à vitesse V, un signe particulier, les artisans directement en contact avec la population (plombier, boulanger-patissier…….) deviennent de plus en plus pessimistes sur leur avenir.

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  • theuric // 17.10.2012 à 02h56

    Vous savez quoi?
    Je suis en accord avec le G.E.A.B. parce que mon intuition, ce processus de création et d’entendement inconscient, me susurre des conclusions similaires, étant entendu que l’intuition se doit de se nourrir de connaissances ad oc et d’inventions d’outils complémentaires.
    Ceci dit, les États-Unis sont, dès à présent, finis, ce pays a un tel taux de désorganisation que la disparition de sa monnaie le ferait s’effondrer.
    Trois institutions, me semble-t-il, tiennent encore, des universités, mais pas toutes, l’armée, bien que dans un sale état et quelques entreprises telles que certaines de celles liées à l’informatique ou celles liées à la production de combustible schisteux.
    Le reste s’écroulera à la suite du dollar.
    La pensée politique purement économiste trouve ses origines plus de deux siècles antérieur à notre époque et s’est progressivement développée jusqu’à nos jours pour devenir maintenant prépondérante, or, ce à quoi nous assistons aujourd’hui c’est à un retour en force de la pensée essentiellement politique avec tout ce que cela entend de formalisme et, surtout, de passion.
    Ainsi, les démocraties populaires et les démocraties libérales, dites communistes et néo-libérales, sont du même esprit d’une conception du monde fondamentalement portée que sur la seule économie.
    C’est leur froide confrontation de 1945 à 1991 qui nous a évité des conflits plus sévères en gelant le dynamisme, parfois tragique, des peuples, le négoce n’aime pas les surprises et les heurs sont toujours des surprises.
    Mais depuis la disparition de l’U.R.S.S. vient le retour du jeu tortueux des états et des nations, c’est ce à quoi nous assistons, la disparition des U.S.A. ne venant qu’achever de libérer l’énergie vitale de l’humanité depuis si longtemps comprimée, toute son énergie vitale.
    L’Europe, elle, est dans son vieillissement autant physique que, évidemment, mental.
    Le sens que je donne à la baisse mortifère de la natalité européenne est la culpabilité dû aux atrocités des deux guerres mondiales (je considère en effet l’inconscient social comme étant d’une temporalité bien plus importante que celle d’un individu, pouvant s’étendre sur plusieurs siècles, voire, peut-être, millénaires), or la culpabilité peut générer deux effet contraires et extrême: la dépressions auto-condamnatoire ou l’agressivité pervers.
    Présentement l’ouest de l’Eurasie est quasiment vidé de sa substance, à l’exemple de la France ne produisant plus d’acier, peu de gasoil ou d’essence…, en cas de cessation de l’économie mondiale, il nous faudra du temps pour remettre en route une production sérieuse de tout un ensemble de substances, éléments et matériaux dont toutes sociétés ont un besoin vital.
    Parce que ceux des pays appelés aujourd’hui B.R.I.C. seront bientôt soit dans l’effritement, soit dans une confrontation plus ou moins directe, ce ne sera que par portions congrues que nous pourrons nous approvisionner ailleurs de ce qui, si tragiquement, nous manquera.
    Cinq, dix ans, voire plus nous serons nécessaires pour que nous puissions entrer dans ce qui sera le concert des nations, plutôt concert free jazz sauf si…
    Sauf à remplacer quasiment totalement les équipes dirigeantes des pays de l’union et ceux de l’Union-Européenne, vu que ceux-ci s’arc-boutent sur cette même philosophie néo-libérale, mais en ce cas je ne vois pas comment l’euro pourrait survivre à pareil commotion, du-moins l’euro en tant que monnaie.
    Le Japon et la Chine, bien entendu, mais plus encore l’Inde et la Chine serons les ferments de nos craintes prochaines, deux voisins, deux géants se toisant à l’envi aux tensions internes tant démesurées…
    Mais ces considérations, de l’ordre du moyen terme, ne peuvent être pris en compte par le G.E.A.B..

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