Nicolas Doze m’a invité à son émission Les Experts le 5 octobre à 9h00, sur BFM Business (la radio filmée, pas BFM TV).

Voici la vidéo :


Prochain rv : le 19 octobre.

Regardez bien, vers la fin, le moment où je débats avec la femme intégriste sur les mutuelles, avec le cas allemand.

Essayez de percevoir son insigne contentement quand elle jette son “à adhésion obligatoire, ça fait toute la différence” à 36:25

On est alors au coeur de l’extrémisme de cette idéologie, dont je récuse violemment le terme “libérale”, car elle est “laissez-fairiste”, “individualiste”, “libertaire”.

A ce moment-là, la dame est proche d’un des axes de l’idéologie libertaire de mai 1968 (sans même se rendre compte comme elle est proche d’un Cohn-Bendit sur cet axe, j’imagine) : s’opposer à toute forme d’obligation, avec l’ouverture d’esprit d’un taliban, façon “tout pour moi, rien pour les autres”.

Piquant, quand on sait qu’un critère important différenciant l’homme de l’animal est justement sa capacité à se fixer des limites ou des obligations, individuellement ou collectivement, réfrénant ainsi ses pulsions et désirs…

« Le libéralisme ne saurait se réduire au laissez-faire économique ; c’est avant tout une doctrine politique, et le libéralisme économique n’est qu’un moyen permettant à cette politique de s’appliquer efficacement dans le domaine économique. Originellement, d’ailleurs, il n’y avait aucune contradiction entre les aspirations du socialisme et celles du libéralisme.

La confusion actuelle du libéralisme et du laissez-fairisme constitue un des plus grands dangers de notre temps. Une société libérale et humaniste ne saurait s’identifier à une société laxiste, laissez-fairiste, pervertie, manipulée, ou aveugle. La confusion du socialisme et du collectivisme est tout aussi funeste.

En réalité, l’économie mondialiste qu’on nous présente comme une panacée ne connait qu’un critère, “l’argent”. Elle n’a qu’un seul culte, “l’argent”. Dépourvue de toute considération éthique, elle ne peut que se détruire elle-même.

Les perversions du socialisme ont entrainé l’effondrement des sociétés de l’Est. Mais les perversions laissez-fairistes d’un prétendu libéralisme mènent à l’effondrement des sociétés occidentales. » [Maurice Allais, Nouveaux combats pour l’Europe, 2002]

« Assurément, on ne doit pas regarder comme heureuse et prospère une société dont les membres les plus nombreux sont réduits à la pauvreté et à la misère. La seule équité, d’ailleurs, exige que ceux qui nourrissent, habillent et logent tout le corps de la nation, aient, dans le produit de leur propre travail, une part suffisante pour être eux-mêmes passablement nourris, vêtus et logés. […] Tout pour nous et rien pour les autres, voilà la vile maxime qui paraît avoir été, dans tous les âges, celle des maîtres de l’espèce humaine. » [Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776]

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N’hésitez pas à réagir en direct par mail sur cette émission via ce lien – Nicolas Doze consulte bien les mails en direct, et est très demandeur 😉 :

http://www.bfmtv.com/emission/les-experts/

(cliquez sur Lui écrire à croite)

148 réponses à [Intervention média] BFM Business, Les Experts – 5 octobre

  1. Surya Le 08 octobre 2012 à 07h17
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    Une citation d’hayek (The road to Serfdom) sur le dogmatisme 😉 :

    “probably nothing has done so much harm to the liberal cause as the wooden insistence of some liberals on certain rules of thumb, above all the principle of laissez-faire.”


    • Benjamin Franklin Le 08 octobre 2012 à 10h59
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      J’ai envie de dire : évidemment !

      Le laissez-faire absolu est une négation du droit naturel, fondement philosophique du libéralisme, puisqu’il autoriserait le non-respect de la propriété de soi et de la propriété privée.

      Le droit naturel appelle l’existence d’un Etat de droit :
      http://en.wikipedia.org/wiki/The_Road_to_Serfdom#A_role_for_government

      Dans la Route de la Servitude, Hayek écrit noir sur blanc que les missions de l’Etat sont :
      -d’assurer le respect du droit naturel (habeas corpus, propriété privée)
      -d’assurer la sanction des externalités négatives (ce qui entre dans le respect de la propriété privée), ce qui suppose un appareil d’Etat efficace capable de repérer et déterminer ces externalités
      -de fournir le minimum vital aux plus démunis, pour leur permettre d’exercer au moins leurs droits naturels. En évitant de perturber l’économie. Et ça ça passe par l’impôt négatif, ou des systèmes de vouchers comme le chèque éducation. On donne aux gens les moyens minimum, mais on ne décide pas à leur place.
      -de suppléer aux domaines que le “marché” ne sait pas gérer. Et là il faut savoir déterminer ces domaines. Quand Adam Smith écrivait dans la Richesse des Nations que l’Etat devait suppléer dans des domaines comme les routes, les bâtiments publics, l’éducation, il ne s’imaginait pas forcément la capacité que les gens, via des structures à but lucratif mais aussi non lucratif, pouvait déployer pour gérer quand même ces secteurs de manière spontanée. Les progrès techniques y ont bien sûr contribué. De tels domaines existent toujours, mais ils sont peut être plus réduits qu’on se l’imagine.


      • JPS1827 Le 08 octobre 2012 à 14h15
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        C’est très intéressant, je ne connais pas Hayek. La question est de savoir dans quels domaines l’état doit suppléer, comment l’état doit adapter sa suppléance à l’évolution de la société, qui dépend entre autres d’acteurs économiques dont les comportements sont modifiés par la suppléance de l’état.


        • step Le 09 octobre 2012 à 11h15
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          en général dans l’entretien des réseaux et infrastructures, on a un comportement médiocre des sociétés privées lucrative (voir fukushima) qui sont inaptes à assumer les conséquences continentales d’une mauvaise gestion. En effet un réseau c’est une charge d’entretien lourde et il y aur


          • step Le 09 octobre 2012 à 11h41
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            rhoo voilà que ça valide sans prévenir…

            aura un gros malin de cost killer qui va tirer sur les coups de maintenance pour faire son kéké devant les investisseurs et frimer au patron de l’année avant de passer à autre chose en laissant le suivant assumer les conséquences de sa gestion.

            Après il y a les fonctions qui font de l’état un état (ediction et application du droit, sécurité, état-civil/cadastre, enseignement/santé (ou au moins contrôle de..).

            Enfin politiquement un état devrait (ce n’est pas le cas ici hein) soutenir le travailleur car il y a que les ravis de la crêche qui avec 10% de chômage soutiennent qu’un contrat de travail est “un contrat librement consenti entre deux parties égales”. Après la forme de ce soutien (définitions de minimums, soutien législatif au role des syndicat) est variable.

            Personnellement, une des choses qui me crispe actuellement est la focalisation faite dans les médias sur le terrorisme salafiste. Il y a d’autres criminalités, en particulier celle en col blanc, qui bénéficie de cette attention et de la concentration des moyens sur cette question pour prolonger leur impunité, trouvant en ces fanatiques des alliés de circonstances…
            Or il est plus que probable que nos sociétés s’auto-détruiront par leur rapacité tel l’ourobouros, que des petits truands viennnent tous nous tuer un par un. C’est une criminalité plus “rassurante” car elle est portée par l’autre, ce qui permet d’en parler jusqu’à plus soif, alors que les maux principaux de nos sociétés sont portés par l’ensemble des membres de notre production sociale, y compris les plus “éminents”.


  2. JPS1827 Le 08 octobre 2012 à 07h36
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    Madame Verdier-Molinié insulte quelque peu son intelligence quand elle commence à parler des personnes qui prennent un taxi pour aller à leur consultation et leur voiture pour allez au supermarché ! Bien entendu, s’il n’y a pas de Sécurité Sociale à adhésion obligatoire, seuls les malades et les personnes âgées adhéreront. L’obligation est une bonne réponse à notre habituelle incapacité à prévoir les choses désagréables.
    Comme le souligne Olivier, l’intégration des comptes de la sécurité sociale dans ceux de l’état pose un réel problème. Ce qui est étonnant, c’est cette croisade pour “la part arbitrable” des dépenses de chacun, de la part de personnes qui bénéficient ou bénéficieront tous de cette part non arbitrable liée à la solidarité nationale, et cette incapacité à comprendre que le coût de la santé est le même, qu’il soit mutualisé ou non. Je pense que c’est effectivement l’idée de solidarité qu’ils détestent, et cela m’attriste (il est malheureusement fréquent de voir des personnes “qui en ont assez de payer pour les autres”, mais semblent totalement ignorer ce que les autres payent pour eux). L’exemple des Etats-Unis ne donne vraiment pas envie de laisser la population arbitrer elle-même ses dépenses de santé.
    Quant à l’apologie du partenariat public-privé tel que le suggère Madame Molinié avec l’exemple allemand qu’elle donne, il suffit de regarder ce qui se passe au niveau de l’hôpital Sud-Francilien (http://www.rue89.com/2011/10/13/ppp-le-fiasco-financier-de-lhopital-sud-francilien-225542 ; http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/01/23/01016-20120123ARTFIG00355-hopital-sud-francilien-apres-le-scandale-l-ouverture.php) pour comprendre qu’il ne s’agit en rien d’une panacée. Les grosses erreurs de gestion et le gaspillage ne sont en rien l’apanage du secteur public.
    En revanche, il me paraîtrait intéressant de sortir la protection sociale des comptes de l’état, d’interdire tout déficit de la Sécurité Sociale en adaptant les recettes aux dépenses, et de demander clairement aux Français quel pourcentage de leur revenu ils sont prêts à consacrer à la CSG (le secteur de la santé fait fonctionner l’économie aussi bien que la vente de voitures !), qui serait augmentée en fonction des dépenses. Il n’y a rien de mal en soi à choisir de consacrer 20% de son revenu à ses dépenses sociales (je ne suis pas pour, personnellement), mais c’est un choix, un arbitrage budgétaire, il ne faut pas après aller se plaindre qu’on doit réduire ses dépenses dans d’autres secteurs. Mais il faut arrêter de penser, que la santé serait un secteur magique où on pourrait avoir toujours plus sans dépenser plus. Nous sommes un des rares endroits du monde où on devient désormais couramment nonagénaire, c’est normal que ça coûte de l’argent.
    Par ailleurs, je suis toujours aussi étonné de voir que ces experts parlent constamment des obstacles qu’il y a à gagner beaucoup d’argent (mon pauvre monsieur), de “création de richesses”, considèrent comme acquis que toute la population à intérêt à la prospérité des créateurs d’entreprise (comme si eux-même n’avaient également intérêt à avoir une population prospère), et c’est bien la pétition de principe qui empêche toute avancée. Depuis que j’écoute cette émission je peux résumer ce que j’en retiens en une ligne : nous ne sommes pas assez compétitifs parce que le travail coûte trop cher et parce que les dépenses de l’état sont trop importantes… bon, ce n’est pas avec cette pensée fulgurante que nous allons nous en sortir.


    • Patrick Luder Le 08 octobre 2012 à 07h44
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      “d’interdire tout déficit de la Sécurité Sociale en adaptant les recettes aux dépenses” OUI mais dans le deux sens !!! il faut aussi adapter les dépenses aux recettes !!! Les questions à ce poser sont :
      – Quel niveau de médecine vouloons-nous ???
      – Quelles en sont les limites ??? (acharnement thérapeutique avec toutes les technologies à disposition sur les personnes âgées en fin de vie …)


    • Emmanuel Grenier Le 08 octobre 2012 à 08h59
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      D’accord avec le ton général de ton commentaire, mais sur le coup des taxis, je crois au contraire qu’elle n’a pas tort. Les remboursements de taxi sont un des scandales de la sécurité sociale. Cela correspond à une autre époque, où les possesseurs de voiture étaient beaucoup plus rares, mais cela n’a jamais changé depuis ! Ces remboursement ne devraient se faire que pour ceux qui en ont réellement besoin, soit du fait de leur état sanitaire, soit parce qu’ils ne possèdent pas de véhicule.

      Pas d’accord non plus avec ton commentaire sur le fait que s’il n’y a pas de Sécurité Sociale à adhésion obligatoire, seuls les malades et les personnes âgées adhéreront. 95% des gens ont une mutuelle complémentaire donc je pense que l’on aurait à peu près le même taux d’adhésion.

      Par contre, l’exemple de l’hôpital sud-francilien est effectivement à marteler à tous les gens qui nous répètent comme une mantra : dans le privé, c’est mieux géré.

      Plus généralement, si on fait la somme des pertes dues à la mauvaise gestion entre public et privé, je ne suis pas sûr que ça soit à l’avantage du privé, vu les sommes pharamineuses que les Etats ont déboursé et déboursent encore pour payer les dégâts de la gestion privée des banques…


      • Surya Le 08 octobre 2012 à 09h05
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        On rappellera que dans bon nombre de cas; la mutuelle est obligatoire car prévue dans l’accord d’entreprise.


      • JPS1827 Le 08 octobre 2012 à 14h19
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        @emmanuel grenier : je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il existe un gaspillage important en terme de moyens de transports et que le remboursement des taxis et des ambulances devrait être géré avec plus de rigueur. Mais c’est le ton du discours de cette personne qui me fatigue, tout le monde a en tête des exemples d’abus, mais dit comme cela, ça ne sert à rien. Il faut chiffrer le coût réel des abus, puis chiffrer le coût des moyens à mettre en œuvre pour empêcher disons 80% de ces abus, et prendre des décisions éclairées et qu’on puisse réexaminer en fonction de l’évolution de la situation.


      • Epsilon Le 08 octobre 2012 à 20h36
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        Oui mais pourquoi remboursent-ils le taxi? Les hôpitaux ne souhaitent peut-être pas que trop de véhicules garés pour une longue période encombrent la voirie, ni que des personnes malades conduisent avant ou après leur intervention. Et ça coûte moins cher qu’une ambulance, j’imagine.

        Maintenant on peut concevoir des abus, mais comment les connaître?
        Ensuite, le chauffeur de taxi va dépenser le montant de sa course, payer des impôts, faire fonctionner l’économie. C’est plus la façon dont celui-ci va dépenser son argent (en service, ou en téléphone Samsung?) qui va changer quelque chose.


    • step Le 09 octobre 2012 à 11h54
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      surtout que le modèle de santé allemand est plus que criticable sur ses résultats :

      http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/12/13/2659564_l-esperance-de-vie-des-pauvres-a-chute-en-allemagne-depuis-10-ans.html

      Idem aux états-unis, l’espérance de vie (globale) stagnent voir baissent (les derniers chiffres datent de 2010 et montrent ce plafond et un début de régression). Il est probable que la situation ne s’est pas ameillorée ces 2 dernières années.

      Tout le monde a intérêt à ce que les “créateurs de richesse” créent de la richesse, et tout le monde (sauf eux et encore à courte vue) aurait surtout intérêt à ce qu’ils la distribuent cette richesse le plus largement possible. Malheureusement, cette deuxième partie de l’affirmation n’est pas dans leur programme, c’est bien le problème actuel. Du coup l’immense majorité de la population se retrouve dans une consommation anémiée, déclenchant des récession planétaires, une frange trop peu nombreuse (actionnaires et dirigeants) accumule ces richesses et en bloque la circulation, faisant dépérir le système économique.


      • Delphin Le 10 octobre 2012 à 18h17
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        “Tout le monde a intérêt à ce que les “créateurs de richesse” créent de la richesse”

        Non non.

        La création de richesse OGM, non. La création de richesse agriculture industrielle, non. La création de richesse financiarisation, non. La création de richesse nucléaire, non. La création de richesse hyper transport camions, non. La création de richesse meubles résine et plastiques, non. La création de richesse aliments hyper transformés, non. La création de richesse 100 chaînes télés abrutissantes, non…

        … Car c’est finalement un appauvrissement.

        Delphin


  3. Patrick Luder Le 08 octobre 2012 à 07h40
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    Olivier, avec tout le respect que je te dois, je crois que tu n’a rien compris à ce qui s’est passé en mai 1968 … le mouvement opposait la liberté des individus à la montée du financiarisme et du capitalisme, le mouvement c’est ensuite concentré sur la liberté des individus en oublient le déclanchement du mouvement qui était l’opposition au financiarisme et au capitalisme. C’est bien après mai 1968 que le financiarisme et le capitalisme se sont approprié la révolte de mai 1968 et en ont détournée l’idée de la liberté des individus à la liberté de leurs viles causes !!!
    J’aimerais bien que tu réétudie cette partie d’histoire, de manière à arrêter de distiler de fausses informations, merci !


    • Emmanuel Grenier Le 08 octobre 2012 à 08h13
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      Moi au contraire, je suis très d’accord avec Olivier : il y avait dès le départ de mai 1968 cette tendance au libéralisme sauvage. Même s’il y avait aussi des choses très saines de révolte contre le consumérisme, les slogans de l’époque (dont le fameux “jouissons sans entrave”) reflètent bien ce laissez-fairisme, pour reprendre le terme d’Allais.

      “Jouissons sans entrave”, c’est ce que se répètent entre eux les profiteurs du CAC 40 et les traders, en comptant leurs revenus, furieux de ce que l’Etat leur en retire.


      • Rendez-vous en enfer Le 09 octobre 2012 à 00h38
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        @Emmanuel Grenier,

        Intéressant (c’est une antiphrase).

        Vous dites : “il y avait dès le départ de mai 1968 cette tendance au libéralisme sauvage”.
        Bien. Preuves ? Écrits de l’époque ? Votre présence ?
        Eh bien, NON, il N’y avait ABSOLUMENT PAS dès le départ de mai 1968 (NI À L’ARRIVÉE) cette tendance au libéralisme sauvage”.

        Vous dites : “le fameux “jouissons sans entrave” reflète bien ce laissez-fairisme”.
        Eh bien, NON. Cette jouissance sans entrave (plus romantique que concrète),
        N’AVAIT ABSOLUMENT RIEN À VOIR AVEC LE MOINDRE SOUCI “ÉCONOMISTE” !
        Et vous, et tout le monde, le sait fort bien.
        Mais un ennemi déclaré (qui en plus a eu très peur) peut toujours reprendre des proclamations
        pour les RÉCUPÉRER vicieusement et les réinscrire dans son ignoble combat à lui.
        Aujourd’hui, les fils de pub et autres communicants ont un babil fortement charpenté sur ce terrain !
        Une daube absolue dans lesquels ça tombe, génération après génération (sauf cas, bien sûr).

        Idem en politique, puisque c’est dorénavant confondu.

        Vous écrivez enfin : ““Jouissons sans entrave”, c’est ce que se répètent entre eux les profiteurs du CAC 40 et les traders, en comptant leurs revenus, furieux de ce que l’Etat leur en retire.”

        Approbation totale. Mais pensez-vous un seul instant que ces joyeux animaux prédateurs
        ont eu besoin de ce maudit “68” et de ces slogans
        aussi lyriques que drôles (type : “Je suis marxiste, tendance Groucho”),
        POUR JOUIR PLATEMENT DE NOTRE (ET VOTRE) EXPLOITATION ?

        Usant d’être obligé sans cesse de redresser les FAITS HISTORIQUES tels qu’ils furent.
        Mais c’est le jeu qu’impose le système (éducationnel, culturel, et surtout merdiatique),
        la “lutte idéologique”, tout bêtement dit. On ne lâchera pas.
        Sinon, c’est “rendez-vous…” etc. Serviteur.

        N-B : Voir aussi plus bas, si vous êtes là, ce que j’en dis à OB.


    • Rendez-vous en enfer Le 09 octobre 2012 à 00h11
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      @Patrick Luder,

      Parfaitement d’accord (sur ce point).
      Voir mon “adresse” à notre vaillant Olivier plus bas. Bien à vous.


      • step Le 09 octobre 2012 à 12h01
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        sur mai 68: l’enfer est pavé de bonnes intentions… bienvenue en enfer, le bien nommé 🙂


        • Rendez-vous en enfer Le 09 octobre 2012 à 21h29
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          @step (by step),

          En toute sincérité, j’aimerais comprendre.
          Je suis assez “relou”, voyez-vous. Après, on verra la suite.
          Bien à vous.


        • Patrick Luder Le 10 octobre 2012 à 03h18
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          bien vu, les pavés de mai 1968,


    • Rendez-vous en enfer Le 09 octobre 2012 à 21h24
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      @luder !

      Approbation totale, et c’est fort sympathiquement dit.
      Nous pouvons penser que OB a définitivement compris cela.
      Avez-vous lu mes petites interventions sur ce point
      (qui me titille tout le temps, je l’avoue, et pour cause) ?
      J’aimerai vraiment que vous me répondiez (brièvement).
      D’avance, merci. Salutations.


      • Patrick Luder Le 10 octobre 2012 à 03h40
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        En principe j’essaie de parcourir tous les postes, mais je zappe sur le parfois trop longs dialogues de sourds => et si je n’aime pas les pseudos, il y en à qui me sont particulièrement allergique …


        • Rendez-vous en enfer Le 10 octobre 2012 à 21h45
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          @Patrick Luder,

          OK. Pouvez-vous préciser, si vous revenez ici ?
          Cela m’intéresse, d’autant que certains de vos points sont justes.
          Ceci dit, vous savez sans doute ce qu’est l’humour noir, le second degré, l’antiphrase, etc ?
          Auquel cas, tout roule. Bien à vous.


  4. Flo Le 08 octobre 2012 à 08h11
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    Pas facile ce débat contre deux ayatollah du modèle anglo saxon, qui comme beaucoup ne voient comme solution aujourd’hui à cette crise provoquée quand même en grand partie par ce modèle anglo saxon ultrafinanciarisé, toujours plus des mêmes recettes : baisses des dépenses publiques et plus largement réduction de l’Etat, et baisse du coût du travail c’est à dire au final des salaires et des salaires indirects (santé, retraite). Je signale une vidéo qui illustre assez bien cette pensée unique renforcée par la crise et partagée bien entendu par nos technocrates européens par exemple : http://www.youtube.com/watch?v=esiU4xFs9Ys

    Sinon, vous l’avez peut être déjà fait dans un post, mais une analyse précise des différences d’imposition entre capital et travail serait nécessaire, parce que là ils étaient trois en 2 mn à se déchainer pour dire qu’en fait le capital était beaucoup plus taxé, ce qui ne me semblait pas le cas, notamment en ayant lu du Piketty régulièrement.


  5. TREMOULHEAC Le 08 octobre 2012 à 08h47
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    Ne nous y trompons pas, son objectif est celui des mutuelles privées qui pensent qu’il y a un maximum d’argent à se faire en démantelant la sécurité sociale publique, bien sûr en visant les personnes avec de confortable revenu pas les pauvres…


    • step Le 09 octobre 2012 à 12h03
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      voire en permettant aux plus aisés de ne pas être solidaires du reste de la population. C’est vrai toute cette plèbe c’est une plaie….


  6. Vénus-Etoile du Berger Le 08 octobre 2012 à 08h49
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    Bonjour,
    Agnès Verdier-Molinié s’attaque à notre protection sociale en parlant de gaspillage.
    Notre protection sociale nous est enviée dans le monde entier. Réduire le coût peut se faire aisément sans tout casser notamment en bornant les prix ou bien en créant un partenariat avec une agence taxi qui baisse son prix lorsqu’il s’agit d’une urgence pour se rendre à l’hôpital. Je pense que Agnès Verdier-Molinié se méprend, le transport sanitaire est pour se rendre à l’hôpital pas pour se rendre à une consultation, même les personnes qui sont atteintes d’un cancer qui doivent se rendre régulièrement à une consultation n’ont plus droit à une prise en charge comme auparavant depuis le 1er juin 2011!.
    Depuis le 1er juin 2011, C’était déjà le cas auparavant, les frais de transports ne peuvent être pris en charge que s’ils ont été prescrits par un médecin et ce dernier doit prescrire le mode de transport le mieux adapté à l’état de santé du patient. Seules certaines situations ouvrent droit à une prise en charge des transports : hospitalisation, transports en série, transports en ambulance, transports de longue distance, traitements ou examens en rapport avec un accident du travail ou une maladie professionnelle, convocation médicale, accompagnement d’un enfant de moins de 16 ans ou d’une personne ayant besoin d’une tierce personne, traitements ou examens des personnes en ALD.
    L’exemple des frontalier-suisse est très mal choisi aussi dommage pour vous Agnès Verdier-Molinié, surtout lorsqu’on regarde le poste hospitalisation!
    Je suis très frappée des propos de cette dame qui nous sort pleins de chiffres dans tous les sens à dormir debout.
    Madame Agnès Verdier-Molinié allait vous faire soigner aux Etats-Unis, en Allemagne allez y, un traitement s’impose, revenez en France et reparlez nous de notre protection sociale s’il vous plaît.
    Egalement, le débât coût du travail/ coût social est contre productif.
    Si vous voulez réduire les dépenses publiques Agnès Verdier-Molinié, tiens reparlons du transport « sanitaire », parlons du transport « des ministres ».
    Quel est le coût d’une voiture de fonction avec chauffeur ? la voiture de fonction est bien utilisée pour aller faire les courses aussi ou bien un coursier est payé.
    Pourquoi ne pas le privatiser ?(humour)

    Olivier, bravo, comment avez-vous fait pour garder votre calme ?

    Bien cordialement.


  7. marc Le 08 octobre 2012 à 09h40
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    Par contre au niveau des ALD ils ont pas l’aire de savoir que n’est remboursé à 100% que les médicaments en rapport avec l’ALD, si j’ai un cancer en remission et que j’ai une gastro, les médicaments pour la gastro seront rembourser comme pour la personne lambda…


  8. Cedric Le 08 octobre 2012 à 09h49
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    Mon activité professionnelle concerne les soins de chirurgie esthétique. Décriée, cette pratique est pourtant souvent une solution imaginative pour beaucoup de personnes. Développer un complexe qui brime sa capacité à aller de l’avant et d’oser juste parce qu’on a un nez qui ne revient à personne, c’est une vraie souffrance. Mais comme la sécurité sociale ne veut pas rembourser ce que j’appellerais ces soins psycho physiologiques, les gens soient abandonnent, soit partent à l’étranger.
    Je pense aussi que cette institution poussiéreuse aurait intérêt à se réformer.


  9. Valérie Le 08 octobre 2012 à 09h55
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    Ouf, la fin du débat tourne vraiment à l’idéologie “il y a un problème avec une chose publique, la solution, privatisons-là”. Incapables de voir plus loin !
    Jean-Pierre Petit n’est pas en reste d’ailleurs, lorsqu’Olivier souligne le cas des USA qui dépensent 50% en plus que la France, il dit “le système de santé US n’est pas efficient pour un tas d’AUTRES raisons”. Tandis que le système de santé en France qui ne marche pas (hem sur ce point d’ailleurs), c’est PARCE QU’il est public. C’est de l’idéologie pure.

    Bon, cela dit, les solutions ? Le pb vient bien du vieillissement de la population (en passant, si la pyramide des âges était normale, aurait-on un débat sur “faut-il continuer à rendre l’école publique, gratuite et obligatoire pour tous” ? Brrr…). La sécu doit donc équilibrer ses comptes. Comment ? En augmentant encore l’imposition sur le travail ? En augmentant les impôts sur le capital ? En équilibrant la fiscalité des retraités avec celle des actifs ? J’avais lu qu’ils payaient une CSG moindre et profitaient tjs de l’abattement de 10% liés aux frais professionnels…sans vouloir faire de clivage actifs-retraités, ce n’est pas très normal quand même. Ceci en plus de “limiter les gaspillages”, bien sûr, ce qui prend un peu de temps.

    Mais ma question est: compte-tenu du “papy-boom”, en rendant la sécu plus efficiente et moins gaspilleuse, et en augmentant son financement par les impôts (lesquels?) si besoin, est-il réellement possible de conserver le niveau de protection actuel ?


    • JPS1827 Le 08 octobre 2012 à 14h09
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      @valérie : c’est possible en payant plus ; c’est un choix à faire, mais la question de savoir qui doit le faire n’a pas de réponse claire pour moi. Ce qui est sûr, c’est que si on augmente la CSG, on diminue encore la “part arbitrable” des dépenses de chacun.


    • BIGGLOP Le 08 octobre 2012 à 20h01
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      Tout d’abord, il faut se rappeler que la Sécurité Sociale possède quatre branches pour le régime général :
      -maladie
      -famille
      -recouvrement
      -vieillesse
      Actuellement, elle est financée essentiellement par des cotisations sociales (salariales et patronales) que les ”éléments de langage” des politiques, des médias désignent sous le vocable de ”charges salariales” pour faire disparaître le principe de solidarité édicté par le CNR,
      Depuis la loi du 25 juillet 1994, toute nouvelle exonération doit être intégralement compensée par l’Etat.(CSG de 1991 et CRDS de 1996)
      Le mauvais procès est d’amalgamer les quatre branches et de justifier le ”dérapage” des dépenses maladie par le vieillessement. Fait a priori contre-intuitif, c’est le progrès technique qui explique la majeure partie de cette hausse des dépenses de soins : les changements dans les pratiques médicales ont ainsi entrainé une hausse de 58 % des dépenses de santé .
      http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/social/sante/221155569/gain-depenses-sante

      Concernant l’analyse de l’U.E. sur les trois piliers de la Protection Sociale, je vous laisse consulter l’analyse du blog Contrelacour, sans oublier le constat de Mario Draghi
      http://contrelacour.over-blog.fr/article-l-influence-de-l-union-europeenne-dans-la-reforme-des-retraites-93220071.html
      http://www.les-crises.fr/modele-social-draghi/

      Pour terminer, je vous laisse lire cet article de ”Publico” dans lequel le journaliste, se mettant dans la tête du premier ministre portugais, pour ”résoudre” la crise conclut qu’il faut tuer un tiers des citoyens
      http://www.courrierinternational.com/article/2012/09/14/moi-premier-ministre-je-tuerais-un-tiers-des-portugais


  10. Un_passant Le 08 octobre 2012 à 10h16
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    Le problème de la sécu et de son financement ne réside pas à mon sens, sur la question privé vs public mais plutôt sur l’existence d’un véritable organe indépendant garantissant un véritable contrôle et disposant d’un pouvoir de sanction. La question du périmètre d’action se pose aussi. Sans compter, là où le bas blesse, le contrôle… des médecins (prescriptions de thalassothérapies de complaisance, choix du médicament en fonction du “sponsor” -> l’industrie pharmaceutique devrait avoir interdiction TOTALE de lobbying auprès des médecins)!


    • Christophe Vieren Le 10 octobre 2012 à 12h04
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      A pruiori cela devrait avoir bougé en ce qui concerne les visiteurs médicaux.
      Extrait de Wikipedia :

      ” Le rapport de l’IGAS de juin 2011 (page 19) “La pharmacovigilance et la gouvernance de la chaîne du médicament” propose l’interdiction de la visite médicale [12]. Le rapport du Sénat (juin 2011) intitulé “La réforme du système du médicament, enfin” [13] avance également de mettre un terme à la profession de visiteur médical et de la transformer en confiant à la Haute Autorité de Santé la création, la formation et la gestion d’un corps de 1 700 visiteurs (proposition 51).

      La loi relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé, votée par le parlement en 2011 prévoit, d’expérimenter la visite médicale exercée dans les hôpitaux dans un cadre collectif, c’est-à-dire devant un groupe de praticiens à la place d’un entretien individuel. Une autre disposition vise à étendre cette pratique aux médecins exerçant en ville après 2013. [14] “


  11. Seb1207 Le 08 octobre 2012 à 10h19
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    Je n’ai pas encore regarder totalement le debat,
    Mais d’apres les 1er commentaire cette dames prend pou exemple le remboursement des Taxi par le securité social comme visiblement une choses “anormale”.
    Cela ne me genes pas que la securité sociale rembourse ce type de prestations.
    Par contre pour l’avoir vécu, lors de la 1ere rentrée scolaire de mon enfant, l’ecole demande obligatoirement un certificat medical si l’on veut laisser son enfant aux centres de loisir, sinon votre enfant n’est pas inscrit à l’école.
    Legalement une autorisation parentale suffit, donc ce genre de pratique me semble plus abussive et plus “nefaste” pour la securité sociale que le remboursement de frais de transport (Taxi).


    • Un_passant Le 08 octobre 2012 à 10h37
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      Je ne suis pas vraiment d’accord, une visite de 25 euros coûte infiniment moins cher que l’existence d’un souffle au coeur qui n’aurait pas été détecté (ce qui n’est pas si rare) et les conséquence que cela peut entraîner.

      Autres cas, par exemple : pour tout ce qui est risque de diabète, maladies cardiovasculaires (n’étant pas médecin, je me limite à ce que je connais), il me semble qu’un check-up régulier à partir de… 35 ans mettons (voir 30 ans, on a déjà vu des décès “surprise” d’hommes de 32 ans) coûterait mois cher à la sécu de découvrir bien plus tard avec l’alourdissement des traitements. A cet âge là, sauf cas d’obésité importante, un traitement léger avec une adaptation de l’alimentation permet d’éviter des traitements lourds plus tard. Bien sûr c’est une discipline à tenir dans la durée, mais notre société manque cruellement de la reconnaissance d’une nécessaire discipline. On considère trop souvent toute forme de discipline comme une insupportable entrave à la liberté.

      Pour le taxi, j’ai déjà vu des reportages avec un médecin obligeant l’usage d’une ambulance alors que la personne à cinquante mètres à faire en chaise roulante. Autrement dit, un monopolise un véhicule et deux personne là où une personne à pied suffit pour accompagner. Donc le remboursement… oui, si vraiment ça s’impose, mais dans les autres cas…


      • Vénus-Etoile du Berger Le 08 octobre 2012 à 11h22
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        sauf qu’un certificat médical spécifique pour un enfant est demandé pour plein de choses donc si on n’optimise pas à demander lors d’une consultation à 23 euros(prix d’un généraliste du secteur 1) 5 certificats médicaux différents pour un enfant,
        au lieu de 23 euros, cela revient à 5×23=115.
        multiplié par le nombre d’enfant
        additionné par vous 23×… si vous avez besoin de plusieurs certificats médicaux.

        Ce serait pas mal d’optimiser tout cela.


        • Seb1207 Le 08 octobre 2012 à 11h48
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          @ un passant
          Je parle ici d’un enfant de 3 ans, qui est suivit régulierement depuis sa naissance, donc le depistage de soufflle au coeurs aux autres est théoriquement depistés.
          @ Etoille: ce n’est pas forcement le nombre de certificats qu’il faut, et donc sa rationalisation mais imaginons que toutes les ecoles pratique cette abus et oblige les parents donc a faire un certificat médical pour chaque inscription, on est à 23 ou 25 € mutiplié par x enfants, je pense que l’on est a quelques millions d’Euro.

          Pour moi c’est tout simmplement un abus, et ce n’est pas comme cela que l’on va ameliorer les finance de notre système de santé.


  12. JoeChip Le 08 octobre 2012 à 10h30
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    Bon bin on va se faire sucrer la part indirecte du salaire, pour ceux qui réussissent à être salariés. Et en plus, il faudra que les salaires baissent quand le chômage augmente, si on entend bien l’autre gars. Autrement dit, quand un progrès améliorera la productivité, la majorité des salariés s’appauvrira.

    Pour les autres, ils n’ont qu’à être entrepreneurs : dans un cas sur dix, ça leur permettra de se préparer une confortable retraite après avoir eu une vie active confortable. Les 9 autres, tant pis pour eux, on ne fait pas d’omelettes sans casser d’oeufs. Ah, et puis si la productivité s’améliore, parmi ceux qui ont réussi, certains ne seront plus rentables et seront ruinés.

    Ca a l’air assez efficace, comme organisation de l’économie. Tiens, mais au fait, on essaie d’optimiser quoi, là ? C’est quoi une économie efficace ? On ne le dit jamais, ça…


    • Valérie Le 08 octobre 2012 à 13h07
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      Je suis tout à fait d’accord. Je pense que ces gens définissent une économie efficace comme une économie en croissance, un peu à n’importe quel prix, même si cela signifie une dégradation du niveau de vie de la plupart des gens (sans parler des dégâts écologiques). Tjs le mythe du gâteau qui grossit, si on laisse les riches s’enrichir encore davantage, cela est bon pour tout le monde, théorie du ruissellement tout ça.

      Donc je crois bien que si un jour Nicolas Doze a la bonne idée de poser la question quel est l’objectif final de telles réformes (on enverra un email durant l’émission !), la réponse sera “l’objectif est de retrouver la croissance”. Evidemment, sans se poser la question de savoir si il est souhaitable de croître encore et encore.


      • step Le 09 octobre 2012 à 12h20
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        la croissance de qui, pour qui et pour quoi faire, telle est la vrai question.


  13. Vénus-Etoile du Berger Le 08 octobre 2012 à 10h39
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    en étant “mieux soigné”, grâce à la prévention Santé, le progrès en médecine, avec une meilleure optimisation des dépenses etc.

    Lorsque les gens sont individualistes, chacun pour soi, je leur pose cette question, si les malades ne se soignent plus correctement par faute de moyen en France, dans le métro, les transports publics, dans les écoles, dans tous les lieux publics, les épidémies seront nombreuses et vous serez forcément concernés et impactés, ce sera vous, vos enfants, votre famille les malades et oui…


  14. Vénus-Etoile du Berger Le 08 octobre 2012 à 10h53
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    Agnès Verdier-Molinié affirme «c’est une catastrophe les jeunes qui créent des boîtes, les vendent et réinvestissent dans les entreprises »

    Donnez-moi de suite la recette de ces jeunes, je suis preneuse.

    Il faut un business plan avec un seuil de rentabilité de moins d’un an. Ces jeunes doivent être très nombreux en effet (humour).

    Ensuite si les rares cas existants, réinvestissent dans une autre entreprise plus solide qui créera davantage d’emplois que la précédente et qui contribue à améliorer l’économie du pays, pourquoi pas.


    • JoeChip Le 08 octobre 2012 à 11h06
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      En plus, ces jeunes qui créent des boîtes, c’est qui ? Des fils d’ouvriers ?

      Parmi ceux que j’ai vu créer des boîtes, souvent ils créent un premier truc avec l’argent qu’ils ont économisé durant leurs études (oui, sur l’argent de poche donné par les parents, j’en connais qui avaient 2000€/mois). Ce premier truc se plante, ils perdent leurs économies mais apprennent, du coup pour le deuxième business Papa et Maman investissent des sous, encadrent un peu et filent leur carnet d’adresse.

      Les autres “créateurs de boîtes” le font souvent de manière irrationnelle, “pour ne dépendre de personne”, et se retrouvent à travailler comme des dingues pendant des années, avec au bout souvent un échec du business, et encore plus souvent une vie qui ne passe qu’à travailler au bord de l’abîme, aux dépens de la vie personnelle, familiale ou culturelle par exemple.


      • Yves Le 10 octobre 2012 à 11h20
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        OUI une stat à connaître : 97% des auto-entrepreneurs gagnent moins que le SMIC après 2 ans d’activité


  15. zavépasvumirza Le 08 octobre 2012 à 10h59
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    Petite précision : le véritable slogan était “Nous voulons vivre sans temps mort et jouir sans entrave”. Il est attribué aux “Situationnistes” dont les références étaient Guy Debord, membre fondateur de l’International Situationniste et qui, dans son livre “La société du spectacle” (1967), prédisait déjà que dans une société de consommation l’homme deviendrait une marchandise comme tout objet, ou encore le livre de Raoul Waneigem : “Traité de savoir vivre à l’usage des jeunes générations”(1967). De nombreux artistes surréalistes se sont joints au mouvement.
    Un autre slogan moins connu mais beaucoup plus parlant était : “Le monde ne sera vraiment heureux que quand le dernier capitaliste aura été pendu avec les tripes du dernier technocrate”.
    Quant à DCB, il était considéré comme un usurpateur, et était même accusé d’être à la solde de la CIA.
    L’adjectif “libertaire” s’applique plus aux mouvements anarchistes, ce que n’était pas le mouvement Situationniste.
    Avec mes excuses auprès d’Olivier Berruyer pour cette nouvelle digression.


  16. Fabrice Le 08 octobre 2012 à 11h19
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    Ils essayent de promouvoir la fin ou la limitation au maximum de la part des entreprises dans les côtisations sociales mais aussi d’augmenter les bénéfices des cliniques privées.

    Ils sont cohérent avec l’optique de ne voir que les gains financiers avec ce qui est dans l’air du temps après en ignorant le reste tiennent ils compte qu’ils subiront aussi la chute de la branche sur laqiuelle ils sont aussi.


  17. tchoo Le 08 octobre 2012 à 11h36
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    Si il suffisait de revenir au plein emploi pour équilibrer les comptes, ce ne serait pas plus simple?

    et en effet la dame se trompe, pas de prise en charge de transport en VSL ou Taxi pour une consultation.

    mais si dans nos campagnes on ne supprimait pas nos hopitaux de proximité pour concentrer le tout dans le CHR de la métropole régionale peut-être que les déplacements des malades seraient moins onéreux.

    rappellons-nous lr vieil adage: “qui veut tuer son chien, déclare qu’il a la rage”

    le système néo-libéral fonctionne bien comme cela pour arriver à s’imposer: provoquer le chaos dans les sytèmes publics (avec quelques fois la complicité aveugle des salariés) pour démontrer que le seul salut viendrait du privé.
    Cela se voit comme le nez sur la figure, et pourtant cela continu de fonctionner


  18. Tassin Le 08 octobre 2012 à 11h46
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    C’est toujours assez rageant de vous voir face à 2 idéologues.
    Vous faites preuve d’un très grand sang froid vu le nombre d’ignominies débitées par ces offusqués de la mutualisation de la protection sociale.
    Vous devriez peut-être vous imposer un peu plus, même si j’imagine que ça ne doit pas être facile avec en plus Nicolas Doze qui balance des sujets différents toutes les 30 secondes en vous coupant sans laisser le temps de développer.


    • JoeChip Le 08 octobre 2012 à 12h52
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      Complètement d’accord. Il faudrait leur poser la question de l’objectif de l’économie, et de la répartition des gains de productivité, passés et à venir.


  19. Lozere Le 08 octobre 2012 à 12h23
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    La solidarité c’est bien mais ça ne peut pas fonctionner dans un système à la ponzi financé en partie par la dette.

    Les actifs qui payent aujourd’hui pour les droits sociaux n’auront droit à rien quand viendra le temps de leurs vieux jours et ils devront rembourser toute leur vie la dette contractée par la génération qui aura eu les meilleures conditions de vie de l’histoire de France.

    Pour moi ce n’est pas un système solidaire mais de l’égoïsme pur et simple !

    On prend toujours la situation actuelle pour exemple sans prendre en compte l’évolution future alors que c’est pourtant la base du système… mais les actifs se révolteraient s’ils connaissaient le niveau de leur possible retraite en 2050 et le niveau de prélèvement qui devrait être mis en place sur leurs enfants pour la leur payer !

    Etant indépendant, le gouvernement dans son PLF 2013 a décidé d’un coup de baguette magique de diminuer mon revenu de minimum 10% par le biais de différentes mesures.

    Un exemple parmi d’autres : plus d’abattement de 10% pour frais professionnels alors que les retraités eux continuent de bénéficier de cette niche.

    C’est la solidarité à la française, se saigner pour financer les voyages aux Maldives et le cholesterol de l’électorat majoritaire.


    • AlexHanin Le 08 octobre 2012 à 15h30
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      Qu’est-ce qui vous fait penser que la dette publique doit être remboursée ?


      • Lozere Le 08 octobre 2012 à 16h44
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        Si elle n’est pas remboursée :

        -> Les assurances vies en euros ayant de la dette françaises sont lessivées
        -> Nous nous mettrions à dos les pays qui possèdent de la dette française
        -> En plus du risque de guerre, il y aurait assurément un boycott des produits français, notre déficit commercial n’a pas besoin de ça

        Si elle est remboursée en monnaie de singe, l’épargne et le pouvoir d’achat seront quoiqu’il arrive lessivés.

        Une dette se paye toujours d’une manière ou d’une autre.


        • AlexHanin Le 08 octobre 2012 à 17h07
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          Je ne parle pas de défaut et je ne vois pas pourquoi la dette serait remboursée en monnaie de singe.

          Le Japon (qui possède il est vrai sa propre monnaie, ce qui change tout), malgré ses 250 % de dette, ne semble pas disposé à faire défaut ni à rembourser en billets de Monopoly.

          Je ne sais pas comment ça se passe en France (avec l’euro c’est plus compliqué), mais un pays comme les USA pourrait très facilement rembourser ses créditeurs chinois (et les autres) : il suffit que la Fed débite le “compte d’épargne” (titres de dette souveraine) de la Chine et crédite le “compte courant” de la Chine, lui aussi ouvert à la Fed, du même montant. Bien entendu, si la Chine se met à acheter des devises étrangères avec les dollars ainsi récupérés, le dollar chute, mais je suppose que les Chinois ne sont pas assez fous pour faire ce genre de choses. Et ce mécanisme n’obligerait pas les générations américaines futures à trimer pour rembourser la dette.


          • Flo Le 08 octobre 2012 à 23h16
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            Si je vous suis bien, vous voulez transformer les créances à long/moyen termes détenues par les Chinois en créances à court terme – même à vue en fait.
            Je ne vois pas en quoi cela soulagerait l’Etat US et “rembourserait” sa dette.


    • Rendez-vous en enfer Le 09 octobre 2012 à 01h45
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      @Lozère,

      Bonjour.
      On avait quelque peu tendance à vous suivre, en partie. Votre cas semblait intéressant…

      Et puis paf ! Arrive la petite phrase bête et vicieuse qui vous rend d’un coup plutôt antipathique
      (et vous ne faites même pas dans l’humour) :
      “C’est la solidarité à la française, se saigner pour financer les voyages aux Maldives
      et le cholesterol de l’électorat majoritaire.”

      Mais vraiment…

      N-B : Vous auriez dit cela sous l’autre, bien sûr ?
      Il serait intéressant de lire ce que vous écriviez à l’époque.
      Ou c’est le cas, et c’est de l’aigreur chronique (peut-être justifiée).
      Ou ce n’est pas le cas, et alors votre bonne foi est prise en défaut.


  20. AlexHanin Le 08 octobre 2012 à 13h07
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    Ce type de débats part toujours d’un a priori, dont il est inutile de discuter tellement il est évident, que l’État doit se procurer l’argent qu’il dépense. Ce n’est vrai que parce que l’État s’impose des contraintes arbitraires. L’argent, à l’heure actuelle, ce n’est rien d’autre que des chiffres dans un programme informatique, et on ne peut pas être à court de chiffres.

    Aucun déficit, quelle que soit sa taille, ne cause de problème de financement. Il peut naturellement causer de l’inflation, mais le financement n’est pas un obstacle.

    Le vrai rôle des impôts ne devrait pas donc pas être de financer des dépenses, mais de refroidir l’économie.

    C’est capital, parce qu’actuellement, à peu près tous les États augmentent les impôts pour tenter (d’ailleurs en vain) de combler leur déficit. Non seulement cette augmentation est inutile, mais en plus elle ralentit une économie déjà mal embarquée.

    De même, en théorie, rien n’oblige l’État à emprunter la différence entre les dépenses et les recettes fiscales. S’il le fait, c’est par convention, pas par nécessité. Il faut d’ailleurs noter que l’endettement public s’autofinance : en injectant de l’argent nouvellement créé dans l’économie (déficit), l’État fournit au privé les moyens d’acheter la dette publique. Si ce n’était pas le cas, l’économie japonaise se serait écroulée depuis longtemps (depuis au moins 10 ans, on nous assure que la dette japonaise est sur le point d’exploser ; chaque jour, la catastrophe est annoncée pour le lendemain).

    Les services offerts par l’État ne devraient donc pas être soumis à des impératifs de financement, mais à la volonté démocratique. Il faut pour cela être conscient que la capacité productive d’une économie est limitée et que toute ressource employée par l’État ne peut l’être par le privé. Les impôts, en régulant l’activité du privé, permettent à l’État de remplir les fonctions (grandes ou petites) qui lui ont été attribuées de manière démocratique sans causer de surchauffe et donc d’inflation excessive.

    C’est en tout cas l’avis de Warren Mosler (http://moslereconomics.com/) et d’un nombre apparemment croissant d’économistes : Randall Wray, Michael Hudson, Bill Michell, etc. Je ne sais pas jusqu’à quel point la Modern Money Theory est applicable dans le monde réel, mais elle constitue un immense pas en avant par rapport aux fondements absurdes de l’austérité ambiante. Mosler a également publié un court livre disponible gratuitement en PDF (http://moslereconomics.com/wp-content/powerpoints/7DIF.pdf) dont je recommande fortement la lecture.

    Une dernière chose : avant de m’abreuver de « Weimar », « Zimbabwe », « Assignats » et autres noms d’oiseaux, merci de prendre connaissance des références proposées.


    • JPS1827 Le 08 octobre 2012 à 14h26
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      “l’État doit se procurer l’argent qu’il dépense. Ce n’est vrai que parce que l’État s’impose des contraintes arbitraires. L’argent, à l’heure actuelle, ce n’est rien d’autre que des chiffres dans un programme informatique, et on ne peut pas être à court de chiffres”.

      Je ne souhaite pas vous abreuver de quoi que ce soit, mais j’aimerais comprendre mieux ce que vous voulez dire. J’essaierai de lire vos références quand j’aurai un moment.


      • AlexHanin Le 08 octobre 2012 à 14h54
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        L’argent sur votre compte en banque n’est qu’une valeur numérique. Si l’Etat (via la BC) souhaite ajouter X euros à cette valeur, il n’a techniquement pas besoin de priver quelqu’un d’autre d’un montant équivalent. S’il le fait, c’est soit par habitude (vestige de l’étalon or), soit dans un autre but (principalement prévenir l’inflation).


    • Flo Le 08 octobre 2012 à 23h40
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      Le seul élément sensé à mon avis: globalement, il ne manquera jamais de monnaie pour acheter de la dette finançant un déficit en cette même monnaie.
      Par contre les personnes ayant en main cette monnaie en font ce qu’ils veulent et n’ont pas forcément envie ou intérêt de la prêter à l’Etat …

      Ainsi pour affirmer “Aucun déficit, quelle que soit sa taille, ne cause de problème de financement”, vous avez certes vérifié une condition nécessaire (la quantité de monnaie) mais absolument pas suffisante.
      Il vous reste à prouver que les citoyens sont toujours et en tous lieux assimilable à des robots idiots prêtant mécaniquement et aveuglement à leur Etat.


  21. Cyrille Le 08 octobre 2012 à 13h26
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    On a l’impression d’un débat avec deux personnes sous ectasy et un mec lucide (vous) ! C’est hallucinant !


  22. Casquette Le 08 octobre 2012 à 14h11
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    Sur les gens qui prennent un taxi pour aller consulter et vont faire les courses avec leur véhicule personnel, après une consultation à l’hopital qu’on soit souffrant ou d’un certain âge on a rarement toutes ses capacités, il aurait fallu lui rappeler ce petit détail !
    Tout le monde n’a pas un proche de libre sous la main pour assurer le déplacement ,sans parler des vieilles personnes qui vivent seules.


  23. AlexHanin Le 08 octobre 2012 à 14h12
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    On voit que les deux “experts” (surtout la directrice de l’IFRAP) se foutent complètement de la macroéconomie. Ce qui est bon pour une entreprise est bon pour l’économie en général. L’hystérique de service rentre dans des détails qui très franchement m’échappent, mais est incapable de voir que la lutte pour la compétitivité est sans issue au niveau macroéconomique.


  24. Joe Bserve Le 08 octobre 2012 à 14h18
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    Énorme boulette Mr Berruyer !!!

    “Piquant, quand on sait qu’un critère important différenciant l’homme de l’animal est justement sa capacité à se fixer des limites”

    Toutes la mythologie grecque traite de la propension de l’homme à la démesure et donc de son incapacité essentielle à se fixer des limites. Le péché capital chez les grecque est l’hybris la démesure, équivalent de l’orgueil chez les chrétiens.

    Les animaux n’ont pas besoin de limites car ils savent ce contenter de ce qu’ils ont, nous non, il nous en faut toujours plus.

    A la limite ce qui différencie peut être le mieux l’homme de l’animal est sa propension à en vouloir plus que sa part, c’est cette propension qui a fait de l’espèce humaine l’espèce “maîtresse” sur terre, c’est sans doute cette propension qui la fera chuter : comme collectivement nous ne savons pas nous mettre de limites la nature s’en occupera.

    Bien cordialement,


    • norbix Le 09 octobre 2012 à 08h44
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      Vous avez jamais entendu parler du tabou de l’inceste ???


    • Tassin Le 09 octobre 2012 à 10h03
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      Ben justement, les Grecs parlaient d’hybris afin que l’Homme se fixe des limites et n’y sombre pas.


  25. Incognitototo Le 08 octobre 2012 à 14h37
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    Un bon point pour toi Olivier ;o))

    Tu as bien résisté à la bêtise idéologique de Agnès Verdier-Molinié (à laquelle on ne souhaite pas d’avoir un cancer un jour, mais quand même un peu, pour qu’elle confronte ses croyances à la réalité)… C’est dingue ces gens qui ne comprennent rien au fait que ce n’est pas le modèle de gestion qui est le vrai problème, et surtout qui ont une foi indécrottable dans la “bonne gestion” du privé… La pauvre… Si elle avait fait quelques audits sur des entreprises privées, elle saurait qu’on gère aussi mal dans le privé que dans le public… avec une différence de taille, c’est que dans le privé “social” tous ceux qui ne peuvent pas payer sont laissés sur le bord de la route…

    De plus, on sait déjà que le privé coûte beaucoup plus cher, même avec tous les abus et dérives de la SS, son coût de gestion tourne autour de 5,4 % des recettes… pour avoir audité quelques organismes “sociaux” privés, je lui paye une calculette, si elle me trouve un seul organisme, dont les coûts de gestion (y inclus la rémunération des actionnaires) sont inférieurs à 20 %…

    Reste qu’on pourrait économiser même ces 5,4 % (13 Md€ = déficit prévisionnel) et tous les autres coûts de gestion du système social, si un jour on voulait bien fiscaliser la totalité des prélèvements sociaux. Mais là, on se heurte à un autre type de blocage idéologique qui semble indépassable de la part des “partenaires” paritaires… dommage…


    • Surya Le 08 octobre 2012 à 14h57
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      Cela me fait penser à Jean-Marc Sylvestre qui a craché pendant des années sur la Sécu, jusqu’au jour où il en a eu besoin 😉


    • JPS1827 Le 08 octobre 2012 à 17h17
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      Personnellement, je vois un inconvénient à fiscaliser les recettes de la protection sociale, c’est que le public ne saura plus exactement combien lui coûte sa protection sociale.


      • Incognitototo Le 08 octobre 2012 à 17h50
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        Ha bon ??? La comptabilité publique fonctionne (entre autres) de manière budgétaire… On saura donc toujours combien ça nous “coûte” et combien on dépense, et ceci poste par poste.

        Une autre objection ?


        • JPS1827 Le 08 octobre 2012 à 18h57
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          Non je n’ai aucune autre objection. Ce n’est pour moi qu’une question de présentation du budget consacré à la protection sociale (compte tenu de l’aversion de nos experts pour tout ce qui augmente le budget de l’état, il me paraissait intéressant que la protection sociale en soit clairement séparée, mais ce n’est qu’une pure question de forme). Bien entendu je suis pour que tout le monde soit assuré.


  26. jean-luc Le 08 octobre 2012 à 14h51
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    Le débat me pose un certain nombre de questions.
    Doit-on faire des choix fiscaux en fonction de “Business angels” qui investissent à 2/3 ans ?
    Quel pourcentage d’entreprises bénéficient d’investissement de Business angels ?
    Les commerçants, PME, TPE hors secteur internet sont-ils soutenus par des business angels ?

    J’ai l’impression que l’on focalise sur une pratique de business qui n’est pas forcément représentative de l’économie en général ni majoritaire.
    Je me trompe peut-être.

    Vos remarques sont judicieuses sur le plateau mais très honnêtement, face à certaines personnes, cela ne sert à rien et votre discours est totalement inaudible, noyé dans le flot continu des autres intervenants.
    Vous avez d’ailleurs très peu la parole, ce qui est regrettable.
    Mais les petits rus font les grandes rivières …


  27. Stéphane Grimier Le 08 octobre 2012 à 15h24
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    J’ai comme l’impression que O.Berruyer sert de caution à N. Doze.

    Il ne lui donne la parole qu’à la marge, laissant un boulevard aux défenseurs du systeme en état de mort clinique. Et quand il daigne passer la parole à O.B, il le coupe à la première occasion pour nous servir une de ses analyses, qu’on qualifiera de rapides et légères afin de rester poli.

    C’est mon ressenti, mais N. Doze ne laisse pas assez la parole aux contestataires, toujours seuls en nombre sur le plateau, donc toujours en infériorité de temps de parole. Ne nous y trompons pas, le système est bel est bien défendu.


    • step Le 09 octobre 2012 à 15h38
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      effectivement, pour cela à quand une émission Delamarche,Berruyer,bertez,jorion : actuaire, économiste et sociologue, une compo minimum pour tout débat sur “l’économie”. Sinon il est effectivement chiant de voir olivier vaillament tout seul tout le temps.


  28. odeur_de_sapin Le 08 octobre 2012 à 16h02
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    Débat passionnant et … animé. Désolé de contredire la plupart des commentateurs, être d’un autre avis qu’Olivier ne confère pas nécessairement le statut d’idéologue-abruti au débatteur en question, heureusement que la liberté (eh Oui) de penser existe encore dans ce pays. C’est déjà ça.

    Ou placer le curseur entre collectivisme et libéralisme … compliqué comme débat.

    Ce que je peux partager par contre, c’est que la Sécu et le système de santé que le monde entier nous envie (dixit Vénus …) ..effectivement de Somalie et de l’Ethiopie probablement, mais cela peut être relativiser.

    Relativisons.

    Ma santé parfois capricieuse a fait que j’ai fais appel au système de santé en France, Allemagne, Inde.

    Qu’ai-je constaté ou entendu ?

    En Allemagne, ou j’exercais en tant qu’Indépendant, j’avais contracté une assurance maladie privée Anglaise comparé aux cotisations de la Sécu en France (statut identique), je payais 60% moins cher pour une qualité de soins que j’ai estimé de bien meilleur qualité (accueil, suivi, soins, délai). Donc la Sécu, c’est bien effectivement, mais on peut avoir mieux pour moins cher. C’est un constat.

    En Inde, j’ai pu converser avec des médecins formés en Angleterre et aux US, ils m’ont certifié de faire leur possible, voire de soigner gratuitement les plus nécessiteux. Je ne peux pas prétendre qu’il s’agit de 100% des cas. En tout cas, comparer aux couts en France, le prix est dérisoire, et un Français rencontré labas s’est fait faire d’importants soins dentaires en étant satisfait du résultat.

    Je me rappelle également d’une nuit ou j’ai déboulé dans un hôpital du coté de DehraDun en Inde, j’ai eu des médicaments efficaces et un acceuil très chaleureux et disponible.

    Par contre, effectivement j’éviterais de me faire soigner dans certains pays d’Afrique, une française d’une ONG de Zanzibar m’a expliqué qu’elle avait réalisé un peu tard qu’elle s’était fais faire une injection labas … la même aiguille avait servi pour plusieurs personnes.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 08 octobre 2012 à 17h31
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      @ Odeur_de_sapin vous écrivez “Ce que je peux partager par contre, c’est que la Sécu et le système de santé que le monde entier nous envie (dixit Vénus …) ..effectivement de Somalie et de l’Ethiopie probablement, mais cela peut être relativiser.Relativisons.”

      Cher Odeur_de_sapin,

      Que d’aventure en aventure Odeur_de_sapin.

      Heureusement que tout le monde ne partage pas le même avis, ce serait bien triste sinon.

      Monde entier pour une fois pour ma part, je ne pensais pas à l’Afrique.

      Les somaliens et les éthiopiens qui n’ont jamais voyagé,

      Pensez-vous sincèrement qu’ils nous envient ?

      Pensez-vous qu’ils ont le temps de se pencher sur la question?

      Alors relativisons avec cohérence.

      Concernant l’Allemagne, il faudrait comparer les mêmes soins et pour le choix de votre assurance anglaise 60% moins chère, avait-elle les mêmes garanties? Je demande à voir.

      Pour l’Inde, je ne doute pas une seconde que vous ayez été bien accueilli.

      Pour l’Inde ceci,

      Aujourd’hui en Inde, 78 % des dépenses de santé sont supportés par les patients, soit l’un des taux les plus élevés au monde, et 72 % de ces dépenses servent à l’achat de médicaments de base, tels que les analgésiques.

      En effet super leur système de Santé!

      Cependant l’Inde est sur un gros projet, celui de rendre des médicaments gratuits pour tous dans les hôpitaux publics
      A lire
      http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/07/06/inde-des-medicaments-gratuits-pour-tous-dans-les-hopitaux-publics-des-cette-annee_1730325_3216.html
      ” L’Inde se penche sur un ambitieux programme de près de 5 milliards de dollars pour fournir des médicaments gratuitement aux patients des hôpitaux publics, un projet qui, s’il est accepté, vise à garantir un système de santé plus “solidaire”.
      Le gouvernement de centre gauche versera 200 milliards de roupies, soit 2,9 milliards d’euros, tandis que les vingt-neuf Etats de la République de l’Inde devrontcontribuer à hauteur de 66 milliards de roupies, soit un peu moins de 1 milliard d’euros. “Cette nouvelle initiative, si elle est acceptée, sera un pas de géant pour étendre largement l’accès à la médecine”, a commenté le secrétaire au ministère de la santé, Arun Panda, dans un communiqué…. ”

      Bien cordialement.


      • odeur_de_sapin Le 08 octobre 2012 à 22h24
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        Bonne Nouvelle pour l’Inde donc, j’en suis très heureux puisque j’ai beaucoup de souvenirs labas dans ce pays des extrêmes et magique à la fois.

        Ce que votre article ne mentionne pas, c’est qu’à la fois c’est le pays des Intouchables et en même temps j’ai vu et constater de visu beaucoup d’initiatives non gouvernemantales visant à soigner gratuitement les moins fortunés déjà maintenant et qui ne sont probablement pas comptabilisés dans d’éventuels chiffres nationaux.

        Donc ce qui peuvent payer, payent les 78% (chiffre que je ne peux confirmer) et beaucoup de ceux qui ne peuvent pas payer … ne payent pas. Combien je l’ignore. Alors effectivement vu le nombre d’habitants, in fine le nombre de décès par manque de soins doit être affolant comparer à la population française.
        Je n’ai pas croisé que des maharadjahs dans les hopitaux/pharmacies, rassurez vous.

        Un médecin Indien me disait que certains indiens pauvres hésitait à venir se faire soigner gratuitement prétendant que les soins seraient surement de mauvaise qualité ! alors que lui ne faisait aucune distinction.

        Pour vos questions concernant mon assurance maladie privée anglaise, j’ai déjà fourni des réponses dans un échange avec Olivier.

        Je suis bien content que “tout le monde” ne partage pas le même avis, nous sommes bien du même avis 🙂


        • Vénus-Etoile du Berger Le 09 octobre 2012 à 08h51
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          @odeur_de_sapin “Pour vos questions concernant mon assurance maladie privée anglaise, j’ai déjà fourni des réponses”

          Bonjour Odeur_de_sapin,
          votre assurance anglaise moins chère de 60% ne possédait donc pas les mêmes garanties que votre assurance en France d’où le différentiel tarifaire.
          Vous aviez estimé que vous faites parti des “bons risques”, rarement malade, vous vous êtes couvert donc pour le strict minimum, “petits bobos” et une garantie de base minimale hospitalisation en cas de pépin minimal en probabilité de “je n’aurai jamais de gros pépin”.
          Heureusement que vous ne l’avez pas gardé longtemps car l’effet âge à échéance vous aurez coûté bien cher.
          Heureusement également que vous n’êtes pas tombé gravement malade(“risque grave”).
          Donc pour ma part, votre assurance anglaise vous a coûté 60% moins cher cependant elle n’était pas 60% moins chère que l’assurance française qui possédait une meilleure couverture et des remboursements de “confort” du genre remboursement à hauteur de 60 euros de la chambre particulière pour hospitalisation etc.
          Je ne sais pas si cette compagnie existe toujours mais il n’est pas très bon d’assurer uniquement les “bons risques”.
          Merci pour votre réponse.
          Bien cordialement.


          • odeur_de_sapin Le 09 octobre 2012 à 09h53
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            Bonjour Vénus, je souhaiterais apporter qques précisions à vos propos, ma démarche n’est pas de faire de la pub, simplement une justesse d’informations. Ce genre d’assurances peut avoir beaucoup d’avantages dans certains cas.

            – je disais donc que pour les affections peu couteuses et bénignes endessous d’un certain montant vous payez les frais de votre poche, cela ne me semble pas dramatique
            – que les frais au delà d’une certaine franchise donc sont entièrement pris en charge, par exemple les frais éventuels d’hospitalisation longue durée était entièrement pris en charge
            – ce genre de société d’assurance peut être utilisé par beaucoup d’expatriés français (2 millions de Français tout de même il me semble, donc loin d’être négligeable)
            – cette société existe toujours bien sur, vous tapez GoodHealth sur Google et vous trouverez
            – je n’ai rien estimé du tout quand à mes possibilités de rester en bonne santé ou pas, nul ne sait, j’ai simplement fais une analyse des offres disponibles en terme de rapport qualité de l’offre/prix


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 octobre 2012 à 10h17
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            Odeur_de_sapin vous écrivez “Ce genre d’assurances peut avoir beaucoup d’avantages dans certains cas.”
            “que les frais au delà d’une certaine franchise donc sont entièrement pris en charge, par exemple les frais éventuels d’hospitalisation longue durée était entièrement pris en charge”

            Bonjour Odeur_de_sapin, cette assurance présente des avantages dans un cas très particulier, si vous êtes rarement malade, même en cas d’hospitalisation vous avez une franchise, vous allez donc payer de votre poche une sacrée somme bien que solution 2 pour y remédier(voir plus loin).

            Donc elle présente beaucoup d’avantages si vous estimez pour votre futur vous n’aurez quasiment jamais besoin de vous soigner ou d’être hospitalisé.

            Vous écrivez “ce genre de société d’assurance peut être utilisé par beaucoup d’expatriés français (2 millions de Français tout de même il me semble, donc loin d’être négligeable)”, bien sûr les expatriés, et lorsque un gros pépin leur tombe sur la tête, rapatriement illico presto, on repart très vite se faire soigner en France en pleurnichant (solution 2 le remède).

            Vive l’individualisme à outrance.

            Bien cordialement.


          • odeur_de_sapin Le 09 octobre 2012 à 12h18
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            @Vénus

            Cher Vénus, soit je m’exprime très mal, c’est possible ou bien … vous êtes pas bien réveillés ?,

            Exemple :

            Si j’allais chez le médecin pour une migraine, je ressors avec une ordonnance pour du paracétamol, 20 Euros pour le médecin, 5 euros pour le paracétamol, c’est en dessous de la franchise de 60 euros (par exemple, le chiffre précis me rappelle plus) : je paye 25 euros de ma poche

            Si j’étais hospitalisé par exemple ou bien des consultations régulières et couteuses pour la même affection sérieuse (on est rarement hospitalisé pour des broutilles) pour X raisons pour un prix de 1000 euros la journée, tout était pris en charge par l’assurance.

            Je n’ai plus leur plaquette commerciale, mais de mémoire il me semble qu’ils avaient fais un distinguo pour tous les cas ou ils remboursaient tout (affection « sérieuse ») sans tenir compte de la franchise et le reste. Leur site Internet doit surement donner des infos.


          • odeur_de_sapin Le 09 octobre 2012 à 12h59
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            @Vénus
            Je ne vois vraiment pas ce que l’individualisme a à voir avec le fait de se poser la question si la Sécu offre un bon rapport qualité/prix ? De se demander si ce rapport ne peut pas être améliorer ? De ré-orienter certains flux financiers (moins de gavage de médocs, plus d’éducation et de prévention par exemple) ?
            De comparer avec d’autres solutions qui marchent plus ou moins bien à l’étranger ? De faire des comparatifs de qualité de soins pays par pays, d’étudier les comportements de soins et attitudes psychologiques concomittantes en fonction des systèmes d’assurage existants (par exemple est-ce qu’au final 10% de conso de médocs en moins entraine forcément 10% de décès en plus et quel serait in fine la possibilité de réduire les cotisations pour tous s’il s’avérait qu’un peu moins de médocs ne signifie pas forcément plus de problèmes, et peut-être que la réduc des cotisations pourrait être ré_orienter vers des Subventions pour des cours de relaxation dans les entreprises … que sais-je ?

            Il existe par exemple des assurances privées qui prennent en charge des cours de yoga spécifiques, je trouve que c’est faire preuve d’intelligence et de prévention, si chaque individu se porte mieux, se responsabilise quant à sa santé, cela coutera moins cher pour tous. J’appelle cela de la responsabilisation et de l’intelligence, c’est dommage que vous appeliez les personnes souhaitant adhérer à ces assurances privées des individualistes, il s’agit peut-être d’une incompréhension.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 octobre 2012 à 13h37
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            @Odeur_de_sapin vous écrivez “Cher Vénus, soit je m’exprime très mal, c’est possible ou bien … vous êtes pas bien réveillés ?”

            pouvez-vous rester poli s’il vous plaît?

            @odeur_de_sapin vous écrivez “Je ne vois vraiment pas ce que l’individualisme a à voir avec le fait de se poser la question si la Sécu offre un bon rapport qualité/prix ?”

            où ai-je parlé de sécu?

            le produit d’assurance anglais, auquel vous avez souscrit, était un produit d’assurance ciblé et conçu pour un particulier, expatrié français, “rarement malade”.

            Voilà, je vais arrêter cet échange.

            Je vous souhaite une agréable journée.
            Bien cordialement.


  29. draxredd Le 08 octobre 2012 à 16h19
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    n’est il pas temps de considérer le financiarisme comme la 3eme roue du dialogue social ?

    Entrepreneurs et salariés se sautent a la gorge, se partagent les miettes, et l’actionnaire (fond de pensions de retraites multinationaux) se barre avec le magot (10-15% de rentabilité).

    il est temps de sortir l’actionnaire de sa fausse neutralité et de lui faire assumer son rôle social dans la solidarité.


  30. Gus Le 08 octobre 2012 à 16h53
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    Je vous adresse mes félicitations Olivier d’être capable d’endurer des débats avec ces gens là, mais je peux plus. Parfois je me demande s’ils ne sont pas en fait des taupes trotskistes : un peu à l’image des inquisiteurs et théologiens fous finissant par rendre la vertu et la religion odieuses, ils rendent le système capitaliste, auquel tout le monde ici adhère peu ou prou, insupportable.


    • step Le 09 octobre 2012 à 15h34
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      ah sacré léon ! en fait avec le king et mickael jackson, même après leur mort ils sont encore de la partie ! Il m’en manque des bons gros ultralibéraux bien lourdingues, ici, ne rien avoir à mastiquer, ça entartre les dents.


  31. Leroux Le 08 octobre 2012 à 17h22
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    Securité Sociale : Le bon exemple Alsacien
    Pourquoi ne pas l’appliquer à l’ensemble du pays
    http://youtu.be/VS8taMxZneo voir a 0.48 s


  32. Michel Le 08 octobre 2012 à 19h40
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    J’avoue être un peu effrayée par certains propos de Madame Verdier-Molinié, qui se trompe parfois avec aplomb, en particulier quand elle affirme que les retraités fonctionnaires sont mieux traités que les autres : si on considère le taux de recouvrement (rapport entre montant de la retraite et dernier salaire), on arrive aux même chiffres. En effet, pour les fonctionnaires, les primes ne sont pas prise en compte dans les retraites… contrairement au privé.

    D’ailleurs le gouvernement Sarkozy n’a pas aligné le régime fonctionnaire sur le privé, c’est (à ce qu’on m’a dit) parce que l’historique des montants de prime ne pouvait être retrouvé facilement. Cela est en train de changer : on devrait donc y arriver d’ici quelques années… mais alors il y aura d’énormes disparités entre par exemple un instituteur (primes quasiment nulles) et un ingénieur général ou autre haut fonctionnaire, dont les primes atteignent, voire dépassent (selon la fonction) 50% du salaire de base…

    Autre erreur sur les Affections Longues Durées (ALD). J’ai (hélas) été traité (et heureusement complètement guéri) d’un cancer : l’ALD n’est accordé
    – que pour les soins et examens liés à ce cancer
    – que pour une durée limitée (en gros au bout de 5 ans la situation est réévaluée)

    Enfin, il faudra qu’elle m’explique pourquoi en Alsace-Moselle, le régime local hérité de la période allemande de 1870 à 1918 (remboursement à 90% et non 70%) n’est pas déficitaire… mais il est vrai que les cotisations sont plus élevées. Il faudra sûrement l’aligner sur le régime général, pour que cette anomalie cesse 🙂

    J’ai toujours un peu peur que dans ces situations de crise, on trouve des boucs émissaires bien pratiques pour se dédouaner de toute analyse un peu approfondie… ça pue…


    • step Le 09 octobre 2012 à 15h30
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      En effet, pour les fonctionnaires, les primes ne sont pas prise en compte dans les retraites… contrairement au privé…. depuis peu, 25%, car justement on tombait au dessous de la conversion privé.

      Sinon effectivement entre public et privé :
      – personnel modeste : plutôt mieux dans le public en moyenne
      – personnel bien payé: plutôt mieux dans le privé.

      Pour résumé, vaut mieux être ouvrier dans le public et cadre dans le privé vis à vis de la retraite. Personnellement aller siffler sur les “avantages” des petites retraites du public, c’est carrément mesquin vu leur niveau.
      Nb: je suis public mais catégorie cadre, je ne fait donc pas ce métier pour sa retraite ronflante, mais par éthique de service au public, comme une majorité des fonctionnaires que je connais.


  33. Patrick Juignet Le 08 octobre 2012 à 20h05
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    Le libéralisme est devenu le paravent de l’ultralibéralisme, qui est son inverse. L’ultralibéralisme est l’idéologie de l’oligarchie (ou ploutocratie), c’est à dire de l’élite qui a le pouvoir grâce à l’argent. Elle a besoin d’une idéologie pour justifier et amplifier son pouvoir. Agnès Verdier-Molinié est l’une de ces idéologues.


    • Marcus Le 08 octobre 2012 à 21h49
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      Complètement d’accord avec vous Patrick Juignet !

      Et bravo à Olivier pour son passage à l’émission.


  34. astap66 Le 08 octobre 2012 à 22h18
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    C’est vrai qu’Agnès fait penser à une Taliban du laissez-fairisme.
    J’ai relu Le Contrat Social de Rousseau récemment.
    Il y a un passage, qu’elle devrait vraiment lire, où il écrit :

    “ce que l’homme perd par le contrat social, c’est sa liberté naturelle et un droit illimité à tout ce qui le tente et qu’il peut atteindre; ce qu’il gagne, c’est la liberté civile et la propriété de tout ce qu’il possède. Pour ne pas se tromper dans ces compensations, il faut bien distinguer la liberté naturelle, qui n’a pour bornes que les forces de l’individu, de la liberté civile, qui est limitée par la volonté générale; et la possession, qui n’est que l’effet de la force ou le droit du premier occupant, de la propriété, qui ne peut être fondée que sur un titre positif”.


  35. Benjamin Franklin Le 08 octobre 2012 à 22h37
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    Agnès Verdier-Molinié n’est manifestement pas le meilleur représentant du libéralisme qu’on puisse trouver. Soit elle radote, soit elle a besoin de travailler son discours.

    Néanmoins, concernant ces histoires de coût de la santé…

    En France, le financement de la santé est public obligatoire, et sa gestion aussi : les CPAM sont de fait contrôlées par les instances d’Etat.

    En Allemagne, mais aussi dans d’autres pays comme la Belgique ou la Suède, si le financement est toujours public obligatoire, la gestion est déléguée à des mutuelles privées choisies par les assurés.
    C’est pas non plus le grand soir ultralibéral, mais c’est un déjà un fait : il y a un élément concurrentiel dans la gestion de l’argent de la santé dans ces pays, et on laisse le choix aux assurés.

    Si on regarde un peu ces données (merci à Christophe pour l’article d’alter éco, qui est fort intéressant) :

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/sante/2012/04/03/sante-maitrise-des-depenses-en-france-financement-pragmatique-en-allemagne/

    http://www.institut-thomas-more.org/upload/media/notebenchmarckingitm-10.pdf

    ainsi que les propres données d’Olivier sur les dépenses de santé en Allemagne, on constate :

    -que l’Allemagne a des dépenses de santé par tête relatives très semblables aux nôtres (aussi bien pour la partie publique que pour les complémentaires privées)
    -que les dépenses absolues allemandes sont en fait plus élevées que chez nous (à parité de pouvoir d’achat – et c’est logique, ils sont aussi plus riches que nous), sachant qu’ils sont aussi plus vieux
    -que les résultats en termes de santé publique sont sensiblement équivalents dans les deux pays
    -et que manifestement, avoir des mutuelles libres ne coûte pas plus cher en marketing ou en frais de gestion, ou alors ils font des miracles avec l’argent qui leur reste

    La différence, c’est que :
    -ils n’ont pas de déficit des comptes sociaux
    -ils dépensent plus d’argent pour payer le personnel de santé et moins d’argent pour se gaver de médicaments

    Au vu de ça, et sachant que les belges et les suédois ne meurent pas non plus en masse dans les rues du fait de leur système de santé ultralibéral, pourquoi ne pourrait-on pas imaginer que les CPAM soient autonomes, et que les assurés puissent choisir leur CPAM d’affiliation ??
    Vu l’expérience étrangère, les résultats les plus probables seraient une baisse des profits de Sanofi et une augmentation des salaires du personnel de santé. Socialement ça ne me semble pas un recul.


    • odeur_de_sapin Le 08 octobre 2012 à 22h58
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      Par ou commencer pour appliquer ce que vous proposez ? En tout cas, votre réflexion je la trouve pertinente.


      • Benjamin Franklin Le 09 octobre 2012 à 13h14
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        Techniquement parlant c’est assez simple, étant donné que les CPAM sont juridiquement déjà des mutuelles de droit privé (et leurs employés sous contrats de droit privé d’ailleurs). Il faudrait leur donner l’autonomie financière et administrative, donner un financement forfaitaire par assuré, et proposer aux assurés de choisir leur caisse.

        Dans un second temps, on pourrait envisager de permettre à de nouvelles mutuelles d’obtenir le statut de CPAM.


        • Vénus-Etoile du Berger Le 09 octobre 2012 à 14h10
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          @benjamin vous écrivez “Techniquement parlant c’est assez simple, étant donné que les CPAM sont juridiquement déjà des mutuelles de droit privé (et leurs employés sous contrats de droit privé d’ailleurs).
          Il faudrait leur donner l’autonomie financière et administrative, donner un financement forfaitaire par assuré, et ”
          @benjamin vous écrivez “proposer aux assurés de choisir leur caisse.”

          la CPAM est éclatée par département

          l’assuré dépend de la caisse de son département, fonction de son lieu d’habitation


          • Benjamin Franklin Le 09 octobre 2012 à 14h25
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            Oui, et chaque CPAM dispose donc de fait d’un monopole local. L’idée, pratiquée par nos divers voisins, est de pouvoir choisir sa caisse sans devoir déménager.

            On pourrait d’ailleurs étendre le concept au système éducatif en supprimant la carte scolaire, en augmentant l’autonomie des écoles et en assurant un financement public forfaitaire par élève à celles-ci, à la façon des pays scandinaves, avec un certain succès en particulier en Finlande.
            Ca éviterait entre autres de se retrouver avec des absurdités comme des dépenses publiques par élève de ZEP inférieures à la moyenne nationale, quand les dépenses par élève des lycées chics parisiens sont au dessus.


      • step Le 09 octobre 2012 à 15h04
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        pff on peut même pas taper sur les libéraux ici car les quelques spécimens qu’on a ici sont adaptatifs voir assez malin pour voir les limites de leurs théories. Les phrases sont pensées, et pire c’est assez fréquemment le cas sur la plupart des contributions de tout le monde. Bref on arrive avec l’envie de se défouler car on a eu une nuit de boulot frustrante, et on peut même pas… il est nul ce blog !

        Effectivement, à part quelques poussées acnéiques sur les forcément vilains fonctionnaires forcément profiteurs, dont les concernés ont eux même pris en main leurs traitements, c’est d’un autre niveau que les remarques attérantes de ce que j’ai commencé à écouter.

        @Benj, quand il y a quelques mois, j’avais dit de t’occuper des “libéraux” qui nuisent complètement à ta propre cause, c’est de ce genre de “truc” là dont je parlais….


        • Benjamin Franklin Le 09 octobre 2012 à 16h09
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          Tu sais, ils sont pas forcément vilains les fonctionnaires… Très sincèrement, si les fourbes réformes libérales permettent de dégager des marges pour payer dignement les profs et les infirmières, ça sera pas du gâchis.

          Désolé pour ta nuit (ça a pas l’air d’être très drôle ton job…), je fais ce que je peux pour être choquant, mais le blog d’Olivier appelle quand même à élever le débat…

          Maintenant sans rire, les mots ont une histoire et un sens, “libéral” ça correspond très bien à ce que je pense, je vais quand même pas commencer à réinventer des termes parce qu’une bande de nazes néoféodaux ploutocrates d’un côté a sali le terme, et qu’une autre bande de nazes néobolcheviks démagogues de l’autre côté voit des “ultralibéraux” à chaque coin de rue.


          • step Le 09 octobre 2012 à 17h11
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            à quand la chasse au nazes dans vos rangs. J’ai jamais vu un libéral au sens estimable du terme en plein live, balancer à un ultralibéral bien naze, un “mais monsieur, ce n’est pas du libéralisme ça c’est juste de la plutocracie bien féodale”. ça aurait de la gueule et ça redorerait votre blason.

            Mon boulot, ben c’est entre autre la mise à jour d’applis et de services informatique pour ma collectivité, c’est donc hors heures d’ouvertures, c’est des produits de niches donc souvent codé avec les pieds par des SSI, et des fois ça dégénère. En parallèle quelques opérations de changement de topologie réseau et de serveurs d’infrastructures, ça occupe les soirées. La plupart de mes journées sont d’ailleurs des préparations de soirées (non récupérées non payées bien sûr).


          • Benjamin Franklin Le 09 octobre 2012 à 17h29
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            Je précise que je te mets pas forcément dans les néobolcheviks, doucement !

            Le problème c’est que j’ai assez rarement vu un libéral au sens estimable du terme en plein live tout court en fait.
            Mais je peux t’assurer que les libéraux pur jus ne sont pas trop tendres avec les néocons, et que même entre eux ils ne se lancent pas que des fleurs, l’anticonformisme ça en rend certains bien aigris.

            Aux Etats-Unis ça existe. Tu peux voir des libertariens insulter ouvertement des néocons velus. Par contre c’est filtré par CNN.


          • step Le 09 octobre 2012 à 17h57
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            hou ben je vois que ton traitement confine à la rémission, c’est très encourageant.
            Tout celà est navrant, que les états aient à se jeter aux pieds d’intérêts privés, que les dits intérêts privés soient incapables de se projeter au delà du court terme et ainsi de servir l’intérêt général, que par cupidité et bétise, on détruise des sociétés afin de confirmer le confort de quelques uns.


          • Benjamin Franklin Le 09 octobre 2012 à 18h28
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            Il y a à peu près consensus sur le diagnostic ici, le débat c’est plutôt comment on en est arrivé là, et maintenant à qui on laisse les clés pour s’en sortir. Si possible pas les mêmes, même s’ils ont changé de veste.


          • Rendez-vous en enfer Le 09 octobre 2012 à 21h51
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            @benjamin,

            Égal à vous même, et c’est votre droit !

            Il est vrai que l’on voit plein de “nazes néobolcheviks démagogues” (qui ne sont pas nécessairement ma “cup of tea”) courir partout : les télévisions, les rues du VIII ème arrondissement de Paname et de chez vous, les couloirs des ministères, l’école de “Sciences po” (mal gérée), Bercy of course, l’AFP, la Croix- Rouge, le FMI, les casernes de pompiers, l’UNESCO, la Fondation Brigitte Bardot et Mme Muriel (une grande dame), les confréries du Tastevin, que sais-je encore ?

            Trêve de guignolade… Votre défense du “libéralisme” (style JFK, homme profondément estimable) est totalement dépassée. Quitte à déglutir, admettez-le, et repartons ensemble du bon pied ! Est-ce que l’on pourrait AU MOINS faire ça ?

            Nous sommes dans l’ère du “GIGA-LIBÉRALISME”, Ben !
            Désolé, comme l’on dit, ça vous défrise, et figurez-vous que moi aussi !
            Voulez-vous que l’on en parle, NOMS, INSTITUTIONS, FAITS et CHIFFRES à l’appui ?

            Toujours aussi sincèrement et cordialement vôtre.


    • JoeChip Le 09 octobre 2012 à 09h17
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      En Belgique, il y a aussi une caisse publique d’assurance maladie, la seule qui n’oblige pas à payer une assurance complémentaire, et qui est donc quasi gratuite. Donc, apparemment, ce n’est pas si ultralibéral que ça, et en plus je trouve que ça sent l’entente illégale entre les caisses privées, comme toujours dans un système soi-disant concurrenciel.


      • Benjamin Franklin Le 09 octobre 2012 à 13h08
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        Si la caisse auxiliaire d’assurance maladie invalidité n’oblige pas à prendre une assurance complémentaire, elle n’est absolument pas “gratuite” vu qu’elle perçoit les mêmes financements publics de l’Inami que les autres caisses d’assurance. Si l’assuré ne prend pas d’assurance complémentaire, il sera simplement moins bien remboursé, l’argent ne sortant pas d’un chapeau.

        Il y a toujours un risque d’entente entre les acteurs économiques, c’est à ça que sert l’ouverture à la concurrence : permettre l’entrée sur le marché d’acteurs qui cassent les ententes. Donc il vaut mieux faciliter l’entrée de nouvelles mutuelles sur le marché de la santé. Si le secteur est géré par un monopole légal (peu importe qu’il soit public ou privé), vous pouvez juste prier pour qu’il soit bien intentionné…


  36. Philippe Le 08 octobre 2012 à 23h53
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    @ Benjamin Franklin

    ”Au vu de ça, et sachant que les belges et les suédois ne meurent pas non plus en masse dans les rues du fait de leur système de santé ultralibéral,”

    Vous désignez ça comme un système de santé ultralibéral ? Mais plus haut vous dites que ce même système est financé sur fonds publics collectés de manière obligatoire.

    Il est vrai que vous modérez par ce magnifique : “C’est pas non plus le grand soir ultralibéral”.

    Je ne pense pas que vos amis ultralibéraux qui nous rebattent les oreilles à longueur de temps dans les débats et que nous pouvons également lire dans les nombreuses tribunes qui leur sont ouvertes aient le même qualificatif pour désigner ce mode de financement. A mon avis leur vocabulaire doit-être plus proche d’un “saletés de bolchéviques collectivistes”…

    D’ailleurs ces braves bêtes, lorsqu’ils évoquent les systèmes de protection sociale pour mieux les dénoncer, parlent le plus souvent du “système de protection sociale EUROPÉEN” (archaïque, bien entendu) à éradiquer d’urgence. Pas de détail : l’exemple à suivre c’est les États-Unis et leur merveilleux système ou l’individu est totalement libre de se soigner ou de crever (mais libre, quel bonheur), selon qu’il soit riche ou démuni.

    Je dois vous dire par ailleurs qu’ici nous sommes en France, nous avons choisi par bonheur ce système de protection sociale, qui soit dit en passant est bien évidemment finançable, il suffit d’en avoir la volonté politique, c’est une simple question de solidarité. Levez donc la tête de temps en temps et méditez sur notre devise républicaine inscrite aux frontons de nos mairies : “Liberté, égalité, FRATERNITÉ”.

    Le déficit de fraternité républicaine est à mon sens beaucoup plus préjudiciable à tous les peuples que celui de la Sécurité Sociale (voir : http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/10/le-mythe-du-trou-de-la-secu-extraits-du-livre-de-julien-duva.html).

    Quant à Agnès Verdier-Molinié, j’ai écouté le débat hier soir. 24 heures plus tard, les nausées persistent.


    • Benjamin Franklin Le 09 octobre 2012 à 14h35
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      Alors petite précision quand même, les dépenses PUBLIQUES de santé américaine par tête sont sensiblement semblables aux nôtres. Elles représentent dans les 8.5% du PIB quand on est à 9 ou 9.5%. En standard de pouvoir d’achat, il se pourrait même que le chiffre absolu par tête soit supérieur au nôtre.

      Il y a quelque chose de pourri dans le système de santé américain. Et ce n’est clairement pas juste un problème de “dérégulation”.

      Le système de santé américain est assez loin d’être ultralibéral en fait. Essentiellement parce que sa partie “privée” est une gigantesque niche fiscale créée en 1943.


      • step Le 09 octobre 2012 à 15h22
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        la question dans tout cela est peut on trouver des entrants à un rythme supérieur à leur capacité d’ententes.
        Je pense que non, et ce que l’on découvre régulièrement tendent à le prouver. Alors que faire dans ce cas, si ce n’est enqueter et sanctionner, ce qui va me faire passer pour un vil étatiste.

        J’ai eu un écho, amusant sur le sujet en allant chez un réparateur d’une grande chaine pour un attache vélo. Un modèle intéressant, mais cher, pas de possibilité de négociation. Pourquoi ?
        “Ben les collègues de chez concurrrent, font leur soldes en ce moment, alors on leur fait pas de l’ombre”. Bref les boites faisaient semblant de se faire concurrence, et du coup le modèle qui m’interessait n’était évidemment pas soldé de l’autre coté. Il faut bien voir que les boites en questions ont un tour de table actionnarial très similaire, et que donc il n’était dans l’intérêt ni des uns ni des autres de baisser la part de profit dans leurs ventes.

        Pas sûr que la présente de boites différentes sur un même secteur d’activité garantisse une quelconque concurrence surtout si ce sont “les mêmes” qui tiennent les rênes. Le jeu de la concurrence au profit du consommateur n’est pas dans l’intérêt de l’actionnaire, et supposer que ces derniers ne savent pas s’organiser, ce n’est pas leur faire justice.


      • step Le 09 octobre 2012 à 15h52
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        tiens une question, en quoi pour toi une niche fiscale provoque de l’entente illicite sur les prix (car aux US, vu les prix, c’est forcément ça).


        • Benjamin Franklin Le 09 octobre 2012 à 16h56
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          Dans le cas des USA, la mutuelle/assurance santé payée par l’entreprise à son salarié (qui fait partie du salaire, en quelque sorte) est très fortement défiscalisée.

          Comme ça ne concerne que les assurances d’entreprise, les assurances individuelles choisies par les citoyens ont un très gros désavantage fiscal, et ont été balayées du secteur. Ce sont donc surtout les entreprises qui décident qui reçoit les cotisations santé, ça biaise méchamment les décisions.

          Ensuite les entreprises ont intérêt à proposer des augmentations sous forme de grosse mutuelle santé, plutôt que de salaire réellement versé. Forte incitation au gaspillage : “ma boîte paie une grosse assurance, autant qu’elle serve !”

          Le gâteau à partager est déjà bien dodu grâce à ça. L’entente sur les prix est essentiellement le résultat du lobbying intensif de l’American Medical Association, bien introduit à Washington, qui sectorise bien le marché.


          • step Le 09 octobre 2012 à 17h15
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            ok c’est clair. Après le secteur d’activité qui n’a pas son lobby d’entreprise suceptible de permettre ce genre d’entente, c’est de plus en plus rare, même en france. d’ou mon post précédent, sur la structuration d’une saine mise en concurrence.


  37. Rendez-vous en enfer Le 08 octobre 2012 à 23h56
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    À Olivier,

    OLIVIER, OLIVIER !!! Avant même de lire tous les commentaires,
    je me sens obligé de VOUS REPRENDRE POUR LA NIÈME FOIS,
    croyant, après échanges, que l’on était d’accord !

    Vous écrivez, encore une fois ( !!! ) :
    “A ce moment-là, la dame est proche d’un des axes de l’idéologie libertaire de mai 1968
    (sans même se rendre compte comme elle est proche d’un Cohn-Bendit sur cet axe, j’imagine)”.

    1 – L’IDÉOLOGIE QUI SOUS-TEND CE QUE DIT CETTE PERSONNE
    (que l’on commence à trop connaître !),
    N’A RIEN (RIEN !!!) À VOIR AVEC QUELQUE IDÉOLOGIE LIBERTAIRE QUE CE SOIT !
    Avant, pendant, ou après 68 !

    Ne confondez pas “libertaire” et “LIBERTARIEN”.
    Et ce n’est pas jouer sur les mots que de dire cela.
    Hélas ! Pour le malheur des théoriciens “libertaires” (je ne vais pas les citer ici),
    la racine étymologique a été reprise.
    Peut-être pourra-t-on invoquer un certain “anarchisme” dit DE DROITE (Richter, etc),
    mais sûrement pas les autres ! Lisez-les.

    2 – IL N’Y A PAS PLUS REDISTRIBUTIF QUE LES LIBERTAIRES,
    les vrais (à tort et à raison).
    Et n’amalgamons pas “respect total de l’individu comme entité”
    avec “laisser-fairisme”, “libéralisme” au sens des pères fondateurs (gag), etc.

    3 – Que Cohn-Bendit ait dérivé (et je peux en parler de première main),
    c’est évident, et pas particulièrement nouveau. On le lui a dit très tôt.
    Encore une fois, sans vouloir en rien jouer les gardiens du temple
    (et le diable sait – ! – si 68 fut critiqué de l’intérieur, et c’est bien,
    et parfois nul : voir Glucksman, etc),
    N’AMALGAMEZ PAS DES NOTORIÉTÉS PLUS OU MOINS ARRIVISTES
    À CE MOUVEMENT. Vous êtes dans le lieu commun dominant,
    la main dans la main avec Sarko and Co ! Pas vous !

    4 – Et lancé dans votre élan oublieux de tout cela, vous ajoutez tout uniment
    (sur l’idéologie de 68 et de cette dame qui en serait impétueusement issue – !!!)
    qu’il s’agirait de :
    “s’opposer à toute forme d’obligation, avec l’ouverture d’esprit d’un taliban,
    façon “tout pour moi, rien pour les autres”.
    Avec ce mot (taliban) VOUS FAITES TOUT BONNEMENT DANS L’INJURE
    (pour cette dame, je ne sais pas), mais pour moi et un sacré paquet d’autres, absolument !

    Bon. Calmons nous. Votre tête bien faite finira quand même par faire le distinguo,
    et alors tout ira bien.
    Mais pour l’heure, vous ajoutez, sur ce point strictement,
    au bourrage de crâne réactionnaire qui continue à caractériser l’idéologie “petite-bourgeoise”
    qui domine la masse de ce peuple,
    et qui nous mène, en bêlant, … “en enfer”.

    Prendre la tangente ? Combattre ?
    Dilemme. Sincèrement bien à vous.


  38. Rendez-vous en enfer Le 09 octobre 2012 à 02h31
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    @ Olivier,

    On tape toujours trop vite ! Anarchisme de droite : Max Stirner, évidemment,
    (qui n’avait aucune raison de monter à une quelconque échelle !).

    Par ailleurs, pour les débats : soutien total.
    Ne vous laissez pas manipuler par les “animateurs” (dénués d’âme).
    Je sais : c’est eux qui invitent, alors on se tient à carreau. Le piège, n’est-ce pas ?
    Voir Bourdieu (et quelques autres là-dessus).

    Ne vous laissez pas “enfumer” par des interlocuteurs à glose maximale.
    Une petite phrase incisive bien placée suffit à les calmer (à la longue).

    Pour le reste, désolé : on sait ce que vaut BFM-Business,
    et BFM tout court (sans parler des autres !!!).
    Ce blog est un antidote salutaire (au fait : a voté).

    From Utopia with love…


  39. SPQR Le 09 octobre 2012 à 07h23
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    J’ai eu du mal à tout écouter sans erructer (en fait, j’ai erructé tout du long…) ; c’était un massacre et je t’admire Olivier d’être demeuré si calme. La pimbèche était juste écoeurante de suffisance en dépit de son main stream totalement à côté de la plaque. Sans parler de la question qui tue : “d’où parle-t-elle ?” La réponse ne permet pas de conclure que ce soit en faveur d’un quelconque bien COMMUN…

    Toujours les mêmes rangaines : comment créer encore et tjs plus de richesses (et non pas comment les répartir mieux et demeurer dans les limites écologiques de la planète ? Forcément, ça compromettrait l’utilité de ses petits copains “entrepreneurs jeunes, dynamiques et plein d’idées” pourvoyeurs de merdouilles genre “crée ton étui de Iphone 5 toi-même en le personnalisant”) ? Comment payer cette fichue dette (et non pas : quelle est l’origine de cette dette et n’est-il pas possible de la restructurer, voire de transformer par la suite le système monétaire caduque pour ne plus en arriver à de telles extrémités ?) ?
    Et même concernant ces questions éculées, elle arrive à demeurer à côté de la plaque, incapable de réaliser par ex. qu’une diminution des dépenses de l’Etat, dans un système sous perfusion, revient exactement à la même chose qu’à cette hausse des impôts qui la révulse (personnellement, j’aurais même tendance à penser que sa suggestion est même légèrement moins efficace et surtout tellement plus injuste puisque les prélèvements publiques sont tjs redistribués intègralement à la collectivité, encorequ’on peut bien sûr discuter de la manière d’optimiser la gestion du machin…).
    Et pourquoi une telle complaisance de la part de N. Doze ?

    Bref, c’est pas gagné…


  40. Epsilon Le 09 octobre 2012 à 08h31
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    La dame explique que le problème d’imposer les reventes de sociétés est qu’ainsi cela devient un investissement moins profitable que, de mémoire, une assurance vie. Mais, le problème, n’est-ce pas alors plutôt que l’assurance vie est un placement trop profitable?
    Le même coup est utilisé par les propriétaires pour justifier qu’on ne doive pas toucher aux loyers : ce n’est pas qu’ils ne gagnent pas d’argent sur les locations, c’est plutôt que la location est en concurrence avec d’autres investissements très profitables.


  41. Ivan Le 09 octobre 2012 à 09h50
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    Merci Olivier de faire entendre un autre son de cloche parmi les garants de l’orthodoxie libérale sensée tous nous sauver (amen). Il est intéressant, comme vous l’avez fait avec cette dame, de pointer les conflits d’intérêts sous-jacents à la vision économique des “experts” convoqués sur les plateaux médiatiques, vision idéologique s’il en est, au service des intérêts bien compris des détenteurs du capital.
    Je vous renvoie à l’excellente analyse faite par le collectif ACRIMED :
    http://www.acrimed.org/article3904.html


  42. Jacques des Ecrins Le 09 octobre 2012 à 09h59
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    Cher Olivier,
    Vous parlez deux fois trop vite pour que vos paroles (si pertinentes) arrivent toutes jusqu’à nos montagnes….
    Dommage !!!!!


  43. Rendez-vous en enfer Le 09 octobre 2012 à 10h07
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    @Olivier,

    Avez-vous eu le temps de lire RDV… ici, à octobre 2012 à 23h56 ?
    Je réponds sur l’amalgame “libertaire / libertarien”
    qui arrange tant les forcenés de ce que j’appelle le “GIGA-LIBÉRALISME”.
    À bon entendeur… Bon courage.


  44. tchoo Le 09 octobre 2012 à 15h11
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    Pour moi, c’est aussi une question de principe
    difficile de supporter qu’une entreprise puisse faire des bénéfices sur ma santé et celles de vous tous
    de plus avec la financiarisation de l’économie (et on le voit dans tous les autres secteurs de l’assurance) le souci de satisfaire le client passe loin après la préoccupation majeure de faire de l’argent:
    je n’aurais jamais envie de remettre entre les mains de ces gens là, ma santé
    Il y a des secteurs de nos vies qui doivent impérativement faire partie de la solidarité nationale et du service public.
    ce qui n’exclu nullement de faire fonctionner celui-ci au mieux pour tous mais dégagé de la notion polluante (dans ce cas) de profits


  45. step Le 09 octobre 2012 à 19h44
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    Bon ben j’ai tout écouté surtout la fin : La remarque qui me restera est dans le sousentendu de l’homme qui essaye dans les dernieres secondes de faire dire qu’en gros il faut lacher une partie de la population car les coups de la SS seront intenables du fait de notre démographie et une réponse qui fuse : ” oui y’aura qu’a freiner sur les iphones”. Enorme, excellent.


  46. Guillaume81 Le 12 octobre 2012 à 19h04
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    Pauvre Olivier, c’est la profonde bêtise de vos interlocuteurs qui vous a rendu si silencieux au cours de ce débat ? A la fin, vous êtes très bon sur la question de la sécu. L’autre ifrap-ée paraît un peu perdue…
    Courage !


  47. juste une remarque Le 13 octobre 2012 à 00h17
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    Juste une remarque que me vient à l’esprit : on parle toujours du cout du travail, en référence aux employés. On devrait donc parler du cout des salariés.

    Pourquoi on ne parle jamais du cout du patronat ?

    Il faudrait aussi des débats sur le cout du patronat ! On verrait des débats sur les chaines télé avec pour thème : il faut faire baisser le cout du patronat. ça serait bien non ?


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