Suite de 36.15 mon-nombril…

Le 27 juin, j’étais invité sur la radio Ici & Maintenant RIM (sur la bande FM à Paris) pour une très longue interview par Lisandre (il a un vrai talent d’interviewer). C’est celle dont je suis le plus satisfait à ce jour.

Je trouve le résultat très intéressant – l’espace de discussion permettant d’aborder de nombreux sujets en profondeur, et d’exposer une pensée.

Je vous livre donc la vidéo (3h30…) – à voir sans doute en plusieurs fois pour éviter l’indigestion 🙂

P.S. il y un très léger bug de son les premières secondes, rien de grave, ça passe tout seul en 5 secondes…

P.P.S. N’hésitez pas à faire suivre cette vidéo 😉

Le lien : http://youtu.be/79EkhUunieU

L’intégration :

<iframe src=”https://www.youtube.com/embed/79EkhUunieU” frameborder=”0″ width=”590″ height=”332″></iframe>

105 réponses à [Intervention Médias] Longue interview sur RIM

  1. Frank Le 07 juillet 2012 à 03h39
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    Bonjour Olivier,
    Merci pour cette interview très intéressante.
    J’ai une question à vous poser sur la loi de 1973 qui fait très grand bruit sur le net comme vous le disiez: Il me semblait que lorsqu’un Etat s’endette auprès d’une banque de second rang (achat de bons du Trésor) cette banque utilise elle-même de la monnaie issue de la création monétaire (celle de la multiplication du crédit).
    Pour l’Etat, par-rapport à un circuit d’emprunt où la banque de second rang serait absente, on a l’impression que l’intermédiaire  (la banque de second rang) ne sert à rien si ce n’est à capter la rente qu’est le différentiel de taux d’intérêt entre un emprunt à zéro ou quasi-zéro envers la banque de France et un emprunt passant par le marché.
    Pouvez-vous m’expliquer pourquoi dans le premier cas l’emprunt de l’Etat est considéré “inflationniste” et pas dans le second?
     
    Merci d’avance
     
    Frank


  2. mc Le 07 juillet 2012 à 04h44
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    Tres interessant, et pas du tout indigeste.
    J’ai juste une question : Vous demontez le mythe qu’on trouve un peu partout sur la monétisation / loi 73 etc…
    Ou peut-on trouver une source digne de renom sur le sujet ?
     


  3. Le Yéti Le 07 juillet 2012 à 04h52
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    Ah très très bien (j’arrive à la fin de la première heure pouf, pouf). Ça nous change du plateau de BFM business ! Je viens de tweeté l’émission avec le texte suivant : “Une itv d’Olivier Berruyer où le néolibéralisme est assimilé à une néoféodalité et où un petit gros défie Usain Bolt”. Bon, je vous laisse, encore deux heures…


    • garrigue Le 07 juillet 2012 à 06h35
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      C’est vrai que ça change des excités de BFM. Je crois qu’on devrait envoyer des tee-shirts batman à Nico et à son pote “l’anglais le cocker” 🙂

      Blague à part : interview très intéressante, passionnante. Réalisons à quel point nous sommes saturés par la pensée unique que relaient tous les médias mainstream sans exception.

      (une remarque hs : la personne qui a monté le sujet aurait dû éviter de coller partout ce @@##??@#&!!!! d’effet de transition “j’te pousse vers le haut”) 


  4. Suricat Le 07 juillet 2012 à 05h42
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    Interview passionnante qui résume à peu près tout de façon efficace et juste.
    Par contre je pense que le problème des paradis fiscaux est sous-estimé et que l’on devrait beaucoup plus les dénoncer.
    On parle de 0,1% de français qui partent dans les paradis fiscaux chaque année depuis une dizaine d’années, ça fait environ 1%. Or ces 1% sont on s’en doute bien parmi les plus riches et lorsqu’on sait la part extrêmement importante des richesses détenues par les 1% les plus riches, le problème de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux apparaît comme un élément crucial expliquant une partie des déficits chroniques dans le budget de l’état.

    Par ailleurs je suis moins optimiste que vous sur les pertes qui concerneraient surtout les 10% les plus riches. On mon avis, il y aura une dose de défaut souverain et une dose de création monétaire et d’inflation. Mais bon, c’est difficile de dire comment tout ça va terminer…

    Merci pour tout votre travail et votre lucidité ainsi que votre défense de l’intérêt public. 


  5. samuel Le 07 juillet 2012 à 07h10
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    Suite de 36.15 mon-nombril…
    Faire un travail de fourmi, prendre de votre temps/argent pour ne pas flatter nos envies (ce qui est déjà, en général, assez cruel comme démarche), vulgariser plutôt que de conforter votre position social en s’adressant uniquement aux élites…
    y à de la marge avant que votre nombril soit à un soucis 🙂 
     


  6. Le Yéti Le 07 juillet 2012 à 08h09
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    Bon, trop bien ! En ligne sur mon blog.


    • Le Yéti Le 08 juillet 2012 à 09h26
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      Et maintenant sur Rue89


  7. Patrick Luder Le 07 juillet 2012 à 09h12
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    Longue émission en effet, une fois nécessaire mais à écouter par petites bribes! Bravo donc pour cette performance, j’apprécie particulièrement : les dénonciations de la course sans fin à l’endettement // l’aberration d’avoir mis la finance au début du processus Européen en oubliant tout le reste // la dilapidation des dépenses et des subventions des Etats. Ceci dit, Olivier, il y a tout de même quelques points ou je n’arrive toujours pas à être d’accord avec toi, je me permets de les rappeler, aussi pour faire une synthèse générale.
    A1° Tout le monde ne travaille pas au SMIC (pour moi reste une mauvaise comparaison) car les salaires minimums sont définis par branche et par région. Le SMIC est quelque chose de spécial, appliqué seulement dans certains cas particuliers et dans certains pays. Si l’on veut donner une équité aux pouvoirs d’achats (ce qui serait évidemment une bonne chose), il faut mener les débats sur l’ensemble des données => Taux de change + salaires + conditions sociales + conditions fiscales.
    A2° Un pays (et d’autant plus une fédération de pays) peut très bien avoir des disparités importantes entre chaque région, autant salariales que fiscales que des primes d’assurances différentes etc. L’important est d’arriver (comme tu le souligne très bien plus loin) à des mesures d’équilibrage, soit par un système de rééquilibrage fiscal, soit par un système de redistribution des richesses (ce qui revient au même).
    A3° Les différentes langues ne sont vraiment pas un problème … (réf Suisse).
    A4° Une fédération de pays n’est pas la même chose qu’un pays unique, même si certains aspects doivent être unifiés, chaque pays peut garder une partie de sa souveraineté.
    A5° A mon avis tu sous-estime le système financier à imiter les USA, soit faire durer encore quelques décennies le creusage d’un abysse de dettes … si les investisseurs ne suivent plus, pas grave, c’est jute la banque centrale (ou un système équivalent) qui prend en charge (hem…) la monétisation, en espérant fortement que la confiance continuera, donc en misant tout (avec raison ou non ?) sur le fait que personne ne veut voir un gros crash et donc que la cavalerie puisse continue indéfiniment (business as usual), encore un petit peu pour le moment …
      
    Pour moi la ligne de conduite générale n’est pas la même selon les options choisies, on ne peut pas tirer des généralités mais il faut une étude approfondie de l’ensemble des paramètres. Deux exemples.
    B1° Dans un monde ou l’on veut libéraliser les marchés, il faut que les mesures automatiques d’ajustement puissent fonctionner (les zones économiques qui s’appauvrissent réduisent leurs capacités à enrichir les zones fortes économiques et redeviennent ainsi compétitives) et donc combattre tous les artifices qui empêches les marchés de s’autoréguler, par exemple les réserves de change monétaires ou les différences d’application des normes environnementales et sociales.
    B2° Dans une monde qui remettrait en place une régulation des marchés (remise en place de frontières non seulement aux personnes mais surtout à l’économie et à la finance) et donc dans un monde ou chaque région redeviendrait indépendante (alimentaire + économie), les disparités financières prendront moins d’importance, ce qui ne serait pas sans intérêts, car cela éviterais les importantes dérives actuelles et permettrait plus de cohésion sociale.
      
    Enfin dans tous les cas, je me demande si l’on ne se trompe pas généralement de cible, car ce sont finalement et simplement, tous les excès de captation des richesses qu’il faudrait combattre, et donc le côté élitiste et lobbyiste de nos dirigeants qui semblent vouloir mettre tout en œuvre, pour maintenir en place et  coût que coût, un système propice au maximum de captation de richesse. Cela ne peut pas fonctionner à long terme, car quand une entité prend plus que de raison, elle prend évidemment à une autre entité. Tout le monde ne peut pas avoir le maximum de part d’un même et seul panier (c’est une évidence). Le seul mode possible de fonctionnement durable est celui qui prend soin de soit & qui prend soin des autres ou je préfère encore dire : Le respect de soit conduit au respect des autres.
      
    On peut finalement simplifier toutes ses problématiques avec une seule priorité => il faut remettre de l’éthique dans tous les domaines !
      


    • step Le 08 juillet 2012 à 11h56
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      A3 : pour avoir travaillé un peu dans la zone, et avoir partagé un peu de temps avec des suisses, tu enlève l’argent présent dans la zone et tu as la belgique, je peux te le garantir. Un peu d’auto-illusion Patrick ? L’argent est un formidable moyen de diminuer les tensions, mais il ne règle rien…


      • Patrick Luder Le 08 juillet 2012 à 18h19
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        Bof, on peut aussi dire que la richesse est souvent mère de toutes les tensions et des guerres …


        • step Le 09 juillet 2012 à 07h54
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          les 2 mon général, l’argent quand il y en a peut acheter la paix sociale, et quand il manque déclencher des guerres. C’est pour cela que notre avenir est dangereux. L’impression que je te livre est lié à des discussions avec des collègues suisses de mon passé professionnel. Il y a des forces centrifuges sociales (ceux là sont des assistés, ceux-ci nous volent notre travail…) en suisse, qui ne manqueront pas de s’amplifier une fois l’argent manquant.

           


  8. BA Le 07 juillet 2012 à 09h14
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    François Leclerc écrit cette analyse remarquable :
     
    “Selon eux, c’est à ce même MES, c’est-à-dire aux États, qu’il revient de stabiliser le marché obligataire en achetant des titres sur le marché secondaire, la BCE ne voulant plus poursuivre et ayant arrêté.”
     
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=39088
     
    François Leclerc montre la folie suicidaire du système de la zone euro :
     
    1- Le bilan de la BCE est déjà surchargé d’obligations d’Etats pourries. La BCE est au bord de l’implosion.
     
    2- Donc la BCE ne veut plus acheter d’obligations d’Etats pourries.
     
    3- Donc la BCE demande au MES d’acheter des obligations d’Etats sur le marché secondaire.
     
    4- Problème : le MES est une coquille vide. Le MES n’a pas d’argent.
     
    5- DONC les Etats européens qui sont déjà surendettés vont devoir emprunter des milliards d’euros sur les marchés internationaux.
     
    6- Avec cet argent, les Etats européens surendettés vont pouvoir capitaliser le MES.
     
    7- Ensuite, le MES pourra lever des fonds sur les marchés financiers pour un montant allant jusqu’à 500 milliards d’euros.
     
    8- Avec cet argent, le MES pourra acheter des obligations d’Etats sur le marché secondaire.
     
    9- Exemple : l’Espagne va se surendetter encore plus pour pouvoir fournir des milliards d’euros au MES, qui va ensuite pouvoir emprunter des miliards d’euros, et qui va enfin pouvoir acheter des obligations de l’Etat espagnol.
     
    10- Conclusion : on va empiler des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui existent déjà. La zone euro fonce vers un effondrement systémique.


    • Patrick Luder Le 07 juillet 2012 à 09h36
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      BA, les Etats ne veulent pas acheter des obligations pourries,
      Les Etats veulent juste les vendre … (ce n’est pas la même chose).
      Mais qui sont les couillons qui achètent encore des obligations sur les marchés ?
      Ce n’est pas tout-un-chacun par les investissements des caisses de pensions ?
      En conclusion => nous sommes donc tous des …
        


  9. jean pierre Le 07 juillet 2012 à 09h33
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    Patrick Luder dit :
    A3° Les différentes langues ne sont vraiment pas un problème … (réf Suisse). 

    Pas d’accord, je suis Belge et le problème linguistique en Belgique perdure depuis plus d’un siècle et n’est toujours pas réglé.

    Pratiquement tous les Suisses parlent au moins deux des langues nationales, ce qui impliquerai en europe que chaque européen parle au moins trois à quatre des langues utilisées dans l’UE. 

     


    • Patrick Luder Le 07 juillet 2012 à 09h39
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      Pas tout à fait exacte, en Suisse il y a des villes (ou des régions) billingues avec beaucoup de personnes qui ne parlent qu’une seule langue (dont je fais partie) => Nous avons simplement pris habitude de cohabiter avec des personnes que l’on ne comprend pas …


      • jean pierre Le 07 juillet 2012 à 10h22
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        Quand vous parlez de région ou ville bilingue cela veut-il dire que toutes les administrations sont bilingues ?
         


        • Patrick Luder Le 07 juillet 2012 à 12h36
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          Les administrations et les services publics sont sensés parler les deux langues (français et allemand) mais en pratique on voit que l’allemand est plus utilisé. Voir http://www.biel-bienne.ch/apps/documentbase/data/fr/2_savoir-vivre_f.pdf en page 3 à Bienne, ~ 40% de la population ne parle qu’une seule langue (60% allemand et 40% français) et seulement 33% sont bilingues dont 20% sont trilingues … 
             
          En Suisse le gros problème est que le bon allemand (d’Allemagne) est appris à l’école obligatoire alors que seul le suisse-allemand est utilisé. Et celui qui à appris le bon allemand (Hoch-Deutch) ne comprend pas du tout le suisse-allemand (Guten-Tag contre Grüetzi ou pire, Grüessech), et les Suisses-allemands de Bâle ne comprennent pas les Suisses-Allemands du Valais … mais pour commander une bière ou un café, les mots sont internationaux, tout le monde se comprend, même en italiens ou en anglais …
           
            
           


          • Patrick Luder Le 07 juillet 2012 à 12h47
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            Regardez la vidéo en haut de la page http://www.biel-bienne.ch/ww/fr/pub/home.cfm … c’est typique del’administration, chacun parle dans sa propre langue avec un petit commentaire dans l’autzrelangue, ça suffit … Bienne à même son hebdomadaire bilingue ou presque tous les articles sont dans les deux langues, voir http://www.bielbienne.com/ // très typique aussi (même si je trouve dommage), certains Portuguais qui sont en Suisse depuis 30 ans ne parlent toujours que leur langue …


          • jean pierre Le 07 juillet 2012 à 15h37
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            le problème en Belgique est que les administration sont unilingues (langue en fonction de la région soit flamande soit francophone). Seule la région de Bruxelles est bilingue.
            D’où les problèmes de séparatisme.
            Merci pour les infos sur la Suisse. 


      • Le Yéti Le 08 juillet 2012 à 01h26
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        Combien parie-t-on que si la Suisse perd (enfin) son statut de paradis fiscal, la cohabitation multilinguiste s’effondre comme en Belgique ?


    • Jules Le 07 juillet 2012 à 11h43
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      La langue a bon dos, en Belgique aussi bien qu’ailleurs.
       
      En Italie, la Lega Nord veut aussi l’indépendance de la Padanie et, jusqu’à preuve du contraire, à Milan ou à Turin, on parle la même langue qu’à Agrigente ou qu’à Potenza.
       
      C’est une question de fric et puis c’est tout. Peut-être même plus en Belgique qu’ailleurs. On rappellera aussi la « grande solidarité » qui unit, dans la vraie vie, Wallons et Bruxellois francophones…
       


  10. donosson Le 07 juillet 2012 à 12h48
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    superbe intervention… par contre il y a une chose qui m’étonne : Olivier, vous dites, de mémoire, (si nos dirigeants ne sont pas trop stupides) qu’il y aura un défaut sur la dette (comme tous les 80 ans) et ça repartira comme en 40 (pour tout ceux qui n’ont pas un gros patrimoine…) et vous précisez sans guerre sans  gros krash… Comme si ceux qui allaient tout perdre (et qui  n’allaient pas se battre bec et ongle pour préserver leur privilège ? Ils allaient se laisser dépouiller de leur pouvoir financier…
    Et surtout comment la prospérité pourrait revenir, sur quoi s’appuierait-elle ?
    Je comprends et je suis ok avec l’ensemble de l’intervention, mais ce passage me semble vraiment un peu léger. Est-ce que ça pourrait être aussi simple et si indolore… ? En gros : on continue comme avant (sauf pour ce qui est du système financier qui régi notre société), mais “en mieux” ? Voilà, j’ai eu l’impression de rater un passage…


    • Patrick Luder Le 07 juillet 2012 à 12h58
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      Il faut quand même avouer que tirer un trait sur toutes les dettes, offre tout de même quelques avantages! Mais oui, il y a une grosse différence avec le passé :
        
      Auparavant les pauvres s’en fichaient royalement (ils n’avaient rien à perdre) et les riches recommenceront leurs bisness (ils auront bien 3eu l’intelligence d’avoir mis quelques lingots de côté).
        
      Mais aujourd’hui ce sera un peu plus grave, car toutes les retraites individuelles (capitalisées) seront perdues, irremplaçable. Avant il n’y avait simplement pas de système de retraite obligatoire sous forme pécuniaire, chacun s’organisait tant bien que mal, par de l’immobilier et par une continuité des affaires familiales.
        


  11. BA Le 07 juillet 2012 à 13h27
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    Le Conseil des experts économiques allemands regroupe les cinq économistes les plus respectés d’Allemagne : Wolfgang Franz, Wolfgang Wiegard, Peter Bofinger, Claudia-Maria Buch, Christoph M. Schmidt. 
     
    Sa mission est de publier des rapports pour conseiller le gouvernement allemand.
     
    Vendredi 6 juillet 2012, le Conseil des experts économiques allemands publie son rapport sur la zone euro.
     
    C’est une bombe. 
     
    “L’union monétaire européenne est confrontée à une crise systémique, qui menace la survie de la monnaie unique comme la stabilité économique de l’Allemagne.”
     
    “Die europäische Währungsunion befindet sich in einer systemischen Krise, die den Fortbestand der gemeinsamen Währung und die ökonomische Stabilität Deutschlands gleichermaßen gefährdet.”
     
    http://www.sachverstaendigenrat-wirtschaft.de/fileadmin/dateiablage/download/pressemitteilungen/pressemitteilung_07_2012.pdf
     
    Eux-aussi, ils parlent de la “crise systémique” en zone euro.
     
    Pour éviter cette “crise systémique”, je propose de réunir ce week-end un sommet européen de la dernière chance.
     
    Après tout, le dernier “sommet européen de la dernière chance” a eu lieu il y a une semaine.


  12. Brice Goe Le 07 juillet 2012 à 13h29
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    Une émission dans laquelle :
    – on prend son temps
    – on dit les choses
    – on fume sur le plateau
    Mais, c’est une vidéo des années 70 !!!


    • Vénus-Etoile du Berger Le 14 juillet 2012 à 05h15
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      Je me suis faite la même remarque dans mon fort intérieur, du coup je me suis donnée la peine de regarder uniquement le début. Le mec allume une cigarette, il regarde à droite et écoute à peine,pas sûr qu’il comprenne ou bien qu’il se donne la peine de comprendre(hallucinant!). 
      Après certes, cela permet à Olivier d’exprimer et de développer ses pensées.
      Pour ma part, je préfère de loin les interventions d’Olivier sur BFM les experts, bien plus utiles et pertinentes avec Nicolas Doze fort talentueux.  
      Conclusion : mieux vaut 10 mn d’intervention pertinente, utile sur BFM que plus de 3h de monologue. 


  13. leboucher serge Le 07 juillet 2012 à 13h45
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    Je n’en suis qu’à la premiére 1/2 heure mais je ne peux m’empecher de m’arreter une minute pour vous dire, dors et déja, MERCI.
    Au fait, je vous ai dit que vous etes brillant….   🙂
    Bravo


  14. bourdeaux Le 07 juillet 2012 à 13h55
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    Y-a-t-il moyen d’avoir une version audio ? Sur le site de la radio peut-être ?


  15. Lebon Le 07 juillet 2012 à 14h06
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    Brillante intervention. 3h30 super intéressantes. grand nombre de démystifications. Cela change des quelques minutes chez BFM.

    J’ai fait des pieds et des mains pour qu’elle soit mise en ligne auprès de radio ici et maintenant qui a elle-même mise en ligne la video sur Youtube. D’habitude cette radio fait supprimer les vidéos de radio ici et maintenant.

    Quelques questions :

    Vous semblez relativiser l’activité de Kerviel. Auriez pu prendre sa défense lors de son procès ?

    Je vous trouve un peu optimiste sur l’après Crash. En deux trois ans tout irait mieux. cela tranche avec Delamarche (dont les points de vue sont proches des autres) qui nous prédit dix ans de grave récession après la faillite des Etats / banques. De plus le scénario 1 : on paye la dette des Etats en lessivant l’épargne des 20% les plus riches semble le moins probable quand on vous écoute à d’autres moments. Il semble que le scénario de l’hyperinflation soit plus probable.


  16. Lune Le 07 juillet 2012 à 14h46
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    Encore merci pour cette superbe analyse – En plus des grandes fortunes, n’y aurait-il pas aussi tous les détenteurs des assurances vie avec obligations d’états qui perdraient de l’argent ?


    • Brice Goe Le 07 juillet 2012 à 14h59
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      Possible, mais une chance : à l’heure qu’il est, vous pouvez toujours clôturer votre contrat et récupérer votre mise.
       
      Imaginez l’imbécile que je suis, qui a investi dans un PERP (plus exactement PREFON, en l’occurrence) 😀


      • Lune Le 07 juillet 2012 à 15h11
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        Souscrire ce genre de produit était loin d’être une imbécilité il y a encore peu … Le changement de paradigme s’accélère de plus en plus, et il n’est pas facilement prédictible, comme vous le soulignez justement en début d’analyse.


  17. leboucher serge Le 07 juillet 2012 à 15h29
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    1 heure maintenand…..Suis d’accord sur “l’evidence” (relative tout de même ce qui explique les guillemets) mais la citation d’Asimov m’a achevé…c’est tellement agréable d’etre d’accord!


  18. jean pierre Le 07 juillet 2012 à 15h50
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    Pour ceux que cela intéressent, il est possible de télécharger l’audio sur l’adresse :
     http://rimcast2.fr/index.php

    LISANDRU-OLIVIER BERRUYER ECONOMIE
     Cout 3.5€
     


  19. HARD ROC Le 07 juillet 2012 à 16h36
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    Ecoute, gentillesse, anti-langue de bois, au service d’une belle démonstration.
    Bravo, je fais un don.
    Mais je crains que l’avenir soit moins facile que vous ne le pensez, car la complexité globale du système lui interdit toute évolution; il ne peut que s’écrouler radicalement.
    Et l’accouchement du suivant ne sera pas une partie de plaisir, au vu de l’état du monde qu’on nous laisse. Je suis donc moins optimiste.


  20. jean pierre Le 07 juillet 2012 à 16h39
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    j’ai une interrogation quand  vous dites que les petits épargnants -100.000€ non pas grand à craindre car les dépôts sont garantis par l’état, en Belgique il y a environ 250 milliards d’euros(beaucoup plus en France je suppose)  sur les carnets de dépôts des épargnants comment l’état pourra rembouser un tel montant sans passer de nouveau par l’emprunt ou par une augmentation dragstique des impôts ?
     


    • step Le 08 juillet 2012 à 12h04
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      “car les dépôts sont garantis par l’état”. Ce n’est pas cela qui doit vous rassurer. Cette garantie des dépôts est fantoche. Il faut bien comprendre que pour le “pauvre” il possède au mieux sa maison, au pire je crois quelques milliers d’euros sur son compte en banque. Il est possible pour l’état de conserver un fond de roulement de quelques milliers d’euros pour tous par création monétaire pure sur le compte de chacun, une fois le pole public créé. Il va sans dire que si vous avez 8000 euros qu’on vous en laisse 4000 pour continuer à tourner vous êtes bien moins malheureux que celui qui en à 8ME qui se retrouve avec 8000 !


    • jean pierre Le 08 juillet 2012 à 16h35
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      Donc si je comprends bien ceux qui ont une petite cagnotte, ils ont intérêt à la transformer en or ou en argent et laisser passer l’orage.


      • step Le 09 juillet 2012 à 08h06
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        l’or et l’argent que tu “achetes” ce sont des titres papiers, l’or physique en vente est rarissime. Ils sont donc totalement liés à la confiance à l’établissement qui t’ont proposé ces titres. De plus l’or est à un niveau très spéculatif, il est donc risqué de parier dessus. Delamarche exclus plus de 10% d’or dans un portefeuille par exemple. Je ne suis pas un stratège économique, je veux dire que j’ai plus d’intuition que de savoir. Après c’est une question de vécu, à titre personnel, j’essaye de ne pas avoir trop de liquidité, j’ai un achat immobilier sur une durée <10ans pour ma résidence personnelle (pas dans l’optique de gagner de l’argent, je suis parfaitement conscient d’en perdre, mais afin de pouvoir à terme subir une baisse de revenu sans finir à la rue), et je me suis rapproché autant que faire ce peut des associations locales (amap,associations d’entraide,association de quartier,épicerie sociale) en tant que fournisseur d’aide pour le moment, mais rien ne garantit que je n’en aurai pas besoin un jour.  Dans tous les cas, mieux que posséder de l’or papier, des relations dans le tissus associatif local, sera indispensable pour la période à venir. Pour parodier le philosophe, je pense que le 21eme siècle sera solidaire, ou ne sera pas. 


      • jean pierre Le 09 juillet 2012 à 15h49
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        Je ne parlais pas d’or ni d’argent papier, mais plutôt de pièces d’investissement.


        • Patrick Luder Le 09 juillet 2012 à 17h47
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          Tout d’abord, précisons qu’il n’est pas sûr qu’il y ait une perte de valeur totale des monnaies que l’on connaît actuellement, il ya d’autres possibilités, par exemple : Emergence d’un nouveau type de monnaie et donc transfert de l’une à l’autre ? // Reprise en main des monnaies Nationales avec transfert pendant un temps de l’une à l’autre // On peut imaginer d’autres scénarios, mais ce ne sont que des suppositions. Pour ton exemple, supposons donc que la valeur des monnaies actuelle tombe soudainement à zéro sans préparation et donc dans une gabegie totale sans rien pour remplacer. L’or et l’argent physique (lingots) baisseraient de prix pendant et juste après la tempête, car tout le monde voudra faire comme toi, vendre ce qu’il avait mis de côté. L’or et l’argent physique (lingots) ne pourraient donc qu’être une sauvegarde de patrimoine pour reconstruire après la crise, donc après que l’économie ait redémarré. Les pièces d’or et d’argent pourront par contre être une bonne alternative au moment ou le papier ne vaudra plus rien, pour des échanges monnayables. Dans tous les cas, je me rallie au post de Step  “mieux que posséder de l’or, des relations dans le tissus sociale et sociétés locals, sera indispensable” (clique sur mon nom pour prendre connaissance de ma feuille de route) …


  21. lisztfrl Le 07 juillet 2012 à 17h41
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    Le problème est que vous donnez dans une théorie des cycles (comme les keynésiens d’ailleurs) or ça n’est pas exact, parce que :
     
    1) Vous n’avez pas assez de recul, depuis 1850, cela ferait 2 cycles seulement, comme vous le dites dans la vidéo.
    2) Il n’y a pas de cycles économie, parce que la technologie évolue ce qui se traduit en termes de productivité, ce qui est capital. Et il faut cesser de voir le monde avec des yeux d’économiste et comprendre ce qu’est un boulon, et ce que signifie un clef anglaise; Car c’est la clef anglaise ou plate qui va gripper votre cycle infernal. Il n’est pas possible de négliger le fait que tout évolue et puis de considérer que le système économique va suivre des cycles comme ça sans lien avec des paramètres déterminants comme la productivité. 
     
    C’est pourquoi je suis moins optimiste que vous, car lorsque ce système sera par terre, il ne pourra pas repartir comme avant,  pour des raisons d’outillage, ou d’appareil de production comme on dit. Et le problème c’est qu’il va falloir inventer une autre civilisation avec d’autres valeurs aussi fondamentales que celles que nous perdrons, qui dit valeur dit aussi asservissement. Le problème est qu’il va falloir donner au pouvoir une autre forme que celle fondée sur un large consensus économique, et ceci laisse une entré béante à l’arbitraire. Nous n’avons aucune idée de la suite, mais j’espère qu’elle sera démocratique.
     
     
     
     


    • step Le 08 juillet 2012 à 12h12
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      je suis d’accord avec lizst et c’est d’ailleurs un des seuls points de désaccord que j’ai. Vous pariez beaucoup sur la génération qui vient dont nous sommes deux représentant, nous avons sensiblement le même âge, vous savez spéculer… on se retrouve souvent bien embarrassés. Notre génération possède des qualités, une volonté de comprendre, une puissance d’action, mais est aussi très individualiste. Je sais que des claques peuvent remettre des idées en place, ou les déranger complètement. Vous êtes un optimiste olivier. C’est agréable à entendre, mais se produira-t’il ce changement de valeur ?


  22. Laurent Le 07 juillet 2012 à 20h04
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    Très intéressante contribution que ce long échange… On a tellement l’habitude de voir ces sujets évoqués en trop peu de temps. Mais je vais évoquer peut-être le seul point de divergence que nous avons.

    Je ne comprend pas pourquoi vous évacuez le problème monétaire et les tenants d’un système monétaire différent de celui d’aujourd’hui. Le système monétaire semble dans ton analyse extérieur aux problématiques actuelles. Or et sauf incompréhension de ma part, la crise financière c’est essentiellement la crise de l’argent dette: comme tu l’expliques très bien les règles prudentielles ont été dévoyées pour créer toujours plus de monnaie, le système en demandant mécaniquement toujours plus pour continuer de subsister, entrainant en passant l’inflation d’à peu près tous les actifs (immobilier, matière première etc). Il me semble que c’est donc les mécaniques monétaires qui ont aussi crée les conditions de l’actuelle crise et de son emballement. Si la monnaie avait été gérée différemment, peut-être n’aurions nous pas atteint ces extrêmes. De la même manière, et nous sommes d’accord sur point, la monnaie unique a empêché le mécanisme naturel de régulation par les taux de change. Enfin pourquoi continuer dans un système où l’état est un agent privé comme les autres. Un état c’est aussi un risque systémique inabsorbable pour les agents privés. Pour moi l’état et sa dette devrait avoir un statut différent.

    Sur le chapitre des solutions, comment sortir de la crise sans passer à court terme par des solutions monétaires quand les pays les plus fragiles sont contraints d’emprunter à des taux qui rendent insupportable la dette mathématiquement. Pour faire court, la France emprunte à 3% donc presque 3% de son PIB passe dans la charge de la dette. La Grèce ou l’Espagne avec des niveaux de dettes publiques du même ordre de grandeur (une fois le PIB annuel) ne peuvent redresser la barre quand les marchés leur demandent ne serait-ce que 4% supplémentaires (d’ailleurs aujourd’hui alors que l’Allemagne a un niveau de dette comparable à celui des autres pays, son avantage sur les marchés lui rendent la vie beaucoup plus facile). Pour moi le problème ce n’est pas que cette prime supplémentaire soit ou non justifiée par le risque de défaut, c’est que l’UE ne propose aucune solution à des pays coincés entre une monnaie unique et les marchés. Pourquoi des solutions monétaires ne seraient -elles pas possibles comme amortisseur et devrait-on attendre le défaut d’autres pays en Europe? Il y a quand même une voie monétaire qui ne serait pas forcément plus désastreuse que les autres solutions et qui ne serait prise que parce que la situation actuelle est insurmontable autrement et sans être un chèque en blanc donné aux Etats pour rajouter de la dette à la dette…

    La crise de 2008 a été amortie par des solutions monétaires qui ont outrepassé tous les mandats des banques centrales. Pourquoi les Etats aujourd’hui ne pourraient pas jouir de ces mêmes moyens sans que l’on crie à l’irresponsabilité et au danger d’inflation? Les banques ont utilisé à fond leur pouvoir de création monétaire et d’une manière pas moins irresponsable que ne l’aurait fait notre gouvernement. Le système monétaire actuel me semble être le carcan rendant impossible aucun ajustement.

    Pour prendre une image, l’Espagne me semble être le smicard qui s’endette à 18% pour payer ses charges quand le notable a emprunté à 3% pour acheter l’appartement qu’il lui loue. 


    • step Le 08 juillet 2012 à 12h15
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      amortir, comme vous le dites si bien n’est pas résoudre. Il n’y a rien de résolu de la crise de 2008. Depuis on a fait monétairement de la cavalerie. So what ? Certes on peut continuer à augmenter la hauteur de la chute en en reculant l’échéance. Est-ce un bon calcul ?


    • Mat Le 10 juillet 2012 à 10h31
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      Merci pour cette longue interview pleine de banalités comme vous dites mais qui font tellement de bien à entendre. Je veux être sûr de bien comprendre votre position sur le système monétaire en tant que cause secondaire de la crise.
       
      J’espère ne pas trahir votre pensée en résumant votre position de la façon suivante : oui, le système monétaire n’est pas parfait, oui on peut l’améliorer, mais avec l’énergie et le temps à y consacrer, on pourrait faire des avancées beaucoup plus spectaculaires dans d’autres domaines comme la démocratie, les limitations des inégalités… J’ai bon ?
       
      Comme Laurent, je pense qu’au contraire le fonctionnement du système monétaire actuel est un élément clé de la création des inégalités que vous souhaitez réduire. Les crédits font les dépôts qui font l’épargne. Les remboursement des crédits détruit les dépôts à hauteur du principal du prêt et la banque encaisse les intérêts. Donc le système bancaire dans son ensemble, perçoit une sorte de loyer de 3-4-5-6-7% sur l’argent créé par ses soins, tous les ans. Comme les banques créent 80-85% de la masse monétaire mondiale, cela fait un joli pactole à se partager tous les ans qui contribue grandement à accroitre les fameuses inégalités à combattre.
       
      Aussi, j’ai du mal à comprendre la relégation de ce problème au second plan. A moins que ma compréhension du système monétaire soit imparfaite et je serai heureux de mettre le doigt sur mon erreur.
      En vous remerciant
       
       


  23. Coligny Le 07 juillet 2012 à 20h53
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    J’ai écouté attentivement votre long exposé avec lequel je suis d’accord pour l’essentiel , sauf peut-être vos convictions fédéralistes européennes que je ne partage pas, étant pour ma part résolument souverainiste. Je vous remercie d’avoir cité Maurice Allais, mon maître à penser, qui a tout dit voici une ou deux décennies.
    Dans l”évocation du passé récent, il me semble qu’il faut insister sur l’aveuglement de la social-démocratie européenne qui n’a pas hésité à faire une politique libérale et à se lancer dans la dérégulation avec le même entrain que les libéraux. Il suffit de comparer sur longue période les politiques respectives des gouvernements libéraux-conservateurs et sociaux-démocrates en Europe.


  24. 1788 Le 07 juillet 2012 à 22h52
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    Interview super enrichissante !
    [Modéré]
     


    • Laurent Le 07 juillet 2012 à 23h36
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      Après le problème que soulève la ramdam autour de cette loi:
      – la monnaie est un sujet opaque et très peu enseigné ou expliqué dans les médias de masse
      – les personnes qui tentent de s’y intéresser n’ont pas l’énergie suffisante pour faire le tri et vont effectivement au plus facile (théorie complotiste qui s’emboîte parfaitement avec la fin des trente glorieuses et l’explosion des dettes)

      ça souligne un besoin de pédagogie énorme (nécessaire en démocratie) mais malheureusement très complexe…

      Cependant même si les gens (dont certains intervenants anonymes dans la vidéo) arrivent avec des théories fumeuses, mal comprises, et servent un grand blougi boula , je pense qu’il est important de ne pas disqualifier en bloc ceux qui cherchent des réponses de ce côté là car pour moi on vit quand même une crise monétaire et qu’il faudra poser de nouvelles bases institutionnelles pour éviter de tels dérèglements à l’avenir.

      Pour terminer, il y a au fond de tous ça une révolte contre les élites (privés et publiques) qui n’ont pas été à la hauteur et qui sont pour moi les vrais responsables sans jamais en payer le prix. Le mec de la rue en a l’intuition et s’accroche donc à tout ce qui pourrait la soutenir.


  25. yann_ter Le 07 juillet 2012 à 23h06
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    Bonsoir Olivier, c’était intéressant sans doute parce que vous aviez le temps d’approfondir votre pensée (ce qui achève de me convaincre que les émissions format court/plein d’invités sont une calamité pour la réflexion).
    Je ne détailles pas c’est inutile mais j’ai été ravis de vous avoir entendu développer des axes que je n’ai que rarement retrouvé dans vos posts/commentaires et encore de manière superficielle.
    Bonne nuit


    • step Le 08 juillet 2012 à 12h20
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      Une fois le livre lu, cet interview n’est pas une surprise.
       


  26. Charles de Mequinac Le 07 juillet 2012 à 23h21
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    Bravo Olivier
    Je salue votre brillant exercice. Je vous félicite de pouvoir être clair, précis et pertinent pendant plus de trois heures d’interview sur des sujets ardus et fortement source à confusions de nos jours. 
    Dans la lignée des précédents commentaires, il est clair que cela change de la pensée unique. Cette dernière est maintenue et renforcée par la génération des baby boomers pour leur éviter à  se confronter à leur bilan désastreux tout en l’imposant à leurs enfants, par les politiques pour leur préserver leur part de marche électorale fondé sur une pensée passéiste, par les acteurs financiers pour leur maintenir une confortable rente malgré certains business models douteux, et par cette oligarchie gloutonne des top worldwide 0.1% concentrant la richesse tout en aspirant à vivre hors sol pour se soustraire de toute contribution redistributrice.
    Mais encore plus remarquable vous ne tombez pas dans la démagogie de conforter la notion du complot, d’instaurer le conflit intergénérationnel malgré une réelle tension inégalitaire, de valider les raccourcis mensongers et bien sur de la fumeuse tentation fasciste ou bien révolutionnaire de designer des bouc-émissaires.
    Cette interview est d’autant plus remarquable quelle est suffisamment longue pour vous permettre enfin de détailler la pensée Berruyeriste dans son intégralité. Cela permet de renforcer votre crédibilité face aux acteurs du secteur financier qui entretiennent le déni général par intérêt particulier. En contraste je vous encourage à écouter l’émission du 5 juillet des Experts BFM Business (le lendemain de votre intervention) pendant laquelle on a pu y assister à une envolée lyrique pour affirmer que le France a toujours remboursé sa dette et continuera à le faire…  
    La où je suis plus circonspect, c’est comment vos idées et analyses vont pouvoir conquérir et susciter l’intérêt de nos concitoyens au delà des initiés de votre blog. J’ai tendance à croire que les lecteurs de votre blog (dont je fais partie bien sur) sont des individus qui sont déjà éveillés et sensibilisés aux thèmes que vous abordez. Pour être plus clair je veux bien croire qu’une personne de plus de 60 ans (génération baby boomer et antérieur) puisse être sensible en son for intérieur à vos idées mais je doute fortement que cette même personne puisse se ré-inventer dans un modèle différent de celui qu’elle a côtoyé durant les 40 dernières années et d’autant plus qu’individuellement elle n ‘y a pas intérêt. Par contre à l’opposé la génération Y (les 20-30 ans de nos jours) sont les premiers à souffrir des conséquences de la crise. Leur statut relativement précaire ne leur offre pas grand espoir et les réduits par défaut à être des consommateurs de  gadgets et adeptes des communautés virtuelles. Mon point est que cette génération Y mérite  plus que ça car c’est elle qui fera le monde de demain. Toutes les générations sont les bienvenues pour influer le changement dans le prolongement de vos idées et analyses (à 41 ans, je fais partie de la génération X et non pas Y), mais sans la dynamique de génération Y  l’élan risque de se limiter à des principes ou bien encore à de la gesticulation intellectuelle.
    Sur le ton de l’humour, j ai vraiment adoré votre image du Titanic. Toujours sur ce même ton et de taquinerie sympathique (et non pas la moquerie familière), j’ai aussi apprécié les deux minutes de 2h24 à 2h26 pendant lesquelles on peut assister à un joli moment de coquetterie et de gymnastique.
     


  27. jmf Le 08 juillet 2012 à 07h58
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    bonjour,
    je ne connais pas les travaux de Maurice ALLAIS, mais quand j’en entends parler il est toujours dit: “le seul économiste français qui a obtenu le prix nobel”.    (!!??)
    oui et alors? est-ce que ça ajoute quelque chose à la qualité du bonhomme?
    Milton FRIEDMAN a bien eu aussi le prix nobel d’économie, sûrement pour la mise en œuvre réussie de ses idées au CHILI ou en ARGENTINE par quelques généraux.


  28. dfgvr Le 08 juillet 2012 à 09h01
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    Super, bon boulot !
    Une petite remarque en passant :
    Je suis heureux de voir que le terme de néo-féodalisme refait son apparition. C’est ce terme / concept qui explique l’arrivée et le maintien au pouvoir des “nullards”. Vous en faite une question générationnelle (les soixante-huitards) et je ne suis pas certain que cette discrimination soit la plus pertinentes.
    C’est la caractéristique du féodalisme que de maintenir au pouvoir les tocards, les inadaptés … cf l’épisode de la brioche (à mettre en relation avec les déclarations de Christine “boulette” Lagarde et autres). Dans tous les secteurs (arts, culture, politique, économie …) des fils et filles de … (NKM par exemple …)
    Plus que le problème des inégalités de patrimoines et de revenu, c’est la question de la transmission des inégalités qui pose problème.
    Nous trouvons avec cette grille d’analyse une piste de compréhension des écarts entre la France et l’Allemagne qui ont eu des systèmes de sélections des élites très différents (grandes écoles toussa toussa …)
    Bon courage pour la suite


    • step Le 08 juillet 2012 à 12h25
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      oui il y a un petit coté nain dans cette histoire de génération, vous savez olivier, les nullards font des enfants eux aussi, et même si on est pas à l’abri d’une surprise, ils sont souvent aussi très forts sur le sujet.
      Il y a peut être (probablement) un coté 68 ard qui pose problème mais il y a un mécanisme que tu négliges dans ton analyse, c’est la faculté de reproduction des élites. C’est aussi contre cela qu’il va falloir férailler. Le tout n’est pas de renouveler la génération, mais par qui dans la nouvelle génération on renouvelle.


  29. gigi Le 08 juillet 2012 à 09h18
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    J’ai trouvé incohérent de dire que les “pauvres” n’ont rien à craindre parce qu’ils seront remboursés en dessous de 80 000€ car c’est l’état qui garantit, si la banque fait faillite, or l’état comme pour les retraite actuellement (discours de Xavier Bertrand) doit emprunté sur le marché pour payé les retraites donc il devra emprunté sur les marché pour rembourser les “pauvres”. Ça dépend donc du marché et comme le dit bien Olivier on peut avoir de l’argent tant que le créancier fait confiance, donc en cas de grave crise le créancier n’aura et n’a déjà plus trop confiance donc cette garantie de l’état n’est pas fiable et ça pourrait partir très vite en émeute tout ça non?


  30. anonyme Le 08 juillet 2012 à 09h44
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    Bonjour,
     
    Emission très intéressante sur le fond, mais aussi sur la forme ( 3h30) qui permet enfin d’avoir quelque chose d’agréable à suivre ; cela change des trucs de bfm où tout va à fond la caisse parce que la pub arrive toutes les 2mn,ce qui produit des émissions de mauvaise qualité finalement.(cela fait un peu un syndrome du trouble de déficit de l’attention ce format)
    Bref j’ai une question.
    J’ai des économies (un peu plus que 100k justement) que je destine à acheter un… 40m2 ( en résidence principale) ;
    D’un côté je vois bien que le marché immobilier ultra bullesque va essuyer un -40% à moyen terme donc il vaut mieux attendre.
    D’un autre côté il m’est impossible de prévoir comment les 15K milliards d’euros que vous évoquez vont être détruits(probablement des défauts se propageant d’entités économique en entités économique comme des dominos jusqu’à atteindre une entité assez solide pour encaisser la perte sans faire faillite).
    Déjà il est certain qu’il faut rester hors des actions,obligations  et assurances vie; mais même en ayant tout son argent en liquide sur son compte courant on est pas à l’abri ( il suffit que les défauts en dominos atteignent ma banque et plouf game over).
    Alors quoi faire?
    Acheter maintenant un appartement qui va prendre -40% d’ici 2ans ( mais s’assurer un toit )
    Garder toute son épargne en liquide sur son compte courant, brûler un cierge et prier très fort en attendant la baisse de l’immobilier?
    Acheter des obligations d’une entreprise norvégienne en dollars singapouriens dans une banque suisse ? 🙂
     
    Parce que vous partez d’une hypothèse de garantie des dépôts de 100k, mais cela n’est pas assuré non plus. Cela pourrait très bien être 50k voire 25k…
    Et mis à part l’achat d’or( taxes+commissions=-25%), il semble impossible de sécuriser soi même ses dépôts( je ne peux pas empêcher ma banque de prêter l’argent de mon compte courant par exemple).
     
    Bref quoi faire pour limiter la casse ?
     


    • step Le 09 juillet 2012 à 08h09
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      Acheter des obligations d’une entreprise norvégienne en dollars singapouriens dans une banque suisse ?

      Delamarche sort de ce corps !!  


  31. Albin Le 08 juillet 2012 à 11h25
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    Merci Olivier pour cette émission particulièrement enrichissante.
    Je partage avec vous le diagnostique actuel sur la crise des dettes étatiques. Cependant j’aurais souhaité un éclairage sur l’effet de contagion qu’un défaut de ces dettes aurait sur l’économie réelle.
    En effet vous semblez convaincu qu’un défaut des états n’auraient pas d’incidence directe sur 80% de la population française. Mais quid de l’effet d’un crash du crédit que ce défaut engendrerait ? Sans crédit, un bon nombre d’entreprises seraient en grande difficulté, et n’aurions nous pas une explosion du chômage ainsi qu’une crise de l’immobilier ? Cela ne manquerait il pas d’impacter l’ensemble de la population ?


  32. leboucher serge Le 08 juillet 2012 à 11h33
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    Toujours pas terminé de visionner..la partie sur la participation dans l’entreprise du salarié est formidable, rappeler que le Général avait, il y a un demi siècle, une vision plus moderne de l’entreprise en tant qu’unité économique et sociale donne une idée de l’incommensurable vacuité de nos élites. Quant à moi j’irai encore plus loin en ajoutant que la fiscalité devrait prendre en compte le rôle sociale de l’entreprise dans le calcul de son dû à la société, D’ailleurs sans vraiment apprécier le personnage n’y même je l’avoue connaitre sa pensée De Villepin  avait, je crois, avancé l’idée d’une TVA calculer sur la valeur sociale et écologique d’un produit ou service qui semblait aller dans ce sens.
    J’y retourne hâte de voir le développement…


  33. step Le 08 juillet 2012 à 12h40
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    mon avis sur ce très intéressant dialogue long mais très digeste (hormis quelques repiquages dans ton discours où tu reboucles sur une réflexion précédemment non achevée). Il vaut à ce titre mieux l’écouter en une ou 2 grandes fois afin de ne pas être perdu quand tu fais cela.
    L’interviewer n’est pas spécialiste sur le sujet, tape à coté de la cible une ou deux fois, mais te laisse parler, ce qui est une qualité rare de nos jours où l’on coupe la parole constamment. Il recadre quelques complotistes qui malheureusement, veulent faire coller leurs digressions avec la réalité économique que tu décris. Autant ton explication est intéressante, même si elle recoupe largement le livre, autant j’étais un peu attéré des vendeurs de marottes monétaires, qui étaient plus là pour vendre ce qu’ils pensaient avoir compris que de poser des questions. Sans parler de ceux qui partaient en glissade vers des confins malodorants. Bref, voilà une raison de mon pessimisme sur notre possibilité de gérer intelligemment la baffe à venir, j’ai eu du mal à sentir l’intelligence (sauf un interlocuteur, qui a eu droit d’ailleurs à des questions extra-ball).


  34. Bourdeaux Le 08 juillet 2012 à 14h03
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    Emission brillante, merci. Je vous comprends mal  Olivier sur la question monétaire : vous semblez trouver souhaitable que l’activité bancaire soit nationalisée, mais vous refuseriez que la création monétaire soit confiée aux « guignolos » (je cite !)de l’état.  Je conçois bien que ces deux affirmations ne sont pas absolument inconciliables, mais comment empêcheriez-vous qu’un secteur bancaire nationalisé ne se transforme inexorablement en imprimeur fou au service du déficit budgétaire ? Vous interdisez le déficit dans la constitution, ./ ? 


  35. Marcus Le 08 juillet 2012 à 15h11
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  36. Tikehau Le 08 juillet 2012 à 15h29
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    A la demande de quelques commentateurs pour un accès à la seule bande son de l’interview, je me permet de vous indiquer le lien de téléchargement suivant : http://www.mediafire.com/download.php?w81f8kq3x1womvf
    Le fichier Le_Blog_d_Olivier_Berruyer_sur_les_crises_actuelles.mp3 fait 191 Mo.
    Le mp3 est monophonique car il corrige un problème de canal manquant sur la bande son de la vidéo originale.
    A l’attention d’Olivier Berruyer : s’il y a le moindre problème de droits d’auteur et de diffusion merci de me le signaler et je supprimerai aussitôt le fichier du site d’hébergement.


    • Bourdeaux Le 08 juillet 2012 à 19h58
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      Extra ! vraiment sympa, merci !
       


  37. Marcus Le 08 juillet 2012 à 20h14
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    ça y est, Olivier, j’ai trouvé celui qui a un QI de 240 : c’est un certain O. B. !!!


  38. Marcus Le 08 juillet 2012 à 20h29
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    “Où sont les grands penseurs ?
    Où sont les grands philosophes ?”
    EXCELLENT Olivier !!!


  39. Marcus Le 08 juillet 2012 à 20h36
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    La mathématisation de l’économie et du social a son pendant en philosophie, on appelle ça la chosification de la personne humaine.
    Nous en sommes là et pour longtemps …


  40. Marcus Le 08 juillet 2012 à 20h51
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    Ah, un désaccord Olivier. Tu fais souvent référence à l’après-guerre 1944-45.
     
    Je pense que nous sommes dans une période d’avant-guerre, et ça change tout évidemment.
    Les enjeux ne sont pas qu’économiques.
     
    A suivre ton passionnant discours …


    • step Le 09 juillet 2012 à 08h26
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      une guerre est fréquemment un moyen de solder des différents économiques. L’assassinat de l’archiduc Machin pour la première guerre mondiale est un déclencheur, mais il faut savoir qu’il y avait dans l’europe de cette époque de lourds contentieux économiques en particulier concernant la serbie et l’allemagne.

      http://www.jstor.org/discover/10.2307/40949866?uid=3738016&uid=2129&uid=2&uid=70&uid=4&sid=47699122909787

      désolé c’est une page “démo”.
      Nier (comme dans nos livres d’histoires) les contentieux économiques pour ne reposer la première guerre mondiale que comme choc de nationalismes est plus que biaisé.    


  41. Marcus Le 08 juillet 2012 à 21h52
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    J’entends dans l’émission des questions sur l’immobilier et autres.
    Lors de l’effondrement économique on ne passera pas entre les gouttes, mais il faut privilégier les biens TANGIBLES. Le prix peut baisser mais les biens tangibles serviront toujours : un vélo, une pompe à vélo, une vieille ferme à retaper, un appart, une maison, etc…


    • step Le 09 juillet 2012 à 09h45
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      il faut pour cela avoir fini de rembourser ou en tout cas penser qu’on tiendra d’une manière ou d’une autre la durée de l’emprunt, sinon la banque ne se privera pas de rappeller à “l’accédent” sa situation de locataire précaire (cf US). Je ne saurai conseiller pour l’achat immobilier de limiter la part emprunt à une portion et une durée limitée. Je ne sais pas si légalement il y a un pourcentage remboursé au delà duquel un accédant peut empêcher une banque de revendre une résidence principale un pleine déconfiture immobilière en france. Autant donc s’assurer que les banques ont peu à gagner  à vous enfoncer dans la m…  et peu de temps pour le faire.

      Vu que j’ai fait un achat immobilier en 2008, Voici ce que j’ai fait à titre personnel, sachant que je ne suis ni juriste, ni professionnel et que tout est empirique et mérite d’autres réflexions croisées.

      0) Vous n’avez pas un apport conséquent, vous faites le calcul que c’est pour remplacer une location au même prix car vous n’avez pas de marge, ou vous voulez louer ce bien et non l’habiter, je pense que vous êtes devant de grands périls. Il est improbable que les couts à la location montent ou même se maintiennent. En plus pour le dernier cas vous jouez sur la solvabilité collective pour votre endettement personnel. Risqué, vu l’horizon économique.
        
      1) Il y a des prêts bonifiés pour certains achats (GFD/EDF/banque associative…) qui ne nécessitent aucune hypothèque sur votre bien. Plusieurs petits préteurs auront moins à gagner qu’un gros et plus tendance à  être ok pour négocier que d’engager des contentieux ou ils risquent de l’argent (validé aux US auprès d’un ami se trouvant dans cette situation, après c’est fonction de la banque).

      2) Prévoir son salaire -20 % pour le calcul  des 33% d’endettement, vu que c’est ce que l’on obtient sur une social-démocratie qui se défend un peu (pas la grêce/portugal mais l’espagne/allemagne/angleterre) au bout de 5 ans de pressurisation. Si vous calculez à 10 ans prévoir une marge supplémentaire. Assurez vous d’être sur un emploi stable. Il faut savoir que les DRH qui dégraissent c’est très bête la plupart du temps, cela prend la liste des emplois précaires et des derniers arrivés et ils remontent (question de cout de licenciement).

        3) Il y a des mutuelles qui se portent caution solidaire en lieu et place d’une hypothèque sur votre bien. Certes vous vous engagez à hypothéquer si besoin auprès de la mutuelle, mais à titre totalement personnel, je pense qu’une mutuelle associative et sociale risque de moins brutaliser ses adhérents mutualistes qu’une banque privée en déroute ses clients.

      4) Négocier auprès du vendeur/constructeur. Même si ils le nieront jusque sur leur lit de mort, ils savent que le vent tourne, je suis dans une zone un peu spéculative, mais par rapport aux maisons avoisinantes et à prestation équivalente, je suis aussi à -20% du prix pratiqué pour de l’occasion, intérêts compris alors que je suis sur du neuf, BBC. Dans tous le cas il y aura une gamelle, mais vous n’êtes pas obligé de la faire seul.

      5) Non vous n’avez pas besoin de 600 M2 de terrain et 150 M2 habitable plein pied pour 2 personnes, si l’alotissement est bien conçu et l’implantation bien faite, vous pouvez avoir pour 270M2 de terrain un jardin de 200M2, largement suffisant pour votre potager de salarié actif. On voit trop de maison implantées au milieu d’un terrain, sachant que cette dernière n’est conçue que pour l’utilisation d’un seul coté du terrain. Tout le reste est perdu, et il est peu probable que vous ayez de l’argent pour faire de l’extension à tout va dans les années qui viennent. De toute façon la volonté de densification des pouvoirs publics se chargera de vous donner la surface constructible nécessaire. Utiliser votre volume pour les pièces à vivre, 10 m2 suffisent pour une chambre car sauf exception, vous ne faites que dormir dedans 🙂

      6) Limiter la distance aux “centres d’emploi”. La maison à la campagne c’est très bien, mais le calcul “le terrain sera moins cher et cela compensera les dépenses en énergie supplémentaire lié à l’éloignement de tout (commerces, écoles, travail…), est un calcul… hasardeux. Non seulement du fait de la problématique énergétique mais aussi du liant social. Car en vous isolant… ben vous vous isolez. Enfin vous ne bénéficierez pas des transports en communs, ce qui peut réduire encore la facture “transport”.

      7) Isolez votre maison et diversifiez les sources énergétiques. Attention le label BBC ne garantit pas le caractère sobre de votre habitation. TOUT dépend de votre utilisation du bien. En effet si vous achetez un frigo A+ et que vous laissez la porte ouverte vous perdrez bien plus que le surcout lié à la qualité de votre achat. Récupérateur d’eau de pluie est aussi un choix judicieux couplé avec un jardin. En effet si vous n’etes pas dans une zone trop polluée (pluies acides) il vaut mieux utiliser cette eau que de l’eau javelisée (financièrement et agricolement). Attention pour le BBC, ce sont des maisons très étanches, donc les polluants que vous faites entrer (bois,peinture,colles,vernis…) ne sortiront pas. Emmerder les constructeurs, jusqu’à ce qu’ils vous disent exactement ce qu’ils vont mettre dans votre intérieur.

      8)  Faites modulable, il est possible en réfléchissant d’organiser une maison pour en détacher une partie “confort” pour loger une personne contre un loyer modeste. Cela vous donne une sécurité supplémentaire pour le paiment des emprunts, si le besoin se ferait sentir.

      9) Attention, les achats immobiliers dans des “grands ensembles sociaux” sont des pièges financiers, en effet, l’entretien des “communs” se fait à la charge des solvables et le périmètre concerné se réduit en période de crise.

      10) Il existe des assurances contre les moins values immobilière. Je n’en ai pas pris, car je pense que ce produit sautera quand la bulle explosera. D’ailleurs ces produits ont déjà changé depuis leur introduction, maintenant le montant de décote maximal assuré est capé. Les banques commencent à calculer les pertes à venir, visiblement…

      11) Négocier les conditions de remboursement anticipé sans pénalité (et les pénalités), car même si c’est souvent lié à une trise nouvelle, cela peut en être une bonne matériellement. Au niveau emprunt, évitez les taux intercalaires, qui NE SONT PAS aux taux du prêt (et souvent bien plus). Toujours TOUT lire avant de signer. Faites jouer la concurrence, je suis décendu de 0,5% taux fixe ainsi.

      Je pourrais continuer ainsi longtemps mais ce serait sur des points à mon avis moins importants. Je ne garantit rien sur le sujet, ce sont des temps troublés devant nous, mais je pense qu’il vaut mieux se poser ces questions que de ne pas le faire. C’est ainsi qu’il faut prendre ce post : des conseils, et une possibilité de grille d’analyse. Olivier si tu le souhaites, supprime ou valorise (enrichit) ce post, j’ai réfléchit pendant 2 ans sur le sujet, ceci n’est que l’expérience dont le NON EXPERT que je suis vit. Il faut aussi comprendre que le temps joue contre ce post, car la situation va se tendre et donc les contraintes se durçir.


  42. Marcus Le 08 juillet 2012 à 22h15
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    Le Général de Gaulle avait parlé de participation dans les entreprises et ça avait été repris par le Premier ministre Chaban avec sa “nouvelle société” et s’est fait virer par son Président Pompidou.
     
    Pour finir, Olivier dit défendre ceux qui gagnent moins que lui ET spontanément je défends toujours les plus faibles (personnes âgées, femmes et enfants d’abord, etc… ) : nous sommes donc sur la MÊME position et dans la même chaloupe du Titanic.


    Passez une bonne semaine à toutes et à tous !
    Marc


  43. adrien Le 09 juillet 2012 à 03h51
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    Par rapport au débat sur l’inflation :
    L’inflation permet de résorber la dette publique, certes je préférais comme Olivier Berruyer un défaut sur la dette française mais si le défaut n’est pas possible, l’inflation est une arme qui n’est pas si mauvaise en fait… L’inflation est un impôt déguisé injuste et spoliateur certes mais dans une économie gangrené par les lobbies et la corruption, peut on encore espérer un impôt juste puisque ceux qui font l’impôt sont les riches ?
    Or l’inflation est une solution tres efficace pour euthanasier les rentiers et les obliger a investir dans l’economie productive ce qui valorise le travailleur : c’est ce qui nous manque en france. Il faut rappeler que pendant les 30 glorieuses il y avais une inflation annuelle 2 a 3 fois plus importante qu’apres les années 2000


  44. leboucher serge Le 09 juillet 2012 à 11h20
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    Cher Olivier, tout en expliquant comment l’effondrement est inévitable vous affirmez être optimiste sur les années à venir considérant qu’après une période délicate de prise de conscience  tout cela va redémarrer dans de nouvelles conditions. A coté de cela vous souligner l’indigence de nos élites, n’est ce pas contradictoire et surtout ne craignez vous pas des décisions dramatiques, sorte de baroud d’honneur désespéré ou coup de poker pour tenter de garder la main de la part de ceux qui ont tout à perdre?.
     


  45. totor Le 10 juillet 2012 à 06h15
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    Quand vous dites que les personnes qui seront atteintes par la claque ne sont que les quelques riches qui ont effetué des prèts, est-ce que vous n’oubliez pas les fonds de pensions qui risquent de ne plus pouvoir payer les rentes dues? A ce moment les principaux touchés seront les petites gens qui ne pourront plus vivre de leur retraites?


  46. WanR Le 10 juillet 2012 à 07h44
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    Votre Interview effectivement tres interessante et permet de sortir des paradigmes convergents qui forment la doxa de la dissidence sur le net.
    J’ai cependant 2 remarques et 1 question :

    – Concernant la loi de 73, vos precisions sont interessantes mais que le financement de l’Etat par des prives ait ete instituationalise ou non par cette loi n’est qu’un detail qui ne doit pas objecter le debat sur la pertinence de ce mecanisme. Il me semble que de l’argent cree par une banque centrale et prete a taux zero a l’Etat ne contribuerait pas a creer de l’inflation dans la mesure ou cet argent est detruit lors du remboursement de la dette, remboursement qui aurait ete fini depuis bien longtemps si l’Etat n’avait pas eu a payer des interet.

    Vous dites qu’il y a des problemes plus urgents a regler, mais le probleme du surrendettement des Etats est bien celui qui sert de pretexte pour abolir tous les acquis sociaux et il vient en partie du payment d’interets clairement discutables. Le capital aurait pu etre rembourse sans probleme si l’Etat se financait a 0%.

    Vous preferez faire confiance aux banquiers rapaces et mafieux pour gerer la creation monetaire plutot qu’aux politiciens ? Mais nos politiques ne sont-ils de toute facon que des pantins manipules par ces memes banquiers ? Ne serait-il pas plus sage d’encadrer cela de mecanismes clairement definis par la loi, voire la constitution plutot que de les laisser dans l’obsucrite des pratiques de banques predatrices.

    Ce qui m’amene a ma deuxieme remarque :

    – Je vous trouve bien complaisant avec les politiques et les banquiers en mettant la situation actuelle sur le dos de leur incompetence. Si les plus riches se sont enormement enrichis avec ces crises, c’est peut-etre au contraire que leur systeme d’asservissement des pouvoirs publics est au contraire extremement performant et qu’il correspond a une volonte politique de tiers-mondiser les populations occidentales en attaquant les classes moyennes.

    En denoncant l’abus des speculateurs et leur impunite, il faut aller jusqu’au bout et conclure que la vie politique publique n’est qu’un spectacle de tele-realite servant a masquer ses vrais rouages, a dimissuler les vrais detgenteurs du pouvoir et que nos elus ne defendent plus depuis bien longtemps l’interet du peuple mais l’interet de ceux qui les financent et qui font et defont leur carrieres grace aux medias qu’ils controlent.

    Quid de Biderberg, quid du CFR, quid du Siecle ? Quid du Carlyle Group, de la Francafrique et de ses reseaux maconniques ? Quid de l’influence secrete d’officines americaines sur le developement de l’UE via le reseau Stay Behind, le NED ou les Young Leaders de la French American Foundation ?

    Ce n’est pas seulement d’incompetence qu’il s’agit mais bien de gangsterisme et de dissimulation dans les pratiques complices des Etats, des banques et des multinationales.

    Pour aller jusqu’au bout il faudrait debattre du siege du vrai pouvoir, de l’Etat profond et des societes discretes.

    Etonnant en effet que l’anonymat des detenteurs de la dette et saigneurs du petit peuple soit garanti par la loi. Etonnant aussi qu’on interdise la vente a decouvert uniquement pour les actions bancaires et pas pour les dettes publiques, les CDS et autres produits derives qui ont un impact sur toute une population. Etonnant aussi que des agences de notations privees et anglo-saxonnes fassent plier les gouvernement d’Europe (chose qui serait impossible avec un financement public des dettes nationales) alors que c’est en partie l’incompetence de ces memes agences, qui notaient AAA des creances pourries titrisees des subprimes, qui est a l’origine du declic de ces crises.

    Vos bons sentiments sur la reduction des ecarts entre les riches et les pauvres vous honorent, mais que les lecteurs n’oublient pas que c’est sous le pretexte de bons sentiments aussi vagues que des populations ont ete bombardees en Irak, Lybie, Syrie, et bientot en Iran. C’est un discours dont nous avons appris a nous mefier.

    Je vous crois sincere et peut-etre que votre situation professionnelle ou une strategie d’evitement de la censure vous empeche d’etre plus tranchant les responsabilites des marionnettistes qui organise la masquarade de notre systeme politique, economique et financier.

    J’apprecie votre ouverture vers des innovations socio-economiques comme la participation des salaries au capital de l’entreprise dont NPA etait le seul candidat a la presidence a defendre (qui serait egalement une arme interessante contre les strategies a court terme et les delocalisations) mais je pense qu’il est aussi important d’exposer les manipulations possibles du systeme pour elever la conscience politique du peuple et empecher que de bonnes idees soient devoyees a nouveau.

    Enfin une petite question sur la geopolitique de la Chine :

    – Pensez-vous vraiment qu’on doit porter credit a la theorie de la guerre economique et monetaire entre les USA et la Chine ? Les USA ne sont-ils pas depuis bien longtemps capables de faire plier la Chine si ils le voulaient vraiment en imposant des sanctions via l’OMC par exemple qu’ils controlent officieusement. Pensez-vous vraiment que les USA aient ete assez stupides pour accepter que la Chine rentre dans l’OMC tout en gardant le controle de leur monnaie ? Ou peut-on penser que les elites economiques et financieres gerant les USA ont au contraire cree et profite de ce desequilibre en tout connaissance de cause pour generer beaucoup de profit au depend des populations occidentales. Peut-on meme imaginer qu’ils aient pour projet de bientot demenager leur quartiers generaux de la cote Est des USA a Beijing ? A-t-on des informations claires sur les actionnaires des grandes societes chinoises, sur le controle de la Banque de Chine ou sur les liens entre les services secrets (L’Etat profond dont parlait Chauperade) americains et chinois ? Sont-ils vraiment rivaux ou n’est-ce encore que de la poudre aux yeux pour masquer des desseins moins avouables ?

    Je note aussi que vous n’avez pas parle du defaut de paiement des USA. Les vieux briscards de l’economie et de la finance nous disent souvent que les USA ont toujours un coup d’avance et qu’a chaque fois qu’on les dit foutus ils sortent un joker de leur manche pour passer entre les gouttes. Le seul joker que je leur vois est malheureusement l’option militaire…

    Encore une fois felicitation pour votre longue interview et je suivrai vos prochains articles avec beaucoup d’interet en esperant trouver egalement un eclairage geopolitique subtil (la fameuse real politic) sur les rapports de force a l’origine des decisions politiques, economiques et financieres qui dessinent le futur de notre planete.
     


  47. Fabrice Le 10 juillet 2012 à 19h22
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    +1 pour Bourdeaux version limité expurgé de 140 pages leçon pour plus tard apprendre à réfléchir avant de dégainer les noms d’oiseaux.


    • bourdeaux Le 11 juillet 2012 à 04h54
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      Humour, fabrice, humour…


  48. Yoann Le 11 juillet 2012 à 08h11
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    J’ai tout écouté ! Et c’était génial. On s’ennuie pas du tout.
    Bravo en tout cas pour réussir a tenir 2H20 non stop, sans fléchir 🙂 


  49. Yves Le 11 juillet 2012 à 20h30
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    “Banque Centrale qui devient une décharge publique (42eme minute)” : j’adore l’expression, à conserver pour d’autres entretiens


  50. fx Le 14 juillet 2012 à 20h55
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    pas facile la démocratie. OK avec OB pour rappeler que les élections ne permettent pas (avec nos médias) de porter au pouvoir des représentants des intérêts du plus grand nombre (et le pire c’est que les gens râlent devant le financement public des “petits” partis, complètement désarmés sont les gens…), et secundo, même si c’était possible, est-ce qu’ils ne seraient pas poussés à jouer les guignolos eux-aussi finalement ? Et c’est vrai qu’à la réflexion ce risque de jouer les guignolos serait sérieusement limité en n’en faisant pas des professionnels de la politique.
     
    bien vu tout ça, et c’est pas des évidences en tout cas pas pour moi et j’ai appris plein de choses en + du livre, la loi de 73, l’Allemagne, le lendemain de la chute de l’euro etc.
    C’est bien des vidéos comme ça, pourquoi ne pas en faire + souvent, avec ou sans interviewer comme sur d’autres blogs, et vous éviteriez le cancer de tabagisme passif !



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