Voici une tribune que j’ai fait paraître dans Libération du 4 juin 2012.

 Il est bien triste de voir se profiler l’échec probable d’un projet collectif tel que l’euro.

Que nous apprend la théorie des zones monétaires optimales du prix Nobel Robert Mundell, quant aux conditions de maintien d’une monnaie unique entre deux pays, par exemple entre l’Allemagne et la Grèce – ou la France ?

L’idéal est évidemment d’être en présence de 2 économies tout à fait comparables.

À défaut, en cas d’écart durable de compétitivité, une première solution serait que la main d’œuvre soit mobile et se dirige vers la zone compétitive – que les chômeurs grecs aillent travailler en Allemagne. C’est ce qui se passe par exemple à l’intérieur des États-Unis, mais c’est peu réaliste à grande échelle pour l’Europe.

Une autre solution consisterait alors à réduire fortement l’écart de compétitivité. Donc soit à réduire les salaires de la zone la moins compétitive, mais une telle action à grande échelle a forcément des effets récessifs majeurs, et des conséquences sociales dramatiques, comme on le voit à Athènes. Soit à augmenter fortement les salaires de la zone la plus compétitive, mais elle risque d’être peu motivée à réduire fortement son avantage compétitif.

Ne reste alors qu’une solution, à l’oeuvre dans tous les États : une péréquation budgétaire, où des impôts levés sur la zone compétitive compensent le soutien et l’adaptation de la seconde zone – comme entre la France et la Guadeloupe par exemple.

À défaut une monnaie unique ne peut survivre.

Nous en sommes là, et est de plus en plus formulé le leitmotiv « saut fédéral ou fin de l’euro », qui peut sembler engageant. Malheureusement, les pays en difficultés ont plus besoin de traites que de traités, et l’alternative est en réalité « Transferts budgétaires massifs ou fin de l’euro ». De tels transferts ont d’ailleurs été réalisés pour la Grèce, sauf qu’ils ont été présentés comme des prêts – et nous allons bientôt voir qu’ils étaient en réalité des dons…

Or, les mentalités n’étant absolument pas mures, il est malheureusement probable que les peuples refusent de tels transferts – pourtant logiques car contreparties des déséquilibres commerciaux.

Il est donc temps de cesser ce que les psychologues sociaux nomment une « escalade d’engagement », à savoir s’accrocher mordicus à une mauvaise décision, « remettre au pot en pensant se refaire », « jouer plus pour perdre plus ». Et réfléchir plutôt à la pertinence des choix passés, aux erreurs commises, aux objectifs principaux à atteindre et aux meilleures stratégies pour y arriver au vu des volontés des peuples – il y a heureusement de nombreuses alternatives.

Le pire n’est jamais certain, mais il convient d’accepter la possibilité d’un échec du projet de monnaie unique dans sa forme actuelle, échec probablement inscrit dans les gênes des traités fondateurs : pas de construction politique avancée, pas de coordinations des politiques économiques, pas de règles d’or avec des déficits publics nuls sur le moyen terme, et, pire que tout, pas d’augmentation majeure des budgets d’intervention européens, 150 ans d’Histoire montrant que les économies européennes sont profondément divergentes.

Le fait d’avoir également voulu faire du politique plutôt que de l’économique, en engageant 17 pays dans l’aventure, de la Slovaquie à l’Allemagne, quand toutes les expériences de monnaie commune sans État sur de petits périmètres ont toujours fini par échouer fût probablement également une décision inconséquente.

« La Nation européenne » mettra des décennies à se construire, et ne se bâtira pas en quelques mois sous la seule pression de la sauvegarde d’une monnaie – une Nation, ce n’est pas cela. Insister fortement et échouer risque de compromettre pour longtemps ce projet.

Mais l’échec d’une monnaie à 17 ne signifie pas forcément un retour à 17 monnaies. La sagesse consisterait à étudier au plus vite une solution à 2 monnaies physiques, latine et germanique, l’euro continuant d’exister sous forme de monnaie de compte commune. Les 2 monnaies, disons l’écu et le mark, seraient inconvertibles en autre chose que l’euro, et les parités seraient révisables annuellement, visant à ce que les deux nouvelles zones soient en équilibre commercial, critère incontournable.

L’existence de l’euro serait ainsi préservée, une respiration monétaire serait rétablie, et cette phase pourrait même s’accompagner d’une étape d’intégration politique, démocratique et sociale plus soutenue.

Une monnaie unique n’est pas une fin en soi, et l’aveuglement idéologique actuel détériore de plus en plus les comptes de la Banque centrale, et risque d’altérer l’avenir même de l’Union Européenne en accumulant les mauvaises décisions.

Face à un important obstacle, il faut parfois savoir reculer pour mieux sauter. Errare humanum est, perseverare diabolicum.

En conclusion, il conviendrait dans tous les cas, en Europe comme pour les autres zones, de s’accorder sur deux règles fondamentales, simples mais peu appliquées :

  1. les soldes des échanges commerciaux bilatéraux doivent tendre vers l’équilibre
  2. la responsabilité principale de la correction d’un déséquilibre doit reposer principalement sur le pays excédentaire.

Ces problèmes de balances des paiements sont lancinants et déstabilisants depuis cinquante ans – nous déciderons-nous enfin à la traiter avant que des conséquences incontrôlables ne surviennent?

Olivier Berruyer

P.S. achetez la Tribune de cette semaine, vous y trouverez certains de mes graphiques sur la Grèce…

P.P.S. je serai mardi matin à 9h00 aux Experts sur BFM Business…


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98 réponses à [Intervention média] L’euro est mort ! Vive l’euro… et l’écu ?

  1. maboiteaspam Le 10 juin 2012 à 03h36
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    “En conclusion, il conviendrait dans tous les cas, en Europe comme pour les autres zones, de s’accorder sur deux règles fondamentales, simples mais peu appliquées :
    les soldes des échanges commerciaux bilatéraux doivent tendre vers l’équilibre
    la responsabilité principale de la correction d’un déséquilibre doit reposer principalement sur le pays excédentaire.”

    “Or, les mentalités n’étant absolument pas mures, il est malheureusement probable que les peuples refusent de tels transferts”

    Cela va sans dire que nos organisations politiques nationales vont de toutes les manières à l’encontre de tels ajustements européens.
    Nos élections ne font plus force des mesures nécessaires, mais de mesures instantanément bénéfique et mesurables.
    Hors comme il immédiatement mesurable que tout réajustement d’un pays à l’autre est immédiatement néfaste aux bien être des administrés du pays qui donne, et il est inconcevable que cela survienne.
    Plus encore si l’on peut mesurer cela à coups de points de chômage national, de perte de pib national etc Chose que l’on sait si bien faire..

    L’élection comme nous la concevons aujourd’hui ne saurait être une réponse à nos problèmes. La vision national qu’elle porte empêche toute évaluation du bien être à une niveau européen.


  2. Lac Le 10 juin 2012 à 04h17
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    les soldes des échanges commerciaux bilatéraux doivent tendre vers l’équilibre
    la responsabilité principale de la correction d’un déséquilibre doit reposer principalement sur le pays excédentaire.

    Peut être que pour aider les pays exédentaires à donner, il serait honnête de les honorer en leur donnant la possibilité d’assumer plus de pouvoir décisionnel au niveau européen durant la période de déséquilibre. Ce serait un juste retour des choses et une méthode pour orienter les processus commerciaux. => “si tu m’aides…je te laisse orienter ma destinée”


    • Mathieu Le 10 juin 2012 à 08h03
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      Absolument pas d’accord. Tu n’es pas forcément devant par ta plus grande sagesse. Tu l’es peut être pour des raisons historiques, institutionnelles ou pire par ta plus grande cupidité.
      Ex:
      – Tu es en excédent car le  cœur de la production industrielle est chez toi.
      – Tu obtiens plus de pouvoir décisionnel
      – Tu renforces les conditions de ton succès (tu es élu chez toi) en imposant les conditions qui sont favorables à ton modèle…
      Si on est en démocratie 1 homme = 1 voix


  3. Patrick Luder Le 10 juin 2012 à 04h44
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    Bonne tribune Olivier, l’Europe ne peut pas avancer avec autant de déséquilibre. Mais pour qu’une Europe puisse naître, il faut un projet commun d’avenir, vouloir s’assembler dans le marasme ne marchera pas. Il faut aussi en semblant de justice … sauver les banques Espagnoles pour leur folie d’avoir soutenus la création de villes neuves et vides (même avec des Aéroports jamais utilisés) … Ah non alors, que les débiles supportent leur débilités, on ne va pas donner un blanc-seign à tous les abus et à toutes les exagérations !


    • leveau Le 10 juin 2012 à 07h42
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      Je ne connais pas les chiffres mais les allemands leur ont donné pas mal de pépéttes pour faire ses immeubles vides?!
      est ‘il juste et normal que le préteur gagne à tout les coup?


  4. Joe Bserve Le 10 juin 2012 à 05h37
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    La proposition que tu suggères suppose un retour du contrôle des capitaux entre les deux zones ainsi qu’entre les deux zones et les pays extérieurs.
    Amha c’est sans doute une bonne idée (je suis pour) mais il ne faut pas le perdre de vue.
     


  5. William Le 10 juin 2012 à 05h44
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    Les politiques sont tombés amoureux de cette idée de l’union européenne. Ils n’en voient que les avantages et les apprécient tellement que les défauts sont transparents ou supportables.  L’amour crée de l’émotion. Elle l’emporte largement sur la raison.
    Il peut tout arriver. Une implosion, une explosion. Mais réussir n’est pas impossible. Et le sentiment amoureux est un excellent moteur pour réussir l’impossible. Il faut juste le talent du romantisme.
    Les peuples ne sont pas amoureux de l’Europe. Pas encore. Il faudrait que ça change. Si ça pouvait être le cas, l’Ue serait très forte. Bien entendu , tout cela concerne l’euro.
    On revoit une place de plus en plus importante prise par des orateurs. Ils créent de l’émotion. Les peuples ont besoin d’un guide dans des situations d’inconnus, de cacophonies, qui prennent des décisions.
    Je suis convaincu que quelqu’un va sortir de la masse. Il créera de l’émotion. Les gens le suivront si la situation ne s’améliore pas.
    Mais je n’y connais rien.
    Cordialement 


    • leveau Le 10 juin 2012 à 07h49
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      Oui, Napoléon, Mussolini, Hitler ont su créer beaucoup d’émotions qui ont transcendé leurs peuples l
      Mère thérésa et l’abé pierre et simone veille ont eu bizarrement un impact beaucoup moins love.
      et Flamby lui, ne ressemble toujours pas à un prophète.


      • Lac Le 10 juin 2012 à 07h53
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        Il ne reste donc plus qu’ à “Leveau” de prendre la tête.


        • Goldfinger Le 10 juin 2012 à 11h34
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          Haha !  Un jeu de mot (pas bien méchant) passé aparemment inaperçu 😉


          • leveau Le 10 juin 2012 à 14h05
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            Une tête de veau n’apporterait pas grand chose à l’affaire.
            En revanche les peuples auraient gardé la maitrise de leur destin (stochocratie) je doute qu’ils ai eu des velléités de conquêtes (comme les empereurs précédemment cités) ou de soumission (comme le sont les PIGS du sud face aux fourmis du Nord).


      • Christophe Vieren Le 11 juin 2012 à 09h51
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        @Leveau : on peut tout de même espérer que les peuples leurs “émotions” (sic) passées, ont finalement compris qu’ils étaient le dindon de la farce. Que les gagnants de ces “aventures” conquérantes et liberticides étaient un moyen de mieux les opprimer.
        On peut espérer aussi que le confort matériel et le temps de loisirs accrus depuis ces époques, leur permettent d’autres émotions que celles fournies par la guerre, l’oppression, l’élimination de minorités et aspirent plus à la “tranquilité” !


    • Christophe Vieren Le 10 juin 2012 à 08h28
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      @WIlliam : tu écris “Les politiques sont tombés amoureux de cette idée de l’union européenne”. Non. Tous les politiques ne sont pas à mettre dans le même sac. Tu parles là des politiques “UMPS” (pour faire simple). Souviens toi que des politiques étaient contre Maastricht (qui l’a emporté de très peu), Que des politiques étaient contre le TCE (rappel : les français y ont dit non à 55% !). Le clivage n’est pas politique vs citoyen mais certains politiques représentant certains intérêts vs citoyens ignorants, abusés ou pour une minorité, dont les intérêts convergeaient avec cette Europe anti-démocratique et devenu le terrain de financiers et d’industriels sans scrupules (à leur place je ferais de même puisque privatisation des profits, socialisation des pertes car too big too fail). 


      • William Le 10 juin 2012 à 09h25
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        Je réfléchis à ce que j’ai écrit, ce que je lis sur la page. Je crois que la seule possibilité pour le système mis en place de s’en tirer et de “supprimer” les nations pour créer des strates sociales universelles et indépendantes. Chacun dans son groupe trouvant la possibilité d’un bonheur sans efforts excessifs. 
        Sinon, ça va exploser.
        L’homme, quelque soit son niveau, cherche la tranquillité et le bonheur. François hollande a été élu sur sa tranquillité. 
        Soyons heureux tranquillement.
        Voila une formule apaisante.
        Mais je n’y connais rien.
        Cordialement à tous.  


  6. Galuel Le 10 juin 2012 à 06h50
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    Si la même réflexion était déclinée au niveau des citoyens eux mêmes, la conclusion serait que le Revenu de Base inconditionnel est une solution.
    Mais les réflexions abstraites qui évaluent les constructions de second ordre que sont les nations, qui ne préexistent pas aux citoyens eux-mêmes, qui ne sont qu’une émanation certes utile et importante, mais secondaire, ne fait que réflechir sur l’ombre au lieu de l’objet.
    Pensant déséquilibre entre nation, cela oublie le déséquilibre individuel, et ne voyant que des images sur des écrans, cela évacue la responsabilité de répondre à la question du citoyen exclu, privé de sa terre et des accès à ses ressources de vie, par des considérations conceptuelles qui nient l’individu.
    Voilà ce dont il s’agit.

    Quoi d’autre en vérité ?


  7. Gribouille Le 10 juin 2012 à 07h00
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    je suis d’accord avec JOBserve, Nous sommes sur un sentier de mauvaises décisions qui a débuté avec la libre circulation des mouvements de capitaux. Un régime de change fixe comme le SME devenait intenable quand on a levé tous les obstacles à la libre circulation des capitaux. On a donc décidé d’introduire l’Euro pour graver les parités dans le marbre et éviter les attaques spéculatives. Mais après, si on ne peut modifier les parités monétaires comment traiter les divergences entre pays à part en laissant filer le chômage ou les déficits ? La réponse est déjà là probablement pour le pire, la mise sous tutelle des Etats Européens sous le prétexte de la mise en place d’un futur Etat fédéral. 
    Je veux dire que si on tire le fil, il faut aller jusqu’au bout et aller à l’origine du problème. Mais remettre en cause la libre circulation des mouvements de capitaux n’ira pas sans résistances de la part du système financier qui ne renoncera pas facilement  à ce qui a fait sa fortune depuis une trentaine d’années. 


  8. BA Le 10 juin 2012 à 07h04
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    Dimanche 10 juin 2012 :
     
    L’Espagne va demander “une aide financière européenne” pour redresser son secteur bancaire, a annoncé à Madrid le ministre de l’Economie Luis de Guindos, après une réunion téléphonique des ministres des Finances des 17 pays de la zone euro.
     
    M. de Guindos a expliqué que cette aide serait considérée comme de “la dette publique” espagnole, qui va donc augmenter, et “devra absolument être remboursée”.
     
    http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-se-resigne-a-demander-une-aide-pour-ses-banques-26c3d6049ab14c996e697db42de7303a
     
    C’est toujours le même remède. Mais ce remède ne guérit pas le malade : ce remède ne fait qu’empirer la maladie. Ce remède aggrave la maladie.
     
    L’Espagne est déjà surendettée. Et donc on va rajouter du surendettement au surendettement qui existe déjà !
     
    L’Espagne est écrasée sous des montagnes de dettes. Et donc on va empiler des montagnes de dettes supplémentaires sur les montagnes de dettes qui existent déjà !
     
    Et on va continuer à croire que ces montagnes de dettes peuvent monter jusqu’au ciel !
     
    Mais les montagnes de dettes NE peuvent PAS monter jusqu’au ciel. Il arrive toujours un moment où tout s’effondre. Ce moment précis, ça s’appelle un défaut de paiement.
     
    Le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Espagne, Chypre, etc, foncent vers un défaut de paiement total.


    • Jean-Baptiste B Le 10 juin 2012 à 07h57
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      Mais les montagnes de dettes NE peuvent PAS monter jusqu’au ciel. Il arrive toujours un moment où tout s’effondre.

      Si c’est possible ! Mais il y a quelques conditions qui ne sont pas à la portée de tout le monde à satisfaire :
      1 Il faut disposer du monopole d’émission de la monnaie soldant cette dette, c’est-à-dire avoir un accès illimitée à cette dernière. Par exemple ne pas s’embarrasser de l’or (remarquez que, si les États-Unis ont fait défaut sur l’or en 1971, ils n’ont depuis plus jamais fait défaut malgré une dette « stratosphérique »). Dans le cas de la zone euro, il faut que l’eurosystème solde toujours ses comptes, mais certains membres menace de ne plus le faire, et il semble que la BCE impose parfois des conditions (genre austérité) pour qu’ils soient soldés (je en sais pas précisément si c’est lorsqu’affolés par les taux de leurs bons du trésor, les pays en crise demande de l’aide discrétionnaire qu’ils se font imposer l’austérité, ou si c’est par le fonctionnement normal de l’eurosystème qu’ils se retrouvent bloqués dans leur financement).
      2 Optionnel mais extrêmement souhaitable : des stabilisateurs automatiques gérant une portion significative du PIB (à partir de 30 % on est tout à fait à l’aise). Ça ne concerne pas le défaut, mais ça évite l’inflation…
      3 optionnel mais très souhaitable, maitriser les taux d’intérêts et le volume de crédit accordés aux financiers : ça influe avant tout sur les inégalités, un peu sur l’inflation, et pas du tout sur les capacités de financement de cette dette. Aux États-Unis, les taux de la dette américaine sont dictés par la Federal Reserve. Mais passer par des quantitative easings et en général à tout prix par les banques déstabilise l’économie en l’affaiblissant (risque accrue de rechute en déflation), gonfle les prix de matières premières ou autre terrain spéculatif, crée une puissance donc une puissance politique capable de faire beaucoup d’autres mauvaises choses.
      L’idéal néochartaliste est de supprimer les bons du trésor et de laisser la dette publique s’éteindre à échéance, de créer la monnaie uniquement par les dépenses de l’État, de la détruire par ses recettes, de stabiliser les prix d’abord par les stabilisateurs automatiques, ensuite par la banque centrale, enfin par le jeu du marché, de fermement réguler les banques et le crédit qu’elles font à partir de cette monnaie, de ne pas encombrer l’État de contrainte financière contre-productive (étalon-or, change fixe, croissance monétaire prédéterminée, etc.)
       
      Bon dimanche à tous 🙂
      JBB


      • BA Le 10 juin 2012 à 08h06
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        JBB écrit : “Si c’est possible ! Mais il y a quelques conditions qui ne sont pas à la portée de tout le monde à satisfaire”

        … et ces quelques conditions ne sont pas remplies par la zone euro.

        Je rajoute une condition supplémentaire : il faudrait que les Etats européens riches acceptent de DONNER des centaines de milliards d’euros aux six Etats européens surendettés.

        Il faudrait que les Etats européens riches acceptent de DONNER des centaines de milliards d’euros aux six Etats européens surendettés : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre.

        Je dis bien : DONNER, et non pas PRETER. 


        • Jean-Baptiste B Le 10 juin 2012 à 10h37
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          +1 BA
          Sauf qu’on peut dissimuler le don en reprêtant à volonté…


          • BA Le 10 juin 2012 à 11h11
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            On ne peut pas dissimuler le don en repretant a volonté car, depuis le début de la crise, dans chaque budget des six Etats européens surendettés, la charge de la dette explose.

            Conséquence : dans ces six Etats, les choix budgétaires doivent s’adapter a cette explosion de la charge de la dette. 

            Concrètement : c’est moins de protection sociale, c’est moins d’aide aux chomeurs, c’est moins de remboursement des médicaments, c’est moins de moyens pour l’hopital public, etc, etc.

            Et, au final, ce sont les six peuples de ces pays qui subissent dans leur vie de tous les jours les conséquences tragiques de cette fuite en avant :

            rajouter du surendettement au surendettement, et ensuite rajouter du surendettement, et ensuite rajouter du surendettement, etc, etc. 


          • Jean-Baptiste B Le 10 juin 2012 à 12h30
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            Non seulement au final on leur prête quoiqu’à taux élevé, mais en plus dans le cas de pays souverain monétairement comme le Canada ou le Brésil, le fait de cacher la création monétaire de l’État derrière des emprunts n’a à peu près aucune incidence : au moment de rembourser ses emprunts, l’État qui veut laisser l’économie être financé n’a qu’à faire rouler cette dette, jusqu’à ce que les détenteurs de cette dette décident de financer à sa place l’économie en dépensant leurs revenus sur ces dettes plutôt qu’en l’épargnant…
             
            Mais pour la zone euro, je suis d’accord, l’arrangement institutionnel est trop bancal pour pouvoir opérer ainsi à coup sûr…


        • Goldfinger Le 10 juin 2012 à 11h53
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          Si l’Espagne pouvait emprunter à un taux situé dans une moyenne européenne les choses seraient déjà moins difficiles. Mais il faudrait pour cela plus de confiance et quand la confiance n’y est pas (encore) accepter des « sanctions » de la communauté de pays garants si dans le futur on se remet à appliquer pour des motifs démagogiques, électoralistes et parfois mafieux des solutions économiques qui n’en sont pas (on construit à tout va … peu importe qu’il y ait ou non des acheteurs !!!)


      • Surya Le 10 juin 2012 à 08h20
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        Ha le bon mythe qui consiste à croire qu’imprimer du papier règle les problèmes 🙂
         
        La grande arnaque keynésienne : nous faire croire que passer la monnaie d’une chose positive (l’Or) à négative (la dette) est une grande avancée.
         
        Y en a qui n’ont toujours pas compris qu’à force de manipuler les agrégats monétaires ça conduit à des catastrophes. Ludwig Von Mises avait raison, relisez la théorie de la monnaie et du crédit.
        La “relique barbare” n’est pas l’or mais les systèmes papier basés sur rien qui se sont toujours effondrés.


        • Jean-Baptiste B Le 10 juin 2012 à 10h41
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          Lisez mon dernier paragraphe plutôt que de répondre à côté.
           
          J’y ajoute que pour que la banque centrale puisse, dans l’idéal néochartaliste, réguler les taux d’intérêt sans bons du trésor ni en achetant des actifs plus ou moins douteux du secteur privé, elle peut simplement décider que son taux directeur est son taux de rémunération des réserves excédentaires, et qu’elle le change à discrétion, tout comme ses taux directeurs…


      • Bavaria Le 10 juin 2012 à 09h28
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        Si l’Allemagne se porte bien, les allemands eux se portent beaucoup moins bien, payent beaucoup pkus d’impôts que les autres européens (pas de niches), les retraites sont miséables et nombreux sont les retraités allemands qui rempilent avec des minijobs de 400 euros/mois car ils sont dans la misère et n’ont droit à aucune aide, rajoutez à cela que beaucoup sont locataires…. En un mot les allemands sont beaucoup plus pauvres que les espagnols ou les français, car la majorité n’a pas de patrimoine…. Et vos oudriez que ces pauvres financent d’autres plus riches ? Grâce à la bulle immobilière de nombreux espagnols des classes moyennes ont ou se constituer un beau patrimoine immobilier en France et srtout en Allemagne, ce que les allemands des classes moyennes n’ont pu se permettre. Au nom de quoi faudrait-il aider ces nouveaux riches espagnols sur le dos des travailleurs allemands ?


        • Jean-Baptiste B Le 10 juin 2012 à 10h46
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          L’État n’a pas à taxer pour se financer mais pour réguler la masse monétaire en présence, c’est une vérité chartaliste que même Adam Smith l’a reconnu (citation en fin du billet) !
          Pour financer la croissance, on n’a pas à la taxer ! Au contraire, il faut lui fournir des actifs, les plus sûrs possibles : bons du Trésor, monnaie banque centrale, etc. autant que l’économie le souhaite…


          • Flo Le 10 juin 2012 à 15h59
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            “autant que l’économie le souhaite”.
            J’ai du mal à voir où en serait la limite …
            Concernant l’argent, n’est-ce pas le règne du “toujours plus” et “plus que le voisin” ?


          • Jean-Baptiste B Le 10 juin 2012 à 19h48
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            @ Flo
            La limite en serait celle de l’économie réelle : si elle croit à l’infini mais lentement, la monnaie croîtra à l’infini mais lentement par déficit public, si l’économie stagne, le budget s’équilibre et la masse monétaire stagne, si l’économie décroît, l’inflation dégage un surplus budgétaire qui réduit la masse monétaire.


          • Flo Le 11 juin 2012 à 08h26
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            D’abord, vous me voyez heureux de lire qu’une économie stable n’a pas besoin de déficit publique.

            Pour les cas d’une économie croissante ou décroissante, je suppose que dans votre proposition, c’est le déficit/excédent budgétaire qui doit être adapté pour fournir ou retirer de la monnaie à l’économie selon ses besoins.
            Or le sens de votre adaptation va à l’encontre du principe d’une politique contra-cyclique.
            Je ne comprends plus, car par ailleurs vous défendez un déficit en temps de crise.


      • Goldfinger Le 10 juin 2012 à 12h37
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        @JBB (remarquez que, si les États-Unis ont fait défaut sur l’or en 1971, ils n’ont depuis plus jamais fait défaut malgré une dette « stratosphérique »).

        … mais la fin de l’histoire n’est pas encore écrite et je pense qu’ils ne sont pas sortis de l’auberge. Il n’y a que deux solutions “ou ils feront défaut” ou ils rembourseront en monnaie de singe (que sera alors devenu le dollar). Ce sera également la fin de cette monnaie en tant que référence mondiale.
        Et il est du dommaine du possible qu’elle soit remplacée par un panier de monnaies émergentes voir par le Yuan … peut-être même avec une couverture or. Ne sous-estimons pas nos camarades capitalistes Chinois 🙂 … surtout qu’ils ont la mémoire longue


        • Jean-Baptiste B Le 10 juin 2012 à 15h58
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          Il n’y a que deux solutions “ou ils feront défaut” ou ils rembourseront en monnaie de singe (que sera alors devenu le dollar).

          Non, justement. Il y a une troisième solution qui est de très loin la plus probable :
           
          + Il n’y a aucun affolement quant au financement de l’État conformément au mécanisme institutionnel actuel.


          + Les États-Unis continue à relever le plafond légal (et non intrinsèquement comptable) de leur dette, comme lors du dernier débat au Congrès, où les financiers, les véritables maîtres, leur on dit d’arrêter les jérémiades et de voter le relèvement du plafond pour que le petit jeu continue.
           
          + Les stabilisateurs automatiques font leur travail : ils stabilisent les prix et l’économie… automatiquement. Et même jusqu’à ce que les taux directeurs puissent à nouveau agir.
           
          + Même les assouplissements quantitatifs n’y changent pas grand chose. Ils relancent pour un tour la spéculation, mais ne créent pas de croissance ni même d’inflation qui tiennent un peu : ils ne font que faciliter les inégalités en faveur de la rapacité de Wall Street. Notez que ça signifie en clair que beaucoup de prix de produits et de services peuvent monter, simplement ils seront compensés par des baisses des prix des plus misérables.
           
          Le crédit fait par le détenteur légal du monopole d’émission de sa monnaie à lui-même n’est pas un crédit comme les autres : c’est un pseudo-crédit, un déguisement. Aussi absurde qu’une banque se faisant crédit à elle-même, ou un particulier, etc. Reste que certains, et c’est visiblement le cas de la zone euro, se sont pris à leur propres déguisements et se prennent pour lui : on a été assez con pour rapprocher nos Trésor nationaux de la faillite, du moins dans la forme, qu’on finit par avoir sacrément peur.


  9. Jean-Baptiste B Le 10 juin 2012 à 07h34
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    Je suis bien d’accord avec vous : quand bien même la zone euro solde tous ses comptes, après détours avec intérêts juteux pour les banques, le simple fait d’exiger l’austérité, la dévaluation interne véritable dépression économique, comme contrepartie pour solder les comptes (ou de l’or comme la Bundesbank y a songé récemment) suffit à rendre non-viable l’union monétaire.
    Dans le cas de l’euro, il y a un autre facteur qui me semble sous-estimé : les stratégies nationales de développement. En effet, si un tissu industriel, par exemple le tissu allemand préfère, par patriotisme, se développer avant tout entre soi, et ne délocaliser dans le reste de l’« union » que ce qui a une faible valeur ajoutée, alors les déséquilibres se pérennisent aussi beaucoup. On observe des choses similaires entre l’Italie du Nord et le Mezzogiorno, ce dernier accusant de plus en plus fréquemment le premier de l’avoir colonisé sans contrepartie substantielle quant à l’unité nationale italienne. Je pense que les Allemands n’ont pas de meilleures intentions que cela envers les Grecs.
     
    En saluant tout le monde,
     
    JBB


  10. Porcinet Le 10 juin 2012 à 08h20
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    Le seul problème c’est que tout le monde s’en fou de la dette. 
    C’est vrai quoi, depuis BrettonWoods tout le monde s’en fou, c’est juste un moyen comme un autre d’asservir ou de malmener certain (l’Afrique, l’Europe). 

    – Il y a la guerre aussi quand les pays n’ont pas suffisament de dette. – hem. passons.

    Bref en Europe ce que je vois c’est qu’on pallie la frayeur des politiques à réformer par le marabout de la dette. 

    Du reste cette blague dette, dans les instances “compétentes” ont continue de s’en foutre puisqu’on a été éduqué à la monétiser si elle pose problème (BCE FED …).

    Je sais pas vraiment à quoi on joue n’y jusqu’où on va jouer.

    Avez-vous une idée Olivier ? 😉

    Bel article ! 


  11. Joe Bserve Le 10 juin 2012 à 08h57
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    Rebonjour Olivier, je ne sais pas où poster cette information mais si tu as le temps j’aimerais que tu la regardes.
     
    Pour ta “rubrique météo” que je trouve vraiment excellente :
     
    Les Etats-Unis ont connu cette année le printemps le plus chaud depuis plus d’un siècle (soit le début des mesures), record détenu auparavant par le printemps 1910. Les données diffusées par l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) montrent que les Etats-Unis (à l’exception de l’Alaska, Hawaii et des territoires d’outre-mer) ont connu au printemps 2012* une température moyenne de 13,9 °C, soit 2,9 °C au-dessus de la normale de saison calculée sur la période 1901- 2000. (pris sur yahoo, le lien ne passe pas)
     
    Le printemps le plus chaud de l’histoire des Etats Unis, + 2,9°C ! par rapport à la moyenne soit 5 Écart-types français **
     
     
     
    En admettant l’hypothèse d’une distribution normale de la moyenne des température des printemps aux Etats unis, si je postule au doigt mouillé un écart-type de 0,6°C soit celui constaté en France lors des 100 dernières années ** (http://cycleducarbone.ipsl.jussieu.fr/index.php/enseignants-mainmenu-5/6-ressources/24-dter-avec-les-temptures.html), la probabilité de constater un tel écart (5 ET) du fait du hasard est de … 3 / 10 000 000. 
     
     
     
    L’hypothèse du hasard a encore sa chance mais elle en aura bientôt plus de gagner le gros lot à l’Euro-millions, avec dix billet par tirage et un tirage tous les printemps.
     
     
     
    J’émets un énorme bémol sur mon « calcul » , j’ai calculé l’ET sur les températures moyennes annuelles qui plus est françaises, pour pouvoir corriger mathématiquement il faudrait formuler l’hypothèse que l’écart à la moyenne est indépendant de la saison, qui plus est la probabilité de voir la moyenne s’écarter sur 90 données (une saison) est légèrement supérieur à la probabilité sur 365 données (un an) … finalement beaucoup d’hypothèses, les études sont loin peux-tu m’aider ?
     
     
     
    PS: Si tu savais retrouver l’ET de la distribution des températures moyennes des printemps aux USA se serait incroyable ! Je crois même que je ferais un don 😉
     
     
     


    • Christophe Vieren Le 10 juin 2012 à 09h07
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      @Joe : le don, en Euros, en Drachme ou en Yuan ?


    • Vénus-Etoile du Berger Le 10 juin 2012 à 11h00
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      @Joe Bserve
      Bonjour,
      Pour vous faire plaisir…vous semblez être en recherche désespérée de complément d’information…
       « La probabilité sur 365 données (un an) … »
      Vous omettez de tenir compte en autres des années bissextiles (366 jours).
      Conséquence: les saisons se décalent… 
      Cordialement.


  12. Axel Le 10 juin 2012 à 09h09
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    Une Nation européenne Olivier ? Mais je n’ai qu’une seule Nation, la seule pour laquelle je me battrais et qui possède déjà un drapeau : la France. Je n’ai aucune volonté de verser mon sang ni celui de mes enfants pour un autre pays que celui-ci. Au nom de quelle idéologie devrions-nous connaître un conglomérat européen ? Pas d’histoire commune, pas de religion commune, pas de langue commune, pas d’avenir commun. Etre rattachés à un même continent et procéder à des échanges commerciaux, avec plaisir. Partir au combat sous le drapeau étoilé d’une Union européenne dont le polit-bureau n’est même pas élu pour envahir des pays souverains comme nous l’avons fait dernièrement ? jamais !


  13. christo Le 10 juin 2012 à 09h10
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    Une bien belle théorie Olivier… Et c’est ça son gros point faible.

    Vous ramenez le problème à 2 points, un peu comme une équation… Mais qui n’ont aucune prise sur le réel.

    -1-les soldes des échanges commerciaux bilatéraux doivent tendre vers l’équilibre

    Parfait. Mais appliqué à la Grèce ça donne quoi ?

    Retour à ce que ce pays a toujours été : à la limite entre pays développés et tiers monde.

    Car enfin, les Grecs ne fabriqueront pas de voitures, ni d’écrans plat, ni… tout le reste.

    Les Grecs fabriquent du fromage de chèvre. En gros. Difficile d’équilibrer la balance commerciale, sauf à stopper tous les importations. Allez proposer cela à nos amis grecs.

    Alors bien sûr, on peut rêver, fantasmer sur la “convergence”, l'”éducation”… Combien de générations pour former des ingénieurs, éradiquer la corruption, monter des industries, et des industries exportatrices à l’ombre du Parthénon ? Hum ?

    -2-la responsabilité principale de la correction d’un déséquilibre doit reposer principalement sur le pays excédentaire.

    Même défaut : totalement déconnecté de la réalité, et pire encore de l’histoire.

    Le cirque, l’arnaque qui dure depuis 2008, ne fonctionne que parce que c’est une arnaque. On parle de “prêts”, alors que ce sont en effet des “dons”…
     
    Mais changez de braquet, et aller dire aux allemands, autrichiens, hollandais : grèce, espagne, italie sont des provinces un peu turbulantes certes, mais ce sont vos frères, alors s’il vous plaît travaillez beaucoup afin qu’on puisse nourrir, vêtir, loger nos frères du sud”.

    De la science fiction. Ni plus ni moins.

    L’europe n’est pas un pays. point. Nous sommes trop différents.

    Donc que faire ?

    Je ne comprends pas l’obsession de vouloir à tout prix conserver l’euro. Pourquoi vous accrochez-vous à cette monstruosité ?

    Au lieu simplement de reconnaître qu’avant 2000, le système précédent fonctionnait bien. L’Italie, la France voulaient suivre leurs délires propres ? Aucun problème. Ils dévaluaient. Cela permettait d’encaisser les déséquilibres, et de les résorber.
    Le coeur du problème est composé de 2 fantasmes mortifères :
    -la monnaie unique
    -l’europe “unique” (fédérale, bruxelloise, comme vous voulez)
    Voilà le péché originel, ontologique.
    Revenons à De Gaule qui déjà se moquait des petits marquis qui disaient “l’europe, l’europe, l’europe comme des cabris”, bouffis d’orgueil et rongés par leur démence de “deus ex machina”, de créateur de pays, de nations, d’unions.
     
    Les peuples d’Europe partagent le même fond culturel. C’est déjà beaucoup.
     
    Mais nous voulons simplement qu’on nous foute la paix, les uns les autres.
     
    Et qu’on laisse un Français être français, un Allemand être allemand, un Grec être grec, etc.
     


  14. Benoît Le 10 juin 2012 à 09h46
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    Quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi l’Allemagne est-elle plus compétitive que la Grèce, en particulier en termes de salaires? Il me semble qu’un salarié grec serait ravi d’avoir un salaire allemand, mais ce peut être une fausse impression….
     


    • reset Le 10 juin 2012 à 10h14
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      c’est bien ça le problème le salarié grec a ou avez son salaire payer grâce à la machine de l’endettement public ou des ménages alors que le salarié allemand grâce à sa productivité. Je prend l’exemple de la france les fonctionnaires sont mieux payer que les salariés du privé la différence est insoutenable chez les jeunes qui rentre sur le marché du travail depuis 15 ans dans le privé, ( ce qui fait un déséquilibre sert injuste ).
      Mais surtout comment payer les retraités et les fonctionnaires quand on est payer moins et qu’on est de moins en moins nombreux.


  15. Bavaria Le 10 juin 2012 à 10h23
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    Il n’y a pas de salaire minimum en Allemagne, les minijobs à 400 euros ne comptent pas pour votre retraite car pas de cotisation, allez voir les conditions d’aides Hartz IV, le système d’assurance maladie, et surtout les impôts prélevés à la source 43% du brut pour un père de famille 2enfants + femme au foyer. Si celle-ci travaille son taux d’imposition va au-delà des 50% et croit de manière exponentielle selon son revenu. Retraite d’etat misérable et retraite auto-financée de rigueur etc…. Non l’employé grec n’a rien à envier à l’employé allemand, par contre en Allemagne il a beaucoup plus de chance de trouver un emploi mais souvent pour un salaire indigne. De même le système scolaire allemand est plus selectif, surtout en Bavière, où ils décident dès la fin du CM1 si l ‘enfant ira jsqu’au Bac ou non. Donc ils laissent nombre des leurs sur le carreau et après vont importer des étrangers diplômés. Le pays y gagne mais pas le peuple.


    • Goldfinger Le 10 juin 2012 à 12h25
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      @ Bavaria
      Merci pour votre éclairage sur la situation sociale en Allemagne.
      Je présume quand même que dans les toutes grosses entreprises (VW, BMW, BAYER, … etc) la précarité sociale n’est pas aussi terrible. D’après un témoignage que j’ai recueilli (donc non représentatif): on y preste toutes ses heures mais rien que ses heures et on y bénéficie toujours de multiples avantages sociaux: chèques-repas, assurance-groupe, 13ème mois, primes, etc …)
      Mais il est vrai que ces entreprises ne sont plus les gros pourvoyeurs d’emplois des décennies passées. Et donc que la majorité des travailleurs ne sont pas (plus) dans ces cas de figures favorables.


      • Jack Le 10 juin 2012 à 14h01
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        C’est bien ça. Le modèle que vous décrivez est celui du “capitalisme rhénan”, enfin, ce qu’il en reste.


      • Bavaria Le 10 juin 2012 à 15h27
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        Il est important que les gens connaissent ce qui se cache réellement derrière le miracle allemand. Il y a aussi beaucoup de perdants. J’ai oublié de mentionner les nombreuses personnes, majoritairement des femmes, qui sont ne sont plus embauchées comme employées mais en tant que “freiberuflich”, un peu l’équivalent de l’auto-entrepreneur. 


    • GUS Le 10 juin 2012 à 15h33
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      Heureusement que les blogs et les forums sont là pour m’informer.
      Merci


  16. JP Le 10 juin 2012 à 11h05
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    Le pays y gagne mais pas le peuple.

    et si c’était là le noeud du problème ?


    • William Le 10 juin 2012 à 12h33
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      Exact.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 13 juin 2012 à 05h14
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      Il faut un nœud en huit…et surtout pas un nœud en double huit…
      le double huit extrapole….le nœud en huit est le nœud d’arrêt par excellence et il est beaucoup plus sûr avec sa corde de secours… 


  17. Goldfinger Le 10 juin 2012 à 12h15
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    Pour que la Grèce redevienne un état de droit doté d’une administration performante capable de percevoir normalement les impôts il faudra bien 10 ans (pour autant que l’intelligentsia en place daigne accepter d’être techniquement aidée/formée).
     
    Pour que l’Europe soit viable il faut d’abord une convergence des droits fiscaux et sociaux de ses différents membres. Est-ce possible à brève échéance ?
    Il faut un renoncement à une partie beaucoup plus grande des états membres à leur souveraineté nationale. Les gouvernants dont beaucoup préfèrent le potopoto politique national pour des raisons purement personnelles (au royaume des aveugles les borgnes sont rois ?) mais aussi les peuples y sont-ils disposés ?
     
    La contrepartie à cette perte de souveraineté devrait être une plus grande démocratie dans le fonctionnement de l’Europe. La Commission est-elle prête à céder du pouvoir à un organe européen plus démocratique qu’est le Parlement Européen ?
    L’Europe est-elle prête à remettre en question son libéralisme dogmatique pour protéger davantage tous ses citoyens ?
    Les autorités européennes sont elles prête à bannir les lobbies qui pullulent (et se nourrissent de son sang), à beaucoup plus de transparence, à plus de pédagogie.
     
    Enfin les peuples sont-ils prêts à vivre ensemble ? A accepter leurs différences et accepter que celles-ci s’estompent pour faire un jour place à une vraie citoyenneté européenne (lorsqu’ à la question posée sur la nationalité :la personne interrogée répondra: je me sens d’abord Européen avant d’ être Allemand, Britannique, Français, Italien, Espagnol, Grec, etc …).
     
    Actuellement notre monde se construit sur la peur. Elle est très mauvaise conseillère et génératrice de solution d’évitement (souvent à court terme) du problème.
     
    Non tout cela n’est vraiment pas simple pour passer du Grand Monopoly actuel à une petite planète … mais peuplée d’être conscients, responsables et solidaires.


    • Patrick Luder Le 11 juin 2012 à 18h00
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      >>> + 100 @Goldfinger


  18. Anastasia Le 10 juin 2012 à 12h34
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    “la responsabilité principale de la correction d’un déséquilibre doit reposer principalement sur le pays excédentaire.”
    Bah, pourquoi il ferait ça ? Parce qu’il est gentil ? C’est plutôt aux pays mis en difficultés de réagir (dévaluation, réindustrialisation, protectionnisme, investissement, attractivité économique). J’ai l’impression que l’on s’enfonce dans une culture de dé-responsabilisation globale.
    De toute façon il ne faudra pas trop compter sur ce genre de comportement altruiste quand il faudra aborder les déséquilibres avec la chine, et en France on ferait bien de réagir vis à vis de la balance commerciale…


    • Christophe Vieren Le 10 juin 2012 à 13h03
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      @Anastasia : sauf si les avantages d’une monnaie unique surpasse les inconvénients de ce présumé “assistanat”. Les états-unis fonctionne ainsi depuis plusieurs siècles, me semble-t-il !


  19. Bavaria Le 10 juin 2012 à 15h11
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    La différence est qu’aux US ils partagent la même langue… Cela fait une sacrée différence sur la mobilité des personnes. 


    • Christophe Vieren Le 11 juin 2012 à 10h06
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      @Bavaria : si c’est à moi que tu réponds, je partage. Une langue commune (mais pas nécessairement unique), comme aux USA,  est également un élément favorable à l’établissement d’une nation.


  20. Bavaria Le 10 juin 2012 à 15h16
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    La langue est une des clés du succès, l’Empire romain a pu se construire grâce au Latin. Quelle langue pour l’Europe ? Si on commence aujourd’hui il faudra deux générations pour accomplir ce projet, une langue maternelle commune.


    • Patrick Luder Le 11 juin 2012 à 18h02
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      C’est bien … mais il y a plus urgent ! Laissons cette idée pour plus tard, quand nous en serons à nous demander ce que l’on peut encore améliorer   ;o)


      • Christophe Vieren Le 12 juin 2012 à 12h15
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        Et pourquoi faudrait-il attendre ? L’urgence en question n’empêche pas de lancer les bases de ce projet. Allez, ne réinventions pas la poudre, prenons l’esperanto.


        • Patrick Luder Le 12 juin 2012 à 12h40
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          Va pour l’esperanto ! Facile à apprendre + plaisant et simple d’utilisation (j’avais fait les premiers cours). Mais malheureusement très peu usitée, jusque quelques spéciaux comme moi. Ceci dit, ce serait une excellente alternative au niveau mondial ! Pour info, mon minuscule pays arrive à vivre avec quatre langes Nationales (+ quelques dialectes) alors je ne vois pas la langue comme barrière à un rassemblement Européen … et la force de l’Europe n’est-elle pas justement due à une coloration multiple et variée ?


          • Christophe Vieren Le 12 juin 2012 à 13h32
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            @Pat l’L-vète : n’y a-t-il pas de langue commune à tous les Suisses ? Comment s’exprime les pouvoir fédéral et surtout en quelle(s) langue(s) sont les grands medias, télé en particulier ?


          • Christophe Vieren Le 12 juin 2012 à 13h41
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            @Pat : et combien de temps cette unité a-t-elle nécessité ? 1848 à 2012 sans anicroches ? N’y a-t-il pas eu quelques velléités d’éclatement lors de la 1ere guerre mondiale ?


          • Patrick Luder Le 12 juin 2012 à 15h53
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            Tout le monde comprend un peu les autres langues et chacun s’exprime dans sa propre langue, un Suisse Allemand préfèrera se donner de la peine à écouter du français que d’entendre estropier sa langue dans du « HrorhDeuitz » La Suisse à un peu plus de 700 ans et les histoires de (RöstiGraben) nous rappelle fréquemment que des différences existes, amis qu’il faut bien faire avec …
            Les dernières guerres mondiales ont plutôt resserré les rangs ! 


  21. JiDéGé Le 10 juin 2012 à 16h11
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    Je m’étonne qu’on n’observe pas plus le cas d’école formé par la Belgique (constituée, de façon artificielle, en 1830) qui est une représentation, en modèle réduit, de l’actuelle Eurozone. La Flandre, au Nord, de culture germanique (on y parle le néerlandais), qui concentre les capitaux et les industries hautemant productives. La Wallonie, au Sud, de culture latine, qui n’en finit pas, depuis 40 ans, de liquider le vestiges de son industrie lourde du XIXème siècle (charbonnages, sidérurgie). La pays se dirige, à grands pas, vers la scission, car les transferts Nord-Sud, destinés à équilibrer la balance commerciale interne ne sont plus acceptés par le Nord. A tel point qu’un Premier Ministre (issu d’un parti flamand) a cyniquement déclaré que “les Wallons étaient comme des pavés dans le sac à dos des Flamands”.


    • Christophe Vieren Le 11 juin 2012 à 10h30
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      Je partage assez ce que tu dis (disparité économiques, source des problèmes) sauf à mettre les flamands dans la boite “culture germanique” et les wallons dans la boite “culture latine”. Même si, bien sûr, l’absence de langue commune n’a pas favorisé le rapprochement, voire a créé deux “blocs”. Avant la création de la Belgique et longtemps après, il y avait bien plus de diversité linguistiques et culturelles, ces dernières persistants encore un tant soit peu.
      La langue – voire la prétendue bimodalité culturelle – n’est qu’un prétexte – comme la religion pour certains en France – pour ceux qui ne veulent pas partager, après pourtant avoir bénéficié longtemps de l’économie florissante wallonne.
      __________________
      Wikipedia : “Lors de la proclamation de l’indépendance de la Belgique en 1830, ni le français, ni le néerlandais n’était la langue de la majorité de la population. Partout, le peuple parlait alors surtout des langues régionales. Au Nord, il s’agissait de dialectes flamands et brabançons du néerlandais et du limbourgeois; au Sud c’était le wallon (très majoritaire), le luxembourgeois, le picard (en Hainaut occidental), le gaumais (ou lorrain) et le champenois. D’autre part, au nord comme au sud du pays, la bourgeoisie était francisée.”


    • Patrick Luder Le 11 juin 2012 à 18h08
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      Euh … je connais aussi un pays qui à de quoi monter une gestion faite de gros compromis et de grosses différences, quatre langues nationnales, des régions d’excelllentes plaines, des régions de gros cailloux pointus, des disparités fiscales énormes, des écarts de salaires faramineux, des concentrations techniques, des concentrations financières etc. Le seul bien commun est une idéologie paysanne, terre  à terre …


      • Christophe Vieren Le 12 juin 2012 à 12h12
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        @Patrick : il s’agit de la Suisse j’imagine. Mais qu’en sera-t-il de cette unité nationale lorsque la crise commencera à la toucher ? Durant les 30 glorieuses l’extrême-droite était inexistante en France, et ce malgré une immigration bien plus importante qu’après. Et hélas tant que les humains seront plus visibles que les échanges boursiers et les fortunes des nantis, le bouc émissaire (j’allais dire la tête de turc ou mieux d’Italien, en référence au fils Pain et Chocolat.) restera probablement un “étranger” (par la langue, la religion, …) pour le plus grand profit de ceux qui tirent les profits de ces divisions.
         
         


        • Patrick Luder Le 12 juin 2012 à 12h29
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          Salut Christophe, je pense qu’un chômage à 50% resserrera les liens et l’accueil (on verra). Le côté multiculturel est encrée dans les mœurs, en tous cas pour tous les étrangers qui se sont intégrés … nous sommes un peu tous étrangers de notre région …


          • Christophe Vieren Le 12 juin 2012 à 12h34
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            Puisses-tu avoir raison. Mais, hélas en France, comme en Grèce ou en Allemagne, “noter” immigration n’a pas la même couleur de peau. Plus difficile à cacher que la religion, ou la langue. Y compris en Suisse à en croire le film Pain et chocolat (qui se passe en Suisse si tu ne l’as vu).


          • Patrick Luder Le 12 juin 2012 à 12h56
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            Euuhhh … dans les classes d’écoles, y a un beau pannel de couleurs de peau et de type fort différent (je dirais au pifomètre 25 à 50%, voir plus), une fois tous les enfants socialisé, cela se passe souvent bien à ce niveau … beaucoup d’efforts sont faits dans les premiers mois de scolarisation, je n’ai pas de critique à émettre à ce niveau, c’est positif !


        • Paracoua Le 16 juin 2012 à 21h05
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          “Durante les Trente Glorieuses l’extrême droite était inexistante en France” Ah bon, et l’OAS, ce n’était pas pendant les Trente Glorieuses??


          • Christophe Vieren Le 17 juin 2012 à 07h50
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            @aracoua : oui probablement que l’on peut classer l’OAS à l’extrème droite. Cependant son existence été intimement lieé à la décolonisation, de l’Algérie en particulier. Alors a priori c’est une source qui ne reviendra plus. En outre, si je ne m’abuse l’OAS n’a jamais candidaté aux élections.


  22. sns Le 10 juin 2012 à 17h00
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    Paradoxalement:
    1) le gouvernement allemand va se retrouver exactement dans la situation inverse de celle qu’il souhaite:
    – un pacte budgétaire qui restera lettre morte (le SPD se désolidarise de la coalition donc pas de pacte au Bundestag);
    – une relance keynésienne: merci Obama…
    – l’acceptation d’une perte de compétitivité: merci la population allemande qui demande des hausses de salaires.
     
    2)le gouvernement britannique se retrouve à soutenir la construction européenne: difficile de jouer le passager clandestin et de demander une place dans un canot de sauvetage dans un bateau en mauvaise posture;
    3) le gouvernement français va se retrouver à devoir mener des réformes structurelles que même la frange la plus libérale de l’UMP n’osait pas aborder dans le débat public.
    Le problème reste les vagues d’élections générales en allemagne, USA, royaume uni dans les 18 prochains mois plus le renouvellement de la commission européenne …
    Enfin, est-ce que les agences de notation vont finir de se ridiculiser en dégradant encore les USA sans que les investisseurs en tiennent compte?
    conclusion: comme le dit le proverbe vulcain “seul Nixon pouvait aller en Chine”, donc vu le nombre de situations paradoxales, d’actions à contre emploi, je me dis que la situation ne va pas si mal que cela…
     
     


    • Christophe Vieren Le 11 juin 2012 à 10h47
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      @sns : tout à fait d’accord avec ton analyse et la conclusion “la situation ne va pas si mal que cela…” mais pourrait mal tourner si les peuples (tous les états sont endettés) privilégie la solution proposée par l’extrême droite (repli sur les nations au nom de l’ordre et dela sécurité), plutôt qu’une solution concertée de défaut partiel sur les créanciers illégitimes (les riches, les spéculateurs, …). La dette n’est finalement qu’un “ajustement de salaire” des classes moyennes et pauvres réalisé sur le dos des riches créanciers dont les impôts ont été baissé depuis plus de dix ans partout en Europe (et sûrement ailleurs).
      Il est plus que temps d’amplifier l’audit citoyen sur la dette.
       


  23. BA Le 10 juin 2012 à 18h59
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    Depuis le début de la crise, la dette publique de l’Espagne explose :
     
    2007 : la dette publique était de 36,3 % du PIB.
    2008 : la dette publique était de 40,2 % du PIB.
    2009 : la dette publique était de 53,9 % du PIB.
    2010 : la dette publique était de 61,2 % du PIB.
    2011 : la dette publique était de 68,5 % du PIB.
     
    Dimanche 10 juin 2012 : le ministre de l’Economie espagnol Luis de Guindos fait une déclaration ahurissante concernant le plan d’aide :
     
    M. de Guindos a expliqué que cette aide serait considérée comme de “la dette publique espagnole, qui va donc augmenter, et devra absolument être remboursée”.
     
    http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-se-resigne-a-demander-une-aide-pour-ses-banques-26c3d6049ab14c996e697db42de7303a
     
    On vient de prêter encore 100 milliards d’euros à l’Espagne.
     
    On rajoute des montagnes de dette publique par-dessus les montagnes de dette publique existantes.
     
    On ne sait faire que ça : empiler des nouvelles montagnes de dette publique par-dessus des montagnes de dette publique.
     
    Et on croit que ça peut monter jusqu’au ciel.
     
    Nous savons comment ça se termine : ça finit par un défaut de paiement total.


  24. alinio Le 10 juin 2012 à 19h53
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    Une interview d’Olivier Delamarche avec Philippe Herlin, ou les 2 internvenant sonc d’accord sur une recession mondiale, auquel on ne peut échapper.

    http://soundcloud.com/antonio-teixeira-2/philippe-herlin-avec-olivier  


  25. step Le 10 juin 2012 à 21h33
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    Hé ben voilà la théorie bien expliquée c’est tout de suite plus claire. Bel ouvrage de pédagogie olivier !


  26. Achille Tendon Le 10 juin 2012 à 21h39
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    Et pour bien comprendre le petit rôle des banques dans ce foutoir généralisé, vous pouvez relire un petit article sur les institutions financières:
    http://tatanka.blog.tdg.ch/archive/2012/01/18/les-banques-meurtrieres-des-etats-nations1.html
    Et cela rejoint le fait que las banques empruntent bon marché pour reprêter …aux Etats et non pas aux entreprises ou aux particuliers !!!


  27. G. Le 11 juin 2012 à 11h52
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    1) les soldes des échanges commerciaux bilatéraux doivent tendre vers l’équilibre

    => Super! je vote pour vous tout de suite. C’est en effet la base, le bon sens absolu. Hélas les “politiques” trouvent plus facile de créer un monceau de dettes et de déséquilibres pour se faire réélire à court terme…
     

    2)la responsabilité principale de la correction d’un déséquilibre doit reposer principalement sur le pays excédentaire

     
    => Pourquoi? Ne pensez vous pas que cela risque d’inciter les pays ou peuples travailleurs à… ne pas travailler? Dans l’histoire de l’espèce humaine, on trouve de nombreux exemples du principe de “paresse” inné chez l’Homme. Sans incitation pour travailler, l’homme moyen ne travaille pas… Pour reprendre notre cher exemple de la Grèce et de l’Allemagne: si les grecs décidaient de ne travailler que deux heures par jour et de faire la fête en consommant sans compter, serait-il raisonnable de faire porter le chapeau à l’Allemagne? Serait-ce vraiment à l’Allemagne de “faire les efforts”?


  28. Deres Le 11 juin 2012 à 12h26
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    Je suis désolé mais la solution “où des impôts levés sur la zone compétitive compensent le soutien et l’adaptation de la seconde zone” ne semble pas fonctionné. En, effet, actuellement, les fonds versés entre les pays servent uniquement à payé les dettes et les dépenses. Elles ne financent aucune adaptation. Ce que propose FH est caractéristique. Il n’y est pas question d’adaptation de notre système, même par le biais de soulte, mécanisme de corruption généralement pratiqué dans notre pays. Il y est juste question de soutien à nos déficits sans aucun engagement de fin.

    La solution avec 2 monnaies ne réglerait aucun problème à mon avis. Le phénomène de passager clandestin perdurerait après avoir mis les mauvais élèves à fond de cale … La France y gagnerait certes beaucoup dans ses échanges avec l’Allemagne, mais la Grèce beaucoup moins. Les mécanismes de solidarité qui manquent au niveau de l’Europe devraient alors être crées au niveau de demi-Europe. Le problème est donc un peu amoindrit mais perdurera avec exactement de la même manière dans chacune des demi-union monétaire… Comme vous sembler le dire, il est nécessaire que la monnaie corresponde à une zone de solidarité totale, c’est à dire à l’heure actuelle les nations …


  29. Gus Le 11 juin 2012 à 12h41
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    cher Olivier,
    Ne vous étonnez pas si vous commencez à recevoir des cercueils dans votre boite aux lettres.
     


  30. Patrick Luder Le 11 juin 2012 à 17h07
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    Le début de la fin de l’Euro pour cette année encore, selon le mondialement reconnu « stratège financier” Felix Zulauf, voir un article du matin.
     


  31. Patrick Luder Le 11 juin 2012 à 18h15
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    @ Gus
    C’est la preuve qu’Olivier touche des points sensibles,
    des non-dits qui doivent être amenée à confrontation,
    opposer son opinion n’est jamais négatif …


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