« Et si l’on rendait la Grèce à la Turquie… » par Franz-Olivier Giesbert :

 Faut-il sauver la Grèce ? Jusqu’à présent, l’Europe a tout fait pour la sortir des eaux. En la renflouant à coups de centaines de milliards d’euros.

Mais plus l’Europe l’aide, plus la Grèce lui en veut : elle mord même la main qui la nourrit, comme en témoigne la percée aux élections du 6 mai de la gauche radicale et anti-européenne (Syriza), en passe de devenir la première force politique lors du prochain scrutin, le 17 juin.

Qu’importe si les solutions économiques de Syriza sont débiles et ridicules : avec un endettement qui représentait, l’an dernier, 165 % de leur PIB, les Grecs ne veulent pas entendre parler de rigueur. Il est donc permis de se demander s’ils veulent se sauver eux-mêmes.

Si l’Europe refuse de continuer à subventionner la Grèce à perte, Syriza entend, paraît-il, organiser un rapprochement entre son pays et la Russie. Mais pourquoi pas avec la Chine, le Venezuela ou le Qatar, pendant qu’on y est ? À moins que la Turquie, héritière de l’Empire ottoman, ne se “dévoue“, une fois de plus.

Jusqu’à son indépendance, en 1832, la Grèce a vécu pendant quatre siècles sous domination ottomane. Quitte à être saugrenu, les incroyables performances économiques de la Turquie, avec une croissance de 8 % et une hausse des exportations de 18 %, ne lui donnent-elles pas la légimité nécessaire pour assurer le redressement de la Grèce?

Au point où on en est, on peut rire de tout.

P.-S. : Dans ce numéro, Jérôme Cordelier, son biographe, rend hommage au père Ceyrac, qui était la preuve vivante qu’on pouvait être en même temps un grand homme et un pauvre inconnu. Une leçon à lui tout seul.

Franz-Olivier Gietsbert, édito du Point


Je rappelle tout d’abord qu’il existe de lourds contentieux entre la Grèce et la Turquie, que ce soit à cause de l’invasion de Chypre en 1974 ou du génocide grec pontique des années 1920 (débats autour de 300 000 morts).

Écrire ce genre de torchon, en pleine tension internationale, quand on est PDG du Point, ma foi, c’est tout bonnement faire montre de l’intelligence du poulpe.

Comme je suis un convaincu de la nécessité de construire (lentement, socialement, avec les peuples et, du coup, surtout pas tout de suite) une coopération avancée en Europe, je suis trop triste pour commenter cet éditorial qui ne mérite même pas la fange qui l’a vu naître.

Du coup, je repique honteusement la réponse de l’écrivain Nikos Maurice :


Et à qui peut-on rendre Franz-Olivier Giesbert ?

« Et si l’on rendait la Grèce à la Turquie… » se demande Giesbert en parfait savant fou de la pensée libérale.

Une nouvelle fois, FOG franchit la ligne rouge… il devrait peut-être se contenter de sniffer la blanche. Dans sa dernière chronique du journal Le Point[1], Franz-Olivier Giesbert, de plus en plus incontrôlable, propose carrément de rendre la Grèce à la Turquie : « Si l’Europe refuse de continuer à subventionner la Grèce à perte, Syriza entend, paraît-il, organiser un rapprochement entre son pays et la Russie. Mais pourquoi pas avec la Chine, le Venezuela ou le Qatar, pendant qu’on y est ? À moins que la Turquie, héritière de l’Empire ottoman, ne se ” dévoue “, une fois de plus. »

Le scribouillard, certainement sous l’emprise de psychotropes ultra violents, écrit plus loin : « Jusqu’à son indépendance, en 1832, la Grèce a vécu pendant quatre siècles sous domination ottomane. Quitte à être saugrenu, les incroyables performances économiques de la Turquie, avec une croissance de 8% et une hausse des exportations de 18%, ne lui donnent-elles pas la légimité (sic) nécessaire pour assurer le redressement de la Grèce? »

Passons sur le fait que FOG est à présent incapable d’écrire correctement le mot « légitimité » (qu’il essaye donc avec « Synaspismos » !). Il semblerait qu’une forme aiguë d’annexionnisme dégénérescent vient de frapper l’une des principales vedettes du Point. Quelle sera la prochaine victime de son délire merkelien ? Va-t-il bientôt proposer de rendre l’Alsace et la Lorraine à l’Allemagne ? Cuba à l’Espagne ? L’Irak à Sumer ? Et comment pouvons-nous assurer le redressement mental de Franz-Olivier Giesbert ? Doit-on l’annexer à Saint-Anne ou à Maison Blanche ? Dilemme !

L’énormité de la (maladie) chronique de FOG va de pair avec le racisme ambiant qui se déverse en un torrent d’injures à l’égard des Grecs — nous ne sommes plus seulement dans le mépris de classe quand celui-ci vise tout un peuple. C’est bien un racisme anti-grecs que les médias dominants véhiculent toute honte bue avec force haussements d’épaules et regards consternés pour cette bande de voleurs de chevaux mauvais payeurs du bassin méditerranéen.

Dans sa chronique, FOG va même jusqu’à assimiler le peuple grec à une bête sauvage (la Grèce « mord la main qui la nourrit »). Mais il ne faut pas s’étonner qu’un peuple ait la rage quand on le traite comme un chien.

Quant à Yves Calvi, après avoir vanté l’utilité sociale du parti néo-nazi grec Aube Dorée lors de son émission C dans l’air[2], il déclare en instituteur dont la patience a tout de même des limites : « certains téléspectateurs pensent que la farce a assez duré » ; la farce étant l’impossibilité pour la Grèce de sortir la tête de l’eau et de rembourser sa dette publique aux taux d’intérêts usuraires, une farce hilarante qui inflige une baisse de 22% du salaire minimum et de 10% pour les salaires des fonctionnaires qui bénéficient de régimes spéciaux, une farce enfin qui va réduire de 1,076 milliard d’euros les frais de dépense des médicaments (médicaments dont aurait bien besoin Yves Calvi avant d’ouvrir la bouche).

Après l’Asiatique fourbe, l’Arabe voleur, le Roumain pickpocket, Messieurs Giesbert & Calvi vous présentent la toute nouvelle tête de turc : le Grec ! Fraudeur et fainéant, il vole les banques françaises et allemandes ! Le petit combinard méditerranéen préfère les vacances au travail ! (À ce sujet, lire ou relire les déclarations d’Angela Merkel sur les vacances des pays du Sud[3]). Rappelons que la durée annuelle moyenne d’un travailleur allemand est de 1 390 heures quand celle d’un travailleur grec est de 2 119 heures[4].

Dans son précédent billet[5], FOG (qui porte bien ses initiales tant ses idées sont fumeuses), volait à la rescousse de la présidente du FMI, Christine Lagarde, après sa déclaration fracassante sur les Grecs, qui devraient, selon elle, « commencer à s’entraider collectivement en payant tous leurs impôts » Par ailleurs, Christine l’Humaniste se disait moins préoccupée par le sort des Grecs que celui des petits enfants du Biafrogalistan… euh… du Niger.

Oui, FOG est peut-être le seul citoyen de France à avoir défendu de tels propos ! C’est tout à son déshonneur. Il est même allé plus loin en comparant la Grèce à une femme dépensière : « Un humoriste a dit qu’il n’y a qu’une chose à faire quand on a une femme qui adore dépenser de l’argent : il faut adorer en gagner. L’Europe est prévenue. L’Allemagne en tête, il va lui falloir travailler plus dur encore pour payer les folies de la Grèce, qui a fait de la fraude fiscale l’un de ses sports nationaux. »

Quelle splendeur quand le paternalisme néo-colonial se pare d’une telle misogynie ! Il sait parler aux femmes, le FOG ! Vous êtes un peu comme la Grèce, Mesdames : paresseuses, voleuses, vénales… mais c’est pour ça qu’on vous aime !

Pour toutes ces raisons, j’en appelle à l’humanité du maire de Wilmington, Delaware, USA, où est né le petit Franz il y a de cela soixante-trois ans. Au nom de la salubrité publique et de l’honneur de la Nation, le peuple français vous le rend bien volontiers.

Nikos Maurice

[1] http://www.lepoint.fr/editos-du-point/franz-olivier-giesbert/et-si-l-on-rendait-la-grece-a-la-turquie-07-06-2012-1470412_70.php

[2] http://www.acrimed.org/article3838.html

[3] http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/05/18/angela-merkel-denonce-les-vacances-et-retraites-des-pays-d-europe-du-sud_1523752_3214.html

[4] http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-grece-plus-travailleuse-que-l-allemagne_256623.html

[5] http://www.lepoint.fr/editos-du-point/franz-olivier-giesbert/mme-lagarde-face-au-choeur-des-hypocrites-31-05-2012-1467067_70.php


NB, par Olivier Berruyer : Dans ce dernier lien, on y lira ce magnifique “Pour redevenir sérieux, on ne peut qu’être consterné par ce tollé général contre Mme Lagarde, qui a eu le mérite de se demander s’il est bien normal d’accorder une aide faramineuse à chaque Grec (33 000 euros), alors que nous ne distribuons que des clopinettes aux Africains dans le besoin. Merci, madame Lagarde !”

Primo, M. Giesbert, une règle de base en comptabilité : quand on prête de l’argent à quelqu’un, on ne l’aide pas, ce n’est pas un don. C’est un prêt, qu’on est censé vous rendre. On n’a pas donné un euro “d’aide” réelle aux grecs. Secundo, ces sommes prêtées ont été immédiatement utilisées par les Grecs pour rembourser en partie banques et autres hedge-funds européens, ils n’ont plus cet argent, il est revenu en France. Toutes mes excuses pour mes propos, qui obligent à réfléchir…

P.S. il n’y a pas d’association pour porter plainte pour incitation à la xénophobie pour ce genre de propos ? “L’Europe, c’est la paix”, qu’ils disaient…

60 réponses à [Crasse intellectuelle, suite] Franz-Olivier Giesbert : « Et si l’on rendait la Grèce à la Turquie… »

  1. maboiteaspam Le 10 juin 2012 à 03h20
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    Merci Olivier pour cette revue de presse. C’est fort utile à qui ne s’y référent plus, au pif moi.
    Par contre je regrette que cela vous laisse sans voie et immobile.
    La consternation (? est ce le bon qualificatif) ne saurait être que l’étincelle du changement que vous insufflez par votre voie et vos écrits.
     


  2. Patrick Luder Le 10 juin 2012 à 05h28
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    Il y a tout de même un problème avec la Grèce, on ne peut pas simplement perfuser un accidenté qui se vide de son sang …
     
     
     
    Ces articles nauséabonds sont une réaction à une prise de conscience d’une aberration de “l’aide” Européenne, la seule solution trouvée est d’endetter massivement les pays déjà surendettés ??? Quelle folie !!!
     
     
     
    Soutenir une économie en difficulté cela voudrait déjà dire d’arrêter de la violer en la noyant de produits déloyaux inconcurrençable => redonner vie à l’économie locale.
    Soutenir une économie en difficulté cela voudrait aussi dire soutenir son exportation, en important ses produits au détriment de sa propre économie …


  3. gisse Le 10 juin 2012 à 06h48
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    et donner FOG aux Turcs ?
    mieux faire un paquet cadeau aux Turcs : Barrosso-FOG-et toute l’administration de l’UE, dans 5 ans la Turquie serait “rachetée” par la Grèce !
     


  4. Jean-Baptiste B Le 10 juin 2012 à 07h21
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    C’est Franz-Olivier GIESBERT 😉


    • Jean-Baptiste B Le 10 juin 2012 à 11h09
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      Franz-Olivier Gietsbert, édito du Point

      Il en reste un 😉


  5. Le Yéti Le 10 juin 2012 à 07h28
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    Nous sommes décidément entrés dans la phase terminale de la “Grande perdition” du système. Lorsque la rage des tenants de l’ordre de ce système  remplace leurs mielleuses arguties habituelles, c’est qu’ils se savent perdus. Les regretterons-nous ?


  6. Pytheas Le 10 juin 2012 à 08h20
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    Il n’ a pas tord de dire que la Grèce et l’Allemagne ne peuvent pas avoir la même monnaie, que c’est en soi une absurdité, le problème c’est qu’il n’y a pas que la Grèce qui ne devrait pas avoir……………………..


  7. bourdeaux Le 10 juin 2012 à 08h30
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    Dans le même genre, en un peu plus débile peut-être, j’ai lu sur un forum du “monde” que les autorités américaines avaient suggéré que l’on fasse sortir la Grèce de l’union, pour y faire rentrer…LA TURQUIE ! C’est pas grand, ça ?


    • Goldfinger Le 10 juin 2012 à 10h49
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      Les USA sont et restent les plus motivés à l’entrée de la Turquie dans l’ Union Européenne … pour des raisons géopolitiques qui leur sont “propres”.

      Je vois en tapant ces quelques mots que l’on a rendu au poulpe l’intelligence dont il est réellement doté.

      Quant à FOG son seul mérite (et sa doute passe-temps) est de donner des coups de pieds dans la fourmilière. Bon c’est parfois nécessaire … mais pas quand la fourmilière est déjà en très mauvais état. Auquel cas c’est de la cruauté gratuite.
      Quant à moi je vais taper dans deux autres fourmilières: faisons sortir l’Allemagne et le Royaume-Uni de l’Union Européenne.
      Aïe ! Aïe ! elles piquent ces fourmis … je retire ce que j’ai dit 🙂


  8. Christophe Vieren Le 10 juin 2012 à 08h49
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    @Olivier : c’est méchant pour le poulpe et trop d’honneur pour FOG (avec un seul ‘t’) : le poulpe est considéré comme un animal parmi les plus intelligents. Bon si je trouve un autre animal qui mérite d’être comparé à FOG, je te fais signe. Ca va pas être facile, un tel homme au dessus de tout soupçon.


    • José Le 11 juin 2012 à 19h55
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      Et la même fiche wiki nous apprend qu’il fréquente Le Siècle? Rien d’étonnant, mais ça complète le personnage.


  9. Laetitia Le 10 juin 2012 à 08h49
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    C’est désespérant de devoir encore subir dans les médias cette pensée malade. Un peu naïvement, j’imaginais un vent d’air frais renouvellant le paysage médiatique après l’élection présidentielle… Personne n’entend que nous sommes nombreux a ne plus vouloir subir la pensée normative dominante? Quand le peuple Grec est ainsi humilie, je me sens humiliée.


  10. erde Le 10 juin 2012 à 08h52
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    Le fog n’est qu’un brouillard de fumée cocaïnomane….
    Ce qui est le plus effrayant c’est qu’ils se trouvent encore des gens pour le lire…
    Tout cela est bien consternant, et heureusement que des gens comme vous Olivier tentent de par leurs analyses et la pédagogie d’élever le débat.  
     


  11. Nico Le 10 juin 2012 à 11h04
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    Cette intervention de FOG est effarante, comme celles avant lui de Delpla ou Lagarde. Ces gens-là expliquent depuis les années 80-90, que l’euro et la mondialisation, associés à des réformes structurelles libérales sont le cocktail qui apportera à l’Europe croissance et emploi, prospérité et bonheur.  Ils se sont trompés sur tout dans leurs analyses, et alors que la réalité dément constamment leurs prévisions, que leurs remèdes une fois appliqués contribuent à achever les malades, aveuglés par leur foi, ils durcissent violemment le ton contre les peuples qui ont le tort de ne pas y croire, et de ne pas accepter gentiment de se saigner en disant merci. Je pense qu’ils ne reviendront pas en arrière, ce serait renier tout ce à quoi ils ont cru depuis 30 ans, ce serait admettre des erreurs d’analyse monumentales, et pas grand monde n’est capable d’un tel retour critique sur soi. Je pense qu’au contraire, plus la crise va s’aggraver, et plus leurs discours vont se faire violents, méprisants, et anti-démocratiques. Serge July avait déjà traité de xénophobes les français qui avaient eu l’affront de voter non au référendum de 2005. Aujourd’hui FOG and co s’en prennent aux grecs de façon lamentable,  en les traitant de fainéants, de parasites, d’égoïstes, mais demain ils auront des mots tout aussi violents et caricaturaux envers les espagnols ou les italiens. C’est le peuple en général qui leur pose problème, pas seulement tel ou tel peuple européen, et à défaut de pouvoir en changer, ils rêvent (à voix haute de plus en plus) de le museler et de se détacher des contingences électorales. Ils appellent cela gouvernance moderne ou tutelle, comme Christophe Barbier dans cette vidéo (hallucinante elle-aussi), mais si l’on revient à l’étymologie du mot, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une dictature : un magistrat (on dirait expert ou technocrate aujourd’hui) était nommé pour une certaine période afin de dicter toutes les décisions à prendre, celles-ci s’imposant au peuple sans qu’il ait son mot à dire. Je pense vraiment qu’on va arriver malheureusement à un tournant entre poursuite du projet européen actuel à marche forcée ou maintien de la démocratie avec coup d’arrêt à la construction européenne. Une autre voie conciliant Europe et démocratie aurait sans doute été possible, mais elle me paraît vraiment utopique aujourd’hui, vu la situation.


  12. davaosmile Le 10 juin 2012 à 11h08
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    Je voulais dire que le “poulpe” n’est vraiment pas à son avantage dans la comparaison d’Olivier …
    Mais @Christophe Vieren m’a coupé l’herbe sous le pied !!
    En général, mieux vaut éviter les comparaisons entre le bipède baptisé “homme” et un quelconque animal. Le résultat est constant : avantage à l’animal …


  13. cultive ton jardin Le 10 juin 2012 à 11h40
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    Ouais, pitié pour les animaux, rapaces, requins, poulpes et autres cervelles d’oiseaux: on ne manque pas d’exemples de saloperies ou d’idioties faites par l’homme qu’aucune bête de ferait, ne fera jamais.
    Je propose vampires pour tous ceux qui nous bouffent la vie. Et il y a une très jolie expression (réunionnaise?) pour les cervelles indigentes: “du fromage blanc dans la tête”.


  14. Helios Le 10 juin 2012 à 15h06
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    Pas de quoi en faire un plat. ça n’a d’importance que si on en accorde au genre de presse qui abrite cet individu. ça fait des années que je ne la lis plus. D’ailleurs ma boite mail est inondée de propositions d’abonnements à prix microscopique. Ont-ils vraiment des lecteurs ? Je n’en suis pas persuadé. 
    Et pourtant ces fameux “éditorialistes” polluent sans cesse les radios et télés en nous infligeant leur pensée politiquement correcte. Il y a là tout un petit monde qui s’entre-invite et qui monopoliserait l’information s’il n’y avait pas internet.
    Une information intéressante serait de savoir combien il gagne pour pondre ce genre de truc. Cette question avait été posée par Nicolas Dupont-Aignan à Apathie (un autre de la bande) sur Canal+, sans recevoir de réponse.
     
     


    • Christophe Vieren Le 11 juin 2012 à 09h39
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      @Helios : Ils n’ont peut-être pas beaucoup de lecteur, et probablement c’est ce genre de brulot qu’attendent ces lecteurs, mais beaucoup de téléspectateurs. Et c’est pourquoi il est important de dénoncer cette caste des “experts” autoproclamés qui se retrouvent pour la plupar au raout du cercle très sélect du Siècle, et pour cela donner un maximum de relais aux oeuvres de dénonciation de J. Gadrey, L. Mauduit, G. Ballastre et Daniel Mermet.  
      Jean Gadrey, professeur émérite d’économie de l’Université Lille1, juge leurs liaisons dangereuses.

      Laurent Mauduit, journaliste à Médiapart, les appelle les imposteurs de l’économie

      Gilles Balbastre, réalisateur, les nouveaux chiens de garde.

      Daniel Mermet, journaliste à France-Inter, les appelle Les économistes de garde.
      Pour mon article complet, voir ma page : Les économistes multicartes !


  15. jean-luc Le 10 juin 2012 à 15h14
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    «  Et si l’on rendait la Grèce à la Turquie… » par Franz-Olivier Giesbert.

    Sommes-nous propriétaires de la Grèce ?
    Je n’en ai pas l’impression, la Grèce appartient aux Grecs, non ?

    En tous cas, ils semblent se donner le mot dans les milieux écono-médiatiques (?) pour traiter la Grèce comme un bien dont on peut faire ce que bon nous semble … s’ils ne sont pas sages.
    Honteux !!


    • Galuel Le 10 juin 2012 à 15h34
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      “Sommes-nous propriétaires de la Grèce ?
      Je n’en ai pas l’impression, la Grèce appartient aux Grecs, non ?”
      Ce point mérite d’être approfondi.
      A qui appartient la Grèce ? Aux Grecs ? Vraiment ? Quels Grecs dans ce cas ? Comment se passe la passation de “propriété” entre les Grecs nés en 1890, 1950, 1980, 1990 ? Par quels moyens et dans quelles conditions ?
      Quand Lagardère et Bettencourt reçoivent une transmission d’héritage comment cela se passe-t-il ? Ont-ils droit à toucher un dividende sur la propriété ainsi transmise ?
      Oui ? Alors donc comment peut-on prétendre qu’il y aurait des “propriétaires” de la Grèce alors que de la même façon ils toucheraient un tel dividende, ce qui n’est absolument pas le cas puisqu’au lieu de le leur verser on leur réclame de “payer une dette” ?
      Quel est donc le Dividende Universel Grec, le Revenu de Base Grec qui manifeste de la transmission de la propriété de la Grèce aux générations successives années après années ?
      Incohérence quand tu nous tiens.


      • jean-luc Le 10 juin 2012 à 16h16
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        Bonjour Galuel,
        j’aurais envie de vous répondre : et donc ? vous en arrivez à quelle conclusion ? la Grèce n’appartient pas à son peuple et appartient à tout le monde, l’on peut donc dans ce cas, à l’instar de cet éditorialiste du Point, estimer que nous pouvons la rendre à la Turquie ?
        De quel droit ?
        Pour rendre quelque chose à quelqu’un, il faut que 1- j’en ai eu la propriété, la location ou l’usage à titre gratuit à un moment donné et 2- que la personne à qui je la rend puisse opposer un droit quelconque sur cette chose.
        Est-ce notre cas et celui de la Turquie sur la Grèce qui me semble être une Nation indépendante ?
        Et que vient faire le dividende la dedans ?
        Je suis propriétaire de ma voiture en n’en touche aucun dividende, au contraire. Comme nos amis Grecs, on me réclame de rembourser ma dette pour cela.
        On peut donc philosopher sur les mots, mélanger les concepts, il n’en reste pas moins que les discours sur la Grèce sont de plus en plus méprisants et insupportables.
        Mais si cela vous convient …


        • Christophe Vieren Le 11 juin 2012 à 10h35
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          Tout ceci (rendre la Grèce”) est d’autant plus idiot, que les instances internationales sont oppoosé à toute modification des frontières quelle qu’elles soient,, où quelle soit. Seul un référendum d’autodétermination ou de rattachement pourrait permette une modification des frontières actuelles. La GB ne veut pas perdre les malouines et Gibraltar, la France ses DO-TOM, l’Espagne les Baléares, Ceuta et Melilla, …. et la liste est longue. Si l’on ouvre la boite de Pandore, . . .


      • Christophe Vieren Le 11 juin 2012 à 10h13
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        @Galuel : très juste, on est pas propriétaires d’un territoire par héritage. Un territoire appartient à ceux qui y vivent, y travaillent, contribue aux ressources collectives, ….. La France “mappartient” non pas parce qu’elle appartenait à mon père mais parce que j’y travaille, y paye mes impôts, … Le jour où j’émigrerais dans un autre territoire et ne paierais plus d’impôts en France, je ne m’estimerais plus légitime pour participer, par mon vote, à sa destinée (tout en participant au débat d’idée, qui lui, est toujours souhaitable. Un petit coucou à nos amis suisses et grecs de ce blog dont l’éclairage m’est précieux).


  16. cécankonvaoù Le 10 juin 2012 à 16h36
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    Et moi je propose de donner l’Espagne à Malte, le Portugal à Goldman Sachs, l’Italie à la région PACA, et FOG au cirque Zavata. 


    • jlmfrance Le 10 juin 2012 à 17h04
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      et surtout: la Corse aux Italiens


    • Christophe Vieren Le 11 juin 2012 à 10h15
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      Objection : nos enfants ne méritent pas cette peine.


  17. Marcus Le 10 juin 2012 à 20h50
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    FOG est passé du Nouvel Obs à la direction du Figaro puis dans beaucoup de médias, notamment en animant des émissions à la télévision.
    C’est un parasite de notre sous culture actuelle.
    Tirons la chasse d’eau !


  18. step Le 10 juin 2012 à 21h18
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    tout cela est atterrant, il y a malheureusement dans le débat actuel, une volonté de ne pas voir que cette crise est une crise d’éthique et de “tabous” sociétaux, en voilà encore un exemple….


  19. lantoine Le 11 juin 2012 à 09h21
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    FOG est calamiteux d’inconséquence et de jemenfoutisme. Il a été mitterrandien, chiraquien, sarkozyste puis hollandais. Il a été un des principaux acteurs de la destruction de la presse française dont il ne reste pas grand chose. C’est suffisant pour qu’il soit inutile de lui lancer des attaques personnelles (cocaïne, Saint-Anne,etc.)
    Par ailleurs, même s’il n’est pas exempt de tout reproche (mais qui l’est ?), il me semble hasardeux de mettre Yves Calvi dans le même sac.


  20. Gus Le 11 juin 2012 à 09h37
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    Dans le même genre, avez-vous vu cet édito de Barbier sur le site de l’express : il ne propose rien de moins que la suspension du suffrage universel en grèce si le résultat n’est pas conforme et la mise sous tutelle.
    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/video-comment-sauver-la-grece-avec-une-gouvernance-europeenne-moderne_1117774.html
     
     


  21. G. Le 11 juin 2012 à 11h17
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    Il est triste de voir comment ce genre de débats dégénère… Les gens finissent par ne plus voir la situation de manière “neutre”, mais au contraire deviennent “tout blanc” ou “tout noir”.
     
    En réponse au… heu… “texte” produit par Giesbert, monsieur Berruyer, vous titrez “crasse intellectuelle”. Vous vous abaissez presque au niveau de celui que vous critiquez, du même coup!
     
    Le plus génant, c’est qu’à cause de cette polarisation extrême Pour les grecs / Contre les grecs, on en oublie que personne n’est totalement coupable ou innocent, en général. 
     
    Quand je lis “Rappelons que la durée annuelle moyenne d’un travailleur allemand est de 1 390 heures quand celle d’un travailleur grec est de 2 119 heures”, je m’étouffe. C’est de la grosse désinformation! Il a été prouvé que ces données sont faussées par le temps partiel, puisqu’il n’y a que très peu de travailleurs à temps partiel en Grèce, et beaucoup en Allemagne! Pire, si on remonte aux graphiques et données d’origine de ce genre de statistique, il est écrit en petit (mais clairement) que l’indice n’est PAS censé être comparé ni comparable entre pays!
     
    Quand les gens arrêteront-ils de faire dans le réactionnaire? Face a certains médias “anti-grecs”, les gens intelligents sont-ils condamnés à devenir des “pro-grecs” aveuglément?
     
    La Grèce et le peuple grec ont une part de responsabilité. Une part, cela veut dire pas tout, mais pas rien non plus. Sans l’Euro, leur monnaie se serait dévaluée de toute façon, et la “rigueur” se serait imposée de façon mécanique par inflation importée et baisse du pouvoir d’achat… non?
     


    • Patrick Luder Le 11 juin 2012 à 11h40
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      “Sans l’Euro, leur monnaie se serait dévaluée de toute façon, et la “rigueur” se serait imposée de façon mécanique par inflation importée et baisse du pouvoir d’achat… non?
       ”  
       
      Bravo G,
       
        
       
      Dans un système ou les bases ne sont pas les mêmes (conditions salariales et fiscales) l’Euro est une dérégulation obligatoire et je rappel que le libre marché mondialisé est encore pire !
       
        
       


    • Christophe Vieren Le 11 juin 2012 à 15h53
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      Si les statistiques grecques sont faussées, alors sur quoi FOG fonde ses propos ?


  22. peyo Le 11 juin 2012 à 13h14
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    FOG est un has been de la Sarkozie. Il raconte n’importe quoi et en est fier. Espérons que nous serons débarrassés de son omniprésence médiatique ainsi que de celle de l’horrible néolib Calvi dans les mois qui viennent, nous avons besoin d’air frais et d’intelligence.


    • Christophe Vieren Le 11 juin 2012 à 16h31
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      @Peyo : ces gars là, tels Duhamel frères, Chabot, Joffrin, FOG, … jouent à pousse-pousse dans les media dominants depuis 30 ans (une sorte de mercato mais depuis 30 ans : voir à la 20e seconde de la bande annonce des nouveaux chiens de garde ).

      Et comme les medias dominants appartiennent à Dassault/Bouygues/Lagardère/Bolloré/Berstelmann, je suis pas sûr que la nouvelle majorité, si tant est quelle le veuille, pourra les sortir. Peut-être sur France télévision mais ailleurs, pas sûr du tout.
       


      • lantoine Le 12 juin 2012 à 10h15
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        Pour info, les “Duhamel frères”ne sont pas de la même famille.


  23. Phiphi Le 11 juin 2012 à 20h26
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    Je suis le seul à trouver un peu facile d’écrire dans cet article :

    “Primo, M. Giesbert, une règle de base en comptabilité : quand on prête de l’argent à quelqu’un, on ne l’aide pas, ce n’est pas un don.”

    Pour écrire le lendemain dans une tribune :

    “De tels transferts ont d’ailleurs été réalisés pour la Grèce, sauf qu’ils ont été présentés comme des prêts – et nous allons bientôt voir qu’ils étaient en réalité des dons…”

    Sur le fond, M.Berruyer, je suis d’accord avec vous. Je n’ai aucune estime pour FOG. Mais il faut rester cohérent dans la critique.


  24. Jules Le 11 juin 2012 à 21h03
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    1. « Quand le mal est fait, il vaut mieux le laisser où il est ».

    2. « Tout être humain étant condamné à aller aux toilettes plusieurs fois par jour, l’orgueil n’a pas d’excuses. Il est même une preuve d’inconscience ».

    Nom d’un Grec ! J’ai pourtant bien lu ça quelque part… Où …? Où…?

    Ah oui… Jeanne-Claudine vient de me souffler que ça se trimballe dans le grand prix du roman de l’Académie française, millésime 1992.

    L’Académie… Mon dieu…! Merci Jeanne-Claudine.


  25. FL Le 12 juin 2012 à 07h18
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    Le problème dans les  temps troublés comme actuellement, n’est pas celui soulevé par l’existence marginale en temps de paix de l’extrême droite mais celui du glissement progressif de la droite vers l’extrême droite.
    Nationalismes, communautarismes, religiosité qui reviennent dans les têtes comme autant de d’abris contre la crainte d’un avenir illisible, sont non seulement illusoires mais sont les causes directes des troubles qui se profilent.
    FOG homme de droite bien propre sur lui, peut ainsi, dans les librairies, dans les journaux, dans les hebdomadaires, dans les TV, dans les radios, partout où il a table ouverte, alerter sur les dangers des paresseux et profiteurs de toutes origines, chômeurs de France, endettés d’Espagne, fainéants de Grèce, paresseux pervers arabes etc., etc.
    Et il est malheureusement loin, bien loin, d’être seul.
     


  26. miroboland Le 21 juin 2012 à 17h44
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    je suggère à FOG de défier monsieur masure, le représentant de la “bobotitude” bien pensante de gauche qui a lancé un contrat sur lui, à la rapière, comme deferre en son temps, on verrait si ce monsieur à la grande bouche serait aussi fier…et cela aurait du panache, je trouve que cela irait bien à FOG ou à VILLEPIN dans leur relation avec masure ou l’ancien président…


  27. Miville Le 06 mars 2013 à 16h47
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    A mon avis la Grèce n’aurait jamais dû quitter la Turquie, où elle dominait économiquement les Turcs eux-mêmes, et pourrait, en s’y réintégrant, faire un pied de nez à cette EU qui l’humilie comme une vulgaire colonie. L’indépendance de la Grèce ne fut pas la belle chanson qu’on nous a chantée, ce fut une conquête (et un pillage, entre autres du Parthénon jusque là presque intact) de ce bout de territoire par les Anglais experts à répandre les idéologies romantiques qui leur conviennent, ce fut en réalité une annexion, comme celle de Québec en 1759 qui elle aussi passa pour une libération dans les médias bobo du temps, ou comme celle de la Palestine en 1918, ou de l’Algérie par la France. Si on avait tenu un référendum à cette époque, le peuple aurait voté pour Constantinople, qui était la ville dont il était le plus fier et qui le traitait bien, et non pour Athènes, qui à aucun moment de son histoire ancienne et récente n’avait été acceptée des Grecs en tant que capitale, même culturelle : le pouvoir ou le prestige d’Athènes va toujours de pair avec celui d’empires extérieurs qui en font leur ville culturelle à eux, et c’est par le prisme de l’aristocratie romaine que cette ville prostituée homosexuelle (je ne fais pas dans l’insulte ou la calomnie, c’est la fierté première de toujours en ce lieu qui reste la référence ultime pour les entreprises de corruption morale organisée comme le mariage gay) a joui dans notre culture d’un prestige qu’elle n’eut jamais chez les Grecs (lesquels furent toujours monarchistes de mentalité selon leur héritage indo-européen). Il conviendrait pour les Grecs de vendre Athènes à l’Allemagne, car elle signifie bien plus culturellement pour elle que pour eux, et de reprendre Istanbul comme capitale.


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