Nicolas Doze m’a invité à son émission Les Experts le 19 octobre à 9h00, sur BFM Business (la radio filmée, pas BFM TV).

Voici la vidéo :


Prochain rv : le 12 novembre.

Petite dédicace à “Benjamin Franklin”, qui commente souvent avec son regard de vrai libéral historique : j’ai pensé à vous en parlant de la fin de la garantie bancaire publique ;).

A ce sujet, mon propos était un peu provocateur, mais pas tant que cela. Car ou les banques arrêtent de jouer au casino, et je veux bien garantir les dépôts, ou bien le n’importe quoi continue, et dans ce cas, la fin de la garantie des dépôts me semble une très bonne option.

Pour répondre à Nicolas Doze, il serait très simple de choisir sa banque. Par exemple, en demandant “salariez-vous des traders ?” ou “Spéculez-vous avec des CDS” ou “La part de vos produits financiers est-elle supérieure à 10 % de vos dépôts ?”. Un oui devrait entraîner son départ de la banque…

J’ai trouvé amusante la réaction “laissez-fairiste” : il était hors de question de prendre cette mesure d’essence libérale – alors que ce sont les premiers à expliquer qu’il faudrait soit disant “responsabiliser” les malades, les chômeurs, bref, tout bénéficiaire de notre modèle social… Mais responsabiliser les clients des banques, JAMAIS malheureux !!!

J’insiste encore sur ce ^point qui me fait bondir : faut-il être cinglé pour confier le coeur du contrôle des banques à la BCE qui a prêté 1 000 Md€ aux mêmes banques et qui n’a que 80 Md€ de capital… Donc quand elle déclare un système bancaire en naufrage (genre, l’espagnol), elle saute – magique, non ? Mais de nos jours, il est vrai que le conflit d’intérêts semble être un objectif recherché…

Dernier point : notez la brillante attaque de Nicolas Doze à la fin sur le sujet de la Démocratie…

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N’hésitez pas à réagir en direct par mail sur cette émission via ce lien – Nicolas Doze consulte bien les mails en direct, et est très demandeur 😉 :

http://www.bfmtv.com/emission/les-experts/

(cliquez sur Lui écrire à droite)

110 réponses à [Intervention média] BFM Business, Les Experts – 19 octobre

  1. Patrick Luder Le 23 octobre 2012 à 05h50
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    Excellente émission !

    Dans les premières minutes, le message est : tout va bien, on est sur le bon chemin, ça roule ma poule …

    Mais ensuite, chaque problème soulevé est reconnu !!! Même si toujours avec ce petit mot ; oui, il y a ce problème, mais on y travaille .

    Au final, on se rend bien compte que rien n’avance et que l’ensemble des problèmes restent entiers … la seule chose qui avance, c’est la continuation du jeux de Ponzi, de l’empilement de dette par dessus de l’empilement de dette, sans s’attaquer de front à aucun problème de fond => encore un peu, Monsieur le bourreau …

    Vraiment une excellente émission !


    • Téji Le 23 octobre 2012 à 10h12
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      Le problème est reconnu, on avance ! c’est ce que dit M. Rachline :
      l’accidenté est là au bord de la route, la première décision, après le constat qu’il n’est pas mort (merci le parallèle avec l’Eurozone…), c’est de poser la transfusion avant toute chose.
      Ce qui m’interpelle, c’est que personne ne remarque que l’urgentiste a déjà à son actif quelques bourdes…
      D’où tient-il sa prétendue compétence ? y a-t-il conflit d’intérêt ? là n’est pas la question !
      Comme disait Coluche : circulez, y’a rien à voir !


  2. Vénus-Etoile du Berger Le 23 octobre 2012 à 06h12
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    Bonjour,

    Un intervenant exprime ” le système capitaliste c’est de l’endettement “, “je lis beaucoup”.

    C’est comme exprimer le chat miaule.

    Le capitalisme est entre autre la recherche du profit et l’accumulation de capital.

    C’est la financiarisation du capitalisme qui a conduit à une économie d’endettement.

    La financiarisation est le recours au financement et en particulier à l’endettement.

    Il existe d’autre mode de financement que l’endettement, l’augmentation du capital par exemple.

    Lorsqu’on a recours à l’endettement cela ne veut pas forcément exprimer s’endetter.

    La problématique se situe davantage sur le niveau d’endettement à un instant donné et sur la capacité à faire face aux échéances prévues en évitant toute crise de liquidité.

    Être en situation d’illiquidité c’est ne plus pouvoir faire face à ses échéances exigibles.

    Dans ce cas par exemple, Il faut restructurer la dette sur une plus longue durée.

    Un bilan est liquide lorsqu’à chaque échéance on a plus d’actifs liquides que de dettes exigibles.

    On crée de la valeur en réalisant de bon investissement plutôt qu’un “bon” financement.

    Cordialement.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 23 octobre 2012 à 09h52
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      Bonne intervention d’Olivier.
      Cordialement.


      • Jacques des Ecrins Le 23 octobre 2012 à 11h58
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        Oui, très bonne, mais par pitié, Cher Olivier, PARLEZ MOINS VITE !


  3. Surya Le 23 octobre 2012 à 06h37
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    Oui, j’ai trouvé bizarre l’association “capitalisme” et “endettement”; comme si un système monétaire avait forcément un rapport avec un système de production.

    Sinon la fin de la garantie des dépôts; c’est une mesure autrichienne 😉 Je suis contre pour une raison simple : la lecture d’un bilan bancaire, Bâle 3 et les normes IFRS ne sont pas au programme du BAC 😉

    Choisir sa banque est compliqué tant que le système bancaire sera aussi opaque; par contre je suis favorable à l’élévation des dépôts au rang superprivilégié (juste derrière les salaires en cas de liquidation – ne faisant donc intervenir la garantie légale des dépôts que sur le résidu) et à des poursuites systématiques pour faute de gestion des dirigeants (et des commissaires aux comptes)

    Actuellement, il est impossible de connaître la proportion de prop trading; de spéculation sur dérivés… Déjà que le propre management des banques l’ignore; alors le client final… (je précise que je ne suis pas client d’une banque universelle)


    • Ivan Le 23 octobre 2012 à 09h23
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      Au contraire, choisir sa banque est très simple : il n’y en existe que deux à ma connaissance qui n’aient pas mis le doigt dans le système financier spéculatif : le crédit coopératif et la NEF. Il s’agit de banques coopératives.
      http://www.credit-cooperatif.coop/
      http://www.lanef.com/


      • Ardéchoix Le 23 octobre 2012 à 10h32
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        Ces deux banques coopérative font parties du groupe BPCE Banque Populaire et Caisse d’épargne ,blanc bonnet et bonnet blanc ?


        • step Le 23 octobre 2012 à 11h41
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          surtout quel va être l’étancheité supposée entre la structure coopérative et la maison mère quand cette dernière va battre de l’aile.


          • Surya Le 23 octobre 2012 à 12h00
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            Une filiale n’est pas solidaire des dettes de sa maison-mère.


        • Ivan Le 23 octobre 2012 à 13h22
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          Pas du tout. Il ne s’agit pas de filiale. Le crédit coopératif et la NEF sont “adossées” au groupe BP pour des raisons de licence bancaire (il en va de même de la NEF avec le crédit coopératif). Les comptes sont séparés, tout comme l’activité et les statuts.


          • step Le 23 octobre 2012 à 14h06
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            @aux 2 : vous me parlez statut,règle, je vous parle rapport de force. En situation exceptionnelle, les règles c’est juste fait pour être retourné. BP n’a aucun moyen de pression sur ses 2 banques dont elle partage la licence ? Ou sont hebergé les comptes, car sur le seul exemple propre que j’ai quand on ouvre un compte à la casden, c’est BP qui est le “conteneur”.


      • chris06 Le 23 octobre 2012 à 11h21
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        @Ivan,

        si une banque coopérative se contente de financer des prêts hypothécaires aux ménages (genre la plupart des cajas espagnoles) quand une bulle immobilière explose elle aura tout autant de chances de faire faillite qu’une autre banque qui elle a “mis le doigt dans le système financier spéculatif”.

        Toute activité de crédit comporte, par principe, des risques et une part de spéculation, vouloir faire croire aux gens que parce qu’on est une “gentille banque qui ne met pas le doigt dans le système financier spéculatif” et qui se contente de faire des crédits aux ménages et aux entreprises, il est impossible qu’elle fasse des mauvais investissements et que leur épargne est en sécurité, c’est vouloir leur faire passer des vessies pour des lanternes.


        • step Le 23 octobre 2012 à 11h45
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          et ça marche, d’ou mon post ultérieur 🙂


        • Ivan Le 23 octobre 2012 à 13h33
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          Non, il ne s’agit pas de la même activité de crédit ni des mêmes statuts.
          1 Une banque coopérative est la propriété de ses clients et non des actionnaires
          2 La rémunération des actionnaires et le profit ne sont pas sa raison d’être, mais le financement de projets dans le domaine social, associatif ou écologiques…
          3 Les placements d’épargne se font dans les domaines du développement durable ou social et non dans des activités spéculatives.
          Enfin, il suffit de consulter les informations disponibles sur les sites internet des banques en question :
          http://www.credit-cooperatif.coop/societaires/votre-banque-cooperative/une-banque-cooperative-cest-quoi/
          http://www.lanef.com/quisommesnous/introduction.php
          Après si vous persistez à penser que “c’est la même chose” ou qu’il n’y a pas d’alternative, libre à vous, cependant, cela ne correspond pas à la réalité.


          • chris06 Le 23 octobre 2012 à 13h57
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            “il ne s’agit pas de la même activité de crédit”

            en quoi leurs activités de crédit sont elles différentes? Ils ne financent pas de prêts immobiliers, par exemple? Que se passe t’il quand une bulle explose, le collatéral garde par miracle sa valeur parce que c’est un “crédit coopératif”?

            “les domaines du développement durable ou social ”

            ah, les mots magiques, si c’est un projet de “développement durable ou social”, ça ne peut jamais être un mauvais investissement et l’emprunteur ne peut jamais faire faillite…


          • step Le 23 octobre 2012 à 14h02
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            tout le problème de séparer communication et réalité, car si tu les écoute, toutes les banque sont des modèles de vertu et de probité. pour peux que ces modèles existent pour de vrai tu ne les crois plus. j’ai du mal à me satisfaire des pages d’introduction pour caractériser une banque, rien ne vaut un bon vieux document de 20 pages qui explique exactement ce que fait son argent au péquin de base que je suis. Encore un domaine que les marchands de doute ont encore submergé.


          • chris06 Le 23 octobre 2012 à 14h23
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            Je rappelle, pour info, que la plupart des cajas de ahorros espagnoles sont des fondations sans but lucratif, sans actionnaires, ayant le statut de banques mutualistes, ça ne les a pas empêché d’être les principaux acteurs du financement de la bulle immobilière et de nécessiter ce qui sera sans doute de l’ordre de plusieurs centaines de milliards d’euros de recapitalisation à cause de leurs erreurs.

            Mais bon, je vous laisse croire aux miracles de la saine gestion de bon père de famille des banques éthiques, mutualistes, coopératives qui font toujours très attention avec l’argent des épargnants et ne font jamais d’erreurs d’investissements…


          • Ivan Le 23 octobre 2012 à 14h26
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            3 fois que je vous mets les liens vers les sites des banques coopératives où vous pourrez avoir accès au détail de leur activité et de leur statut. Mais non, vous préférez continuer à bramer que “c’est pareil” sans savoir de quoi vous parlez.
            Je vous rappelle encore qu’une coopérative est la propriété de ses adhérents-clients et non de ses actionnaires. Son but n’est pas de réaliser un profit mais de se rendre socialement utile. Si vous ne voyez pas la différence avec un établissement commercial je ne peux décidément rien pour vous.
            Aller, une dernière fois, au cas où vous souhaiteriez vous informer :
            http://www.lanef.com/lacooperative/principe.php
            http://www.credit-cooperatif.coop/le-groupe-credit-cooperatif/banque-cooperative-engagee/


          • chris06 Le 23 octobre 2012 à 14h44
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            @Ivan,

            “Son but n’est pas de réaliser un profit mais de se rendre socialement utile. ”

            Et alors, c’est ça qui fait qu’elle peut pas faire faillite? Je vous rappelle que c’était aussi le but des cajas de ahorros espagnoles, à une époque il a été jugé “socialement utile” de financer des prêts immobiliers et à la construction à tout va, et maintenant.. bonjour les dégâts.

            C’est fou que les gens croient à la propagande du moment qu’elle est enrobée de bonnes intentions…


          • Ivan Le 23 octobre 2012 à 14h57
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            Et c’est avec des sophismes de ce genre que vous raisonnez habituellement ?
            Vous n’avez qu’à regarder leur bilan d’activité, cela m’évitera de perdre mon temps à vous répondre.
            http://www.lanef.com/lanefenaction/documents/rapport_annuel_2011_complet_ok3.pdf
            http://www.credit-cooperatif.coop/informations-financieres/activite-et-resultats/


          • chris06 Le 23 octobre 2012 à 15h07
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            Je ne raisonne pas avec des sophismes mais avec des cas concrets. Les cajas de ahorros espagnoles, c’est du concret non? Dites moi en quoi elles sont différentes de la nef ou du crédit coopératif?

            PS: je ne vous insulte pas, je vous prie de faire de même si vous voulez continuer cette discussion.


          • step Le 23 octobre 2012 à 16h03
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            quelques éléments sortis du rapport (pour la nef):

            “Cette impossibilité de disposer directement, à un
            coût et sur une durée correspondant à la
            durée statistiquement constatée, de telles disponibilités
            sur les comptes d’une banque est directement
            liée au fait que la Nef n’est pas (encore)
            une banque à part entière : elle ne peut gérer
            elle-même les comptes-chèques et les livrets.”
            C’est bien une de mes reproches personnelles, on peut leur couper les bras, visiblement cela a été le cas en 2011.

            “Rappelons que la Nef opère sur les segments
            d’emprunteurs réputés les plus risqués pour les
            établissements financiers, à savoir les entrepreneurs
            individuels et les TPE, et que 40 % de son
            activité porte sur le financement de la création
            d’activité. Le coût du risque de notre coopérative
            est donc à mettre en regard de cette particularité.”
            Sans risque ? Pas vraiement et de leur propre aveu, et ceci en dehors de toute considération de l’utilité sociale. A titre personnel je préfère perdre un argent qui a servit à financer de la TPE, plutôt qu’avec des CDS en cherchant le défaut d’un état.
            Ce n’est donc pas une “banque de dépôt pépère”. Elle se veut socialement utile, cela ne signifie pas robuste. La encore tout dépend de se que l’on veut faire, et de la “perte acceptable” cf remarques de chris.
            Quand on regarde le “prêt aux particuliers” il est signalé le pari fait sur le développement de la filière du photovoltaique, dont est plus qu’incertain du retour sur investissement vu le cout de l’énergie produite.
            La Nef, pourquoi pas sur une petite partie d’épargne, mais c’est une banque d’investissement, auprès des entreprises. Socialement utile, c’est revendiqué, sécurisée, il est même indiqué que ce n’est pas le cas. Ce n’est juste pas un risque de type “casino” mais un risque capitalistique “conventionnel”.


          • Ivan Le 23 octobre 2012 à 16h35
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            Vous souhaitez discuter ? Très bien, alors lisez mon commentaire initial en réponse à Surya : “Au contraire, choisir sa banque est très simple : il n’y en existe que deux à ma connaissance qui n’aient pas mis le doigt dans le système financier spéculatif : le crédit coopératif et la NEF.” Et arrêtez un peu de chercher midi à quatorze heure (mais quel rapport avec la crise immobilière espagnole ???) alors que vous avez tous les éléments à disposition. Non, la NEF et le crédit coopératif n’ont pas d’activité de spéculation et on pris des engagements clairs dans ce domaine comme en ce qui concerne la nature de leurs placements financiers. En matière d’éthique et d’utilité sociale, toutes les banques ne se valent pas :
            http://jechangedebanque.org/toutes-les-banques-ne-se-valent-pas/


          • Vénus-Etoile du Berger Le 23 octobre 2012 à 18h50
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            @ivan

            Bonjour,

            Chris06 a raison.

            C’est une banque qui comprend des sociétés de gestion qui créent des fonds d’investissements dans l’univers du développement durable.

            Ce sont des opcvm thématiques.

            Le client ciblé(PME, etc.) va simplement choisir son profil de risque, investir de façon
            soit dynamique(par exemple 80% action et 20% obligation)
            soit prudente( par exemple 10% action et 90% obligation)
            soit etc.

            Cordialement.


          • Coligny Le 23 octobre 2012 à 19h49
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            Il y a encore des naïfs qui croient que les banques coopératives sont la propriété des sociétaires. Peut-être dans les textes mais pas dans les faits. Quinze ans administrateur de caisse de Crédit mutuel, je peux vous dire que notre pouvoir est égal à zéro. On nous prend pour des cons.Le mutualisme bancaire est mort, sauf peut-être à la NEF, mais cela ne représente pas grand chose. Quant au Crédit coopératif, bonjour les petits arrangements, mais mieux vaut ne pas insister…
            Dans les années 90, dans toutes les banques mutualistes, il fallait faire comme les banques commerciales, il fallait être gros, bref moderne et le mutualisme c’était ringard.


          • Surya Le 23 octobre 2012 à 21h15
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            Groupama c’était mutualiste; quel brillant résultat LOL


          • step Le 23 octobre 2012 à 23h24
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            @ivan; je vous crois sur parole sur le fait que ces 2 banques n’ont pas mis le doit dans la finance spéculative. D’après leur rapport d’activité, je conviens d’une éthique et d’une utilité sociale surement supérieure à la moyenne des banques conventionnelle. j’ajoute juste que cela ne sécurise pas votre épargne pour autant, c’est tout.


          • Ivan Le 24 octobre 2012 à 16h21
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            @Step : ma foi, ce n’était pas le débat… (de plus l’épargne n’est pas vraiment mon soucis:)
            @Coligny : le crédit mutuel n’a plus rien de mutuel (sauf le nom, évidemment)
            @Surya : vous faites bien d’utiliser l’imparfait.


  4. garrigue Le 23 octobre 2012 à 07h47
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    Lorsque le détenteur du capital investit ce dernier, en réalité il le prête. Il s’agit d’un prêt avec intérêts, constitués des dividendes qui lui seront versées.

    Ces intérêts sont versés sous forme d’argent, matérialisé par de la monnaie.

    Pour que l’on puisse créer cette quantité de monnaie sans que la valeur globale de la dite monnaie diminue, il faut créer une contre-partie sous forme de biens où de services. Il faut donc de la croissance économique, et des acheteurs pour les biens et services nouvellement créés.


    • Surya Le 23 octobre 2012 à 08h13
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      Du capital n’est pas de la dette; les dividendes n’existent que si le résultat net est positif; ce qui n’est pas le cas d’une dette qui elle doit être honorée sinon il y a cessation des paiements (je passe sur le cas des capitaux hybrides type TSS pour lesquels le versement du coupon est facultatif); je passe aussi sur le fait qu’on fait la distinction entre créanciers en cas de faillite…


  5. Tienne Le 23 octobre 2012 à 08h10
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    Qu’est ce que ça veut dire concrètement que la BCE “saute”?
    En dehors des conséquences évidentes sur la perte de crédibilité de la monnaie Euro et de son éventuelle perte de valeur, quelles seraient les conséquences pratiques d’une “faillite” de la BCE.
    D’ailleurs, quel en serait l’élément déclencheur ?


    • Surya Le 23 octobre 2012 à 08h16
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      Il faut que le capital de la BCE soit négatif (que le montant des pertes soit supérieur au capital).

      La notion de cessation de paiements n’existe pas pour une banque centrale (son passif n’est pas exigible), en pratique il n’y a même pas de grave problème à ce qu’une banque centrale fonctionne avec un capital négatif (c’est déjà arrivé); mais dans le cas de la BCE c’est interdit; il faudra donc que ses actionnaires (les banques centrales nationales; donc in fine les contribuables) la renfloue.


      • Tienne Le 23 octobre 2012 à 08h36
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        Merci pour l’explication.
        En revanche, avec quel argent les banques centrales nationales/états pourraient-t-elles renflouer la BCE? En émettant de nouvelles dettes sur les marchés? J’ai du mal à croire qu’elles parviendraient à le faire dans un contexte de possible cessation de paiement de la BCE.
        Car en ce moment, c’est justement la BCE qui est utilisée en dernier ressort en cas de renflouement des banques/états, non?


        • Surya Le 23 octobre 2012 à 08h46
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          Il n’y a pas de notion de cessation de paiement puisque le banque centrale émet ce qu’elle veut (dans les limites des traités qui la définisse)

          Avec quel argent on va renflouer la BCE ? En vendant l’or des réserves; par des levées d’impôts… Dans les faits je ne suis pas certain que ce soit politiquement acceptable; cela pourrait donc signifier la fin de l’€.

          Pour l’instant la BCE ne renfloue rien (ni les banques ni les états, puisque tout le monde creuse sa dette…); au mieux on achète du temps en tentant de repousser le problème à plus tard…


  6. blondasse Le 23 octobre 2012 à 08h17
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    Monsieur Berruyer, merci pour vos propos toujours très instructifs.

    Sinon j’ai trouvé assez surprenant les propos de Monsieur Dessertine en fin de débat. L’Europe à tout prix, on voit ce que cela donne: La Grèce vote pour le partis d’extrême droite, le pays basque vote pour les indépendantistes, les catalan veulent l’indépendance. D’ici peu on aura l’éclatement de l’unité nationale (je ne parle même pas d’unité européenne) qui va remonter doucement du sud vers le nord. Tout ça pour plus d’Europe…
    Le terreau qui fera prospérer la haine entre les peuple est disséminé doucement (mais surement), c’est quand même triste tout ça…


  7. Joanna Le 23 octobre 2012 à 08h44
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    L’émission du 12 octobre m’a semblé bien intéressante aussi. Je ne pense pas qu’on en ait parlé ici (?).

    Il y avait notamment Jean-Michel STEG, senior advisor chez Blackstone :
    http://www.youtube.com/watch?v=j1rJAtI0gDU

    remarquer un grand silence à 5:45 après ce qu’il vient de dire qui gêne visiblement … et on embraye quand même assez vite en changeant de sujet bien évidemment

    autre remarque : j’ai comme l’impression que l’invité le plus intéressant est presque toujours celui qui est face aux 2 autres …


    • Téji Le 23 octobre 2012 à 10h24
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      j’ai vu ça : grandiose, l’ange qui passe 😀
      mais est-il seulement crédible ?
      rappelez-vous qu’Olivier avait sacrément mouché ce monsieur sur ce qu’il disait de la Grèce !
      faire peur, une autre stratégie…


  8. Gribouille Le 23 octobre 2012 à 09h30
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    En regardant la vidéo je ne pouvais m’arrêter de penser qu’il existait un sacré angle mort dans le débat sur la régulation du système bancaire.
    On a l’impression qu’il suffirait de menacer de punir les actionnaires des banques pour que ces dernières adoptent des comportements vertueux. 1) J’ai pas l’impression que les actionnaires aient été épargnés pendant la crise quand la banque a failli 2) Dès lors pourquoi, toujours la présenter comme la grande solution dans les projets de régulation du système bancaire ?
    C’est oublier, que les vrais décideurs des banques, ceux qui influencent leur stratégie, ce sont leurs dirigeants et non les actionnaires. Et ces dirigeants adoptent assez largement des stratégies qu’on peut assimiler à celle d’un passager clandestin qui agit d’abord dans son intérêt personnel avant les intérêts de son organisation.
    En clair, le vrai modèle c’est, j’ai quelques années pour faire fortune en tant que dirigeant. Je suis donc inciter à faire prendre le maximum de risque à ma banque pour optimiser ma rémunération. Et le jour où ma banque aura un accident de parcours à cause de mon comportement, je serai viré. Mais avant cela, avec parfois des stratégies de dissimulation de mes erreurs, j’aurai suffisamment accumulé d’argent pour ne plus avoir à travailler.
    Ça me donne l’impression d’une forme d’omerta pour protéger cette minorité de grands dirigeants. Comme vous le faisiez remarquer, combien de banquiers ont allés en prison depuis la crise ? Après 1929, les banquiers sont allés en prison; après 2008 0 !


    • Surya Le 23 octobre 2012 à 09h39
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      En théorie l’arsenal législatif existe déjà (faute de gestion); voir les articles L223-19 et suivants du code de commerce 😉

      “A noter que l’inexpérience, l’abstention, l’opposition à une décision ou encore la bonne foi ne peuvent pas exonérer les dirigeants de leur responsabilité”

      voir Cass .Com, 5 avril 1965, n° 63-10.007


      • Gribouille Le 23 octobre 2012 à 10h01
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        C’est purement théorique. Au moment du scandale de Vivendi, je m’étais amusé à énumérer les délits pénaux de J2M. Déclaration de fausses informations, faux bilan etc…..
        Tous ces délits sont punis de prison. Et à ma connaissance; J2M a été blanchi avec l’aide de l’AMF et la complicité du pouvoir.
        1) Dans le cas d’une banque, comment condamner un dirigeant à un risque excessif pouvant conduire à la faillite de son établissement tant que ce risque ne se réalise pas. Jusqu’à présent, dans un compte de résultat, il n’y a que ce que la banque a gagné pour une période donnée. Ce document ne mentionne pas la prise de risque associée à ce résultat,et comment le pourrait-il ?.
        2) à l’image d’un voleur qui commet son larcin, le délinquant espère ne jamais être pris la main dans le sac. D’où l’inefficacité de la sanction promise pour prévenir le délit.
        3) à la différence des vulcanologues qui ont été condamnés pour ne pas avoir prévu un tremblement de terre, un financier dispose d’une armée d’avocats et de moyens financiers considérables pour influencer les décisions de justice en sa faveur.


  9. BA Le 23 octobre 2012 à 09h35
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    Mardi 23 octobre 2012 :

    La BCE prise au piège.

    La BCE, détenant 210 milliards d’euros de «junk bonds» dans son bilan, ne peut pas risquer une faillite des pays en crise. Sa recapitalisation inévitable par les gouvernements, voire les contribuables, ruinerait sa réputation. C’est pour cette raison qu’elle refuse catégoriquement un «hair cut» de la dette grecque. La fuite en avant est sa seule stratégie viable, elle est prise dans le piège de l’euro.

    Wolfgang Glomb, membre du comité consultatif de CONCILIUS, membre du Conseil d’analyse économique franco-allemand.

    http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/monnaies-et-taux/221156805/bce-prise-piege

    En clair :

    Deuxième défaut de paiement de la Grèce —> la BCE subit des pertes colossales —> la BCE se tourne vers ses actionnaires, les 17 banques centrales nationales, pour qu’elles recapitalisent la BCE.

    Et ensuite, ça se complique :

    – Voyons d’abord le premier cas de figure. Les 17 banques centrales nationales acceptent de recapitaliser la BCE : chaque chef d’Etat a alors deux possibilités :

    1- un chef d’Etat choisit d’augmenter les impots de ses contribuables nationaux. Avec cet argent, la BCE est recapitalisée, et toute la zone euro peut continuer encore quelques mois.

    2- un chef d’Etat choisit de vendre l’or détenu par la banque centrale nationale. Avec cet argent, la BCE est recapitalisée, et toute la zone euro peut continuer encore quelques mois.

    – Dernier cas de figure : les 17 banques centrales nationales refusent de recapitaliser la BCE —> faillite de la BCE —> retour aux 17 monnaies nationales —> réarmement des 17 banques centrales ntionales.


    • Surya Le 23 octobre 2012 à 09h40
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      Le seul défaut grec ne peut envoyer la BCE en capital négatif; l’exposition en direct étant autour de 40 milliards je crois.


      • BA Le 23 octobre 2012 à 10h04
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        Un défaut grec n’obligerait pas une recapitalisation de la BCE ?


        • Surya Le 23 octobre 2012 à 10h20
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          S’il y a 80 milliards de capital et 40 milliards de perte ça laisse encore 40 milliards en caisse 😉


          • BA Le 23 octobre 2012 à 10h23
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            Je suis en total désaccord avec toi.

            Un défaut grec obligera à une recapitalisation de la BCE.


          • Surya Le 23 octobre 2012 à 11h10
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            On aura la réponse bientôt 😉


          • BA Le 23 octobre 2012 à 14h07
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            La BCE n’a pas 80 milliards d’euros de capital : le capital de la BCE est de 10,76 milliards d’euros.

            La BCE a été recapitalisée par ses actionnaires en décembre 2010 : les 16 banques centrales nationales ont recapitalisé la BCE de 5 milliards d’euros. Concrètement : en décembre 2010, les contribuables de la zone euro ont été obligés de payer 5 milliards d’euros pour recapitaliser la BCE.

            Exemple : les contribuables français ont payé 711 millions d’euros pour recapitaliser la BCE.

            Avant décembre 2010, le capital de la BCE était de 5,76 milliards d’euros.

            Depuis décembre 2010, le capital de la BCE est de 10,76 milliards d’euros.

            “Le capital de la BCE provient des banques centrales nationales (BCN) de l’ensemble des États membres de l’Union européenne. Il s’élève à 10 760 652 402,58 euros (au 29 décembre 2010).”

            http://www.ecb.int/ecb/orga/capital/html/index.fr.html


          • chris06 Le 23 octobre 2012 à 15h48
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            “le capital de la BCE est de 10,76 milliards d’euros.”

            oui, mais en ce qui concerne les pertes éventuelles liées à un défaut de la Grèce, ce qu’il faut prendre en compte ce sont le capital et les réserves de l’Eurosystème (ie la BCE et les BCN) puisque c’est lui qui achète et détient les titres grecs et non pas uniquement la BCE.

            Le bilan consolidé de l’Eurosystème au 19 Oct. 2012 indique un montant de capital et réserves de 85 milliards d’euros, comme l’indiquait Surya:
            http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2012/html/fs121023.fr.html


      • BA Le 23 octobre 2012 à 16h05
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        Surya écrit :

        “Le seul défaut grec ne peut envoyer la BCE en capital négatif; l’exposition en direct étant autour de 40 milliards je crois.”

        Le capital de la BCE est de 10,76 milliards d’euros.

        Donc une perte de 40 milliards d’euros ruinerait la BCE.

        Les 17 banques centrales nationales devraient donc recapitaliser la BCE en urgence.

        Donc la question est :

        Les 85 milliards d’euros de “capital et réserves” de l’eurosystème seront-ils disponibles immédiatement ?

        En cas d’urgence, que se passerait-il au niveau de ces 17 banques nationales : les 85 milliards d’euros sont-ils réellement disponibles en cas d’urgence ?


    • BA Le 23 octobre 2012 à 15h56
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      Ces 85 milliards d’euros sont-ils immédiatement disponibles ?


      • Surya Le 23 octobre 2012 à 21h20
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        Il y a aussi ça au passif :

        11 Comptes de réévaluation 452 824

        ” Les plus-values [latentes] ont été enregistrées dans des comptes de réévaluation conformément aux principes comptables communs établis par le Conseil des gouverneurs pour l’Eurosystème. ”

        ” Réévaluation en fin de trimestre de l’actif et du passif de l’Eurosystème

        Conformément aux règles comptables harmonisées au sein de l’Eurosystème, l’or, les devises, les titres et les instruments financiers de l’Eurosystème sont valorisés aux prix et taux de marché à la fin de chaque trimestre. L’incidence nette sur chaque poste du bilan de la réévaluation au 29 juin 2012 est indiquée dans la colonne supplémentaire intitulée « Variation par rapport à la semaine précédente résultant des ajustements en fin de trimestre ». Le cours de l’or et les principaux taux de change utilisés pour la réévaluation des encours sont les suivants […]”


        • BA Le 23 octobre 2012 à 21h29
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          Oui, mais ces “plus-values latentes”, c’est du virtuel.

          Quand la Grèce fera son deuxième défaut de paiement, ça va couter 40 milliards d’euros à la BCE, et à ce moment précis, il faudra que les 17 banques centrales nationales recapitalisent la BCE LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE.

          La question est donc :

          étant donné le séisme que sera le deuxième défaut de paiement de la Grèce, est-ce que les 17 banques centrales nationales seront capables de recapitaliser la BCE LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE ?

          Je vous rappelle qu’au moment du deuxième défaut de paiement de la Grèce, il ne sera plus question d’examiner des soi-disant “plus-values latentes” : il faudra injecter du cash, beaucoup de cash, tout de suite, le plus vite possible, dans les comptes de la BCE.


          • Surya Le 23 octobre 2012 à 21h47
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            L’Or est un actif très liquide. De toute manière 40 milliards de pertes à répartir c’est pas la mort; c’est le total de toutes les obligs publiques pourries + créances de banques insolvables garanties par des collatéraux moisis qui est inquiétant.

            Parce que ça représente beaucoup plus que le capital de l’€ système et les plus values latentes.


          • BA Le 23 octobre 2012 à 21h51
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            Lundi 22 octobre 2012, nous avons appris une nouvelle très importante.

            La dette publique de la Grèce a été sous-estimée.

            En réalité, la dette publique de la Grèce est encore pire que ce qu’on nous avait dit.

            Dette publique de la Grèce :
            2007 : dette publique de 107,4 % du PIB.
            2008 : dette publique de 112,6 % du PIB.
            2009 : dette publique de 129 % du PIB.
            2010 : dette publique de 144,5 % du PIB.
            2011 : dette publique de 170,6 % du PIB.

            En clair : la dette publique de la Grèce s’est emballée.

            La dette publique de la Grèce est hors de contrôle.

            Maintenant, nous savons que la Grèce va se déclarer en défaut de paiement, le deuxième en seulement quelques mois.

            Maintenant, nous savons que ce sont la BCE et aussi les Etats de la zone euro qui vont subir des pertes.

            Or, le problème est le suivant :

            la BCE n’a pas les moyens de résister au deuxième défaut de paiement de la Grèce. Et les Etats de la zone euro n’ont pas les moyens de résister au deuxième défaut de paiement de la Grèce. Car cet évènement va créer une situation de panique qui fera tomber ENSUITE les autres Etats européens hyper-endettés.

            Il n’y a plus d’argent.

            Il ne reste plus que des dettes.


  10. step Le 23 octobre 2012 à 09h51
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    Pour répondre à Nicolas Doze, il serait très simple de choisir sa banque. Par exemple, en demandant “salariez-vous des traders ?” ou “Spéculez-vous avec des CDS” ou “La part de vos produits financiers est-elle supérieure à 10 % de vos dépôts ?”. Un oui devrait entraîner son départ de la banque…

    Juste une remarque (je ne remet pas en cause la valeur des questions). Vous vous imaginez bien que quelque soit la banque, elle ne répondra pas à ces questions, ou renomera ses traders en conseillers actions ou trichera sur le potentiel spéculatif de ses avoirs (c’est déjà le cas actuellement). Il y a un très simple moyen de contourner la question, le mutisme, abondamment utilisé par les grands groupes. Il suffit pour cela de regarder n’importe quel reportage journalistique n’allant pas dans le sens de la communication d’un grand groupe. Portes fermées, pas d’entretien, pas de réponse. A partir de là, plus de critère de choix, les questions ne servent plus à rien. Le libéralisme, même historique à quand même comme présupposé qu’une part au moins significatif des acteurs du jeu économique sont de bonne foi. Cela reste à démontrer, en particulier dans le secteur bancaire.


  11. WhereIsMyMind Le 23 octobre 2012 à 10h02
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    Dans la thématique des banques… voici un site que j’ai trouvé par azard.
    http://pechesbancaires.eu/

    Il compare plusieur grande banque sur une série de critère relativement pertinent…. Apparement, j’ai pas fais mon emprunt chez les bons :-$.


  12. Clive Le 23 octobre 2012 à 10h39
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    Comme toujours dans ce genre de conversation, il y a ceux qui arrivent au bout de leur argument, et ceux qui se font couper quand il touchent un point sensible, une idée non conforme…
    Les “tenants” peuvent s”‘exprimer et décider du moment de rendre la parole, mais sont toujours très attentifs à “polluer” toute idée ou concept qui leur sont défavorables….”je ne peux pas laisser dire ça” …
    Olivier, vous arrivez avec votre vision alternative, vous êtes respectueux de la parole des autres, mais vous ne pouvez juste pas parler sans être interrompu, même N. Doze, pourtant relativement “équilibré”, ne peut s’empêcher de vous couper…j’ai bien apprécié votre attitude amusée vers la fin…
    Imaginons une soirée spéciale télévisée avec confrontation argumentée entre d’un côté les Berruyer/Lordon/Jorion/Sapir/et+… et les “défenseurs” (en gros les autres…)…


    • Clive Le 23 octobre 2012 à 10h45
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      Tiens, et j’ajoute que tout le début du débat sert la daube convenue, mais que dès qu’on vous donne la parole, vous imposez les thèmes et vos opposants ne font plus qu’essayer de vous contrer…


      • Titi91 Le 23 octobre 2012 à 12h26
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        Très juste, et sans succès pour eux, hé hé !
        Vivement plusieurs “Olivier” pour forcer la main des politiques par une pression de la base.


  13. Delphin Le 23 octobre 2012 à 10h55
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    Bonjour Olivier Berruyer,

    A 8mn, l’ultralibéral et néanmoins compétent Philippe Dessertine, tente méchament de vous disqualifier en vous qualifiant “d’économiste de sous-préfecture” (“…pas sorti de sa campagne”). Procédé classique de recherche d’humiliation pour faire taire l’adversaire, cette fois par accusation voilée “d’ usurpation de compétence” (il fait également semblant de ne pas voir – petite malhonnêteté verbale – que votre “je ne prête pas…” est en fait une figure de style imageant un “les prêteurs”)

    De façon à mon avis inattendue pour lui – qui pensait vous avoir entraîné hors de votre champ de compétence, comme un crocodile entraîne sa proie sous l’eau, son domaine de prédilection, pour mieux la neutraliser – vous recadrez le différend en sa vérité de point de vue technique à fond en fait idéologique (A qui est vraiment destiné le prêt, finalement).

    Le crocodile, plus profondément entraîné à son tour vers des abisses inquiétants par sa proie qu’il croyait facile, est obligé de relâcher cette dernière. En effet, le crocodile ne peut, lui non plus, s’enfoncer trop longtemps dans les flots, sous peine de manquer d’oxygène.

    Il est réjouissant pour moi spectateur de voir, pour une fois, des ultraspécialistes écraseurs de bonnes fois compétentes, être obligés de condescendre à reconnaître que leurs paroles ne sont pas d’évangile.

    Nicolas Doze (qui semble toujours porter le poids de la crise financière sur ses épaules) a, cette fois, rempli son rôle de soutien au débatteur, après tout non professionnel, donc en situation de désavantage.

    Delphin


    • step Le 23 octobre 2012 à 15h35
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      j’ai bien aimé aussi, le coup. “mais je n’ai pas d’épargne, MOI, les 1% ont effectivement profité…” le crocodile a senti une pointe de canif bien aiguisée et a laché le morceau.

      j’ai beaucoup aimé l’aléa moral sur la BCE comme “créancio-régulateur” non crédible et le démontage de l’état comme source et créateur de cette crise.

      Les anti-étatistes (je vais éviter libéral pour éviter le courroux de Benj), oublient peut être un peu vite le déroulement des faits. Certes les états sont gérés comme des gorets, mais la mêche est venu des US via la crise hypothécaire, bulle spéculative privée certes “couverte” par l’état américain au non d’une sacro sainte vision du deal “tous propriétaire” reaganien. Les banques ont dû être renflouées par les états dont la santé financière est alors passé de mauvaise à comateuse engendrant ainsi le cercle vicieux décrit par Mr Dessertine.
      Si la redistribution financière des richesses produites avait été plus “égalitaire” (hou le vilain gros mot), l’état ne se serait pas senti obligé de proposer une “voie de prospérité” par le foncier à une classe moyenne, voie qui s’est aussi transformée en impasse au fur et à mesure de l’éviction de la force de travail du tour de table redistributif et au final en bulle spéculative impayable.
      On constate à ce niveau là l’évolution de la réalité du rève américain:
      1) Tu peux devenir un magnat
      2) Tu peux devenir propriétaire
      3)Tu peux euh…ne pas dormir sous les ponts ?


      • Tikehau Le 27 octobre 2012 à 21h22
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        “Certes les états sont gérés comme des gorets” : pas du tout. La preuve, la France fait appel aux plus grandes compétences pour gérer notre dette. Allez consulter la composition du Comité stratégique pour comprendre que les dés sont pipés et que nos représentants démocratiquement élus ne bossent que pour leur pomme et se contrefichent de la misère qu’ils génèrent.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_France_Tr%C3%A9sor


  14. Titi91 Le 23 octobre 2012 à 11h10
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    L euro béatitude : tout va bien, les Cassandre peuvent la fermer, la zone euro est sortie de son trou blabla bla … Ils devraient aller prêcher sur les marchés, au sortir des usines, devant Pôle emploi plutôt que dans l ambiance cosy de l amphithéâtre devant des étudiants qui ne souhaitent qu’une chose : faire du fric le plus vite possible pour consommer. Ou sur les plateaux Tv, presse écrite, la pravda…
    Je pense ( comme les inconnus) qu ‘il y aurait très vite un miracle : la multiplication des “pains”.
    Mais faut pas rêver, le mélange des genres, très peu pour eux.


  15. elgringo Le 23 octobre 2012 à 11h13
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    bonjour Olivier,
    pour reprendre votre proposition, pourquoi l’état ne pourrait il pas “moduler” la garantie bancaire en fonction des risques pris par les banques : baisser le plafond pour celles qui ont des filiales dans les paradis fiscaux, à celles qui jouent (trop) au casino?

    cela mettrait peu à peu la pression sur celles qui seraient classées “banques à risques” et qui auraient un plafond de garantie bancaire abaissé.

    qu’en dites vous ?


    • WhereIsMyMind Le 23 octobre 2012 à 12h03
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      Je penses que l’idée de base est séparons les banques d’épargnes et d’investissements. Seul les banques d’épargnes sont garantie….
      90% des gens mettraient leur thune dans une banque d’épargne.

      Maintenant, on est pour la plus part d’accord sur cela et depuis longtemps. Mais cela sera t’il jamais appliqué? 5 ans de crises banquaire et rien de tout ça n’est discuté…
      La faute à la dispersion des pouvoirs selon moi (en partie du moins)… Le problème de la finance actuelle, est qu’on ne peut rien faire à l’échelle d’un pays, car trop petit, et que l’UE n’a pas les compétences/volontés de faire ce qui devrait être fait.


      • Téji Le 23 octobre 2012 à 13h59
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        Pourquoi la France ne pourrait-elle pas, unilatéralement, décider de la séparation des activités de ses banques ? Je ne vois pas en quoi elle aurait à se gêner !
        A mon sens, ce n’est pas une question de pouvoir, mais de vouloir…
        Ceci dit, comme évoqué plus haut, chacun peut commencer par s’interroger sur sa banque, et en changer. J’ai pour ma part fortement vidé (le peu de) ce que j’ai d’une mutuelle pour aller à une solidaire, sans états d’âme et sans problème.


        • step Le 23 octobre 2012 à 15h37
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          tout à fait, olivier le rappelle d’ailleurs judicieusement lors du débat. On parle on parle, mais pour l’instant on ne voit pas la queue d’une régulation du système.


    • chris06 Le 23 octobre 2012 à 13h28
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      @elgringo,

      “pourquoi l’état ne pourrait il pas “moduler” la garantie bancaire en fonction des risques pris par les banques ”

      l’Etat n’est pas capable d’évaluer les risques pris par les banques. Les banques non plus d’ailleurs..;

      c’est tout le problème des modèles d’évaluation des risques (eg Value at Risk VaR) qui sont utilisé aujourd’hui, on sait qu’ils sont erronés mais on sait pas par quoi les remplacer. Lire par exemple les écrits de Nassim Taleb pour plus d’infos.

      Je rappelle, pour l’anecdote sur l’évaluation étatique des risques pris par les banques, qu’il n’y a pas si longtemps le gouvernement espagnol (Zapatero) déclarait, “le système bancaire espagnol est le plus sûr au monde”…


      • Hadrien Le 23 octobre 2012 à 16h58
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        @ Chris06

        Vous avez dit l’essentiel dans :
        “si une banque coopérative se contente de financer des prêts hypothécaires aux ménages… quand une bulle immobilière explose elle aura tout autant de chances de faire faillite qu’une autre banque qui elle a “mis le doigt dans le système financier spéculatif”.
        Et :
        “l’Etat n’est pas capable d’évaluer les risques pris par les banques. Les banques non plus d’ailleurs..;”
        ( C’est pourquoi on comprend mal :
        “si une banque ne salarie pas de traders, ne spécule pas avec les CDS et a une part de produits financiers (c’est quoi, au fait?) inférieure à 10% des dépôts, c’est comme ça qu’on sait que c’est une bonne banque, sérieuse, raisonnable,…” qui pourra faire tout autant faire faillite ! )

        Pourquoi ne pas admettre, en vertu de la formule ressassée “la monnaie est un bien public”, que sa gestion (monétisation comprise…) fait partie des fonctions régaliennes adossées à l’Etat, dont seule toute la collectivité peut se porter garante ?
        Dans cet esprit, en quoi la nationalisation (à 90%) de tout le secteur bancaire en 1981 fut-elle une gêne ? Même la “fantaisie” Mitterrandienne dénoncée, d’embaucher 500 000 fonctionnaires, y fut rapidement absorbée… par dévaluation.
        Encore faut-il avoir un Etat… ou une Fédération pour que ce soit possible.

        Inversement, la “fantaisie” néolibérale de privatisation totale (sauf la Caisse des dépôts), de Balladur à Jospin/DSK, en vue de la monnaie unique avec BCE plus “indépendante” que la Fed, a mené… là où on en est depuis plus de quatre ans !


      • Hadrien Le 23 octobre 2012 à 17h13
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        Quand je dis:
        “Encore faut-il avoir un Etat… ou une Fédération, pour que ce soit possible.”,

        C’est qu’actuellement, entre l’UE (et l’OMC) pour les échanges économiques, la zone euro pour la monnaie, la zone Schengen pour la justice, etc., et autant de langues que de pays, nous n’avons plus ni l’un ni l’autre !

        L’Europe actuelle et, au delà, la mondialisation, c’est le bordel organisé au bénéfice de ceux qui ont les moyens d’en profiter ! Devinez qui…
        Quand on a répondu à cela, on a compris pourquoi l’Europe est devenue tout le contraire d’un projet démocratique !


      • elgringo Le 23 octobre 2012 à 20h19
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        @ chris06
        c’est sur qu’on ne sait pas évaluer les risques, mais pas besoin d’être visionnaire pour estimer qu’une banque qui a une filiale aux iles caïmans, joue avec la ligne blanche, et ne mériterait pas une garantie bancaire qu’une concurrente qui “se contente de faire son métier” recevoir de l’épargne, et préter à des entreprises, particuliers…

        Il me semble que l’Etat pourrait (sans dépenser des sous, ce qui est rare aujourd’hui) récompenser les banques “prudentes” qui ne gonflent pas les bulles.
        ne trouvez-vous pas?


  16. Casquette Le 23 octobre 2012 à 12h06
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    “la crise ne provient pas d’un excès du déséquilibre de la balance des paiements mais d’un excès de dettes” dixit Philippe Dessertine.

    Je veux bien que les 39milliards de deficit pèsent peu par rapport aux 1500 milliards de la dette publique mais si ce problème n’est toujours pas réglé on est pas près de sortir de la crise…


    • Tristan Le 24 octobre 2012 à 10h14
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      C’est n’importe quoi ce que dit Dessertine ! Même Patrick Artus le dit dans son dernier ouvrage !

      “Faute d’une perception juste de la situation, les erreurs d’appréciation sur les causes de la crise – c’est fondamentalement une crise de balance des paiements -l’ont aggravée lorsqu’elle a éclaté.”


  17. Vénus-Etoile du Berger Le 23 octobre 2012 à 12h15
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    Petit message à Benjamin Franklin, cette œuvre lui étant dédiée.

    Vos écrits sont toujours intéressants à parcourir pour les âmes curieuses.

    “ces âmes curieuses;celui que ta parole une fois a frappé, de tant d’opinions vaines, ambitieuses Et souvent dangereuses, Est bien développé”. Pierre Corneille.

    Post scriptum: les écrits de Chris06 également. Ne pas être continûment du même avis ne change en rien à l’éveil de ces âmes curieuses. Ma petite âme curieuse poursuivra à lire vos écrits.

    Bien cordialement.

    “cette obscure clarté qui tombe des étoiles.” Pierre Corneille


    • step Le 23 octobre 2012 à 15h41
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      “cette obscure clarté qui tombe des étoiles.” Pierre Corneille, dit une étoile (qui en fait est une planète :). La plupart des posts sont souvent interessants, personne ne souhaite je pense casser le niveau du blog par des remarques de café du commerce.


      • Vénus-Etoile du Berger Le 23 octobre 2012 à 19h21
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        Bonjour,

        Je suis navrée cependant je ne comprends pas l’objet de votre remarque.

        En résumé, j’ai fait un joli message pour exprimer notamment le fait que les commentaires de Benjamin et Chris06 éveillent souvent ma curiosité, j’apprécie lire le contenu de leur commentaire.

        Pierre Corneille a joliment écrit sur le verbe développer, je voulais simplement partager un extrait d’une de ses belles oeuvres, puisque ce billet est dédicacé à Benjamin.

        Vous avez estropié l’oxymore, c’est vraiment dommage.

        Cordialement.


        • Delphin Le 23 octobre 2012 à 20h30
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          jalousie…

          Delphin


          • step Le 24 octobre 2012 à 09h43
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            gné, non je trouvais le mail poétique, surtout vu le pseudo de son auteur. Et je félicitais collectivement les contributeurs pour la qualité de leurs contributions. Voir autre chose à ce petit message serait mal interpréter ce que j’ai voulu dire.


          • Delphin Le 24 octobre 2012 à 13h48
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            C’était un clin d’oeil pour adoucir la peine [mot clin d’oeil] de Vénus-Etoile du Berger.

            Je suis heureux que ma remarque provocatrice vous ait conduit à un éclaircissement manifestement apaisant…

            Delphin (médiateur des sentiments)


        • Vénus-Etoile du Berger Le 24 octobre 2012 à 11h14
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          Merci beaucoup Step, c’est très gentil pour eux.

          “ces âmes curieuses;celui que ta parole une fois a frappé, de tant d’opinions vaines, ambitieuses Et souvent dangereuses, Est bien développé”. Pierre Corneille.

          Ce premier extrait provient d’une très belle oeuvre de Pierre Corneille qui a été la seconde oeuvre la plus imprimée à son époque après la bible cependant très très peu connue à notre époque.
          Il aborde du verbe développer (développer un raisonnement, développer un argument, développer des connaissances afin d’atteindre un haut degré etc.)

          “cette obscure clarté qui tombe des étoiles.” Pierre Corneille

          Cette oxymore tirée d’une belle oeuvre connue de Pierre Corneille, me permet de signer effectivement par un clin d’œil à mon pseudo la planète volcanique(Vénus munie de Maat Mons son bouclier protecteur).

          Excusez-moi, je n’avais pas compris l’objet de votre remarque.
          Très bonne journée.
          Bien cordialement.
          Vénus munie de Maat Mons son bouclier protecteur.


        • Vénus-Etoile du Berger Le 24 octobre 2012 à 13h56
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          merci beaucoup Delphin.
          Bonne journée,
          Bien cordialement.
          Vénus-Etoile du Berger.


  18. CHRISTIAN PIRE Le 23 octobre 2012 à 12h39
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    Bonjour,

    Vous écrivez “Il serait très simple de choisir sa banque. Par exemple, en demandant “salariez-vous des traders ?” ou “Spéculez-vous avec des CDS” ou “La part de vos produits financiers est-elle supérieure à 10 % de vos dépôts ?”. Un oui devrait entraîner son départ de la banque…”, je vous propose le lien suivant :
    http://www.socioecopofi.com/media/Humanity%20Invest/HUMANITY%20INVEST%20version%2023%20octobre%202012.pdf

    Merci

    Christian Pire


  19. NewOdd Le 23 octobre 2012 à 12h50
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    Bonjour Olivier !Très bonne émission que celle-là.
    En écho, peut-être un coup de pouce d’un euro-député:

    http://www.pechesbancaires.eu/


  20. SPQR Le 23 octobre 2012 à 13h57
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    Il me semble que le surendettement pointé par Dessertine comme LE problème n’est en vérité qu’une conséquences des causes structurelles de celui-ci : déséquilibre des balances des paiements + cadeaux fiscaux de ces dernières années + financement des déficits publiques par les marchés à des taux parfois usuraires justifiant une restructuration de la dette (sans même parler des véritables racines, cad fin de la croissance)

    Sinon, Nicolas Doze est passé de l’autre côté de la force non (je parle de celui d’Olivier bien sûr….) ?


    • step Le 23 octobre 2012 à 15h45
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      +1. La dette des états, c’est aussi des problème de solde de paiement et de lobbying, de modèle économique et d’organisation sociale. Considérer dette=etat c’est juste dire qu’une poubelle cela sent mauvais. Tout dépend de ce qui est mis à la poubelle, comment elle est entretenue et au final ce qu’on lui demande de faire. Tout porte à constater que depuis un certain temps, on lui demande des choses peu ragouttantes.


    • Dadone Le 23 octobre 2012 à 15h51
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      Fondamentalement le surendettement provient de la baisse tendanciel des profits, autrement dit de la guerre économique.
      Une guerre a toujours besoins de plus de capitaux, le premier qui arrête la course, perd tout. Dans une autre langue the winner take all. C’est le système concurrentiel qui est vicié à la base. Sans remise en cause de ce système, c’est peine perdue…
      Le reste, tout le reste en sont les conséquences…


  21. yann Le 23 octobre 2012 à 14h45
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    N’attendez pas des Dessertine et consorts une quelconque critique de l’europe et de l’euro. c’est leur bébé, leur projet. ils le soutiendront quoi qu’il arrive. Vous ne les verrez jamais parler du drame social en grèce, où en espagne, à peine l’effleureront-ils en termes choisis ou techniques. Ce qui change dans cette émission, c’est qu’ils sont face à une personne qui à les compétences et les connaissances pour leur prouver que leur projet ne fonctionne pas. le télespectateur à la fin de l’émission ressort avec un doute quant à la viabilité de l’euro, cela change des plateaux TV ou le journaliste pose seulement des questions qui leur permettent de réciter leur cathéchisme.


  22. Patrick Luder Le 23 octobre 2012 à 15h00
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    Pour le mot de la fin …

    “Il manque une super-vision”

    On peut directement enlever le mot “super”


  23. Garry Le 23 octobre 2012 à 15h30
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    Bravo pour votre duel particulièrement contre Mr Dessertine qui est l’un des fédéralistes les plus brillants. Malheureusement rien ne pourra arrêter cette locomotive infernale et que paradoxalement on va avoir une petite embellie en Europe. Ayant bien progressé dans le schéma souhaité, elle a en effet bien mérité sa petite récompense. Vous voyez? Ca marche !
    Au tour de l’Amérique du nord maintenant.


  24. alihssan Le 23 octobre 2012 à 17h15
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    Est-ce que vous avez vu la video de Jean-Michel STEG sur bfm businesse, dans laquelle il annonce une Panne Bancaire en France qui” se profile”… j aimerai connaitre votre avis?


  25. Incognitototo Le 23 octobre 2012 à 18h22
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    @ Olivier,

    C’est étonnant que tes contradicteurs soient sourds à tes arguments massue que même un môme de 8 ans serait en capacité de comprendre…
    Effectivement, plus personne ne comprend ce qu’est un conflit d’intérêt… dans tous les domaines (même en termes de sécurité nucléaire) quand il y a problème, c’est qu’on n’a pas séparé les pouvoirs…
    Tous ces gens-là ont vraiment oublié qu’un Kerviel a failli faire sauter tout le système à lui tout seul et ça ne les interroge même pas… Ils n’ont tiré aucun enseignement de ses 5 dernières années. Une petite lecture (ou relecture) de Montesquieu leur ferait le plus grand bien…


  26. Fabrice Le 23 octobre 2012 à 19h57
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    question Olivier qui m’est venu sur la partie garantie :

    – Il me semble que la garantie marcherait sur la faillite d’une banque voir deux (selon la taille) mais pas sur plus non ?

    alors du coup la question de sélectionner sa banque est aussi valable maintenant sans même à avoir à annuler la garantie.


  27. Coligny Le 23 octobre 2012 à 19h57
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    Désolé Olivier, mais je n’ai pas été jusqu’à la fin et je me demande s’il faut participer à ce genre de débat où les défenseurs du système actuel sont toujours plus nombreux que ceux qui le critiquent. Qui ce M.Rachline, conseiller du Président du CES (institution qui ne sert à rien sauf à donner des prébendes )? A-t-il écrit quelque chose? D’où sort-il?
    Quant à Dessertine, il a changé de rôle : après avoir été Super-Cassandre au début de la crise, le voilà eurolâtre en diable.


  28. beconomicus Le 24 octobre 2012 à 20h43
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    Comme indiqué très justement par OB la supervision par la Bce ce n’est qu’un transfert du système actuel des banques centrales nationales vers la Bce. Ca peut etre mieux mais il n’y pas vraiment de garantie
    d’efficacité à l’arrivée. Sinon on aurait pas eu la crise des subprimes aux States, comme il est indiqué dans ce wiki, c’est la fed qui supervise les banque US:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_f%C3%A9d%C3%A9rale_des_%C3%89tats-Unis
    http://www.cbanque.com/pratique/finance/reperes-systemes-bancaires-usa.php
    Ils se payent un peu de mots avec la supervision par la Bce, car :
    -par exemple le scandale de l’Euribor est actuellement etouffé en zone euro. On fait croire qu’il n’a aucun rapport avec le Libor
    -Le système qui a paralysé le crédit en 2008 est toujours en place et son talon d’Achille: celui du refinancement entre banques qui est une des principales sources de financement des banques .
    Il suffit d’une faillite bancaire, pour paralyser tout le système du refinancement et donc tout le crédit.
    Donc si c’est pas les Etats qui seront obligés de recapitaliser ce sera la Bce ..


  29. tchoo Le 26 octobre 2012 à 11h23
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    Je viens de voir l’émission, un peu en retard certes, mais c’est la magie d’internet et un des utilités de ce blog.
    Suis assez réjouit de vos intervention Olivier, succinte mais qui font mouche à chaque fois et oblige parfois vos interlocuteurs en s’emberlificoter dans des explications dont on voit à la fin qu’ils peinent à y croire eux mêmes.
    Surtout, l’inénarrable Dessertine, qui prone en fait une nouvelle conception de “du passé faisons table rase”, en “oublions ce qui c’est passé (pour les banques), laissons cela, et construisons sans rien changer et avec les mêmes quelque chose de mieux, de plus harmonieux”.
    Le jour où tout cela sera balayé, il restera peut-être encore là à essayer de nous faire son regard candide!


  30. tchoo Le 26 octobre 2012 à 11h44
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    On voit bien aussi que le sieur Dessertine à tenté une fois de plus d’émettre sa doxa, des peuples et des états dispendieux qui aurait vécu au dessus de leurs moyens.
    Tous ici savent ce qu’il en est réellement, il n’empêche que cette antienne constamment répétée s’est incrustée dans certains cerveaux durablement.


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