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7.janvier.20187.1.2018 // Les Crises

Le récit discutable de Varoufakis des origines de la crise grecque et ses étonnantes relations avec la classe politique, par Eric Toussaint (2/3)

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Source : CADTM, Eric Toussaint, 17-08-2017

Dans son dernier livre Adults in the Room(https://www.theguardian.com/books/2…), Yanis Varoufakis donne sa version des raisons qui ont conduit à la capitulation honteuse du gouvernement Tsipras en juillet 2015. Il analyse essentiellement la période 2009-2015 tout en faisant des incursions dans des époques plus lointaines.

Dans un premier article au sujet de ce livre (http://www.cadtm.org/Les-propositio…), j’ai analysé de manière critique les propositions faites par Varoufakis avant de participer au gouvernement de Tsipras en janvier 2015, en montrant qu’elles menaient à l’échec. Ce deuxième article porte notamment sur les liens entretenus par Yanis Varoufakis avec la classe politique dirigeante grecque (tant le PASOK historiquement lié à la social-démocratie, que le parti conservateur Nouvelle Démocratie) depuis plusieurs années.

Yanis Varoufakis met l’accent à plusieurs reprises sur le large éventail de ses relations dans le milieu politique grec. Il insiste sur son amitié passée avec Yanis Stournaras (l’actuel directeur de la banque centrale de la Grèce, allié de Draghi et des banquiers privés grecs et étrangers), sur ses bons rapports en 2009 avec Georges Papandréou (qui a mis en œuvre la politique conduisant au premier mémorandum), sur ses relations avec Antonis Samaras (qui a dirigé le gouvernement grec après le deuxième mémorandum) et il consacre une partie importante des 4 premiers chapitres du livre à relater la construction de rapports étroits de collaboration et à certains moments de complicité avec 3 dirigeants de Syriza. Il s’agit d’Alexis Tsipras (qui a conduit le peuple grec au troisième mémorandum), Nikos Pappas (l’alter ego de Tsipras, devenu ministre d’État dans le gouvernement Tsipras I) auquel s’est ajouté, en cours de route, Yanis Dragasakis (avant que celui-ci devienne vice-premier ministre des gouvernements Tsipras I et II). Dans cette deuxième partie, je vais aborder le récit du début de la crise grecque ainsi que les relations de Varoufakis avec la classe politique traditionnelle grecque.

Varoufakis dénonce les banquiers grecs mais la solution qu’il a proposée à Alexis Tsipras à partir de juin 2012 consistait à transférer la propriété des banques grecques à l’Union européenne.

Varoufakis relate de manière très discutable l’enchaînement des événements qui ont conduit à l’imposition du premier mémorandum de mai 2010. Tout en s’en défendant, il conforte la narration officielle selon laquelle la cause de la crise réside dans l’incapacité de l’État grec à faire face à la dette publique. Bien qu’il dénonce l’état lamentable dans lequel les banques privées grecques s’étaient placées |1|, il met l’accent sur l’incapacité de l’État grec à faire face à la situation et déclare que celui-ci aurait dû se déclarer en faillite. Il écarte la possibilité qui était “offerte” à l’État de refuser d’assumer les pertes des banques. Son raisonnement sur la faillite de l’État grec tient au fait que, selon lui, le passif (=les dettes) des banques privées était, qu’on le veuille ou non, à charge de l’État. Le passif des banques privées était tellement élevé que l’État grec était incapable d’y faire face. Pourtant, à différents moments de l’histoire, des États ont refusé d’assumer les pertes des banques privées. L’Islande l’a fait à partir de 2008 lors de l’effondrement de son secteur bancaire privé et s’en est très bien tirée. Elle a su faire face victorieusement aux menaces de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas |2|.

Il ne suffit pas de dire que la Grèce n’est pas l’Islande, il ne suffit pas d’affirmer que la Grèce fait partie de la zone euro et devait y rester pour mettre fin au débat. Varoufakis adopte une attitude en réalité conservatrice du point de vue économique et social. Il dénonce les banquiers grecs mais la solution qu’il a proposée à Alexis Tsipras à partir de juin 2012 consistait à transférer la propriété des banques grecques à l’Union européenne |3|.

Par ailleurs, il est évident qu’il fallait remettre en cause le paiement de la dette publique qui avait fortement augmenté principalement dans les années 1990 du fait de la poursuite d’objectifs illégitimes (dépenses militaires excessives, financement des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et aux plus riches, financement par la dette de la baisse des cotisations sociales qui étaient à charge du patronat…) ou du financement de cette dette à des conditions illégitimes (taux d’intérêt abusif prélevés par les banques), et suivant des modalités qui étaient marquées par la corruption et d’autres facteurs d’illégalité (voir le chapitre 1 de http://www.cadtm.org/Rapport-preliminaire-de-la).


Varoufakis et le gouvernement de Georges Papandreou (PASOK) 2009-2011

“En automne 2009, un nouveau gouvernement grec a été élu avec la promesse suivante : dépenser plus pour aider la montagne du revenu de la nation à se reconstruire. Sauf que le nouveau Premier ministre et son ministre des Finances, issus du parti social-démocrate, le Pasok, n’ont pas compris. La faillite de l’État était déjà là, avant même qu’ils prêtent serment. |4| »

Il est faux d’affirmer que l’État grec était en faillite. Ce discours conforte la présentation mensongère donnée par la Troïka et les médias dominants.

Il est faux d’affirmer que l’État était en faillite. Ce discours conforte la présentation mensongère donnée par la Troïka et les médias dominants.
Ce que ne dit pas Varoufakis, c’est que Papandréou a dramatisé la situation de la dette publique et du déficit public au lieu de faire supporter le coût de cette crise bancaire aux responsables, tant étrangers que nationaux (à savoir les actionnaires privés, les administrateurs des banques, les banques étrangères et autres sociétés financières qui avaient contribué à générer la bulle spéculative). Le gouvernement de Papandréou a fait falsifier les statistiques de la dette grecque, non pas dans les années précédant la crise pour la réduire (comme la narration dominante le prétend) mais en 2009 pour l’augmenter. C’est ce que démontre très clairement la Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque dans son rapport de juin 2015 (voir le chapitre II, p. 17 de http://www.cadtm.org/Rapport-preliminaire-de-la). Varoufakis ne dénonce pas la falsification, il prend pour argent comptant les affirmations de Papandréou, de son ministre des Finances sur l’état dramatique des finances publiques.

Après les élections législatives du 4 octobre 2009, le nouveau gouvernement de Georges Papandréou procéda en toute illégalité à une révision des statistiques afin de gonfler le déficit et le montant de la dette pour la période antérieure au mémorandum de 2010. Le niveau du déficit pour 2009 subit plusieurs révisions à la hausse, de 11,9 % du PIB en première estimation à 15,8 % dans la dernière. Andréas Georgiu, directeur en 2009-2010 de l’office grec des statistiques ELSTAT (alors qu’il occupait encore un mandat au FMI) a été condamné en août 2017. Sous le titre : « En Grèce, condamnation de l’ancien chef des statistiques, qui avait maquillé les chiffres du déficit public », voici ce qu’en dit le quotidien Le Monde dans son édition du 1er août 2017 : « Andréas Georgiou, ancien chef de l’office des statistiques grecques, Elstat, au cœur de la saga des faux chiffres du déficit public au début de la crise de la dette, a été condamné, mardi 1er août, à deux ans de prison avec sursis. Le tribunal correctionnel d’Athènes l’a jugé coupable de « manquement au devoir », selon une source judiciaire. Cet ancien membre du Fonds monétaire international était poursuivi pour s’être entendu avec Eurostat (l’office européen de statistiques, dépendant de la Commission) afin de grossir les chiffres du déficit et de la dette publique grecs pour l’année 2009. Le but supposé : faciliter la mise sous tutelle financière du pays, avec le déclenchement, en 2010, du premier plan d’aide internationale à la Grèce – on en est au troisième, depuis août 2015. |5| »

Contrairement à ce qu’affirme Varoufakis, les banques privées n’ont pas stoppé les crédits à l’État grec en 2009, ce sont les crédits aux secteurs privés grecs qui ont été interrompus

Par ailleurs, contrairement à ce qu’affirme Varoufakis, les banques privées n’ont pas stoppé les crédits à l’État grec en 2009 |6|, ce sont les crédits aux secteurs privés grecs qui ont été interrompus au cours de cette année. A l’automne 2009, l’Etat grec réussissait sans difficulté à lever des fonds. L’arrêt des crédits des marchés financiers à l’État grec a eu lieu en 2010, après que Papandréou a dramatisé la situation et au moment du lancement du processus du 1er mémorandum.

Varoufakis explique à plusieurs endroits du chapitre 2 qu’il entretenait, malgré des divergences évidentes, de bons rapports avec Papandréou :
« En janvier 2010, au cours d’un entretien à la radio, j’ai prévenu le Premier ministre, que je connaissais personnellement et avec qui j’avais des rapports plutôt amicaux, en lui disant : « Quoique tu fasses, ne va pas chercher des emprunts d’État chez nos partenaires européens pour essayer, en vain, d’éviter la banqueroute. |7| »

Sur ce dernier point, Varoufakis a raison : il ne fallait pas aller chercher des crédits du côté de la Troïka. Par contre, Varoufakis a tort quand il affirme que l’État grec aurait dû se déclarer en faillite. Une alternative, opposée à la politique mise en pratique par Papandréou et différente de celle avancée par Varoufakis (= mise en faillite de l’État), était pourtant possible et nécessaire. Suite à sa victoire électorale de 2009 obtenue grâce à une campagne dénonçant les politiques néolibérales menées par Nouvelle Démocratie, le gouvernement de Papandréou, s’il avait voulu respecter ses promesses électorales, aurait pu et aurait dû socialiser le secteur bancaire en organisant une faillite ordonnée des banques et en protégeant les déposants. Plusieurs exemples historiques attestent qu’une faillite était tout à fait compatible avec le redémarrage rapide des activités financières au service de la population. Il fallait s’inspirer de ce qui se faisait en Islande depuis 2008 |8| et de ce qui avait été réalisé en Suède et en Norvège dans les années 1990 |9|. Papandreou a préféré suivre l’exemple scandaleux et catastrophique du gouvernement irlandais qui a sauvé les banquiers en 2008 et allait en novembre 2010 devoir accepter un plan d’aide européen qui a eu des effets dramatiques pour le peuple irlandais. Il fallait aller plus loin que l’Islande et la Suède avec une socialisation complète et définitive du secteur financier. Il fallait faire supporter les pertes de la résolution de la crise bancaire par les banques étrangères et par les actionnaires privés grecs tout en poursuivant en justice les responsables du désastre bancaire. Une telle démarche aurait permis à la Grèce d’éviter la succession de mémorandums qui ont soumis le peuple grec à une crise humanitaire dramatique et à l’humiliation sans pour autant assainir véritablement le système bancaire grec.


Varoufakis et Antonis Samaras

A plusieurs reprises Varoufakis se réfère aux contacts qu’il entretenait avec des personnalités de premier plan de la classe politique grecque qu’elle soit du PASOK ou du principal parti conservateur, la Nouvelle Démocratie.

Concernant Samaras, d’aucuns se seraient posé la question : « N’est-ce pas inquiétant de recevoir des compliments d’un des dirigeants clés du parti conservateur ? ». Cela n’a pas été le cas de Varoufakis.

« Un soir (de 2011, NDLR), en rentrant chez moi après une émission de l’ERT, la radio et la télévision publiques grecques, le fixe a sonné. J’ai décroché et j’ai reconnu la voix d’Antonis Samaras, dirigeant de la Nouvelle Démocratie, le parti conservateur, qui, à l’époque, représentait l’opposition officielle. (…) « On ne se connaît pas, M. Varoufakis, me dit-il, mais je viens de vous regarder à la télévision et il fallait absolument que je vous appelle. Je crois que je n’ai jamais entendu des propos aussi profonds et touchants sur un plateau de télévision. Je voulais vous remercier pour votre prise de position. » Samaras n’est pas le seul membre de l’establishment grec à avoir pris contact avec moi. Ma croisade m’avait amené à avoir de nombreuses discussions en aparté avec des ministres socialistes, des députés conservateurs de l’opposition, des dirigeants de syndicats et autres, qui sentaient bien que je représentais autre chose. Dès que je leur avais fait part de mon analyse, ils étaient d’accord, tous sans exception. (…) Les conservateurs, en tout cas jusqu’en novembre 2011, étaient un peu plus audacieux : comme leur dirigeant, Antonis Samaras, avait adopté un point de vue anti-austérité et anti-renflouement, ils étaient plus libres pour me suivre. |10| »

Après avoir reçu un coup de téléphone comme celui de Samaras, d’aucuns se seraient posé la question : « N’est-ce pas inquiétant de recevoir des compliments d’un des dirigeants clés du parti conservateur ? ». Cela n’a pas été le cas de Varoufakis.


L’amitié entre Stournaras et Varoufakis

Varoufakis ne consacre pas moins de quatre pages à la relation d’amitié qu’il a liée avec Yanis Stournaras |11|. Entre la fin des années 1990 et la période des mémorandums, Yanis Stournaras est passé du PASOK à la Nouvelle Démocratie. Varoufakis explique : « C’est lui qui avait réussi à convaincre Bruxelles et Berlin d’intégrer la Grèce à la zone euro. Une fois le pays définitivement admis, en 2000, le Premier ministre, membre du Pasok, l’avait remercié en lui offrant le poste de PDG et Président de la Banque commerciale de Grèce |12|. C’est à cette époque que nous avions fait connaissance. En dépit de son emploi du temps bousculé, Stournaras se rendait toujours disponible pour enseigner, avec plaisir et avec dévouement. Nos points de vue d’économiste et nos opinions politiques divergeaient, mais son engagement à l’université et nos affinités naturelles ont donné naissance à une profonde amitié. »

Même si à l’époque Varoufakis n’occupait aucune fonction officielle, il entretenait des relations avec des dirigeants clés et certaines de ses idées n’étaient pas rejetées par les dirigeants conservateurs, loin de là.

Varoufakis raconte qu’ils ont passé ensemble, dans l’appartement de Stournaras, la soirée électorale du 4 octobre 2009 qui a vu la victoire du PASOK. À cette époque, Stournaras était un des hauts conseillers des « socialistes » et avait épousé l’orientation pro-mémorandaire de Papandréou. Varoufakis poursuit : « En 2010, année cruciale pour la Grèce, Stournaras a fait un choix qui en a surpris plus d’un en devenant président d’un think-tank d’économistes créé à l’origine par la Confédération nationale des industries de Grèce, l’organisation patronale la plus puissante et la plus établie du pays, traditionnellement liée à la Nouvelle Démocratie. » Cela n’a pas affecté leur amitié. Un mois avant les élections de mai 2012, Varoufakis de passage à Athènes a appelé Stournaras : « je l’ai retrouvé le lendemain dans le café d’un hôtel situé au pied de l’Acropole. Nous sommes tombé dans les bras l’un de l’autre (…). Puis nous sommes passés aux choses sérieuses et je l’ai briefé sur les discussions que j’avais eues à Berlin avec des représentants de la BCE et du gouvernement allemand, avec des journalistes financiers et d’autres. J’ai également mentionné une conversation que j’avais eue avec George Soros. Qui était d’accord avec mon analyse de la situation de la Grèce et avec l’essentiel de mes propositions de politique économique pour l’Europe en général. » Varoufakis explique que Stournaras et lui ne sont pas tombés d’accord sur la viabilité du mémorandum mais qu’ils se sont quittés en se promettant de conserver intacte leur amitié. Les choses se sont gâtées quand Stournaras quelques mois plus tard a accusé Varoufakis de spéculer avec Soros sur les titres de la dette grecque. C’est à ce moment que leur relation s’est interrompue. Entre-temps, Stournaras était devenu ministre de la Compétitivité (mai-juin 2012). Après les élections de juin 2012, il est devenu ministre des Finances du gouvernement d’Antonis Samaras. Ensuite, à partir de juin 2014, Samaras l’a placé à la tête de la banque centrale de la Grèce où il se trouve encore.

J’ai pris la peine de résumer ce passage du livre de Varoufakis, parce qu’il est révélateur de l’aisance avec laquelle il évoluait dans les milieux de la classe politique grecque. Même si à l’époque il n’occupait aucune fonction officielle, il entretenait des relations avec des dirigeants clés et certaines de ses idées n’étaient pas rejetées par les dirigeants conservateurs, loin de là. Manifestement, cela ne le gênait pas puisqu’il en fait largement état dans son livre.


Partie 1 : Les propositions de Varoufakis qui menaient à l’échec
Partie 3 : Comment Tsipras, avec le concours de Varoufakis, a tourné le dos au programme de Syriza

 

Notes

|1| De mon côté j’ai analysé la crise des banques grecques dans « Grèce : Les banques sont à l’origine de la crise » http://www.cadtm.org/Grece-Les-banques-sont-a-l-origine Voir aussi Patrick Saurin, “La « Crise grecque » une crise provoquée par les banques”, http://www.cadtm.org/La-Crise-grecque-une-crise

|2| CADTM – Le tribunal de l’AELE rejette les réclamations « Icesave » contre l’Islande et ses habitants, publié le 29 janvier 2013, http://www.cadtm.org/Le-tribunal-de-l-AELE-rejette-les

|3| Y. Varoufakis, Adults in the Room, Bodley Head, London, 2017, chap. 3, p. 65. Je reviendrai là-dessus dans le prochain article.

|4| Y. Varoufakis, Adults in the Room, Bodley Head, London, 2017, chap. 2, p. 31. Le livre va paraître à l’automne 2017 en français chez l’éditeur Les Liens qui Libèrent. N’hésitez pas à passer commande chez votre libraire.

|5| En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/europe/articl… A signaler que ce type d’article est très rare dans le quotidien Le Monde. La presse conservatrice grecque (notamment le quotidien Kathimerini) souligne le mécontentement de la Commission européenne. La porte-parole de la Commission, Mme Annika Breidthardt, a déclaré le 1er août 2017, que la décision du tribunal n’est pas conforme aux décisions précédentes de la justice et réitéré que « la Commission est pleinement confiante dans l’exactitude et la fiabilité des données de l’ELSTAT au cours de la période 2010-2015 et au-delà »

|6| Je publierai un nouvel article sur la question avant la fin de l’année 2017. Je montrerai que plusieurs graphiques publiés par des organismes officiels, notamment le FMI, sont faux.

|7| Y. Varoufakis, Adults in the Room, Bodley Head, London, 2017, chap. 2, p. 31. A la page suivante, Varoufakis écrit : « Convaincu que la faillite était certaine, quelles que soient nos paroles apaisantes, j’ai continué à enfoncer le clou. Par ailleurs, le fait que j’avais rédigé des discours pour le Premier ministre Papandreou a retenu l’attention de la BBC et d’autres organes de presse étrangers. »

|8| Renaud Vivien, Eva Joly, « En Islande, les responsables du naufrage bancaire n’ont pas pu acheter leur procès », publié le 20 février 2016, http://www.cadtm.org/En-Islande-les-responsables-du

|9| Mayes, D. (2009). Banking crisis resolution policy – different country experiences. Central Bank of Norway.

|10| Y. Varoufakis, Adults in the Room, Bodley Head, London, 2017, chap. 2, p. 38-39.

|11| Y. Varoufakis, Adults in the Room, Bodley Head, London, 2017, chap. 2, p. 68 à 72.

|12| Cette banque a ensuite changé de nom, elle s’est appelée Emporiki et a été achetée par la banque française Crédit Agricole.

Source : CADTM, Eric Toussaint, 17-08-2017

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Commentaire recommandé

Lili // 07.01.2018 à 12h38

Absolument pas étonnée. Varoufakis est le fossoyeur de la Grèce. Il a servi les banques avec ses amis socialistes dont Pigasse alors “conseiller” de Panpadréou ensuite contrat renouvelé avec Tsipras pour l’offrir à l’oligarchie manipulant Tsipras et démolissant le plan de Toussaint. Soros au passage a du se remplir les portefeuilles…Bête noire de l’UE ? Vous voulez rigoler ! C’est tout l’art de la manipulation et diversion qui consiste à le faire croire pour arriver à ses fins. Aidé par la presse qui en fit un grand économiste amoureux des motos… en portrait à la Une de Paris Match, il a fallu le concours des médias pour le faire passer pour ce qu’il n’est pas. Un sinistre personnage et une sale petite ordure… Bientôt sur le perron de l’Elysée macroniste comme il l’a été sur celui de l’ex ? Le mondialofinanciorosocialo est en marche jusqu’à ce qu’il ne fasse le tour du monde pour disparaitre à jamais après avoir semer le chaos.

27 réactions et commentaires

  • aubrat // 07.01.2018 à 08h12

    Protégeons la France :
    « Les faits sont là. La traîtrise du gouvernement est dévoilée. C’est la loi martiale, et plus rien ne sera comme avant. Le gouvernement fait face à la mollesse de réponse du Peuple et en profite en toute impunité. Si le Peuple s’était levé plus tôt, on n’en serait pas là. Là : signifie la perte des libertés individuelles  et d’expression la plus élémentaire, la répression sans limite, l’entretien sur le sol de France d’une mouvance islamiste radicale mettant en danger et la France et les Pays ciblés. Il n’en faut pas plus pour être sur la liste noire d’un certain nombre d’Etats, à juste titre. On se demande où est le Peuple.
    Le plus grave relève du double langage dont personne n’est dupe et qui pourtant perdure, mais pas pour longtemps.” 06.01.2018
    http://www.clefsdufutur.fr/2018/01/clefsdufutur-france-06.01.2018-mstgermain-pdf.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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    • Brigitte // 07.01.2018 à 09h30

      Aubrat, le site “les clésdufutur” me laisse bouche bée. Que l’on imagine faire lever le peuple de France par la force de l’esprit divin, là pour le coup, les bras m’en tombent. Si le dit peuple n’a de choix pour se libérer que de repartir en croisade, évangiles au poing, je comprends que beaucoup préfèrent se vautrer dans leur canapé pour regarder les séries télévisées…
      Soyons sérieux!
      Pourtant, je suis d’accord avec vous sur un point, le combat pour un “nouveau monde” est bien d’ordre spirituel et il faudra certainement faire parler les armes, à défaut des urnes, pour se libérer du néo-libéralisme planétaire. Mais question spiritualité et lutte armée, avec les “vegans”, les “anti-spécistes” ou les “transgenres” on est bien parti….hum!

       14

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      • Chris // 07.01.2018 à 13h48

        D’accord sur le fond, mais la surpopulation face aux ressources finies de la Terre interdit toute voie de sortie que je qualifierais de “raisonnable”.
        Une grande partie des populations sera sacrifiée, voulu ou pas : c’est mathématique. Seul les moyens d’élimination varieront, hélas dans les convulsions populaires, d’où ce fascisme planétaire qui se met en place (que préfiguraient Soleil Vert, Orwell, Huxley, etc…).
        Relisez le rapport Meadows (1972)…
        Notre Président arrive même à nous souhaiter plus de censure en guise de bons voeux : c’est dire ! et pourtant ça passe sans un froncement de sourcils. Remarquable, non ?
        Entre-temps, pour nous distraire, nous avons droit aux théories LGTB et autres fariboles consuméristes.
        Bref, le meilleur des mondes.

         9

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        • Gordon // 07.01.2018 à 23h54

          “Seul les moyens d’élimination varieront”

          La démographie à en général 3 “leviers” pour se reguler :

          – La Famine
          – La Maladie
          – La Guerre

           0

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  • basile // 07.01.2018 à 09h17

    je ne comprends pas trop ce haro sur Varoufakis, mais j’ai suivi l’affaire de loin, et je veux bien croire vos analyses perspicaces.

    Mais il me semble qu’il était la bête noire de l’UE, et ça, c’était la priorité. Après on voit.

    Comme chez nous, qui allons de consensuel en consensuel, sans personne pour renverser la table. (Si, mais tout de suite éliminé par l’union sacrée)

    et nous allons au trou, un par un, sans avoir vu du nouveau depuis de Gaulle.

    Ah, le sécurisant confort à court terme !

     12

    Alerter
    • Kilsan Aïtous // 07.01.2018 à 10h56

      On nous a joué une pièce de théâtre, plutôt un soap opera, avec suspense, héros, méchants, gentils, rebondissements, moto, tout ça. Mais la fin était déjà convenue. C’est pour cela que le résultat (quel suspense) du référendum n’avait aucune importance, c’était un show de plus.

      Varoufakis salue un grand “oui” en faveur d’une Europe démocratique
      https://fr.reuters.com/article/companyNews/idFRL8N0ZL0XY20150705

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      • Alexis // 07.01.2018 à 13h18

        C’est trop facile d’avoir cette vision simpliste après coup. Oui, les institutions n’ont jamais eu d’autre objectif que de faire capituler SYRIZA mais ça aurait pu tourner très différemment si Tsipras n’avait pas cédé aux pressions de la Troïka intérieure (oligarchie grecque). Si comédie il y avait eu, on en serait pas arrivé à la fermeture des banques grecques + capital controls dont la Grèce paie encore les conséquences.

        Après Varoufakis n’a jamais nié qu’il était pour une reforme de l’Europe de l’interieur (encore un utopiste) mais ça n’empêche qu’il était prêt à la rupture avec les institutions – fort heureusement (sarcasme), il fut écarté des négociations bien en amont.

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        Alerter
    • tepavac // 07.01.2018 à 12h29

      Ce n’est pas un “haro” sur Varoufakis, mais une étude pour tenter de comprendre pourquoi, alors que le peuple Grec à voté à 60% pour un Grecxit par référendum, se retrouve pieds et poings liés dans l’UE ?

      L’article démontre un fait pertinent, deux options s’offraient au Gvt Grec,
      l’une d’elle à fait ses preuves bénéfiques pour les états qui y ont consenti, celle d’assujétire les organismes financiers qui par leur actions inconséquentes ont trahit les populations en les disposant dans une situation précaire lors du crach de 2008.
      C’est ce qui a été entrepris par la Suède, la Norvège et l’Islande.

      Pourtant Varoufakis préconisait une autre voie, qui aujourd’hui nous parait bien suspecte au regard de ce que nous savons sur le but poursuivi par les Européïstes, la destruction des états.

      Préconiser la faillite de l’état était assurément un piège destiné à démontrer aux populations Européenne que l’état était une mauvaise chose en lui faisant porter la faute de la faillite économique. C’était machiavélique.

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      Alerter
      • Alexis // 07.01.2018 à 13h35

        Faut arrêter de raconter n’importe quoi. Le referendum a traduit le ras de bol de la société grecque après tant d’années d’humiliation, mais en rien une envie de sortir de l’Euro.

        Pour preuve :

        Juin 2015 : Question sur l’opinion qu’on les grecs de l’Euro (bleu : positive, rouge : negative)
        http://www.publicissue.gr/wp-content/gallery/pi_2015013/22.JPG

        Juillet 2017 : Question sur l’opinion qu’on les grecs de l’Euro (bleu : positive, orange : negative) puis sur le resultat qu’aurait le retour à la drachme après 1-2 ans (bleu : les choses irons mieux, orange : les choses iront moins bien)
        http://www.publicissue.gr/wp-content/uploads/2017/08/1-1.jpg

        Et c’est là tout le paradoxe : les grecs en ont marre, sont plus que pessimistes mais sont toujours attachés dur comme fer à l’Euro, de peur de se retrouver isolés face à, entre autres, l’ogre turc. Les institutions, conscientes ou pas de ça, en profitent depuis le début de la crise.

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        Alerter
        • tepavac // 07.01.2018 à 15h16

          Non ce n’est pas n’importe quoi!
          La question était de savoir si oui ou non les Grecs acceptaient les propositions de la Troïka, que dans le cas négatif, la Grèce se verrait exclus de l’UE. C’était bien l’ultimatum diffusé en long et en large par tous les médias et les européistes de tout poil, avec son cortège de maléfices par la mise au ban.

          Pourtant les Grecs ont voté Non à 61%, en sachant pertinemment que cela les conduisaient à un Grecxit.

          S’il n’y avait eut cet ultimatum vous auriez raison, mais voilà et vous ne pouvez l’ignorer sous prétexte d’un oubli “involontaire”.
          Par ailleurs nous étions sur le sujet des prétentions de l’UE et non sur la monnaie.

          Je crois que tout le monde se souvient de la conclusion de J.C. Junker sur les désidératas des peuples et de la valeur que les européistes accordent au choix démocratique “libéral”

          Je comprend parfaitement, et je penses qu’une grande partie des lecteurs du blog, comprennent les enjeux de notre époque. Notamment la particularité économiques des blocs qui se sont constitués, mais cela ne doit pas être au détriments des populations, sinon cela n’aurait aucun sens.

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          • PierreH // 10.01.2018 à 10h11

            Qu’en savez-vous du pourquoi exactement le peuple grec a voté non. La position européenne que vous évoquez n’était pas une position officielle (vote non = sortie de la Grèce), la preuve avec la suite.
            Tout le monde continue de projeter sur la Grèce, mais combien ont parlé avec des grecs…? Quand on entend leurs préoccupations sur la Turquie, ça commence déjà à donner un nouveau point de vue sur la question, mais à chaque fois que c’est soulevé par un intervenant ici, la chose est souverainement ignorée. Je suppose que ça ne doit pas coller à l’image qu’on aime se faire de la crise grecque…

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  • BA // 07.01.2018 à 10h31

    A propos du solde négatif Target 2 de la Grèce, il est de – 75 milliards d’euros environ.

    Mais la divergence ne concerne pas seulement la Grèce : le solde négatif de l’Italie avoisine les – 450 milliards d’euros et celui de l’Espagne les – 400 milliards d’euros !

    Ca diverge, ça diverge de plus en plus !

    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/01/Screen-Shot-01-06-18-at-01.43-PM.png

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  • tepavac // 07.01.2018 à 11h57

    Pas évident de se faire une opinion sur les feuilletons à rebondissement Grecs, néanmoins;

    “Plusieurs exemples historiques attestent qu’une faillite était tout à fait compatible avec le redémarrage rapide des activités financières au service de la population. Il fallait s’inspirer de ce qui se faisait en Islande depuis 2008 |8| et de ce qui avait été réalisé en Suède et en Norvège dans les années 1990 ”

    Nous pouvons constater que “l’Europhilie” de Varoufakis l’amène inexorablement à prendre des positions qui vont à l’encontre du peuple Grec et il en sera ainsi pour chaque personne qui serait animée par ce type de pensée schizophrénique.

    Il semble bien, que vouloir concilier l’organisation Européenne (qui en réalité est une pure organisation économique) avec les intérêts des populations (qui est une organisation sociale) soit impossible.
    Impossible, dans la mesure ou la propension économique prend l’ascendant sur les libertés, tant individuelles que collectives.
    Toute l’histoire de l’humanité démontre sans l’ombre d’un doute que l’humain n’accepte pas un assujétissement à des mécanismes de vie aliénante.

    Avec le recul, il semble aussi que la stratégie de com de Macron soit le prélude à la “présidentialisation” d’un gouvernement Européen dont il serait le prétendant.

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  • vlois // 07.01.2018 à 12h16

    Ca me rappelle le général de Gaulle dans le second tome de ses Mémoires de guerre à propos de Laval, un portrait de ce genre de personne comme la description des Caractères de La Bruyère : “Porté de nature, accoutumé par le régime, à aborder les affaires par le bas, Laval tenait que, quoi qu’il arrive, il importe d’être au pouvoir, qu’un certain degré d’astuce maîtrise toujours la conjoncture, qu’il n’est point d’événement qui ne se puisse tourner, d’hommes qui ne soient maniables. Il avait, dans le cataclysme, ressenti le malheur du pays mais aussi l’occasion de prendre les rênes et d’appliquer sur une vaste échelle la capacité qu’il avait de composer avec n’importe quoi Il jugea qu’il était possible de tirer parti du pire, d’utiliser jusqu’à la servitude, … Pour mener sa politique, il renonça à l’honneur du pays, à l’indépendance de l’État à la fierté nationale”

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  • Lili // 07.01.2018 à 12h38

    Absolument pas étonnée. Varoufakis est le fossoyeur de la Grèce. Il a servi les banques avec ses amis socialistes dont Pigasse alors “conseiller” de Panpadréou ensuite contrat renouvelé avec Tsipras pour l’offrir à l’oligarchie manipulant Tsipras et démolissant le plan de Toussaint. Soros au passage a du se remplir les portefeuilles…Bête noire de l’UE ? Vous voulez rigoler ! C’est tout l’art de la manipulation et diversion qui consiste à le faire croire pour arriver à ses fins. Aidé par la presse qui en fit un grand économiste amoureux des motos… en portrait à la Une de Paris Match, il a fallu le concours des médias pour le faire passer pour ce qu’il n’est pas. Un sinistre personnage et une sale petite ordure… Bientôt sur le perron de l’Elysée macroniste comme il l’a été sur celui de l’ex ? Le mondialofinanciorosocialo est en marche jusqu’à ce qu’il ne fasse le tour du monde pour disparaitre à jamais après avoir semer le chaos.

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    • Emmanuel // 07.01.2018 à 23h24

      Il n’y a pas de doute que Varoufakis est un supporter de l’Europe (et pas de l’UE, la Troïka ou de l’Eurogroupe), d’où le lancement du mouvement DIEM25 il y a un peu plus d’un an, dont le slogan est un peu près le suivant : soit on la démocratise, soit elle est vouée à se désintégrer (à suivre la chronique jour après jour, il semble bien que ce dernier scénario soit à l’œuvre). Et depuis, avec ce mouvement, il a élaboré des propositions, notamment sur le plan économique, le New-Deal Européen, qui est une proposition alternative radicale au TINA néolibéral, qui nous est servi matin, midi et soir. Rien que pour ça, la caricature ci-dessus me semble, à mon humble avis, tout à fait erronée (et limite sur la forme….). Avec un peu de recul, on peut bien débattre sur l’avenir du “machin”, mais avec des arguments. Lui en apporte, que l’on soit d’accord ou pas. Du fond !

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      • Emmanuel // 07.01.2018 à 23h44

        J’ajouterais encore, pour ceux que le sujet sur l’Europe intéresse (et il y a de quoi, surtout vu la pauvreté du débat – mais il faut dire aussi la complexité du sujet, et les intérêts en jeu pour une certaine oligarchie économique) , que Varoufakis a fait avancé la réflexion, avec une option et un parti pris qui mérite de l’intérêt, que l’on soit d’accord ou pas. Et on peut se questionner ce qu’il adviendra effectivement d’une désintégration de l’Europe….(sans plan B, of course !). De toute façon, le sujet, s’il n’est pas anticipé, risque de s’imposer de lui-même assez rapidement….

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  • Chris // 07.01.2018 à 13h33

    “La dette publique avait fortement augmenté principalement dans les années 1990 du fait de la poursuite d’objectifs illégitimes (dépenses militaires excessives, financement des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et aux plus riches, financement par la dette de la baisse des cotisations sociales qui étaient à charge du patronat…) ou du financement de cette dette à des conditions illégitimes (taux d’intérêt abusif prélevés par les banques), et suivant des modalités qui étaient marquées par la corruption et d’autres facteurs d’illégalité”
    En gros, la politique de Macron et de ses prédécesseurs, disons depuis Rocard (SCG) Maastricht… Taux d’intérêts ABUSIFS en moins, mais tout autant illégitimes !
    Les mêmes causes donnant toujours les mêmes effets.
    Les Français qui lisent ces articles comprendront ce qui les attend : il suffit juste de transposer les noms…
    Macron rêve de remplacer Merkel, tout comme Napoléon rêvait d’étendre l’empire français vers l’Est : mais le grain de sable “coalition” fit capoter le projet. Ce sera pareil : trop de concurrents !
    L’éternelle course à l’échalote…

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  • Cocoyoc1974 // 07.01.2018 à 14h39

    La propositions de laisser les banques privée faire faillite au lieu de l’Etat est complètement fou
    puisqu’en 2008 le traité de Lisbonne est en vigueur donc impossibilité que les banques fassent faillite. Les exemples n’entre pas dans le traité de Lisbonne … la Suède n’est pas dans la zone Euro.

    Si l’auteur de cet article essaient de montrer que laisser la faillite des banques privées en zone Euro est possible : NON ! même en 2010-2012.

    En 2017, les banques se rachètent pour éviter la main mise de l’Etat en zone Euro. Enfin, la planche à billets de la BCE permet d’éviter les faillites de banques privée.

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  • Alexis // 07.01.2018 à 16h58

    Faut arrêter de tout prendre au premier degré. Si Varoufakis énumére ses bonnes relations – et même pour certains, amitiés – avec le personnel politique grec de tout bord, c’est pour montrer que, avant l’accession au pouvoir de SYRIZA, il était respecté par les europhiles grecs, et non l’illuminé rouge brun présenté par les médias mainstreams européens. Je rappelle que ce livre est avant tout destiné aux citoyens européens, et non grecs.

    De plus, en ce qui est de Stournaras, je suis très surpris que M. Toussaint omette la suite du récit de Varoufakis, où il explique le retournement de veste de cet ex-très bon ami, dès lors que ce dernier fut appointé directeur de la Banque de Grèce. Il y explique notamment que, fait unique dans le cercle des banques centrales, Stournaras mettait en garde contre la diminution des liquidités des banques grecques – encourageant donc encore un peu plus le bank run – et ce quelques semaines avant les élections qui allait amener Tsipras et Varoufakis au pouvoir. Qui a besoin d’ennemis quand on a de tels amis !

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  • TuYolPol // 07.01.2018 à 19h53

    Coïncidence : [Diploweb] Quelle lecture géopolitique de la crise grecque ? est paru aujourdhui. Quelques lignes concernant SYRIZA : se présentant comme force de renouveau face à un système politique vieilli et usé, ce parti a en fait prôné la régression à la logique rentière. L’auteur y dévoile un fond culturel et politique qu’il nomme néohéllénisme, autant lié à l’histoire Ottomane qu’européenne. Vraiment intéressant.

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    • Le Rouméliote // 09.01.2018 à 17h53

      L’analyse de Prévélakis est un classique de la prose des universitaires grecs qui ont fait leur carrière à l’étranger. Les faits sont un peu plus compliqués. C’est l’accession de la Grèce dans la CEE qui a commencé à détruire l’économie productive grecque (lire : Boutillier et Uzunidis, La Grèce face à l’Europe. Dépendance et industrialisation truquée, L’Harmattan, 1991). Par conséquent, il ne restait que la “manne” européenne et l’endettement pour permettre le développement de la consommation qui profitait aux industries et aux banques étrangères, essentiellement allemandes et françaises. Quant au fonds culturel, il y a plus à prendre dans Bouillet, Non ! Les Grecs ne sont ni des voleurs, ni des menteurs, éd. Nessy (pour une première approche des réalités grecques) ou dans Delorme, La Grèce et les Balkans (3 vol. Galliamrd-Folio).

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      • Alexis // 10.01.2018 à 12h38

        J’ai lu le livre et concernant les effets de l’avènement de ce qu’il appelle la «rente européennes», Prévélakis a le même avis que vous !

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  • clauzip // 08.01.2018 à 23h50

    Il est important de constater que la pire gestion des banques et la troika ont saigné le peuple grec.
    Les constats de base sont a l’opposé de ce que la presse neoliberale nous a dit et redit.
    Le principe liberal que les recettes sont duees au privé, les pertes sont destinees au public.

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