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6.janvier.20186.1.2018 // Les Crises

Les propositions de Varoufakis qui menaient à l’échec, par Eric Toussaint (1/3)

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Source : CADTM, Eric Toussaint, 11-08-2017

Dans son dernier livre Adults in the Room(https://www.theguardian.com/books/2…), Yanis Varoufakis donne sa version des raisons qui ont conduit à la capitulation honteuse du gouvernement Tsipras en juillet 2015. Il analyse essentiellement la période 2009-2015 tout en faisant des incursions dans des époques plus lointaines.

Avec ce livre volumineux (550 pages dans la version originale en anglais), Yanis Varoufakis démontre qu’il est un grand narrateur. Il réussit par moment à émouvoir le lecteur. Son style direct permet de suivre de manière vivante le cours des évènements.

Ce premier article porte sur les 4 premiers chapitres d’un livre qui en compte 17. Il concerne les propositions que faisaient Varoufakis avant de participer au gouvernement en janvier 2015.

De la démonstration faite par l’auteur, on peut clairement conclure que son comportement et l’orientation politico-économique qu’il a défendue ont contribué à conduire au désastre. En effet, Yanis Varoufakis revendique clairement un rôle de premier plan dans l’élaboration de la stratégie qu’a adoptée avant la victoire électorale de janvier 2015 une poignée de dirigeants de Syriza : Alexis Tsipras, Yanis Dragasakis, Nikkos Pappas essentiellement.

Varoufakis ne plaide pas coupable : il est convaincu que si Tsipras avait réellement appliqué l’orientation qu’il lui a proposée et que Tsipras a acceptée à la fin 2014, cela n’aurait pas débouché sur une défaite pour le peuple grec.

Mais, contrairement à la conviction de Varoufakis, une lecture attentive de son livre aboutit à la conclusion qu’il a contribué à la défaite.

Contrairement à la conviction de Varoufakis, une lecture attentive de son livre aboutit à la conclusion qu’il a contribué à la défaite du peuple grec

Varoufakis explique comment progressivement il a convaincu Tsipras, Pappas et Dragasakis de ne pas respecter l’orientation adoptée par Syriza en 2012 puis en 2014. Il explique qu’il a élaboré avec ceux-ci une nouvelle orientation qui n’a pas été discutée dans Syriza et qui était différente de celle présentée par Syriza lors de la campagne électorale de janvier 2015. Cette orientation conduisait au mieux à l’échec, au pire à la capitulation.


L’orientation défendue par Varoufakis

Varoufakis résume le contenu de l’accord qu’il a passé avec Alexis Tsipras, Dragasakis et Pappas en novembre 2014 lors d’une réunion tenue dans l’appartement de Tsipras. Cette réunion avait été organisée par le trio Tsipras-Pappas-Dragasakis afin de convaincre Varoufakis d’accepter de devenir ministre des Finances dans le gouvernement qui serait formé prochainement par Syriza. « C’est là qu’Alexis m’a fait une offre, tranquillement et sous le regard vigilant de Dragazakis. – Si on gagne, or il n’y a plus aucun doute qu’on va gagner, je voudrais que tu sois ministre des Finances. » |1|

Varoufakis résume 6 mesures prioritaires qu’il a proposées à Tsipras, Dragazakis et Pappas et que ceux-ci ont acceptées. Ces mesures impliquaient de rester dans la zone euro.

Varoufakis écrit : « j’ai cru bon de récapituler nos objectifs communs :

  • la restructuration de la dette vient en premier lieu ;
  • deuxièmement, excédent primaire ne dépassant pas 1,5 % du revenu national et pas de nouvelles mesures d’austérité ;
  • troisièmement, réductions d’ampleur des impôts des sociétés ;
  • quatrièmement, privatisations stratégiques avec conditions préservant les droits du travail et relance des investissements ;
  • cinquièmement, création d’une banque de développement qui utiliserait les actifs publics restant comme caution pour générer de l’investissement de l’intérieur, et dont les dividendes seraient canalisés dans les fonds de pension publics ;
  • sixièmement, politique de transfert des actions et de la gestion des banques à l’UE (…).

Une fois de plus, ils étaient partants, encore plus convaincus » |2|.

Varoufakis déclare très clairement que ces mesures devaient se substituer au programme de Thessalonique présenté par Tsipras en septembre 2014.

Voici ce qu’il écrit à propos de ce programme :

  • « …, j’étais à Austin quand j’ai entendu aux informations qu’Alexis avait présenté les grandes lignes de la politique économique de Syriza dans un discours à Thessalonique. Surpris, je me suis procuré le texte et je l’ai lu. Une vague de nausée et d’indignation m’a submergé. Je me suis tout de suite mis au boulot. Moins d’une demi-heure plus tard, j’avais un article que le Premier ministre Samaras utiliserait pour fustiger Syriza devant le Parlement : « Même Varoufakis, votre gourou économique, estime que vos promesses sont bidons. » Et elles l’étaient.
  • Le « Programme de Thessalonique » (…) promettait des augmentations de salaire, des subventions, des bénéfices et des investissements qui seraient financés par des mannes imaginaires, ou illégales. Il comprenait également des engagements que nous ne devrions même pas avoir à tenir. Enfin, il allait à l’encontre de toute stratégie de négociations raisonnable pour maintenir la Grèce dans la zone euro, tout en affirmant qu’elle devait y rester. Le programme était tellement bancal que je n’ai même pas pris la peine de le critiquer point par point. Voilà ce que j’ai préféré écrire :
  • « J’aurais tellement aimé lire un autre discours de la part d’Alexis Tsipras ! Vous imaginez un discours qui commencerait par « Pourquoi voter pour nous ? » et répondrait, « Parce que nous vous promettons trois choses : du sang, de la sueur et des larmes ! »

 

  • Du sang, de la sueur et des larmes, voilà ce que Churchill a promis au peuple britannique en 1940 quand il a pris la tête du gouvernement. Et pourquoi ? Pour gagner la guerre. |3| »

Prendre comme référence positive W. Churchill dans une critique publique adressée au programme de Thessalonique, c’est toute une affaire. Churchill a organisé la répression sanglante des manifestations et des grèves qui ont secoué la Grèce à la fin de l’année 1944 lorsque, dans le cadre des Accords de Yalta, la Grande-Bretagne a pris le contrôle du pays en réprimant les principales forces qui avaient libéré le pays de l’occupation nazie.


Revenons sur les mesures telles que résumées par Varoufakis

1. Restructuration de la dette

Varoufakis propose une restructuration de la dette sans réduction du stock.
La réalisation de cette première mesure très modérée dépend en réalité de la bonne volonté de la Troïka. Il s’agit d’un vœu pieux. Sans recourir à une suspension de paiement, combinée à d’autres actes unilatéraux dont la réalisation d’un audit (avec participation citoyenne), il était impossible de contraindre les créanciers d’accepter une véritable réduction radicale de la dette. La proposition principale de Varoufakis en matière de restructuration de la dette s’inscrit, comme il l’indique lui-même, dans la continuité du texte intitulé : « Modeste Proposition pour résoudre la crise de la zone euro » (https://www.yanisvaroufakis.eu/wp-c…). La réalisation de cette proposition qui consistait à mutualiser les dettes publiques de la zone euro aurait impliqué une décision commune des gouvernements de la zone afin de soulager les finances publiques et d’abandonner des politiques d’austérité. C’est techniquement possible, c’est politiquement souhaitable du point de vue de la relance économique et d’un nouveau contrat social néokeynésien mais, malgré le caractère modéré de la proposition, c’est totalement incompatible avec la politique menée par la plupart des gouvernements concernés. Il faut vraiment être très naïf pour penser que les gouvernants en place dans la plupart des capitales européennes pourraient être favorables à une relance keynésienne. Fonder une solution sur une telle hypothèse, c’est faire preuve d’un manque total de conscience des rapports de force et des motivations des dirigeants européens.

Toute la proposition de Varoufakis en matière de dette était et est inacceptable d’un point de vue de gauche car elle supposait d’écarter tout débat sur la légalité et la légitimité des dettes réclamées à la Grèce

La dernière version proposée par Varoufakis fin 2014-2015 impliquait les orientations suivantes en matière de dettes : ne pas remettre en cause et ne pas réduire la dette due au FMI et aux créanciers privés, et arriver à un arrangement avec les partenaires européens sur les points suivants :
- 1. « le gouvernement émettrait des obligations perpétuelles, qui auraient la même valeur nominale que les obligations appartenant à la BCE, avec un taux d’intérêt faible, mais sans date de maturité ni d’expiration. » ;
- 2. « les dettes obligataires du fonds européen de renflouement seraient échangées contre de nouvelles obligations du gouvernement grec de trente ans, là encore ayant la même valeur que la dette existante (donc pas de décote formelle), mais avec deux conditions : d’abord, les remboursements annuels devaient être suspendus jusqu’à ce que le revenu du pays ait atteint un certain seuil ; deuxièmement, le taux d’intérêt serait lié aux taux de croissance de l’économie grecque » |4|.

Commentaire : Ces deux propositions étaient tout autant irréalisables du point de vue politique que la mutualisation des dettes.

En outre, toute la proposition de Varoufakis en matière de dette était et est inacceptable d’un point de vue de gauche car elle supposait d’écarter tout débat sur la légalité et la légitimité des dettes réclamées à la Grèce. La proposition Varoufakis s’opposait frontalement à l’orientation adoptée par Syriza en 2012 : la suspension unilatérale du paiement de la dette et la réalisation d’un audit de celle-ci (je reviendrai là-dessus plus loin). Par ailleurs, et c’est important, dans sa proposition, Varoufakis n’inclut pas explicitement l’abandon des conditionnalités imposées par les créanciers.

Varoufakis explique lui-même que sa proposition est hyper modérée :

  • « Il s’agissait de mesures modérées et politiquement acceptables pour les créanciers puisqu’elles ne comprenaient aucune décote directe. Vis-à-vis du public et des investisseurs potentiels, c’était également le signe que l’UE accepterait d’avoir sinon le beau rôle, du moins un rôle nouveau : non plus le créancier impitoyable d’un État insolvable, mais le partenaire de la croissance de la Grèce puisque les remboursements de ce pays seraient proportionnels à l’augmentation de son revenu nominal.

 

  • Pas une seule fois je n’ai entendu un représentant du FMI ou de l’UE critiquer la logique qui sous-tendait ces propositions. Comme le fit remarquer le PDG d’une des plus grosses banques d’investissement américaines après les avoir découvertes : Vous leur proposez le genre de deal qu’un avocat spécialiste des faillites à Wall Street imaginerait. »

Commentaire : Il est évident que cette orientation était également explicitement contraire au refus légitime de poursuivre le paiement d’une dette odieuse.


2. La deuxième proposition de Varoufakis :

« Excédent primaire ne dépassant pas 1,5 % du revenu national et pas de nouvelles mesures d’austérité. »

Commentaire : S’engager à dégager un excédent primaire de 1,5 % est totalement incompatible avec une véritable politique de relance de l’activité économique, de l’emploi public et privé, du pouvoir d’achat des masses populaires… En Grèce, un gouvernement de gauche qui veut réellement mettre en place une politique de relance et répondre à la crise humanitaire doit appliquer une politique de déficit public pendant plusieurs années et refuser de dégager un excédent primaire.


3. Troisièmement, réductions d’ampleur des impôts des sociétés

Concernant cette mesure que Varoufakis résume ainsi : « Ceci demanderait de fortes réductions de la TVA et des impôts sur les sociétés car il fallait redonner de l’énergie au secteur privé. »

Croire que la réduction des impôts des sociétés va augmenter la contribution de celles-ci dans le revenu fiscal total relève davantage d’une incantation libérale que d’un raisonnement argumenté

Il mentionne une question de Tsipras :

  • « – Pourquoi les boîtes devraient payer moins ? m’a demandé Alexis.
  • Je lui ai expliqué : le secteur privé devait payer plus en ce qui concerne le revenu fiscal total, mais la seule façon d’augmenter sa contribution globale alors que les ventes étaient au point mort et les banques en faillite, incapables de fournir des crédits aux entreprises rentables, c’était de réduire les impôts sur les sociétés. Dragasakis était d’accord, ce qui a apaisé Alexis et Pappas. »

Commentaire : Promettre une réduction des impôts des sociétés de manière indifférenciée est tout à fait incompatible avec une politique de gauche. Il faut augmenter le taux d’imposition des grandes sociétés et le faire respecter. Simultanément, il est tout à fait possible de baisser le taux d’imposition des petites entreprises. Par ailleurs, croire que la réduction des impôts des sociétés va augmenter la contribution de celles-ci dans le revenu fiscal total n’est nullement démontré et relève davantage d’une incantation libérale que d’un raisonnement argumenté.


4. Quatrièmement, privatisations stratégiques avec conditions préservant les droits du travail et relance des investissements

Varoufakis précise : « Quant aux privatisations, si nous voulions un accord avec l’UE et le FMI, il fallait accepter des compromis. Le refus de principe de Syriza devait être remplacé par une politique d’analyse au cas par cas. Il fallait arrêter de brader les holdings publiques, mais les actifs tels que les chemins de fer et les ports devaient être accessibles à condition qu’il y ait un minimum de niveau d’investissement, que l’acheteur s’engage à fournir aux travailleurs des contrats dignes et le droit de représentation syndicale, et que l’État demeure un actionnaire important, y compris minoritaire, car les dividendes de ses actions lui serviraient à soutenir les fonds de pension. »

Varoufakis était favorable à l’acceptation de la poursuite de certaines privatisations, condamnant le gouvernement à la soumission face aux grandes entreprises et au capital étranger.

Commentaire : Alors que Syriza se battait pour mettre fin aux privatisations et pour renationaliser une série d’entreprises privatisées, Varoufakis, comme il l’a mis en pratique quand il est devenu ministre, était favorable à l’acceptation de la poursuite de certaines privatisations. Cela condamnait le gouvernement à la soumission face aux grandes entreprises et notamment au capital étranger. Cela réduisait à l’impuissance les pouvoirs publics.


5. Création d’une banque de développement

  • « Cinquièmement, création d’une banque de développement qui utiliserait les actifs publics restant comme caution pour générer de l’investissement de l’intérieur, et dont les dividendes seraient canalisés dans les fonds de pension publics. »

Varoufakis propose la création d’une banque de développement croupion comme lot de consolation à la poursuite des privatisations et au transfert des banques grecques aux créanciers étrangers (voir la proposition 6).

Varoufakis écrit :

  • « Les actifs qui restaient propriété publique devaient être transmis à une nouvelle banque de développement publique qui les utiliserait comme garanties ou collatéraux pour lever des fonds, lesquels seraient investis dans ces mêmes actifs afin de booster leur valeur, créer des emplois et augmenter les revenus à venir. Ils ont également acquiescé là-dessus. »

Commentaire : Varoufakis présente la mesure de création d’une banque publique de développement afin de faire avaler les propositions 4 et 6 qui sont en contradiction totale avec une stratégie de gauche. La mesure 4 consiste à poursuivre les privatisations et la mesure 6 consiste à abandonner le pouvoir que les pouvoirs publics grecs avaient encore sur les banques grecques. La mesure 5 servait de leurre afin de faire croire que les pouvoirs publics allaient se doter d’un véritable instrument public de développement.

6. La sixième proposition : le « transfert des actions et de la gestion des banques à l’UE » (sic !)

Varoufakis précise qu’il s’agissait de « confier la gestion et la propriété de ces banques à l’UE. C’était une proposition ultra-audacieuse pour un parti qui penchait vers la nationalisation du secteur bancaire »

Commentaire : L’État grec était l’actionnaire principal de toutes les banques grecques et la position de Syriza consistait à ce que les pouvoirs publics exercent réellement leur pouvoir sur les banques. En proposant à Tsipras, Pappas et Dragasakis de transférer à l’UE les actions détenues par les pouvoirs publics grecs, Varoufakis réalise un pas supplémentaire et dramatique vers l’abandon complet de souveraineté.

En proposant de transférer à l’UE les actions détenues dans les banques par les pouvoirs publics grecs, Varoufakis réalise un pas supplémentaire et dramatique vers l’abandon complet de souveraineté.

Après avoir résumé les 6 propositions acceptées selon lui par Tsipras-Pappas-Dragasakis, Varoufakis en vient à la stratégie qu’un gouvernement Syriza devrait appliquer dans la négociation avec l’UE. Il explique que si l’UE décidait de saboter directement le gouvernement, ce serait la BCE qui serait chargée du sale boulot. Elle couperait la liquidité aux banques grecques et les obligerait à fermer comme elle l’a fait en mars 2013 à Chypre selon Varoufakis.

Varoufakis précise qu’il a obtenu de Tsipras-Pappas-Dragasakis un accord pour répondre de la manière suivante :

  • « Leur assentiment devait comprendre ma stratégie de négociation, dont l’élément dissuasif clé, la menace de décote des obligations SMP, et le système de paiement parallèle destiné à gagner du temps en cas d’impasse et de fermeture des banques. »

Je reviendrai sur la stratégie de négociation dans un prochain article où j’aborderai la période qui a suivi les élections de janvier 2015.

Varoufakis affirme que suite à la réunion avec le trio Tsipras-Pappas-Dragasakis il a accepté le poste de ministre des Finances. Dragasakis de son côté occuperait le poste de vice-premier ministre et superviserait directement trois ministères clés dont celui des Finances.

Fin de la première partie.

Partie 2 : Le récit discutable de Varoufakis des origines de la crise grecque et ses étonnantes relations avec la classe politique
Partie 3 : Comment Tsipras, avec le concours de Varoufakis, a tourné le dos au programme de Syriza


Version grecque de la première partie : http://contra-xreos.gr/arthra/1225-…

 

Notes

|1| Y. Varoufakis, Adults in the Room, Bodley Head, London, 2017, p. 98. Le livre va paraître à l’automne 2017 en français chez l’éditeur Les Liens qui Libèrent. N’hésitez pas à passer commande chez votre libraire.

|2| Op. cit., p. 102.

|3| Op. cit., p. 88-89.

|4| Cette citation, comme toutes celles qui suivent, proviennent du chapitre 4.

Source : CADTM, Eric Toussaint, 11-08-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Fritz // 06.01.2018 à 08h25

Voici ce que dit Varoufakis : dès le début, Tsipras et ses potes ont trompé le peuple grec. Je comprends mieux le regard torve de Tsipras au parlement européen, quelques jours avant sa capitulation, lorsque Nigel Farage l’invitait à aller au bout de son programme : le Grexit.

Et on appelle ça la “gauche radicale” ? Parmi les mesures suggérées par Jacques Sapir au premier semestre 2015 figuraient :
1) Un défaut sur la dette, au moins partiel
2) Le contrôle des changes
3) La saisie de la Banque nationale par le gouvernement grec.

A comparer avec les mesures néolibérales concoctées par Varoufakis dans le dos des électeurs grecs, au mépris du programme de Thessalonique. Quant à sa référence conformiste à Churchill, elle montre à quel point cet homme est étranger à son propre pays. On comprend qu’il ait écrit son bouquin directement en anglais, la langue de ses maîtres, et pas en langue hellénique.

66 réactions et commentaires

  • Cgrotex // 06.01.2018 à 07h55

    A la lumière des événements , on peut considérer que Varoufakis fut un euro-troll dans Syriza , L’espoir d’une politique nouvelle dans l’union européenne étant impossible , quelle est le parti en Grèce qui soit capable de redonner un nouvel espoir à ce pays ? Syriza est devenu un parti qui s’accroche au pouvoir en ne proposant plus rien , est ce que les partis comme Unité populaire ou le KKE sont capables de montez plus haut dans l’opinion ?

     8

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  • LA ROQUE // 06.01.2018 à 08h00

    Ce n’est pas vraiment l’idée que je me faisais de Varoufakis.
    Je pensais que si il avait accepté le poste de ministre des finances c’était parce qu’il partageait le programme de Syriza et qu’il voulait le mettre en œuvre.
    Programme qui selon moi aurait donné une chance à la Grèce de se redresser. On peut donc se rendre compte que même Varoufakis avec son plan beaucoup plus soft a complétement échoué devant la tyrannie imposée par la troika…

     8

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    • Degorde // 06.01.2018 à 09h34

      On ne pouvait pas vraiment se faire une autre idée. Il y a un point qui n’est pas abordé ici,mais qui le sera peut être dans une prochaine partie. C’est que Syriza en 2012, 2014 et encore en 2015 refusait bec et ongle toute sortie de l’UE.
      En outre au delà de Varoufakis et de sa responsabilité dans la défaite il y a tout de même, il faut le signaler, l’intervention des USA dans ce dossier. Ce fait a été reconnu publiquement dans une conférence de presse fin octobre 2016 tenue à Athènes par Obama et Tsipras.
      Ca n’était pas la première. En 2011 T. Geithner ministre du Trésor américain était intervenu pour empêcher – en fait interdire aux membres de l’eurogroupe – d’exclure la Grèce de l’euro.

       12

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      • kopkounine // 06.01.2018 à 18h03

        Je ne crois pas que Syriza ait refusé bec et ongle la sortie de l’Euro. Syriza d’ailleurs était un mouvement plus qu’un partie avec des orientations diverses. La minorité Tsipras en a fait la conquête par une opération de synthèse à la Mitterrand dans les années 70.

         1

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    • wuwei // 06.01.2018 à 15h53

      Peut être une piste sur qui est vraiment Varoufakis :

      De janvier 2004 à décembre 2006, il est conseiller économique de Giórgos Papandréou, alors président du PASOK.

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  • Fritz // 06.01.2018 à 08h17

    Voici ce que dit Varoufakis : dès le début, Tsipras et ses potes ont trompé le peuple grec. Je comprends mieux le regard torve de Tsipras au parlement européen, quelques jours avant sa capitulation, lorsque Nigel Farage l’invitait à aller au bout de son programme : le Grexit.

    Et on appelle ça la “gauche radicale” ? Parmi les mesures suggérées par Jacques Sapir au premier semestre 2015 figuraient :
    1) Un défaut sur la dette, au moins partiel
    2) Le contrôle des changes
    3) La saisie de la Banque nationale par le gouvernement grec

    Pour des raisons qui lui sont propres (les sanctions contre la Russie, que Tsipras n’avait pas abrogées), le Saker avait vu juste avant nous tous : “Oublions Syriza. Le rêve était beau tant qu’il durait”.

     3

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  • Fritz // 06.01.2018 à 08h25

    Voici ce que dit Varoufakis : dès le début, Tsipras et ses potes ont trompé le peuple grec. Je comprends mieux le regard torve de Tsipras au parlement européen, quelques jours avant sa capitulation, lorsque Nigel Farage l’invitait à aller au bout de son programme : le Grexit.

    Et on appelle ça la “gauche radicale” ? Parmi les mesures suggérées par Jacques Sapir au premier semestre 2015 figuraient :
    1) Un défaut sur la dette, au moins partiel
    2) Le contrôle des changes
    3) La saisie de la Banque nationale par le gouvernement grec.

    A comparer avec les mesures néolibérales concoctées par Varoufakis dans le dos des électeurs grecs, au mépris du programme de Thessalonique. Quant à sa référence conformiste à Churchill, elle montre à quel point cet homme est étranger à son propre pays. On comprend qu’il ait écrit son bouquin directement en anglais, la langue de ses maîtres, et pas en langue hellénique.

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    Alerter
    • Degorde // 06.01.2018 à 09h36

      Dès lors que Varoufakis venait de l’université d’Austin et était proche des USA comme Tsipras et que pour faire l’appoint on a fait entrer au gouvernement grec un petit parti pro-européen la cause était entendu. Ca allait finir par une capitulation.

      Quant à la gauche “radicale” il n’est pas un pays dans lequel lorsqu’elle a un poids politique, elle propose de sortir de l’UE. Voyez Podemos par exemple ou Die Linke en Allemagne ou “La France insoumise” de Mélenchon (discours du 18 avril 2017). Ce sont des escrocs

       44

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      • Fritz // 06.01.2018 à 10h06

        Quel “petit parti pro-européen” ? J’avais surtout retenu l’entrée au gouvernement Tsipras de l’ANEL, petit parti de droite eurosceptique :
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Grecs_indépendants
        En tout cas, le site wsws.org (affilié à la IVe Internationale) avait vu juste : cette soi-disant gauche radicale est vendue au grand capital.

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      • grincheuse // 06.01.2018 à 17h18

        Attention ! La situ de Mélenchon n’est pas la même que celle de Tsipras, quand un pays représente 18% du PIB EUROPéen (la France), ce n’est pas comparable au PIB grec qui ne représente que 2% du PIB européen : les rapports de force ne sont pas les mêmes. Ce qui met la France en position de négocier le plan A et le plan B. Il va de soi que si les autres refusent le plan A (opt out pour certaines directives nuisibles à notre pays), on arrive directement au plan B : la sortie. Mélenchon ne “triche” pas. Il veut forcer la main à l’UE, mais son but , n’est pas de détruire l’Europe. Secondo, son but “d’indépendantisme”, c’est de garder toute autonomie en matière de politique extérieure, parce qu’il ne veut pas que la France soit embrigadée dans des guerres qui ne la concernent pas. Enfin, il dénonce le 3% de déficit qui condamne notre pays à l’austérité (d’où l’opt out pour certaines directives). Il faut bien lire son blog sur l’europe, c’est parfaitement clair et stratégique.

         17

        Alerter
        • Papagateau // 07.01.2018 à 02h00

          Négocier ?
          Négocier ?
          Pourquoi négocier ?
          Tu imposes. Et a moins qu’ils envoient des avions pour bombarder tes villes, ils ne peuvent rien faire sur ton territoire.

          Et l’embargo, me diras-tu, qui peut se faire depuis les autres pays.
          Mais n’est-ce pas le cas présent qui est pire avec paiement comptant majoré de 1% pour le remboursement de la dette ?

          En cas d’embargo, tu te fâches au maximum avec une dizaine de pays, le onzième dans la liste voyant qu’il a une énorme opportunité à devenir ton fournisseur quasi exclusif (et au comptant) s’il s’assoit sur sa petite créance (10e rang = environ 1% de la dette).

          Donc tu ne négocies pas.

           14

          Alerter
          • JNX75 // 07.01.2018 à 09h37

            oulalalah certains raisonnent encore comme en 1880.😆
            Embargo, bombardement…
            Non, pas de blocus continental ni de guerre de courses, juste un bon vieil avenir a la venezuelienne.

             2

            Alerter
        • Kilsan Aïtous // 07.01.2018 à 10h15

          Le plan B, ce n’est toujours pas la sortie de l’UE. Relisez le programme chafoin de Mélenchon.

           4

          Alerter
          • Subotai // 08.01.2018 à 00h13

            C’est de prendre des DECISIONS UNILATERALES qui seront définies par la population.
            Le mouvement FI sympathisant et alliés ne suivent pas les dictats.

             0

            Alerter
            • degorde // 08.01.2018 à 10h19

              Sans sortir de l’UE ? C’est une plaisanterie. La France s’exposerait à des recours en manquement devant la CJUE et n’importe quel citoyen français pourrait saisir le Conseil d’Etat pour forcer le gouvernement à respecter les traités européens. Relisez les traités et vous verrez ce qu’il en est exactement.
              En outre les décisions unilatérales seraient contraires à l’art. 55 Const. française et donc illégales et inapplicables comme l’a rappelé le Conseil constitutionnel le 6 octobre dernier.

               2

              Alerter
        • degorde // 08.01.2018 à 10h13

          Sauf le respect que je vous dois vous reprenez là les propos de Mélenchon, qui sont je regrette de le dire si brutalement une dérobade. Vous me dites que la France pèse 18 % du PIB contre 2 pour la Grèce. Là n’est pas l’essentiel. D’une part la France a bel et bien signé les mêmes traités donc elle est tenue par les mêmes engagements et d’autre part, la ligne de partage n’est pas là. C’est le fait que la France soit contributeur net au budget européen (comme la GB du reste). Or, ça JLM s’est toujours bien gardé de l’évoquer.
          Son plan A et son plan B personne n’y comprend rien. Il a amusé la galerie avec ça dès juin 2016 pour masquer l’embarras que lui causait le Brexit sur lequel il avait pris soin de ne pas s’engager. Son plan B n’est pas la sortie de l’UE si vous l’écoutez bien (qu’il exclut catégoriquement) mais “une autre Europe”, cette vieille lune qu’on nous sert depuis 40 ans.
          Enfin son discours Plan A et Plan B a été jeté aux orties brutalement pendant la campagne électorale lorsqu’il a dit qu’il ne voulait pas rompre avec l’UE ni avec l’euro. Pas nouveau du reste, pour ceux qui ont été attentifs aux discours qu’il a prononcés respectivement à Copenhague et Berlin en 2015 et 2016.
          Son discours est si peu solide que même la triste Léa Salamé l’a “coincé” dans ses contradictions dans une émission de télé “on n’est pas couché” le 20 février 2016.

          Il y a des militants de la France insoumise qui entendent par plan “B” sortie (comme vous) et d’autres qui entendent autre chose. C’est donc bien qu’il y a tromperie délibérée de Mélenchon.

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        • degorde // 08.01.2018 à 10h17

          le plan A et le Plan B sont des dérobades de Mélenchon sorties de son chapeau brutalement en juin 2016 juste après le Brexit plutôt embarrassant pour lui et pour lequel il a refusé de prendre partie. La ligne de partage n’est pas le poids relatif du PIB mais le fait que la France est contributeur net au budget de l’UE, point que Mélenchon se garde bien de mettre en avant.
          Le plan B où certains dans la FI voient la sortie et d’autres, autre chose, une autre europe dont on nous rebat les oreilles depuis 40 ans. Cette discordance prouve bien la tromperie dans laquelle se fourvoie Mélenchon. Le but des partisans du Frexit n’est pas de détruire l’europe (elle y parvient très bien elle-même) mais de retrouver notre indépendance et notre souveraineté. Comment peut il revendiquer l’autonomie en matière de politique extérieure quand le TFUE nous lie à l’OTAN et aux Etats-Unis ?
          Cordialement

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  • Patrique // 06.01.2018 à 09h33

    Varoufakis et Tsipras sont depuis le début des euro-atlantistes. Ce n’est pas un hasard si Varoufakis écrit en “états-unien” et pas en grec. C’est parce qu’il ne se sent pas grec, parce qu’il n’est pas grec.
    Je rappelle que le “gauchiste” Tsipras était reçu avec le tapis rouge par le gouvernement états-unien avant son élection et que la majorité de Syriza était sur la ligne capitularde de Papandréou.
    Certains grecs ont cru qu’ils avaient élu de Gaulle, ils ont eu Pétain.
    lire “Les Grecs vont maintenant pouvoir constater que Syriza est un parti-leurre” publié le 26 janvier 2015 qui écrit ce qui se passera dans les mois suivants.

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    • Degorde // 06.01.2018 à 09h38

      Exact. Tsipras voyageait même dans l’avion de George Soros (ça dit tout) tout comme Iglesias, leader de Podemos en Espagne, a son rond de serviette à l’ambassade des USA.

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    • kopkounine // 06.01.2018 à 17h59

      Je crois que varoufakis est gréco-australien. La Grèce est un pays d’émigration.

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  • lilitte // 06.01.2018 à 09h43

    Il suffisait de lire et d écouter frédéric lordon et on avait compris qui était varoufakis !!!!

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  • BA // 06.01.2018 à 09h57

    Varoufakis a toujours voulu que la Grèce reste dans l’Union européenne.

    Varoufakis a toujours voulu que la Grèce reste dans la zone euro.

    A partir de là, Varoufakis s’est lui-même placé dans le camp des collabos.

    Il faut détruire la zone euro.

    Il faut détruire l’Union européenne.

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    • Subotai // 08.01.2018 à 04h03

      Combat politique d’arrière garde.
      Faites le vous même avec votre comportement de citoyen consommateur.
      Cessez d’être ce qu’on attend de vous.

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  • Duracuir // 06.01.2018 à 09h59

    Blair avait tué la sociale-démocratie, Tsypras a tué la gauche.
    Quoiqu’il en soit, Varouflakis ou non, c’est facile de refaire le match. Le principal fautif de tout ceci est le peuple Grec qui s’est laissé mettre dans les chaines sans presque moufter.
    Le plus puissants mouvement de rue, n’ont, au total, assemblé, dans tout le pays, pas plus de 500 000 personnes… Ce qui représenterait en France, 3000 000 de personnes dans la rue. Ce qu’on a eu pour le CPE en 2005.
    Les Grecs n’ont su que couiner et pleurnicher en voulant toujours rester dans l’euro.
    J’espère que les Français seront moins lamentablement serviles. Mais j’ai des doutes.

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    • Fritz // 06.01.2018 à 10h14

      “Les Grecs n’ont su que couiner et pleurnicher…” : le 5 juillet 2015, ils ont quand même dit NON à l’UE, à 60 %. Mais vous avez raison, les Grecs auraient dû faire la révolution dès le 13 juillet, quand Tsipras les a trahis en rase campagne.

      “… en voulant toujours rester dans l’euro” : ça, c’est le discours de nos médias. On n’a pas demandé aux Grecs leur avis sur l’euro, que je sache. Et en disant NON le 5 juillet, ils ont pris le risque d’une sortie de l’euro. Ce geste politique est plus important que tous les sondages.

      L’étude d’Eric Toussaint montre que c’est Varoufakis et Tsipras qui voulaient rester dans l’euro, coûte que coûte.

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    • lecrabe // 06.01.2018 à 11h20

      C’était quand la dernière manif de 3m de personnes en France? la dernière grève générale? le dernier encerclement du parlement?
      Depuis plus de 6 ans les Grecs se font tabasser, gazer, piller sans bénéficier d’aucune solidarité des autres peuples européens… [MODERE]

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  • Emmanuel B // 06.01.2018 à 10h14

    Je m’étonne des commentaires qui fleurissent systématiquement sur le site et qui peuvent se résumer à : 1) On le savait ; 2) Faut pas s’étonner ; 3) C’est toujours pareil. Je ne comprends même pas quelles dispositions psychologiques président à ce genre de propos moutonniers…

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    • basile // 06.01.2018 à 15h43

      ailleurs, c’est plutôt :
      1) On ne savait pas
      2) incroyable
      3) on n’avait encore jamais vu ça.

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    • Fritz // 06.01.2018 à 16h05

      @Emmanuel B :

      1) Je ne savais pas, j’ai cru naïvement aux promesses de Syriza, justice et souveraineté pour le peuple grec : https://www.youtube.com/watch?v=-u7vDXcwHSc
      2) Je m’étonne de l’impunité de ces menteurs, Tsipras et les autres, car je rejette la phrase-pirouette “les promesses n’engagent que ceux qui y croient”.
      3) J’espère que c’est la dernière fois qu’on se fait avoir, que ce ne sera pas toujours pareil. Pour cela, lire et méditer les textes proposés sur ce blog, discuter entre nous, ce n’est certes pas suffisant, mais c’est la condition nécessaire pour ne plus se faire syrizer.

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      • grincheuse // 06.01.2018 à 17h23

        Je pense que la Grèce totalement en faillite à l’époque a baissé la tête, vu le manque de soutiens des autres pays européens, notamment la France et l’Allemagne, les 2 plus gros “côtisants”. Par contre, les memoranda de la troika qui ont suivi, blocage des comptes par chantage ou acceptation des politiques d’austérité drastique, l’argent de la BCE qui ne finançait que les banques (notamment les nôtres), au lieu de s’investir dans l’économie, les privatisations spoliatrices de tous les biens publics de la Grèce, même si Tsipras n’avait pas le mandat de “sortir de l’europe”, face à une telle dégradation, il aurait dû refaire un référendum pour demander leur avis aux Grecs, parce que leur situation sociale s’est totalement effondrée et maintenant, le pays ne possède plus rien pour se refaire une santé.

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        • chb // 07.01.2018 à 12h10

          “la France et l’Allemagne” que vous évoquez, Grincheuse, sont-ils les peuples ou plutôt les élites aveugles ou corrompues qui les représentent ? Il me semble que la doxa TINA affecte le tissu social dans ces deux pays aussi ; moins brutalement qu’ailleurs mais tout de même (Hart, Macron…).
          Autre intervention d’E Toussaint, sur les dettes illégitimes : Vidéo http://www.cadtm.org/Les-luttes-contre-les-dettes
          Ainsi des jeunes de vingt ans s’endettent-ils pour vingt à trente ans pour faire des études. Ce phénomène qui plombe les étudiants US et japonais arrive en Europe.
          Les dettes hypothécaires (cf subprimes) touchent aussi l’Espagne, où elles avaient suscité l’élection de la maire de Barcelone, en résistance à l’injustice économique.
          Les « économies périphériques » européennes ont été incitées à contracter des prêts qui maintenant les contraignent à réduire la qualité de vie de leurs citoyens, qu’elles dépouillent de leurs droits fondamentaux. Or, les banques voyous savaient que les dettes étaient insoutenables.
          Toussaint : « Il faut être un très grand optimiste et un très grand naïf pour penser, en prenant en compte l’expérience des faits, que l’UE choisira l’intérêt du citoyen libre et actif avant l’intérêt du capital. »

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  • Perret // 06.01.2018 à 10h17

    Varoufakis avait choisi comme conseiller Matthieu Pigasse, responsable mondial des fusions-acquisitions et du conseil aux gouvernements de la banque Lazard.
    Quant à Tsipras, il ne s’est pas contenté de voyager dans l’avion de Soros comme l’indique très justement @Degorde, on trouve pas mal de traces sur le net de ses connections avec Soros et la finance américaine
    http://www.politics.ie/forum/europe/206327-why-does-george-soros-sponsors-alexis-tsipras.html
    http://hellasfrappe.blogspot.ch/2013/02/busted-soros-funded-tsipras-trip-to-us.html
    etc.
    J’ai souvenir d’une discussion, en avril 2015, à Paris, avec une conseillère du ministre de l’intérieur grec, qui disait qu’il ne pouvait y avoir échec de Tsipras parce que celui-ci était soutenu par Soros…

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  • BASLE // 06.01.2018 à 11h25

    Varoufakis a essentiellement raison.
    Ceci dit, deux commentaires: a) la Grèce n’a pas sa place dans l’euro et devrait quitter la zone au plus vite, b) ni l’Eglise orthodoxe, ni l’armée n’ont été touchées par les mesures d’austérité. POURQUOI ???
    Rappelons aussi que le ministre allemand des finances, M. Schauble, n’a pas hésité à dire que les élections [grecques] ne signifieraient rien !!!…

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    • Chris // 06.01.2018 à 14h38

      Parce que l’armée et l’Eglise orthodoxe sont aussi intouchables que le Pentagone et les 17 agences de renseignement US : l’OTAN soutient l’armée grecque (la Grèce NE PEUT PAS sortir de l’OTAN/UE ou alors elle connaitrait un second régime des Colonels à défaut d’une guerre civile !) et l’Eglise maintient le couvercle sur la marmite sociale…
      Aucune des nations européennes n’ont leur place dans l’euro/DM sauf l’Allemagne, du fait de l’inégalité des économies nationales et aussi longtemps que ne sont pas mis en place les transferts pour les corriger, ce que refuse énergiquement l’Allemagne.
      Schaüble réagit comme Thatcher : I want my money back ! Les banques allemands, britanniques puis françaises sont celles qui ont le plus frénétiquement spéculé en Grèce, mais aussi dans le raz-de-marée immobilier espagnol.

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    • Alfred // 06.01.2018 à 15h43

      pour l’armée c’est facile: voyez donc les vendeurs d’armes allemands convaincus de corruptions sur le marché grec…

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  • Emmanuel // 06.01.2018 à 11h33

    A l’entendre et le lire, Je pense que Varoufakis a été cohérent dans la situation qui était celle de 2015. Clairement sa proposition découlait du choix politique de rester dans l’euro (et l’UE), et visait une position de compromis “acceptable”, notamment vis à vis de l’Allemagne. Il a perdu son “pari”, d’où le bouquin qui témoigne du “mur” auquel il a été par la suite directement confronté. On pourrait le traiter de traite s’il avait “menti” et trahi les intérêts de la Grèce. Personnellement je ne le crois pas, et je pense que sa démarche était sincère et voulait prendre en compte les rapports de force en présence, avec un calcul tout simple que la rupture avec les institutions et les Etats tiers (UE et USA) allait avoir des conséquences encore plus catastrophiques pour le pays. Notez que la problématique est tout à fait d’actualité y compris pour la France….

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    • lecrabe // 06.01.2018 à 12h29

      Je note qu’en effet la problématique est d’actualité dans note pays.
      Mais vu la situation des Grecs aujourd’hui, qu’est-ce qui prouve que le sort des Grecs aurait été “encore plus catastrophique” s’ils étaient sortis de l’UE ?
      Les prédictions catastrophiques sur le Brexit se sont-elles réalisées?
      L’argument inconsistant qui veut que la rupture avec l’UE (et USA) entraînerait des conséquences catastrophiques tient plus à mon sens de l’épouvantail à moineaux.

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    • TC // 06.01.2018 à 14h05

      @Emmanuel : “… la rupture avec les institutions et les Etats tiers (UE et USA) allait avoir des conséquences encore plus catastrophiques pour le pays.”

      Allez, juste pour savoir, au regard de ce que vivent aujourd’hui les Grecs (si vous ne savez pas l’Internet est là pour vous aider), jusqu’où considérez-vous que les conséquences seraient plus catastrophiques ? Qu’est-ce qui vous permet de le penser ? Vous êtes devin ?

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    • Max47 // 06.01.2018 à 15h04

      Varoufakis était en cohérence avec sa volonté de rester dans l’UE et dans l’Euro, certes, mais cette volonté elle-même n’était pas en cohérence avec la réalité. Il était tout simplement impossible de sauver la Grèce en restant dans l’UE et dans l’Euro, à cause de la “gouvernance” quasi totalitaire en place dans ces institutions. Contrairement à ce que vous pensez, Varoufakis a donc fait – au moins – une grosse erreur d’appréciation quant au type de “rapports de force” existant. Persister dans la même erreur par la suite et une fois que cela a été démontré, cela ne commence-t-il pas à ressembler à une sorte de trahison ? Ou de fuite en avant sans issue.
      Comme l’ont dit un certain nombre de commentateurs, en sortant de l’Euro les Grecs auraient été sûrs de s’en prendre plein la gueule, mais avec un espoir d’aller mieux, à terme. Tandis qu’en restant dans l’Euro les Grecs étaient tout aussi sûrs de s’en prendre plein la gueule, mais sans aucun espoir d’amélioration, jamais. Le risque est de comprendre cela trop tard, quand il ne reste pour ainsi dire plus rien à sauver…
      Par ailleurs : c’est vrai qu’il ne faudrait jamais mettre au pouvoir des gens qui ont été prof d’université aux USA et qui écrivent leurs bouquins dans une langue que ne pratiquent pas les gens du pays…

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      • Alexis // 06.01.2018 à 15h12

        Vous semblez être nombreux à oublier que Varoufakis n’était pas à la tête de l’État grec. Pour la capitulation et la non-rupture avec les institutions, il faut s’adresser à Tsipras et non Varoufakis qui, refusant le memorandum et prêt à declarer défaut sur les bonds ECB, avait été sagement écarté auparavant.

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      • Emmanuel // 06.01.2018 à 21h28

        Bonjour, une réponse à vos trois objections : premièrement, il ne s’agit pas de dire ce qui aurait été le mieux, mais juste de préciser le parti pris de Varoufakis à ce moment là, et du point de vue de la Grèce qui n’est pas, soit dit en passant, la Grande Bretagne, ni, vous l’aurez sans doute remarqué, d’émettre un avis sur ce qui aurait été le moins catastrophique pour la Grèce, de sortir de l’euro (et de l’UE), ou d’y rester (je ne suis pas prophète), mais de comprendre la démarche à ce moment là de Varoufakis. Notez par ailleurs son mérite d’apporter un témoignage très intéressant du fonctionnement des institutions européennes. Enfin, notez qu’après le référendum Grec, et compte tenu du choix du gouvernement de valider le mémorandum imposé par la Troïka, il a démissionné. Une dernière remarque, pour dire que dans cette histoire la position des représentants français a été d’une (très) grande hypocrisie…..

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      • Emmanuel // 06.01.2018 à 21h53

        Sur le fond, le débat dépasse largement le cadre Grec ; sortir ou rester dans le cadre de l’UE et comment, sachant, pour compliquer les choses, que chaque pays a une situation (géopolitique) différente. Permettez-moi, à ce jour, d’être personnellement, très prudent, ce qui ne m’empêche pas d’être très, très critique, et opposé au statu quo, ainsi qu’à la proposition (très hypothétique) de Macron. Mais c’est une longue histoire….

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  • Jean-Charles // 06.01.2018 à 12h51

    De début 2001 jusqu’à 2009, les intérêts à 10 ans dur les dettes publiques de tous les Etats de la zone européenne ( ZE) sont resté constants à environ 4%

    Dès 2009, ils se sont différenciés pour atteindre en 2012 les sommets suivants :

    Grèce : 29%
    Portugal : 14%
    Italie : 7%
    Espagne : 6%

    Aujourd’hui ils se situent tous à part pour la Grèce en dessous de 4%

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c3/Long-term_interest_rates_%28eurozone%29.png/800px-Long-term_interest_rates_%28eurozone%29.png

    Les banques privées françaises étaient exposées à hauteur de 80 milliards, allemandes à 45 milliards italiennes à 10 milliards…

    Avant décote la dette publique atteignait 360 milliards dont 155 en main d’institutions internationales ( BCE, FMI, FESF..) et 205 auprès d’instituts financiers privés.

    Après décote de près de 100 milliards, la dette totale ayant augmenté à plus de 400, milliards à fin 2013, la part des institutions internationales a augmenté à 290 milliards et celle des privées diminué à 30 milliards.

    La manoeuvre a consisté à remplacer les créanciers privés par des créanciers publics au frais du contribuable européen.

    L’alternative aurait consisté à faire racheter toute la dette à la banque centrale grècque à des taux avoisinant 0% ce qu’elle ne peut ni la BCE sur le marché primaire à l’émission ( art. 123 du traité de Lisbonne).

    Cui bono?

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    • tchoo // 06.01.2018 à 18h24

      quel est la contribution du contribuable européen à la dette grecque?

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  • Alexis // 06.01.2018 à 13h34

    Donc Varoufakis, qui était prêt à torpiller la zone euro après le referendum, est en fait de droite et acquis à la cause européiste, etats-unienne etc etc. Ouvrez les yeux pardi.

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    • Perret // 06.01.2018 à 18h18

      Je connais des gens de droite qui disent que les gens de droite européistes sont de gauche et des gens de gauche qui disent que les gens de gauche européistes sont de droite. C’est une bourse d’échange ?

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      • Alexis // 06.01.2018 à 19h15

        les gens qui naviguent ces eaux savent comment je l’entends… (et ce n’est pas vraiment l’objet de mon message…)

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  • Chris // 06.01.2018 à 14h15

    “croire que la réduction des impôts des sociétés va augmenter la contribution de celles-ci dans le revenu fiscal total n’est nullement démontré et relève davantage d’une incantation libérale que d’un raisonnement argumenté”
    On sait très bien (depuis les années Thatcher/Reagan) que les optimisations fiscales dont font partie les baisses des impôts des transnationales, vont directement dans les paradis fiscaux, grâce à la libre-circulation des capitaux : Maastricht a accéléré ce mouvement. L’effondrement des investissements publics le démontre pas seulement aux USA mais aussi en Europe.
    OXFAM rapporte, année après année, les sommes phénoménales ainsi détournées des revenus nationaux. (Se rappeler que la CSG fut introduite par Rocard pour compenser la diminution des revenus sociaux que la désindustrialisation a constamment aggravée).
    Ignorer tous ces éléments, alors que Varoufakis se prétend économiste et spécialiste de la théorie des jeux (il n’a pas dû gagner beaucoup aux jeux !), relève d’un pur aveuglement idéologique gauchard pro-atlantiste, et d’imbécilité doublée d’imposture. Et ça se dit intellectuel !?
    En France comme ailleurs… les citoyens sont trahis par leurs élites compradores.
    Quand je pense que Macron est encore plus jusqu’auboutiste, ça fait peur.

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    • 1Direct // 06.01.2018 à 18h14

      AH $€$€$ Rocard €$€$€$ !!
      Tout un programme socialiste enfin à condition de croire que la couleur du socialisme est le vert $ ou le vert €.
      Toujours en Cent 100 $/€ bien sur 🙂 … ou en sang?

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    • Emmanuel // 06.01.2018 à 21h38

      Pour émettre un avis aussi péremptoire, avez-vous lu ses ouvrages, et avez-vous lu la proposition de “New-deal” ? A mon très humble avis, à le caricaturer ainsi, jusqu’à l’assimiler à un néolibéral proche d’une Tchacher (sic), vous faites fausse route (il est un des premiers à dénoncer haut et fort le TINA); et pour ceux qui voudrait combattre le néolibéralisme, en le combattant lui, vous commettez tout simplement un contresens.

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      • lecrabe // 07.01.2018 à 10h48

        A mon très humble avis, ce qu’on lit sur sa notice wikipédia me semble tout à fait fondé:
        “Dans les années 1980, Michel Rocard, avec Jacques Delors, impulse la traduction en français des ouvrages de Friedrich Hayek. Selon Jean-Pierre Chevènement, c’est ainsi que les principes de l’économie néolibérale sont importés en France”.
        Aussi respectable qu’ait été Rocard sur bien des sujets et en tant qu’homme, il faut reconnaître que c’est un des pères fondateurs du socialisme de droite et de la fameuse europe sociale. Il y croyait très certainement, mais après toutes ces années, il est difficile d’avancer que la “3ème voie” et “l’europe sociale” ont réussi à faire du néolibéralisme un moteur de partage des richesses et de progrès social, bien au contraire.

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  • 1Direct // 06.01.2018 à 14h36

    Croire que la réduction des impôts des sociétés va augmenter la contribution de celles-ci dans le revenu fiscal total relève davantage d’une incantation libérale que d’un raisonnement argumenté

    Tiens cela est peu ou prou le discours et les actes de nos derniers dirigeants français.
    M. Macron en tête avec sa théorie de premier de cordée.
    Une nouvelle appellation de la bien connue théorie du ruissellement. Celle-ci a largement fait ses preuves niveau inefficacité vue les résultats et le nombre d’années qu’elle est pratiquée.
    La renommer ne changera rien au résultat final.

    Quid des dettes d’états?
    Depuis le transfert des emprunts vers (aux profits de) les financiers (V.G.E.1974 et consorts), au regard des définitions internationales et de SACK, la presque totalité des dettes d’états sont des “dettes odieuses”. La part capital pourrait se discuter mais la part des intérêts me semble sans ambiguïté “odieuse”, illégale.

     12

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    • 1Direct // 06.01.2018 à 15h28

      Pour information, aux dernières nouvelles dont j’ai connaissance, depuis 1974, sans les intérêts (et leurs cumuls), la dette de la France serait d’environ 25 à 30% du PIB alors que nous sommes à presque 100%.
      En résumé si nous avions continué à emprunter sans intérêt à la Banque de France nous serions à 30%.
      Sacré écart non? Et devinez qui paie?
      Pour les pointilleux …
      On n’y ajoute des hypothétiques dévaluation du Franc et inflation de 1974 à 2001 cela ne nous couterait pas les 70% de plus.
      Ah c’est vrai!! … Pour les très pointilleux …
      Certains diront: “Dans ce cas, nous n’aurions rempli les conditions pour entrer dans la zone Euro”
      Nous ne serions pas dans l’Euro. Mon dieu la belle affaire !!!
      Oui, comme de par leur volonté de conserver leur monnaie nationale ou ont obtenu des statuts dérogatoires, tels le Danemark, le Royaume-Uni, la Suède.
      Tous ces pays qui, comme tout le monde le sait , sont dans tous leurs états de ne pas être dans la zone Euro (humour).

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      • tepavac // 06.01.2018 à 19h23

        Question de profane;
        -un état peut-il renégocier les taux d’intérêts comme le font les particuliers ?

        -est-ce que cela aurait une grande incidence sur la dette ?

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        • 1Direct // 06.01.2018 à 19h51

          Je ne suis pas du tout un spécialiste, plutôt un fouineur 🙂 .
          Donc sous le contrôle de notre hôte et d’intervenants ayant plus de savoir, une négociation me semble que peu réalisable. Tout dépend des “forces” et des volontés en présence.
          Par contre, à ma connaissance, si le contrat le permet, rien n’empêche de profiter de taux bas pour emprunter plus pour rembourser des emprunts coutant plus cher. Ensuite cela dépend si l’emprunt d’état peut être remboursé avant terme.

          Mais là je laisse la parole aux connaisseurs.

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          • tepavac // 07.01.2018 à 11h17

            Merci 1Direct!

            OOOlivierrrrr!!
            On vous demande au RdeC!

            -un état peut-il renégocier les taux d’intérêts comme le font les particuliers ?

            -est-ce que cela aurait une grande incidence sur la dette ?

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            • 1Direct // 07.01.2018 à 14h37

              Personnellement je pense que cela n’aura pas une grande incidence car ente les (quelques) dettes remboursées avant leurs termes et les la différence des taux d’intérêts le différentiel ne serait pas bien grand. Certes comme l’ont dit “ce serait toujours cela de pris” 🙂
              Par contre le “message” envoyé aux préteurs potentiels et les bras de fer eux seront sources d’autres problèmes.

              Pour utiliser une métaphore “quand il y a gangrène il faut couper”.
              En clair, comme disent les spécialistes, la seule vraie solution est, au minimum, un “hair cut” sur les intérêts des dettes.
              Il y aurait les mêmes effets que sus-cités, ce serait certainement assimilé à un défaut de la France donc des difficultés de réemprunter … sauf si on réemprunte comme avant à 0% à la Banque de France. Mais là le montant en vaut la peine.

              Imaginer que vous empruntiez 1 milliard € à votre banquier. Intérêts compris cela fait 1,5 milliard €.
              Que pensez vous qu’il va répondre si vous lui dite:
              ” Je vous rembourse le capital -1 milliard €- mais pas les intérêts car je ne suis pas solvable de plus. C’est çà ou 0 €.” .

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  • Kilsan Aïtous // 06.01.2018 à 15h17

    L’Empire a le chic pour placer ses bots partout en UE : beaucoup des dirigeants des ex pays de l’Est sont formatés par les USA, ils sont plus américains (américanistes) que lituanien, polonais, ukrainiens, grec, français, etc. En plus ils font dans le “beaugosse” ces temps-ci, et ça semble marcher, c’est un produit de marketing.

    https://www.youtube.com/watch?v=Afl9WFGJE0M

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    • Alfred // 06.01.2018 à 15h45

      C’est bien vu. Je me demande bien qui sont les “placeurs” (vieux métier disparu avec la loi marthe richard de 46)…

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      • Kilsan Aïtous // 07.01.2018 à 10h39

        “Placeurs”, le terme est trop beau et pourrait prêter à confusion, il vaut mieux dire “souteneurs” et “tenanciers”.

        #BalanceTonPornocrate

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  • BA // 06.01.2018 à 21h17

    EURO : Pendant que les grands médias et tous les partis politiques (sauf l’UPR) gardent le silence, la situation continue d’empirer.

    En atteignant + 906.941.417.444,22 euros au 31 décembre 2017, le solde Target 2 de l’Allemagne dépasse les 900 milliards d’euros pour la première fois depuis la création de l’euro.

    C’est la Bundesbank allemande qui vient de le révéler.

    Au même moment, le solde négatif de l’Italie avoisine les – 450 milliards d’euros et celui de l’Espagne les – 400 milliards d’euros. (La France étant à peu près à l’équilibre)

    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/01/Screen-Shot-01-06-18-at-01.43-PM.png

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    • K // 07.01.2018 à 02h36

      Cela montre la fragmentation de la zone euro, et que les investisseurs essaient toujours de se protéger d’une possible implosion de la zone euro en investissant dans les banques en Allemagne, bref là où il y a de la confiance.

      Ils vont être obliger de réformer Target2. La question est comment ?

      A partir de 2012, la différence de balance avait chuté suite à l’application du QE, mais force est de constater que cet effet était de court terme.

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      • TC // 07.01.2018 à 09h30

        Réformer Target 2? Vous pensez vraiment que les Allemands vont opter pour un assouplissement dussystème alors que ce sont eux qui l’ont voulu comme ça ? Bien au contraire, ils vont vouloir le durcir en exigeant des garanties plus fortes comme l’histoire de la crise de l’euro le démontre depuis son tout début.

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      • TC // 07.01.2018 à 09h39

        J’ajoute que la balance de Target 2 pour ce que j’en ai compris traduit celle des commerces extérieurs, donc davantage lié à la compétitivité économique des pays intra zone euro. Donc, même s’il y avait une volonté des investisseurs de parier sur un pays plutôt qu’ un autre, au final, c’est la balance extérieure qui joue.

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  • Brigitte // 07.01.2018 à 08h42

    La Grèce a joué un rôle géopolitique de premier plan en Europe, aux portes de la Turquie, du Moyen-Orient et de la Russie… et finalement, c’est l’empire anglo-américain qui en a pris le contrôle “protecteur” au siècle dernier.Tout est dit.
    Beaucoup de grecs doivent vivre encore avec la nostalgie de “l’hélénisme” et ont peut-être pensé que l’UE leur offrirait l’opportunité de se refaire, comme au poker. Le vote Syriza a été probablement le dernier soubresaut pour attraper la corde que l’on vous tend pour vous la mettre autour du cou.
    Je crois que la France est sur la même pente, ainsi que toute l’Europe du Sud d’ailleurs.
    Avis aux “insoumis”…

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