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14.octobre.201614.10.2016 // Les Crises

Les États-Unis rappellent qu’ils ne veulent pas s’interdire la première frappe nucléaire

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Après tout, il n’y a toujours qu’un seul État au monde qui a utilisé en premier la bombe atomique sur des populations civiles…

La situation devient de plus en plus dangereuse, comme on le verra…

La doctrine nucléaire dite de la « frappe préventive » ne changera pas, a déclaré Carter

Source : Military.com, le 27/09/2016

Le Secrétaire à la Défense Ash Carter s'adresse aux troupes sur la base Kirtland de l'Air Force, au Nouveau Mexique, le 27 septembre 2016. (Image : Département de la Défense des États-Unis)

Le Secrétaire à la Défense Ash Carter s’adresse aux troupes sur la base Kirtland de l’Air Force, au Nouveau Mexique, le 27 septembre 2016. (Image : Département de la Défense des États-Unis)

Military.com, le 27 septembre 2016, par Richard Sisk

Le Secrétaire à la Défense Ashton Carter a déclaré mardi que la doctrine de dissuasion nucléaire, qui permet la possibilité d’une « frappe préventive » avant une attaque ennemie, restera à la base de la doctrine américaine, en dépit de l’introduction de nouvelles générations d’armes nucléaires.

« C’est notre doctrine actuelle et nous n’avons pas la moindre intention de la changer, » a dit Carter aux aviateurs lors d’une session de questions-réponses sur la base aérienne de Kirtland, au Nouveau Mexique.

Carter répondait à une question à propos de nations telles que la Corée du Nord et la Russie qui exhibent leur arsenal nucléaire pour bousculer, intimider et voir si les États-Unis donneraient suite.

« Ce n’est pas la méthode américaine de brandir ses armes, pas la méthode américaine d’intimider, a précisé Carter. Aussi loin que je puisse me souvenir, les dirigeants américains se sont toujours conduits avec un immense respect vis-à-vis de l’effrayant pouvoir destructeur de ces armes. »

OB : il ne ment pas, notez, vu qu’il est né en 1954…

bombardement-hiroshima

Toutefois, Carter a suggéré que la doctrine de la dissuasion pourrait être « ajustée » dans le futur pour s’adapter aux nouvelles menaces. « On ne peut pas toujours faire la même chose, a-t-il dit. Nous devons observer ceux que nous dissuadons et nous adapter en fonction de cela. »

Les États-Unis doivent « être conscients que les autres raisonnent différemment en matière d’armes nucléaires, » a déclaré Carter, et « nous allons devoir adapter notre approche de la dissuasion en conséquence. » Il n’a pas donné de détails sur la façon dont les États-Unis pourraient s’adapter.

Depuis l’aube de l’ère nucléaire, la base de la doctrine de dissuasion des États-Unis a été que toute « première frappe » ennemie serait suivie d’une réponse massive. Mais aucun président américain n’a exclu la possibilité de lancer d’abord une attaque nucléaire avant qu’un ennemi ne frappe.

En réponse aux rapports indiquant que le président Obama envisageait d’exclure par décret la possibilité d’une « frappe préventive », 30 sénateurs américains lui ont envoyé la semaine dernière une lettre l’exhortant à conserver la possibilité d’une telle frappe.

La politique de frappe préventive a fait partie du débat lundi soir entre le candidat présidentiel républicain Donald Trump et la candidate démocrate Hillary Clinton.

Dans un premier temps, Trump a semblé plaider en faveur de la destruction des stocks d’armes nucléaires. « J’aurais aimé que tout le monde y mette fin, que tout le monde s’en débarrasse, tout simplement. Je ne ferais certainement pas de frappe préventive. »

Puis Trump a semblé changer d’avis : « En même temps, nous devons être prêts, je ne peux éliminer cette hypothèse. »

Clinton a critiqué les précédents commentaires de Trump, qui suggérait que les États-Unis pourraient bénéficier du développement de l’arme nucléaire par des alliés comme le Japon, la Corée du Sud et l’Arabie saoudite. « Son attitude désinvolte au sujet des armes nucléaires est très inquiétante, » a-t-elle affirmé.

Kirtland constituait la seconde escale du voyage d’une semaine de Carter, destiné à faire pression pour la modernisation de la triade nucléaire de la nation et aussi pour renouveler l’engagement des États-Unis pour le rééquilibrage des forces américaines dans la région du Pacifique.

Lundi, Carter était sur la base de l’Air Force de Minot, dans le Dakota du Sud, où sont basés le 5e Bomb Wing et le 91e Missile Wing. Là, il a déclaré que le Département de la Défense des États-Unis cherche 108 milliards de dollars pour les cinq prochaines années afin de débuter le processus de mise à niveau de la triade nucléaire de la nation, comprenant les missiles balistiques intercontinentaux, les sous-marins et les bombardiers stratégiques.

« Je pense que nous sommes maintenant déterminés à rattraper l’époque où les investissements étaient insuffisants, » a déclaré Carter à Kirtland, siège du 377e Air Base Wing et du 498e Nuclear Systems Wing, et où se trouve également le Nuclear Weapons Center (NWC) de l’Air Force Materiel Command. Le NWC a la responsabilité d’acquérir et de moderniser les programmes nucléaires pour les Départements de la Défense et de l’Energie.

Mercredi, Carter visitera le Sandia National Laboratory et le Los Alamos National Laboratory au Nouveau-Mexique, et, jeudi, il a prévu d’être à bord du porte-avions Vinson, mouillé au port de San Diego, pour un discours sur les priorités américaines croissantes dans le Pacifique. Carter se rendra ensuite à Honolulu pour des réunions avec les ministres de la Défense asiatiques.

Le Congressional Budget Office (CBO) a prévu un financement pour la modernisation de l’arsenal nucléaire de la nation jusqu’en 2024 à hauteur d’environ 348 milliards de dollars. Dans son rapport, le CBO a déclaré :

** « Les forces nucléaires stratégiques actuelles, constituées de sous-marins lance-missiles balistiques (SSBN), de missiles balistiques intercontinentaux terrestres (ICBM), de bombardiers à long rayon d’action, avec les armes nucléaires qu’ils transportent, atteignent la fin de leur durée d’utilisation. »

** « Au cours des deux prochaines décennies, le Congrès devra prendre des décisions dans la mesure où la quasi-totalité des systèmes d’armes nucléaires et leur logistique devront être modernisés ou remplacés par de nouveaux. »

Source : Military.com, le 27/09/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


Les Etats-Unis ne veulent pas s’interdire la première frappe nucléaire

Source : 7 sur 7, 28/09/16

Le chef du Pentagone Ashton Carter © getty.

Le chef du Pentagone Ashton Carter © getty.

Les Etats-Unis ne veulent pas s’interdire de dégainer les premiers l’arme nucléaire en cas de conflit, a déclaré mardi le chef du Pentagone Ashton Carter, en visite dans un site de recherche nucléaire militaire américain.

Parmi les puissances nucléaires, la Chine par exemple a pris l’engagement de ne jamais utiliser l’arme atomique en premier. Mais les États-Unis, et leurs alliés de l’Otan, ne veulent pas renoncer à cette option, a affirmé M. Carter. Le maintien d’une possibilité de tirer les premiers “a été notre politique depuis longtemps et fait partie de nos plans pour l’avenir”, a déclaré le secrétaire à la Défense américain sur la base aérienne de Kirtland (Nouveau-Mexique, sud-ouest), qui accueille le centre de recherches atomiques.Des rumeurs à Washington ont récemment prêté à Barack Obama l’intention de faire cette déclaration de renoncement à la première frappe.En 2009, le président américain avait affirmé à Prague, dans un discours resté célèbre, son attachement à un monde sans armes nucléaires.La question de première frappe a été soulevée mardi soir par Lester Holt, le présentateur du premier débat télévisé opposant les candidats à la Maison Blanche Hillary Clinton et Donald Trump.Mais les deux candidats n’ont pas articulé de réponse claire, Donald Trump répondant par des phrases ambigües, et Hillary Clinton n’abordant pas la question.Source : 7 sur 7, 28/09/16premire-frappe


Le regard des trotskystes américains :

Le chef du Pentagone annonce les plans américains pour une guerre nucléaire avec la Russie

Le ministre de la Défense américain Ashton Carter a prononcé un discours devant des “missileers” (lanceurs de missiles) sur la base du Global Strike Command (commandement des frappes mondiales) à Minot, dans le Dakota du Sud, lundi, défendant la modernisation massive de l’arsenal nucléaire américain et émettant des menaces belliqueuses contre la Russie.

Le voyage de Carter à Minot a été le premier qu’il a fait à une base de missiles nucléaires depuis qu’il est devenu ministre de la défense en février 2015. Il a coïncidé avec l’escalade constante des conflits opposant les États-Unis à la Russie et à la Chine, toutes deux dotées d’armes nucléaires, qui menacent de déclencher une nouvelle guerre mondiale.

L’axe principal du discours de Carter était la défense de la proposition du plan du Pentagone de 348 milliards de dollars pour reconstruire la « triade » nucléaire de Washington de bombardiers stratégiques, de missiles et de sous-marins. On estime que sur une période de 30 ans, ce renforcement nucléaire drainera la somme de mille milliards de dollars de l’économie américaine.

Prononcé devant les officiers et les soldats professionnels chargés de lancer des missiles balistiques intercontinentaux Minuteman III, chacun portant des têtes portant de 60 fois la capacité de destruction des bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, le discours semble parfois faire écho au titre du film satyrique de 1964 Docteur Folamour ou : comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe.

Cette énorme machine de mort américain, a insisté Carter, fournirait « le fondement de la sécurité » qui « a permis à des millions et des millions de se lever le matin pour aller à l’école, d’aller travailler, de vivre leur vie, de rêver leurs rêves et de donner à leurs enfants un avenir meilleur ».

Il a continué prédisant que « compte tenu de ce que nous voyons dans l’environnement de sécurité d’aujourd’hui, il est également probable que nos enfants et leurs enfants doivent probablement vivre dans un monde où il existe des armes nucléaires ». En réalité, en supposant la poursuite de

« l’environnement de sécurité » actuel et l’existence continue des armes nucléaires, il y a de bonnes raisons de craindre que le monde sera incinéré du vivant de « nos enfants et de leurs enfants ».

Tout en utilisant le jargon anodin du Pentagone, « notre entreprise nucléaire » pour désigner

l’arsenal américain de guerre nucléaire, le discours de Carter contenait des passages faisant allusion au fait indéniable que la menace d’une conflagration nucléaire est maintenant plus concrète qu’à n’importe quel moment depuis le plus fort de la Guerre froide.

Il a averti que si « au cours des plus de sept décennies depuis 1945, les armes nucléaires n’ont pas encore été utilisées dans la guerre, ce n’est pas quelque chose que nous pouvons prendre pour définitivement acquis ».

Il a ajouté : « Dans le contexte de l’environnement de sécurité actuel, qui est radicalement différent de la dernière génération, et certainement de la génération d’avant celle-là, nous faisons face à un paysage nucléaire qui continue de poser des défis […] qui continue à évoluer, à certains égards, de manière moins prévisible que durant la Guerre froide, même si beaucoup de gens dans le monde entier et même certains aux États-Unis restent figés dans leurs conceptions héritées de la guerre froide ».

Ce qui a changé dans le sillage de la Guerre froide et de la dissolution par la bureaucratie stalinienne de l’Union soviétique en 1991, est l’éruption du militarisme américain, fondé sur la conviction de l’establishment américain selon laquelle, avec la disparition de l’URSS, il pourrait librement employer sa puissance militaire dans le but d’affirmer l’hégémonie mondiale et d’inverser le déclin économique mondial du capitalisme américain.

Les guerres menées au cours du dernier quart de siècle, en particulier au Moyen-Orient, ont produit une série de débâcles et une catastrophe historique mondiale pour les peuples de la région. En même temps, elles se sont métastasées en des conflits plus larges opposant les États-Unis de plus en plus directement à la Russie et à la Chine.

Dans une conférence de presse après son discours, Carter a donné libre cours à la frustration grandissante à Washington sur l’échec de sa guerre par procuration depuis cinq ans pour le changement de régime en Syrie. Cela a pris la forme de dénonciations de plus en plus hystériques contre la Russie pour des « crimes de guerre » – Cela de la part d’un gouvernement responsable de plus d’un million de morts dans la région.

« Ce qui se passe maintenant en Syrie est tragique, honteux, évitable, et, comme tout le monde l’a souligné pendant le week-end, la Russie et le régime syrien portent la responsabilité de la violence, en particulier contre des civils », a déclaré Carter aux médias.

La véritable préoccupation à Washington n’est pas la perte de vies civiles, mais plutôt la perspective que le gouvernement syrien, soutenu par la force aérienne russe, est sur le point de reprendre l’est d’Alep, l’un des derniers bastions des milices affiliées à Al-Qaïda qui constituent la force de combat principale dans la guerre américaine orchestrée pour un changement de régime.

Attaquant la Russie dans son discours, Carter a déclaré : « les rodomontades récentes et la construction de nouveaux systèmes d’armes nucléaires de Moscou soulèvent de sérieuses questions quant à l’engagement de ses dirigeants envers la stabilité stratégique, leur respect pour l’ horreur profondément ancrée face à l’utilisation des armes nucléaires et leur respect de la profonde prudence que les dirigeants de l’époque de la guerre froide avaient montré par rapport à l’étalage menaçant d’armes nucléaires ».

Le gouvernement Obama, qui a récemment signalé sa décision d’abandonner même la prétention du président démocrate de renoncer à une première frappe nucléaire comme la politique officielle des États-Unis, a tenté de présenter la Russie comme responsable pour avoir déclenché une nouvelle course aux armements nucléaires. Étant donné que le budget militaire de la Russie est un peu plus d’un dixième de celui des États-Unis, et inférieur à celui du plus proche allié arabe de Washington, l’Arabie Saoudite, cela revient à un prétexte absurde.

Les rodomontades nucléaires sont le fait du gouvernement américain, et le déplacement de Carter à Minot en a fait partie.

Le ministre de la Défense a décrit les bombardiers et missiles nucléaires comme une force qui a servi à « permettre » aux troupes américaines « d’accomplir leurs missions conventionnelles dans le monde entier ».

« Comme vous le savez, elles sont aux côtés de nos alliés de l’OTAN et tiennent tête à l’agression de la Russie en Europe », a-t-il dit, se référant également aux opérations américaines dans « la région vitale de l’Asie-Pacifique », « en dissuadant les provocations de la Corée du Nord » et « en s’opposant aux activités malveillantes de l’Iran au Moyen-Orient ».

Se référant au renforcement militaire sans relâche des États-Unis et de l’OTAN contre la Russie, Carter a déclaré : « De l’autre côté de l’Atlantique, nous mettons à jour le manuel de stratégies nucléaires de l’OTAN afin de mieux intégrer la dissuasion conventionnelle et nucléaire pour nous permettre à nous entraîner et planifier comme cela se produirait au combat et à dissuader la Russie d’envisager même qu’elle puisse bénéficier de l’ utilisation d’arme nucléaire dans un conflit avec l’OTAN, et au lieu de faire monter la pression, de la désamorcer, comme certains l’appellent là-bas ».

Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN déploient des milliers de soldats à la frontière occidentale de la Russie et ont créé une force de réaction rapide de 40 000 soldats en préparation à cette guerre. L’engagement déclaré à « intégrer les forces conventionnelles et nucléaires » comme partie intégrante de cet effort, ont fait que l’éclatement d’une guerre nucléaire ne tient qu’à un fil.

La semaine dernière, l’agence de presse russe Tass a cité le commandant de la force de missiles stratégiques de la Russie, Sergey Karakayev, comme indiquant que les systèmes de missiles balistiques mobiles les plus récentes, les Yars, sont déployés dans la région de Tver, le centre de commandement des ICBM (missile balistique intercontinentale) le plus à ouest du pays. Moscou mène ce déploiement en réponse à l’installation par Washington d’un système de défense antimissile en Roumanie qui prévoit de mettre en place des batteries similaires en Pologne. Alors que le prétexte des États-Unis est que ces systèmes sont dirigés contre l’Iran, qui n’a pas d’armes nucléaires, Moscou voit les déploiements comme une tentative de rendre plus réalisable une première frappe contre la Russie. Moscou affirme également que les systèmes ABM peuvent être facilement convertis pour tirer des missiles nucléaires de longue et moyenne portée.

Dans son discours de lundi, Carter a également fait une brève référence à un effort du Pentagone pour stimuler le moral des militaires affectés à lancer une guerre nucléaire, en disant qu’il « portait ses fruits ». En 2013 et 2014, plus de 100 officiers et personnel incorporé dans les bases nucléaires ont été impliqués dans un scandale de toxicomanie, de tricherie dans les tests de compétence et de violations caractérisées des règles de sécurité. Dans le commandement de la guerre nucléaire une série de hauts officiers s’est vue également écartée de leurs postes.

L’affirmation que le moral s’est amélioré depuis a été remise en cause, cependant, lorsque la cour martiale a inculpe en juin un membre des forces de sécurité à la base de missiles nucléaires F.E Warren dans le Wyoming pour avoir utilisé et distribué de la drogue hallucinogène LSD. Quatorze autres membres du personnel de l’armée de l’Air ont été mis à pied pour usage présumé de cette drogue là-bas.

(Article paru en anglais le 28 septembre 2016)

Source : World Socialist Web Site

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DUGUESCLIN // 14.10.2016 à 05h29

Avis aux peuples de la terre. Tout pays insoumis et menacé dans sa souveraineté qui osera invoquer la légitime défense sera considéré comme un agresseur et prendra des bombes nucléaires sur la tronche. Le message est clair. Qu’on se le dise.

58 réactions et commentaires

  • DUGUESCLIN // 14.10.2016 à 05h29

    Avis aux peuples de la terre. Tout pays insoumis et menacé dans sa souveraineté qui osera invoquer la légitime défense sera considéré comme un agresseur et prendra des bombes nucléaires sur la tronche. Le message est clair. Qu’on se le dise.

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    • brigoo // 14.10.2016 à 09h18

      oui à l’évidence , sauf a posséder soi-même une capacité de riposte nucléaire un peux sérieuse, ce qui a mon avis explique tout ou partie des orientations iraniennes a ce sujet. Après tout la meilleur démonstration que les USA savaient que les Irakiens ne possédaient pas d’ADM, est que dans le cas contraire ils ne seraient jamais intervenus … Enfin normalement car hélas aujourd’hui je crois que l’on peut avoir un très, très sérieux doute sur la rationalité des élites américaines, comme de leur bonne compréhension de la réalité de leurs forces. Je crois quelles (les élites) se sont mis a croire les mensonges hollywoodiens, qui n’avaient d’autre but (avec celui de faire de l’argent bien sur) que d’endormir le bon peuple US dans un sommeil illuminé de rêves glorieux .

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    • Stanislas Robert // 14.10.2016 à 10h35

      Les élections US tournent dans la région du bas ventre avec un doigt qui pue le nucléaire.
      Cette senteur nauséabonde fait fuir l’électorat Yankee.

      Les primaires, en France, une brochette de repris de justice qui montrent patte blanche face à un public médusé.
      Et, cerise sur le gâteau, au beau milieu de la scène, une nana très excitée, bien en apparence, à peine arrivée du Bois de Boulogne avec l’air d’une sainte ni touche, déverse le nectar dont elle seule a le secret.

      Les téléspectateurs , quels qu’ils soient, une fois de plus , et encore eux, subissent de plein fouet le niveau des politiques pour qui l’ego prime sur le collectif.

        +15

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    • lvzor // 14.10.2016 à 11h04

      Si on raisonne rationnellement, cette déclaration officielle vaut autorisation de première frappe pour quiconque se sent menacé par les US ou l’OTAN… Et les menaces ont été non seulement factuelles, mais explicites. En théorie donc, les USA peuvent désormais être anéantis à n’importe quel moment et ne doivent leur sursis qu’à la mansuétude et à la longanimité des pays qu’ils ont eux-mêmes déclarés comme menace et donc comme adversaires.

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    • Renaud 2 // 14.10.2016 à 13h50

      Ce concept de frappe nucléaire préventive date déjà de dix ans, mars/avril 2006. L’article est sorti dans Foreign Affairs, le magazine du Council of Foreign Relations (le CFR, avec son président David Rockefeller, 101 ans, est un des plus puissants think tanks américains), son titre : The rise of US nuclear primacy. Cependant, de l’eau a coulé sous les ponts. La Russie, consciente du danger, développe des technologies en conséquence pour riposter. Je pense que c’est une raison de l’hystérie anti-russe, il faut absolument attaquer vite avant que la Russie ne soit intouchable. La Russie est déjà au-dessus des US en termes de guerre conventionnelle.

        +10

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    • Eric Bure // 14.10.2016 à 15h59

      Je ne vois pas bien l’intérêt de ces discussions.On ira pas nous demander notre avis pour nucléariser, on ira pas nous avertir avant d’y procéder.
      Ensuite, de deux choses l’une:
      Soit on prend une bombe sur la tête et Ca durera une seconde et 0 souffrance.
      Soit on la prend pas, et c’est indifférent.
      Pourquoi s’en préoccuper ?

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      • PatrickC // 14.10.2016 à 19h17

        Il vaudrait mieux la prendre directement, dans ce cas l’agonie sera effectivement très courte. Parceque dans l’autre cas, survivre au chaos sera une affaire beaucoup plus douloureuse.

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  • bm607 // 14.10.2016 à 05h58

    “…Aussi loin que je puisse me souvenir, les dirigeants américains se sont toujours conduits avec un immense respect vis-à-vis de l’effrayant pouvoir destructeur de ces armes. »”

    Elle est quand même à encadrer celle-là.
    Il n’était pas né début août 1945 certes (il est né en 1954) donc il ne peut pas se souvenir certes, mais quand même, ça existe les livres d’histoire… Ça serait quoi pour lui être moins “respectueux” que ce qu’ils ont fait au Japon à cette époque ?

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    • pascalcs // 14.10.2016 à 08h48

      Encadrez aussi celle-ci:

      “« Ce n’est pas la méthode américaine de brandir ses armes, pas la méthode américaine d’intimider, a précisé Carter.”

      Surtout pas en Irak en 2003.

      Surtout pas en mer de Chine en 2016

        +48

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    • Louis JULIA // 14.10.2016 à 09h13

      bm 607, ne soyez pas si dur avec ces pauvres Américains 🙂 . Hiroshima et Nagasaki, c’était seulement des bombes respectueuses destinées à une expérimentation scientifique sur quelques dizaines de milliers de cobayes.

        +24

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      • DUGUESCLIN // 14.10.2016 à 11h17

        Il faut dire que les japonais n’avaient pas les moyens de riposter. Avec la Chine et la Russie, c’est une autre paire de manche. Il est évident que la riposte est prévue et de façon automatique sans aide humaine en cas de “bombardements surprises” massifs et destructeurs, sinon il n’y a pas de dissuasion.
        La menace américaine est du bluff mais est faite pour pousser les russes à la faute. A moins que les fous aillent jusqu’au bout et détruisent avec tous les autres leur propre pays. Sans parler du soulèvement des peuples de l’europe occidentale contre l’otan. Le mieux serait de s’en débarrasser avant le déclenchement peu probable mais possible des hostilités.

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        • greg // 14.10.2016 à 15h17

          Les avions de la RAF de la coalition en Irak ont reçu l’ordre d’abattre tout avion russe les mettant en danger. L’Irak va devenir de facto le sanctuaire de Daesh, leur base de repli pour continuer à déstabiliser la region. La nouvelle guerre chaude va se situer quelque part à la frontière irak-syrie.

            +3

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    • Fritz // 14.10.2016 à 10h29

      Et puis, les bombes atomiques en 1945, c’était pour délivrer les gentils Japonais du RÉGIME de Hiro Hito.

        +13

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      • Tunkasina // 14.10.2016 à 12h53

        Des attaques nucléaires modérées, pour éliminer les méchants, en laissant en place les gentils. Géopolitique bisounours, bonjour >_<

          +9

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      • Pierre Bacara // 16.10.2016 à 00h01

        cf. Sapir : La Mandchourie oubliée – Grandeur et démesure de l’Art de la guerre soviétique, ainsi que Les mythes de la Seconde Guerre mondiale, Jean Lopez, Olivier Wieviorka

          +1

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  • Charles // 14.10.2016 à 06h05

    Le délire d’accumulation détruira nos conditions de vie si le délire de domination ne détruit pas notre espèce.
    Voici les conséquence à attendre d’une guerre nucléaire: http://wp.me/p5oNrG-rTy

      +14

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  • Nerouiev // 14.10.2016 à 06h15

    Soyons pragmatique. Obama ne peut pas se permettre un tel acte, ça ferait quand-même désordre avec son Nobel. Ensuite il nous restera trois mois après l’investiture de Clinton, ce qui nous permettra de passer de bonnes fêtes de fin d’année avec plein de voeux. Ensuite elle appuiera sur le bouton, mais par erreur à cause de tremblements incontrôlables. Une grosse bavure en quelque sorte.

      +36

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  • pascalcs // 14.10.2016 à 06h41

    En tous cas, le complexe militaro-industriel peut deja se frotter les mains. La planche a billet et la dette vont encore accélérer pour financer ce délire belliqueux. Reste a voir si les Chinois seront toujours aussi prompts a acheter les Treasuries émis par les US pour se payer, sur la bête, tous ces beaux joujoux pour neocons psychopathes.

      +12

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  • Toff de Aix // 14.10.2016 à 07h16

    “Aussi loin que je puisse me souvenir, les dirigeants américains se sont toujours conduits avec un immense respect vis-à-vis de l’effrayant pouvoir destructeur de ces armes. »”

    Transmis avec un immense amour et une infinie compassion aux habitants d’Hiroshima et de Nagasaki, ainsi qu’à tous leurs descendants qui continuent de souffrir dans leur chair et dans leur âme, 70 ans après, de cet “immense respect” dont les Usa ont fait preuve à leur égard.

      +37

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    • Michel Ickx // 14.10.2016 à 08h54

      Bienvenue au suicide collectif cadeau de la seule nation qui n’a pas hesite a utiliser l’arme nucleaire et cela sur des populations civiles.

        +11

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    • Pierre Bacara // 16.10.2016 à 00h13

      […] immense amour et une infinie compassion aux habitants d’Hiroshima et de Nagasaki […]

      Les habitants d’Hiroshima et de Nagasaki ont pleinement plébicité le fascisme japonais qui, dans l’horrreur du fanatisme, a dépassé celle des nazis. Les soldats de la Wehrmacht ont tué des millions de femmes et d’enfants dans des dizaines milliers de villages russes (faits avérés) ; mais jamais ils n’ont fait de concours de piles de têtes de bébés décapités en riant et en buvant buvant du saké, sans en avoir reçu l’ordre de leurs supérieurs (faits avérés, je vous épargne les photos).

      Qui sème le vent récolte la tempête.

      Bien entendu, ce constat n’implique pas bijectivement que la géopolitique des Etats-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale fût motivée par les “droits de l’homme”.

        +3

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  • isidor ducasse // 14.10.2016 à 07h20

    Ce pays vend des rêves, mais la réalité est bien différente.
    Tout l’état d’esprit des dirigeants des USA se retrouve dans les publicités des années 80 de Benetton : ” united color of benetton” ou des enfants de toutes les couleurs se tenaient bras dessus bras dessous en souriant. Quelques années après une nous apprenions qu’au Bengladesh une usine textile s’était ecroulée sous les poids des machines outils, qu’il y avait 700 morts dont de nombreux enfants, et que cette usine produisait pour Benetton.
    Le bon sentiment vendeur, et la réalité humaine: tout ça pour le pognon.

      +38

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  • Macarel // 14.10.2016 à 08h00

    Les USA : une nation de branques !

    De branques très dangereux.

    Le pire c’est que nos dirigeants, sont les caniches des branques en chef qui règnent à Washington.

      +19

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  • Catalina // 14.10.2016 à 08h11

    “« Ce n’est pas la méthode américaine de brandir ses armes, pas la méthode américaine d’intimider, a précisé Carter. Aussi loin que je puisse me souvenir, les dirigeants américains se sont toujours conduits avec un immense respect vis-à-vis de l’effrayant pouvoir destructeur de ces armes. »
    AH BON ?
    Pourtant, tout ce qu’on voit nous dit le contraire,cet homme n’a pas l’air d’avoir toute sa tête….et le bombardement de Nagasiki,? qui ne servait strictement à rien…..puisqu’ils avaient testé leur ADM avec Hiroshima…..Ce qui devient flagrant c’est que le mensonge a pris aux usa toute la place.

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    • Pierre // 14.10.2016 à 13h46

      Les deux bombes étaient de types différents, et plutôt que de faire plier le Japon (qui était sur le point de capituler), ” il s’agissait aussi, puisque ces deux armes nouvelles étaient enfin opérationnelles (l’une était à l’uranium, l’autre au plutonium), de les tester en vraie grandeur et de montrer aux autres pays, en particulier à l’URSS, la supériorité de feu décisive qu’elles donnaient à la puissance américaine”
      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bombardements_atomiques_d%27Hiroshima_et_Nagasaki

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      • Papagateau // 14.10.2016 à 17h32

        Bravo Wikipédia !
        Vas t’en corriger ça : Toutes tes modifications seront annulées pour “vandalisme”.

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      • Pierre Bacara // 16.10.2016 à 00h32

        […] le Japon […] qui était sur le point de capituler […]

        Le 9 août 1945, le Japon n’est pas sur le point de capituler. Les minutes des réunions à Tokyo le prouvent.

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  • Nerouiev // 14.10.2016 à 08h30

    N’oublions pas que nous sommes en pleine période électorale aux USA. En m’inspirant du livre “Les marchands de doute” je crois qu’on peut relativiser cette menace en la ramenant partiellement à de la publicité. Les deux candidats sont quasiment à égalité. Si Clinton gagne les néocons n’ont pas de souci à se faire pour les budgets de leur lobby militaro-industriel. Mais si c’est l’inverse il faut faire monter les enchères comme au temps de la guerre froide, alors que ce n’était pas nécessaire.

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  • valantin // 14.10.2016 à 08h38

    Oliver Stone a raison la menace ce n’est pas les ennemis des USA, la menace c’est les USA ! Une sacré bande de va t’en guerre qui ont acheté les media pour déployer leur propagande belliqueuse…

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  • Nicolas Anton // 14.10.2016 à 09h44

    Ne perdez jamais de vue le seul enjeu caché de tout cela : Camoufler un nouvel effondrement du système capitaliste par le recours aux guerres.
    Ainsi ils agitent les peuples. Les marionnettes hystériques sont médiatiques, les paranoïaques invités à s’exprimer, les terroristes sont déployés.
    L’oligarchie où qu’elle se trouve est notre véritable ennemie. Il ne faudra pas l’oublier au moment ou tout basculera.

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    • marc // 14.10.2016 à 12h32

      “L’oligarchie où qu’elle se trouve est notre véritable ennemie. Il ne faudra pas l’oublier au moment ou tout basculera.”

      le problème est que les masses populaires réclameront son retour en grâce, enthousiasmées qu’elles seront par un léger changement… du genre d’une purge de quelques désignés coupables et basta

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    • Pierre Bacara // 16.10.2016 à 00h37

      […] nouvel effondrement du système capitaliste […]

      Ce système existe depuis le XVIe siècle et ne s’est jamais effondré. Aucune statistique, dans le monde entier, ne prouve un tel effondrement.

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  • openmind // 14.10.2016 à 09h53

    “Quand les cons sont braves, comme toi, comme moi, ils ne gênent personnes…..
    Si le sieur Z était un jobastre sans grade,
    Il laisserait en paix ses pauvres camarades.
    Mais il est général, va-t-en-guerre, matamore.
    Dès qu’il s’en mêle, on compte les morts.”

    Georges Brassens.

    Comme quoi elle n’est pas nouvelle cette problématique

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  • ErJiEff // 14.10.2016 à 10h18

    Le problème ne se limite pas aux seuls États-Unis, hélas !

    je cite : “En Europe, sur 500 millions d’âmes, seule une poignée de riches hallucinés placés aux postes clés sont prêts à suivre l’Empire US dans sa folie suicidaire.
    N’est-il pas devenu urgent de les congédier ?”
    http://www.entrefilets.com/un_aberrant_desir_de_guerre.html

    Or pour les congédier, à commencer ici, en France, il s’agirait d’éviter le deuxième tour qui sera immanquablement un duel Juppé vs Le Pen avec à la clé la victoire assurée du premier, Franco-American Young Leader historique, avec toutes les inféodations US que cela implique…

    Étant donné que nous n’avons rien à attendre d’aucun des candidats des primaires, de Droite comme de “Gauche”, le seul moyen de court-circuiter ce deuxième tour catastrophique serait de voter en masse dès le premier tour pour Mélenchon ou Le Pen. Pour l’instant, nous n’avons pas d’autre choix.

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  • christian gedeon // 14.10.2016 à 10h29

    C’est la doctrine Monroe appliquée au monde entier… elle est rendue d’autant plus dangereuse que le complexe militaro-industrialo-financier américain a une vie propre,indépendante de l’agenda politique US,si tant est qu’il existe,cet agenda.Il ne faut point blâmer le peuple américain,depuis longtemps dépossédé de toute réelle expression de la “volonté populaire”,et faire de l’anti américanisme primaire n’est pas mon propos.Mais depuis les années Carter(eh oui,çà remonte aussi loin),le politique(sic!) US n’est plus qu’un paravent.Et le peuple américain quantité négligeable…il ne s’agit pas de complot,puisque tout s’est passé plus qu’ouvertement. Mais de la prise de pouvoir sans partage d’une “oligarchie “(le mot est impropre,mais je n’en ai pas d’autre),qui contrôle le pays,au sens mafieux du terme.Mais il ne faut pas se moquer des peuples,et peut-être verra-ton un jour une “révolution française” aux US.

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    • Larousse // 14.10.2016 à 11h06

      Non la doctrine Monroe s’applique aux concepts de frontières et de zones d’influence (glacis de protection préventive), c’est tout simplement de l’impérialisme (comme l’avait défini en son temps Lénine et d’autres théoriciens pas forcément marxistes). Il s’agit pour les Etats-Unis de s’assurer des débouchés à son industrie mais surtout maintenant d’avoir l’accès aux ressources de matières premières. Dans ce cadre, une frappe nucléaire ne vise pas à protéger le territoire national mais tout simplement à agresser tout autre Etat ou puissance capable de remettre en cause la “vitalité du système américain” – reste à définir cette notion et à quelle échéance est-elle en jeu ? Compte tenu de l’épuisement actuel des ressources naturelles – immanquablement les stratèges du Pentagone élaborent en ce moment une stratégie dans ce domaine.

        +4

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      • Kilsan Aïetous // 16.10.2016 à 12h25

        “Il s’agit pour les Etats-Unis de s’assurer des débouchés à son industrie ”

        Les Etats Unis comme la France se désindustrialisent à grande vitesse pour délocaliser dans des pays à la maindoeuvre bien meilleur marché. Les “oligarques” se fichent du peuple des Etats Unis comme de leur premier kleenex. Ils sont à soumettre comme les autres, et c’est en bonne voie. On a rien vu venir, on arrive pas encore à y croire, tout ce qu’on a acquis va être liquidé pour un retour à l’esclavage.

        On en est déjà plus aux nations.

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  • Eric83 // 14.10.2016 à 11h02

    Il semble qu’une réunion au sommet de l’Etat US a lieu aujourd’hui sur le conflit en Syrie, avant la réunion prévue en Suisse ce week-end entre notamment Kerry et Lavrov.

    http://www.zerohedge.com/news/2016-10-13/obama-decide-friday-military-action-syria

    Les US vont-ils ou non entrer directement dans le conflit militaire avec l’Etat Syrien ?

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  • Zasttava // 14.10.2016 à 11h11

    Au rythme où vont les choses, je ne regrette pas l’achat du livre “NRBC”, de Piero San Giorgio et Cris Millenium : le premier chapitre consacré au risque nucléaire est d’une richesse impressionnante !

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  • triari // 14.10.2016 à 15h27

    Et pendant ce temps-là, le Kremlin ordonne aux diplomates russes en occident de faire évacuer leur famille :

    http://www.dailymail.co.uk/news/article-3833941/Russia-orders-officials-fly-home-relatives-living-abroad-tensions-mount-prospect-global-war.html

    Ça pue, ça pue méchamment d’ailleurs. Si les russes font ça histoire de faire peur aux plus bellicistes des bellicistes occidentaux, ok. Mais reconnaissez que ça fout les jetons de savoir que l’on est, plus que jamais, à la merci des puissants qui peuvent, s’ils estiment qu’ils y ont plus à y gagner, faire sauter la planète plutôt qu’à rester en paix. Dans les années 60, on vivait avec l’angoisse du cataclysme nucléaire alors que nos dirigeants, en occident ou en URSS, étaient globalement à peu près sages.
    Aujourd’hui, évoquer le risque de guerre nucléaire est vu comme un “délire conspirationniste” alors que silencieusement, les armes atomiques sont dressées.

      +2

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    • Roman Garev // 15.10.2016 à 13h21

      Un bobard de plus “sucé du doigt” par Daily Mail on ne peut plus jaune. Il ne faut jamais prêter attention à cette feuille pitoyable.
      De même qu’un autre bobard qui “informait” de la soi-disant décision du gouvernement russe de faire rentrer des écoles supérieures occidentales tous les étudiants russes (variante : seulement enfants des fonctionnaires).

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  • Feubeuh // 14.10.2016 à 15h45

    La doctrine Poutine est pas mal non plus. Si vous essayez de reprendre de manière conventionnelle un pays que j’ai annexé, je vous vitrifie.

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    • christian gedeon // 14.10.2016 à 16h15

      De quel pays s’agit il? De la Crimée?peuplée à 80% de russes? et qui a voté?Allons bon! Que je sache ,toutes les républiques asiatiques ex soviétiques ont pris leur indépendance sans guerre…tout comme les ex pays du bloc dit de l’Est… que diriez vous si on venait installer des bases hostiles à quelques dizaines de kilomètres de votre frontière,comme en Ukraine? Allons bon!

        +9

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    • raloul // 14.10.2016 à 16h30

      Bonjour !

      Quelle est la source qui constitue la “doctrine Poutine”? Avez-vous une référence svp, merci d’avance.

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  • Bernard Grapperon // 14.10.2016 à 16h03

    De combien de tonnes d’explosifs, de produits chimiques, de défoliants a-t-il fallu déverser sur le Vietnam, sans déclaration de guerre ? Et pour quel résultat glorieux ?
    De combien de frappes chirurgicales a-t-il fallu employer pour éliminer la dictature en Iraq et y installer la démocratie ? Sans déclaration de guerre , et pour quel résultat Glorieux ?
    De combien de “missions humanitaires” a-t-il fallu d’autorité envoyer en Afghanistan pour civiliser ces sauvages de Talibans. Au prix de combien de morts et pour quel résultat glorieux ?

    À qui le tour maintenant ? Et pour quel résultat glorieux ?

    Félicitations à l’Administration des USA.

      +9

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    • Kilsan Aïetous // 16.10.2016 à 12h33

      How many years can a mountain exist
      Before it’s washed to the sea ?

      The answer, my friend, is blowin’ in the wind,
      The answer is blowin’ in the wind.

      http://www.lacoccinelle.net/244511.html

        +0

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  • Nerouiev // 14.10.2016 à 20h36

    “Aussi loin que je puisse me souvenir, les dirigeants américains se sont toujours conduits avec un immense respect vis-à-vis de l’effrayant pouvoir destructeur de ces armes”

    Si on regarde du côté des accords datant de 2000 sur l’élimination réciproque du Plutonium militaire à l’échéance 2017, force est de constater que si la Russie a entrepris les travaux nécessaires pour les transformations en combustible civil, il n’en est pas de même côté américain qui finalement retourne en combustible militaire.
    D’où arrêt de l’accord par la Russie :
    https://fr.sputniknews.com/international/201610031028031200-plutonium-desarmement-recyclage-usage-conditions/

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  • Pole // 15.10.2016 à 00h31

    Je rappelle le projet d’opération Vautour, prévoyant de lancer 3 bombes atomiques sur le Vietnam pour le libérer, en 1954 :
    https://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Vulture

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  • Bernard Grapperon // 15.10.2016 à 02h29

    @ Pole
    Lors de la guerre d’Indochine, l’armée française étrillée en 1940 utilisait des surplus de la seconde guerre mondiale que ses finances lui permettait d’acquérir ainsi qu’une aide américaine obtenue grâce au général de Lattre de Tassigny. Tout bien compté, c’était finalement peu de chose : pénurie d’effectifs et chose importante pour l’aviaton américaine, un repérage radio-goniométrique pour diriger les appareils. Les français volaient au pif ! Les vétos de Churchill et d’Eisenhover mirent fin à ce projet et ce fût une chance. En compensation on envisagea un bombardement classique par ine flotte de B52. Mais les problèmes restaient : pas de radio-goniométrie, imbrication des troupes des adversaires et le risque d’une intervention chinoise. L’opération Vautour était mort-née.

    P.S. L’opération Vautour n’a jamais été envisagée pour libérer le Vietnamn, mais seulement pour soulager et dégager la garnison française et permettre aux plénipotentiaires français de traiter en position de force Une conférence à Genève était imminente pour régler le problème indochinois.

      +4

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  • PatrickLuder // 15.10.2016 à 06h39

    La menace nucléaire est une arme suicidaire avec laquelle il n’y a aucun vainqueur. La raison voudrait qu’une telle technologie soit détruite et oubliée … mais la raison n’est pas humaine => raison pour laquelle l’humanité détruit ses propres ressources et son propre biotope. C’est incompréhensible mais c’est comme cela, nous sommes les hommes savants “Homos sapiens” et non les hommes raisonnables.

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  • RGT // 15.10.2016 à 22h20

    Après tout, il n’y a toujours qu’un seul État au monde qui a utilisé en premier la bombe atomique sur des populations civiles…

    NON

    Il n’y a qu’un seul état qui ait utilisé tout court la bombe atomique lors d’un conflit.

    Et si leurs “concurrents” ne s’étaient pas dotés du même armement il s’en seraient sans doute encore servi pour faire valoir leur “bon droit“.

    De plus, de nombreux historiens on bien démontré que l’utilisation de ces “bombinettes” n’ont pas changé l’issue du conflit au Japon.
    Les japonais étaient à genoux et prêts à capituler et ils avaient vraiment très peur des soviétiques qui avançaient irrésistiblement et qui allaient les balayer.

    Les américains souhaitaient surtout humilier le japon en obtenant une capitulation sans conditions tout en court-circuitant leurs “alliés” soviétiques.

    Par la même occasion ils pouvaient tester en vraie grandeur leur “nouveau jouet”.
    Et ça, ça les démangeait furieusement comme un gamin qui déballe ses cadeaux de Noël.

    Et aujourd’hui, ça les démange toujours de savoir si les autres répliqueront à une attaque nucléaire.

    Il y a vraiment des tarés sur cette terre.

      +3

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