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26.août.202126.8.2021 // Les Crises

Les menaces d’Israël contre Ben&Jerry’s : Une surréaction aussi absurde qu’instructive

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La réaction excessive des politiciens israéliens et de leurs soutiens transatlantiques à la décision de Ben&Jerry’s de mettre fin à ses ventes dans les territoires palestiniens (illégalement) occupés est aussi absurde qu’instructive.

Source : Scheerpost, Danny Sjursen/AntiWar
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

[Andy Melton / CC BY-SA 2.0].

Quelle que soit sa puissance ou son influence, le gouvernement d’une nation n’est en fin de compte qu’un groupe de personnes – une clique d’êtres humains imparfaits et faillibles.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais d’après ma minuscule propre expérience, lorsqu’une personne réagit de façon excessive à propos d’une chose de peu d’intérêt – cela tend à masquer une grande insécurité, un point aveugle ou un profond sentiment de culpabilité. En d’autres termes, leur venin verbal dirigé vers l’extérieur ne vise réellement en fait que leur propre comportement. Il en va de même pour les gouvernements.

Prenons par exemple le cas le plus récent de l’affaire (qui devrait le devenir) en cours contre la répression criminelle exercée par Israël sur les Palestiniens, et la relation toxique de co-dépendance entre Washington et Tel Aviv. Lundi, la société Ben&Jerry’s Ice Cream a annoncé qu’elle mettait fin à ses ventes dans les territoires palestiniens occupés par Israël. La belle affaire et alors, n’est-ce pas ? Faux.

Lorsque d’éminents politiciens israéliens et leurs ambassadeurs transnationaux ont appris la nouvelle qu’il n’y aurait plus de Chunky Monkey à Modi’in Illit, ni de Half Baked à Beitar Illit, la réaction a plutôt été la suivante : Mon Dieu ! Quelle horreur ! Trahison ! Oh quel malheur ! Aussi insensé que cela puisse paraître – et ça l’est – il y a beaucoup à tirer de la panique qui a suivi.

« Les gens dans des maisons de verre… »

[Traduit de l’anglais-« Ceux qui vivent dans des maisons de verre ne doivent pas jeter de pierres » est un proverbe qui signifie que « On ne doit pas causer de tort à autrui quand on est soi-même vulnérable »,NdT]

Alors regardons de plus près quelques-unes de ces célébrités les plus en vue parmi les dirigeants israéliens « prêtes à jeter la première pierre » verbale. Prenons cela comme un exercice pour montrer l’hypocrisie. Pour commencer, le (tout juste) ancien Premier ministre, le déchu « roi Bibi » Netanyahou, a tweeté : « Maintenant, nous, Israéliens, savons quelle crème glacée ne PAS acheter ».

Eh bien, au-delà de l’excommunication de la franchise Ben&Jerry’s, Bibi sait aussi manifestement quelles personnes ne doivent pas être affranchies – dans la mesure où ses politiques ont essentiellement consisté à vouloir annihiler une culture entière, en même temps qu’une once de droit politique ou de droits de vote. Après tout, Netanyahou est ce même phare moral qui, il y a deux ans, a tweeté qu’Israël « ne représente pas un État rassemblant tous ses citoyens. Selon la loi sur l’État-nation que nous avons adoptée, Israël est l’État-nation du peuple juif – et de lui seul. »

Ensuite, nous avons eu droit à une autre leçon d’éthique de la part de l’actuel Premier ministre israélien Naftali Bennett, qui a qualifié la décision de l’entreprise de retirer ses produits de Cisjordanie de « moralement répréhensible » et a déclaré que « Ben&Jerry’s a décidé de se revendiquer comme la crème glacée anti-israélienne ».

Il faut aimer recevoir des leçons de vertu (ou s’agit-il de signaux ?) venant d’un type si bien qu’il a aussi énoncé des classiques du style « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir, et pour toujours, afin d’empêcher la création d’un État palestinien sur la terre d’Israël » et « Si vous attrapez des terroristes, vous n’avez qu’une chose à faire, les tuer… J’ai tué beaucoup d’Arabes dans ma vie – et cela ne pose aucun problème. »

Et il est certain que la droite israélienne sait comment jouer les grands tubes (hits) !

Le ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid, a qualifié la décision de l’entreprise de « capitulation honteuse en faveur de l’antisémitisme », tandis que l’Anti-Defamation League (ADL), un groupe de défense du gouvernement farouchement pro-israélien, a déclaré qu’elle alimentait « de dangereuses campagnes qui cherchent à saper Israël ».

Naturellement, Lapid n’étend pas ses préoccupations en matière de discrimination aux Arabes locaux, puisqu’un temps, ayant également déclaré : « Les Palestiniens doivent être amenés à comprendre que Jérusalem restera toujours sous souveraineté israélienne et qu’il est inutile pour eux d’ouvrir des négociations au sujet de Jérusalem. » Et, euh… cette même déclaration de l’ADL l’année dernière – déclarant que les appels à un seul État avec des droits égaux pour tous les habitants d’Israël et des territoires palestiniens « sont eux-mêmes antisémites » – est à lire comme une déclaration un tantinet, disons, anti-palestinienne. Mais là encore, jouer sur les deux tableaux sans une once de lucidité, c’est une véritable leçon d’hypocrisie.

Un discours libre et une Palestine libre

La réaction de la direction israélienne, qui a fondu comme glace au soleil (jeu de mots – Ta Dam ! – voulu), a été complètement disproportionnée et ce, à plusieurs niveaux. Tout d’abord, l’entreprise a clairement et rigoureusement souligné qu’elle ne boycottait pas l’ensemble du pays – « Nous resterons en Israël », dans une déclaration officielle – mais qu’elle se retirait simplement des marchés de la Cisjordanie (illégalement) occupée. En outre, la société britannique Unilever, propriétaire de Ben&Jerry’s depuis 2000, a déclaré qu’elle restait « fermement résolue » à maintenir une présence en Israël.

En outre, ce qui est réellement en jeu ici, c’est la liberté d’expression et la liberté d’un peuple – que les États-Unis permettent à Israël de bafouer depuis des décennies. Il n’est même pas nécessaire d’être pro-BDS – le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions, destiné à faire pression économiquement sur Israël pour qu’il mette fin à son occupation illégale – pour être contre les lois anti-BDS. C’est vrai, plus de la moitié des États américains ont adopté des lois anti-BDS qui pénalisent les entreprises qui décident de boycotter Israël. Et en parlant d’hypocrisie, beaucoup de ces États sont des États républicains radicaux censés soutenir fermement le désinvestissement du gouvernement dans le cadre d’une économie libre.

Cette situation a ensuite conduit à l’absurdité des absurdités – un ministre des Affaires étrangères (Lapid) demandant à des États américains en particulier de sanctionner une entreprise de crème glacée particulière. Le plus haut diplomate israélien a tweeté que « plus de 30 États américains ont adopté des lois anti-BDS ces dernières années » et « j’ai l’intention de demander à chacun d’entre eux d’appliquer ces lois contre Ben&Jerry’s. Ils ne pourront pas traiter l’État d’Israël comme ils le font sans qu’il y ait de réaction. » Imaginez ce culot – sérieusement ! Un pays hyper-militariste, international et qui viole les droits humains de façon spectaculaire – ayant une population égale à celle de la ville de New York – osant dicter l’agenda des États fédérés d’une superpuissance.

Quelque chose déraille complètement, et ça vient de nous – tant Israël que l’Amérique – qui ensemble sommes tout simplement malsains. Toxiques. Pour nous-mêmes et pour le cortège de victimes que notre collaboration a laissé dans son sillage depuis plus de 50 ans.

Dans leurs réactions excessives et absurdes, le gouvernement israélien, ses dirigeants et de nombreux soutiens transatlantiques sortent de l’ombre plus vite que Cherry Garcia [arôme de crème glacée Ben and Jerry’s, NdT] ne sort de Jéricho. Tout aussi (auto-)exposée est la relation « privilégiée » irrationnelle et immorale de Washington avec une équipe de plus en plus à droite, religieuse et ethniquement chauvine à Tel Aviv.

Dans sa brève déclaration, Ben&Jerry’s a déclaré que, selon ses critères, continuer de vendre dans les territoires occupés serait « incompatible avec nos valeurs ». Si seulement le gouvernement américain respectait ses valeurs ne serait-ce qu’à moitié autant qu’une petite entreprise de crème glacée du Vermont…

Note : Dans un souci de transparence, l’auteur a travaillé avec Ben Cohen de Ben & Jerry’s sur un certain nombre de projets professionnels, notamment des interviews en podcast et le Eisenhower Media Network (EMN). Cela dit, ni Ben Cohen ni la société Ben&Jerry’s n’ont été impliqués de quelque manière que ce soit dans la rédaction ou l’orientation de cette chronique. Les opinions exprimées ici sont uniquement celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles des co-fondateurs ou de la direction actuelle de Ben&Jerry’s.

Danny Sjursen est officier de l’armée américaine en retraite, directeur du Eisenhower Media Network (EMN), chargé de recherche au Center for International Policy (CIP), collaborateur d’Antiwar.com et co-animateur du podcast Fortress on a Hill. Ses travaux sont parus dans le NY Times, le LA Times, ScheerPost, The Nation, HuffPost, The Hill, Salon, Popular Resistance, Tom Dispatch, The American Conservative et Mother Jones, entre autres publications. Il a effectué des missions de combat avec des unités de reconnaissance en Irak et en Afghanistan et a enseigné l’histoire à West Point, son alma mater (université où il a étudié). Il est l’auteur de mémoires et d’une analyse critique de la guerre d’Irak, Ghostriders of Baghdad : Soldiers, Civilians, and the Myth of the Surge, Patriotic Dissent : America in the Age of Endless War, et plus récemment A True History of the United States. Sjursen a récemment été sélectionné comme lauréat 2019-20 de la Fondation Lannan pour la liberté culturelle. Vous pouvez le suivre sur Twitter @SkepticalVet. Vous trouverez sur son site Web professionnel des informations pour le contacter, pour programmer des exposés ou des apparitions dans les médias, ainsi que pour accéder à ses travaux antérieurs.

Source : Scheerpost, Danny Sjursen/AntiWar – 25-07-2021
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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RGT // 26.08.2021 à 09h29

J’en ai marre d’entendre parler en permanence des « hauts faits » des dirigeants d’un pays ARTIFICIEL construit sur la spoliation d’un peuple qui vivait depuis des siècles (si ce n’est des millénaires, les palestiniens étant les descendants des habitants qui peuplaient cette terre depuis la nuit des temps et qui se sont convertis à l’Islam – volontairement ou par la force, je ne sais pas).

Quant au « peuple juif », il ne s’agit que des adeptes d’une RELIGION très prosélyte qui convertissait à tour de bras les populations locales, des témoins de Jéhovah avant l’heure et que les romains avaient expulsés… de Rome pour les renvoyer au moyen-orient pour ne plus avoir à subir leur propagande.

Les juifs ont été ensuite ostracisés en Europe par les chrétiens pour des raisons de lutte d’influence religieuse mais les juifs en question étaient des populations locales converties qui n’avaient AUCUN ancêtre provenant de l’actuel Israël.

Selon les écrits traditionnels de cette religion, les juifs ont d’ailleurs été chassés d’Israël par « Dieu » lui-même suite aux « indélicatesses » qu’ils avaient commises.

La création de l’état d’Israël est le fruit d’une idéologie POLITIQUE apparue au royaume Uni au XIXè siècle qui a ensuite été instrumentalisée par la perfide Albion pour installer une instabilité permanente au moyen-orient lors de la décolonisation…

Du pipeau idéologique similaire aux idéologies « brunes » du début de XXè siècle
Contrairement aux amérindiens parqués dans des mouroirs et dont personne ne reconnaît les droits.

15 réactions et commentaires

  • Jean // 26.08.2021 à 08h07

    Il ne faut pas oublier que nous sommes un des rares pays qui a rendu illégal le mouvement pacifistes de consommateurs Boycott Désinvestissement Sanctions. Quand on ne peut plus lutter pacifiquement contre un oppresseur, que reste-t’il ? La résistance violente qui permet à l’oppresseur de justifier l’intensification de son oppression.

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    • Garibaldi2 // 26.08.2021 à 10h05

      Le 11 juin 2020, la cour européenne des droits de l’homme a jugé que l’appel aux consommateurs à boycotter les produits d’un Etat, en protestation de sa politique, est protégé par la Convention européenne des droits de l’Homme (article 10).

      « L’appel au boycott de produits, sans contrainte ni menace, constitue une expression politique et militante qui, en tant que telle, bénéficie d’un niveau élevé de protection dans toute société démocratique européenne moderne », a statué la Cour.

      La France n’a pas fait appel de ce jugement qui est donc définitif et s’impose à la justice française.

      https://www.bdsfrance.org/victoire-de-la-campagne-bds-sur-le-boycott-des-produits-israeliens-la-france-condamnee-par-la-cedh/

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      • Jean // 26.08.2021 à 11h37

        Pour une fois que l’UE est autre chose que le bras armé des multinationales, espérons que la France appliquera réellement cette décision sans trop trainer les pieds. Mais le combat ne fait que commencer, sur leur site en date du 17/08/21 j’ai trouvé ceci concernant l’emblématique affaire Ben & Jerry’s :
        « Le gouvernement israélien mobilise sa propagande et la puissance de ses lobbies pour fouler aux pieds les droits des Américains protégés par la constitution parce qu’une société de crèmes glacées a osé prendre une décision courageuse et de principe pour mettre fin à la complicité avec l’occupation et les violations des droits de l’homme par Israël.(…)
        La répression contre le droit de défendre la liberté des Palestiniens est en lien avec de plus importantes attaques contre la contestation à la fois aux Etats Unis et dans le monde entier. Pour répondre à la protestation croissante et à la désobéissance civile – de la lutte des Noirs contre la violence policière et le racisme systémique à la lutte des autochtones pour la justice climatique à Standing Rock et au-delà – des états des États-Unis promulguent de nouvelles lois draconiennes contre les manifestations. Nos mouvements ont le droit de manifester et nous refusons d’être réduits au silence. »

        Source : https://www.bdsfrance.org/notre-position-sur-ben-jerrys/

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        • Kasper // 26.08.2021 à 14h32

          Attention, la cour européenne des droits de l’homme (CEDH) n’a rien à voir avec l’UE. Peut être confondez vous avec la cour de justice europeene (CJUE), qui tranche les litiges liés aux traités de l’UE. Par exemple la Russie est membre de la CEDH, c’est dire si ca n’a rien à voir avec l’UE…

          Ne pas tomber dans le piège d’attribuer à l’UE tous les trucs bien qui se font à l’échelle européenne, comme la CEDH, l’ESA, erasmus… Qui existent à côté, incluent des pays hors UE ou existaient déjà avant l’UE. Les europeistes aiment bien s’attribuer les mérites des ces institutions en jouant sur l’ambiguïté Europe/UE, vu que niveau bilan positif l’UE elle même à peau de balle à faire valoir. Je pense aussi que ces institutions, en démontrant qu’une coopération internationale est possible hors de l’UE, leur foutent les chocottes.

          Ne leur rendons pas le service de marcher dans la combine.

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          • Jean // 26.08.2021 à 16h07

            @Kasper,

            Je me disais aussi… merci pour cette rectification.

              +1

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  • RGT // 26.08.2021 à 09h29

    J’en ai marre d’entendre parler en permanence des « hauts faits » des dirigeants d’un pays ARTIFICIEL construit sur la spoliation d’un peuple qui vivait depuis des siècles (si ce n’est des millénaires, les palestiniens étant les descendants des habitants qui peuplaient cette terre depuis la nuit des temps et qui se sont convertis à l’Islam – volontairement ou par la force, je ne sais pas).

    Quant au « peuple juif », il ne s’agit que des adeptes d’une RELIGION très prosélyte qui convertissait à tour de bras les populations locales, des témoins de Jéhovah avant l’heure et que les romains avaient expulsés… de Rome pour les renvoyer au moyen-orient pour ne plus avoir à subir leur propagande.

    Les juifs ont été ensuite ostracisés en Europe par les chrétiens pour des raisons de lutte d’influence religieuse mais les juifs en question étaient des populations locales converties qui n’avaient AUCUN ancêtre provenant de l’actuel Israël.

    Selon les écrits traditionnels de cette religion, les juifs ont d’ailleurs été chassés d’Israël par « Dieu » lui-même suite aux « indélicatesses » qu’ils avaient commises.

    La création de l’état d’Israël est le fruit d’une idéologie POLITIQUE apparue au royaume Uni au XIXè siècle qui a ensuite été instrumentalisée par la perfide Albion pour installer une instabilité permanente au moyen-orient lors de la décolonisation…

    Du pipeau idéologique similaire aux idéologies « brunes » du début de XXè siècle
    Contrairement aux amérindiens parqués dans des mouroirs et dont personne ne reconnaît les droits.

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    • Christian Gedeon // 26.08.2021 à 13h58

      Vous devriez
      écrire des romans ou chercher vos sources ailleurs que sur des sites de réécriture de l’histoire passablement anti juifs. Je ne comprends pas que les Crises publient ça. Comme chaque fois que je lis des propos one croyables d racisme sournois et quelle que soit la cible visée, je signale. Et

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    • mohamed amerkanti // 27.08.2021 à 13h51

      « qui se sont convertis à l’Islam – volontairement ou par la force, je ne sais pas »
      Désolé mais l’expression « je ne sais pas » prête à sourire tant elle est naïve. Il est évident que les Palestiniens comme toutes les populations du moyen orient ont subi le rouleau compresseur arabo-islamique au 8eme siècle. Les conversions forcées furent rapidement la règle et les populations qui s’y opposaient étaient soit mis dans des ghettos, soit devaient se réfugiés dans des montagnes et désert (Assyriens, Chrétiens, Juifs, etc..)

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      • Garibaldi2 // 28.08.2021 à 02h05

        Je suppose que vous avez la même explication pour la population indonésienne ?! LOL !!!

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  • Savonarole // 26.08.2021 à 11h12

    Que des politiciens fassent de la récup … c’est pour ça que les lobbies les payent, comment s’étonner qu’ils aient des avis contradictoires quand ils bouffent à tous les râteliers ? Au delà de ça, ce qui transparaît dans l’article c’est l’érosion outre atlantique du soutient inconditionnel à la politique menée sur place, y compris dans la communauté qui se doute bien qu’il n’est peut être pas très sain de créer un état « quoiqu’il en coûte » pour reprendre une expression à la mode.

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  • Christian Gedeon // 26.08.2021 à 12h45

    De certains politiciens, d’une partie des israéliens surtout dans les territoires..,je connais des israéliens chez lesquels ça a déclenché une franche hilarité et qui se foutent éperdument que les habitants des territoires puissent manger du Ben and Jerry’s ou pas. Je n’ai pas d’opinion tranchée sur le bds. Je le pense plutôt inefficace. Il n’y a pas de quoi en faire un cheesecake!

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    • Ellilou // 27.08.2021 à 12h18

      Territoires? Vous vouliez dire « colonies », non? Sinon comme autre euphémisme il y a aussi « implantation »….les mots choisis ne sont jamais neutres, camarade 🙂

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      • Christian Gedeon // 28.08.2021 à 00h42

        Je ne suis pas grâce à Dieu un camarade.Et territoires est si j’ose dire plus proche de territoires occupés que de Judée et Samarie.

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        • Ellilou // 01.09.2021 à 14h10

          Allez comme je suis de bonne humeur, je vous mets une petite chanson pour réjouir votre cœur 🙂 https://www.youtube.com/watch?v=-r7xBhJEmSA
          Votre choix de mots est, apparemment, assumé et même revendiqué, grand bien vous fasse et bien le bonjour chez vous 🙂

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  • Guise // 26.08.2021 à 21h41

    Article ponctué de « perles de sagesse » qui en réalité sont des règles de vie pensées par des oppresseurs pour maintenir leur oppression, d’après ma « minuscule propre expérience » à moi.

    Exemple : « lorsqu’une personne réagit de façon excessive à propos d’une chose de peu d’intérêt – cela tend à masquer une grande insécurité, un point aveugle ou un profond sentiment de culpabilité. En d’autres termes, leur venin verbal dirigé vers l’extérieur ne vise réellement en fait que leur propre comportement. ».
    Traduction (après suppression des fumées psychologisantes) : « C’est suis qui dit qui est ».
    Peut être dans certains cas, mais il serait quand même très dangereux d’en faire une règle de comportement humain fiable. Il y a des proverbes un peu plus sérieux que ce genre de phrase, même les enfants évitent d’y recourir passé un certain degré de maturité.

    Et puis qui juge de ce qui est « de peu d’intérêt » ? la personne dont l’opinion est remise en cause.

    Avec ce genre de « sagesse », toute critique devient l’expression d’un vulnérabilité psychique, ou d’un défaut moral. Comment décrédibiliser les points de vue divergents, leçon 1 : mettre en cause leur moralité

    Autre « perle de sagesse » qui sert bien les pouvoirs en place, le « proverbe qui signifie que « On ne doit pas causer de tort à autrui quand on est soi-même vulnérable », ». Encore la logique conservatrice, qui entretient la peur (par ex appliqué au peuple face à l’État).

    Ces « perles de sagesse » conservatrices qui te tombent dessus alors que tu viens tranquillement te renseigner sur l’état du monde qui court à sa perte…

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