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26.août.202126.8.2021 // Les Crises

Entreprises, un peu de sérieux ! – par Jean-Marc Jancovici

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Lorsque Papin puis Watt ont mis la machine à vapeur à disposition de l’humanité, l’atmosphère comportait 280 millilitres de CO2 par mètre cube d’air, soit 0,028% en volume, ou encore 280 ppm. Cette valeur n’avait quasiment pas varié depuis 10.000 ans, stabilité qui est allée de pair avec celle du climat, permettant ainsi l’émergence des civilisations sédentaires dont nous sommes les lointains descendants.

Tribune parue dans le magazine « Investir » du du 17 juillet 2021.
Source : jancovici.com

Quand je suis né, cette valeur était passée à 318. Lors de la Conférence des Nations unies sur l’environnement de Stockholm, qui, en 1972, a lancé de premières alertes sur l’environnement, nous étions à 327. Au moment de la création du GIEC, en 1988, le compteur affichait 352. Au moment du Sommet de la Terre, qui a vu la naissance de la Convention Climat, en 1992, nous étions à 356. Au moment du discours de Chirac à Johannesbourg, en 2002, c’était 373. Copenhague, « l’échec », s’est déroulé à 387, et Paris, « le succès », à 401. En 2021, nous sommes à 415.

Ni les objectifs du développement durable, ni l’apparition de la RSE dans les organigrammes ou celle de l’investissement socialement responsable dans la finance, ni la tertiarisation de l’emploi, ni le numérique, ni l’efficacité des voitures, ni quoi que ce soit d’autre n’a infléchi l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère depuis que cette dernière est mesurée. Seule une crise massive – 1929, une destruction de nations – l’Allemagne et le Japon en 1945, ou une pandémie bloquant l’économie ont fait baisser, l’année concernée, les émissions de 5%. 5% de baisse, c’est pourtant ce que nous devrions faire tous les ans pour le demi-siècle à venir si nous voulons respecter l’Accord de Paris.

Faut-il le respecter ? Avec « juste » 1,2 °C d’élévation globale, on enregistre 50°C au Canada et l’inflation alimentaire frappe le Maghreb et la Syrie, les forêts commencent à dépérir, les récoltes françaises peuvent perdre 40% certaines années, et des ouragans inédits surviennent. A 2°C les coraux seront quasiment tous morts, et à 3°C les étés 2018 et 2019 seront devenus frais et humides en comparaison de ce qui nous arrivera. Adieu les forêts, les récoltes stables, et l’absence de réfugiés en masse en provenance d’Afrique du Nord et du Proche Orient, entre autres choses.

Par une curieuse alchimie, les discours volontaristes des entreprises ont augmenté de concert avec les conséquences déjà observables de nos émissions passées, sans que, dans la réalité, le problème ne soit vraiment pris à bras le corps.

L’essentiel des membres de comex des entreprises n’est toujours pas capable de décrire le dossier physique du changement climatique avec précision. Et pourtant tous prétendent être en mesure de régler le problème ! Les budgets dévolus à la comptabilité carbone représentent au mieux de l’ordre du millième des budgets dévolus à la comptabilité tout court. Et, lorsque « quelque chose » est compté, neuf fois sur dix c’est avec une méthode qui n’est pas faite pour nous situer face au problème, mais pour nous rassurer.

Comment peut-on sérieusement prétendre s’attaquer à un problème que l’essentiel des cadres d’entreprise et des hauts fonctionnaires sont incapables d’appréhender, et avec un référentiel qui n’est déployé à peu près nulle part à la bonne échelle ?

Ces quelques considérations amènent à conclure qu’une entreprise qui se veut sérieuse sur la question doit franchir au moins les quelques étapes qui suivent.

L’ensemble de son encadrement a minima, et idéalement tout le monde, doit suivre 10 à 20 heures de formation pour comprendre le problème posé, et comprendre avec quelles méthodes on peut s’y attaquer.

Un système de comptabilité carbone doit être déployé de façon très granulaire, pour pouvoir arbitrer chaque décision unitaire en fonction de ses aspects économiques et carbone. Un tel système coutera probablement de l’ordre de 5% du budget IT, mais ne pas le faire, c’est délibérément choisir de ne pas inclure la question climatique dans les décisions opérationnelles.

L’entreprise doit se fixer un objectif de réduction en valeur absolue, et non en ratios : l’atmosphère ne se soucie pas des émissions par paire de chaussures, mais des émissions totales. Cet objectif doit être compatible avec une baisse de 5% chaque année des émissions planétaires.

Les promesses d’une entreprise qui n’est pas passée par ces étapes devraient tout simplement être ignorées. Les publicités vantant les mérites « climat » d’un produit émanant d’une entreprise qui n’est pas passée par ces étapes devraient être refusées. Si la presse veut faire sa part dans le mouvement d’ensemble, elle pourrait au moins s’astreindre à ces deux règles simples.

Tribune parue dans le magazine « Investir » du du 17 juillet 2021.
Source : jancovici.com – 02-08-2021

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Commentaire recommandé

Vercoquin // 26.08.2021 à 07h16

Les entreprise doivent faire toujours plus de profits.
C’est le principe de base.
Donc obligation pour la société de favoriser la croissance.
Donc obligation de créer toujours plus de bouches à nourrir donc de consommateurs.
Donc obligation de favoriser les naissances et les immigrations.
Donc obligation de piller les ressources naturelles jusqu’à plus soif.

Tant que la planète sera soumise à la loi du capitalisme, on ne s’en sortira pas.

154 réactions et commentaires

  • Thomas // 26.08.2021 à 07h14

    C’est toujours intéressant mais c’est du prêt à penser ….
    Qu’est ce que 10000 ans dans la vie de la Terre ?
    Comment explique t’on les mini âges glaciaires ainsi que l’optimum climatiques du moyen âge ?
    Qui croit que l’on fait réellement des efforts pour préserver la planète ?

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    • Ultec // 26.08.2021 à 09h50

      Et 10000 ans de vies humaines dans le désastre ça vous parle ? La terre s’en sortira, la question c’est son habitabilité par nous humains et les autres vivants. A voir vos questions, vous avez sûrement besoin d’explications sérieuses : allez donc lire le dernier rapport du Giec …

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    • Kilroy // 27.08.2021 à 18h53

      Comment explique t’on les mini âges glaciaires ? Le climatologue William Ruddiman à une petite idée. Sa théorie, « l’hypothèse Ruddiman » avance que l’anthropocène débute en même temps que l’agriculture car les humains ont eu dès ce moment une influence sur le climat. Le défrichage, le labour et l’irrigation ont eu des impacts très important sur les couverts végétaux et relâché des GES dans l’atmosphère.
      Le petit âge de glace serait la conséquence de la baisse importante de population due aux grandes épidémies de la fin du moyen âge (25 millions de morts de la seule peste noire) et à celles consécutives à la conquète des Amériques (65 millions de morts). La baisse de la démographie a entraîné un réensauvagement et un reboisement important de terres cultivées qui ont pu séquestrer du carbone.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_l%27anthropoc%C3%A8ne_pr%C3%A9coce

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      • Patrick // 27.08.2021 à 21h11

        Que représente l’être humain par rapport à la « machine Terre «  ? … rien , que dalle !!
        Alors pourquoi faut-il toujours essayer de trouver une cause humaine aux évolutions de cette machine ?

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        • Bouddha Vert // 27.08.2021 à 21h54

          Vous avez raison, il n’a jamais été question de cela dans la bible!!

          Les scientifiques au bûcher!!

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          • Patrick // 29.08.2021 à 11h54

            « Le défrichage, le labour et l’irrigation ont eu des impacts très important  » !!
            ah oui ?? combien d’êtres humains sur terre au début de l’agriculture ? quelques millions ? qui travaillaient avec des outils rudimentaires pour gratter le sol .. quelques centimètres grattés sur une boule de 13.000 km de diamètre
            peanuts !!

            Il faut arrêter de tout mettre sur le dos de l’humanité , on n’est plus dans la science là , on est dans l’idéologie : » l’humanité c’est mal !! « 

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            • Bouddha Vert // 29.08.2021 à 18h08

              Bravo Patrick, votre opinion pèse décidément bien plus que tous les travaux de ces universitaires chercheurs et autres scientifiques qui ne sont là que pour faire du vent. Avec vous nous sommes tranquilles, vive les libéraux à bas les empêcheurs d’exploiter sans limites.
              Coupez les arbres, élevez moutons, chèvres, travaillez les sols pour oxyder l’humus et vous transformerez en 2000 ans la Mésopotamie, le Liban, la Grèce, l’Iran, et la Tunisie d’un paradis en un désert.
              Pour les régions des moyennes en latitude c’est moins facile parce que les arbres repoussent plus facilement mais avec vos certitudes on devrait y arriver et puis nous avons tout le temps devant nous.

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      • RV // 31.08.2021 à 20h44

        @ Kilroy // 27.08.2021 à 18h53
        A propos des mini âge glaciaires, on peut lire ceci :
        …/… Il n’y a pas eu d’Optimum Médieval. Bon, soyons honnêtes, on le savait depuis l’étude de 2009. Mais cette nouvelle étude le confirme, les températures plus chaudes relevées en Europe occidentale ne correspondent pas à une phase chaude sur l’ensemble du globe, en particulier sur les océans. D’où la disparition de l’expression dans le vocabulaire des palécoclimatologues qui parlent depuis 2009 de Medieval climate anomaly. …/…
        dans cet article https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/07/25/le-climat-du-xxe-siecle-sans-precedent-depuis-jesus-christ/

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  • Vercoquin // 26.08.2021 à 07h16

    Les entreprise doivent faire toujours plus de profits.
    C’est le principe de base.
    Donc obligation pour la société de favoriser la croissance.
    Donc obligation de créer toujours plus de bouches à nourrir donc de consommateurs.
    Donc obligation de favoriser les naissances et les immigrations.
    Donc obligation de piller les ressources naturelles jusqu’à plus soif.

    Tant que la planète sera soumise à la loi du capitalisme, on ne s’en sortira pas.

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    • Roger // 26.08.2021 à 07h43

      La nature est soumise à la loi de la nature ?

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      • Vercoquin // 26.08.2021 à 07h53

        Dans un soucis de qualité, merci d’étoffer un peu votre idée, votre commentaire semble bien court..

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        • youyou // 27.08.2021 à 17h50

          Il sous entend que le capitalisme est une loi de la nature

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      • Cgn002 // 29.08.2021 à 22h07

        Et désormais celle de l humanité, en ce qui concerne l habitabilité de la planète…
        En fait depuis sue l homme n entend plus l écouter et faire z sa façon (plutôt fictionnelle comme le nouveau logiciel de son cerveau)

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    • pie vert // 26.08.2021 à 10h06

      Pardon, mais il a bon dos votre capitalisme.
      Etes vous bien certain de la nature capitaliste de ce système ?
      Quand les banques centrales inondent depuis des années la finance d’argent pour empêcher des activités de disparaître,ce n’est plus du capitalisme. Quand des inactifs perçoivent autant d’argent que des actifs, avec un système cherchant d’abord à produire des consommateurs plutôt que de la création de richesses, est ce vraiment du capitalisme ? Nous vivons dans un pays où le secteur public combiné au secteur privé subventionné doit représenter en post-covid prés de 75% du PIB, franchement ce n’est pas du capitalisme.
      Ce n’est pas non plus tout à fait du communisme, c’est autre chose à mon sens. Une société consumériste dépourvue de morale chrétienne, mais dont elle en garde un vague souvenir :une société de consommation chrétienne zombie qui ne tient en tant que société que par la consommation et donc forcement si le CO2 devient un problème, on a un gros problème car il est le produit de la consommation.
      Vous remarquerez que les faux écologistes et vrai consuméristes appellent évidement à toujours plus d’éoliennes, de panneaux solaires, d’immigrés, ce qui ne règle rien.

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      • ManuUK // 26.08.2021 à 11h07

        Encore une fois, le problème est systèmique et la réponse doit être systémique. Il faut trouver un bon levier d’action. Justement, le PIB pourrait en être un, puisqu’il réfléchisse tous à travers le PIB : https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/le-pib-n-est-plus-compatible-avec-l-urgence-climatique-assurent-des-scientifiques-europeens-704d04c4-0423-11ec-be5b-0c913f624818

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      • Pierrot // 26.08.2021 à 12h09

        Le capitalisme est défini par la propriété privée des moyens de production, la recherche du profit et la concurrence (comparativement, le communisme est fondé sur la propriété collective des moyens de production et d’échange et vise l’abolition de la propriété individuelle).

        Ce que vous décrivez ne remet donc pas en cause la nature du régime dans lequel nous vivons. Il s’agit seulement de mesures prises par une société capitaliste pour maintenir un système économique qui n’est pas viable. Même si un capitalisme pur et dur doit mettre provisoirement de l’eau dans son vin pour survivre, ça reste toujours du capitalisme.

        D’autre part, le capitalisme n’a jamais empêché les oisifs des classes privilégiées d’accroître leur richesse grâce au travail des classes laborieuses et à un consumérisme majoritairement inutile. Bien au contraire.

        Quoi qu’il en soit, ce capitalisme n’est pas compatible avec l’écologie. La recherche du profit à tout prix et l’élimination des activités non rentables s’accommodent mal d’une consommation et d’une production de biens et de services limitées au strict nécessaire.

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        • Patrick // 29.08.2021 à 11h56

           » les oisifs des classes privilégiées d’accroître leur richesse grâce au travail des classes laborieuses »
          ça c’est vrai depuis l’antiquité , quelque soit le pays ou le régime politique …
          La seule différence entre tous vient juste des avancées technologiques et des quantités d’énergie disponibles

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    • Blabla // 26.08.2021 à 20h52

      Les entreprises doivent dégager des bénéfices pour entretenir leurs propriétaires, c’est la seule règle.
      En vouloir toujours plus est le moteur de la société de croissance, qui nous amène à nous dévorer nous même (exemple : la chute continue de qualité de tous les produits, même les plus importants).
      Toutes les entreprises ne sont pas quotees en bourse ou gérées par des financiers, mais ils impriment leur vision à la société. C’est bien xe mirage qu’il faut casser pour espérer avancer

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      • Patrick // 29.08.2021 à 13h36

        Une entreprise doit dégager des bénéfices pour rester en vie.
        C’est aussi une condition de base pour maintenir l’emploi et tout ce qui va avec ( Sécu, retraites … ).
        Et ceci quelque soit le système politique en place, sinon c’est la faillite un jour ou l’autre.
        La condition sine qua non pour utiliser des richesses c’est de les avoir créer au préalable ( ou alors d’être assis sur une nappe de pétrole )

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        • Dominique Gagnot // 29.08.2021 à 17h20

          Patrick,

          « Une entreprise doit dégager des bénéfices pour rester en vie. »

          Pas nécessairement. Son financement peut également provenir de l’extérieur, ce qui d’ailleurs est indispensable aux services non marchand…
          Encore une fois je vous renvoie à http://bit.ly/capitalisme 2èm partie.

          Par ailleurs la définition de « richesse » est absurde dans le système actuel qui considère comme de valeur nulle tout ce qui est offert par la nature, que l’on peut donc piller dans le cadre de ce capitalisme, jusqu’à rendre notre vie impossible. Inutile de faire un dessin…

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    • AMC // 27.08.2021 à 09h34

      Je suis tout a fait d’accord. Tant qu’il n’y a pas d’efforts de faits pour la décroissance… on ne s’en sortira pas! Malheureusement tout est fait pour faire consommer, pour gaspiller, pour détruire en toute impunité… Peut être que le passage par une dictature sera la solution… Je ne suis pas une spécialiste évidemment mais nos gouvernements manquent franchement d’autorité, de cohérence et de vision stratégique dans ce sens…

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      • Loransea // 27.08.2021 à 22h34

        bonsoir AMC, je pense au contraire que les citoyennes et citoyens ordinaires tirés au sort et réunis en assemblée ont plus de bon sens que nos élites prises dans ce que Veblen appelait la consommation ostentatoire et que Dufour appelle pléonexie de sorte qu’il n’y a rien à attendre d’un dictateur que du sang et des larmes…
        La décroissance sera joyeuse et conviviale ou ne sera pas.
        Nos gouvernements ne manquent ni d’autorité, ni de cohérence, ni de vision : nous ignorons simplement leurs objectifs parce qu’ils les cachent habilement dans des discours ambigus dans lesquels nous n’entendons que ce que nous avons envie d’entendre.
        J’invite à lire « Contre-histoire du Libéralisme » de Domenico Losurdo pour comprendre chez qui l’Union Européenne, un Trump ou un Biden que nous avons tord d’opposer et un Macron puisent leur autorité, leur cohérence et leur vision. Vous y apprendrez que le mot démocracie dans leur bouche signifie l’égalité pour la petite caste de seigneurs dont ils sont issus, que les autres « citoyens » sont des demi-esclaves ou des esclaves (ce qui ne sont rien) corvéables à merci. Le passe-sanitaire entre dans cette stratégie cohérente d’une société à deux vitesses où les plus riches auront accès à tout et les pauvres regarderont derrière les grilles et serviront… Ce passe nous est vendu comme sanitaire ce qu’il n’est pas, il aura un effet cliquet (impossible de revenir en arrière) voyez le film d’Afonso Cuaron « les fils de l’homme » cela donne une assez bonne vision de l’avenir que ces gens nous préparent.

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        Alerter
      • Grd-mère Michelle // 30.08.2021 à 12h27

        Néanmoins, des efforts d’imagination et de recherches de solutions sont en cours… en France:

        https://reporterre.net/Et-si-l-on-changeait-de-societe-Le-collectif-Plus-jamais-ça-propose-un-plan-de-rupture

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    • Patrick // 27.08.2021 à 16h42

      Pourquoi le capitalisme ?
      La croissance et le PIB , ça veut dire des retraites , des hôpitaux, des écoles .. supprimons tout ça et nous n’aurons plus besoin de croissance. Facile.

        +3

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      • Dominique Gagnot // 27.08.2021 à 23h26

        Pas forcément : si un état démocratique (au service du peuple) était propriétaire des ressources et contrôlait sa banque centrale, il pourrait émettre directement la monnaie nécessaire au financement des services publics.

        Cette monnaie « ruissellerait » ensuite dans le reste de l’économie, de par les besoins externes de ces services publics et de leur personnel.

        La monnaie circulerait alors de l’état vers le privé, au lieu de l’inverse que l’on connait.

        C’est expliqué page 108 et suivantes de http://bit.ly/capitalisme
        (pour bien comprendre mieux vaut lire dès la page 103 )

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        • Patrick // 28.08.2021 à 14h53

          Utopie .. cette organisation ne peut pas fonctionner, elle finira forcément dans la misère.
          Ces gars là , tu leur donnes le Sahara ,dans 5 ans ils importent du sable.

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          • Dominique Gagnot // 28.08.2021 à 19h01

            Patrick,

            Merci de vos commentaires, mais là vous manquez sérieusement d’arguments.
            Vous partez du principe que puisque ça a toujours été comme ça, ce sera toujours comme ça. Si c’était le cas nous serions toujours à l’Age de pierre.
            Vous limitez l’évolution humaine à celle de votre imagination, c’est un peu court, non ?

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            Alerter
            • Patrick // 29.08.2021 à 13h42

              Le coup de la monnaie créée pour financer les services publics et qui ruisselle, ça ne peut pas fonctionner.
              D’abord parce que ça ne suffit pas à faire tourner l’économie qui est bien plus grosse que les services publics ( il y a une vie en dehors des services publics).
              Ensuite parce que l’état qui veut notre bien à tous va se mettre à émettre de la monnaie à tour de bras ( ce que les états finissent toujours par faire ) , et là tout part en vrille.
              La MMT c’est une idée qui date de l’antiquité et ça c’est toujours mal terminé.

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            • Dominique Gagnot // 29.08.2021 à 14h30

              Patrick,

              Bien sur l’économie ne se limite pas aux services publics et je vous invite à lire http://bit.ly/capitalisme, en particulier page 80, ou vous trouverez des suggestions qui ne demandent que à être améliorées.

              Notez que tout ce que l’homme a inventé, que ce soit du domaine des sciences dures ou des sciences sociales, a commencé par ne pas fonctionner, jusqu’à ce que ça fonctionne grâce à la persévérance de quelques uns.

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    • Loransea // 27.08.2021 à 22h16

      Il manque un détail à votre analyse, la croissance n’est possible que par la transformation d’énergie utile en énergie inutile (loi d’entropie ou seconde loi de la thermodynamique) conséquence : plus l’énergie disponible est « accessible » et dense (énergies fossiles) plus la croissance peut-être rapide… d’où notre choix ou décroitre ou accélérer l’entropie.
      Par ailleurs, le capitalisme cherchant à maximiser les profits pour s’accumuler sans fin (voir la loi d’entropie ci-dessus) est de fait un destructeur de biodiversité par la recherche incessante de gain de productivité. Or la biodiversité est un décélérateur d’entropie.
      Il y a un type que j’aime bien qui est mort il y a environ 2000 ans qui disait « nul ne peut servir deux maîtres : Dieu (ce que j’entends comme la vie, la diversité, la création, l’amour inconditionnel) et Mamon (ce que j’entends comme la chrématistique ou la pléonexie)…
      Bref, nous sommes les acteurs d’une pièce de Corneille ou plutôt nous sommes Chimène, nous avons plus perdu que gagné…

        +6

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    • TZYACK // 31.08.2021 à 17h43

      Gaz-pillage
      Quelle aberration que de (ré)chauffer ou de refroidir en moyenne, en hiver ou en été, une habitation de 50m3 par occupant d’un volume corporel d’environ 500 fois plus petit !!!
      Alors qu’il est Naturel, depuis toujours, de se couvrir avec des (re)vêtements adaptés aux conditions climatiques ambiantes, et aussi de se déplacer avec ses seules forces corporelles ou avec celles que nous offre la Nature

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  • Yann // 26.08.2021 à 07h39

    Si on laisse une planète en bon état aux générations futures, sauront-elles quoi en faire ?

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    • Jean // 26.08.2021 à 07h53

      @Yann,

      Nous pourrons nous poser cette question lorsque nous serons en mesure de leur laisser une planète en bon état… et c’est pas gagné. Il n’y a pas plus innocent que ceux qui ne sont pas encore nés.

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      • Yann // 26.08.2021 à 09h09

        « Il n’y a pas plus innocent que ceux qui ne sont pas encore nés »

        Pas sur que tout le monde ait la même définition du terme « innocent ».
        Et encore moins sûr que tout le monde accepte cette proposition comme axiome fondateur de toute réflexion sur l’avenir.

        Essayons autrement…Si vous aviez les ressources pour construire une cathédrale comme Notre Dame aujourd’hui, pensez vous qu’il y aura encore quelqu’un pour l’admirer dans 800 ans?

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        Alerter
        • Jean // 26.08.2021 à 11h52

          @Yann,

          Quel est l’intérêt de s’interroger sur l’age du capitaine lorsque l’urgence est là et qu’il faut convaincre pour que demain soit possible ?

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          • Yann // 26.08.2021 à 18h15

            @Jean

            Quel est l’intérêt d’un futur dans lequel on passe son temps à esquiver les questions plutôt que d’essayer d’y répondre ?

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            Alerter
    • Cgn002 // 29.08.2021 à 22h13

      Seront elles aussi irresponsables que les nôtres ?
      Vivront elles au jour le jour où respecteront elles la vie telle qu elle leur a été donnée, tout en se préoccupant de celles des générations à venir.
      Tout est dans la capacité à se remettre en question, sauf si une majorité des terriens ne le voit pas de cet œil…
      L hyper consommation semble l objectif…on est très mal barrés…

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  • Jean // 26.08.2021 à 07h44

    Ce ne sont plus les politiques qui détiennent le pouvoir réel mais les grandes entreprises. Tenter de reprendre ce pouvoir aux grandes entreprises et à ceux qui les possèdent est une bonne chose mais il ne faut pas oublier la responsabilité individuel du consommateur compulsif. Car c’est cette aliénation collective qui est la source de leur pouvoir.

    « La situation n’a jamais été aussi grave. Notre planète est en danger. Le saccage du vivant s’accélère chaque jour un peu plus, nous rapprochant inévitablement d’un avenir de plus en plus sombre. L’être humain en est clairement responsable. Nous en avons conscience, et pourtant nous ne faisons rien. Dans cette vidéo, je tente de répondre à la question « pourquoi tout le monde s’en fout de la catastrophe écologique? » en expliquant plus particulièrement les mécanismes psychologiques en jeu derrière l’inaction. »

    https://www.youtube.com/watch?v=1q9z66B0ykw

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    • tchoo // 26.08.2021 à 08h45

      Ah oui bien sur, c’est la faute à chacun de nous
      Tous coupables, comme ça les responsable restent bien à l’abri

        +11

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      • Jean // 26.08.2021 à 09h06

        @tchoo ,

        On peut vouloir se dédouaner de ses responsabilités sur d’autres, cela permet de continuer comme avant en ayant bonne conscience, mais dans le monde réel il n’y pas d’écologie possible sans une limitation drastique de la consommation de la multitude. Nous y viendrons de toutes façons, de gré ou de force, et ce sera probablement de force ce qui sera plus douloureux. Beaucoup découvriront alors que le véritable bonheur ne passe pas par la satisfaction d’un plaisir immédiat, illusoire et fugace.

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        • Orhan // 26.08.2021 à 09h52

          La mythologique responsabilité individuelle. Il n’y en a aucune, et certainement pas en matière de consommation. Pourquoi dépenser des milliards en marketing si ce n’est pour formater les cerveaux dès le plus jeune âge, sur tout support. Sortez (en ville notamment) et regardez autour de vous et comptez la publicité. Elle est partout. L’homme est formaté à la consommation comme il l’est à son appartenance de classe dans Le Meilleur des Mondes. Même la personne « consciente et responsable » consommera selon des inclinaisons sur laquelle elle n’a aucune maîtrise. Il lui restera son autosatisfaction de se croire à l’abri, mais ce n’est qu’un fantasme.
          Il n’y a qu’une réponse et elle est collective : supprimer la publicité déjà. Toute la publicité. Il faudra bien attendre une ou deux générations ensuite.

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          • Jean // 26.08.2021 à 12h05

            @Orhan,

            Vous n’êtes pas un mouton et à se titre vous disposez de votre libre arbitre. La possibilité de faire des choix induit la responsabilité. Ne rien faire est un choix, regarder ailleurs en est un autre. Peut-on désobéir aux injonctions du dieu marketing ? L’homme libre le peut alors que les zombies ont fait le choix de la servitude volontaire. Qu’en à savoir si nous disposons d’une ou deux générations pour cette prise de conscience, la réponse est non.

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            • Orhan // 26.08.2021 à 13h21

              Jean, il faudrait rentrer dans des débats et discussions philosophiques sans fin. Donc, non je ne crois pas au libre arbitre, je reste jusqu’à être convaincu du contraire plutôt du côté de Spinoza. Donc oui, c’est déplaisant, mais l’homme est bien un mouton. Il est grégaire car social. C’est dur à entendre quand l’idée dominante est celle des Lumières, « je pense donc je suis ». Malheureusement, je n’y crois, à tort ou à raison peu importe.
              Donc pour en revenir à votre propos initial, il est impossible que les gens se sortent individuellement de la publicité et de la consommation. Cela, peu importent nos divergences de point de vue, je crois que c’est assez évident.

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            • Jean // 26.08.2021 à 13h27

              @Orhan,

              => Donc pour en revenir à votre propos initial, il est impossible que les gens se sortent individuellement de la publicité et de la consommation.

              Et pourtant certains y arrivent…

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            • Dominique Gagnot // 26.08.2021 à 19h04

              Il y aussi des poissons volants, mais ils ne sont pas représentatifs du genre. (Audiard?, à peu près…)

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            • Loransea // 27.08.2021 à 22h50

              @Jean, vous avez raison, certains peuvent échapper au mimétisme sociétal mais @Orhan a raison également. En tant que fils de Spinoza et de René Girard, je pense qu’il faut modifier les institutions pour valoriser d’autres façons de vivre afin que la majorité change de comportement. Tant que seront valorisées, l’accumulation matérielle, la consommation ostentatoire que démultiplient les réseaux sociaux, la réussite individuelle (au cinéma mais également dans les jeux télévisés et jusque dans les documentaires animaliers…), il y a peu de chance que madame et monsieur tout le monde est envie de vivre comme un ermite ou comme un villageois du XVIIIème siècle.
              L’imitation est le plus puissant moteur du comportement humain. Si nous ne changeons pas nos modèles…

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          • Sophia // 26.08.2021 à 16h34

            Mais tout de même, si nous en sommes là, c’est bien parce que notre espèce est foncièrement capable d’adaptation et d’innovation… Se cacher derrière Spinoza pour nier toute part de responsabilité au niveau individuel, c’est un peu court. Le spinozisme n’est pas un fatalisme!
            On accuse le capitalisme. Il est vrai que ce système économique n’a pas son pareil pour optimiser le pillage des ressources. Cependant, maximiser le nombre de ses descendants, c’est la grande loi du vivant. Médecine, abondance énergétique grâce aux énergies fossiles, sélection variétale… Si n’importe quelle autre espèce avait pu le faire, elle ne s’en serait pas privée. Regardez les rats, les criquets: tant qu’ils ont des ressources, ils augmentent leurs effectifs, jusqu’à l’invasion. Et ensuite, la correction est brutale: la régulation des populations se fait régulièrement par la famine. On a voulu s’affranchir collectivement de ce sort, je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose. Alors oui, on a eu du succès à ce jeu. Trop, même.
            Au lieu de traiter l’espèce humaine de parasite, de peste, ou autre, il serait peut-être plus sain pour notre équilibre mental à tous de reconnaître que nous sommes poussés à faire ce pour quoi le vivant est programmé, et que notre part de libre-arbitre (ou ce que nous avons -nommez-le comme il vous plaira- et que n’ont pas rats ou les criquets, ) est à mobiliser pour contrebalancer cela et retrouver un équilibre.

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            • JEAN DUCHENE // 26.08.2021 à 20h43

              amen, ou comment diluer la responsabilité d’un système politico-économique en responsabilisation individuelle. Cette réflexion est un abandon de la politique.

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              Alerter
            • Jean // 27.08.2021 à 02h39

              @JEAN DUCHENE,

              La responsabilité du système politico-économique est évidente mais, alors que la consommation des privilégiés augmente et que ses conséquences affectent pour le moment surtout les pays pauvres, cela ne suffit pas à faire de nous des innocents. Que chacun s’interroge : quels achats peuvent être différés ou évités ? Peut-on vivre heureux sans changer de smartphone tous les trois ans, a t-on vraiment besoin de manger autant et de gâcher une telle quantité de nourriture ?
              Vous remarquerez que l’écologie politique s’interroge rarement sur la surconsommation car il ne faut surtout pas effrayer l’électeur en lui rappelant sa part de responsabilité. Pourtant, sans cette remise en question collective, l’écologie politique se condamne à n’être qu’une vaste fumisterie. On peut faire semblant, c’est plus confortable, jusqu’à ce que les modifications de nos modes de vie deviennent brutalement inévitables. C’est le chemin que nous avons choisi et nous accélérerons jusqu’à ce que le mur mette un terme définitif à notre inconséquence.

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            • LibEgaFra // 27.08.2021 à 18h27

              Certains peuples ont su et savent encore à moins d’être totalement acculturés vivre en harmonie avec leur environnement et ne pas le piller et finir par le détruire. Ils ont su éviter la pullulation humaine qui gangrène actuellement la Terre. L’idéologie du « croissez et multipliez » conçue dans le désert est en train de faire de la Terre un désert.

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            • Loransea // 27.08.2021 à 23h17

              @Jean, l’écologie politique ne se limite pas à EELV qui ressemble beaucoup plus à une écologie diluée à dose homéopathique dans le libéralisme…
              Vous oubliez un peu vite tout le courant de la décroissance, Tolstoï, Thoreau, Gandhi, Veil, Mumford, Charbonneau, Ellul, Debord et tant d’autres qui ont dénoncé depuis fort longtemps la consommation bien avant la « sur-consommation » comme vous dites.
              Cet après-midi, j’ai cherché en vain des chambres à air de vélo réparables. « Monsieur, ce n’est plus fabriqué » m’as-t-on répondu. « Je fais quoi alors ? – Vous jetez et vous racheter ! ».
              Où est ma responsabilité individuelle là dedans ? Même l’outil le plus simple est conçu pour être jeté aujourd’hui comme un couteau. Blâmer l’individu permet de diluer la responsabilité des puissants. Ce n’est pas moi qui aie demandé à ce que tout soit produit à 10000 km de chez moi sans possibilité de réparation. Et la pollution s’accumule et les plastiques dans nos corps.

              @Sophia, selon votre raisonnement, le rôle de l’espèce humaine est de plastifier la planète Terre ^^. Comme les premiers organismes l’ont oxydée il y a 2,4 Ma (https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Oxydation)?

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            • Jean // 28.08.2021 à 04h14

              @Loransea,Dominique Gagnot,… 1/2

              Quand je parle d’écologie politique je fais référence aux partis qui jouent un rôle dans le l’arène politique actuelle et qui ont la possibilité de modifier les législations existantes en faisant des alliances, à défaut de pouvoir prendre le pouvoir. Le contexte aurait pu vous éclairer.
              La durée de vie moyenne d’un vêtement aux usa est d’un mois, si nous passions à deux ce serait déjà un progrès. Le choix n’est pas vivre dans la foret ou surconsommer mais d’être suffisamment responsable et lucide pour limiter au maximum sa consommation. Pour certains il sera plus facile de réduire sa consommation de viande, pour d’autre d’éviter de prendre l’avion… etc C’est à chacun d’entre-nous de choisir de quel façon il veut contribuer à la limitation de l’impact global d’une consommation qui n’est jamais neutre pour les écosystèmes.
              Mais j’ai conscience que cette lutte est vaine et que nombreux sont ceux qui ne voudront pas faire le moindre effort en déployant toutes les stratégies d’évitements imaginables pour se donner bonne conscience. Considérer que l’alternative est de vivre en foret ou continuer comme si de rien était est l’une de ces stratégies.

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            • Jean // 28.08.2021 à 04h16

              @Loransea,Dominique Gagnot,… 2/2

              Mais on ne triche pas éternellement avec la réalité.. qui va nous rattraper. Malgré tout je reste optimiste et je ne pense pas que nous aurons l’opportunité de réduire à néant toutes vies sur cette planète car la Nature est plus forte que nous et elle saura nous remettre sur le droit chemin, même si cette leçon promet d’être douloureuse. Ce qui parait impossible aujourd’hui deviendra alors d’une simplicité étonnante car les mentalités auront évoluées. Il est quand même regrettable qu’une majorité d’entre-nous soit incapable de renoncer à un plaisir immédiat pour obtenir un gain supérieur dans le futur, car c’est ce qui distingue normalement l’enfant immature de l’adulte responsable.

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          • Patrick // 27.08.2021 à 16h45

            C’est la fotalapub !!
            Ben non .. c’est l’être humain qui est comme ça et ça date pas d’hier. Il est seulement limité par l’accès aux ressources et il a grandement profité des découvertes permises par le capitalisme et le pétrole.

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            • LibEgaFra // 27.08.2021 à 18h30

              « Ben non .. c’est l’être humain qui est comme ça  »

              Ben non, pas tous les êtres humains, pas tous les peuples. Voir mon commentaire de 18h27.

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            • Bouddha Vert // 27.08.2021 à 22h02

              En augmentant ses lectures, on se rend compte qu’il n’y a pas de nature humaine, que c’est un mythe. La plastique de nos cerveaux est telle, en simplifiant, que notre environnement fait l’essentiel de nos sociétés.

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        • Dominique Gagnot // 26.08.2021 à 09h54

          Jean,
          Que je sache, les règles du jeu capitaliste ne sont pas fixées par les peuples, mais imposées par une minorité d’ultras riches qui dominent la planète.

          La première des aberrations étant la propriété lucrative privée des biens communs que sont les ressources planétaires, qui de fait interdit leur éventuelle gestion raisonnée par les collectivités à différentes échelles, et en particulier mondiale.

          Les peuples, formatés par les médias qui sont contrôlés directement ou indirectement par ces même dominants, font comme ils peuvent avec ces règles.

          Ce système est décortiqué ici : http://bit.ly/capitalisme

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          • pseudo // 26.08.2021 à 10h15

            il y a tout de même une forme de veulerie à nous laisser manipuler de la sorte. Les produits toxique sont bien achetés par des gens qui n’ont pas plus intérêt que vous et moi a les répandre dans la nature. Tous ces mégots, tous ces médocs, tous produits ménagers, et autres déchets que nous produisons quotidiennement dans l’indifférence généralisée. Il n’y a pas que les très gros pollueurs qui le font, cette veulerie c’est le fait de tout à chacun.

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          • Jean // 26.08.2021 à 12h46

            @Dominique Gagnot,

            L’Homme, bien que l’éducation et l’environnement exercent une forte influence sur son système de pensée, n’est pas une machine reprogrammable à l’envie. C’est l’erreur des marxistes que de croire que l’environnement détermine à lui seul ce qu’il deviendra. J’ose prétendre qu’il a une âme dont l’histoire ne se limite pas au bref passage que nous effectuons sur cette Terre et que cette influence non matérialiste est déterminante. Cette époque à d’ailleurs ceci de particulier qu’elle marque le passage de l’enfance à l’age adulte d’une partie d’entre-nous et, entre adultes, le communisme et l’abolition de l’argent iront de soi. Alors que ceux qui choisiront de rester dans l’enfance devront poursuivre leur apprentissage sur d’autres sphères.

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        • Yann // 26.08.2021 à 10h00

          Pour avoir bonne conscience, il suffit d’être convaincu que l’humanité n’est pas faite pour durer éternellement.
          Et après tout, pourquoi ne pas rejeter la responsabilité sur Dieu, qui n’avait faire une planète deux fois plus grosse, ou en mettre une deuxième a coté.

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          • pseudo // 26.08.2021 à 10h17

            connaître sa finitude est une chose, faire plonger tout un écosystème avec sa déchéance en est une autre. L’un ne justifie pas l’autre à mon avis. Et pour aller plus loin, si il devait exister un génie humain, ce serait justement de pouvoir dépasser ces aléas. Mais bon cessons de rêver il n’y a pas de telle chose, il y a juste de l’habilité à y faire croire.

              +2

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          • Jean // 26.08.2021 à 12h21

            @Yann,

            Je ne partage pas votre nihilisme. Si nous avions deux planètes il en faudrait bientôt quatre, si nous avions quatre il en faudrait inévitable huit sous peu… Le problème n’est pas la quantité de ressources non renouvelables dont nous disposons mais la façon dont nous avons décidé de les utiliser.
            Ceux qui voudraient rendre Dieu responsable de leurs agissements seraient les premiers à se plaindre de ne pas disposer de leur libre arbitre. Car de deux choses l’une : Soit vous disposez de votre libre arbitre et vous êtes responsable de vos choix, soit vous en êtes dépourvu et c’est celui qui vous en prive qui est responsable à votre place. C’est le concept juridique qui différencie l’adulte majeur de l’enfant mineur.

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            • Dominique Gagnot // 26.08.2021 à 16h15

              @ Jean,

              Nos marges de manœuvres individuelles sont dérisoires.
              La plupart d’entre nous sont contraints de travailler pour vivre, d’effectuer un boulot souvent absurde, redondant ou inutile, si ce n’est pour la bonne marche du système, sans compter le pétrole nécessaire au trajet.

              Par exemples :

              Comment demander à des publicitaires, à leurs imprimeurs, à leurs diffuseurs, de cesser leurs activités alors qu’il s’agit de leur gagne pain, sans compter la récession et les catastrophes sociales que cela engendrerait.

              Comment demander au monde de la finance…,

              Comment demander aux fabricants de faire du durable, recyclable, ce qui au passage couterait plus cher (sur le coup) au consommateur et n’aurait donc qu’un succès limité avec les conséquences de tous ordres que cela engendrerait, sauf à les y contraindre en collectivisant leurs moyens de sorte à optimiser l’ensemble.

              Demander aux individus ou entreprises de modifier leurs comportements c’est un peu comme demander aux pilotes des 24h du Mans de limiter leur vitesse à 90km/h… Il faut évidement changer le but de la compétition… par exemple restaurer la biosphère, ce qui est proposé dans la 2nd partie de http://bit.ly/capitalisme

              Bref, le problème est dans la logique de notre système capitaliste lui-même. Il n’y a pas de solution individuelle à un problème collectif.

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              Alerter
    • Incognitototo // 26.08.2021 à 15h00

      @ Jean

      Merci pour la vidéo.

      Ce qui fait obstacle à « l’extension du domaine de la lutte » est un problème aussi vieux que celui des luttes elles-mêmes.

      Tout ce que dit la locutrice sur les raisons du toujours plus de la même chose et de l’inaction n’est pas faux, sauf qu’elle ne se rend pas compte qu’elle est dans un terrible paradoxe que personne n’a encore résolu à ce jour.

      Elle ne peut pas en même temps nous énumérer toutes les raisons qui font que les humains persistent à faire des choses néfastes pour eux-mêmes et les autres (au passage elle en oublie quelques-unes qui ne sont pas forcément psys, comme par exemple le niveau d’éducation reçu), et nous renvoyer à la responsabilité personnelle et à la prise de conscience pour les résoudre.

      Il y a une contradiction qu’elle ne résout pas : elle ne peut pas nous expliquer que ces mécanismes nous empêchent d’agir et dire qu’on est tous coupables. Ou autrement dit, nous donner toutes les raisons qui expliquent l’inconscience puis nous dire qu’on est responsable et qu’on va changer ça par la conscience ; c’est antinomique et presque incohérent.

      À sa décharge, depuis toujours tous les militants qui agissent dans leur vie pour se changer eux-mêmes se sont posé ces questions et s’ils avaient eu les bonnes réponses, le monde aurait changé depuis longtemps. C’est bien cependant que les jeunes continuent le combat, il y en aura bien un parmi eux qui arrivera à être moins c… que nous ; ce n’est pas gagné cependant quand j’en entends certains 🙁 .

        +2

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      • Jean // 26.08.2021 à 16h36

        @Incognitototo,

        Il y a des mécanismes psychologiques qui empêchent la prise de conscience mais ils ne sont pas insurmontables. En avoir conscience permet d’accélérer ce processus même si cette vidéo n’est pas dénuée de paradoxes, comme vous le soulignez. J’insiste sur la responsabilité individuelle car celle des grandes entreprises et de ceux qui les détiennent n’est, selon moi, plus à démontrer. Quant à savoir si nous parviendrons collectivement à cette prise de conscience avant la catastrophe, je n’y crois pas. Il faudra comme toujours que l’Humanité soit mise au pied du mur pour mettre en œuvre les changements radicaux nécessaires.
        Aussi je souhaite que vous preniez connaissance d’une autre vidéo, encore plus intéressante selon moi, sur les mécanismes psychologiques de la folie collective, qui me semble d’actualité alors que la confusion qui règne menace de s’amplifier.

        https://www.youtube.com/watch?v=aURbqJYU6R8

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        • Incognitototo // 26.08.2021 à 21h15

          C’est dommage que ce type d’explications (dans la vidéo) – qui ne sont pas fausses en soi, mais très globalisantes donc très irréelles – n’interrogent jamais ce qu’elles disent au fond du fond.

          Bien sûr la psychose de masse existe, mais renvoyer l’origine et les causes de celle-ci à des manipulations politiques, c’est une grave erreur qui se trompe de cause première… La réalité est que ce type de manipulation ne fonctionne que sur des gens déjà « malades ». Ou autrement dit, c’est parce qu’une majorité d’adultes a reçu une éducation parentale qui les prédispose à déjanter que toutes les manipulations deviennent possibles (Cf. W. Reich : « La psychologie de masse du fascisme »).

          C’est d’ailleurs bien le problème que n’arrive jamais à résoudre la politique (et la psychosociologie également) en raisonnant globalement et par généralisations, alors que les causes réelles et premières sont toujours personnelles et individuelles.

          Cela fait longtemps que je défends le constat qu’on peut redéfinir tous les positionnements politiques en fonction des structures psychiques et caractérielles des personnes qui y croient… Mais tous ceux qui défendent ce type de réalités (Reich est un des 1ers à l’avoir fait) sont évidemment rejetés par tous ceux bien plus nombreux qui défendent leur fonds de commerce de la crédulité ; tandis que c’est totalement inaudible et inadmissible pour une grande majorité de personnes qui, s’ils l’admettaient, seraient confrontées aux limites de leur (soi-disant) liberté.

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        • Incognitototo // 26.08.2021 à 21h16

          – suite et fin –

          Quand il sera obligatoire pour ceux qui prétendent représenter ou diriger les autres de faire une psy approfondie – qui leur permette de différencier leur ambition personnelle faite de carences psys (narcissiques, de pouvoir et autres) avec leurs positionnements politiques – les choses changeront vraiment, pas avant.

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  • Bruno // 26.08.2021 à 08h01

    Faut-il divorcer et se séparer de tous ses amis si l’on souhaite s’imposer une relative décroissance que son environnement refuse ?
    Clairement non. Donc j’attends patiemment que le désastre se produise.

      +4

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    • Incognitototo // 26.08.2021 à 23h35

      Je ne comprends pas… c’est l’inverse. Si vous voulez mettre en place une décroissance bien au contraire il faut vivre en communauté, ce qui permet de partager les moyens, et de diviser drastiquement les consommations. L’éclatement familial et l’individualisation des consommations sont une pure résultante du capitalisme.

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  • Denis Monod-Broca // 26.08.2021 à 08h17

    Green washing encore et toujours.

    Si nous voulons vraiment ce que nous affirmons vouloir, il nous faut opter pour la sobriété, pour le renoncement au toujours-plus, pour l’abandon de l’idéologie de la concurrence.

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  • euromix // 26.08.2021 à 08h39

    la phrase important : « tout le monde, doit suivre 10 à 20 heures de formation »
    la société de JMJ assurera bien entendu lesdites formations

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    • Bruno // 26.08.2021 à 09h06

      Terroriser les populations pour vendre sa came, c’est un métier.

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      • Dominique Gagnot // 26.08.2021 à 09h58

        Curieusement JMJ prend bien soin de ne jamais évoquer le capitalisme, comme si ce système était naturel et là pour l’éternité.

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        • pseudo // 26.08.2021 à 10h21

          faut choisir ses combats. On ne peut pas tout faire. Le gars tente juste de sauver ce qui peut l’être, pas de reformer la société… D’où sa position pro nucléaire en sachant pertinemment que cela ne résout la problématique des impacts bio systémique de la captation des ressources. Quand à son refus d’évoquer le capitalisme, c’est faux, il a plusieurs fois sévèrement écorché vive les fables de la théorie économique.

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          • Jean // 26.08.2021 à 13h22

            @pseudo,

            => Quand à son refus d’évoquer le capitalisme, c’est faux, il a plusieurs fois sévèrement écorché vive les fables de la théorie économique.

            Notamment celle de la croissance infinie dans un monde fini.

            Ce n’est que pour fuir sa propre responsabilités que l’on prête aux lanceurs d’alertes des intentions peu louables, confère Greta Thunberg. Car cela permet d’argumenter sans fin sur la longueur du doigt qui montre la Lune… que l’on ne veut pas regarder.

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          • Dominique Gagnot // 26.08.2021 à 16h27

            Oui, en effet vous avez raison. Je mettais à tord Jancovici dans le même sac que beaucoup d’autres et je dois reconnaître sa lucidité sur ce point comme en général.

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    • Subotai // 30.08.2021 à 18h12

      On peut se former tout seul.
      Les formations sont disponibles et gratuites. Il suffit de vouloir.

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  • Koui // 26.08.2021 à 08h48

    Pour faire baisser les émissions de carbone, il faut taxer sévèrement les carburants et les produits étrangers qui ont nécessité une production de CO2. L’appât du gain donnera des idées vertueuses. On pourra facilement refaire des murs en terre et bois plutôt que ciment et acier. Télétravail et relocalisation. Des pièces non chauffées. Cesser de transporter des bouteilles d’eau sur des centaines de km. Boire un coup au café du coin plutôt qu’aux Seychelles. Souvent, la surpuissance a été la solution à tous nos petits problèmes, il faut chercher des solutions plus élégantes. Mais ce qui fera changer, c’est le coût et la contrainte. La vertu en elle même n’est pas une motivation universelle.

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    • Jean // 26.08.2021 à 13h49

      @Koui,

      C’est la vision de l’écologie que se font les nantis mais pour tous ceux qui doivent suer sang et eaux pour gagner juste de quoi survivre il en va autrement. C’est pour cette raison que la révolution verte ne se fera pas sans une modification de la redistribution des richesses produites. La question devient alors : Etes-vous prêts à partager pour préserver l’avenir des générations futur ?

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      • Dominique Gagnot // 26.08.2021 à 16h22

        Il ne s’agit pas tellement de partager mais de faire infiniment plus efficace du point de vue écologique, social et humain. Et il y a de la marge !

        Je rappelle que la recherche systémique de profits conduit à organiser le pillage des ressources terrestres et humaines, et la destruction de la biosphère.( http://bit.ly/capitalisme )

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        • Jean // 26.08.2021 à 17h18

          @Dominique Gagnot,

          Si nous voulons que chaque être humain qui habite sur cette Terre puisse bénéficier de conditions décentes d’existence, il faudra partager. C’est à cette seule condition que nous pourrons tous vivre en harmonie et en paix. Je voudrais rappeler à ceux qui s’affolent du nombre de mort dans les pays riches, qu’il y a déjà quelques années, la FAO estimait que sur le continent africain un enfant de moins de dix ans meurt toutes les six secondes des conséquences de la malnutrition. Je ne suis pas de ceux qui établissent une hiérarchie entre ces morts là et ceux de nos contrés. Chaque vie est précieuse ne serait-ce que parce qu’elle est potentiellement à l’origine d’une invention ou d’une découverte dont chacun d’entre-nous profitera. Mais il faudra pour cela que le règne de Mammon se termine ou que la recherche systémique du profit cesse, pour utiliser votre terminologie. Je ne pense pas que nous y parviendrons, malheureusement, sans un traumatisme d’une ampleur planétaire. Il faudra s’en rappeler lorsque l’abime s’ouvrira sous les pas d’une espèce qui a l’arrogance de se croire invincible.

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          • Dominique Gagnot // 26.08.2021 à 19h17

            Je n’aime pas ce terme « partager », dedans il y a une notion de sacrifice alors que ça n’a pas lieu d’être. En organisant l’économie de manière différente on pourrait, à la louche, faire 10 fois mieux. (Le gaspillage induit par la logique capitaliste est monstrueux).

            Si on peut faire 10 fois mieux ça veut dire que 10 fois plus de monde pourrait vivre aussi bien que « nous ». Pas besoin de partager, ça se fera tout seul. (Excepté pour le dessus du panier, mais eux c’est pathologique et on saurait les soigner.)

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            • Yann // 26.08.2021 à 23h38

              Je ne vois pas ce qui vous permet d’avancer un facteur 10 avec une telle certitude.
              En éliminant le gaspillage, je pense qu’on peut s’estimer heureux d’arriver à un facteur 2.
              Au dela, il faut commencer à taper dans le pénible :
              – Douche froide
              – Quasi pas de viande.
              – Pas d’éclairage artificiel. Quand le soleil se couche, on dort.
              – Déplacement à pied ou à vélo.
              – Pas de video haut débit sur internet. Juste quelques lignes de texte bien ciblées.

              Possible oui. Désirable, pas sur.

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            • Dominique Gagnot // 27.08.2021 à 09h25

              Yann,

              Si on se contente d’éliminer le gaspillage vous avez raison.

              Mais on peut aller beaucoup plus loin en fusionnant l’ensemble de notre système de production industrielle, et produire un choix d’objets très limité, avec éléments interchangeables et recyclables, durables à l’infini car évolutifs.

              Bâti en matériaux naturels (comme autrefois + technologies moderne), chauffage et clim solaire.

              Transports n’utilisant que des énergies renouvelables,

              Permaculture, « viande » végétale.

              Etc.

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            • Patrick // 27.08.2021 à 16h52

              Elles sont marrantes vos solutions.
              Comment on fait pour les mettre en œuvre dans une société hyper urbanisée sans aucune résilience ?
              A part en passant par une phase d’effondrement, je ne vois pas .. et ça va être rock’n’roll.

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            • Dominique Gagnot // 27.08.2021 à 23h39

              Patrick,

              Evidement qu’il faut une phase de transition, telle un effondrement d’ailleurs inévitable.

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            • Grd-mère Michelle // 30.08.2021 à 09h37

              @Dom.Gagnot Étonnant, que vous associez le terme « partager » à une notion de « sacrifice », et sans doute révélateur de votre attachement aux possessions…
              Comment imaginer sortir du capitalisme, du patriarcat, du nationalisme, avec un tel tempérament, une telle mentalité?
              Tant que le bonheur d’avoir sera plus désirable que le bonheur d’être, point de paix chez les humains: les relations dominant-e-s/dominé-e-s persisteront, et les gens se battront pour chaque mètre carré de terrain.
              Le refus de voir la réalité de l’imminence des catastrophes qui nous feront retourner à l’âge des cavernes(si elles ne nous exterminent pas) « participe » sans doute de cette angoisse existentielle si habilement utilisée par les diverses religions et autres « puissances ».
              Et pourtant… « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits » Il a fallu deux guerres mondiales,et des millions de morts prématurées dans d’abominables massacres pour que cette sentence éclairante soit « gravée dans le marbre ».
              Pauvres de nous, avec toutes nos « richesses » vaines et inutiles.

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            • Laurent // 30.08.2021 à 15h13

              « Pauvres de nous, avec toutes nos “richesses” vaines et inutiles. »
              Les richesses pouvaient être considérées comme inutiles dans un monde ou il y avait assez à manger pour tous, mais dans un monde surpeuplé ou le dérèglement climatique va rendre la production agricole très aléatoire, la richesse deviendra réellement utile car c’est elle qui permettra de différencier ceux qui mangent de ceux qui meurent de faim.
              La population baissera rapidement mais la période de transition, autour de 2040 va être très désagréable.

              En 2010 le plan contre la faim de la FAO prévoyait dans le pire des cas 700 millions de personnes soufrant de la faim(500 millions espérés) finalement en 2021 c’est 957 millions de personnes qui soufrent de la faim dans le monde.

              Bien pire que le pire des scénarios de la FAO!!! Et si l’on prolonge les courbes actuelles jusqu’en 2040 on dépasse largement les 2 milliards de personnes souffrant de la faim. La réalité n’est pas belle.

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            • Dominique Gagnot // 30.08.2021 à 15h13

              Grd-mère Michelle,

              Merci de votre procès d’intention, mais je ne suis pas attaché aux valeurs matérielles, si ce n’est que le système nous contraints à d’évidentes précautions (n’est ce pas ?) , faute de quoi on se retrouve vite à la rue au moindre incident de parcours.

              « Partager » me fait immédiatement penser à ces cathos biens pensants qui donnent ainsi des leçons au petit peuple, lui laissant penser qu’il serait responsable des malheurs du monde…

              Partager, quand on a déjà pas grand chose, oui c’est un sacrifice. Pour ne pas le comprendre il faut vivre dans l’aisance.

              http://bit.ly/capitalisme

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            • Dominique Gagnot // 31.08.2021 à 07h43

              Laurent // 30.08.2021 à 15h13

              L’objet du capitalisme est le profit, et pas de répondre aux besoins des populations.
              Même dans nos contrées ou la nourriture est excédentaire (les faillites d’exploitations agricoles en témoignent), les besoins de certaines populations sont loin d’être satisfaits faute de solvabilité et non pas faute de nourriture.
              Les famines sont pour ainsi dire organisées par l’incurie ce système.
              Les chiffres rapportés par la FAO sont relatifs à ça.

              Personne ne sait combien de personnes notre planète pourrait nourrir dans l’absolu.

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            • Laurent // 31.08.2021 à 10h04

              Dans l’absolu ?
              C.a.d en augmentant au maximum les rendements agricoles grâce a une irrigation intensive, aux engrais et pesticides, en coupant les dernières forêts et en supprimant la viande pour tout le monde ?
              On peut certainement encore augmenter la population, mais pour combien de temps ??
              Que fera l’Espagne quand les nappes phréatiques seront vide?
              L’excédent agricole Français a baissé de 50% sur les 6 dernières années ! Sans inclure l’année 2021 catastrophique.

              Pour nourrir de façon durable un humain(sans intrants extérieurs) il faut un hectare (bien irrigué) pas 100m2!!!
              Et pas sur des terres qui subissent les effets néfastes du dérèglement climatique !

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            • Dominique Gagnot // 31.08.2021 à 08h17

              Il est remarquable de constater que 1 million de km² de terre fertile suffirait à nourrir 10 milliards d’individus, si l’on on suppose 100 m² par personne,
              alors que notre planète compte 48 millions de km² de terres agricoles.
              https://donnees.banquemondiale.org/indicator/AG.LND.AGRI.K2

              Il s’agit évidement de l’hypothèse la plus optimiste mais cela donne une autre idée du problème.

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            • Dominique Gagnot // 31.08.2021 à 14h29

              Laurent,

              Vous avez dans l’idée les méthodes du passé : irrigation intensive, engrais et pesticides, couper les dernières forêts… Mais à l’aide de leur seule intuition et connaissances ancestrales certains autochtones sont parvenus à transformer des zones désertiques en écosystème verdoyant et arboré. (D’après un reportage sur un coin d’Afrique…).

              En fait la question de « comment nourrir l’humanité » n’a encore jamais été étudiée avec des moyens à la hauteur, sans arrière pensée financière. Seuls quelques agronomes passionnés et souvent isolés ont tentés et tentent de défricher le terrain avec intelligence. Tout reste à faire.

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            • Laurent // 31.08.2021 à 18h18

              Tout reste a faire…
              Vous avez certainement raison, il reste énormément à faire.
              Je fais de la permaculture et je vous assure que sans intrants et sans énergie fossile, cultiver sois-même de quoi se nourrir, même dans une région favorable, c’est un travail assez intense.
              Il faut de la surface pour avoir du bois, de l’herbe de la paille, des animaux pour l’engrais.
              Et en plus être sur d’avoir suffisamment d’eau.
              Avec ce type d’agriculture, on pourrait nourrir 20 millions d’habitants en France. Ce qui était d’ailleurs le maximum atteint sur les 2000 ans qui ont précédé la révolution industrielle.
              Tout le reste de la population ne mange que grâce aux énergies fossiles et aux importations d’engrais.
              Si c’était si facile de produire sa nourriture tout le monde mangerait bien, mais c’est au contraire très difficile et avec le dérèglement climatique cela va devenir beaucoup plus difficile encore.

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            • Dominique Gagnot // 31.08.2021 à 20h15

              Laurent,

              Non, ce n’est pas facile parce que la logique du capitalisme place l’agriculture en dernier dans les échelles de « valeurs », bien après celle de quantité d’activités redondantes inutiles, nuisibles, superflues (Sans parler du chômage).

              Si les populations étaient « actionnaires » majoritaires, cette logique pourrait être inversée. (Les actionnaires privés se moquent de l’intérêt général). Dans l’échelle des « valeurs » l’agriculture et ses métiers seraient alors placés tout en haut, à la place des produits de luxe !
              Et on remplacerait le pétrole par de l’intelligence et une abondante main d’œuvre, comme d’ailleurs dans toutes les activités essentielles.

              Nous ne sommes pas (encore) habitués à envisager le monde de cette manière.

              (Je crois que la Ferme Biologique du Bec Hellouin est une référence…
              https://www.fermedubec.com/ )

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            • Laurent // 31.08.2021 à 21h22

              Je ne vois pas le rapport entre le capitalisme et le fait que les oiseaux mangent mes fruits, les insectes mes légumes et les maladies tuent mes plants de tomates. Et c’est pourtant ce qui se passe. Il faut accepter de « partager » une partie de sa récolte avec les autres espèces naturelles et croyez moi pour éviter le pire il faut de l’espace entre les cultures. Et je ne parle pas de la sécheresse ou de la pluie qui arrive au mauvais moment. Un hectare de terre avec de l’eau accessible, c’est ce qu’il faut pour chaque humain.
              Ce dont le capitalisme est responsable, c’est d’avoir permis a la population d’augmenter au delà des limites de ce que la terre peut nourrir durablement.

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            • Dominique Gagnot // 31.08.2021 à 22h26

              Le capitalisme est responsable du fait que l’agriculture n’a toujours été considérée que comme source de profits pour l’industrie agrochimique, au détriment de la permaculture qui elle n’a jamais fait l’objet de la moindre attention…

              Peut être que si on avait fait l’inverse on en saurait plus sur comment éloigner certaines petites bêtes par associations de différentes plantes et autres produits naturels, réduire les maladies etc.

              Toute une science reste à (re)découvrir et diffuser.
              L’agrochimie, tout comme l’industrie pharmaceutique n’ont aucun intérêt à supprimer les maladies et autres fléaux, c’est leur gagne pain… dans CE système capitaliste!

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            • Grd-mère Michelle // 01.09.2021 à 11h17

              @D.Gagnot « …si ce n’est que le système nous contraint à d’évidentes précautions… »
              J’en sais quelque chose, moi qui, à 73ans et non-propriétaire de quoi que ce soit, suis livrée à l’arbitraire autoritaire de gestionnaires de logements sociaux, et risque donc de me retrouver à la rue du jour au lendemain.
              « Je n’ai qu’à m’en prendre qu’à moi-même » (ont l’art de penser et de dire mes « meilleurs » ami-e-s), étant donné que mon tempérament rebelle et mes convictions m’ont poussée à me marginaliser très tôt afin de garder mon intégrité et ma liberté de penser.
              Heureusement, en ce temps-là, existait une société « underground » spontanée et solidaire, qui a nourri les événements de mai 68(qui ont permis de la « récupérer » en lui offrant une visibilite).
              Les précautionneux-ses (les peureux-ses) commettent l’erreur de ne pas penser plus loin que le bout de leur nez, et de se battre pour leurs intérêts personnels plutôt que dans l’intérêt de ce qui a permis leur existence(et permettra celle de leur progéniture): l’équilibre des espèces vivantes et, en particulier, celui de toutes les sortes de gens qui constituent la société des humains.
              C’est l’égoïsme atavique (causé par la peur de manquer) qui produit les dysfonctionnements, les dérèglements, que tout le monde a la chance de pouvoir observer aujourd’hui(grâce à ces saloperies de smartphones et à des satellites artificiels hyper-polluants-c’est sans doute leur seul avantage).
              Alors oui, il est plus que temps de partager!

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            • Grd-mère Michelle // 01.09.2021 à 11h29

              Suite: Dès le début des années 90, un petit groupe insignifiant (en nombre) prônait « La fin de la faim », et certains humains, déjà, prévoyaient d’instituer l’eau comme « bien commun » pour TOU-TE-S, partout sur la terre. Et ceci n’avait rien à voir avec les « cathos » ni aucune idéologie, mais reposait sur des observations inquiétantes.
              Qui en a entendu parler?
              Combien en ont à cirer, qu’1 milliard d’humains ne mangent pas à leur faim? Encore moins que ceux/celles qui se soucient des poussins broyés (ce qui est tout en leur honneur, cependant)!

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            • Dominique Gagnot // 01.09.2021 à 14h49

              Grd-mère Michelle,

              Je vais peut être me prendre une volée de bois vert mais, à moins de s’appeler l’abbé Pierre, l’égoïsme est une « qualité » indispensable pour vivre – dans notre Système capitaliste -. Ne pas le comprendre amène en effet à de graves désillusions.

              L’égoïsme est le moteur du capitalisme. Dans ces conditions comment espérer que le partage (excepté des miettes) puisse opérer?

              La société dont vous rêvez suppose de sortir du capitalisme, et de collectiviser les Ressources premières, ce qui n’est pas une mince affaire. Je vous invite à lire la 2nd partie de http://bit.ly/capitalisme où vous trouverez un tel projet.

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            • Laurent // 01.09.2021 à 15h03

              La question n’est pas de savoir quel est le système, mais de voir que la terre est devenue trop petite pour nourrir tout le monde de façon durable. Aujourd’hui on mange tous(ou presque) grâce aux énergies et engrais fossiles.
              Et le problème principal du dérèglement climatique est qu’il affecte l’agriculture.

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            • Dominique Gagnot // 01.09.2021 à 16h25

              Laurent,

              Comment pouvez vous dire cela après ces derniers échanges ? Vous me laissez sans voix.

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            • Laurent // 01.09.2021 à 17h58

              Car ce n’est pas un système politique qui crée de la surface agricole, c’est un don de la nature qui est plus ou moins bien exploité et dont le produit est plus ou moins bien réparti, mais si l’on parle d’agriculture DURABLE, la surface mondiale de terres agricoles est deja très insuffisante pour nourrir 8 milliards d’habitants.

              Il suffirait de supprimer les engrais azotés issus de la pétrochimie et que les gisements de phosphates ne soient plus exploités pour que la production agricole mondiale soit divisée par un facteur 2 a 3.
              Et vous conviendrez sans peine que ce ne sont pas des resources renouvelables.
              Les techniques de permaculture qui permettent de faire une agriculture durable ont besoin de surface supplémentaires pour produire les engrais et éviter l’usage de pesticides.
              Couper les dernières forêts équatoriales pour gagner de la surface comme on le fait déjà ne résoudrait pas le problème car cela change la pluviométrie régionale et affecte donc l’agriculture.

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            • Dominique Gagnot // 01.09.2021 à 19h54

              Laurent,

              Le système politique actuel a poussé au développement de l’agriculture chimique productiviste, avec des « progrès » considérables en ce sens. Au bout de 70 ans d’un tel régime, les sols et forêts sont largement dégradés.

              Mettre autant de moyens (…) dans une agriculture biologique donnerait des résultats que vous semblez ne pas soupçonner. Allez donc voir ce que l’on fait à la ferme du bec Hellouin
              ( https://www.fermedubec.com/ ) , et encore avec de petits moyens. Ils annoncent parfois des rendements de plus du double de l’agriculture chimique ! Peut être n’utilisez vous pas les bonnes méthodes…

              Or cela ne peut pas se faire à grande échelle dans le cadre d’un système qui place le profit immédiat avant tout le reste (capitalisme). Ce qui implique donc de changer de système.

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            • laurent // 02.09.2021 à 10h19

              Oui, le capitalisme a une vraie responsabilité dans la destruction des sols et du monde paysans qu’avait mis en place la royauté en France. Mais le passé ne pouvant être changé, ce qui nous intéresse c’est l’avenir. Avez-vous essayé de trouver des chiffres sur la surface agricole nécéssaire minimales pour nourrir correctement(régime alimentaire traditionnel) la population mondiale prévue pour 2040 de façon durable(en excluant la consommation massive de rations alimentaires à base d’algues et de protéines fabriqués par des bactéries ou venant d’insectes) ?

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            • Dominique Gagnot // 02.09.2021 à 11h24

              Non, mais si on reste dans ce système capitaliste on se moquera bien de l’alimentation des populations non « profitables ». Comme toujours.

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            • laurent // 02.09.2021 à 11h51

              Dominique,

              Non, ce n’est pas le système capitaliste tout seul qu’il faut accuser. La famine qui a tué 50 millions de chinois au début des années 60 n’était pas due au capitalisme mais au manque de nourriture.

              En 2020 si la Chine n’avait pas été un pays riche, les récoltes catastrophiques dues aux inondations auraient provoqué a nouveau une famine. Dans ce cas précis, on peut dire que le capitalisme à la chinoise a évité une famine dans le pays.

              La production agricole mondiale étant ce qu’elle est, l’achat massif de blé par les chinois en 2020 couplé aux très mauvaises récoltes mondiales(-30% en France en 2020 par rapport a 2019) est responsable du fait que les pays Africains ont reçu moins de denrées alimentaires et soufrent plus de la faim, d’ou les 957 millions d’humains annoncé par la FAO qui soufrent de la faim en 2021 dont 41 millions au bord de la famine. La situation ne va pas s’améliorer avec la très mauvaise récolte de l’été 2021(Canada, Chine, Allemagne, France, etc..).

              China’s imports of grains such as barley, sorghum, and wheat also rose in 2020 and continue to grow in 2021.

              China has been facing a corn supply deficit since at least 2016

              Comme vous ne faites pas partie des moins favorisés de ce monde, c’est une bonne chose pour vous et pour vos proches que le système capitaliste ne répartisse pas de façon égale une alimentation qui va cruellement manquer quoi que l’on fasse. Et c’est probablement une bonne chose pour l’humanité. Une répartition égale des richesses augmenterait l’emprunte carbone moyenne des humains.

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            • Dominique Gagnot // 02.09.2021 à 14h34

              Vous le dites vous-même : «…le système capitaliste ne répartisse pas de façon égale…»

              Aujourd’hui certains ne mangent pas à leur faim, parce que nourrir cette population pauvre ne permet pas de faire du profit.
              C’est la conséquence directe du capitalisme car son unique finalité est « le profit ». Tout le reste, en bien comme en mal, n’en est que conséquence. Preuve en est que les « Restos du cœur » sont nés de ce constat, et à montré que la nourriture ne manquait pas. (anecdote: lors de mon service militaire en 1975, mon régiment écoulait les surplus de beurre… Tout baignait dans le beurre, à volonté.)

              La Chine s’en sort mieux car le pouvoir que se donne le gouvernement est supérieur à celui de l’argent, ce qui n’est pas le cas ailleurs.

              Ceci dit il est évident que les perturbations climatiques ne vont pas arranger les choses, mais si déjà l’écologie passait avant le profit…

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            • Dominique Gagnot // 02.09.2021 à 14h48

              C’était en 1984.
              Depuis on a trouvé la solution : faillites et suicides des agriculteurs régulent la production.

              « Les installations de stockage frigorifique sont en France, comme en Irlande, proches de la saturation explique l’Oni-lait. Utilisées actuellement à 95 %, les chambres froides françaises, qui contiennent déjà 100000 tonnes de poulet, voient entrer massivement, ces jours-ci, viande bovine et primeurs.

              L’Office doit trouver de la place dans les chambres froides françaises pour les quelque 4000 t de beurre achetées chaque semaine aux prix garantis aux industriels laitiers que ne trouvent pas de débouchés sur un marché stagnant.

              Dans les semaines à venir, la France pourrait être conduite à demander à la Commission de Bruxelles l’autorisation de stocker du beurre en R.F.A., estiment les experts. »

              https://www.paysan-breton.fr/2018/04/le-7-avril-1984-difficultes-de-stockage-du-beurre/

              Et encore aujourd’hui :

               » Le 22 avril 2020, l’Union Européenne (UE) a décidé d’activer une mesure d’aide au stockage privé pour le beurre pour aider la filière agricole à faire face au recul brutal ou aux changements de la consommation dans l’UE et les pays partenaires, en conséquence de l’épidémie mondiale de COVID-19 et du confinement des populations.

              Grace à cette mesure, les opérateurs pourront, sur demande, recevoir une aide pour couvrir leurs frais de stockage pour une durée de stockage entre 90 et 180 jours, depuis le lendemain du dépôt de la demande jusqu’au jour précédant la sortie du stockage. »

              https://www.franceagrimer.fr/filiere-lait/Accompagner/Dispositifs-par-filiere/Regulation-des-marches/Droits-a-produire-Intervention-publique-et-stockage-public-prive/Stockage-prive-de-beurre

              Quantités d’infos dans le même sens ici :

              https://www.google.com/search?q=stocks+de+beurre&rlz=1C1CHBF_frFR930FR931&oq=stocks+de+beurre&aqs=chrome..69i57.8605j0j15&sourceid=chrome&ie=UTF-8

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            • Laurent // 02.09.2021 à 15h27

              Les agriculteurs en France ne produisent pas forcement ce que le consommateur souhaite acheter. De plus, la consommation agricole des produits frais plus que toutes les autres fonctionne en flux tendu. Je vous rappel qu’on avait eu en 2017 une pénurie de beurre. L’agriculture est un marché qui, si l’on veut éviter les pénuries récurrentes qui puisque le volume de production est toujours imprévisible avant les récoltes, doit forcément avoir une production excédentaire.
              Ne pas être excédentaire c’est aller vers la pénurie et les achats de panique des consommateurs.
              Le capitalisme, que je n’apprécie pas personnellement, a effectivement sacrifié les agriculteurs français en poussant une augmentation de la production pour nourrir une population croissante mais cela ne durera pas toujours et les pénuries mondiales vont se multiplier à cause de la multiplication des aléas climatiques et ce malgré le fait que la surface cultivée n’ait jamais été aussi importante au niveau mondial.

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    • RV // 31.08.2021 à 21h04

      @ Koui // 26.08.2021 à 08h48
      https://www.pauljorion.com/blog/2021/08/31/veille-effondrement-62-taxes-dissuasives-sur-le-carburant-sur-la-viande/
      …/… Toutes les mesures coercitives qui visent à encourager les riches à se convertir à la frugalité (in)volontaire (taxe sur le carburant, taxe sur la viande, etc.) impactent en premier les pauvres parce qu’ils sont déjà (involontairement) dans la frugalité, et que tout coût supplémentaire les fait basculer dans la précarité.

      Tous ces raisonnements à la noix (taxe sur le carburant, taxe sur la viande, etc.) sont fondés sur le même calcul en termes d’”utilité” propre à la pensée ultralibérale : un agent “rationnel” allouera ses ressources de manière optimale en fonction de choix évalués en termes d’utilité subjective. Et donc il les allouera différemment si les prix augmentent.

      Ce que ces raisonnements ultralibéraux ignorent, c’est 1° que les riches sont riches (la partie oubliée du raisonnement), et que ça leur est indifférent de payer plus pour continuer à faire la même chose ; 2° que les pauvres sont pauvres et que le pauvre n’a pas de choix à faire “en termes d’utilité subjective”, toutes ses ressources sont consacrées d’office à une seule chose : à ce que sa famille et lui soient toujours en vie demain matin. …/…

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  • ibn Bajja // 26.08.2021 à 08h49

    Et pendant ce temps la, les actionnaires ne ce sont jamais autant engraissés.
    Parler de l’entreprise avec un grand E c’est de la rhétorique pour ne pas s’attaquer au vrais responsables hiérarchiques que sont les détenteurs du capital afin d’orienter le regard vers un « machin Entreprise » ou le responsale devient comme toujours le simple intervenant qui va devoir se soumettre a une petite formation de 15 a 20 heures.
    On devrait plutôt envoyer Arnault et toute sa clique 15 a 20 ans en formation a Cuba cela nous permettrait déjà d’avoir un peu de temps libre pour réfléchir a notre avenir.

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    • Patrick // 27.08.2021 à 16h55

      Le problème ne vient pas des actionnaires.
      Il vient des banques centrales qui impriment et déversent des milliers de milliards de dollars et d’euros dans le système pour le maintenir en vie et éviter un effondrement total.
      Alors , oui les gros en profitent en premier, mais quand ça va s’arrêter ça va être terrible pour tout le monde.

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      • Dominique Gagnot // 27.08.2021 à 23h41

        Patrick,

        D’ailleurs le capitalisme ne pouvait pas finir autrement, sauf à ce qu’un pouvoir extérieur intelligent le régule…

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  • Patrique // 26.08.2021 à 09h22

    Rions un peu avec les experts et les journalistes :

    « Le refroidissement en cours du climat mondial alarme les experts agronomes de tous les États. Car il menace les zones tempérées d’une baisse nette des récoltes, peut-être aussi de catastrophes agricoles et donc d’une famine sans précédent. Remède possible : faire fondre l’Arctique. »

    Sciences et Vie- N°681 (juin 1974)

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    • Araok // 26.08.2021 à 10h34

      Salutaire remarque.
      Peut-on mesurer la crédibilité des experts-journalistes actuels à l’aune des prédictions de leurs prédécesseurs ? J’ai gardé quelques Usine Nouvelle qui ont une trentaine d’années, c’est souvent accablant.
      Et pourtant…sur l’île de Pâques, avant que le dernier arbre soit coupé pour transporter les statues, il y a surement eu un gus qui a dit plus d’arbre, plus de pirogue, plus de poisson pêché…
      C’est sans doute ce qu’on appelle prêcher dans le désert ?

        +5

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    • Jean // 26.08.2021 à 13h59

      @Patrique,

      Ils ont raison sur un point, les modifications climatiques entraineront des famines dans les pays pauvres et une augmentation du prix des denrées alimentaires dans les pays riches. C’est même déjà le cas et ça ne fait que commencer. [modéré]

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    • RV // 31.08.2021 à 21h14

      @ Patrique // 26.08.2021 à 09h22

      Désolé, mais ce n’est pas un scoop.

      Je vous propose en miroir cet article récent :
      https://www.lemonde.fr/blog/huet/2021/08/09/le-rapport-du-giec-en-18-graphiques/
      extrait :
      la légende d’un graphique (que je ne sais pas inclure sur cette page)
      Ce graphique est une sorte de réponse à une thèse aujourd’hui fréquente « on savait tout déjà en 1990, voire en 1979 ». Il souligne qu’en 1990 la légère hausse des températures était « suspectée » de trouver son origine dans les émissions de GES, mais sans pouvoir être démontrée. Que les observations climatiques et les données paléoclimatiques étaient certes déjà importantes mais qu’elles ont été considérablement améliorées depuis. Que les modèles numériques du climat utilisés pour simuler le futur devaient se contenter de mailles de calcul de 500 km de côté (donc effaçant nombre de reliefs) et ne comportaient ni chimie atmosphérique, ni l’usage des sols et leurs transformations, ni la biogéochimie terrestre et marine, ni les interactions entre nuages et aérosols. En 2021, les faits climatiques sont bien mieux établis, la cause du réchauffement prouvée, le niveau marin surveillé par satellites, les modèles plus précis, plus complets. Si le rapport de 1990 était suffisant pour répondre positivement à la question des gouvernements à l’origine de la création du GIEC – « est-ce que le changement climatique menace suffisamment nos sociétés pour justifier une politique drastique de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre et donc de privation volontaire de l’usage des énergies fossiles qui représentent 80% des énergies utilisées pour subvenir à nos besoins ? » – les rapports qui ont suivi ont considérablement amélioré la précision de la réponse. Le 6ème rapport s’inscrit dans cette évolution du savoir.

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  • Thierry Balet // 26.08.2021 à 09h25

    Je me souhaite bonne chance. Et encore plus à mon fils. Malheureusement.

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  • RGT // 26.08.2021 à 10h21

    Ayant une opinion très négative de l’espèce humaine (opinion justifiée par le simple constat de son évolution et de ce qu’elle a fait depuis qu’elle existe) je pense que le problème du changement climatique est déjà plié et que toutes les « mesurettes » des gouvernements des nations qui ont une certaine influence à l’échelle planétaire ne changeront strictement RIEN, sauf éventuellement permettre de lever de nouvelles taxes qui permettront ensuite aux plus nantis d’augmenter leurs profits en faisant du « greenwasing » décomplexé.

    Vous voulez connaître l’évolution future des taux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et ainsi déterminer l’augmentation de température associée ?

    Prenez simplement les stocks de combustibles fossiles actuellement disponibles, ajoutez 20% à ces stocks pour les nouvelles découvertes et calculez l’équivalent de CO2 rejeté, puis l’élévation de température qui en découlera.

    Les combustibles fossiles représentent actuellement la source d’énergie la plus fiable, la plus pratique et la plus économique disponible.

    Et ces ressources seront exploitées jusqu’à ce qu’elles soient totalement épuisées, n’en déplaise à tous les idéalistes qui souhaitent « réduire la voilure » (ce que je fais personnellement depuis très longtemps déjà).

      +11

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    • LibEgaFra // 26.08.2021 à 11h39

      Je ne cesse de répéter que toutes les énergies fossiles qui pourront être extraites le seront et seront consommées. Ce qui permettra de retarder d’autant une nouvelle période glaciaire bien plus dommageable qu’une élévation de la température qui elle permettra l’établissement de forêts jusqu’aux pôles.

      La volonté de profit et la volonté de pouvoir ne laissent guère de doute sur la suite du réchauffement.

        +4

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      • gracques // 27.08.2021 à 07h32

        Ouai des forêts jusqu’au pôle (nord) ….. dans l’eau ? ET avec quelques heures de lumière par jour en hiver ? Et sur quelle bande de terre pour combien de millions d’individus , vivant dans quelle société ?
        Bof …. détail?

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        • LibEgaFra // 27.08.2021 à 18h51

          Z’avez jamais entendu parler de la dérive des continents? Bravo, vous avez entendu parler de l’Océan Glacial Arctique! Plaisanterie mise à part, oui des forêts ont déjà été présentes près du pôle sud ou à l’intérieur du cercle arctique nord et ont été parfaitement capables de s’adapter aux conditions locales.

          Quelle société? Une société de dinosaures.

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          • RGT // 28.08.2021 à 10h12

            « Une société de dinosaures »…

            Nous y sommes déjà : Si l’on se contente de comparer la biomasse des espèces animales sur cette planète nous trouvons comme vainqueur (et de loin) …
            (Tatatam)… Les poulets qui ne sont en fait que des dinosaures aviens.

            Contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes les oiseaux sont bel et bien des dinosaures pur jus.

            Et si une espèce extra-terrestre venait sur Terre et choisissait comme critère la biomasse pour déterminer quelle est l’espèce dominante elle penserait que ce sont les poulets et que les humains ne sont que les serviteurs de cette espèce supérieure qui se contente de se faire nourrir sans se fatiguer pendant que ses larbins se démènent pour lui fournir ce dont elle a besoin…

            À mon avis, ce sont les arthropodes qui sont les mieux armés pour survivre aux dégradations commises par l’espèce humaine car ils évoluent à une vitesse fulgurante ce qui leur offre la possibilité de devenir résistants à de nombreux changements environnementaux et à des polluants et composés toxiques émis par les humains dans l’environnement.

            N’oubliez pas la « course aux armements » des pesticides qui est une guerre perdue d’avance.
            Le seul moyen de limiter l’expansion des arthropodes consiste simplement à laisser faire la nature qui a permis l’évolution d’insectes prédateurs qui se nourrissent d’insectes « ravageurs » qui en fait ne sont que la conséquence des activités humaines, ne l’oublions pas.

            Il n’y aura pas une société de dinosaures mais d’arthropodes comme ce fut le cas au carbonifère.

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          • RGT // 28.08.2021 à 10h23

            Il ne faut pas confondre la tectonique des plaques et le climat passé avec la position actuelle des terres émergées.

            Certes, l’Antarctique était couverte de forêts luxuriantes mais ce continent était à l’époque situé à l’équateur, à la même latitude que la forêt amazonienne…

            Par contre, les hautes latitudes, sous les océans, étaient sans doute couvertes de calottes glaciaires mais comme il ne reste aucune trace qui permette de l’affirmer avec une certitude absolue (la croûte océanique ayant été entre autres « recyclée » dans le manteau par la subduction) nous n’avons aucune preuve certaine de cette possibilité.

            Peut-être dans quelques centaines de millions d’années l’antarctique se situera à nouveau au niveau des tropiques et l’Amérique du sud sous des kilomètres de glaces à l’un des pôles…

            N’oublions pas que l’énergie solaire reçue par chaque mètre carré de surface planétaire dépend de sa latitude et donc de l’angle que fait la surface avec les rayons du soleil. C’est la seule raison pour laquelle il fait plus chaud à l’équateur qu’aux pôles.

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  • Aurioliste // 26.08.2021 à 10h42

    L’écologie sans lutte sociale c’est du jardinage. Chico Mendes

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  • philippe Joutier // 26.08.2021 à 12h16

    Au crétacé la teneur en C02 était estimée entre cinq et six fois la teneur actuelle. Enfin une étude de l’université Claude Bernard de Lyon a révélé de fortes baisses du CO2 atmosphérique (200-300 ppm), couplées à de fortes hausses de la température moyenne à la surface du globe (5-8°C) à l’échelle de quelques millions d’années. Bref: le slogan « sauvons la planète » est une sottise, la planète s’en fout du C02. En revanche « sauvons l’humanité » serait sans doute plus pertinent. ( Source CO2 and temperature decoupling at the million-year scale during the Cretaceous Greenhouse. Abel Barral, Bernard Gomez, François Fourel, Véronique Daviero-Gomez & Christophe Lécuyer. Scientific Reports. 2017)
    Amicalement à tous.

      +11

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    • LibEgaFra // 26.08.2021 à 21h40

      Etude intéressante, mais qui repose sur une mesure indirecte du taux de CO2, qui plus est sur du matériel fossilisé (et donc détérioré) et sur une courte période géologiquement parlant. L’explication sur la cause de cette supposée baisse importante du taux de CO2 fait cruellement défaut.

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    • Patrick // 27.08.2021 à 17h00

      Pourtant, quand ils ont créé le GIEC ( ,IPCC ) , Margaret Thatcher et Ronald Reagan avaient bien insisté sur le CO2 !!

        +0

      Alerter
  • Laurent // 26.08.2021 à 16h52

    Oubliez ça le travail de fourmie et d’éducation pour les entreprises… de la manière dont la pandémie et la crise écologique mondiale se profile. Nous assistons probablement a un éffondrement lent et rapide par moment mais inexorable. La crise va s’emplifiée sur les pays du nord quand le sud ne sera plus là pour faire le travail de bras a la bonne cadence et nous fournir en matière premiere et main d’oeuvre. Regardez la crise des supraconducteurs… et c’est que le début, les mineraits vont suivres dès qu’on va se lancer dans le déploiement massif des renouvelables et de l’électrification des transports . Dans moins de 10 ans la consommation va décroitre d’elle même et quand on va se rendre compte dans 20 ans que ça ne passera pas… là on va se taper une résilience forcé dans un monde a 3 degrés. L’impression que j’ai de la transition écologique et de la gestion de la crise sanitaire mondiale en ce moment c’est un peu celle des cannots de sauvetage sur le Titanic… C’est pas qu’il en manque à la conception, c’est qu’il n’a jamais était question d’y en avoir pour tout le monde…

      +8

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  • Papy // 26.08.2021 à 17h45

    En 1974, Science et Vie titrait (N°681) : « Le climat de la terre est en train de changer – Le refroidissement en cours du climat mondial alarme les experts agronomes de tous les États. Car il menace les zones tempérées d’une baisse nette des récoltes, peut-être aussi de catastrophes agricoles et donc d’une famine sans précédent. Remède possible : faire fondre l’Arctique.

    L’auteur de l’article, Alexandre DOROZYNSKI, ajoutait : « Le manque d’eau en Afrique et aux Indes, le refroidissement progressif de la température depuis quelques années, l’augmentation des surfaces d’enneigement dans l’hémisphère nord, ne sont pas des coïncidences, ni des  » accidents de parcours  » qui interrompent de façon transitoire la stabilité du climat mondial. Les experts de la climatologie, réunis le mois derniers à San Francisco, pensent que ces phénomènes reflètent une tendance actuelle de modification fondamentale du climat. »

    Source : http://transpolair.free.fr/sciences/climat-arctique/climat-arctique.htm

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    • gracques // 27.08.2021 à 07h36

      Pfuuuu et ce genre de considération à perdure ? Ou juste les journalistes ont amplifiés une hypothèse de travail abandonné e très vite par la,suite ?
      On trouvais de tout dans les articles de sciences et vie , surtout dans les ‘breves’.

        +1

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      • Papy // 27.08.2021 à 10h06

        Ce postulat était très largement partagé par la communauté scientifique dont l’épicentre se situait aux USA (voir : https://www.revueconflits.com/refroidissement-climatique8748-2/).
        Cdlt.

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        • sylla // 30.08.2021 à 14h19

          « très largement partagé par la communauté scientifique »
          à peu près 10% à l’époque. à peu près 0% aujourd’hui. Les climato sceptiques sont sceptiques au cas par cas, pour la majorité qd ça les arrangent etc.

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    • Patrick // 27.08.2021 à 17h03

      Forcément, des années 40 aux années 70 , on a assisté à un phénomène de refroidissement qui correspondait à une augmentation très significative des émissions de CO2.
      Parce qu’avant la seconde guerre mondiale , c’était vraiment peanuts.
      Donc : alerte au refroidissement

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    • RGT // 30.08.2021 à 12h18

      Si vos références scientifiques sont Pseudoscience et Vie (ou pseudoscience et Avenir, c’est la me chose) je vous conseille de changer de lectures.

      Ces « publications » sont écrites par des « journalistes » (pigistes sous payés) qui écrivent des articles « putaclics » pour attirer la curiosité du chaland dans les présentoirs des buralistes.

      Essayez de vous renseigner directement auprès des scientifiques qui communiquent directement leurs travaux sans passer par les « interprétations » douteuses de personnes dont l’objectif n’est pas de faire évoluer les connaissances mais simplement de vendre du papier pour assurer leur subsistance.
      Ils sont sans doute de bonne foi mais sont allègrement exploités par les propriétaires de ces publications qui ne pensent qu’à augmenter leurs profits.

      Vous pouvez aussi aller sur Internet pour regarder les vidéos très pertinentes mais malheureusement l’immense majorité des vidéos les plus crédibles sont réalisées par de VRAIS scientifiques mais dans la langue de Shakespeare (ou plutôt de Donald Trump).

      Quelques exemples :
      Fremilab : https://www.youtube.com/user/fermilab/videos
      PBS space Time : https://www.youtube.com/channel/UC7_gcs09iThXybpVgjHZ_7g/videos
      PBS Eons : https://www.youtube.com/channel/UCzR-rom72PHN9Zg7RML9EbA/videos
      It’s Okay To Be Smart : https://www.youtube.com/c/itsokaytobesmart/videos
      Moth Light Media : https://www.youtube.com/channel/UCOh5Ht3eB4914hMUfJkKa9g/videos
      Anton Petrov : https://www.youtube.com/c/whatdamath/videos (stakhanoviste de l’info scientifique bien sourcée, il publie une vidéo par jour et publie des rectificatifs « mea culpa » s’il se trompe, ce qui est honorable).
      Thoisoi2 – Chemical Experiments! : https://www.youtube.com/user/TheThoisoi2/videos

      En français (rare) :
      DirtyBiology : https://www.youtube.com/user/dirtybiology/videos
      Balade Mentale : https://www.youtube.com/channel/UCS_7tplUgzJG4DhA16re5Yg/videos

      Etc, etc…

      Les vraies infos ne manquent pas, il suffit simplement d’avoir la volonté de les chercher en évitant les sites « putaclics » qui racontent des stupidités.

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  • Karine // 26.08.2021 à 22h22

    peuh, comme d’habitude, il se focalise sur l’industrie et le transport…

    Réduire le méthane lié à l’agriculture est plus efficace, plus rapidement.

    « La réduction du méthane contribuera-t-elle réellement à lutter contre le changement climatique ?

    Oui. Le dioxyde de carbone reste dans l’atmosphère pendant des centaines, voire des milliers d’années. Cela signifie que même si les émissions étaient réduites immédiatement et de manière spectaculaire, elles n’auraient pas d’effet sur le climat avant la fin du siècle. Mais il ne faut qu’une dizaine d’années pour que le méthane se décompose. Par conséquent, réduire les émissions de méthane maintenant aurait un impact à court terme et est essentiel pour aider à maintenir le monde sur une trajectoire de 1,5°C. »

    la source ici : l’ONU, pour que l’on ne me taxe pas de complotiste climato-sceptique!
    https://www.unep.org/fr/actualites-et-recits/recit/les-emissions-de-methane-sont-lorigine-du-changement-climatique-voici

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    • gracques // 27.08.2021 à 07h42

      Janco à fait une conf de plus de 2 heures avec les organisations professionnelles agricoles ….. et il n’à pas mis sa langue dans la poche….. au fait le méthane est le produit de l’élevage , alors moins de viande et de produits laitiers !
      PS le therme GES veut dire gaz à effet de serre , au’pluriel gaz même si ça ne voit pas.

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    • pseudo // 27.08.2021 à 09h14

      s’attaquer aux déjections carbone c’est prendre le problème par ses aspects systémique. Prendre le problème par le bout du méthane, c’est agir dans l’urgence face à l’échec annoncé. Quand aux 1.5°, figurez vous l’inertie de nos organisations socio-politique pour comprendre que c’est déjà acté. C’est, peut être, la dernière fable que nous nous raconterons à ce sujet, que de pouvoir rester sous la barre des 1,5°, je nous le souhaite.

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    • sylla // 30.08.2021 à 14h48

      Parler d’industrie dans le magazine « Investir »…notez aussi que les industries émettent près de 50% du méthane.

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  • Grd-mère Michelle // 27.08.2021 à 10h32

    Il est urgent et indispensable que chaque Nation mette l’ensemble de ses intelligences (scientifiques en tout genre) au service de cet énorme problème. Nécessaire de croiser les disciplines et d’établir un centre de communication sur le sujet.
    Ainsi, l’IA couplée à l’intelligence humaine servira enfin à quelque chose de sensé…

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    • Yann // 27.08.2021 à 18h39

      Si l’IA vous dit que la solution optimale est d’exterminer les plus de 60 ans, vous appelez ça comment?
      Un bug informatique?

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    • Grd-mère Michelle // 29.08.2021 à 16h46

      L’IA n’a évidemment rien à dire, cette fonction étant le propre des êtres humains.
      Si l’IA me disait quoi que ce soit, je penserais qu’on lui fait dire des choses…
      Par contre, en matière de « mise en mémoire », de compilation des choses racontées et pensées, ou imaginées, ainsi que de capacité de calculer(aussi liée à la mémoire), on peut compter sur cette « intelligence » (sans doute mal nommée).

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  • METZGER // 28.08.2021 à 00h23

    J’adore vos commentaires sur le sexe des anges : le problème est identifié depuis des lustres, ses solutions connues.
    La bombe démographique nous explose lentement à la figure, mais les virus, punition de notre bougisme à tout crin vont peut-être modifier la donne, plus brutalement que l’on imagine, peut-être…
    Tout le reste n’est que littérature….
    Climat, pollution, épuisement des ressources non renouvelable, c’est parce que l’on est déjà trop nombreux !
    Tous les autres remèdes consistent à essayer de soigner un mort !
    Mais on a besoin de se raconter que le problème est ailleurs : capitalisme, consumérisme, alimentation carnée etc…
    Aimables foutaises, tout comme les remèdes…

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    • Pierre // 28.08.2021 à 22h09

      Trop nombreux?
      Oui ,certainement si tu parles de gugus comme toi ou moi qui vivont à l’occidentale….c’est loin d’être le cas de tout le monde sur la planète. Le bilan carbone d’un petit Africain est loin du notre…
      Pour t’amuser, fait ce test: http://www.bilancarbonepersonnel.org/
      PS: le petit africain , il est certainement en dessous des 2 tonnes de CO2/an et toi où tu te situes????

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      • Laurent // 28.08.2021 à 22h40

        Par exemple les emissions du Nigeria était 25% de celle de la France en 1990 au moment du protocole de Kyoto et en 2020 le Nigeria a émis plus de CO2 que la France. Voila l’effet de la bombe démographique.
        Avec une déforestation 3.9 millions d’hectares en 2020, l’Afrique est No un mondiale. Les forets du Gabon stockent 150 tomes/ha. Je vous laisse faire le calcul des emissions liés a la déforestation principalement de subsistance en Afrique.

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      • Laurent // 28.08.2021 à 22h50

        Les emissions de GES du Nigeria en 1990 au moment du protocol de Kyoto était un quart de celle de la France, en 2020, elles ont dépassé la France. Voila un effet de la bombe démographique.
        Les forets du Gabon c’est 150 tonnes de CO2 par hectare. Avec 3,9 millions d’hectares coupé en 2020 en Afrique, principalement pour faire de l’agriculture de subsistance, l’Afrique est No 1 de la déforestation dans le monde. Voila un autre effet de la bombe démographique.

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    • Grd-mère Michelle // 30.08.2021 à 10h12

      Bien sûr, que nous sommes trop nombreux-ses, surtout si on considère la déviation du « désir d’enfants ».
      Alors que, dans le temps, on concevait de nombreux enfants pour espérer en garder 1-2(qui s’occuperaient de leurs parents en fin de vie), l’invention d’une « sécurité sociale » généralisée permettrait aujourd’hui à chacun-e d’évaluer son propre désir d’enfants(et du mode de vie qu’impose la responsabilité de les « élever »).
      Par ailleurs, si on cessait de bourrer le crâne des jeunes femmes avec l’idée que seule la maternité va les épanouir, nous verrions la démographie diminuer sensiblement…

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      • RV // 01.09.2021 à 09h29

        La « natalité » est fortement corrélée au niveau d’éducation des jeunes filles/femmes.

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