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23.mai.202123.5.2021 // Les Crises

Noam Chomsky : Un Green New Deal est vital pour la survie de l’humanité

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À l’occasion du 51e anniversaire de la Journée de la Terre, Noam Chomsky, universitaire et intellectuel mondialement connu, professeur émérite du Massachusetts Institute of Technology, professeur lauréat de linguistique et également titulaire de la chaire Agnese Nelms Haury dans le cadre du programme Agnese Nelms Haury sur l’environnement et la justice sociale à l’université d’Arizona ; et l’éminent économiste progressiste Robert Pollin, professeur distingué d’économie et co-directeur de l’Institut de recherche en économie politique de l’Université du Massachusetts à Amherst, font état de leurs réflexions sur l’état de la planète Terre dans cette interview exclusive pour Truthout.

Source : Truthout, C.J. Polychroniou

Traduit les lecteurs Les-Crises

Entrée ouest du Capitole des États-Unis, à Washington, le sénateur Ed Markey prend la parole lors d’une conférence de presse organisée pour relancer le Green New Deal, le 20 avril 2021
SARAH SILBIGER / GETTY IMAGES

La Journée de la Terre est célébrée depuis 1970, une époque qui marque le début du mouvement environnemental moderne, alors que les préoccupations étaient principalement axées sur la pollution de l’air et de l’eau. Bien entendu, l’état de l’environnement a radicalement changé depuis lors, et si la politique environnementale a beaucoup évolué aux États-Unis au cours des 50 dernières années, la biodiversité est en grand danger et la crise climatique menace de rendre la planète inhabitable.

À l’occasion du 51e anniversaire de la Journée de la Terre, Noam Chomsky, universitaire et intellectuel mondialement connu, professeur émérite du Massachusetts Institute of Technology, professeur lauréat de linguistique et également titulaire de la chaire Agnese Nelms Haury dans le cadre du programme Agnese Nelms Haury sur l’environnement et la justice sociale à l’université d’Arizona ; et l’éminent économiste progressiste Robert Pollin, professeur distingué d’économie et co-directeur de l’Institut de recherche en économie politique de l’Université du Massachusetts à Amherst, font état de leurs réflexions sur l’état de la planète Terre dans cette interview exclusive pour Truthout.

C.J. Polychroniou : Le thème de la Journée de la Terre 2021, qui a eu lieu pour la première fois en 1970 avec l’émergence d’une conscience environnementale aux États-Unis à la fin des années 1960, est « Restaurer notre Terre ». Noam, comment évaluez-vous le rythme des progrès réalisés pour sauver l’environnement depuis la première Journée de la Terre ?

Noam Chomsky : Il y a certes quelques progrès, mais ils ne sont absolument pas suffisants, en quelque endroit que ce soit. On en voit malheureusement des preuves partout. La spirale du désastre suit son cours inexorable, plus rapidement que ne le fait la prise de conscience générale quant à la gravité de la crise.

Pour choisir, presque au hasard dans la littérature scientifique, un exemple démontrant la trajectoire vers le désastre, une étude parue il y a quelques jours rapporte que « la vie marine est en train de fuir l’équateur pour se réfugier dans des eaux plus froides, ce qui pourrait déclencher une extinction massive », une éventualité aux conséquences potentiellement terribles.

Il est trop facile de documenter le manque de prise de conscience. Une illustration frappante, trop peu remarquée, est le chien qui n’a pas aboyé [référence à Sherlock Holmes prouvant ainsi que le criminel est un habitué des lieux, NdT], les voix qu’on n’a pas entendues. On n’en finit pas de fustiger les agissements de Trump, mais le silence est quasi total sur le pire crime de l’histoire de l’humanité : la course effrénée vers le gouffre de la catastrophe environnementale qu’il a engagée avec la complicité de son parti.

Ils n’ont pu s’empêcher de porter un dernier coup juste avant d’être évincés du pouvoir (de justesse, et peut-être pas pour longtemps). L’acte final, en août 2020, a été d’annuler la dernière des régulations déjà bien trop limitées de l’ère Obama, qui avait échappé au boulet de la démolition, « exonérant de fait les compagnies pétrolières et gazières de la nécessité de détecter et de réparer les fuites de méthane – alors même que de nouvelles recherches montrent que ce puissant gaz à effet de serre s’infiltre dans l’atmosphère en bien plus grande quantité qu’on ne le pensait auparavant … un véritable cadeau pour de nombreuses compagnies pétrolières et gazières en difficulté ». Il est impératif de satisfaire la principale base électorale, la grande finance et le pouvoir des entreprises, et au diable les conséquences.

Tout indique qu’avec la hausse des prix du pétrole, la fracturation va reprendre, épousant la déréglementation de Trump qui permet d’améliorer les marges bénéficiaires, tout en mettant à nouveau le pied sur l’accélérateur pour conduire l’humanité au bord de la falaise. Une contribution édifiante à la crise imminente, même si mineure dans le contexte.

Même si nous savons ce qui doit et peut être fait, le fossé entre la volonté d’entreprendre cette démarche et la gravité de la crise à venir est profond, et il ne reste plus beaucoup de temps pour remédier à cette profonde maladie de la culture intellectuelle et morale contemporaine.

Comme les autres problèmes urgents auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, le réchauffement de la planète ne connaît pas les frontières. L’expression « l’internationalisme ou l’extinction » n’est pas une hyperbole. Des initiatives internationales ont vu le jour, notamment l’accord de Paris de 2015 et ses prolongements. Les objectifs annoncés n’ont pas été atteints. Ils sont également insuffisants et inefficaces. L’objectif de Paris était de parvenir à un traité. Cela a été rendu impossible pour la raison habituelle : le parti républicain. Il n’accepterait jamais un traité, même s’il n’était pas devenu un parti de négationnistes rigides.

Par conséquent, il s’est agi d’un simple accord basé sur le volontariat. Et c’est ce qu’il est resté. Pire encore, dans la poursuite de son objectif de démolir tout ce qui était à portée de main, marque de fabrique de son administration, Trump s’est retiré de l’accord. Sans la participation, voire le leadership, des États-Unis, rien ne se passera. Le président Joe Biden a rejoint de nouveau l’accord. Ce que cela signifie dépendra des efforts des populations.

J’ai utilisé l’expression « n’était pas devenu » pour une raison précise. Le parti républicain n’a pas toujours été résolument engagé dans la destruction de toute vie humaine organisée sur Terre ; je suis désolé de dire la vérité et de ne pas mâcher mes mots. En 2008, John McCain s’est présenté à la présidence sur un programme qui montrait une certaine préoccupation quant à la destruction de l’environnement, et les républicains du Congrès étaient sur une ligne similaire. L’énorme consortium énergétique des frères Koch s’est efforcé pendant des années d’empêcher une telle hérésie, et a rapidement agi pour lui couper l’herbe sous le pied. Sous la houlette de feu David Koch, ils ont mené un coup de force pour maintenir le parti sur la bonne voie. Celui-ci a rapidement succombé, et depuis lors, il ne tolère que de rares déviances.

La renonciation, bien sûr, a un effet majeur sur les options législatives, mais aussi sur la base électorale, et a été amplifiée par la chambre d’écho médiatique à laquelle la plupart se limitent. Le « changement climatique » – euphémisme pour parler de la destruction de toute vie humaine organisée sur la Terre – n’est vraiment pas une préoccupation majeure pour les républicains, pour tout dire elle est a un rang épouvantablement mineur. Dans le dernier sondage Pew [Le Pew Research Center est un centre de recherche américain qui fournit des statistiques et des informations sociales de type démographie, sondage d’opinion, analyse de contenu, NdT], réalisé il y a quelques jours, on a demandé aux personnes interrogées de classer 15 problèmes majeurs. Au sein des républicains, le changement climatique arrive en dernière position, au même rang que le sexisme, loin derrière les problèmes leaders que sont le déficit fédéral et l’immigration illégale. Seulement quatorze pour cent des républicains pensent que la menace la plus grave de l’histoire de l’humanité est un problème majeur (bien que cette préoccupation semble être un peu plus forte chez les plus jeunes, un signe encourageant). Voilà qui doit changer.

Pour ce qui est des autres pays, le tableau varie mais n’est pas très brillant. La Chine présente un bilan mitigé. Bien qu’elle soit loin derrière les États-Unis, l’Australie et le Canada en termes d’émissions par habitant – le chiffre pertinent – elle empoisonne néanmoins la planète à un niveau beaucoup trop élevé et continue de construire des centrales à charbon. La Chine est très en avance sur le reste du monde en ce qui concerne les énergies renouvelables, tant en termes d’échelle que de qualité, et s’est engagée à atteindre le zéro émissions nettes d’ici 2060 – difficile à imaginer au rythme actuel, mais la Chine est connue pour avoir obtenu de bons résultats dans la réalisation des objectifs annoncés. Au Canada, les partis viennent de publier leurs plans actuels : un certain engagement, mais loin d’être suffisant. Sans parler du terrible bilan des sociétés minières canadiennes dans le monde. Quant à l’Europe, son scénario est mitigé.

L’hémisphère sud ne peut pas faire face à la crise tout seul. Lui fournir une aide substantielle est une obligation pour les riches, non seulement par souci de leur propre survie, mais aussi par obligation morale, compte tenu d’une histoire peu reluisante que nous n’avons pas besoin de retracer.

Les riches et les privilégiés peuvent-ils se hisser à ce niveau de moralité ? Peuvent-ils même simplement se soucier de leur propre préservation si cela implique un petit sacrifice maintenant ? Le sort de la société humaine – et de la plus grande partie du reste de la vie sur Terre – dépend de la réponse à cette question. Une réponse qui interviendra sans tarder, ou alors pas du tout.

Bob, en accueillant le sommet de la Journée de la Terre 2021, Biden espère convaincre les plus grands émetteurs de renforcer leurs engagements pour lutter contre la crise climatique. Cependant, la vérité est que la plupart des pays n’atteignent pas les objectifs climatiques de Paris et que la baisse des émissions en 2020 a été principalement due aux divers confinements de la COVID-19 et à la récession économique qui s’en est suivie. Alors, comment passer de la rhétorique à une accélération du processus et, selon vous, quelles actions prioritaires l’administration Biden devrait-elle mettre en œuvre afin d’initier une révolution de l’énergie propre ?

Robert Pollin : Pour ce qui est de passer de la rhétorique à une action plus rapide, il serait intéressant d’être précis quant à ce qui a été accompli avec l’accord de Paris sur le climat de 2015. Noam a décrit l’accord de Paris et ses prolongements comme étant « insuffisants et inefficaces ». Le degré d’insuffisance et d’inefficacité de cet accord est évident si on considère les projections de consommation d’énergie et d’émissions de CO2 générées par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dont la modélisation d’énergie et d’émissions au niveau mondial est le travail le plus détaillé et le plus largement cité dans son genre. Dans la toute dernière édition, celle de 2020, de son World Energy Outlook, l’AIE estime que, si tous les pays signataires de l’accord de Paris respectaient toutes leurs « contributions déterminées au niveau national » (CDN) définies à Paris, les émissions mondiales de CO2 cesseraient complètement de baisser à partir de 2040.

Il est vrai que, selon la modélisation de l’AIE, le niveau des émissions n’augmentera plus d’ici à 2040. Mais ce n’est qu’une maigre consolation, étant donné que, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les émissions de CO2 doivent diminuer de 45 % à partir de 2030 et atteindre des émissions nettes zéro d’ici à 2050 pour qu’il y ait au moins une chance raisonnable de stabiliser la température moyenne mondiale à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. En d’autres termes, hormis la rhétorique et les séances de photos, l’accord de Paris n’apporte pratiquement rien si nous voulons sérieusement atteindre les objectifs de réduction des émissions fixées par le GIEC.

Le « Plan pour l’emploi américain » que l’administration Biden a présenté à la fin du mois de mars accorde une attention sérieuse à bon nombre des principaux domaines dans lesquels des mesures spectaculaires doivent être prises immédiatement. Il définit une série de mesures visant à faire évoluer l’économie américaine sur la voie de la stabilisation du climat, notamment des investissements à grande échelle dans des mesures d’efficacité énergétique, telles que la modernisation des bâtiments et le développement des transports publics, ainsi que des investissements visant à accroître considérablement l’offre de sources d’énergie propres afin de remplacer notre système énergétique actuel, dominé par les combustibles fossiles. La combustion du pétrole, du charbon et du gaz naturel pour produire de l’énergie est aujourd’hui responsable d’environ 70 % des émissions totales de CO2 dans le monde.

La proposition Biden met également l’accent sur la possibilité de créer des emplois de qualité et de développer l’organisation syndicale grâce à ces investissements dans l’efficacité énergétique et les énergies propres. Elle reconnaît également la nécessité d’une transition équitable pour les travailleurs et les communautés qui dépendent actuellement de l’industrie des combustibles fossiles. Ce sont là des mesures importantes et positives. Elles sont le résultat d’années de mobilisation acharnée et efficace de nombreux syndicats et organisations environnementales, tels que le Green New Deal Network et le Labor Network for Sustainability.

J’ai par ailleurs de sérieuses inquiétudes quant à la proposition Biden. La première concerne la trop faible ampleur des dépenses. Et ce, malgré le matraquage permanent d’articles de presse affirmant que les niveaux de dépenses sont astronomiques. Pendant la campagne présidentielle, la proposition de Biden « Build Back Better » (Reconstruire mieux) était budgétée à 2 000 milliards de dollars sur quatre ans, soit 500 milliards de dollars par an. Sa proposition actuelle est de 2 300 milliards de dollars sur huit ans, soit un peu moins de 300 milliards de dollars par an. Ainsi, pour chaque année, la proposition actuelle de Biden est déjà inférieure de 40 % à ce qu’il avait proposé en tant que candidat.

Ce programme complet prévoit également de nombreux domaines d’investissement autres que ceux liés à la crise climatique, tels que les dépenses d’infrastructure traditionnelles pour les routes, les ponts et les systèmes d’eau ; l’extension de l’accès au haut débit ; et le soutien à l’économie du soin, y compris en ce qui concerne les enfants et les personnes âgées. Bon nombre de ces autres mesures sont tout à fait louables. Mais nous devons reconnaître qu’elles ne contribueront pas à réduire les émissions. Une évaluation généreuse du plan Biden me conduit à penser que 30 % des dépenses contribueront réellement à réduire les émissions. Nous en sommes maintenant à un budget annuel total de peut-être 100 milliards de dollars. Cela équivaut à 0,5 % du PIB américain actuel.

On peut très bien imaginer que ce niveau de dépenses fédérales soit à peine suffisant. Mais cela serait encore possible, mais uniquement si les gouvernements des États et les collectivités locales, et plus encore les investisseurs privés – y compris les petites coopératives et les entreprises communautaires – consacrent des ressources importantes aux investissements dans les énergies propres. Selon mes propres estimations, les États-Unis devront dépenser au total quelques 600 milliards de dollars par an jusqu’en 2050 pour créer une économie à émissions zéro. Cela équivaut à près de 3 % du PIB américain par an.

Mais le secteur privé ne fournira pas les 400 à 500 milliards de dollars supplémentaires par an à moins d’y être contraint. Cela impliquera, par exemple, des réglementations strictes exigeant la sortie des combustibles fossiles comme sources d’énergie. On pourrait ainsi exiger des compagnies d’électricité qu’elles réduisent leur consommation de charbon, de gaz naturel et de pétrole de, disons, 5 % par an. Leurs PDG seraient alors [tenus responsables] s’ils ne respectent pas cette exigence.

Dans le même temps, la Réserve fédérale peut facilement avoir un effet levier sur les programmes de dépenses fédérales en établissant des programmes d’achat d’obligations vertes à grande échelle, par exemple de l’ordre de 300 milliards de dollars par an pour financer les investissements en énergies propres des gouvernements tant des États que des collectivités locales, mais aussi ceux des investisseurs privés. À l’heure actuelle, un nombre important de programmes d’obligations vertes existent déjà au niveau des États et des collectivités locales, notamment par le biais de banques vertes [institution financière, généralement publique, qui utilise des techniques de financement innovantes et des outils de développement de marché en partenariat avec le secteur privé pour accélérer le déploiement de technologies d’énergie propre, NdT]. Tous ces programmes sont appréciables, mais ils fonctionnent à trop petite échelle par rapport aux besoins.

Au-delà de tout cela, ceux d’entre nous qui vivent dans des pays à hauts revenus doivent s’engager à payer la plupart des transformations en matière d’énergie propre dans les pays à faibles revenus. Il faut reconnaître qu’il s’agit là d’une exigence éthique minimale, car les pays à haut revenu sont pratiquement entièrement responsables de la crise climatique. En outre, même si nous ne nous soucions pas de ces questions éthiques, il est évident que, si les pays à faible revenu ne se convertissent pas eux aussi aux énergies propres, il n’y aura aucun moyen de parvenir à une économie mondiale sans émissions, et donc aucune solution à la crise climatique, que ce soit aux États-Unis, en Europe ou ailleurs. Jusqu’à présent, la proposition de Biden ne fait aucune mention d’un éventuel soutien des programmes en faveur du climat dans les économies en développement. Il faut que tout cela change.

Noam, lorsqu’on se penche sur les réactions face aux progrès réalisés en matière d’environnement au cours des 50 dernières années, on observe un schéma assez convenu, à savoir que la droite attribue pratiquement tout le mérite aux hommes d’affaires et au capitalisme, tandis que la gauche en attribue le mérite aux militants écologistes, et affirme que le seul espoir d’un avenir plus vert passe par le rejet de la logique capitaliste. Le capitalisme sauve-t-il ou tue-t-il la planète ?

Chomsky : C’est presque un truisme de dire que « la logique capitaliste va tuer la planète ». C’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles le monde des affaires a toujours rejeté les doctrines suicidaires pieusement prêchées. Le monde des affaires exige plutôt qu’un État puissant, sous son contrôle, intervienne constamment pour protéger le pouvoir privé des ravages d’un marché sans contrainte et pour soutenir le système de subventions publiques et de profits privés qui a été la pierre angulaire de l’économie depuis les premiers jours du capitalisme industriel d’État…

La seule façon de répondre à la question posée est de prendre des exemples. Choisissons un exemple central : un Green New Deal. Sous une forme ou une autre, un tel programme est essentiel à la survie. Il y a quelques années, l’idée en était ignorée ou ridiculisée. Aujourd’hui au moins, elle figure à l’ordre du jour législatif. Comment la transition s’est-elle opérée ? Dans une large mesure, grâce à un activisme de grande envergure prenant de nombreuses formes, dont le point culminant a été l’occupation des bureaux du Congrès par les militants du Sunrise Movement. Ils ont reçu le soutien de représentants portés au pouvoir par la vague d’activisme populaire incarnée par Bernie Sanders, notamment la représentante Alexandria Ocasio-Cortez, rejointe par le sénateur chevronné Ed Markey, qui s’intéresse depuis longtemps aux questions environnementales.

Le chemin est long entre l’ordre du jour législatif et la mise en œuvre effective, mais nous pouvons être sûrs qu’un militantisme assidu et déterminé sera un facteur essentiel pour faire avancer le projet ; concrètement, pour faire pression sur le programme de Biden, qui est lui-même le fruit d’un militantisme constant, afin qu’il adopte les mesures politiques nécessaires pour atteindre des objectifs tels que des émissions nettes zéro d’ici le milieu du siècle. Cet exemple n’est pas nouveau. Il est, en fait, la norme.

Les protestations de la droite ne sont cependant pas sans fondement. Accompagné d’une structure d’avantages et de menaces adéquate, le capital privé, motivé par le profit et les parts de marché, peut être associé à la poursuite de l’objectif qu’est la survie de l’espèce. Cela couvre des éventualités allant des incitations à investir dans l’énergie solaire jusqu’à l’imposition de ce que le secteur privé appelle les « risques pour la réputation », terme policé pour désigner la crainte que les paysans n’arrivent avec des fourches.

Il y a un impact. Nous le voyons dans la ferveur actuelle pour l’investissement ESG (facteurs environnementaux et sociaux dans le gouvernement d’entreprise) – tout cela, bien sûr, au service des profits. Nous le voyons également dans les engagements solennels des dirigeants d’entreprises et des groupes d’entreprises promettant d’inverser leur parcours égoïste de ces dernières années et de devenir des citoyens responsables et dévoués au bien commun – de devenir ce que l’on appelait autrefois, dans une phase antérieure de cette prestation récurrente, des « entreprises ayant une conscience » – ce qui peut, à l’occasion, comporter un élément de sincérité, bien que toujours soumis à des contraintes institutionnelles.

De tels impacts, dus à l’activisme populaire ne doivent pas être écartés – tout en étant toujours considérés avec la prudence nécessaire. Ils peuvent inciter la recherche du profit privé à s’orienter dans une direction constructive, mais bien trop lentement, et seulement de manière limitée. Qu’on le veuille ou non, il n’y a plus d’alternative aux projets gouvernementaux à grande échelle. La référence au New Deal n’est pas déplacée.

Quelle qu’en soit la source, le résultat devrait être salué. Que « plus de 300 chefs d’entreprise demandent à l’administration Biden de presque doubler les objectifs de réduction des émissions fixés par l’administration Obama », y compris des grands noms comme Google, McDonalds, Walmart ne doit pas être considéré comme négligeable.

Le choix n’est pas entre l’activisme populaire ou les décisions managériales, il faut les deux. Cependant, une réflexion sommaire sur les échelles de temps, et sur l’urgence de la crise, suffit à démontrer que les problèmes critiques doivent être abordés dans le cadre général des institutions capitalistes étatiques existantes. Celles-ci peuvent et doivent être radicalement transformées. Au minimum, des mesures sérieuses devraient être entreprises pour échapper à l’emprise du capital financier prédateur et à la rentiarisation de l’économie qui nuit à un équilibre sain de croissance/décroissance : croissance dans ce qui est nécessaire, comme les énergies renouvelables, les transports de masse efficaces, l’éducation, la santé, la recherche et le développement, et bien plus encore ; décroissance là où elle est impérative, comme dans la production de combustibles fossiles. Mais globalement, un changement social substantiel, aussi important soit-il pour une survie décente, est un projet à long terme.

Bob, certaines études semblent indiquer que la crise climatique ne sera pas stoppée même si nous réduisions à zéro les émissions de gaz à effet de serre. Je suis donc obligé de vous demander ceci : La crise climatique est-elle une course que nous pouvons réellement gagner ?

Pollin : Je ne suis pas climatologue, donc je ne suis pas qualifié pour répondre à la question au tout premier niveau, le plus critique, de la science climatique elle-même. Mais je peux au moins commenter certains points connexes.

Tout d’abord, nous savons ce que le GIEC a précisé quant à ce qui est nécessaire pour avoir une chance raisonnable de stabiliser le climat – c’est-à-dire, et c’est la première chose à faire, réduire les émissions mondiales de CO2 de 45 % à partir de 2030 et atteindre des émissions nettes zéro d’ici 2050 afin de stabiliser la température moyenne mondiale à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. Où en sommes-nous par rapport à ces objectifs ? La réponse la plus juste est que, à ce jour, le bilan est lamentable.

J’ajouterais ici une série d’observations supplémentaires par rapport à ce que nous avons déjà décrit. Les climatologues connaissent le phénomène du réchauffement climatique depuis la fin du XIXe siècle. Mais, en tant que tendance constante, la température moyenne de la planète n’a commencé à dépasser le niveau préindustriel qu’à la fin des années 1970. Au milieu des années 1990, la température moyenne était de 0,5 degré Celsius supérieure à celle du niveau préindustriel. En 2020, nous serons à presque 1 degré au-dessus du niveau préindustriel. Si nous suivons la tendance des 20 dernières années, nous dépasserons donc le seuil de 1,5 degré d’ici environ 2040.

Que va-t-il se passer si nous dépassons réellement le seuil de 1,5 degré ? Je ne prétends pas être un expert en la matière, et je pense qu’il est juste de dire que personne ne le sait avec certitude. Mais nous savons au moins que les tendances que nous observons déjà à notre niveau actuel de réchauffement ne feront que s’intensifier. Ainsi, le rapport provisoire 2020 de l’Organisation météorologique mondiale, intitulé État du climat mondial, constate que :

« De fortes pluies et de graves inondations se sont produites sur de larges territoires de l’Afrique et de l’Asie en 2020. De fortes pluies et des inondations ont touché une grande partie du Sahel, de la grande Corne de l’Afrique, du sous-continent indien et des régions voisines, de la Chine, de la Corée et du Japon, et de certaines parties de l’Asie du Sud-Est à différents moments de l’année. Une grave sécheresse a touché de nombreuses régions de l’intérieur de l’Amérique du Sud en 2020, les zones les plus touchées étant le nord de l’Argentine, le Paraguay et les zones frontalières occidentales du Brésil… Les événements climatiques et météorologiques ont déclenché d’importants mouvements de population et ont gravement affecté les personnes vulnérables en migration, notamment dans la région du Pacifique et en Amérique centrale ».

Nous savons également que les personnes et les pays pauvres ont déjà assumé la majeure partie des coûts de la crise climatique, et que c’est le scénario qui va se poursuivre à mesure que les températures moyennes mondiales augmenteront. Comme l’a écrit l’économiste James Boyce, les pauvres « ont moins de moyens pour investir dans des climatiseurs, des digues et autres moyens pour s’adapter. Ils vivent au plus près des seuils […] et les endroits qui, selon les modèles climatiques, seront les plus durement touchés par le réchauffement de la planète – notamment les régions de l’Afrique subsaharienne sujettes à la sécheresse et l’Asie du Sud et du Sud-Est vulnérable aux typhons – abritent la plupart des personnes les plus pauvres au monde. »

Par conséquent, il semble manifeste que nous nous trouvons aujourd’hui dans l’obligation d’agir en partant du principe que la crise climatique est une course que nous pouvons encore gagner, même si nous ne savons pas avec certitude si c’est vrai. Mais en outre, il est important de reconnaître que la promotion d’un New Deal vert mondial est une proposition fondamentalement gagnante, tant qu’elle intègre un soutien généreux à la transition pour les travailleurs et les communautés dépendants des combustibles fossiles. En effet, la transformation mondiale vers l’énergie propre sera une source majeure de création d’emplois dans toutes les régions du monde et constituera de plus une voie viable vers une économie mondiale à zéro émission. Elle améliorera également de manière significative la santé publique en réduisant la pollution atmosphérique, diminuera les coûts énergétiques de manière globale et créera, pour la première fois, des chances pour fournir de l’électricité aux zones rurales des pays à faible revenu.

Tous ces impacts contribueront également à briser l’emprise que le néolibéralisme maintient sur l’économie mondiale depuis ces 40 dernières années. Si finalement nous construisons un système d’énergie propre viable grâce à un Green New Deal mondial, alors nous réussirons aussi à faire progresser la démocratie et les principes d’égalité.

Cette interview a été légèrement remaniée pour des raisons de longueur et de lisibilité.

C.J. Polychroniou est économiste politique/scientifique politique, il a enseigné et travaillé dans de nombreuses universités et centres de recherche en Europe et aux États-Unis. Actuellement, ses principaux centres de recherche portent sur l’intégration économique européenne, la mondialisation, le changement climatique, l’économie politique des États-Unis et la déconstruction du projet politico-économique du néolibéralisme. Il contribue régulièrement à Truthout et est membre du Public Intellectual Project de Truthout. Il a publié de nombreux livres et ses articles sont parus dans divers revues, magazines, journaux et sites d’information populaire. Nombre de ses publications ont été traduites en plusieurs langues étrangères, notamment en arabe, croate, espagnol, français, grec, italien, néerlandais, portugais, russe et turc. Ses livres les plus récents sont L’optimisme contre le désespoir : Entretiens avec C.J. Polychroniou (Futur proche)

(Optimism Over Despair : Noam Chomsky On Capitalism, Empire, and Social Change, une anthologie d’entretiens avec Chomsky publiés à l’origine sur Truthout et rassemblés par Haymarket Books ); Climate Crisis and the Global Green New Deal : The Political Economy of Saving the Planet (avec Noam Chomsky et Robert Pollin comme principaux auteurs) ; et The Precipice : Neoliberalism, the Pandemic, and the Urgent Need for Radical Change, une anthologie d’entretiens avec Chomsky publiée à l’origine sur Truthout et rassemblée par Haymarket Books (publication prévue en juin 2021).

Source : Truthout, C.J. Polychroniou – 22-04-2021

Traduit les lecteurs Les-Crises

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Commentaire recommandé

moshedayan // 23.05.2021 à 09h19

Chomsky bien pensant ne dit rien, mais rien du tout de la maîtrise démographique en fonction des ressources naturelles.
Cultiver son jardin national, ce principe de Voltaire me semble le plus réaliste. « Chacun sa … les cochons seront contents » ne dites-vous pas ?

Chomsky s’inscrit parfaitement dans la pensée dominante américaine… gouvernement mondial américain pour « bien gérer l’Humanité » et les stratéges du Pentagone argumentent ainsi « Nours sommes les représentants du Peuple élu… Nous avons le droit de dire ce qui est bien … ce qui est mal…. Il est anormal que le plus grand pays au Monde et qui n’est peuplé que de 144 millions d’hb soit le seul propriétaire d’aussi grandes ressources naturelles… C’est notre devoir de le lui faire comprendre par tous les moyens !!! Et s’il le faut de l’écraser « de lui faire rendre gorge »! Das American Reich Uber Alles … lebensraum…
Donc… abattre la puissance américaine pour que l’Américain se contente de son jardin… me semble l’acte le plus réaliste… Tout le reste blablabla

37 réactions et commentaires

  • Davout // 23.05.2021 à 08h30

    Ha, vous voyez, même Noah le dit :  » pourrait » déclencher une extinction massive. Je vous rappelle que la doxa mediatico-lyssenkiste nous martéle que nous sommes déjà en pleine extinction massive.
    J’ai déjà entendu sur France Inter , la Tête au Carré, le plus grand spécialiste Français en la matière estimer « ,totalement fantaisiste » qu’on prétende être en pleine extinction massive. Et le pauvre Matthieu Vidard , lui demander d’une voix éteinte d’horreur s’il se rendait compte qu’en disant ça il prenait le risque de se faire lyncher. On vit une époque formidable.

      +13

    Alerter
    • LibEgaFra // 23.05.2021 à 09h43

      « Ha, vous voyez, même Noah le dit : »

      C’est Noam Chomsky.

       » , »totalement fantaisiste » qu’on prétende être en pleine extinction massive. »

      Ah, vous n’avez pas lu les rapports du WWF qui indiquent que les populations des grands animaux sont en recul massif partout, que la biodiversité et les écosystèmes sont menacés.

      https://www.lesoleil.com/actualite/environnement/la-planete-confrontee-a-lextinction-massive-des-animaux-4d0548c8aa91da85d9026447e88c01d3

      En France, les populations d’oiseaux et d’insectes sont en recul aussi. Évidemment les gens des villes ne voient rien.

        +17

      Alerter
      • Nico // 23.05.2021 à 10h22

        Des hordes de scientifiques (en fait, tous les scientifiques…) disent la même chose pas besoin de chercher beaucoup des sources « non partisanes ». De plus une « source partisane » ne raconte pas forcément n’importe quoi. Par contre à contrario je trouve votre commentaire extrêmement partisan

          +3

        Alerter
      • Marc // 23.05.2021 à 10h24

        J’habite à la campagne dans le lot et garonne, depuis quelques années je n’entends plus et je ne vois plus d’insectes au jardin. Enfin, les rares qui sont quand même présents j’ai le temps de les dénombrer et presque de les reconnaître individuellement. Je pollinise les courges avec un pinceau pour récolter quelques fruits. Bien sûr ce n’est pas un rapport scientifique, c’est seulement la réalité dans mon jardin mais je crains que cela soit la règle chez mes voisins et même plus loin…
        J’observe des changements importants dans le comportement des plantes et de la faune autour de mon domicile.
        Bien sûr ce n’est pas de la science…

          +6

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        • Patrick // 23.05.2021 à 13h51

          Moi aussi, je vis en pleine cambrousse.
          Peut être moins d’insectes en 30 ans , il faut dire que Gégé en face il pulvérise pas mal .. mas beaucoup moins qu’il y a 30 ans , il prend conscience que ce n’est pas la peine de doubler les doses.
          Et puis en gérant différemment mes 3000 m2 , il y a pas de bestioles qui reviennent.

          Donc , pas d’affolement, il y a peu d’espèces disparues, et les populations peuvent se reconstituer.
          Et tout ça n’a rien à voir avec le réchauffement climatique.

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        • Nico // 23.05.2021 à 13h55

          J’habite dans le lot et tout le monde ici constate la même chose depuis quelques années, idem pour pas mal d’oiseaux (les hirondelles notamment)

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      • LibEgaFra // 23.05.2021 à 15h03

        Ouch, je vois qu’on a fait le ménage, tant mieux.

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        • Nico // 24.05.2021 à 06h28

          Oui enfin, au tractopelle et en tayant n’importe comment ça devient une habitude ici…

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      • Fernet-Branca // 24.05.2021 à 22h35

        Les populations d’oiseaux en recul ???
        Vous habitez où ? Massy Palaiseau ou Saint Denis la plaine ?
        J’habite un village à côté de Villeneuve d’Ascq . Donc à côté de la grand métropole Lille-Roubaix-Tourcoing . Les oiseaux chantent soir et matin comme chantait le fou chantant. Avec les pluies incessantes les fleurs sauvages poussent comme jamais, pâquerettes , pissenlits, boutons d’or bleuets. Et dès qu’il y a un coup de soleil les abeilles butinent ces fleurs, elles n’ont que l’embarras du choix . Il me semble qu’elles préfèrent les pissenlits. Mais pour les abeilles et les insectes il faut du soleil qui se fait très rare. Un peu plus que de rares éclaircies et quelques degrés de plus.

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        • Cherchieur // 27.05.2021 à 09h26

          Et votre commune représente quoi à l’echelle planétaire? Je suis toujours impressionné que les gens n’ont pas la notion d’échelle ou de représentativité.

          Personnellement, je remarque partout où je vais combien on entend beaucoup moins le chant des oiseaux, le bruit et la présence des insectes qu’il y a ne serait-ce que 20 ans.

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  • Davout // 23.05.2021 à 08h56

    Aider le Sud….
    Vaste programme.
    Monsieur Chomsky, comment vous vous y prenez pour aider le Sud avec l’argent des riches du nord?
    Comment?
    En envoyant des milliards qui finiront à 99% dans les poches de toute une chaîne de véreux endémiques, des chefs d’État au dernier caïd de village, en passant par les chefs de guerre et toutes les strates de l’administration ?
    En pratiquant l’aide directe en nature à la fureur des précédents (qui feront tout pour la saboter) et à l’horreur des bien-pensants occidentaux qui crieront au néo-colonialisme ?
    Ou alors en arrêtant de piller leurs cerveaux formés à grand frais et qu’on récupère pour pas un rond pour faire tourner nos labos et bureau d’études ou nos hôpitaux à faible prix ? Mais on serait traité de racistes égoïstes.
    Voir Noah jouer au Yaka Fokon me désole un peu.

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    • Patrick // 23.05.2021 à 13h53

      Le gros avantage de toutes ces aides c’est qu’elles reviennent dans les banques européennes, ça évite le gaspillage sur place.

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      • Davout // 23.05.2021 à 14h18

        Et un peu les banques et fonds US aussi non? 🙂

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  • Davout // 23.05.2021 à 09h04

    Le programme Biden, le programme Biden. Mais au bout d’un moment Noah, tu n’es pas capable de comprendre que ce « programme » est une simple carabistouille politicards.
    Biden et ses conseillers savent très bien qu’avec le rapport de force actuel au Congrès, ce programme n’a définitivement AUCUNE chance de passer.
    Biden ne fait ça que pour mettre le refus sur le dos des méchants Républicains pour permettre le bizness as usual.
    C’est pas possible d’être aussi naïf politiquement. Incroyable.

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  • moshedayan // 23.05.2021 à 09h19

    Chomsky bien pensant ne dit rien, mais rien du tout de la maîtrise démographique en fonction des ressources naturelles.
    Cultiver son jardin national, ce principe de Voltaire me semble le plus réaliste. « Chacun sa … les cochons seront contents » ne dites-vous pas ?

    Chomsky s’inscrit parfaitement dans la pensée dominante américaine… gouvernement mondial américain pour « bien gérer l’Humanité » et les stratéges du Pentagone argumentent ainsi « Nours sommes les représentants du Peuple élu… Nous avons le droit de dire ce qui est bien … ce qui est mal…. Il est anormal que le plus grand pays au Monde et qui n’est peuplé que de 144 millions d’hb soit le seul propriétaire d’aussi grandes ressources naturelles… C’est notre devoir de le lui faire comprendre par tous les moyens !!! Et s’il le faut de l’écraser « de lui faire rendre gorge »! Das American Reich Uber Alles … lebensraum…
    Donc… abattre la puissance américaine pour que l’Américain se contente de son jardin… me semble l’acte le plus réaliste… Tout le reste blablabla

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  • pseudo // 23.05.2021 à 11h18

    cet article est beaucoup trop politisé. Fustigé trump alors que tous les partis politique depuis 150 ans ont fait la même erreur (…) conceptuelle c’est voir la paille dans l’œil de son voisin alors qu’on a une poutre dans le sien.
    Ensuite, contrairement aux intervenants, je ne crois que le développement du solutionnement de la crse systémique actuel mettre un terme au néolibéralisme automatiquement. Je crois que les deux son suffsament indépendant pour perdurer l’un à coté de l’autre sans problème. La possibilité de la survenue d’une dérive climatique et environnementale forte sous la pression de l’ecosystème humain est une externalités extrême que les néolibéraux ne peuvent laisser advenir, pas plus que les plus extremiste de l’anti capitalisme (Sois proche de tes amis, et encore plus proche de tes ennemis). Ils le disent par ailleurs, le libéralisme affiché n’est que le cache sexe de l’emprise des oligarques sur les institutions populaires et démocratique.

    Finalement, tout cela est très vaporeux, très politique, très posturale, alors je vous propose cette conférence, plus concret.

    Conférence sur la transition énergétique. Est-elle supportable ?
    Grégory de temmerman – doceur physique expérimentale – projet ITER
    5 février 2020 – AI Isen Paca-Littoral
    https://www.youtube.com/watch?v=Nmgr0dQ1jN0

    Passer les premières 20 minutes d’une vidéo de rappel tout à fait passable, puis les prochaines 25 minutes d’introduction au sujet très jancovicienne, l’auteur prend le temps d’entrer plus en détails dans les ordres de grandeurs en jeu dans « la transition énergétique ».

      +3

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  • Bouddha Vert // 23.05.2021 à 12h28

    Ne pas comprendre que les changement souhaités, qui n’ont pas lieu, ne sont pas le fait d’une volonté de nos dirigeants mais de l’absence de volonté de l’humanité à les y pousser!

    Le problème évoqué dans cette interview est traité par nos deux interviewés comme si les solutions qui existent ne changeraient rien aux conditions de vie de l’humanité, comme si avec moins d’énergie nous pourrions continuer à voyager, manger viandes et légumes venus du bout du monde, offrir des études longues à nos enfants, prendre des vacances méritées chaque année à l’autre bout du monde, ne pas avoir froid en hiver et chaud en été, entretenir et développer tous nos réseaux d’électricité, d’eau, de circulation automobiles et d’internet, éradiquer la faim, potabiliser l’eau des Hommes…

    Si aucun pays n’améliore son bilan c’est que personne hormis bill gates, elon musk et autres quidam n’accepte de vivre moins bien que la génération précédente.

    Quant à la sempiternelle critique du capitalisme responsable des malheurs du monde, il faudrait définitivement entendre que le productivisme est essentiellement responsable des dégradations que subit notre monde, je ne pense sérieusement pas que le communisme aurait à terme œuvré de manière plus souhaitable.

    En conclusion et pour taquiner Chomsky, « Dieu se rit des Hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ».

      +2

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    • Patrick // 23.05.2021 à 14h05

      Bill Gates et ses copains de Davos n’acceptent pas de vivre moins bien.
      Ils veulent que les gueux vivent moins bien pour pouvoir continuer comme avant, et si en plus il y avait 10 fois moins de gueux ça serait encore mieux.
      C’est vrai quoi , comment voulez-vous continuer à mettre du carburant dans un jet privé si des milliards de gueux gaspillent du bon pétrole ?

        +16

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      • Bouddha Vert // 24.05.2021 à 19h41

        Patrick, vous pensez que des capitaines d’industries à l’égo sur-dimensionné, au tempérament de gagnant, que la vie a porté aux nues pensent ne pas trouver de solution technique à tout problème??

        La plupart de ces personnages n’ont aucune idée claire de la complexité de la problématique et sont persuadés que leur génération ou la suivante, comme c’est toujours arrivé, trouverons une solution.

        Quant à imaginer ou prétendre que les chéris de DAVOS organisent l’appauvrissement général de l’humanité, je dois avouer que j’en reste baba, mais je reste preneur pour toute source qui corroborerait votre post.

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        • Patrick // 25.05.2021 à 15h12

          Tout est écrit sur leur site Web .. voilà leur programme pour vous.
          Ils ont essayé avec Greta mais ça ne prenait , là ils ont l’excuse du Covid. Il faut toujours une menace de cataclysme pour manipuler les foules

          https://www.weforum.org/great-reset

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          • Bouddha Vert // 25.05.2021 à 18h10

            Merci pour le lien, d’accord avec votre remarque concernant une manipulation plus aisée lorsque les évènements se bousculent cependant:
            Entre ce que j’ai lu, ce que j’en ai compris, pas de traces concernant la volonté de nuire au plus grand nombre, c’est même le contraire!!

            Peut être que derrière une communication bienveillante à organiser un avenir meilleur pour l’humanité vous y détectez des thématiques cachées et surtout le désir de gagner en influence (ce qui est le propre de toute organisation!) mais pas trouvé, mal cherché(?), d’information qui pourrait corroborer l’écrit outrancier que vous avez précédemment produit.
            Cordialement

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    • Grd-mère Michelle // 24.05.2021 à 14h37

      « … personne… n’accepte de vivre moins bien que la génération précédente. »

      Ceci(l’amélioration de sa condition et de celle de ses proches/descendant-e-s sur terre) est évident et profondément humain.
      Cependant, la réflexion sur ce que veut dire « bien vivre » ou « vivre mal » doit impérativement être engagée et partagée intensément par l’ensemble de la communauté des humains.
      Car le moindre des actes, la moindre des paroles exprimées(tout comme les silences qui consentent) impactent automatiquement tout le monde(« l’effet papillon »).
      Les « valeurs », principalement instituées par les diverses religions complices des volontés dominatrices, sont à reconsidérer d’urgence.
      Celle de la SANTÉ des humains (physique et mentale), intimement liée à celle de notre biotope « l’environnement » (tous les êtres vivants), mise en exergue à l’occasion de la pandémie qui sévit, nous force à reconsidérer d’autres valeurs comme LE TRAVAIL ou LA RICHESSE.
      Que des intellectuels, issus de la classe dominante, aient la générosité de consacrer leur activité à prôner des valeurs strictement humaines (et non inspirées par des « commandements » soi-disants dictés par quelque dieu que ce soit), qui bénéficieraient à tout le monde,
      cela mérite notre respect et notre considération attentive.

      Grand rassemblement (autorisé) ce samedi 29/5 à 15h à l’Albertine à Bruxelles(Gare Centrale), à l’appel du « Front des luttes », en soutien à « la santé en lutte » (le personnel des secteurs des soins aux malades et aux personnes âgées et/ou handicapées).

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  • Nico // 23.05.2021 à 14h10

    Et j’ajouterais à votre commentaire, pour m’être paluché tous les rapports du GIEC depuis le premier, pas le résumé pour les « décideurs » (oui j’ai que ça à foutre…), que ceux si ont toujours été extrêmement prudents et en-deça de la réalité. Normal c’est de la science donc on n’avance pas n’importe quoi sans des preuves absolues… Il faut avoir conscience de ça aussi.

    On lui parle des boucles de rétroaction positives ? De cette étude parue dans « Pour la science » il y a une quinzaine d’années (donc là on rentre dans la vraie science non partisane), faisant le lien entre la plus dramatique extinction que la Terre ait connu : celle du permien-trias, et un énorme point chaud à l’époque envoyant d’énormes quantités de CO2 dans l’atmosphère, puis déclenchant la libération d’énormes quantités de méthane stockées au fond des océans (les fameux clathrates) suite à l’augmentation de leur température ?

    De mémoire le seuil de concentration de CO2 à éviter de dépasser était de l’ordre de 500 ppm ou un poil plus. On en est plus très loin…

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  • Myrkur34 // 23.05.2021 à 16h28

    Dernière info glanée, il y a plus de tigres domestiques (5000) aux Usa que de tigres sauvages dans le monde.

    Et des fermes à tigre en Afrique du Sud pour les riches chasseurs qui peuvent se les payer et pour fournir la pharmacopée chinoise.

    Devant tant d’intelligence(sic), les desiderata de Chomsky, c’est tout mimi mais cela ne pèsent rien devant la bêtise et les croyances humaines.

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    • Myrkur34 // 25.05.2021 à 09h35

      Exemple typique d’arrogance de certains riches/ultra riches et de bêtise humaine écoeurante.
      « Le monde opaque des enclos de chasse » diffusé sur la 5 dimanche dernier.

      https://www.france.tv/france-5/sur-le-front/2460687-le-monde-opaque-des-enclos-de-chasse.html

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    • Maurice // 25.05.2021 à 09h42

      Que voulez vous … nous sommes l’espèce dominante, tout en haut de la chaine alimentaire.
      Nous disposons des autres, selon notre bon vouloir.

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      • Grd-mère Michelle // 25.05.2021 à 14h04

        Erreur! Notre espèce est omnivore et donc super-adaptable, très proche de l’espèce de rat qui fut à l’origine de tous les mammifères.
        Il me semble que c’est justement cette adaptibilité qui nous permet de rêver à un autre monde plus paisible, où ne serions pas obligé-e-s de tuer nos semblables, les animaux(« animés » comme nous par leur faculté de bouger, de mobilité).
        Le goût de la chasse et de la domination, bien sûr plus marqué chez les mâles « costauds » (ou riches et armés), ont favorisé notre expansion démographique, qu’il s’avère nécessaire de maîtriser à présent(ce qui devrait être possible, étant donné le « génie » humain, principalement dû à nos possibilités de transmission des savoirs et des capacités-de parler, puis d’écrire).
        COMMENT faire comprendre aux plus fort-e-s que c’est leur intérêt que les faibles vivent aussi, que le sens de la vie réside dans son immense diversité interdépendante?
        C’est LA question!
        Voir sur YouTube, Riccardo Petrella, qui s’y emploie depuis des décennies, en défendant les « biens » communs à tout ce qui vit, à commencer par l’eau.

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      • Myrkur34 // 26.05.2021 à 10h06

        Excusez moi, mais coté reportage, c’est plutôt le style, je peux me le payer car c’est légal dans mon pays, je peux faire de l’élevage d’animaux sauvages pour le ball-trap car c’est légal et on se fait un maximum de pognon très rapidement et je peux posséder 1/4 de la Sologne (pour l’héritier d’un groupe de casinos), donc personne sur mes terres exactement comme les seigneurs du moyen-âge.
        Par contre, même se donner un peu bonne conscience en programmant des réintroductions d’espèces rares puisque l’éleveur américain se gargarise de posséder un nombre d’animaux sauvages en enclos supérieur au nombre restant dans la nature, ben non. « On fait pas çà ici » dixit l’éleveur.
        La messe est dite comme on dit sur le devenir de l’espèce humaine.

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  • Maurice // 25.05.2021 à 15h08

    L’ironie cynique (ou la cynique ironie) de ma phrase a dû vous échapper …
    Cela dit, on ne verra jamais une assemblée de rats discuter de l’avenir de l’ Homme 🙂

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    • Grd-mère Michelle // 26.05.2021 à 13h00

      Vous ne m’avez pas bien (pas entièrement) lue.
      J’ai signalé la proximité des humains avec l’espèce de rat en question du point de vue de l’adaptabilité aux conditions de vie terrestres(l’aspect omnivore).
      Mais j’ai aussi parlé du perfectionnement de cette adaptibilité par les humains du fait de leurs moyens de communication avancés(l’aspect transmission des savoirs et des capacités qui favorise la perpétuation de n’importe quels groupes/espèces).
      Ironie ou pas, c’est une erreur de penser que nous sommes en haut de la chaîne alimentaire (comme le sont les grands carnivores).

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  • Hippocampe // 25.05.2021 à 17h52

    Au lieu de gloser sur la sempiternelle « catastrophe potentielle », tout ça pour faire du buzz avec Ocasio-Cortez, la fille qui prétendait avoir failli mourir le 6 janvier au Capitole alors qu’elle n’était même pas dans le bâtiment, Chomsky ferait bien, si ce n’est de se mettre au vert, au moins de se mettre au parfum: Quoi qu’il prétende, y’a des gens qui font des études sérieuses sur les divers projets 1,5°C ou 4°C ou ‘zéro carbone’ etc. Ainsi l’économiste américain William Nordhaus, de Yale, qui doit avoir des contacts avec le MIT. On lui a même donné le prix Nobel pour ça. Lui au moins ne se contente pas de crier « au loup! ». Même si on n’est pas d’accord avec ses prémisses ou ses attendus, on ne peut que constater le sérieux de ses évaluations et le réalisme de ses projections.
    Ses conclusions sont claires: un réchauffement de 3,5°C en 2100 est un optimum climato-économique » qui tient compte des coûts, des impacts de transition énergétique sur la vie des citoyens, de toute la faisabilité du grand reset climatique.
    Après ça, soit on le critique mais on détaille comment et pourquoi, soit on se tait. Mais on ne continue pas à râbacher des vieilles lunes, pour soutenir une détraquée plaidant pour « du 100% renouvelable en..2035! » Elle ne comprend même pas ce qu’elle dit la pauvre, soit parce qu’elle ignore que les renouvelables ont un impact environnemental supérieur à d’autres énergies (pour l’acier, le cuivre, le béton, l’argent, les terres rares, le gaz quand même), soit parce qu’elle est payée par le lobby correspondant.

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    • gracques // 26.05.2021 à 07h00

      Heur?eka ‘modéliser l’avenir du genre humain’…..
      Franchement , un économiste …..

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  • papet31 // 25.05.2021 à 18h36

    Il y a une interview très instructive du directeur du museum d’histoire naturelle sur lepodcast de « green letter club ».
    Le muséum avait lancé il y a quelques années une vaste étude sur les oiseaux de jardin, il y a eu aussi d’autres études dans d’autres pays bien etendu.
    Le directeur donc explique que nous ne sommes pas dans une extinction massive comparable au passé MAIS que la vitesse de réduction des populations des espèces est vertigineuse (estimé à 1000x plus rapide).
    De fait une espèce avant de disparaître totalement voit la taille de sa population diminuer année après année sauf évènement cataclismique qui éradique toute l’espèce en quelques jours/heures.
    Donc la taille des populations diminuent très rapidement: pour les oiseaux de jardin la taille de la population a diminué de 60% en quelques décennies.
    Et il n’y a pas que les oiseaux: par exemple, je ne vois quasiment plus de hérisson écrasé sur les routes alors que j’habite les lisières d’un parc régional, réservoir par excellence d’espèces en tout genre.
    Et ce n’est pas parce que les hérissons ont appris à traverser les routes … c’est parce qu’il y a beaucoup moins de hérissons.
    Donc, non les espèces ne disparaissent pas encore massivement par contre il y a une réduction rapide et importante de la taille des populations des espèces (globalement), ce qui a un moment va conduire à l’extinction puisque ce qui conduit à la réduction des populations ne fait que s’accélérer: artificialisation des sols, intrants chimiques et pollution diverses, …

      +3

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    • Grd-mère Michelle // 26.05.2021 à 13h58

      « … sauf événement cataclysmique qui éradique toute l’espèce en quelques jours/heures. »
      Tout est là, et, en fonction des projections faites par les scientifiques, il semble que la gabégie actuelle doive conduire à ce type d’événements…
      Très surprenant qu’il soit sans cesse question de chercher/trouver de nouveaux modes de production d’énergie, et quasiment jamais de réduire nos besoins en énergie!
      Dans combien de logements brûlent chaque soir une dizaine d’ampoules en permanence, juste pour « faire joli »?
      Combien vont acheter leur pain quotidien en voiture alors que la boulangerie se trouve à quelques centaines de mètres? Oubliant le vrai bonheur que constitue le fait de circuler en plein air, d’éprouver la force de ses guibolles, de rencontrer ses voisin-e-s et leurs chiens, de regarder les enfants jouer dans l’espace public, de voir et d’entendre les oiseaux voler/chanter, etc…
      (À remarquer que, au cours des confinements récents, des gens ont pris plaisir à faire la file devant les magasins, osant même parler a des inconnu-e-s!)
      Le modèle individualiste de la famille nucléaire, prôné grâce à la publicité(l’arme principale du capitalisme) dès les années 1950 pour nous diviser et nous soumettre à la « société de consommation », nous a fait perdre de vue la satisfaction de se sentir vivant, tout simplement.

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  • pepin32 // 25.05.2021 à 18h45

    [modéré]
    Ce qui compte c’est le bilan physique au total des énergies utilisées, la planète se moque des réclames poltiques.

    Le Green New Deal va être à mon sens le grand accélérateur vers le plus grand déclin jamais observé des sociétés humaines.

    Les bilans CO2 concernant les ENR ou la voiture électrique sont totalement faux, ils excluent les émissions liés à la fabrication et exclut également tous les équipements nécessaires pour éviter le chaos sur la grille électrique: les gaziers se frottent les mains à chaque fois que les politiques « vendent » les ENR. Ils savent que ces équipements ne produisent que 20% du temps et qu’il faudra compenser les trous par des moyens de production pilotable et là il n’y a pas 36.

    Croire que les utilisations des ENR vont diminuer les émissions de CO2, c’est comme de croire qu’un ivrogne enfermé dans la cave de l’Elysée ne toucherait pas aux bouteilles.

      +1

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    • Hippocampe // 26.05.2021 à 10h39

      Ha ha! Tout à fait, sauf, si je peux me permettre, que « les gaziers ne se frottent pas les mains » par hasard. Ils ont organisé cette propagande ENR. Si Total investit dans le solaire au Japon, ce n’est pas pour être moins disant carbone, c’est pour sceller le sort des Japonais dans leur dépendance au gaz, indispensable au solaire (en effet comme vous dites dans le rapport 80%-20%), tant que le nucléaire est arrêté. Il est plus facile d’empêcher le nucléaire de reprendre, ce qui est quand même dans les plans du gouvernement, que de le concurrencer quand il est établi.
      Ocasio-Cortez n’est pas une imbécile, elle n’est pas non plus manipulée à son corps défendant, elle fait donc partie de la manipulation destinée aux votants c’est à dire au grand public. Que fait Chomsky dans cette galère? Pourquoi prête-t-il sa notoriété à cette propagande? Mystère…

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  • Maurice // 26.05.2021 à 09h13

    La LPO a déjà alerté sur le danger que représente l’éolien pour les oiseaux.
    Des zones Natura 2000 ont été créées.
    Malgré tout on décide d’installer un parc de 62 éoliennes géantes en Baie de Saint Brieuc, zone Natura 2000.
    Bizarrement ceux qui manifestent sont les pêcheurs, pas vu la LPO …
    Va comprendre ?

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