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20.février.202120.2.2021 // Les Crises

Climat : Depuis 12 000 ans, la température globale n’aurait jamais été aussi élevée

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Source : Global Climat, Johan Lorck

Des scientifiques disent avoir résolu une énigme climatique, celle de l’optimum climatique de l’Holocène. La correction de biais saisonniers montre que la température globale a connu une hausse linéaire au cours des 12 000 dernières années, ce qui permet de réconcilier les reconstructions avec les modèles. La température actuelle serait ainsi nettement supérieure à l’optimum de l’Holocène.

La nouvelle étude parue dans la revue Nature remet en question l’histoire de l’évolution de la température de l’Holocène, la période qui a commencé il y a environ 12 000 ans et qui est toujours en cours. Jusqu’à présent, les reconstructions du climat de l’Holocène, sur la base de preuves géologiques, suggéraient un pic des températures globales entre 10 000 et 6000 ans avant aujourd’hui, suivi d’une tendance au refroidissement, puis un réchauffement accéléré avec l’essor industriel. Le graphique ci-dessous, sur la base de l’étude de Shaun Marcott (2013) montre que les températures actuelles sont à peu près au niveau du maximum de l’Holocène. « A peu près » car la résolution des thermomètres offre bien sûr une précision supérieure à celle des reconstructions.

Courbe bleue : Reconstruction de la température globale à partir des données proxy de Marcott et al (Science, 2013). Courbe rouge : données de température de l’ère instrumentale HadCRU. Graphique: Klaus Bitterman.

Sur le dernier million d’années, la planète a d’ailleurs connu à plusieurs reprises de longues périodes froides de 100 000 ans entrecoupées de phases plus chaudes, dites « interglaciaires », de 10 000 à 20 000 ans. Les recherches ont clairement fait ressortir deux mécanismes principaux pour expliquer ces variations du climat : la position de la Terre par rapport au Soleil et la teneur de l’atmosphère en CO2.

Mais les scientifiques ont longtemps été confrontés à l’inadéquation entre les simulations climatiques des 12 000 dernières années et les reconstructions de température à partir d’enregistrements géologiques. Les simulations informatiques du climat de l’Holocène montrent une tendance au réchauffement linéaire depuis 12 000 ans. Des progrès ont été réalisés ces dernières années dans la collecte et l’interprétation des archives climatiques. Les indices récoltés dans la glace, les cernes des arbres et les coraux notamment ont permis de reconstruire les températures des derniers millénaires. Ces progrès n’ont cependant pas réconcilié les reconstructions climatiques de l’Holocène avec les modélisations.

L’article paru sous la direction de Samantha Bova (Université de Rutgers) montre que des biais saisonniers dans les enregistrements permettent d’expliquer cette disparité entre modèles et enregistrements géologiques. L’intérêt de l’étude ne vient pas de la découverte d’indices inconnus jusqu’alors mais dans l’élaboration une nouvelle méthode. La majorité des enregistrements marins inclus dans les reconstructions précédentes serait biaisée par la saisonnalité, reflétant largement les températures estivales boréales. Avec la rectification du biais saisonnier, il ressort que les températures mondiales annuelles moyennes ont augmenté régulièrement au cours des 12 000 dernières années, conformément aux modèles.

Evolution de la température au cours de l’Holocène et principaux mécanismes responsables de l’augmentation de la température au cours des 12 000 dernières années. Image : Samantha Bova

Dans la nouvelle évaluation des températures de Bova et al. , la première moitié de l’Holocène apparaît comme plus froide que dans les autres reconstructions (le biais saisonnier apparait sur la courbe jaune du graphique ci-dessus) en raison des effets de refroidissement des restes de calottes de glace de la période glaciaire précédente. Le réchauffement initial est lié au retrait de ces calottes de glace. Puis l’élévation de la température globale depuis 6500 ans est due à l’augmentation des gaz à effet de serre, comme ce qui est calculé par les modèles climatiques. Vient ensuite la hausse spectaculaire de la concentration de CO2 et l’élévation brutale des températures. Au regard du pic supposé de l’Holocène, la prise en compte du biais saisonnier fait davantage ressortir l’anomalie actuelle, dans une proportion équivalente à celle des modèles.

Le rôle du CO2 est loin d’être une découverte. Les prélèvements dans les calottes de glace de l’Antarctique et du Groenland permettent de constater que l’évolution des températures suit fidèlement celle des niveaux de CO2. Les archives glaciaires montrent que les concentrations actuelles de gaz à effet de serre sont les plus élevées depuis au moins 800 000 ans. En analysant la glace la plus ancienne jamais retrouvée en Antarctique, des scientifiques américains ont même montré une corrélation entre les niveaux de dioxyde de carbone et la température sur les 2 derniers millions d’années.

Concentrations de CO2 et températures de l’Antarctique des 800 000 dernières années (source : NASA)

Pour reconstruire les climats passés, les scientifiques s’appuient sur des indicateurs climatiques ou proxies : des matériaux géologiques dont les propriétés peuvent être mesurées et corrélées aux paramètres climatiques. Ce qui était auparavant considéré comme le maximum thermique de l’Holocène, il y a environ 8 000 ans, est une caractéristique notable des reconstructions climatiques basées sur des proxies. L’étude de Bova et al. cible en particulier les biais dans l’estimation de la température de surface de la mer. Les enregistrements de température de surface de la mer (SST) utilisés pour les reconstructions seraient ainsi biaisés par les saisons, d’après l’article paru dans Nature.

Samantha Bova et ses coauteurs ont utilisé des fossiles marins calcaires provenant de foraminifères, des organismes unicellulaires vivant à la surface de l’océan, pour reconstruire les historiques de température des deux derniers intervalles chauds sur Terre : la dernière période interglaciaire de 128 000 à 115 000 ans avant aujourd’hui et l’Holocène. Pour obtenir les fossiles, les scientifiques ont collecté un noyau de sédiments au nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le noyau comporte des sédiments qui s’accumulent, permettant aux scientifiques de recréer l’historique des températures du Pacifique Ouest, qui suit de près les changements de température globale.

La nouvelle méthode de Bova et al. identifie les biais saisonniers dans les enregistrements de SST et permet le calcul de la SST annuelle moyenne à partir de la SST saisonnière. L’analyse s’appuie sur les caractéristiques de la dernière période interglaciaire (il y a 128 000 à 115 000 ans), qui a été marquée par des températures mondiales plus chaudes, des calottes glaciaires plus petites et des niveaux de la mer plus élevés que ceux d’aujourd’hui. La période permet d’estimer le biais saisonnier en raison de ces caractéristiques. La différence saisonnière du rayonnement solaire entrant fut plus importante que pendant l’Holocène, alors que les effets d’autres facteurs qui modifient le climat, tels que les gaz à effet de serre et la glace, étaient équivalent ou plus faibles, ce qui rend plus facile l’identification des biais saisonniers.

Pendant l’interglaciaire 128 000 – 115 000, il y a donc eu une corrélation plus forte de la température de surface de la mer avec l’insolation saisonnière qu’avec l’insolation annuelle moyenne. La sensibilité de l’enregistrement de SST à l’insolation saisonnière pendant cette période a été calculé par Bova et al. et utilisée comme point de référence pour éliminer le biais saisonnier de l’ensemble de l’enregistrement. Les auteurs ont d’abord appliqué leur méthode à une reconstruction SST basée sur un proxy pris à partir d’un site marin situé au large de la côte nord-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. L’enregistrement SST annuel moyen transformé a été validé par rapport simulations des modèles sur les 300 000 dernières années.

D’après Bova et ses collègues, le climat se réchauffe donc depuis le début de l’Holocène. La période dite de maximum thermique de l’Holocène, entre 10 000 et 6000 avant aujourd’hui, apparait comme une caractéristique saisonnière entraînée par un pic d’insolation estivale dans l’hémisphère nord.

Par ailleurs, Bova et al. montre que les températures annuelles moyennes au cours de la dernière période interglaciaire étaient plus stables et supérieures aux estimations de l’Holocène. Ils attribuent cela aux concentrations quasi constantes de gaz à effet de serre et à la réduction de l’étendue des calottes glaciaires au cours du dernier interglaciaire. Les chercheurs constatent que la température annuelle moyenne actuelle dépasse celles des 12 000 dernières années et se rapproche probablement de la chaleur de la dernière période interglaciaire.

La méthode de Bova et ses collègues pour identifier et corriger les biais saisonniers dans les reconstructions SST proxy pourrait maintenant être appliquée à d’autres enregistrements de température à différentes échelles de temps. On attend de voir la suite car l’une des limites de l’étude est que la synthèse des enregistrements proxy SST est limitée à la région située entre 40 ° N et 40 ° S.

Cette restriction à 40 ° N – 40 ° S pose en effet question car si le rayonnement solaire reste sensiblement le même en moyenne, il peut fortement varier localement. On ne parle pas ici des cycles solaires de 11 ans mais de paramètres astronomiques de plus long terme, les cycles de Milankovic qui décrivent la position de la Terre par rapport au Soleil. Ci-dessous, l’insolation estivale des hautes latitudes de l’hémisphère nord montre un pic survenu lors de l’avènement de l’Holocène. Ce qui compte pour les sorties de glaciation, c’est la région où l’insolation est renforcée, même si la moyenne globale reste stable.

Insolation à 90 et 60° de latitude Nord au mois de juin entre 20 000 BP (à droite) et aujourd’hui (à gauche). Source : Berger et Loutre, 1991.

Les cycles de Milankovic permettent d’expliquer comment un réchauffement local et saisonnier peut se propager à l’ensemble du globe. Quand le grand Nord est davantage exposé au rayonnement solaire en été, le forçage entraîne une fonte des glaces de l’hémisphère nord à une période (glaciation) où elles sont particulièrement étendues. La fonte des glaces amplifie encore le réchauffement car la terre et l’océan renvoient moins les rayons du soleil que la glace ou la neige. Cette fonte dans l’hémisphère nord affaiblit la circulation de l’océan Atlantique avec un apport massif d’eau douce. L’eau de fonte glaciaire est douce et ne plonge pas comme l’eau salée, ce qui entrave le « tapis roulant océanique ». Le ralentissement de la circulation océanique prive les hautes latitudes de la chaleur venue des Tropiques tandis que l’Antarctique monte en température. Lorsque l’océan austral se réchauffe, la solubilité du CO2 dans l’eau diminue. Cela conduit les océans à relâcher plus de CO2 dans l’atmosphère. Ce dioxyde de carbone réchauffe alors uniformément la planète, parachevant la sortie de l’ère glaciaire.

Ce modèle de forçage commençant par une insolation estivale croissante dans l’hémisphère nord semble balancé par Bova et al. On peut se demander donc si les modèles sous-estiment le forçage de l’insolation estivale dans l’hémisphère nord ou s’il y a véritablement un biais saisonnier. La vérité pourrait se situer entre les deux. Pour confirmer la découverte de Bova et al., l’inclusion des régions au-delà de 40 ° N – 40 ° S serait le bienvenu, étant donné que les processus sous des latitudes élevées jouent un rôle substantiel dans de nombreux phénomènes de rétroaction climatique. Les travaux futurs devraient étendre la couverture spatiale, mais pour ce faire, les chercheurs ont besoin d’enregistrements de température marine à plus haute résolution du dernier interglaciaire, en particulier dans l’hémisphère sud, selon Samantha Bova.

Source : Global Climat, Johan Lorck, 29-01-2021

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Morne Butor // 20.02.2021 à 10h59

Ce qui compte, c’est que plus les recherches s’affinent, plus les meta-analyses du GIEC se confirment, comme ici, voire s’avèrent sous estimées. Plus nos certitudes se précisent, plus l’horizon de nos civilisations s’assombrit, et pourtant personne parmi nos dirigeants ne s’affole. Si pour une petite COVID on nous parle de guerre, alors on devrait lancer une mobilisation générale pour lutter et se préparer à affronter les bizarreries climates qu’on voit tous clairement venir. Mais, rien, ou si peu…

73 réactions et commentaires

  • Darras // 20.02.2021 à 07h14

    Et oui, comme avec le chomage, l’hydroxichloroquine la croissance ou les morts du Covid, quand les faits ne concordent pas , on change de méthode jusqu’à ce que ça marche.
    Et vous voulez vraiment qu’on prenne ce genre de bidouilles au sérieux?
    Encore « une étude ». En quelques années, ce concept « une étude » , s’est complètement demonétisé.

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    • Morne Butor // 20.02.2021 à 07h18

      C’est le principe même de la science. Donc oui, c’est du sérieux.

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      • calal // 20.02.2021 à 08h21

        non. le principe de la science est d’elaborer n’importe quel modele explicatif puis de le comparer avec la realite objective: votre « nouveau » modele doit etre capable d’expliquer tout le passé et doit etre capable de predire l’avenir.Et c’est a l’aune de ces deux conditions qu’on evaluera la pertinence de votre modele.

        https://www.zerohedge.com/political/lets-review-50-years-dire-climate-forecasts-and-what-actually-happened

        Faire du benefice et aliener les populations en orientant la demande et en manipulant les marches grace a la corruption des etats n’est pas le but de la science.

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        • gracques // 20.02.2021 à 10h07

          Et d’un parler de science au singulier est une abération , il y a DES sciences les objets et méthodes étant différents, la médecine n’étant pas réductible à la physique , chimie , ou statistique…. et ‘e ne parle’pas des sciences humaines dont les résultats ….. flous , n’en sont pas moins de la science en l’état actuel des connaissances.
          Et de deux , une ‘etude’ fait le point sur un problème particulier , elle avance un pion , elle peut se révéler utile et conforme aux ‘etudes’ suivantes et on considérera qu’elle consolide la connaissance , ou erronée et on’ l’oubliera….. mais si ces recherches obéissent à des standard d’honnêteté , elles sont toutes de la recherche scientifique .
          En sciences la fausse route est permise , plus, elle est utile …. le temps et la’controverse sont les arbitres du vrai et du faux.
          Donc il faut prendre cette étude pour ce qu’elle est, une tentative partielle pour expliquer un phénomène , tentative qui’appelle confirmation ou infirmation et généralisation.
          En aucun cas une ‘etude’ n’est un oracle divin qui nous donne ‘le livre sacre’ et toute Vérité pour l’éternité.

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        • Ulrich // 22.02.2021 à 10h37

          Attention, ça n’est pas parce que c’est en anglais que c’est scientifique. Zerohedge est avant tout un site d’économie, avec un parti pris très fort en faveur d’un certain type de gouvernance : les « faits » qui y sont rapportés sont à analyser dans une perspective économiste, financiariste presque, mais surtout pas scientifique.

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        • sissa // 01.03.2021 à 17h02

          Le principe de la science, ce n’est pas s’appuyer sur des articles de blog ultra-polémiques(avec Alexandria Occasio Cortez en photo pour jouer les épouvantails….) qui ne citent pas de références précises, qui ne font pas une revue systématiques de la littérature scientifique, et se reposent sur des citations absolument ps issue d’articles de recherche;

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      • Darras // 20.02.2021 à 11h44

        Il ne reste qu’un mot à dire: amen.
        C’est beau la foi.
        Mais c’est loin de la science.

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        • Hippocampe // 22.02.2021 à 11h40

          Le regretté René Thom avertissait déjà en 1983 de la différence entre la science et la « prédictabilité » de théories ou de modèles.
          (René Thom, « Prédire n’est pas expliquer », entretiens sur les mathématiques, la science et la philosophie, Flammarion)
          Hélas l’enseignement de la science n’a cessé de décroitre en valeur et en pensée depuis cette époque et cet avertissement n’aura servi à rien. On croit plus que jamais qu’un modèle est de la science

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    • Michel // 20.02.2021 à 08h41

      De même que la carte n’est pas le territoire, la mesure n’est pas « les faits ». Ce que fait cette étude, c’est rectifier la mesure (les marqueurs indirects des températures) qui donnait une image biaisée des « faits » (les températures réelles passées). C’est parfaitement légitime (la mesure, c’est un gros problème en science) et le résultat montre qu’on a maintenant une très bonne compréhension du mécanisme. C’est une jolie étude scientifique, et non pas une bidouille visant à faire coller les faits à la doxa réchauffiste 🙂

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      • M_a_n_u // 20.02.2021 à 09h39

        Je ne suis pas tout à fait d’accord. La situation initiale est une reconstruction des températures d’un côté et des simulations de l’autre. Les deux ne concordant pas, un travail a été fait pour « aligner » la reconstruction sur les simulations, sous-entendu les simulations sont nécessairement correctes.
        C’est ce parti pris qui est discutable.

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        • LibEgaFra // 20.02.2021 à 11h15

          C’est quoi ce charabia? Une « reconstruction des faits » et des « simulations », c’est la même chose.

          Si vous avez lu l’article, il s’agit de corriger une précédente reconstruction une fois qu’un biais (saisonnier) a été observé. La conclusion débouche sur une recommandation pour améliorer encore cette reconstruction (ou l’infirmer, qui sait ?).

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          • M_a_n_u // 20.02.2021 à 11h55

            Je ne suis pas d’accord.
            Pour la reconstruction, on interprète des données.
            Les simulations, mises à part les données initiales (au passage, comment sont-elles choisies, puisqu’il semble qu’on se pose des questions ?), tout se passe en mémoire.
            Et donc on ajuste une reconstruction non pas par rapport à d’autres données, mais par rapport à des simulations réputées parfaites donc.

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            • LibEgaFra // 21.02.2021 à 10h04

              « Et donc on ajuste une reconstruction non pas par rapport à d’autres données, mais par rapport à des simulations réputées parfaites donc. »

              Manifestement vous n’avez pas compris l’article, car justement il « ajuste une reconstruction par rapport à d’autres données » qui n’avaient pas été prises en compte et qui permettent d’écarter ce biais saisonnier.

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        • Michel // 20.02.2021 à 17h02

          Non, je ne pense pas. Ce que montre l’étude, c’est au final que les reconstructions (ce que j’appelle les mesures) ne prenaient pas en compte le biais saisonnier Nord-Sud, au contraire des modèles. Si après correction, il n’y avait pas eu accord, cela aurait pointé un mécanisme non pris en compte dans les modèles et par conséquent rendu nécessaire de les compléter avec ce mécanisme. Ça n’est pas un parti pris, c’est le fonctionnement de la science.
          Pour prendre un exemple, le déficit et la croissance….non je blague

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      • Darras // 20.02.2021 à 13h13

        Oui, c’est un peu comme les études géographiques de l’OTAN qui prouvent infailliblement que la Russie rapproche inexorablement ses frontières de celles de l’OTAN.

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        Alerter
    • Subotai // 20.02.2021 à 18h33

      Vous savez quoi, le plus sûr signe du réchauffement global rapide ET son origine anthropique est la grêle qui se met à tomber dans les Tropiques où j’habite.
      Écoutez ou lisez les explications sur la physique des fluides et la thermodynamique de l’atmosphère de Jancovici et vous comprendrez pourquoi.

        +3

      Alerter
  • sergeat // 20.02.2021 à 08h20

    Etude macro-climatique inintéressante de la corrélation co2 et température,j’aurais aimé comprendre le réchauffement climatique de la période de l’an mille qui a permis la colonisation du Groenland(forets disparu de nos jours) par les viking d’où la petite colonisation de l’Amérique du Nord,et le résultat de l’amélioration de notre agriculture qui a permis notre civilisation de construire les cathédrales.
    Même question pour la petite glaciation à l’époque de Louis 14.

      +13

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    • Brigitte // 21.02.2021 à 08h10

      En conclusion, voici ce que disent les auteurs:
      « Etudier la vapeur d’eau et son impact climatique est un sujet délicat car le niveau de compréhension scientifique est encore faible, d’une part car très peu d’études sont faites sur la vapeur d’eau car ce n’est pas un gaz anthropique, et d’autre part parce qu’il existe de nombreuses rétroactions positives et négatives. Néanmoins, l’impact climatique de la vapeur d’eau est lié à celui d’autres gaz à effet de serre anthropiques et notamment le dioxyde de carbone. On ne peut donc pas négliger les rejets anthropiques de CO2 et leur impact climatiques devant celui de la vapeur d’eau puisqu’il existe une dépendance entre ces deux impacts: une hausse de CO2 entraîne une hausse de vapeur d’eau dans l’atmosphère. »
      On est bien d’accord, le CO2 est aussi un GES important mais ignorer la vapeur d’eau est quand même une grosse lacune des modèles du GIEC sur l’évolution du climat.

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    • sissa // 01.03.2021 à 17h10

      Non, il n’y avait pas de forêts au Groënland. Les deux villages où se sont installés les Viking on laissé des traces dans les prairies où ils se situaient(on peut trouver un article l’O. Berruyer sur ces endroits dans ce site même) et existent toujours.
      Encore une fois , la causalité CO2-températures n’est pas déduites d’une corrélation(…), et en aucun cas, elle n’est exclusive d’autres facteurs.
      Pourquoi les climatidiots continuent de répéter toujours les mêmes âneries alors qu’elles ont été réfutés maintes et maintes fois?

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      Alerter
  • Jaicruvoir // 20.02.2021 à 08h27

    Est ce que les airs glacières tuent aussi la biodiversité?

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    • gracques // 20.02.2021 à 10h20

      Ben , ça dépend jusqu’ou elle,va …. si il y a eu ‘explosion’du vivant’ au cambirien c’est possiblement parce-que les traces de vie pluricelulaires antérieures ont déclinées voir disparues à cause de la’glaciation’du gaskier (plus ou moins correctement orthographie)….
      Mais ce n’est pas votre propos je pense et vous avez raison de souligner que l’actuel’réchauffement anthropique s’accompagné d’un effondrement de la bik diversité elle mème d’origine anthropique …. et c’est tres tres inquietant , non pas tant que ce soit ‘mauvais pour la planete’ que catastrophique pour l’avenir de notre humanité ou tout au moins des civilisations humaines.

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  • Patrick // 20.02.2021 à 08h43

    Bon ben voilà … Ça se réchauffe depuis 12000 ans .
    Donc on arrête de délirer avec les causes humaines et on s’adapte.
    Il va falloir revoir pas mal de choses donc l’urbanisation et les réserves en eau plutôt que de subventionner les voitures électriques chinoises.

      +27

    Alerter
    • gracques // 20.02.2021 à 10h25

      Votre conclusion n’est pas fausse , adaptation il faudra et la voiture électrique ne pourra être qu’un gadget pour riches …..
      Mais relisez l’article et vous verrez qu’il nous faudra nous adapter TRÈS VITE à un environnement en mouvement rapide du a NOTRE action , la température augmente à grande vitesse depuis …. 200 ans et ca s’accélère .

        +8

      Alerter
      • john // 20.02.2021 à 23h13

        Effectivement, l’information essentielle est que le réchauffement de la planète est beaucoup plus rapide que le réchauffement « naturel » des époques qui précèdent le 18ème siècle.

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    • LibEgaFra // 20.02.2021 à 11h24

      « Bon ben voilà … Ça se réchauffe depuis 12000 ans .
      Donc on arrête de délirer avec les causes humaines et on s’adapte. »

      Vous savez lire un graphique? Ça se réchauffe sans commune mesure depuis le début de l’ère industrielle. Et oui, l’homme est responsable de ce réchauffement par la combustion massive des énergies fossiles.

        +6

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      • Patrick // 20.02.2021 à 13h23

        Ce graphique me semble tout à fait fantaisiste, il n’y a pas d’échelle ou même simplement quelques chiffres en ordonnée.
        Et sur les 2000 dernières années il y a eu des périodes chaudes qui n’apparaissent pas.

          +14

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        • LibEgaFra // 21.02.2021 à 10h33

          Et ces graphiques-là, ils vous semblent aussi tout-à-fait fantaisistes?

          https://www.techbyn.com/seasonal-origin-of-the-thermal-maxima-at-the-holocene-and-the-last-interglacial/

          Procurez-vous l’article original avant de dire n’importe quoi.

          Les négationnistes du changement climatiques sont prêts à tout pour ne rien changer à leurs habitudes et à leur confort.

          « Et sur les 2000 dernières années il y a eu des périodes chaudes qui n’apparaissent pas. »

          Oh que si! Et même le petit âge glaciaire apparaît.

            +2

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        • Aribo // 21.02.2021 à 21h56

          Sur les 2000 dernières années, les périodes chaudes + petit âge glacier représentent une variation de +- 0.3 degrés à tout casser.
          Période régulièrement mise en avant par les climatosceptiques mais argument régulièrement et facilement déjoué (mais usant à la longue), c’est rien par rapport aux +2.5 degrés de cette étude.

            +3

          Alerter
          • Aribo // 22.02.2021 à 10h46

            (sur les 2000 dernières années, exceptées les 100 dernières bien sûr qui témoignent d’une accélération sans précédent de réchauffement)

              +0

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          • Hippocampe // 22.02.2021 à 12h09

            Des études historiques précises dont celles de l’Office Météorologique d’Angleterre datant d’avant le Giec (donc non politisées), estiment à partir de données historiques, faunistiques, botaniques, glaciologiques et météorologiques que la température en Angleterre fut de 1,2-1.4°C supérieure à ‘la température moyenne globale’ actuelle et que les précipitations étaient de 10% supérieures. Si on ne croit pas aux thermomètre, la vigne poussait au Danemark et en Angleterre, c’est un fait.
            Les 0.3°C sont le surcroit de température médiévale par rapport….à la deuxième moitié du 20ème siècle, et non de 1850

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            • Aribo // 23.02.2021 à 09h00

              Non je parle de variation absolue (« presque » insignifiante), mais si vous insistez pour parler d’écart, c’est encore faux car ce serait alors l’écart par rapport à la moyenne des températures entre 1000 et 2000 après JC (sources Sonechkin et al. puis NASA).

              C’est d’autant plus insignifiant qu’on est en train de mégoter sur une variation locale de l’hémisphère Nord.

              Sinon par simple curiosité, vous n’avez pas précisé, qu’elle est la datation de votre réchauffement anglais ?

              (PS: Je ne compte pas relever l’incise « Giec politisé » que je trouve totalement exagéré, surtout pour le groupe 1 hors synthèse pour les décideurs)

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            • Hippocampe // 23.02.2021 à 17h26

              Non vous le faites exprès. Ou vous ne savez pas lire, ou les deux. La température du Moyen-Âge n’est pas de 0.3°C en sus de la température moyenne entre les années 1000 et 2000, mais de 1.4°C en sus de la température moyenne ACTUELLE. D’où les différences botaniques et faunistiques visibles, de la vigne en Angleterre et au Danemark, de l’herbe verte au Groenland, des voyages à pied (ref. « Voyager au Moye-Âge » de Jean Verdon). Tout cela est à portée de n’importe quelle analyse de bonne foi, sans aucune ‘statistique’ de la Nasa (bonjour la Nasa en 1250). Il n’est de pire sourd…

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            • Aribo // 23.02.2021 à 19h42

              Ok merci pour vos éclairages ci dessous, donc si je vous suis bien: pour invalider le réchauffement médiéval de +0.3 degrés reconstitué par des paleoclimatologues à partir de divers indices type forages glaciers et Carbone 14, je dois plutôt me référer à un historien qui a recueilli et traduit des… témoignages de l’époque qui assurent sans aide de ‘stats’ (c’est mal, et c’est ‘politisé’) que les températures moyennes de l’époque étaient de +1.4 degrés par rapport à l’époque actuelle.

              Je suis allé voir votre ref. « Voyager au Moye-Âge » de Jean Verdon, en effet le chapitre sur les « voyages dans l’au-delà » excite toute ma curiosité : quelle température et qu’elle végétation y règne t-il?

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      • etoilerouge // 25.02.2021 à 05h12

        L’homme? Donc tous les hommes? Vous rigolez. Le capitalisme? Sa erecherche effrénée de profits, son absence de planification, ses errements réguliers, ses crises économiques jusqu’à la guerre? Deux depuis 100 anspas d’effet sur le réchauffement et le CO2? La guerre du golfe, des puits brulant pdt des années grace à la FRANCEet aux USA l’homme? Encore un mystificateur!

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        • Patrick // 25.02.2021 à 13h57

          absence de planification ??
          si on compare avec les économies planifiées , on se rend vite compte qu’il faut arrêter la planification.
          c’est quand même dans les économies planifiées que l’on a eu les plus belles pénuries et famines de ces 100 dernières années.

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          • Ulrich // 25.02.2021 à 13h58

            Et donc votre analyse géopolitique vous amène à ramener la planification au Maoïsme ou au Stalinisme… Quelle légèreté, insoutenable !

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    • Luzul // 20.02.2021 à 21h54

      12000 ans laissent du temps à la bio masse pour s’adapter( disparaitre, migrer ) à une augmentation de température de 5°, en 200 ans ça va être « compliqué ». Nous faisons partie de la bio masse.

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  • Rond // 20.02.2021 à 09h15

    « En analysant la glace la plus ancienne jamais retrouvée en Antarctique, des scientifiques américains ont même montré une corrélation entre les niveaux de dioxyde de carbone et la température sur les 2 derniers millions d’années. »
    Les courbes proposées le confirment. Maintenant, la question qui pourrait fâcher : Qui précède l’autre, taux de CO2 ou température ? Autrement dit, qui de la poule ou de l’œuf …
    A vue de nez, difficile d’affirmer. A vue d’oeil, de loin, il semble que la température précède. Me trompe-je ?

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    • gracques // 20.02.2021 à 10h31

      C’est pas faux …. et ça s’explique par la chimie , un réchauffement mineur du a un phénomènes expliqués dans l’article d’insolation des régions polaires fait augmenter le’CO2 dans de faibles proportions , (ici est mis en avant le dégazage des océans , mais d’autres rentrent en ligne de compte), mais suffisantes pour ensuite augmenter le réchauffement initial …. rétroaction positive .
      Rien à voir cependant avec les taux massifs rejettes depuis 200 ans et qui impliquent un forçage tout à fait inédit et explosif à l’échelle géologique.

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      • Hippocampe // 22.02.2021 à 11h50

        Et la rabâchée rétro-action positive, elle s’arrête quand comment et pourquoi? Quand la marmotte a replié le papier alu? Parce que sinon, toute déviation infime d’une soi-disant norme (inexistante de fait) conduirait toujours à la catastrophe

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    • Jide // 20.02.2021 à 10h34
    • LibEgaFra // 20.02.2021 à 10h46

       » A vue d’oeil, de loin, il semble que la température précède. Me trompe-je ? »

      Oui, à moins d’expliquer comment la température pourrait entrainer une modification du taux de CO2.

      Au cours du Cénozoïque, le soleil devenait de plus en plus chaud et pourtant le taux de CO2 n’a cessé de diminuer de même que la température terrestre au point d’aboutir à une succession de périodes glaciaires.

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      • Patrick // 20.02.2021 à 14h33

        Il y a en permanence une énorme quantité de CO2 émise naturellement, en particulier par les océans.
        Tout cela rentre dans un cycle naturel d’émission et d’absorption du CO2, donc rien d’étonnant à ce qu’une augmentation des températures modifie ce cycle.par exemple, quand l’eau chauffe elle dissout moins de CO2.

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        • LibEgaFra // 21.02.2021 à 10h43

          « Il y a en permanence une énorme quantité de CO2 émise naturellement, en particulier par les océans. »

          C’est faux, car au début du Cénozoïque le taux de CO2 était beaucoup plus important qu’aujourd’hui et ce taux a baissé de manière tellement importante que cela a déclenché les périodes glaciaires. Actuellement les océans absorbent plus de CO2 qu’ils n’en émettent. L’ « énorme quantité de CO2 » est actuellement émise par la combustion des énergies fossiles.

          Et donc pendant 60 millions d’années d’énormes quantités de CO2 ont été retirées de l’atmosphère. Et je vais vous dire un secret: pas par l’homme.

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        • calahan // 24.02.2021 à 01h54

          @Patrick

          non, les océans absorbent le co2 :

          https://wwz.ifremer.fr/L-ocean-pour-tous/Nos-ressources-pedagogiques/Comprendre-les-oceans/Ocean-et-climat/Absorption-de-CO2-comment-l-ocean-regule-le-climat

          à l’inverse de ce que vous affirmez mais peut être que l’ifremer raconte n’importe quoi…comme vous ?

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    • Rond // 20.02.2021 à 18h18

      Merci pour vos réponses et lien … que n’importe quel ministre devrait pouvoir comprendre.
      Notre humanité démontrant chaque jour son incapacité à grandir et à gérer une planète, Mars nous a clairement informés que nous ne serons pas les bienvenus ; un petit robot de temps en temps, mais pas plus.
      Nous sommes donc dans la mouise et le bateau coule normalement.

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      • Rémi // 22.02.2021 à 15h04

        Voudriez-vous nous envoyer le message des martiens? Je l’ai manqué. Si la non habitabitabilité de Mars provient de votre manque d’imagination, veuillez regarder de plus prés.
        Oui il y aura d’immenses éfforts à faire, il faut trouver le moyen d’échapper de manière régulière et massive au puit de gravité de la terre, mais ensuite je ne vois pas pourquoi Mars ne serait pas terraformable. (Un siécle d’éffort cent á deux cent milliards par ans, ce n’est pas rien.)

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    • Brigitte // 20.02.2021 à 18h52

      C’est un point qui ne semble pas réglé, mais je ne suis pas spécialiste: CO2 relargué à cause du réchauffement ou CO2 cause du réchauffement?
      Avant d’émettre une quelconque critique de l’article, il faudrait déjà l’avoir lu…mais sans être spécialiste, c’est peine perdue. Tout est basé sur des modèles ou des reconstitutions. Je ne suis pas sure d’avoir bien compris l’analyse des échantillons marins près de la Papouasie Nelle Guinée.
      La science du climat est très complexe. C’est un peu comme l’astrophysique, peu d’expérimentations mais beaucoup de calculs et d’extrapolation.
      Personnellement, je suis tout à fait favorable à la théorie du réchauffement climatique « anthropique » et pour une décroissance immédiate dans certains domaines. Non pas que je crois à cette théorie mais plutôt qu’elle m’arrange, ayant une grande sensibilité écologiste. Je n’ai donc aucun intérêt à critiquer ce genre d’étude. Sauf, que je suis scientifique donc j’aime bien comprendre le pourquoi du comment.
      De plus, la transition énergétique industrielle comporte des dangers importants, comme la déforestation par exemple. Quand j’entends Jancovici dire qu’il vaut mieux employer des désherbants que de labourer les sols, je suis plus qu’étonnée, je suis inquiète sur les priorités à venir…

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      • Logique // 23.02.2021 à 21h12

        « C’est un point qui ne semble pas réglé, mais je ne suis pas spécialiste: CO2 relargué à cause du réchauffement ou CO2 cause du réchauffement? »

        Comme expliqué ailleurs, ce point est réglé puisque les océans sont en train d’absorber du CO2 et ne sont pas en train de « relarguer » du CO2.

        « Quand j’entends Jancovici dire qu’il vaut mieux employer des désherbants que de labourer les sols, je suis plus qu’étonnée, je suis inquiète sur les priorités à venir… »

        Ni désherbants, ni labours, mais scarifications, binages et/ou paillages. Ils convient de préserver la structure et la vie du sol et son contenu en humus.

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  • Morne Butor // 20.02.2021 à 10h59

    Ce qui compte, c’est que plus les recherches s’affinent, plus les meta-analyses du GIEC se confirment, comme ici, voire s’avèrent sous estimées. Plus nos certitudes se précisent, plus l’horizon de nos civilisations s’assombrit, et pourtant personne parmi nos dirigeants ne s’affole. Si pour une petite COVID on nous parle de guerre, alors on devrait lancer une mobilisation générale pour lutter et se préparer à affronter les bizarreries climates qu’on voit tous clairement venir. Mais, rien, ou si peu…

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    • Patrick // 20.02.2021 à 13h30

      J’ai plutôt l’impression inverse.
      L’article montre bien que la tendance au réchauffement est bien antérieure à l’activité humaine.
      En ce qui concerne le CO2, il faut se référer au chapitre 6 du rapport AR5, ça fait relativiser le rôle de l’homme dans l’évolution du CO2. Les émissions humaines actuelles représentent un % ridicule des émissions totales de CO2, alors que nous sommes en train de brûler des combustibles fossiles comme jamais. Alors imaginez les émissions entre 1850 et 1900 .. peanuts , rien !! Les émissions de CO2 ont vraiment commencé après la deuxième guerre mondiale, soit 100 ans après le début de la révolution industrielle.

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    • Darras // 20.02.2021 à 22h01

      Tout à fait. C’est exactement ce qui me partage entre l’envie de sourire ou de pleurer.
      On nous parle de réduction des gaz à effet de serre, de solutions malthusiennes mais rien, absolument rien, aucun budget, aucun projet massif concret sur les solutions hydriques de stockage ou encore de desalinisation massive bon marché et propre, rien non plus sur les déplacements massifs de population du à la montée des eaux.
      Hormis des scientifiques qui ont trouvé un filon juteux payés par des méga riches qui nous expliquent qu’il va falloir apprendre à être encore plus pauvre, et des politiques qui s’agitent comme des poules sans tête qui se font botter le c…, rien de sérieux. Rien.

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  • Koui // 20.02.2021 à 14h14

    L’enrichissement en CO2 de l’atmosphère provoque un réchauffement climatique. Cela ne fait aucun doute depuis le début du XXIeme siècle où Arhenius avait théorisé le phénomène. Par contre, son effet sur le climat est difficile à modéliser car il y a beaucoup de rétroaction positives ou négatives qui vont influer sur la vitesse et l’ampleur du réchauffement. On sait donc qu’on va a la catastrophe, mais on ne sait pas précisément à quelle vitesse. Le fait est que le réchauffement est sensible à l’échelle d’une vie humaine. Il y a donc des raisons d’être très inquiet. Diviser par 3 notre consommation d’énergie ne devrait pas être difficile si on accepté de la payer plus cher. Au delà, ça va être compliqué.

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    • Subotai // 20.02.2021 à 19h01

      « … son effet sur le climat est difficile à modéliser car il y a beaucoup de rétroaction positives ou négatives qui vont influer sur la vitesse et l’ampleur du réchauffement. On sait donc qu’on va a la catastrophe, mais on ne sait pas précisément à quelle vitesse. »

      Une petite histoire, en sept-oct 2020 j’ai battu des records de chaleur chez moi 34° sous abri (jamais vu sur 22 ans max 30°) – j’ai du sortir le ventilo avant l’heure.
      Je me suis dit, ouille, si ça continue dans la période la plus chaude – càd actuellement fév-mars – ça va être intenable.
      Et bien depuis janvier, il fait frais – hier à midi 20° – j’ai du sortir la p’tite laine. Vent et pluie venant du Sud au lieu du Nord en cette saison. Et tout ceci est parfaitement naturel si ce n’est pas « normal » – bouleversement du régime des vents.
      Donc nous avons une « saison chaude » froide et pluvieuse au lieu de chaude et pluvieuse.
      Question – et c’est la réponse à votre question : comment la végétation prend elle ce changement et plutôt ce bouleversement? De ce que j’observe, mal: total « dysfonctionnement » dans la production.
      Le problème n’est pas le changement, le problème est l’imprévisibilité. L’agriculture EST la prévision. C’est l’assurance que la production sera là au bon moment du fait de la continuité des saisons et cycles météorologiques – malgré les accidents naturels.
      Donc la catastrophe risque arriver plus vite qu’on ne le pense, parce qu’il s’agit de bouffe. Il vaut mieux faire le pari du pire et agir, que d’attendre qu’il soit concret pour bouger.

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    • paul // 20.02.2021 à 22h32

      @koui,  » Il y a donc des raisons d’être très inquiet. Diviser par 3 notre consommation d’énergie ne devrait pas être difficile si on accepté de la payer plus cher. »

      donc pourquoi plus cher ? elle est où la blague ?

      en bref, le but, dans toutes les démarches, c’est de faire payer les gens ?

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      • Koui // 21.02.2021 à 14h04

        C’est l’énergie qui permet à notre société d’être aussi incroyablement riche. Faire payer plus cher l’énergie est encore le meilleur moyen de pousser les gens a l’économiser. Peut être que nous connaîtrons à nouveau une époque où certaines pièces ne sont pas chauffées, ou la mobilité est réduite, ou certains bâtiments sont construits en bois, pierres et terre plutôt qu’en béton, plastique et acier. Si ce n’est que ça, la décroissance ne sera pas trop pénible. On pourra toujours bavarder, chanter, peindre et écrire après le boulot.

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        • etoilerouge // 25.02.2021 à 05h05

          L’énergie nucléaire est suffisante à régler le probleme en FRANCE. Mais les verts de gris qui font des affaires en sous main avec les éoliennes et autres solaires peu efficaces comme on vient d ele voir au texas sont des énergies très chères. Et en système capitaliste le mieux c’est ce qui rapporte le plus. C’est plutot là que git le risque pour beaucoup. Pas le CO2. La CHINE elle va utiliser en atomique des solutions françaises en utilisant des déchets des centrales. Cela multipliera leurs possibilités par 7. Evidemment cela rapporte moins de fric à la racaille verte et LREM ainsi qu’au patronat le plus puissant.

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          • Patrick // 25.02.2021 à 14h35

            « Et en système capitaliste le mieux c’est ce qui rapporte le plus »
            le problème avec les énergies dites renouvelables c’est qu’elles ne sont rentables et rapportent que parce que les états les subventionnent sous prétexte de lutter contre le méchant CO2.
            Dans un vrai système capitaliste , pas de subventions donc pas de trucs et de machins « verts » inutiles et coûteux.

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  • 78 ans // 20.02.2021 à 14h57

    « Plus nos certitudes se précisent, plus l’horizon de nos civilisations s’assombrit, et pourtant personne parmi nos dirigeants ne s’affole. »

    ***

    Parlons franc: nous n’avons pas de dirigeants, que des personnages, ombres fugitives. Cela seul explique l’improvisation chaotique intermittente, plus souvent encore l’inertie ambiante. Cette collectivité agonise, farce ubuesque.

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  • Patrick // 20.02.2021 à 19h54

    « Seul un gouvernement mondial .. « 
    Et ben voilà, voilà où certains veulent vous emmener , adieu aux libertés et à la démocratie.. c’est aussi le thème du grand reset de Davos.
    Un gouvernement d’experts , enfin disons de gens qui se prétendent experts pour cacher pour qui ils travaillent , mais rassurez vous ils ne travailleront pas pour vous.

    «  un anneau pour les gouverner tous et dans les ténèbres …. « 

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    • Dominique // 20.02.2021 à 22h21

      Selon toutes estimations actualisées (cf EDF, BP, etc.), on a déjà brûlé la moitié des réserves pétrolières du sous-sol terrestre et, au même rythme croissant de consommation , la pénurie est prévue à partir de 2050. Pour le gaz, c’est un peu plus tard mais avant 2100.
      Cela donne une toute autre perspective que celle du GIEC à cette fin de siècle:
      Ce ne sont pas les degrés Celsius annoncés qui nous menaceront en 2100, car nos réserves seront épuisées bien avant d’atteindre ces projections (faites à consommation croissante inchangée).
      C’est l’impact direct de la pénurie sur nos économies non préparées (industries, transports, habitats) qui sera bien plus redoutable que celui de la température. Il y aura des guerres pour l’énergie sans comparaison avec celles d’aujourd’hui…
      Le réchauffement en perspective n’est sans doute pas celui qu’on pense !

        +2

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      • Patrick // 20.02.2021 à 23h02

        Oui,
        Les crises économiques et énergétiques à venir vont détruire notre société bien plus rapidement qu’une urgence climatique qui n’est pour l’instant qu’une modélisation informatique.

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  • Joufflu // 21.02.2021 à 05h33

    Si le GIEC a raison:
    Concrètement que faire pour réduire la consommation énergétique ?
    Concrètement que faire pour réduire la pollution, sous toutes ses formes ?

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    • Koui // 21.02.2021 à 14h10

      Arrêter le plastique et le béton, moins se déplacer et moins chauffer/climatiser, consommer local bio de saison. Il faut en faire moins et différemment. C’est la décroissance.

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      • Patrick // 25.02.2021 à 14h37

        ce n’est même plus de la décroissance.
        Quel type de société pouvons-nous faire fonctionner avec 10% de l’énergie actuelle ?
        ça pourra se faire , mais les grandes villes disparaîtront ainsi que l’ensemble de vos chers services publics ( moi , j’ai rien contre ).

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  • pepe // 21.02.2021 à 06h01

    Question :
    Le Flux net d augmentation du carbone est de +/- 3 Giga tonne depuis 1900.
    Dans les etudes ils parlent uniquement de l augmentation de Co2 due a l agriculture, voiture, production, L énergie…
    Mais jamais de l homme avec un grand H.
    un homme produit 300 Kg de CO2 par an en respirant de plus nous savons qu en 1900 nous étions 1.5 Milliard sur notre bonne vielle planète et aujourd’hui hui nous sommes 7.5 Milliard.
    Donc juste avec la respiration de la population le CO2 relacher dans l atmosphere a augmenter de 1.95 Gigatonne/ an par rapport a 1900.
    J ai fait une erreur quelque part?

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    • Patrick // 21.02.2021 à 09h09

      En 1900, les émissions dues à l’activité humaine étaient très inférieures à ce qu’elles sont aujourd’hui.
      Donc il y a un autre cause pour expliquer ce flux.
      N’oublions pas qu’actuellement les émissions humaines ne représentent que 4/100 des émissions totales ( source : rapport AR5 , chapitre 6 ).

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      • Patrick // 21.02.2021 à 12h52

        Il faut d’abord prouver qu’il n’y a pas d’autres causes.
        Les émissions naturelles représentent 97/100 du total, une simple variation de ces émissions serait déjà largement supérieure aux émissions humaines.
        D’autre part on a affaire à un cycle émissions /absorption, il faudrait prouver que augmenter les émissions de 4/100 dérègle l’ensemble du cycle qui ne serait pas capable de les absorber.

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    • etoilerouge // 25.02.2021 à 05h26

      oui s’il n’y avait pas d’homme il y aurait des animaux et donc faites le meem calcul avec des dinosaures prenant notre place pour voir!

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  • Jérôme // 21.02.2021 à 10h18

    Tout scientifique honnête devrait d’abord rappeler 2 choses.

    Primo qu’on ne sait pratiquement rien sur les phénomènes d’évolutions climatiques.

    Secundo que les 2 facteur de très très très loin le plus important des évolutions climatiques, ce sont d’une part les variations d’émissions de rayonnements solaires et d’autre part les agitations du manteau terrestre (sous la croûte).

    Le fait que les bipèdes hominidés se soient reproduits comme des lapins et fassent un usage non durablement soutenable des ressources naturelles au point d’endommager gravement leur environnement est une chose. Il faut en particulier s’inquiéter pour les ressources en eau douce, pour les forêts d’Amérique du Sud et d’Afrique.

    Mais le réchauffement climatique n’est que marginalement corrélé à la pollution et au gaspillage de source humaine.

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    • LibEgaFra // 21.02.2021 à 11h06

      « Primo qu’on ne sait pratiquement rien sur les phénomènes d’évolutions climatiques. »

      C’est faux. Intéressez-vous à la paléoclimatologie, car les paléoclimatologues en connaissent un rayon.

      « Secundo que les 2 facteur de très très très loin le plus important des évolutions climatiques, ce sont d’une part les variations d’émissions de rayonnements solaires et d’autre part les agitations du manteau terrestre (sous la croûte). »

      C’est encore faux. Le facteur le plus important est la variation des gaz à effet de serre. Le soleil devient de plus en plus chaud au cours du temps, et pourtant…

      « Mais le réchauffement climatique n’est que marginalement corrélé à la pollution et au gaspillage de source humaine. »

      Le CO2 n’est pas un polluant et l’augmentation de son taux est corrélé au réchauffement climatique.

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      • Jérôme // 23.02.2021 à 07h03

        «  Le facteur le plus important est la variation des gaz à effet de serre. Le soleil devient de plus en plus chaud au cours du temps, et pourtant … »

        Et d’où bien la température dans une serre ?

        Vous le dites pourtant : le soleil rayonne davantage et devient de plus en plus chaud avec le temps. C’est le soleil qui fait grimper la température sur terre. La serre limite les variations de températures : sur Vénus, pas de serre et les températures varient entre + 400 et – 150 degrés.

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    • Koui // 21.02.2021 à 14h16

      C’est pas du tout ce que pensent les scientifiques honnêtes. Les levures finissent par mourir empoisonnées par leur caca, l’éthanol. On peut très bien faire la même chose, ça fera peut-être un grand cru pour les jupiteriens.

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