Suite du billet sur les conséquences du réchauffement climatique. L’index général de la série de billets sur le réchauffement climatique est disponible ici

Évènements extrêmes aux États-Unis

Les États-Unis ont défini pour leur pays un Indice d’Évènements Climatiques Extrêmes (CEI), qui pondère les anomalies de températures, de précipitations, de sécheresse et de cyclones. Il est en nette hausse depuis les années 1970 :

Évènements climatiques extrêmes aux États-Unis

Les cyclones

Cyclones

Rappelons qu’un cyclone (du grec kyklos, cercle) est une perturbation atmosphérique ayant l’aspect d’une grosse masse nuageuse en bandes spirales, associée à une dépression très creuse avec des vents tourbillonnant de plus 120 km/h, allant jusqu’à 250 km/h pour les cyclones les plus puissants.

Le terme utilisé pour désigner les cyclones tropicaux varie selon les régions : Ouragan dans l’Atlantique Nord et l’océan Pacifique, Typhon dans le Pacifique Nord et Cyclone tropical dans le Pacifique Sud et dans l’océan Indien.

Les cyclones tropicaux ont un diamètre, en général de quelques centaines de kilomètres mais ils peuvent atteindre, 1000 voir même 1500 km et leurs structures nuageuses peuvent atteindre 20 km hauteur.

Un cyclone est composé d’un “oeil” d’un diamètre en moyenne de 20 à 50 kilomètre, mais qui peut atteindre 200 kilomètre suivant le cyclone ; les vents dans l’oeil sont très faibles.

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Les cyclones tropicaux se forment sur l’eau chaude des mers tropicales et puisent leur énergie dans la chaleur latente de condensation de l’eau. Pour que les conditions soient favorables à la formation d’un cyclone tropical il faut qu’une dépression passe au-dessus de l’océan à plus de 26°C sur au moins 60 mètres de profondeur à une distance supérieure à 550 km de l’équateur. Dès qu’un cyclone tropical entre en terre ou dans des eaux froides les vents s’affaiblissent puisqu’il n’est plus alimenté par la vapeur des eaux chaudes.

Cyclones Cyclones

Cyclones

De par le monde, on rapporte en moyenne une centaine de cyclones tropicaux chaque année.

Il y a sept principaux bassins de formation des cyclones tropicaux :

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  1. l’Atlantique Nord, touchant les États-Unis, le Mexique, l’Amérique centrale, les Caraïbes et le Canada. Le nombre de cyclones tropicaux formés dans ce bassin varie grandement d’une année à l’autre [230 cyclones sur 20 ans] ;
  2. l’est du Pacifique Nord, touchant le Mexique, Hawaï et très rarement la Californie. Il s’agit de la deuxième zone la plus active au monde, et aussi la plus dense [230 cyclones sur 20 ans] ;
  3. l’ouest du Pacifique Nord, touchant la Chine, Taïwan, le Japon et les Philippines. C’est de loin le bassin le plus actif, comptant pour le tiers de tous les cyclones tropicaux dans le monde [600 cyclones sur 20 ans] ;
  4. le nord de l’océan Indien, touchant l’Inde, le Bangladesh, le Sri Lanka, la Thaïlande, la Birmanie et le Pakistan, et plus rarement la Péninsule Arabique [290 cyclones sur 20 ans] ;
  5. le sud-ouest de l’océan Indien, touchant Madagascar, le Mozambique, l’île de la Réunion, la Tanzanie et le Kenya [270 cyclones sur 20 ans] ;
  6. le sud-est de l’océan Indien, touchant l’Australie et l’Indonésie [140 cyclones sur 20 ans] ;
  7. l’ouest du Pacifique Sud, touchant l’Australie et l’Océanie [210 cyclones sur 20 ans].

L’Atlantique Sud n’est pas une région de cyclones, en raison d’eaux moins chaudes et de la présence de cisaillement vertical du vent. Toutefois, le 28 mars 2004, le cyclone Catarina a été le premier ouragan officiellement observé dans l’Atlantique sud, et a touché les côtes du Brésil.

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Le cyclone Catarina arrivant sur le Brésil en mars 2004

 

En synthèse, la carte suivante montre la trace de tous les cyclones tropicaux entre 1985 et 2005. La couleur correspond à l’échelle de Saffir-Simpson selon la légende indiquée.

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On observe un seul cyclone dans l’Atlantique Sud : c’est Catarina.

Observons alors l’historique des cyclones.

Au niveau mondial, on constate que la puissance des cyclones de la planète a tendance à varier assez régulièrement. Il semble qu’il y ait une certaine corrélation avec le phénomène El Niño (étudié dans ce billet).

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En fait, il y a surtout une nette évolution dans l’Atlantique Nord, avec une nette tendance à la hausse du nombre d’ouragans :

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La puissance cumulée est également en hausse :

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On peut alors représenter sur un graphique de synthèse ces évolutions parallèles :

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Pour les passionnés, plus d’informations sur les cyclones sur ces sites : Cyclones, La Climatologie, Les cyclones, et bien sûr la NOAA.
Dans le billet suivant, vous trouverez la suite de cette présentation des conséquences du réchauffement climatique.

5 réponses à 1355 Climat (20) : Conséquences (2) – Cyclones

  1. Gillos Le 04 décembre 2011 à 11h24
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    Imaginons qu’il soit aujourd’hui technologiquement possible d’envoyer une onde de chaleur à un point donné de la planète (Armement militaire “de pointe” : EMP, laser, micro-ondes, etc …), et je me réfère à HAARP faute de mieux;
    On peut alors se demander si les cyclones ne profitent pas, parfois, d’un coup de pouce amplificateur dû à une intention humaine…
    @+Gilles


    • TZYACK Le 11 février 2012 à 17h48
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      Il est bien connu qu’une faible énergie oscillatoire et continue est capable de détruire des objets lors d’émissions d’onde à leur fréquence de résonnance (Verre de cristal qui éclate au son de la voix de la Castafiore, pont de Tacoma qui s’écroule sous l’effet des pas cadencés d’une troupe de militaires, etc…).
                  Après avoir constaté que les enregistrements du magnétomètre à induction du HAARP (Gakona en Alaska) montrent qu’il ya eu des émissions continues de V.L.F. (A la fréquence fixe d’environ 2,5Hz) quelques jours avant les récents séismes d’Haïti et du Japon, se pourrait-il que le SBX-1, plateforme maritime automotrice d’un gigantesque radar américain (Basée elle aussi en Alaska à Adak) soit à l’origine de ces puissantes pulsations continues d’ondes, modulées et portées par des V.H.F., qu’elle aurait émises intentionnellement en direction des failles tectoniques de ces pays, par réflexions sur des miroirs ionosphériques artificiellement créés auparavant  ?
                  La localisation maritime précise du SBX-1, lors de ces catastrophes du 12 janvier 2010 et du 11 mars 2011, pourrait en confirmer, par des mesures trigonométriques, la mise en cause.
                  Le Japon aurait ainsi connu d’importantes destructions en 2011 par armes sismiques, après celles de 1945 par armes atomiques, pour des raisons similaires de concurrence impérialiste


  2. Marcus Le 04 décembre 2011 à 12h21
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    Très très intéressant. Merci Olivier.
    Là aussi la violence des cyclones augmente avec le réchauffement de la mer en zone tropicale.
    Bon dimanche à tous !


  3. tshirtman Le 04 décembre 2011 à 16h23
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    Ce qui serait bien, ce serait de pouvoir canalyser et éventuellement stoquer cette quantité incroyable d’énergie. Je n’ai aucune idée du comment, mais non seulement ça sauverait des vie et des biens matériels, mais ce serait grandement utile!
     
    Mais oui, je rève un peu ^^.


  4. Geoffrey Le 10 décembre 2011 à 06h59
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    Je suis ravi de me cultiver sur votre site web…


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