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1.décembre.20111.12.2011 // Les Crises

[Invité] Austérité et fascisme en Grèce – la véritable doctrine des 1% [traduction par Okéanos]

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Comme ce blog est un des rares du web à disposer d’un “envoyé spécial” en Grèce ;), Okéanos. J’ai le palsiir de vous annoncer le lancement de son blog, www.okeanews.fr

Aujourd’hui, il a réalisé la traduction d’un article de Mark Ames du 16 novembre dernier. Mark Ames est écrivain et l’éditeur de www.exiledonline.com. Il a écrit pour différents journaux, aux USA et en Russie.

L’article original est disponible ici.

Vous voyez l’homme sur la photo, qui tient une « hache » dans sa main gauche ? C’est Makis Voridis, le nouveau « ministre des Infrastructures, des Transports et des Réseaux », arrêté dans les années 1980 quand il dirigeait un groupe d’étudiants fascistes appellé « Alternative Etudiante » à l’Université de l’école de droit d’Athènes. C’était en 1985 et le ministre Voridis, vêtu comme certains nazis, est filmé avec ses compatriotes fascistes par la caméra du campus, en pleine chasse aux étudiants gauchistes. Voridis sera expulsé de l’école de droit cette année là et poursuivi en justice par l’Association Nationale des Etudiants de Grèce pour avoir participé à de violentes attaques contre des étudiants.

Avec toute la propagande dont nous avons été nourris concernant le nouveau gouvernement Grec « d’austérité » gouverné par des « technocrates » non-idéologiques, il est assez surprenant de voir que des fascistes puissent être considérés comme des « technocrates » par les médias traditionnels et les intérêts bancaires occidentaux. Là encore, l’histoire montre que les fascistes ont toujours été favorisées par les 1% pour fournir les cures d’austérité.

Cette définition plutôt inquiétante de ce qui est supposé être « non-idéologique » ou « technocratique » en 2011 est une chose que la plupart des gens s’efforce d’ignorer, ce qui pourrait expliquer pourquoi pratiquement rien n’a été dit sur la raison de la présence du parti néo-nazi LAOS dans le nouveau gouvernement Grec, qui se voit imposer la poursuite de la cure d’austérité par l’UE. (LAOS est l’acronyme du parti d’extrême droite Grec, est n’est pas le paradis du sud-est asiatique).

Note okeanos : LAOS est l’acronyme de « Λαϊκός Ορθόδοξος Συναγερμό » (Alerte Populaire Orthodoxe). « Laos » veut dire « Peuple » en Grec.

Ce qui me ramène au nouveau ministre des Transports, Voridis Makis. Avant d’être un étudiant en droit porteur-de-hache, Voridis dirigeait un autre groupe de jeunes fascistes qui ont supporté le leader emprisonné du coup militaire de 1967. La Grèce a déjà subit cette voie fasciste par le passé, toujours sous couvert de sauver la nation et de se plaindre de la faiblesse supposée du parlement. En 1967, les militaires renversent la démocratie, imposent une junte fasciste, emprisonnent et torturent les dissidents gauchistes supposés, et plongent le pays sous terre jusqu’au renversement de la junte par la protestation populaire en 1974.

Cette junte militaire – et son soutien par les USA (pour lequel Bill Clinton s’est excusé en 1999) – reste brute et douloureuse dans la mémoire des Grecs. Pour la majorité des Grecs. La seule mauvaise nouvelle qui pouvait contrarier le nouveau ministre des transports concernant la junte est que celle ci ait été renversée par des manifestants démocrates. Un parti fasciste a ensuite été mis en place au début des années 1980 avec l’appui du chef de la junte emprisonné, et Voridis en dirigeait l’aile « jeune ». C’est à cette période qu’il a été surnommé « La Hache ». Vous pouvez maintenant deviner pourquoi le nouveau ministre des transports était surnommé la « Hache » : le sport favori de Voridis était de chasser les jeunes gauchistes et de les battre avec, oui, un marteau ou une hache.

Note Okeanos : le terme utilisé dans l’article est « Hammer » (Marteau), mais la traduction du surnom grec de Voridis est bien « Hache »

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Gros plan de la hache faite maison de Voridis « La Hache »

Après ce coup du marteau, il obtient son diplôme en droit – et en hache – est expulsé de l’école de droit, et commence à faire son chemin dans le monde des adultes de la politique fasciste Grecque, sa hache cachée quelque part sous son lit. En 1994, Voridis aidera à fonder un nouveau parti d’extrême droite, le Front Hellénique. Pendant les élections de 2004 le « Front Hellénique » formera un bloc avec les néo-nazis du « Parti du Front » dirigé par le négationniste Grec le plus notoire, Konstantinos Plevris, un ancien terroriste fasciste dont le livre, « Les juifs : toute la vérité » fait l’éloge d’Hitler et appelle à l’extermination des juifs. Plevris a été accusé et reconnu coupable d’ »incitation à la haine raciale » en 2007, mais sa peine a été annulée en appel en 2009.

Note Okeanos : la sentence appliquée à Plevris est mentionnée ici. Plevris sera acquitté le 27 mars 2009 – ce qui a causé des réactions internationales clairement non favorables envers le système judiciaire Grec, en notant que la justice Grecque avait échoué dans le renforcement de la législation anti-racisme. Un autre lien qui mentionne ce passage ici.

Depuis cette époque, Makis « la Hache » Voridis a négocié avec le beau monde du fascisme Grec en fusionnant son Parti du Front hellénique avec le parti d’extrême droite LAOS, un parti « parapluie » pour toutes sortes d’organisations politiques de néo-nazis et d’extrême-droite. Le LAOS a été fondé par un autre anti-sémite délirant, Giorgos Karatzeferis – surnommé « KaratzaFührer » en Grèce – pour avoir affirmé que l’holocauste et Auschwitz sont des mythes juifs, et en disant que les juifs n’ont « aucune légitimité pour parler en Grèce ». l’ADL (Anti-Defamation League) s’est d’ailleurs dite profondément troublée de la présence de responsables politiques anti-sémites dans le gouvernement Grec. Pour une raison inconnue, cette information n’a pas été diffusée, sauf en Israël.

Logo du LAOS

Logo du Ku Klux Klan

 

Note Okeanos : ajout de cette photo récente de Georgios Karatzaferis :

Georgios “KaratzaFührer” Karatzaferis

Ce qui est amusant, c’est que le chef du parti LAOS, « KaratzaFührer », était préoccupé, car tandis qu’il appréciait Makis « La Hache » Voridis autant que n’importe quel autre néo-nazi, il était inquiet de ce que pourrait penser la population en mettant « La Hache » sur la liste électorale du LAOS pour les élections. Voici les explications du chef du LAOS, Karatzeferis, données à un journaliste du journal Ethnos :

Giorogos Karatzaferis: J’avais tout simplement peur du passé de Voridis que j’ai du masqué avec des efforts considérables.

Christos Machairas (journaliste): Que voulez-vous dire par «passé»?

Giorgos Karatzaferis: A propos de sa relation avec Jean-Marie Le Pen, les axes et tout le reste. Je suis en train de me dire que, soudain, le 30 Octobre (c’est à dire un peu avant les élections locales), certains gars de la Nouvelle Démocratie ou de l’équipe Tsipras (parti de gauche SYRIZA) auraient pu dévoiler une vidéo et me demander de m’expliquer sur ​​tous ces choses.

Note Okeanos : Je ne suis pas certain de la qualité de ma traduction sur l’échange précédent. Toute proposition de traduction est la bienvenue 🙂

Bon, c’est cela le vrai problème des élections, des référendums, de la démocratie et du reste : vous ne savez pas vraiment à quel niveau de qualification et de technocratie un gars comme Makis « La Hache » Voridis se place, voilà pourquoi c’est une bonne chose que les banques aient chargé l’UE d’imposer « La Hache » en Grèce. Pour offrir un peu plus de douleur. C’est pour leur propre bien.

Note Okeanos : rien ne dit que l’imposition du LAOS dans le gouvernement Grec vient des banques. La création du gouvernement a été effectuée par Papademos. Néanmoins, Papademos étant proche du monde bancaire, la question est posée de l’intérêt de faire rentrer un parti minoritaire d’extrême droite (pour rappel, 5% lors des dernières élections avec un taux d’abstention d’environ 50%, soit par extension, maximum 3%). Pour rappel également, les divers partis de gauche + KKE n’ont pas souhaiter participer au gouvernement de « coalition ».

Pas de douleurs (pour les 99%), pas de gain (pour les 1%).

"KaratzaFührer" (à gauche) et le ministre «La Hache» (à droite)

“KaratzaFührer” (à gauche) et le ministre «La Hache» (à droite)

 

Et c’est ainsi qu’aujourd’hui, grâce à l’UE et aux intérêts bancaires qu’elle contrôle, Makis « La Hache » Voridis est le nouveau ministre des transports.

Ce qui me ramène à l’histoire des coups d’états en Grèce, et des coups actuels. Nos lecteurs qui suivent notre section « Ce qu’il faut savoir » ont eut l’occasion de lire depuis des mois des choses étranges concernant l’armée Grecque, culminant avec l’annonce de l’ex premier ministre, G. Papandréou, de limoger l’ensemble de l’état major des armées Grecques. Il les a limogé le 1er novembre, le même jour que l’annonce de la mise en place d’un référendum pour les mesures d’austérité. Voici un article qui en parle :

Pendant ce temps, dans un développement d’évènements qui a alimenté les craintes d’un coup d’Etat militaire potentiel dans le pays, M. Papandréou a également limogé mardi la totalité de l’état major de l’armée ainsi que quelques dizaines d’autres officiers supérieurs et les a remplacés par ceux qu’il croit être plus favorables aux orientations politiques actuelles.

Les chefs d’état-major général du pays, l’armée, la marine et l’armée de l’air ont tous été licenciés à la suite de la réunion du Conseil gouvernemental pour les affaires étrangères et la Défense, l’organe suprême de décision sur la défense nationale.

Le ministère soutient que ce changement dans le haut commandement militaire avait été programmé depuis longtemps. Mais ces remaniements, qui ont lieu tous les deux à trois ans, ne sont normalement pas sujet à entraîner le limogeage de l’ensemble des dirigeants.

Cette annonce intervient durant un mois d’achats massifs d’armes par l’armée Grecque à des pays vendeurs d’armes – France et USA – : début octobre, nous avons appris que les Etats-Unis a demandé une pause de l’austérité et du dénigrement des employés paresseux du secteur public grec afin de prolonger une nouvelle ligne de crédit à la défense Grecque :

Selon les informations du magazine «Hellenic Defence & Technology », les autorités américaines ont approuvées d’accorder 400 chars M1A1 Abrams à l’armée grecque, qui comprendrait des options entre rénovation simple – représentant des dizaines de millions de dollars pour l’ensemble des chars – et la remise à un niveau élevé de capacité opérationnelle, avec un coût correspondant plus élevé . La lettre relative de l’offre et d’acceptation (LOA) est attendue prochainement.

Toujours selon des informations exclusives du magazine «Hellenic Defence & Technologie», un courrier concernant le prix et la disponibilité a été envoyée aux autorités américaines concernant 20 AAV7A1 (véhicules amphibiens) et un programme de mise à niveau à faible coût. Ceci est la première étape pour couvrir une exigence opérationnelle pour 75 à 100 véhicules.

Note Okeanos : concernant le contrat des chars US, la Grèce a démenti l’information, voir ici. Néanmoins, selon Atlantico, certaines sources indiquent que la Grèce aurait fait marche arrière sous la pression de l’Allemagne qui est un concurrent des États-Unis sur le marché des chars (en citant cet article de l’express qui ne confirme néanmoins pas la chose…). Difficile donc de confirmer dans l’un sens ou dans l’autre. Mais chacun sait que le marché juteux des armes peut « éventuellement » apporter son lot de négociations par ministères interposés, a l’abris des regards indiscrets. Que l’Allemagne et/ou la France impose à la Grèce de continuer à acheter des armes « made in EU » (en échange de l’ »aide » financière de la troïka) a d’ailleurs été évoqué par Daniel Cohn-Bendit au parlement Européen en mai 2010, voir ci dessous :

Quelques semaines plus tard, la France accorde des nouvelles lignes de crédit à la défense pour un besoin-désespéré de cuirassé(s) furtif(s), laissant sentir la colère et le sentiment d’être mis à l’écart de l’Allemagne, selon Der Spiegel :

Un énorme contrat d’armement menace de tendre les relations franco-allemandes. Selon des informations obtenues par Der Spiegel, la France veut livrer entre 2 et 4 frégates à la marine grecque et permettre au pays sur-endetté de retarder pendant 5 ans le paiement des frégates (300 millions € pièce).

Selon l’accord, la Grèce aura la possibilité de payer les frégates au bout de 5 ans, avec une remise de 100 millions €, ou de les rendre à la marine nationale française. Ces frégates “furtives” sont conçues pour éviter d’être détectées par les radars ennemis et sont construites par DCNS.

L’accord est critiqué par les concurrents allemandes de DCNS, qui ont tenté pendant des années de remporter ce contrat.

Cette dernière partie explique tout : la colère des allemands ne concernaient pas la prodigalité mais la perte d’un contrat pour lequel ils étaient en compétition. Ce que cela montre, encore une fois, c’est le mensonge sur cette « austérité » : ils prétendent que la Grèce est trop endettée pour emprunter un cent, mais ne pensent à rien d’autre qu’à un prêt de plusieurs millions d’euros pour les militaires.

En regardant les manoeuvres de dernière minute, il semble assez clair que la décision de Papandréou de limoger tout l’état major le jour où il annonce son référendum sur l’austérité – sa tentative de contre-balancer la puissance des banques occidentales et la puissance militaire locale avec le pouvoir démocratique du peuple – était essentiellement une lutte de pouvoir impérialiste dans une colonie arrogante dont les habitants sont vu comme autant de source de profit pour les banques. Nous avons donc des pays créanciers qui tentent de soudoyer l’armée en tant que banque du « attention le défaut est proche » et Papandréou essayant de contrer en les pliant à sa volonté et en se sauvant politiquement dans cette proposition de redonner la parole au peuple. Finalement, il n’était pas de taille, il n’a jamais eu de chance. Et la volonté populaire des citoyens grecs n’est déjà qu’une arrière pensée.

Voilà comment les banquiers s’arrangent avec les républiques bananières ; c’est la manière dont ils géraient leurs colonies. Prendre soin de l’armée, leur donner des cadeaux et se les mettre dans la poche. Les gens ne servent qu’à être utilisés. Et quand ils crient, il suffit des les caractériser à la manière dont les Britanniques ont caractérisé les Irlandais pendant la grande famine : paresseux, irresponsables, tout est de leur faute, ce dont ils ont besoin est un traitement plus douloureux, et d’un coup de pied dans le cul … pour leur propre bien, bien sûr.

Note Okeanos : les républiques bananières vont plutôt du côté des pays qui possèdent de larges gisements de pétrole ou de gaz, ce qui n’est pas le cas de la Grèce. A bah tiens, si en fait : voir ici. Ce sujet fera l’objet d’un futur billet, car il est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait.

Et juste au cas où cela n’était pas bien clair pour tout le monde, le magazine Forbes s’est prononcé en faveur d’un coup . Voici comment un chroniqueur grec l’a rapporté:

« Au lieu de gaspiller des euros, il serait beaucoup plus sage pour l’Allemagne de parrainer un coup d’Etat militaire et résoudre le problème de cette façon. » Non, cet extrait ne provient pas d’un blog fasciste. C’est un article de Forbes magazine et c’est juste un autre des articles provocateurs qui suivent cette folle campagne anti-Grèce des médias internationaux.

Finalement, les banquiers et l’occident ont obtenu leur coup d’Etat. Et ils n’ont pas eu besoin d’un affreux spectacle militaires pour y arriver. Papandréou a été renversé, le référendum a été retiré, un régime d’austérité mis en place pour mener à bien les demandes des banquiers, sans que la démocratie se mette en travers de leur chemin. Beau et propre.

Non seulement l’occident a réussi son coup d’état, mais en plus, des fascistes comme Makis « La Hache » Voridis ont obtenu ce qu’ils ont attendu toute leur vie : pouvoir et faire valoir du nationalisme d’extrême droite sur la démocratie.

Voilà où nous en sommes aujourd’hui. La Grèce croule sous les dettes, sa démocratie est détruite – et malgré la lutte contre les nazis pendant la seconde guerre mondiale et après avoir retrouvé la démocratie face à la junte fasciste de 1974 – à la fin, c’est l’Union Européenne et les banques occidentales qui mettent un homme au pouvoir comme Makis « La Hache » Voridis, l’homme qui patrouillait dans son école de droit sa hache à la main.

Note Okeanos : le raccourci UE+Banques qui imposent Makis Voridis n’est pas vérifié. Encore une fois c’est Papademos qui a choisi la composition de son gouvernement. Certes, c’est un ancien banquier mais rien ne dit qu’un coup d’état militaire a bien été évité. Tout montre par contre que le coup d’état financier est bien réel, lui.

Makis “La Hache “Voridis

L’implications de l’UE et des banquiers qui ont forcé la Grèce, berceau de la démocratie, à annuler un plébiscite populaire en le définissant comme »irresponsable », forçant au lieu de cela un régime d’austérité composé en partie de néonazis fascistes pour administrer plus de « douleur » – est quelque chose qui devrait vraiment effrayer tout le monde.. Parce que cela plaise ou non, nous sommes tous dans le collimateur des mêmes intérêts bancaires , et nous allons tous y faire face encore et encore. La Grèce se trouve être le premier dans la file.

Note Okeanos : la conclusion me semble juste et très inquiétante. Même si la volonté de l’Europe n’a probablement pas été celle d’installer un parti d’extrême droite dans le gouvernement Grec, en tout cas, la preuve n’en est pas faite, la conséquence est, elle, un fait précis : effectivement, un Ministre néo-nazi est bien dans le gouvernement Grec. Effectivement, une partie de l’Europe est gouvernée par des intérêts bancaires. Et pour ceux qui doutent encore , cette impression écran du site officiel du nouveau ministre des transports, Makis « La Hache » Voridis, avec le logo officiel du LAOS (KKK ?) en haut à gauche:

28 réactions et commentaires

  • Marcus // 01.12.2011 à 05h09

    Ma contribution sera brève.
    Je suis en accord total avec cette analyse, mais alors en accord total !!!
    Les banksters avec la complicité des politiques Merkozy et autres voulaient imposer coûte que coûte cette austérité à la Grèce par n’importe quels moyens, si possible un coup d’Etat pas trop voyant tout de même…
    J’avais noté que ce gouvernement prétendument d’Union Nationale comportait 4 ministres ou secrétaires d’Etat d’extrême droite et que personne dans les grands médias, et même les moins grands…, n’avait relevé que les partis à la gauche du PASOK ne participaient pas à ce gouvernement.
    D’ailleurs ceci dit c’est mieux pour la suite car au moins ils ne se seront pas compromis dans cette forfaiture.
    Tout cela est bien triste et montre à quel point, au-delà de la Grèce, les financiers et les politiques la main dans la main, se moque pas mal de la démocratie en Europe.
    Cela doit nous servir d’exemple de ce qu’il ne faut pas faire : se laisser dominer par cette dictature politico-financière qui est prête à piétiner la démocratie pour s’imposer.
    Réfléchissons bien à tout cela, nous ne sommes pas dans le monde d’Alice au Pays des Merveilles, mais bel et bien, si nous n’y prenons garde, sous la dictature politico-financière.
    A noter que la presse française (la presse étrangère je la lis moins) était dans son ensemble très hostile à Papandréou et son référendum et même sur certains Blog j’ai pu lire des horreurs du style “les grecs ont triché, qu’on les chasse de l’Europe, qu’on les punisse, etc…” J’ai vu cela sur des Blog pseudo-économiques. J’ai honte pour eux !
    Vigilance donc !
    Le fric est prêt à tout !!
    Merci Olivier pour cet article que j’aurais aimé avoir écrit tellement je suis en symbiose avec ce que tu décris.
    Marc

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    • Marcus // 01.12.2011 à 05h27

      Pardon, dans ma précipitation à lire l’article j’ai cru que cet article était de toi Olivier. C’est une traduction par Okéanos d’un article de Marc Ames.
      Cela ne change rien à ce que j’ai écrit ci-dessus.
      Amicalement.
      Marc

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  • Joanna // 01.12.2011 à 08h30

    Ce qu’écrit ce M. Mark Ames est assez saisissant et je n’ai aucune raison de mettre en aucun cas en doute ce qu’il énonce.
    Mais comme je suis plutôt curieuse je me suis demandé qui est M. Mark Ames dont je n’avais jamais entendu parler. Sans doute quelqu’un de très bien.
    Et j’ai vu cet article :
    http://biggovernment.com/jpollak/2011/08/30/meet-mark-ames-the-exile-who-created-the-false-koch-brothers-conspiracy-theory/ 
    avoir lu les 5 premières lignes ont suffi pour que maintenant je m’interroge

    Qu’en pensez vous M. Berruyer ?

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    • LG // 01.12.2011 à 09h22

      Ne pas oublier de vérifier qui est l’auteur de cet article sur Ames : un républicain acharné postant sur un blog dont les commentaires haineux font froid dans le dos… Je ne suis pas certain de la neutralité ou même du simple intérêt de cet article…

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    • pascal // 02.12.2011 à 13h47

      c’est tout à votre honneur d’être curieuse Joanna, mais avez vous aussi cherché qui est ce Pollak qui écrit cet article ? le fait est que les sources fiables et indépendantes ne sont pas légion sur internet, donc prudence sur la pseudo indépendance de ce Pollak !

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  • Bahut02 // 01.12.2011 à 08h45

    Merci beaucoup Okeanos pour cette traduction, pour relayer cet article intéressant. Merci surtout pour vos notes,  fournitures de précisions et de sources et prises de distances lorsque les conclusions tirées par l’auteur ne semblent pas étayées par les faits qu’il rapporte.
    Du (vrai) travail de journaliste en quelque sorte.
    Je continue à faire de la pub pour votre blog à mon niveau et je vais essayer de faire le forcing auprès des “copains” de rezo.net pour qu’ils relayent vos billets.

    Tout ça me rappelle le docu passé mardi sur France 3 sur l’histoire du Front National. Le film était assez déplorable mais avait au moins le mérite de rappeler le passé d’un de nos actuels ministres Gérard Longuet, membre fondateur du groupe d’extrême droite “Occident” alors qu’il était étudiant en droit (avec un célèbre “ami” d’Olivier, Alain Madelin). Tiens donc…

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  • Lili // 01.12.2011 à 09h05

    La construction européenne, en fin de parcours, en tentant d’accoucher au forceps d’un pseudo- peuple européen censé naître du piétinement continu des vrais peuples, renvoie ces derniers à leurs pires démons, et produit entre eux un ressentiment et une inimitié que l’on croyait disparus. Il est temps que cela cesse !
    Voir à ce sujet un ouvrage lumineux qui vient de paraître :”La déconstruction européenne” d’Eric Juillot.

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  • Nihil // 01.12.2011 à 11h01

    Okeanos, je pense qu’il faudrait traduire “axes” par “haches” (même si l’axe rapelle forcément quelque chose ! :-))  
    Billet très interessant, merci (indépendamment de la personnalité “trouble” de Mark Ames)

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    • Okeanos // 01.12.2011 à 14h15

      Merci (corrigé dans la version OkeaNews) 🙂 

      Effectivement, j’ai hésité longuement avant de me mettre à la traduction (exercice long et douloureux, au passage, car en plus de ne pas être un “vrai journaliste”, je ne suis pas traducteur ;)). Mais j’ai estimé que le contenu et les références suffisaient néanmoins à proposer le billet en français, avec les notes qui s’imposent.

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  • Patrick-Louis Vincent // 01.12.2011 à 11h42

    Je ne me prononcerai pas sur le cas du ministre des transports grec dont je n’ai jamais entendu parler. Je ferais toutefois deux remarques :

    Qu’est-ce qu’il y a de choquant qu’un représentant d’un petit parti d’extrême droite (5% des voix nous dit-on) ait un strapontin dans un gouvernement d’union nationale, sensé représenter l’ensemble de la classe politique ?

    [Modéré]

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    • Marcus // 01.12.2011 à 11h51

      La finance internationale a peut-être aussi ses “idiots utiles”.

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    • Nihil // 01.12.2011 à 12h29

      D’ailleurs les torches sont des débiteurs chrétiens enduits de suif 🙂

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      • Bahut02 // 01.12.2011 à 13h08

        🙂 Alors là votre commentaire n’est plus très compréhensible du coup.
        Mais la modération n’était évidemment qu’une question de temps. J’aurais d’ailleurs du m’abstenir de rebondir mais bon…

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        • Nihil // 01.12.2011 à 16h58

          Ce n’est pas que mon commentaire “n’est plus très compréhensible”, il n’a plus aucun sens. De quoi passer pour un… allumé ! 🙂

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    • Okeanos // 01.12.2011 à 14h20

      Il n’est pas choquant en soi d’avoir n’importe quel parti représenté dans un gouvernement quand ceci se produit via des élections. Si on considère qu’il se dit déjà que les futures élections (obligatoires dans la constitution Grecque en cas de formation d’un gvnmt de cohalition, ce qui est actuellement le cas) vont être probablement repoussées, on peut se poser des questions sur la suite…

       

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  • paxy // 01.12.2011 à 12h28

    Réponse à Joanna

    Je ne sais si cela va te rassurer mais il est curieux de constater que pour certains il y a impunité et main mise sur les médias, tandis que pour les autres, dès lors qu’ils soulèvent des problèmes de fonds ou éthiques, tout est fait pour les discréditer, et ce toujours par les coups les plus bas possibles : sexe sordide ou illégal (vous souvient-il des demandes d’extradition au sujet du médiatique membre de wikileaks, ou plus récemment la mise hors service de DSK qui n’a pas fait que le bonheur de la seule presse à scandales).

    Sans doute un manque d’imagination (toujours les mêmes bonnes vieilles recettes bien croustillantes pour enfumer les badauds) de la caste politico-financière-rétrograde-ultra-libérale (recettes qui révèlent au passage la psychologie de ceux qui nous assènent toujours le sens de la morale et du sacrifice), prête à tout pour masquer son mépris absolu des aspirations et besoins des populations qu’elles prétendent gouverner en toute démocratie.

    Les politiques ne devraient jamais être considérés comme autre chose que des représentants, élus et mandatés afin de décider et légiférer PAR et POUR leur PEUPLE, et leurs mandats devraient être caducs en cas de collusion avec les banquiers (simples commerçants de l’argent) et autres “puissants” (aigrefins et rapaces sans scrupule en tous genres) et leurs cohortes de bonimenteurs (colporteurs de la “bonne” parole des maîtres, experts autoproclamés).

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  • Yves // 01.12.2011 à 12h32

    inquiétant, surtout quand on met ceci en perspective avec l’histoire de l’Europe depuis 1914.

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  • Marcus // 01.12.2011 à 12h48

    Ecoutez cette tirade de Gabin dont je ne me lasse pas :
     
    http://www.dailymotion.com/video/x970st_europe-gabin-visionnaire_news

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    • Bahut02 // 01.12.2011 à 13h28

      “-Il y a des patrons de gauche (…).”
      “-Il y a aussi des poissons volants mais qui ne constituent pas la majorité du genre”

      C’est toujours aussi bon, merci Marcus.

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  • RonRon // 01.12.2011 à 13h04
  • gibusw // 01.12.2011 à 16h16

    Ce monsieur Mark Ames est défini comme un provocateur et un partisan de la théorie des complots par certains (Joel B. Pollak .) Dans le Chicago Reader, Martha Bayne a écrit que, « eXil (publié par Ames dans les années 2000 en ex-URSS) nourrit une attitude singulièrement vicieuse et schizoïde envers les femmes”
    C’est pour le moins un personnage trouble : Il se définit lui-même dans un ouvrage intitulé “l’exil, sexe, drogue et diffamation dans la nouvelle Russie”.
    ” J’ai été étudiant à Berkeley dans les années à la fin des années Reagan. Tout semblait possible alors: la première guerre mondiale, la gloire littéraire … Quoi qu’il en soit, quelque chose de vraiment grand, avec nous au centre de tout cela. Nous aimions tourner en ridicule les gens de gauche ennuyeux, nos ennemis. Nous aimions consommer toutes sortes de drogues.”
    in Wikipédia
    Ses écrits doivent pour le moins faire l’objet de la plus grand circonspection.

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  • Okeanos // 01.12.2011 à 16h39

    Une intervention récente de Marc Ames : http://www.youtube.com/watch?v=EDGGgwVHZG8

     

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  • Pong // 05.12.2011 à 13h21

    Etonné par la citation de Forbes, j’ai voulu vérifier. Ceux qui la rapportent ne fournissent jamais de lien. Pourquoi ? J’ai donc cherché sur le site de Forbes et on y trouve ce démenti :
    http://www.forbes.com/sites/timworstall/2011/10/26/the-real-greek-solution-a-military-coup/

    L’article est intéressant mais entre ça et la controverse sur Marc Ames (qui aurait du être signalée dans le corps de l’article, ne serait-ce que pour la relativiser), j’ai l’impression d’un soucis d’objectivité pas tout a fait irréprochable.

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  • valentini // 19.01.2012 à 13h24

    VÉRITÉ ET COURAGE: soyons franco!

    Le chargé d’affaires des classes capitalistes, en France, et dernier rejeton de la cinquième république, a tout lieu d’être satisfait des manoeuvres dilatoires des agences de notation à propos de la dégradation de l’économie française. Monsieur 100 000 euros avait promis de réconcilier le capital et le travail. Il a favorisé la rente. C’est effectivement une forme de réconciliation: compter ses sous prend du temps.
    Et quoi de mieux qu’une mauvaise note, pour dire aux classes capitalistes qu’on pense très fort à elles. En langage SMS, ça donne quelque chose comme: tout va bien. On coule!

    (lire la suite sur 1847.overblog.com)

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  • Curieux // 18.02.2012 à 05h36

    Ces collages de demi-vérités composent un mensonge. Le personnage que vous citez a été facho il y 30 ans. Soit. L’est-il encore ? Est-il responsable de la situation ? Certainement pas. D’autres ont été d’extrême gauche, stals, maoïstes, etc. Ils n’ont aucune part non plus dans les macro décisions qui ont conduit au drame actuel. Vos informateurs sont mal informés. Regardez plutôt du côté des CDS et du groupe de Bilderberg qui se réunissait en Grèce en 2009. Les 1%  sont là.

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  • valentini // 18.02.2012 à 11h10

    Curieux curieux!
    Je n’ai pas souvenir que les colonels aient été maoïstes ou stals?
    Surnage, dans ce désarroi, l’habituel jeu de bascule qui permettait de justifier des dictatures bien réelles en Grèce, en Espagne, au Portugal, sans oublier la France, la grande, celle qui s’est vécue comme une victime du communisme, par procuration!
    Aujourd’hui, il permet d’escamoter la réalité de la droite, en sa totalité. Le fascisme est derrière nous! Le monde a changé. Seuls les imbéciles! Que toute cette sainte clique ne soit en rien responsable d’une situation qui la dépasse est vrai, en un sens: sur le plan de la macroéconomie justement! Reste qu’il faut bien des hommes, pour y contribuer, localement, en Grèce et ailleurs.
    Et ce n’est certainement pas les 130 culs assis, aussi informels, que bien informés, du groupe de Bilderberg, qui peuvent mettre en oeuvre les politiques d’austérité et la haine froide, à l’encontre des ouvriers et par extension de tous les prolétaires avec ou sans emploi. Cette curiosité politique qui défend ses acquis et privilèges, parfois gagnés par du cassage de gueules, est facile à reconnaître. Au lieu du mot austérité, elle emploie le mot drame. Et demain, elle parlera de tragédie, au lieu de dictature de toute façon justifiée.
    Rappeler, par exemple, que le très libéral Raymond Aron, sans jamais avoir été un “facho”, a vécu l’arrivée des nazis au pouvoir, littéralement fasciné par le personnage de Hitler, comme -une révolution!!!-, il l’a écrit, c’est évidemment une demi-vérité! Car l’autre demi-vérité est qu’il avait bien vu que Hitler était un monstre! Voilà un beau et pieux mensonge. Car la “révolution conservatrice”, de type nazi, et sa singularité monstrueuse arrive au bout de politiques économiques, telles qu’imaginées par l’actuel groupe de Bilderberg et de manoeuvres et de tractations où tout un monde interlope a sa part.
    Cette curiosité-là pourrait se résumer de la manière qui suit: sauvons le capitalisme, à n’importe quel prix! Mais cette curiosité-là, pleine de vérité vague, néanmoins ostentatoire, n’a pas le courage de s’assumer, comme je vais le faire maintenant:

    Il n’y a pas d’autre alternative que le communisme!

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    • bizbee // 18.02.2012 à 11h15

      “Il n’y a pas d’autre alternative que le communisme!”

      Vous en avez discuté avec des polonais?

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  • valentini // 18.02.2012 à 18h00

    Lesquels?
    Les Polonais favorables au stalinisme?
    Avec les partisans du général Pilsudski qui, sous couvert d’un traité de Versailles défavorable à leur égard, l’un des arguments du national-socialisme pour annexer le territoire des sudètes, a déclenché une guerre contre la Russie soviétique?
    Les Polonais reconvertis en libéraux et démocrates?
    La liste est longue qui appartient à une histoire commune à toute l’Europe, de l’Atlantique à l’Oural, mais je ne vois là-dedans aucune once de communisme.
    La question qui se pose concrètement aujourd’hui est celle d’un mode de production qui prend pour base l’espèce humaine dans son ensemble et non des agrégats de communautés nationales, répartis en blocs économiques, d’ailleurs tous plus ou moins à des degrés divers socialisants.
    Et apparemment, nos grands dirigeants adorent, eux, discuter avec des Chinois!

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