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29.novembre.201129.11.2011 // Les Crises

Rencontre 14/11 (I)

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J’ai beaucoup aimé échanger avec la quarantaine de lecteurs du blog venus assister à la rencontre du 14 novembre dernier à Paris.

Suite à plusieurs demandes, et grâce à l’aide indispensable de Benjamin (que je remercie), les débats ont pu être enregistrés.

Pour ceux que cela peut intéresser, je vous les propose en plusieurs parties (soyez indulgents pour la qualité du son). Voici les premières :

Partie 1-1 (Télécharger en MP3 ici si besoin)

Partie 1-2 (Télécharger en MP3 ici si besoin)

Bonne écoute !

(La suite ici… bientôt !)

30 réactions et commentaires

  • Joanna // 29.11.2011 à 05h22

    L’allusion à la dette africaine me fait penser au discours du leader burkinabé Thomas Sankara en juillet 1987 au sommet des pays africains
    La qualité video est très médiocre mais la teneur du discours me semble toujours d’actualité.
    On y trouve notamment sa formule restée célèbre « Ils ont joué, ils ont perdu, c’est la règle du jeu … la vie continue ».
    Il fut assassiné 3 mois plus tard.
    http://www.dailymotion.com/video/x1dyrc_thomas-sankara-addis-abeba-29071987_people#rel-page-3 

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    • Miclav // 30.11.2011 à 21h31

      J’ai découvert cette vidéo récemment.
      Un type de cette trempe (aisance, clareté du discours, force des idées…) , de là où il parlait, qui se fait assassiner 2 mois plus tard, j’avoue que j’en avais la gorge serrée.
      Un témoignage indispensable! (pourtant évidemment assez peu connu…)

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  • alain21 // 29.11.2011 à 06h07

    Hors sujet
     
    C”est magique , je consultais votre blog en écoutant France Culture et voilà que je vous entends qui “cause” dans le poste aux infos de 7h.

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  • Marcus // 29.11.2011 à 07h12

    C’est lumineux d’intelligence. Pas d’idéologie, que du bon sens. Merci Olivier !

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    • Extra Ball // 29.11.2011 à 10h54

      Je ne vous ai découvert que très récemment et suis atterré par votre discours :
      – vous êtes à contre courant de toute l’idéologie qui m’est servie depuis plus de 40 ans
      – vous prônez des idées/constatations/évidences qui entrent en contradiction totale avec les consensus établis sur cette même période
      – vous êtes un jeune blanc-bec sans référence qui se permet (merci internet) de publier et répandre ce genre d’analyses
       
      Je vous soupçonne d’agir ainsi dans le but d’aider votre prochain, ce qui est louable j’en conviens.
      Si tel est votre objectif, je peux vous garantir que vous avez touché un nouveau fan par votre concision, la simplicité de vos exposés et les évidences qui se dégagent de votre argumentation.
      Les révolutions commencent grâce à des analyses comme les vôtres, une fois qu’elles atteignent la conscience collective. Tout n’est qu’une question de temps …
       
      PS : ne tardez pas à poster les liens pour le reste du débat, je suis en manque !

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  • obregon // 29.11.2011 à 12h02

    Bonjour,
    Je viens de lire sur MEDIAPART sous la plume de Martine Orange, que la Bundesbank achetait parfois directement les obligations proposées par l’etat allemand, malgré les lois européennes,sans passer par les banques secondaires qui trouvent les taux proposés par l’etat trop bas, quitte pour la bundesbank à les remettre sur le marché plus tard.
    Deux questions:
    -pourquoi ce fait n’etait pas connu du citoyen lambda?
    -pourquoi ne pas le faire en France?

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  • DaffyDoc // 29.11.2011 à 20h17

    je viens d’entendre dans les echanges une comparaison qui trottait dans ma tete depuis un moment: en resumé, tant qu’on fait rouler la dette c’est du Madoff, les derniers entrants payent pour les premiers…
    Avec le scandale de l’affaire Madoff, je crois que c’est en fait un des arguments les plus percutants contre la politique  menee actuellement qui consiste a remplacer la dette par plus de dette.  En fait, des que les intérets dépassent les perpectives de croissance, on rentre dans ce schéma là…
    Et il est très interessant de constater que si tout le monde a trouvé la conduite de Madoff scandaleuse, personne ne veut voir que c’est ce que font les etats unis et l’europe en ce moment même. Et ce a une echelle démentielle….
    Et malgré ça, je doute que cette fois ça se finisse pas une condamnation des responsables…

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    • Marcus // 29.11.2011 à 20h38

      Exactement DaffyDoc, c’est comme si après t’être endetté tu ne pouvais pas rembourser et que ton banquier te proposait un nouvel emprunt……
      Là c’est à l’échelle de tous les pays de l’OCDE. D’où l’inquiétude légitime, cela ne s’est jamais vu sur une telle échelle….
      A++

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      • René // 29.11.2011 à 21h37

        donc, un crack mondial des économies……

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      • Jeano // 29.11.2011 à 21h53

        En même temps c’est le cas de tout le monde, sauf ceux qui absorbent la dette des autres bien sûr.
        Rembourser la dette c’est extraire de l’argent du circuit économique réel, c’est un suicide économique dans un pays au commerce extérieur déficitaire. Malheureusement tout les pays ne peuvent pas avoir une balance commercial excédentaire…
        Ce système est primitif et détruit le monde dans l’inanité la plus totale, il faut le contrôler ou le foutre à terre le plus rapidement possible.
        “Exactement DaffyDoc, c’est comme si après t’être endetté tu ne pouvais pas rembourser et que ton banquier te proposait un nouvel emprunt……”
        Comparaison plus que douteuse…

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  • Miclav // 30.11.2011 à 18h54

    Bonsoir,
    concernant le point de votre démonstration s’appuyant sur les introuvables créanciers de l’état français, j’ai trouvé ça http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf-articles/2005/croix01-12-05.pdf
    Bon je n’ai pas croisé mes sources, je ne sais pas ce que ça vaut, mais si c’est vrai, l’argument massue (que je partage(ais) avec vous jusqu’à confirmation de cette répartition des créances) qui consiste à dénoncer le glissement du financement de l’état par des impots sur les riches vers des emprunts rémunérateurs contractés auprès des mêmes, s’écroule un peu, non?
    Je préfererais que vous me disiez que je n’ai pas compris… parce que c’est (était) une des démonstrations les plus accessibles à mon avis.
    Sinon, un truc que je ne comrpends pas :
    on dit que la création monétaire dans les mains des banques centrales crée de l’inflation, je veux bien, mais cette même création monétaire dans les mains des banques n’en crée pas, elle? L’immobilier (1er poste de dépense de tout 1 chacun) qui voit les prix des biens (achat/location) tripler en 15 ans (à la louche) c’est pas de l’inflation ça? Et là on est pas sur le prix de la baguette…
    Après il y a peut-être des trucs qui m’échappent, je suis un presqu’ignard en économie (n’ai lu que Lordon et Proudhon…)
    Merci pour vos contributions en tout cas (je vous ai découvert très récemment chez ASI)

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    • Bahut02 // 30.11.2011 à 20h21

      Si je peux me permettre, c’est la même chose concernant les banques qui fonctionnent également comme collecteurs d’épargne. Ce qui renforce la démonstration d’Olivier.

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  • joséphine // 30.11.2011 à 22h18

    Bonsoir, je voulais savoir ce que vous pensiez des idées de Paul Jorion, et en particulier celle qu’il n’y a pas création monétaire (ex nihilo) de la part des banques privées. Je vous remercie encore, j’attends la suite de l’enregistrement avec impatience.
    (PS: vous avez eu raison d’orienter vers la lecture de la critique qu’Alternatives économiques avait faite de votre livre. Ca donne vraiment envie de l’acheter, du coup, votre livre!:-))

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    • step // 30.11.2011 à 23h33

      il n’y a pas de création monétaire privée ex nihilo, par les banques privées.
      Quand une banque privée prêtre elle crée une ligne a votre nom et vous crée de l’argent correspondant sauf que vous vous êtes engagé à la remboursée, c’est à dire à la DETRUIRE.
      Au final à la fin de votre emprunt, la création monétaire de votre prêt, c’est 0 et le bilan de la banque par rapport à vous c’est X d’intérêt.
      Cette vision, il me semble est assez répandue chez paul ou ici, après il y a peut être des subtilités qui me dépassent
       

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  • step // 30.11.2011 à 23h39

    olivier une contradiction apparente dans ton explication.
    Comment peux tu dire à la fois qu’on ignore l’identité des préteurs de l’état, et dire un poil avant qu’ils sont français.
    Il y a quand même une dette à faire disparaitre via ce que l’on veut avant de faire défaut, c’est la dette non détenue par les nationaux. Car géopoltiquement on sait ce que donne  les défauts impliquant massivement des puissances étrangères. Il y a garantie qu’elle essayent de se rembourser sur la bête via une bonne vieille invasion.
    Comme nous ne pouvons pas savoir à qui appartient la dette française, comment savons nous le taux que nous pourrions appliquer à notre décote vu qu’il y aurait 2 objectifs :
    protéger les épargnants modestes
    ne pas faire des défauts massifs vis à vis de puissances étrangères

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  • Miclav // 01.12.2011 à 02h18

    Todd sur le défaut justement, avec l’avis d’un représentant de S&P qui prend le parti des petits épargnants et des pays émergents détenteurs de nos dettes (à l’entendre ils représentent 100% des créanciers…)

    Version complète (de 00:26:30 à 1:03:00) et résumé d’ASI :

    http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1505
    http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4513

     

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  • Bahut02 // 01.12.2011 à 09h33

    Le représentant de S&P dit effectivement que les créances sont détenues par les “pays pauvres” (sic). Ca m’a rappelé les réflexions du chroniqueur de France Culture (Brice Couturier) lors de l’intervention de Paul Jorion mercredi matin. Il y justifiait l’ordre des choses (pour faire vite) par le fait que le système avait sorti plusieurs millions de chinois de la misère. A quoi M. Jorion a répondu qu’il n’était nul besoin d’un système capitaliste (pour P.J = prêt à intérêt) pour exploiter la planète et enrichir une minorité.
    Même le chef économiste d’une agence de notation ne peut pas dire que ce sont les pauvres qui prêtent de l’argent puisque même lui peut comprendre que pour en prêter, il faut déjà en avoir.
    Alors ce qu’il dit c’est que ce système permet à l’ensemble de la population des pays émergents d’en profiter, selon la bonne vieille théorie qui dit que l’argent des riches finit toujours – par “ruissellement” – par augmenter le niveau de vie des plus pauvres.
    Mais comment peut-il ignorer que la France NE REMBOURSE PAS sa dette puisque son budget est en déficit avant même le paiement des intérêts. Elle réemprunte aux mêmes pour payer capital + intérêts.
    Comment peut-il faire croire que nous contribuons ainsi à l’enrichissement des pauvres alors qu’il n’est pas besoin d’avoir fait math sup’ pour voir qu’on ne contribue qu’à la création d’une grosse bulle! Et ça, même les prêteurs le savent parfaitement, puisqu’ils l’ont “pricé” (cf taux d’intérêt qui flambent). Au passage, Todd ne dit pas autre chose lorsqu’il rappelle que l’envolée des taux correspond à l’anticipation par les prêteurs du défaut. 

    Pour résumer: Si on justifie un système où le risque de défaut est un facteur de détermination du prix,  on ne peut pas prétendre que la possibilité de défaut est exclue.  

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    • Marcus // 01.12.2011 à 11h12

      Excellent Bahut02 !
      Bonne journée !

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