Suite du billet sur les gaz à effet de serre. L’index général de la série de billets sur le réchauffement climatique est disponible ici

Le Gaz Carbonique CO2

Molécule d'ozone O3Le dioxyde de carbone, aussi appelé gaz carbonique, est un composé chimique dont la formule est CO2 (Carbone + Oxygène x 2), la molécule ayant une structure linéaire de la forme O=C=O. Il se présente, sous les conditions normales de température et de pression, comme un gaz incolore, inodore, à la saveur piquante.

Le CO2 est utilisé par les végétaux pour produire de la biomasse à travers la photosynthèse. En retour, le CO2 est libéré soit par la respiration des plantes et des animaux, soit par la combustion des énergies fossiles telles que le charbon, le gaz naturel et le pétrole, ainsi que par celle de toutes les matières organiques en général. Enfin, des quantités significatives de CO2 sont par ailleurs rejetées par les volcans et autres phénomènes géothermiques tels que les geysers.

Le secteur d’activité qui dégage le plus de gaz carbonique est l’énergie, par la combustion d’hydrocarbures. La deuxième est la déforestation, qui est responsable à elle seule de plus de 25 % des émissions mondiales de CO2. Les déboisements les plus importants concernent les trois grandes forêts tropicales que sont la forêt amazonienne, la forêt du bassin du Congo, et la forêt indonésienne.

Les émissions humaines notables ont véritablement commencé vers 1850 :

Emissions humaines de CO2

Historiquement, les émissions consistaient essentiellement en la déforestation des terres agricoles. Vint ensuite l’utilisation du charbon, avant l’ère du pétrole et du gaz.

L’effet cumulé est saisissant :

Emissions humaines de CO2

Emissions humaines de CO2

Emissions humaines de CO2

Ainsi, la Crise historique que nous traversons n’a pas eu d’impact notable sur les émissions. On observe même que c’est la première fois que la courbe des émissions digère totalement une crise, et retrouve sa tendance :

Emissions humaines de CO2

La croissance annuelle de nos émissions fossiles de gaz carbonique a été la suivante :

Emissions humaines de CO2

On constate que la croissance annuelle reste très élevée. Pour mémoire, une croissance de 2 % implique un doublement en 35 ans, et une croissance de 4 % en 17 ans…

En fait, la Chine est responsable à elle-seule de 80 % de la croissance des émissions.

Le Méthane CH4

Molécule d'ozone O3Le méthane est un composé chimique dont la formule est CH4 (Carbone + Hydrogène x 4). Il se présente, sous les conditions normales de température et de pression, comme un gaz. Il s’agit du plus simple des hydrocarbures.

Il est assez abondant dans le milieu naturel, ce qui en fait un combustible à fort potentiel. La combustion du méthane dans l’oxygène pur produit du dioxyde de carbone CO2 et de l’eau H2O avec une importante libération d’énergie suivant la formule :
CH4 + 2 O2 → CO2 + 2 H2O

Emissions humaines de méthane CH4

Emissions humaines de méthane CH4

On observe le poids très important de l’agriculture dans les émissions. Le bétail (surtout bovin, en raison de la digestion de la cellulose par les ruminants) est désormais la principale source d’émission, suivi de près par certaines cultures, en particulier le riz (qui est cultivé inondé). La baisse constatée pour ce dernier émetteur est liée à l’amélioration des méthodes de culture (drainage).

Les émissions mondiales cumulées

Si on cumule entre elles les différentes émissions humaines de gaz à effet de serre (GES), on obtient l’évolution suivante :

Emissions humaines de gaz à effet de serre

On note que les émissions ont connu une nette recrudescence dans les années 2000.

Si on cumule cette fois les émissions de GES depuis 1850, on obtient les masses suivantes qui se sont retrouvées dans l’atmosphère :

Emissions humaines de gaz à effet de serre

Emissions humaines de gaz à effet de serre

On arrive ainsi à plus de 2 600 000 millions de tonnes de CO2 émises… Un petit calcul montre va rendre cela plus concret.

Regardez le m² sur lequel vous êtes, et imaginez-vous la colonne d’air au dessus de vous , sur plusieurs dizaines de kilomètres d’altitude. Et bien les émissions depuis 1850 représentent environ 5 kg de CO2 émis par m² de la Planète soit 10 m3 de gaz – qui se diluent certes dans la colonne d’air, mais ce n’est pas rien ce pavé de CO2 de 10 m de hauteur basé sur votre m², qui restera en permanence…

Pour bien situer, il a en partie été émis par les 40 cl de pétrole (l’équivalent d’une petite bouteille d’eau) qui ont été brûlés depuis 1850 sur chaque m² de a Planète – ça fume beaucoup le pétrole en brûlant…

Emissions humaines de gaz à effet de serre

Dans le billet suivant, vous trouverez demain une analyse portant sur les principaux pays émetteurs…


Emissions méthane bovins

Emissions méthane bovins

33 réponses à 1310 Climat (2) : CO2 et Méthane

  1. Patrick Luder Le 01 février 2013 à 03h53
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    Les émissions de GES (gaz à effet de serre) sont à mettre en relation avec l’évolution démographique … ils serait aussi bien d’en dresser un tableau par type de société (régions du monde) => comme pour la finance, nous nous rendrions compte que le capital GES est entièrement bouffé par une petite portion de population, dont nous faisons partie. Nous nous inquiétions de la montée en puissance de l’Inde et de la Chine, alors que se sont déjà nous, pays dits “développés” qui sommes à montrer du doigt! Eh oui, le monde d’aujourd’hui tel que nous le connaissons *** est non durable *** et ne le deviendra pas par la raison …


  2. fabien775 Le 01 février 2013 à 08h02
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    Pourquoi la race humaine qui est censée représenter le sommet de l’évolution sur la planète terre s’acharne telle à tout détruire? Par rapport à nos connaissances, elle est unique dans l’environnement proche de notre univers, donc exceptionnelle. Toutes les espèces, qu’elles soient végétales ou animales ont pour seul but de se reproduire avant de s’éteindre dans un processus perpétuel. Nous nous acharnons à faire tout le contraire. Sommes-nous l’erreur ultime de la création? Je n’ai pas de réponse.


    • Christophe Vieren Le 01 février 2013 à 08h33
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      Oui je crains que la réponse à ta question ne soit oui : en dotant l’homme de l’intelligence et en oubliant de le doter de l’altruisme, l’évolution nous a condamné de fait. Condamnation qui tient en quatre mots célèbres : “après moi le déluge”. Si outre l’intelligence nous avions eu l’altruisme des fourmis, notre sort eut été probablement différent. La Nature en a décidé autrement ! Et si il s’agit de Dieu, j’espère qu’il a une bonne excuse.


      • chris06 Le 01 février 2013 à 11h51
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        “en oubliant de le doter de l’altruisme, l’évolution nous a condamné de fait”
        alors, selon toi, les comportements altruistes n’existent pas chez l’homme?
        Ils auraient même une base génétique


        • Jojo Le 01 février 2013 à 23h20
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          Base génétique? En tout cas, ça ne transparaît pas beaucoup dans le phénotype!


      • bizbee Le 01 février 2013 à 12h33
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        “l’altruisme des fourmis”…
        hem…
        Oui, on peut aussi faire le meilleur des mondes d’Adam Huxley…tout pour l’intérêt général…pour sur, c’est tellement plus moral…

        je me demande ce que deviendrait une fourmis mutante ayant aquis un pouillème de libre-arbitre,…peut-être ça serait le début d’une grande marche au progrès chez les fourmis avec bientôt des AR sur la lune qui sait…?


        • Jojo Le 01 février 2013 à 22h18
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          Et leur bombe atomique, et leur scandale du Libor…


    • Le Vaurais Le 01 février 2013 à 08h51
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      Profit?


    • Michel Martin Le 01 février 2013 à 09h05
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      “Toutes les espèces, qu’elles soient végétales ou animales ont pour seul but de se reproduire”

      On ne peut nier que la reproduction tienne une place de premier choix dans le vivant, mais de là à affirmer que c’est le seul but, c’est pousser un peu loin. Une lecture intéressante sur “le sens de la vie” par un pur matérialiste:
      http://jeanzin.fr/wp-content/uploads/pdf/vie.pdf


      • edouard Le 01 février 2013 à 11h07
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        Outre pour se reproduire, les espèces sont aussi programmé pour survivre à l’échelle de leur génération, et si possible le plus confortablement possible. C’est ce que nous sommes en train de faire (une partie de l’humanité). Nous survivons confortablement (par exemple, on a internet, pas anodin en consommation d’énergie soit dit en passant)


      • jducac Le 01 février 2013 à 14h06
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        @ Michel Martin Le 01 février 2013 à 09h05

        On ne peut nier que la reproduction tienne une place de premier choix dans le vivant, mais de là à affirmer que c’est le seul but, c’est pousser un peu loin.

        Tout à fait d’accord. Se reproduire ne sert à rien si l’on ne se préoccupe pas des conditions dans lesquelles ceux que l’on quittera devront vivre et survivre. En conséquence, plutôt que de dire « la reproduction est le seul but d’une espèce vivante » il vaut mieux élargir la formulation. Ainsi, il est plus responsable de dire :
        « La perpétuation est le seul but d’une espèce vivante » En effet, la vie est avant tout une marche, un avancement sur l’échelle du temps.

        Pour une espèce vivante, le but est bien de survivre en s’adaptant à l’évolution de l’environnement. Or l’espèce humaine, qui vient tout juste de prendre conscience des contraintes écologiques, se trouve maintenant engagée dans une spirale infernale à laquelle se surajoute une apparente accélération de la marche du temps qui lui est liée.

        Cette accélération oblige à agir et à réagir rapidement au risque de voir la durée de vie de sa lignée individuelle ou collective (au niveau national par exemple) mise en danger et condamnée à disparaître à brève échéance.

        Les Chinois, en freinant leur natalité et la consommation chez le plus grand nombre, tout comme les Allemands en freinant leur consommation grâce à un accord entre Schröder et les syndicats, ont su piloter leur marche pour s’adapter à l’évolution de leur environnement perçu dans sa dimension mondiale.

        La France et les français, crispés sur le présent et trop accrochés à leurs acquis passés, sont prisonniers de leur vision étriquée. Ils perdent de vue les contraintes du futur auxquels eux et leurs enfants se trouvent confrontés. Cette erreur, de même que le manque de courage, et la lenteur mise à réagir pour s’adapter à la nouvelle donne, vont leur coûter très cher.

        Dans les 2 milliards d’êtres humains survivants que Paul Chefurka prévoit pour la fin du siècle, combien auront une souche française ?

        Merci pour le lien vers cet intéressant travail de Jean Zin.


        • Jojo Le 01 février 2013 à 22h55
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          Sommes-nous encore, plus de 150 ans après l’ouvrage de Darwin, dans l’erreur de croire qu’une espèce vivante peut avoir un but? L’évolution ne regarde pas vers l’avenir, elle travaille au jour le jour (Stephen Jay Gould en a parlé avec un grand talent).
          « L’ancienne alliance est rompue ; l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres. » (Jacques Monod, le hasard et la nécessité). C’est en grande partie parce que tant d’hommes, petits et grands, préfèrent ignorer la responsabilité de ce choix, et se laissent aller à leurs penchants, que le monde va de travers.


          • jducac Le 02 février 2013 à 14h16
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            @ Jojo Le 01 février 2013 à 22h55

            Sommes-nous encore, plus de 150 ans après l’ouvrage de Darwin, dans l’erreur de croire qu’une espèce vivante peut avoir un but?

            Pourquoi faudrait-il en douter ? La vie a un but, c’est celui de se perpétuer de perdurer, et pour cela d’investir l’avenir dans la matière, dans l’espace et dans le temps, en dépit des innombrables inconnues à affronter.

            Le risque d’échec n’est pas nul mais il est possible de l’éviter en exploitant l’expérience, l’analyse et la réflexion. On en réduit l’occurrence en s’efforçant d’identifier les risques et de les réduire par des dispositions préventives. Cela nécessite un travail d’imagination et d’anticipation. Il faut aussi disposer d’une certaine quantité de ressources, c’est-à-dire d’énergie, de capital, pour couvrir les dépenses correspondantes avant de récolter les fruits d’une telle avancée dans le temps et les moyens. C’est ce qui caractérise a l’évolution.

            Tout être humain (ou communauté humaine), un temps soit peu conscient de ses responsabilités et de ses possibilités d’action, finit bien par prendre l’initiative d’agir et d’intervenir dans le déroulement des faits qui engendrent l’évolution, sans attendre de les subir.

            Les peuples qui se sont laissés aller à trop bien vivre le présent sans se soucier de l’avenir, à l’exemple de ceux d’Europe du Sud, font courir de grands risques à leurs descendants, parce qu’ils ont négligé de s’obliger à anticiper.

            Pourtant, même les animaux anticipent. Ils se mettent à bâtir des nids, à stocker de l’énergie pour passer l’hiver ou pour migrer, voire même à stoker des munitions afin de disposer d’une meilleure force de frappe au moment opportun.

            http://www.scienceshumaines.com/l-anticipation-chez-les-animaux_fr_24514.html


        • Tycer Le 02 février 2013 à 11h11
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          Qui d’entre vous qui réclame “une baisse mondiale de la population” a des enfants?

          Ceux qui ont l’altruisme de ne pas faire d’enfant “pour l’environnement”, et qui adoptent a la place sont tres rares…


    • bizbee Le 01 février 2013 à 12h42
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      “s’acharne t’elle à tout détruire”

      si la tendance général est effectivement à une destruction de notre habitat, de là à dire qu’on s’acharne à celà…
      s’il y a une particularité non discutable de notre “race”, c’est une capacité d’adaptation à notre environnement, mm s’il faut pour celà le modifier.

      Ceci dit et malgré cette lucidité, je suis complètement en phase avec la plupart du discour écolo. Il s’agit de limiter la casse à tout prix.

      Mais c’est contre-productif de faire du sensationnel…”s’acharner”


  3. Michel Martin Le 01 février 2013 à 09h14
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    Ces graphiques sur l’énergie sont hallucinants.
    On a bien mis le principe de précaution dans notre constitution française, ce qui est bien une prise en compte du fait que notre activité a un impact non négligeable sur notre écosystème, c’est à l’évidence trop local et trop tard. On n’arrête pas le progrès, même pas avec un principe devenu légitime de précaution. Le mariage du progrès et de l’écologie n’aura pas lieu, du moins pas avant une grande catastrophe maintenant prévisible.


    • Jojo Le 01 février 2013 à 23h09
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      Presque tous les graphiques flirtent avec l’exponentielle, et le bon sens nous explique que dans le monde réel, l’exponentielle finit toujours par casser. Mais, comme l’écrivait Brecht,
      “Et ils sciaient les branches sur lesquelles ils étaient assis, tout en se criant leurs expériences l’un à l’autre pour scier plus efficacement. Et ils chutèrent dans les profondeurs. Et ceux qui les regardaient hochèrent la tête et continuèrent à scier vigoureusement.”
      Brecht, Orwell etc. : pourquoi ne sommes-nous capables de les entendre qu’une fois que le mal est fait?


  4. G L Le 01 février 2013 à 12h43
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    Même si elle finit par avoir lieu, la prise en compte d’un phénomène qui n’est pas directement visible et nécessitera que nous bouleversions nos habitudes ne peut qu’être très lente, à mon avis il y faudra plusieurs générations.

    Comprendre l’effet de serre et se faire une idée des conséquences de son augmentation ne change pas grand chose, c’est seulement à partir du moment où on constatera que les autres se mettent à modifier leur comportement qu’on osera envisager sérieusement d’en tenir compte.

    Il est probable qu’une majorité de Japonais ait déjà compris que la moins mauvaise solution pour leur pays serait d’arrêter définitivement toutes ses centrales nucléaires mais c’est très loin d’être une condition suffisante pour qu’ils s’y décident.


  5. fabien775 Le 01 février 2013 à 13h34
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    Depuis le changement de gouvernement au Japon, il n’est plus question de se passer du nucléaire.


  6. Whisno Le 01 février 2013 à 13h45
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    Bravo pour cet article, c’est très clair et les schémas sont chouettes.
    J’aime particulièrement celui qui met en rapport l’évolution de l’émission mondiale de CO2 avec les crises.


  7. G L Le 01 février 2013 à 14h26
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    Plus on est âgé plus on a de chances d’échapper aux conséquences du CO² et du nucléaire.

    Les hommes politiques et industriels influents ont très souvent plus de 60 ans, ce qui ne les prédispose pas à tenir compte d’effets à long terme. D’après ce billet – http://www.pauljorion.com/blog/?p=49521 – dont l’auteur vient de passer 4 ans au Japon , c’est les parents des enfants habitant dans les régions contaminées qui semblent s’inquiéter le plus. La courbe des naissance de ce pays dans les prochaines années sera une bonne indication de ce que pensent réellement les Japonais.


    • jducac Le 01 février 2013 à 17h41
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      @ G L Le 01 février 2013 à 14h26

      Les hommes politiques et industriels influents ont très souvent plus de 60 ans, ce qui ne les prédispose pas à tenir compte d’effets à long terme.

      Pourquoi pointer du doigt les politiques et les industriels et ignorer les autres, notamment les intellectuels et tous ceux qui en 68 criaient haut et fort « il est interdit d’interdire » ou « jouissons sans entrave » en AG. à la Sorbonne ou ailleurs. Aujourd’hui leurs enfants et petits enfants veulent réglementer. Quel gâchis !

      Alors qu’elle avait entre 18 et 25 ans, cette élite naissante n’avait aucune expérience de la vie mais prétendait déjà privilégier le présent au détriment du long terme, ce qui a conduit à l’éjection de Ch.de.Gaulle du pouvoir.

      L’âge ne nuit ni à la sagesse, ni à la raison, ni au pragmatisme, ni même à l’audace. L’esprit de bon père de famille de de Gaulle l’amenait à voir loin et à prôner l’effort bien plus que le maternage dans lequel ont versé les hommes politiques de tous bords par la suite, et dont il faudra bien finir par sortir, dans la douleur maintenant.

      C’est lui qui a lancé les seuls grands programmes sur lesquels la France vit encore (Aéronautique, Espace, Nucléaire civil et militaire, TGS-TGV, y compris l’intéressement auxquels les syndicats n’ont pas montré d’intérêt, mais seront bien conduits à le faire).

      C’est aussi lui qui a su aider la Chine, au plan diplomatique en 1964, à occuper la place qui lui revenait dans le monde.
      http://www.20minutes.fr/societe/1089005-ambassadeur-chine-france-rend-hommage-de-gaulle-visionnaire

      Plus on est âgé plus on a de chances d’échapper aux conséquences du CO² et du nucléaire.

      Je ne connais pas beaucoup de jeunes en France qui n’ont pas profité des “bienfaits” d’un grand recours aux énergies fossiles et nucléaires. Ne dit-on pas que l’illusion et l’ingratitude sont les privilèges de la jeunesse ?


      • G L Le 02 février 2013 à 17h13
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        En fait je pensais surtout à ce qu’a dit Max Planck (1858-1947), prix Nobel de Physique: « une nouvelle vérité scientifique ne triomphe jamais en convainquant les opposants et en leur faisant voir la lumière, mais plutôt parce que ses opposants finissent par mourir, et qu’il naît une nouvelle génération à qui cette vérité est familière ».


  8. jean-louis Le 01 février 2013 à 19h02
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    Un point fondamental quand on évoque le CO2 et le méthane dans l’atmosphère et de mentionner leur pouvoir en matière d’effet de serre :
    Le méthane a un pouvoir beaucoup plus important que le CO2 en matière d’effet (de l’ordre de 10 fois plus si je me souviens correctement…)
    Par contre la demi-vie du méthane dans l’atmosphère est très faible (de l’ordre d’une dizaine d’année) le CO2 lui, a une demi vie de l’odre de 800 ans s’il n’est âs reabsorbé dans l’année qui suit.

    Dit autrement, le CO2 émit maintenant reste actif pendant au moins 800 ans ce qui est la raison pour laquelle il est si important d’en limiter les émissions.
    Sur ce sujet voir l’excellent blog de Jean-Marc Jancovici
    http://www.manicore.com/


  9. fabien775 Le 01 février 2013 à 21h08
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    De Gaulle n’aurait jamais voulue de cette Europe Anglo-américaine qui ne fonctionnera jamais dans de telles conditions. C’est une entité antidémocratique qui additionne les égoïsmes nationaux pour le plus grand intérêt des USA qui l’ont voulue exactement comme cela.


  10. Bouddha vert Le 01 février 2013 à 21h11
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    Merci pour ces précieuses données, un doute cependant sur les ordres de grandeur, vos données GIEC et CDIAC en tonnage n’ont rien à voir?
    N’y aurait il pas une confusion entre tonne équivalent CO2 et tonnes équivalent carbone? (La différence est de 44/12 (12+16+16/12) = 3,66).

    Bon vent.


  11. Lisztfr Le 01 février 2013 à 22h22
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    Une toute autre question que je pose en désespoir de cause, qui pourra un jour m’expliquer comment fonctionne twitter, les htag etc. twitter est un drôle de truc, comme un IRC gigantesque.

    Par exemple :

    https://twitter.com/search?q=fachosph%C3%A8re&src=typd
    https://twitter.com/search?q=%23jeparlelemazetier&src=hash
    https://twitter.com/search?q=%23parlecommemazetier&src=typd

    Sur le CO2 je sèche… dommage pour les ours blancs surtout…


    • Lisztfr Le 02 février 2013 à 19h45
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      http://parlement.blog.lemonde.fr/2013/02/02/condamnes-au-silence-les-deputes-ps-repliquent-sur-twitter/

      02 février 2013, par Hélène Bekmezian
      Condamnés au silence, les députés PS répliquent sur Twitter

      -> Voilà pourquoi Twitter est une révolution, l’outil de microblogage est un lien instantané de tous avec tous, il n’y a rien de plus rapide. Plutôt si il y a plus rapide, mais il fait certainement l’optimisation entre rapidité et étendue. Le débat à l’Assemblée a carrément dévié sur twitter ! Je comprends mieux aussi ces nouveaux vocables, mariage-pour-tous, et manif-pour-tous, parce que ça rentre parfaitement dans un hashtag ! Le problème est qu’un débat sur 160 crt et en 20 sec,… c’est limite.

      Le hashtag est le sujet du twitt, juste pour marquer le sujet mais le recherche peut s’effectuer sur n’importe quel mot..


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