Ce billet donne des informations récentes sur la couche d’ozone. Si ce n’est pas déjà fait, je ne peux que vous conseiller de lire le billet de présentation général du trou de la couche d’ozone

Situation actuelle

On note bien le trou au Pôle Sud.

On observe que le trou est bien en formation, et qu’il grandit vite, suivant la tendance de 2009.

Sur le graphique précédent figurent pour information la taille de différentes zones géographiques afin de mieux situer la taille du trou..

Tendances annuelles

Rappelons que plus de vingt ans après le protocole de Montréal, force est de constater la réussite de la mobilisation : le trou de la couche d’ozone a cessé son accroissement spectaculaire vers 1995.

Superficie Taille du trou de la couche de l'ozone

Concentration du trou de la couche de l'ozone

Malheureusement, on n’observe aucune reconstitution flagrante de la couche d’ozone. La taille du trou semble jouer au yo-yo. Après avoir beaucoup augmenté dans les années 1980, il s’est stabilisé vers 1995. En 2002, on criait victoire devant une spectaculaire diminution de sa superficie. Mais un an plus tard, sa surface atteignait à nouveau les valeurs de la fin des années 90, soit autour des 25 millions de km². En 2006, on battait même le record historique, avec une superficie de 29,5 millions de km².

Bilan Antarctique et Arctique

On observe les déplétions suivantes en ozone aux pôles (la couche étant nettement plus épaisse au pôle Nord qu’au pôle Sud, car il est plus chaud en raison de l’influence des continents proches) :

Trous de la couche de l'ozone aux pôles

Le pic de 2011 en Arctique est remarquable, comme nous allons le voir.

Avec un peu plus de recul, on a la situation suivante :

Trous de la couche de l'ozone aux pôles

Le pôle Nord est en effet globalement moins touché par le phénomène de trou que le pôle sud :

Trou de la couche de l'ozone pôle Sud

Trous de la couche de l'ozone pôle Nord

Ce qui nous donne au global pour 2009 :

Trou de la couche de l'ozone monde

La situation à l’équateur est comme nous l’avons vu préoccupante pour les populations…

Trou de la couche d’ozone au dessus de l’Arctique en 2011

En Antarctique, le “trou d’ozone” (qui correspond donc à une destruction de plus de la moitié du contenu total d’ozone au printemps) est un phénomène récurrent en raison des températures extrêmement basses dans la stratosphère chaque hiver. En Arctique en revanche, les températures hivernales sont en moyenne plus élevées qu’au pôle Sud et les conditions météorologiques varient beaucoup d’une année à l’autre. Les conditions ne sont donc pas toujours réunies pour qu’une diminution importante d’ozone y soit observée. Du moins, jusqu’à présent…

Au tout début du printemps 2011, des conditions météorologiques exceptionnelles ont conduit à une diminution d’ozone sans précédent en Arctique. Les observations (sol et satellite) indiquent une diminution qui atteignait environ 40 % à la fin du mois de mars – nouveau record historique… Ce phénomène s’explique par un hiver stratosphérique très froid et persistant qui a conduit à une destruction importante d’ozone, laquelle s’est prolongée de façon inhabituelle jusqu’au printemps.

Trou de la couche d'ozone Arctique hémisphère nord 2011

Comparaison mars 2010 – mars 2011


Décryptage : ozone en chute au pôle Nord par CNES

Trou de la couche d'ozone Arctique hémisphère nord 2011


Trou de la couche d’ozone en Arctique 2010-2011

Trou de la couche d'ozone Arctique hémisphère nord 2011

Le trou d’ozone historique de 2011 au dessus de l’Europe le 28 mars 2011

 

Cette situation n’est pas catastrophique pour le moment, mais il conviendra d’être vigilant à l’avenir…

3 réponses à 1362 Nouvelles de la couche d’ozone

  1. Vénus-Etoile du Berger Le 07 décembre 2012 à 03h39
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    Merci pour ce billet fort enrichissant et complet.

    « L’art de persuader consiste autant en celui d’agréer qu’en celui de convaincre ».
    Blaise Pascal, De l’esprit géométrique.


  2. Patrick Luder Le 07 décembre 2012 à 06h33
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    Précieuses informations …
    Merci pour ces graphiques
    qui nous montrent que le combat
    n’est pas encore gagné => et de loin !

    Hors sujet : la “table des matières” ne semble pas fonctionner.


  3. odeur_de_sapin Le 07 décembre 2012 à 20h54
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    Les questions climatiques, environnementales ne semblent pas préoccuper les foules. C’est bien dommage …

    Il est une chose qui est à peu quasi-certaine … c’est l’incapacité de nos gouvernants à cerner et affronter les enjeux climatiques des 10 ou 20 ans à venir.

    Le club de Rome à fait uhe mise à jour en 2012 de son rapport de 1972. Et le commentaire est laconique « «The world is on track for disaster…», Le cheminement vers le catastophe se passe comme prévu.

    http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=879&r_id=

    Quelque part entre entre 2010 et 2020, à priori la civilisation devrait commencer à s’effrondrer.

    ET que fait not’gouvernement peuplée d’ânes, il chante « CCCrroooaaaassance,
    Ccccrrrroooaaassance, ccccccrooaaassance » tel le chant d’un corbeau débile accompagnant un corbillard sur une terre brûlée et morte.

    L’état-providence va se muer en état-impotence et on sera livré à nous-mêmes.

    « The world on the edge » (le monde au bord du précipice) d’Ester Brown Founder and President of the Earth Policy Institute n’est pas mal non plus comme témoignage.

    http://www.youtube.com/watch?v=SVm33cprlzI

    Dans la vidéo, il explique par exemple que la vague de chaleur et les énormes incendies qui ont frappé la Russie en 2010 ont provoqué une chute de production de céréales de 40%.

    Selon Ester Brown si ce désastre, s’était produit aux US (-40% de production de céréales), la situation aurait dégénéré au niveau mondial en des mouvemnents d’émeutes de la faim jamais vu, des gouvernements qu tombent et j’en passe.


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