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12.mars.201812.3.2018 // Les Crises

18. La pollution de l’air à la maison

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Index de la série “Pollution de l’air”

  1. La pollution de l’air cause 48 000 morts par an en France (+ présentation des polluants)
  2. La pollution aux particules fines
  3. Les graves effets des particules sur la santé
  4. La pollution de l’air dans le monde
  5. La pollution de l’air en Europe I (+ les morts du charbon)
  6. La pollution de l’air en Europe II
  7. Arrêtons avec les “centrales à charbon allemandes”
  8. La pollution de l’air en France
  9. Le très polluant chauffage au bois
  10. Le choix erroné de la France pour le diesel
  11. La pollution de l’air en Île-de-France (hors particules)
  12. La pollution aux particules en Île-de-France
  13. L’origine des particules en Île-de-France
  14. La circulation des particules en Europe
  15. Les épisodes de pollution aux particules en Île-de-France
  16. Qualité de l’air en Île-de-France et épisodes de pollution récents
  17. La pollution dans le métro
  18. La pollution de l’air à la maison
  19. Synthèse de la série Pollution de l’air
  20. Suivi en direct de la pollution

La qualité de l’air intérieur, négligée pendant des décennies, influence en fait beaucoup notre bien-être et notre santé.

En effet, nos modes de vie font que nous passons en moyenne 70 à 90 % de notre temps de vie à l’intérieur d’un environnement clos : école, bureau, logement, transports.

pollution air interieur

Or, l’air que nous y respirons n’est pas toujours de bonne qualité. Plusieurs études, dont celles de l’observatoire de la Qualité de l’air intérieur (oQai), ont montré que l’air que nous respirons peut parfois être cinq à dix fois plus pollué à l’intérieur qu’à l’extérieur. Et lorsque l’air intérieur est pollué, il l’est généralement de façon diffuse et continue.

Les polluants présents dans l’air intérieur peuvent être de nature chimique, physique ou biologique. invisibles à l’œil nu pour la plupart, ils sont pourtant nombreux et leurs sources multiples. La diversité de ces facteurs rend la pollution de l’air intérieur très difficile à appréhender.

La bonne qualité de l’air à l’intérieur d’un bâtiment a un effet démontré sur la qualité de concentration, le taux d’absentéisme, le bien-être et les relations entre les occupants. A contrario, une mauvaise qualité de l’air peut favoriser l’émergence de symptômes tels que maux de tête, fatigue, irritation des yeux, du nez, de la gorge et de la peau, vertiges ainsi que les manifestations allergiques et l’asthme. L’ensemble de la population est concerné et plus particulièrement les personnes sensibles et fragiles (enfants, personnes âgées ou immunodéprimées, malades pulmonaires chroniques, femmes enceintes). En France, 20 à 25% de la population souffre d’asthme, soit 3,5 millions de personnes.

La pollution de l’air a également un coût pour la société. D’après une première étude menée par l’OQAI en 2014 (résumé, étude) le coût socio-économique des polluants de l’air intérieur serait proche de 19 milliards d’euros par an et responsable de près de 20 000 décès prématurés. (une partie étant comptée dans les décès liés à l’air extérieur)

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Mesure en 3D de la pollution sur la peau humaine : à gauche, bactéries ; à droite, produits chimiques

Les sources de pollution sont principalement issues :

  • de l’air extérieur, évidemment ;
  • des matériaux et produits de construction, de décoration (peinture, vernis…), du mobilier ;
  • des produits d’entretien de la maison, des désodorisants, parfums d’intérieur, bougies, encens, insecticides… ;
  • des produits de toilette, des cosmétiques, des parfums… ;
  • de nos activités ou de nos habitudes (tabagisme, cuisine, bricolage, lavage des sols, des vitres, jardinage…) ;
  • de nos animaux familiers ;
  • des moisissures, par exemple suite à des dégâts des eaux non réparés, des habitants indésirables de nos logements (insectes, acariens, etc.).

Plus en détail, les principaux contaminants de l’air intérieur sont les suivants :

  • Air extérieur : SO2, NOx, O3, CO, particules, composés organiques, métaux, odeurs ;
  • Occupants non fumeurs : CO2, odeurs, bactéries ;
  • Occupants fumeurs : CO2, odeurs, bactéries, CO, NO2, composés organiques, particules ;
  • Matériaux de construction : radon, aldéhydes, fibres, composés organiques volatils, odeurs ;
  • Circuits aérauliques : poussières, microorganismes, odeurs ;
  • Sol : radon, composés organiques volatils, odeurs ;
  • Eau : radon, composés organiques volatils ;
  • Meubles : aldéhydes, composés organiques volatils, fibres, odeurs ;
  • Machines de bureau : composés organiques, particules, ozone, odeurs ;
  • Combustions : NOx, SO2, CO2, CO, composés organiques, particules, métaux, odeurs ;
  • Animaux : microorganismes, allergènes, odeurs ;
  • Plantes : spores, pollens, allergènes, odeurs ;
  • Divers : ammoniac, composés organiques volatils, poussières, pesticides, microorganismes, odeurs.

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Une étude de l’OQAI-CSTB réalisée entre 2003 et 2005 sur un échantillon de 567 logements, a identifié 4 catégories de logements selon la pollution de l’air intérieur :

  • logements fortement pollués par plusieurs COV (7 en moyenne), soit 8,5% de l’échantillon,
  • logements moyennement pollués par 4 à 7 COV, soit 25% de l’échantillon,
  • logements faiblement pollués par les COV et autres polluants, soit 44% de l’échantillon,
  • logements fortement mono-pollués (23% de l’échantillon) dont le niveau de concentration est entre 5 et 400 fois supérieur à l’échantillon complet pour un COV.

Il ressort des choses très intéressantes de cette grosse étude (Sources ici, ici et ici). Comme l”étendue de la pollution en Composés Organiques Volatils :

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Et le fait que l’air intérieur est généralement bien plus pollué que l’air extérieur :

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Et voici les intéressants résultats sur les particules :

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Voici surtout des informations sur la distribution des concentrations :

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Lecture : 25 % des logements ont une concentration en particules fines PM2,5 inférieure à 14 µg/m3, correspondant pour chaque cm3 à un nombre de particules inférieur à 10 000 particules ultrafines (< 1 µm) et 46 particules moyennes à grossières (ces dernières pouvant à certains moments atteindre près de 400)

On rappelle que la norme OMS est de 10 µg/m3 pour les particules fines PM2,5 et 20 µg/m3 pour les PM10.

La pollution aux particules est donc généralisée dans l’air intérieur, avec des niveaux très inquiétants dans au moins 10 % des logements.

Voici le ratio de pollution aux particules entre l’air intérieur et l’air extérieur (Source) :

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On constate que l’air intérieur est en moyenne 60 % plus pollué que l’air extérieur chez les non fumeurs, et 3 fois plus chez les fumeurs.

Limiter la pollution de nos logements est donc une nécessité. Voici quelques gestes simples pour réduire la pollution intérieure :

  • aérer tous les jours chaque pièce de son logement au moins 10 minutes en ouvrant en grand les fenêtres (au bureau aussi et même s’il fait froid !). Aérer encore plus la cuisine après la préparation des repas, et la salle de bains après la toilette. Vérifier la bonne ventilation de son logement (bouche d’aération, VMC…). Aérer en grand les pièces après le ménage, le bricolage ou allumé des bougies ;
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    Rien de bien nouveau, notez…
  • ne faut jamais boucher les entrées d’air ni les grilles ou bouches d’extraction et ne pas les cacher derrière un meuble ou un revêtement. Les grilles doivent être fréquemment nettoyées et dépoussiérées ;
  • ne pas fumer à l’intérieur (les substances toxiques présentes dans la fumée sont absorbées puis libérées par les revêtements et l’ameublement) ;

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  • maintenir dans son logement une température modérée (18-22°C) et un taux d’humidité compris entre 40 et 60% ;
  • choisir des produits d’entretien naturels et écologiques ;
  • passer fréquemment l’aspirateur ;
  • dépoussiérer régulièrement les meubles à l’aide d’un chiffon humide. La poussière fait partie des allergènes les plus répandus ;
  • ne pas utiliser de désodorisant (surtout utilisés en sprays), d’encens ou de parfum d’intérieur chimiques – leur combustion dégage du monoxyde de carbone, très toxique, et d’autres produits dont certains sont nocifs, voire très nocifs. Contre les agents infectieux, certaines huiles essentielles aux propriétés antibactériennes, antiseptiques et antivirales peuvent contribuer à assainir l’air intérieur ;
  • ne pas utiliser de désinfectants (dans les foyers qui ont recours à l’eau de Javel, les enfants ont plus de risques de développer des infections respiratoires. Source : Étude de Lidia Casa et al, Université catholique de Louvain, 2015) ;
  • éviter les insecticides en bombes aérosols ou en diffuseurs électriques ;
  • bannissez les animaux de compagnie des chambres et n’oubliez pas de les laver et de les brosser régulièrement ;
  • choisir des peintures et colles à moquette bios, ou du moins avec un taux de COV très faible ; les solvants présents dans ces peintures et colles libèrent leurs composés organiques volatils (COV) pendant plusieurs années ;
  • faire vérifier régulièrement vos appareils de chauffage et placez les dans des pièces bien aérées ;
  • opter pour une literie antiacarienne (rembourrage en latex, coton, laine) plutôt que du polyuréthane (mousse inflammable qui contient des retardateurs de feu dont les substances peuvent être inhalées). nettoyez et changez aussi fréquemment l’ensemble du linge de lit (draps, couette, oreiller) ;
  • lutter contre l’humidité. Les moisissures peuvent être dangereuses pour la santé car elles peuvent être inhalées et s’installer dans les poumons.

Vous trouverez ici des plaquettes de bons gestes : Appa, Ministère, Quiz

En complément, vous pouvez lire ces pages : Ademe, Ministère, St Gobain, Xpair, OQAI, ou regarder cette présentation très complète.

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Commentaire recommandé

Kiwixar // 24.02.2018 à 01h42

“le coût socio-économique des polluants de l’air intérieur serait proche de 19 milliards d’euros par an et responsable de près de 20 000 décès prématurés.”

J’aimerais bien savoir comment c’est estimé/calculé. Les décès prématurés permettent d’économiser une fortune en frais médicaux encore plus chers (patient plus âgé), et en retraites. Idem pour les fumeurs : si on ajoute la TVA des paquets le long de la vie, les économies en retraite (décès prématuré, la moitié des fumeurs réguliers meurent avant 65 ans, 1 cigarette = 11 minutes de vie), est-ce que ça ne compense pas largement les coûts médicaux (cancer poumons, larynx etc)?

15 réactions et commentaires

  • Kiwixar // 24.02.2018 à 01h42

    “le coût socio-économique des polluants de l’air intérieur serait proche de 19 milliards d’euros par an et responsable de près de 20 000 décès prématurés.”

    J’aimerais bien savoir comment c’est estimé/calculé. Les décès prématurés permettent d’économiser une fortune en frais médicaux encore plus chers (patient plus âgé), et en retraites. Idem pour les fumeurs : si on ajoute la TVA des paquets le long de la vie, les économies en retraite (décès prématuré, la moitié des fumeurs réguliers meurent avant 65 ans, 1 cigarette = 11 minutes de vie), est-ce que ça ne compense pas largement les coûts médicaux (cancer poumons, larynx etc)?

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    • Arcousan09 // 12.03.2018 à 11h41

      L’estimation doit être mesurée au doigt mouillé …

      Certes il faut être vigilant sur ce que l’on introduit dans sa maison mais je crains que ce genre d’article culpabilisant n’ait pour unique but de renvoyer la responsabilité de ce qui se passe dehors sur le citoyen lambda: “vous voyez bien que vous êtes aussi responsable de la pollution” et de ces “milliers de morts” chaque année.

      La malbouffe industrielle doit être autrement plus ravageuse et combien de morts ??????

      Chut …. il s’agit de faire des profits là .

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      • V_Parlier // 12.03.2018 à 21h37

        La désodorisomanie, la parfumomanie, l’achat perpétuel de nouveaux objets (plastiques et choses de ce style), et enfin l’alimentation industrielle, doivent déjà constituer un bon cocktail pathogène dans la plupart des foyers. L’article confirme ce que je pensais.

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  • R1 // 24.02.2018 à 05h28

    mmmhh certains nitrites (genre nitrites d’alkyle) sont des vasodilatateurs, et sont plutôt bénéfiques pour les asthmatiques. M’enfin bon, on parlerait de poppers là.

    Concernant la pollution intérieure, elle est évidemment d’autant plus importante dans un appartement de fumeur. La pollution au radon ne concerne essentiellement que les régions granitiques, pour peu que l’habitation ait une cave (où le radon peut s’accumuler).

    D’une manière générale, ouvrir les fenêtres une dizaine de minutes tous les jours ne nuira jamais tant qu’on n’habite pas Beijing ou New Delhi.

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  • Papagateau // 24.02.2018 à 12h02

    Une piste de réflexion sur la pollution des logements urbains :

    Outre le type de rue, le critère principal, mais rarement cité, était l’étage avec une différence du simple au double rien qu’entre le rez-de-chaussée et le premier.

    Alors, pourquoi pas équiper les rez-de-chaussée d’une VMC inversée , avec prise d’air sur le toit, et éjection sur la rue ?

    La VMC (ventilation mécanique contrôlée) est obligatoire en neuf du fait des directives européennes. Alors pourquoi pas une VMC bien faite ?

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    • vert-de-taire // 14.03.2018 à 10h04

      Le double flux est tellement plus efficace.

      Prendre l’air frais à l’extérieur dans les hauts (mais attention pas sous le vent d’un rejet ..),
      le réchauffer ou refroidir en contre-flux avec l’air extrait.

      On réduit ainsi les pertes énergétiques (quand cela a un sens, le local est convenablement isolé) tout en aérant en continu. Un filtre plus ou moins fin permet de réduire un peu certaines pollutions.

      cela coûte très peu en énergie mécanique (électricité des ventilateurs) relativement au gain thermique. Mon installation a plus de 20 ans sans le moindre souci.

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  • williamoff // 12.03.2018 à 06h05

    “En France, 20 à 25% de la population souffre d’asthme, soit 3,5 millions de personnes”.
    Il n’y aurait pas comme une petite erreur là ?

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    • Arcousan09 // 12.03.2018 à 11h51

      Asthme: maladie moderne induite par des excès d’hygiène en tous genre …
      Vivre un peu plus AVEC les microbes éviterait bien des désillusions … alors que notre société nous incite chaque jour davantage à “désinfecter” “stériliser” tout et n’importe quoi y compris le tuyau de descente des WC. But ultime: faire des profits et non vous protéger
      Dites vous bien que si les microbes n’existaient pas nous ne serions pas vivants mais morts depuis belle lurette …
      De la à vivre crade … il y a une marge
      Un organisme qui n’a jamais eu à lutter est totalement désarçonné quand il rencontre un agresseur microbe, pollen allergène etc … d’où asthme allergies intolérances aussi diverses que variées
      Expérience de médecin

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  • max // 12.03.2018 à 09h29

    Perso, j’habite a Serre-Chevalier dans les Hautes-Alpes, on a encore un manteau blanc.
    Chez nous rarement des moustiques (sauf ceux que les touristes amènent) mais des mouches, j’utilise une glue anti-cafards, elles adorent ca comme dernier repas.
    Pour les matelas prendre une house anti aquariennes norme ISO 13485 qui enferme tout le matelas, même si chez nous il n’y a pas d’acariens les autres bébêtes ne peuvent y pénétrer.
    Pour la nourriture, ne rien laisser à l’air libre, tout mettre dans des boitiers fermés.
    Laver a la machine a 60° le linge et la vaisselle.
    En aspirateur prendre un sans sac du genre Dyson.

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  • max // 12.03.2018 à 09h53

    La glue anti-cafards, la mettre hors de porté des enfants et de tout contact direct.

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  • Christophe V. // 12.03.2018 à 11h35

    A toutes fins utiles, coquilles :
    * doublon des chapitres 7 et 11
    * lien irrésolu sur le dernier point (21. Suivi en direct de la pollution)

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  • vert-de-taire // 13.03.2018 à 09h40

    Concernant les particules fines (PM) les recommandations OMS sont très primaires.
    elles donnent des valeurs de masse alors que la dangerosité semble nettement dépendre de la taille. Plus petit plus dangereux comme indiqué dans le dossier (excellent, merci aux auteurs).
    Or des PM très petites, très inférieures au micron (10..100 nm) peuvent être en masse relative totale faible mais en nombre considérable, et par là, être extrêmement dangereuses.

    Donc la simple mesure massique des PM est de très faible valeur concernant la dangerosité.

    Il se trouve que les moteurs diesel ET les nouveaux moteurs essence (et les pots catalytiques) sont de gros producteurs de très petites particules.
    Avec quelques efforts législatifs ‘on’ a réduit la masse globale MAIS AUGMENTÉ le nombre en diminuant la taille
    et donc AUGMENTÉ la dangerosité.

    Il y a une aberration rationnelle de ne considérer que des masses.

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  • Christophe V. // 13.03.2018 à 15h58

    Participez au réseau de mesures de PM indépendant et citoyen.
    En savoir plus : https://luftdaten.info/fr/accueil/
    et émission Xenius d’Arte (tapez particules).
    Pour moins de 50 €, disposez un capteur de PM2,5 et connectez le (wifi) au réseau européen.
    Pour l’instant plusieurs centaines de capteur en Allemagne et en Belgique. Quelques uns en France

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  • Cyclotouriste // 13.03.2018 à 21h06

    Ben… juste trois petites mentions du co2 (dioxyde de carbone) ? Pour info, l’excès de co2 (environ >1000 ppm) peut provoquer des maux de tête, une irritabilité accrue et une baisse des performances intellectuelles.

    Le co2 est le résultat de la respiration (humaine principalement, mais ton chien en produit aussi) et se répand très bien dans les espaces confinés. Dans une maison ou un appartement moderne (souvent étanche à l’air) et sans ventilation, le taux de co2 augmente passablement vite. Par exemple dans ta chambre à coucher, il peut monter à 4000 ppm en quelques dizaines de minutes. J’ai mesuré qu’il fallait aérer en grand toutes les 45 minutes pendant le sommeil… t’as intérêt à rêver vite ! Plaisanterie mise à part, beaucoup de gens se sentent plus reposés lorsqu’ils dorment la fenêtre ouverte – le taux de co2 n’y est peut être pas pour rien.

    Aérer manuellement par les fenêtres ? Oui mais d’expérience, bien peu de gens le font pendant plus d’un mois…

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    • vert-de-taire // 14.03.2018 à 10h07

      d’où l’usage d’un double flux (cf plus haut) devrait être préconisé voire encouragé.

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