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14.décembre.201714.12.2017 // Les Crises

COP-23 : La grande illusion, par Guillaume Berlat

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Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 04-12-2017

« La répétition est la plus forte des figures de rhétorique » comme le souligne Napoléon Bonaparte. Il en va de même pour ces grand-messes internationales qui reviennent à échéance régulière et dont il n’y a rien, si ce n’est peu de chose de concret et de tangible, à attendre. Tel est le cas des conférences des États parties à l’accord sur le climat, sorte de barnum plus connu sous leur acronyme de « COP ». Tout le monde garde à l’esprit le succès éclatant de la COP21 conclue le 12 décembre 2015 par un accord dont le grand ordonnateur fut et restera devant l’Éternel, Son altesse sénilisme (surnom moqueur donné à Gérard Collomb) Laurent Fabius qui espérait en être récompensé par un prix Nobel de la paix. Il garde en trophée de cette épopée le petit marteau vert avec lequel il a enregistré l’accord unanime de tous les participants à la conférence du Bourget.

Même le grand Talleyrand n’aurait pu parvenir à un tel chef d’œuvre de diplomatie multilatérale ! Mais depuis les choses ont peu évolué et surtout pas dans le bon sens. Tel est le constat que les observateurs avertis peuvent dresser à l’occasion de la COP23 dont les travaux ont débuté le 6 novembre 2017 à Bonn sous présidence fidjienne et se sont conclus le 17 novembre 2017 (dans la nuit du 17 au 18) sur un constat d’échec. La France s’octroie un rôle à part, ad vitam aeternam, dans cet exercice de haute diplomatie climatico-médiatique.

DE LA COP21 À LA COP23 : DE CHARYBDE EN SCYLLA

Le Bourget (COP21): le don du ciel

Souvenons-nous des embrassades sur le podium de la conférence de Paris après l’accord conclu à l’arraché par le président de la COP21, Laurent Fabius le 12 décembre 2015 à l’issue d’une folle nuit ! Nous avions, en son temps, narré les grands moments de cette épopée diplomatico-lyrique que le monde entier nous enviait1. Comment être parvenu à réconcilier l’irréconciliable pour le plus grand bien de la planète et des générations futures ? L’accord a pour objectif de parvenir à limiter collectivement la hausse de la température globale de la planète à 2 degrés d’ici à la fin du siècle. Les États les plus riches s’engagent à financer un Fonds vert pour le climat destiné à aider les pays en développement (sa création a été décidée à Copenhague) d’un montant de 100 milliards de dollars. Mais pour arracher l’accord de tous, y compris de l’administration américaine de Barack Obama, il aura fallu concéder sur certains points. Si un consensus se dégage sur les enjeux, les Etats divergent sur les moyens d’y parvenir, les stratégies d’adaptation et les mécanismes de révision de l’accord. De plus, l’accord ne comporte aucun mécanisme de vérification et de sanction, si ce n’est une forme de dénonciation morale (« naming and shaming »). Mais entre l’énoncé des principes et leur mise en œuvre pratique, il existe un fossé important. La conférence suivante a permis d’en faire l’amer constat.

Marrakech (COP22) : le caprice de la terre

Même si les ratifications de l’accord de Paris vont bon train2, comme cela était largement prévisible les choses se compliquent lors de la COP22 qui se tient à Marrakech3 tant l’accord de Paris est fondée sur la théorie de l’ambiguïté constructive. C’est celle de l’auberge espagnole. Chacun l’interprète comme bon lui semble. Que comprend-on de la lecture de la déclaration finale adoptée dans la nuit du 18 novembre 2016 ? En définitive, le bilan de la COP22 est maigre, pour ne pas dire décevant. Il se borne à la fixation d’un ordre du jour précisant le calendrier de mise en œuvre de l’accord de Paris. L’accord a minima porte sur la finalisation des discussions en novembre 2018 lors de la COP24 qui se tiendra en Pologne. La COP23 de 2017, réunion d’étape, sera présidée par Fidji mais se tiendra à Bonn en Allemagne compte tenu des capacités financières réduites de ce petit État du Pacifique.

En un mot, le seul point d’accord – technique au demeurant – concerne le premier des cinq défis : calendrier des négociations, contributions nationales, coalitions d’action, besoins de financement et mesures d’adaptation. S’entendre sur le lieu de la prochaine rencontre et sur les grandes têtes de chapitre de son ordre du jour, étant entendu que les désaccords sur la substance n’ont pas été réduits mais simplement enregistrés. La COP22 n’est en définitive qu’une conférence d’étape destinée à préparer la suivante, celle de Bonn. En un mot, les conférences d’étape se suivent et se ressemblent.

LA COP23 : LE GRAND DÉSENCHANTEMENT

Le contexte général : un climat défavorable

La conférence des Etats parties de Bonn se présente sous les plus mauvais auspices4. Outre le retrait de l’accord de Paris, les Américains pratiquent la surenchère sur les énergies fossiles polluantes comme le charbon, mettant en porte-à-faux, les autres États5. Par la voix de son secrétaire général, l’ONU alerte sur les efforts très insuffisants des pays pour contenir le réchauffement climatique dans le cadre des 2° C, estimant qu’à ce jour la bataille est presque perdue. Nous sommes désormais sur une pente de 3° C6. Les experts relèvent une concentration record de CO2 dans l’atmosphère en 2016. En effet, après un plateau de trois ans, les émissions mondiales de CO2 repartent à la hausse.

Cette reprise, après trois années de stagnation, est principalement due à la croissance économique de la Chine, premier pollueur mondial7. New Delhi vit dans le brouillard permanent8. Le climatologue Jean Jouzel estime qu’il sera difficile, « en l’absence des États-Unis de demander aux autres pays de rehausser leur ambition »9. Le prochain rapport du GIEC prévu pour l’automne 2018 devrait confirmer ces tendances négatives qui sont en contradiction avec les généreuses intentions affichées lors de la COP21. L’année 2016 aura été l’année la plus chaude jamais enregistrée.

Mais, déjà, 15 000 scientifiques poussent un cri d’alarme sur l’état catastrophique de la planète10. Seule note positive, la Syrie rallie l’accord sur le climat. Le pays sera ainsi le 197ème et dernier État à rejoindre l’accord – ratifié par 169 États- qui est entré en vigueur moins d’un an après son adoption à Paris fin 2015. Si l’accord a été porté, signé puis ratifié par l’administration Obama, il a finalement été dénoncé par le président Donald Trump, élu fin 2016.

Rappelons que sous la pression du lobby automobile (fortement représenté par celui de l’Allemagne), la commission européenne a cédé sur la question du pourcentage des émissions de CO2 imposées d’ici 203011. Sous les coups de boutoir du ministre allemand des Affaires étrangères (Sigmar Gabriel) et son homologue de l’automobile (Matthias Wismann), le président de la Commission, Jean-Claude Juncker jette l’éponge à la veille de la COP2312. Drôle de manière de nous convaincre de l’utilité de l’Union européenne dans la défense de l’environnement, en général et de l’impartialité de la commission européenne dans la défense de l’intérêt général, ce qui est théoriquement censé être son rôle. Elle est manifestement l’otage des groupes de pression qui ont pignon sur rue à Bruxelles.

La France et l’Allemagne tentent de présenter un front commun, du moins en apparence13. A Bonn, Angela Merkel (qui n’a toujours pas formé son gouvernement en raison des différents avec les Verts sur le sort des énergies fossiles en RFA14) et Emmanuel Macron (qui renonce en partie à ses ambitions sur le nucléaire au grand dam de son ministre, Nicolas Hulot)15 réaffirment leurs ambitions climatiques. Ils affirment, main dans la main, leur volonté de lutter contre le réchauffement climatique mais sans prendre le moindre engagement nouveau16.

Le président français (dans un discours exceptionnellement bref), qui ne veut pas être celui du renoncement climatique et qui déclare que « la France sera au rendez-vous » ( ?) souhaite que l’Europe (à laquelle il assigne des objectifs ambitieux pour l’avenir) se substitue aux Américains (en matière financière, on l’aura compris mais avec l’argent que nous n’avons pas, cela va sans dire mais cela va mieux en le disant)17. Nous vivons toujours au-dessus de nos moyens.

Le résultat final : un festival des formules creuses

Il est à la hauteur de ce que l’on pouvait raisonnablement attendre compte tenu du contexte défavorable du moment évoqué ci-dessus. Paroles, paroles… le dernier recours de la diplomatie lorsqu’elle a tout épuisé ses ressources traditionnelles. Antonio Guterres déclare : « Nous devons cesser de parler sur un futur insoutenable mettant en danger nos économies et nos sociétés ». Propos viril mais sans grand effet concret sur les principaux pollueurs de la planète. La conférence de Bonn se contente d’enregistrer le dissentiment entre les États parties. Ni l’appel des États insulaires (Fidji assure la présidence de la COP23) au pape François18, ni les incantations de la société civile (fortement représentée) n’y changeront rien.

Bien évidemment, la question des énergies fossiles crée une ligne de fracture entre ceux qui sont pour (« Like Minded Developing Countries » ou LMDC au premier rang desquels figure la Chine) et ceux qui sont contre (« Alliance pour la sortie du charbon » dont la France qui s’engagent à éliminer leurs centrales au charbon selon des calendriers distincts)19. Les experts les plus objectifs – si tant est qu’il en existe vraiment – estiment que le charbon est la pire plaie climatique.

L’expression « timides avancées dans les conclusions » de la COP23 est le type même de la litote diplomatique destinée à masquer un échec20. Une fois de plus, on renvoie à la prochaine conférence le soin de mettre en pratique les principes généraux et généreux sur lesquels on s’est accordé. Qu’a-t-on décidé en définitive à Bonn sous présidence fidjienne ? L’accord s’est fait sur la tenue d’un cycle d’« an de dialogue » (qui a désormais pour nom « Le dialogue de Talanoa ») afin de pouvoir dresser fin 2018, un bilan collectif des émissions des gaz à effet de serre des 196 pays (y compris la Syrie).

L’objectif est de permettre d’évaluer le chemin qu’il reste à parcourir si le monde veut rester au niveau d’un réchauffement de 2° C d’ici la fin du siècle comme le prévoit l’accord de Paris de 2015. Pour sa part, l’ancienne chef négociatrice de la France, Laurence Tubiana, a vu durant cette COP « les coalitions se structurer de plus en plus ». Un mode de gouvernance dont l’accord de Paris a posé les principes, insiste l’actuelle directrice générale de l’ « European Climate Foundation » qui n’a pu se recaser ailleurs, en particulier à l’ONU. On peut difficilement renier son bébé. In fine, c’est le chat qui se mord chaque année la queue. Avec le processus des COP, c’est arrivé demain. On fera mieux la prochaine fois.

LES COP : LA DESTINÉE (CLIMATIQUE) MANIFESTE DE LA FRANCE

Contre vents et marées, si nous pouvons nous permettre cette comparaison de mauvais goût sur le sujet, il semble que la France se soit auto-investie d’une sorte de destinée climatique manifeste à juger de la position de Laurent Fabius et d’Emmanuel Macron qui n’a pas empêché la France d’être désignée « fossile du jour » en début de conférence.

La France « fossile du jour » : le coup de pied de l’âne

La France a reçu le « fossile du jour », un prix ironique remis chaque jour de la COP par le « Climate Action Network » à un pays membre de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui se distingue par son incapacité à tenir ses engagements. Ce prix vient récompenser les renoncements successifs du gouvernement d’Emmanuel Macron – dernier en date sur le nucléaire. La candidature de la France à ce prix de l’humour fait suite aux déclarations de Nicolas Hulot, expliquant que les objectifs de réductions de la part du nucléaire dans le mix énergétique français ne pourraient être tenus dans les temps initialement prévus. Souvenons-nous, en effet, des promesses d’Emmanuel Macron, réitérées par Nicolas Hulot lors de la présentation de son plan climat !

Le camouflet est réel, pour un président de la République qui cherche à incarner l’inverse de Donald Trump : un dirigeant convaincu de la nécessité d’agir sur le front de la lutte contre les dérèglements climatiques, qui interpelait directement le président des États-Unis après qu’il ait annoncé son retrait de l’Accord de Paris. « Make the Planet Great Again », lançait alors Emmanuel Macron, invitant les climatologues du monde entier à venir s’installer à Paris pour pouvoir mener leurs travaux sereinement et faire de la France un moteur de l’action pour le climat. Ce prix représente bien entendu également un revers pour le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, – qui a perdu trop d’arbitrages au cours des derniers mois, malgré un volontarisme évident te des déclarations inédites, sur la sortie des fossiles comme du nucléaire, sur lesquelles il est depuis systématiquement revenu21.

Le retour de Gaffius à Bonn : l’homme providentiel

Alors qu’on le pensait entièrement accaparé par ses fonctions de président du Conseil constitutionnel, nous assistons au retour de Laurent Fabius sur le devant de la scène médiatico-climatique. L’homme est particulièrement courroucé par ce qu’il est advenu de son opus magnumdiplomatique22.

Avant de se rendre à la COP23, il déclare depuis son bureau du Conseil constitutionnel : « Je vais porter un message très clair : sur la question du réchauffement climatique, il y a aujourd’hui alerte rouge. Il faut mobiliser davantage et plus rapidement »23. Il se déplace personnellement à Bonn pour tancer ses incapables de successeurs. Nous apprenons que Laurent Gaffius reprend du service. Il est en charge de la rédaction d’un « pacte mondial sur l’environnement », pas moins. En effet, Laurent Fabius vient d’être nommé «  haut référent pour la gouvernance environnementale  » de l’ONU24. Ce qui ne va pas sans poser de sérieux problèmes de droit et de déontologie25.

Un titre «  honorifique et bénévole  », a précisé Laurent Fabius, expliquant qu’il allait notamment se consacrer à promouvoir l’adoption du pacte mondial pour l’environnement. Ce pacte, soutenu par la France, est un projet de traité qui rassemblerait les textes sur l’environnement pour renforcer le droit international en la matière26.

Laurent Fabius nous explique que « c‘est une initiative complémentaire, plus large que la question du réchauffement. Il s’agit d’un traité international sur les droits et devoirs que les Etats signataires devraient respecter en matière environnementale. De ce pacte découleraient par exemple la reconnaissance du principe pollueur-payeur ou encore le droit des citoyens à demander des comptes aux Etats concernant le respect de l’environnement. Plusieurs dizaines de pays y travaillent. Le président Macron a fixé comme objectif une adoption en 2020. Ce serait un progrès majeur ». On ne parvient pas à mettre en œuvre l’accord de Paris mais on rédige un autre texte encore plus ambitieux. Dans quel monde vit-on ? Où va se nicher l’orgueil de ce personnage qui figure parmi les plus mauvais ministres des Affaires étrangères que le Quai d’Orsay ait connu au cours des dernières décennies ?

La conférence de Paris de Jupiter : l’argent des autres

À l’invitation du président de la République, cent pays ont été conviés à Paris pour le sommet du Climat (« One Planet Summit » en bon français comme d’habitude avec Emmanuel Macron), à l’exception notable de Donald Trump27. Cette réunion est destinée à traiter de la question cruciale des financements privés et publics indispensables pour lutter contre le changement climatique surtout après que les États-Unis aient cessé de financer le fonds de 100 milliards décidé lors de la COP21.

Ce sommet se tiendra à la date du deuxième anniversaire de l’accord conclu à Paris. Rappelons que la France est assez mal placée pour donner des leçons de morale sur le sujet du financement alors qu’elle est mauvais élève dans ce domaine. Certains experts financiers notent que, si la France devait réellement tenir ses engagements (ce qu’elle ne fait pas), elle (plus gros emprunteur de l’Union européenne) devrait emprunter sur les marchés financiers28. Chose qui parait contradictoire avec l’engagement de Jupiter de réduire le déficit budgétaire de la France tel que promis à la commission européenne.

Le sommet du 12 décembre 2017, organisé par Emmanuel Macron comme réponse au retrait de Donald Trump de l’accord de Paris, autour des questions de financement de l’opération de lutte contre le réchauffement climatique, s’annonce sous les plus mauvais auspices. Il pourrait s’apparenter, comme certains le relèvent déjà, plus que jamais, à une gigantesque machine à laver – à laver plus vert que vert. À repeindre le nucléaire de vert, tout en ne froissant pas les acteurs majeurs de l’industrie fossile. Face à cela, une seule revendication s’impose : Pas un euro de plus pour les énergies du passé. C’est le sens des mobilisations que préparent la société civile, en marge de ce sommet dont la problématique aurait dû être traitée à Bonn à l’occasion de la COP23. Encore, un cavalier seul de notre Jupiter qui vante urbi et orbi les vertus du multilatéralisme. Ce sommet aurait dû normalement être organisé par l’ONU.

Paris espère à cette occasion « construire des coalitions pour arriver à ce sommet avec des résultats concrets », notamment en créant des dynamiques avec les villes, les fonds d’investissement ou encore les banques de développement. Ce que les États ne peuvent ou ne veulent pas faire, on attend que d’autres le fassent à leur place. C’est la fin du régalien auquel notre président est tant attaché. Avec lui, on oscille entre miracle et mirage29.

Pour être complet sur le sujet, le volatil nous apprend que le financement de cette sauterie parisienne, qui se déroulera à La Seine musicale, sur l’île Seguin, à Boulogne-Billancourt, propriété du conseil départemental des Hauts-de-Seine, – que la France ne peut assumer, faute de moyens financiers – reviendra à Bloomberg et la scénographie à la société new-yorkaise Richard Attias & Associates. Ce dernier n’est autre que le mari de l’ex-épouse de Nicolas Sarkozy, Cécilia30. Que le monde parisien est petit ! Encore, un renvoi d’ascenseur… C’est ce que l’on qualifie de société de connivence à la Française.

L’histoire du changement climatique ne serait-elle qu’un éternel recommencement ? On serait tenté de le croire. La COP24 se tiendra à la fin de l’année 2018 à Katowice (haut lieu des mines de charbon en Silésie) en Pologne pour « faire le bilan des émissions de CO2 »31. Suivant la même rengaine, elle nous est aujourd’hui présentée – les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent -, comme décisive (quelle conférence internationale n’est-elle pas décisive ?) pour définir les modalités concrètes de mise en œuvre de l’accord de Paris de 2015 qui est censé s’appliquer à partir de 2020 pour contenir le réchauffement de la planète sous la barre des 2° C à la fin du siècle.

Il ne sert à rien d’utiliser des artifices de joueur de bonneteau pour masquer la réalité. « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible », nous rappelle justement Antoine de Saint-Exupéry. Au rythme où vont les choses, le pari des 2°C c’est loin d’être gagné. Nous sommes dans une sorte de parodie de l’indignation à l’instar des cris d’orfraie poussés lors de la publication des « Paradise Papers » sur le fonctionnement et les clients des paradis fiscaux32. Tout le monde savait mais personne n’osait le dire. En définitive, la COP23 n’aura été qu’une pâle copie (« remake ») du célèbre film de Jean Renoir La Grande illusion.

Guillaume Berlat
27 novembre 2017

1 Guillaume Berlat, COP21 : les détails du diable…, www.prochetmoyen-orient.ch , 21 décembre 2015.
2 Guillaume Berlat, En route vers la COP22 : Marrakech ou le pari de Paris, www.prochetmoyen-orient.ch , 2 mai 2016.
3 Jean Daspry, COP22 de Marrakech : la montagne accouche d’une souris, www.prochetmoyen-orient.ch , 28 novembre 2016.
4 Éditorial, Environnement : le cri d’alarme, Le Monde, 15 novembre 2017, p. 25.
5 Marc Cherki, COP23 : les États face à l’opposition de Donald Trump, Le Figaro, 16 novembre 2017, p. 19.
6 J.-L. P., Allez, 3° C de plus, et basta !, Le Canard enchaîné, 8 novembre 2017, p. 1.
7 La lutte contre le réchauffement climatique est-elle en bonne voie ?, Paris Match, 16-22 novembre 2017, p. 50.
8 À New Delhi, la vie à l’ombre de la population, La Croix, 13 novembre 2017, p. 11.
9 Pierre Le Hir, Climat : la bataille des 2° C est presque perdue, Le Monde, 1er-2 novembre 2017, p. 6.
10 Le cri d’alarme de 15 000 scientifiques pour sauver la planète : « Il sera bientôt trop tard… », Le Monde, 14 novembre 2017, pp. 1, 6 et 9.
11 Cécile Ducourtieux/Stéphane Mandard, Bruxelles cède au lobby automobile, Le Monde Économie & Entreprise, 10 novembre 2017, p. 3.
12 Lobbys à la pelle, Le Canard enchaîné, 15 novembre 2017, p. 1.
13 Simon Roger, Climat : Merkel et Macron en chefs de file, Le Monde, 17 novembre 2017, p. 5.
14 Richard Heuzé, La coalition de Merkel piégée par le climat, Le Figaro, 7 novembre 2017, p. 8.
15 Le chef de l’État à la COP23 pour défendre l’écologie. Emmanuel Macron, le cap vert, CNews Matin 15 novembre 2017, pp. 1 et 3.
16 Nicolas Barotte, COP23 : les promesses de Macron et Merkel, Le Figaro, 16 novembre 2017, p. 13.
17 Discours du président de la République, Emmanuel Macron lors de la COP23, Bonn, www.elysee.fr , 17 novembre 2017.
18 Climat. Les dirigeants du Pacifique en appellent au pape François, La Croix, 13 novembre 2017, p. 21.
19 Simon Roger, Les énergies fossiles ont pollué la COP23, Le Monde, 19-20 novembre 2017, p. 7.
20 Simon Roger, Climat : de timides avancées en conclusion de la COP23, www.lemonde.fr , 18 novembre 2017.
21 Nicolas Haeringer, La France fossile du jour à Bonn, Le Blog de Nicolas Haeringer, www.mediapart.fr , 8 novembre 2017.
22 Jean Daspry, Laurent Fabius ne décroche pas le prix Nobel de la paix, www.prochetmoyen-orient.ch , 24 octobre 2016.
23 Émilie Torgemen, Climat : « Ce n’est pas fichu, mais …», s’inquiète Laurent Fabius, www.lexpress.fr , 14 novembre 2017.
24 Roseline Letteron, Les cumuls de Laurent Fabius, www.libertescheries.blogspot.fr , 19 novembre 2017.
25 Bernard Quiriny, Laurent Fabius : une casquette de trop, www.LePoint.fr , 20 novembre 2017.
26 Climat : Laurent Fabius appelle à agir « immédiatement », www.lepoint.fr , 14 novembre 2017.
27 Simon Roger, Climat : le pari risqué de l’Élysée, Le Monde, 8 novembre 2017, p. 17.
28 La France en dette, Le Canard enchaîné, 22 septembre 2017, p. 1.
29 Pierre-André Taguieff, Macron : miracle ou mirage ?, éditions de l’Observatoire, 2017.
30 Macron à tu et Attias, Le Canard enchaîné, 15 novembre 2017, p. 1.
31 Vite dit, Le Canard enchaîné, 22 novembre 2017, p. 8.
32 Martine Orange, Paradise Papers : la parodie de l’indignation, www.mediapart.fr, 8 novembre 2017.

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Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 04-12-2017

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Commentaire recommandé

basile // 14.12.2017 à 07h00

que dire ? C’est comme une messe, on y va surtout pour se montrer. Puis après avoir rassuré les habitants de la paroisse, on retourne à ses petits trafics.

67 réactions et commentaires

    • Arcousan09 // 14.12.2017 à 09h53

      Il ne faut pas être trop méchant: ça lui donne l’impression d’encore exister ………

       5

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  • Fulsi // 14.12.2017 à 06h41

    Waaaa premier commentaire !!!! Mais sans contenu…. A l’image des COP visiblement :p

     3

    Alerter
    • basile // 14.12.2017 à 07h00

      que dire ? C’est comme une messe, on y va surtout pour se montrer. Puis après avoir rassuré les habitants de la paroisse, on retourne à ses petits trafics.

       34

      Alerter
      • Xavier // 14.12.2017 à 07h19

        Je dirais plutôt des œuvres pour acheter sa conscience et faire bonne figure devant la société, avec l’assurance de graver son nom dans le temple…

         5

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        • Fritz // 15.12.2017 à 00h05

          1517-2017 : On attend le nouveau Luther qui protestera contre l’hypocrisie de ces bonnes œuvres, et les placards affichés contre la messe réchauffiste.

           3

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  • Xavier // 14.12.2017 à 07h06

    Un peu assez qu’on nous parle des « bonnes intentions » de Nicolas Hulot.

    Il a toujours été lié à la filière électronucléaire (mécéne de sa fondation) et sa soi-disant naïveté est surtout un ego démesuré qui fait de lui un très bon pantin téléguidable à distance : un « Hulot utile ».

    EDF n’a eu de cesse de casser l’essor des EnR pour préserver sons marges et son monopole en créant (ils écrivent les lois) des conditions instable dans l’éolien et le solaire afin de dégoûter les investisseurs étrangers qui sont bien plus motivés et performants que ce mammouth gavé depuis toujours de subventions et dont l’opacité est inattaquable tant tous, dont médias et syndicats largement arrosés (CE, budgets com) s’y emploient.

     17

    Alerter
    • patrick // 14.12.2017 à 08h36

      EDF est seulement réaliste par rapport aux capacités de production réelles de EnR.
      Il suffit de suivre les graphiques publiés tous les jours pour se rendre compte du problème, il y a des jours où la production est seulement nulle, dans le meilleur des cas elle est très nettement insuffisante malgré toutes les subventions et les prix trafiqués appliqués à cette filière.
      voir http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique

      Nous sommes face à trois alternatives :
      – diminution drastique de notre consommation pour que notre consommation soit compatible avec la production des EnR
      – investissement dans le nucléaire
      – remplacement du nucléaire par des centrales thermiques.

      La production des EnR devra certainement passer par des équipements individuels ou locaux pour tenir la charge.

       21

      Alerter
      • Tassin // 14.12.2017 à 09h00

        C’est bien entendu l’alternative 1 qu’il faut choisir.
        Par contre sur le potentiel de production des EnR vous vous plantez complètement.Ce qui n’en fait pas une source propre par ailleurs (d’où l’impératif de sobriété) mais ce n’est en tout cas pas un problème de potentiel technique.

        Exemple de nos voisins teutons qui sont pourtant de gros consommateurs ainsi que les plus gros exportateurs d’électricité d’Europe (50 TWh soit 10% de leur production):
        https://www.energy-charts.de/ren_share.htm?source=ren-share&period=annual&year=all

         8

        Alerter
        • patrick // 14.12.2017 à 09h08

          Nos voisins teutons ont été obligés de construire toute une ribambelle de centrales thermiques pour tenir le choc et compenser les intermittences des EnR.
          Ils ont simplement remplacé leurs vieilles centrales ( efficaces mais polluantes ) par des ensembles EnR + centrales thermiques récentes. Ils ont même recommencé à utiliser leur lignite pourrie mais avec des centrales moins polluantes.

          Problème : avec ce système vous doublez forcément vos investissements, il faut mettre une grosse capacité en EnR pour espérer en obtenir suffisamment de production et vous êtes obligés d’avoir quand même des centrales thermiques prêtes à démarrer ou à s’arrêter rapidement.

          Donc ils ont fait des investissements énormes mais sont toujours face au problème d’intermittence , et ça on n’y peut rien.

           11

          Alerter
          • Crapaud Rouge // 14.12.2017 à 09h19

            “toujours face au problème d’intermittence” : ben oui, pour le résoudre sans passer par des énergies fossiles, il faut soit du nucléaire, soit des ENR sur-dimensionnées dont on stocke les excédents pour les délivrer en périodes creuses. C’est possible sur le papier, mais difficile sur le terrain.

             7

            Alerter
            • Xavier // 14.12.2017 à 16h36

              Et le nucléaire, n’esti pas surdimensionné ?
              Et sait-on régler aujourd’hui les problèmes d’aujourd’hui ou les faisons nous porter par les prochaines générations ?
              Le solaire donne une courbe de production bien plus proche de l’activité humaine que le nucléaire…
              Qui a entre autres généré les 3×8 : le rythme humain qui s’adapte à la technologie.

               4

              Alerter
          • Tassin // 14.12.2017 à 09h21

            En bref, vous connaissez très mal le sujet et vous permettez de raconter n’importe quoi sur mythe des “Allemands-qui-construisent-des-centrales-à-charbon-à-cause-de-l’éolien”: https://energytransition.org/wp-content/uploads/2017/01/img3.png
            Le graphique de 2017 sera évidemment encore bien meilleur.

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            • patrick // 14.12.2017 à 09h26

              j’ai trouvé ça , ça détaille tout
              https://jancovici.com/transition-energetique/choix-de-societe/vers-quoi-lallemagne-transitionne-t-elle-exactement/

              conclusion : des coûts faramineux pour une efficacité douteuse et un joyeux b..l en prévision dans l’approvisionnement , surtout si tous les autres pays font pareil.

              en bref :
              éolien + soleil , c’est intermittent , quand on arrive à 20% de rendement on est content et ça ne garantit pas l’approvisionnement
              les autres Enr sont aussi limitées pour des causes naturelles , on ne mettra pas des barrages partout.
              on ne sait pas stocker l’électricité et les stockages qui seront peut-être envisageables un jour vont coûter la peau des ..

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            • Tassin // 14.12.2017 à 09h45

              C’est du Janco… avec son indécrottable parti-pris pro-nucléaire et anti-renouvelable.
              Faut voir son dernier papier sur le potentiel EnR en France où il prend les coûts d’installation du PV… d’il y a 5 ans! Pathétique.

              Pour le potentiel EnR en France, en source neutre vous avez le rapport RTE qui est sorti récemment.
              http://www.rte-france.com/sites/default/files/bp2017_synthese_17.pdf

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            • nico // 14.12.2017 à 17h26

              Ce que montre surtout votre graphique c’est que malgré les investissement colossaux dans les EnR les allemand sont parvenus à réduire leurs émissions fossile de 6% en 13 ans, super !! A ce rythme là il leur faudra juste 350 ans pour émettre la même quantité de CO2 qu’un français aujourd’hui. Rappelons également qu’il on déclarés dans leur NDC une réduction de 20% en 2020 (ce qui veut dire réduire de 14% en 3 ans…) et 80% en 2050. Je leur souhaite donc bien du courage, il ont intérèt à mettre le turbo !!!
              A noter également que même si il parvenait à atteindre l’objectif des 20% ils seraient encore 40% au dessus des français…. Donc coté climat on a encore de la marge !!

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          • Patrick // 14.12.2017 à 10h49

            Le secteur de l’électricité en Allemagne se caractérise en 2016 par la prépondérance des combustibles fossiles : 53,6 % ; la part du nucléaire n’est plus que de 13,1 % (27 % en 2004 et 22,2 % en 2010) et celle des énergies renouvelables atteint 29 %.

            Source Wikipédia :
            https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lectricit%C3%A9_en_Allemagne

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          • Haricophile // 14.12.2017 à 23h15

            Parce que l’EPR n’est pas un investissement, les centrales qu’on ne sait pas démanteler non plus, et enfin le coût quasi éternel des déchets toujours pas….

            cessez de vous foutre de notre poire.

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          • Fulsi // 15.12.2017 à 01h28

            Les barrages hydroliques sont un bon moyen de lutter contre l’intermittence, dans quelle mesure la est la question

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            • JBB // 16.12.2017 à 19h57

              Sauf qu’on ne peut pas non plus construire de nouveaux barrages. ( cf Sivens )

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        • patrick // 14.12.2017 à 11h34

          L’alternative 1 ( réduction drastique de notre consommation ) est-elle réaliste quand on considère l’organisation de nos sociétés.
          Les grandes concentrations humaines de type Région Parisienne sont complètement basée sur l’énergie abondante, sure et bon marché , et le plus souvent sur une montagne de dettes pour créer les infrastructures nécessaires.
          Ces concentrations ont également besoin de toute une infrastructure de ravitaillement pour l’alimentation, grosse consommatrice d’énergie à travers tout le pays ( usines agro, stockage, transport , réseau de communication ).
          Je vois mal une grosse réduction de notre consommation d’énergie dans ces conditions.

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      • Yann // 14.12.2017 à 09h20

        @Patrick, je dirai plutôt

        Nous sommes face à trois alternatives :
        – diminution drastique de notre SURconsommation pour que notre consommation soit compatible avec la production des EnR
        – investissement dans les EnR
        – remplacement du nucléaire par des EnR (et non des centrales thermiques)

        Oui, en effet, EDF est réaliste par rapport aux capacités du lobby nucléaire, surtout lorsqu’en a un 1er ministre venant d’Areva…
        Quel est le coût d’un EPR (qui ne produit rien). Pourrions nous pas mettre cette somme dans les EnR ?
        Forcèment, ce n’est pas en supprimant les subventions, les investissement dans les EnR qu’on va en augmenter la production (CQFD).

        Actuellement, 20 réacteurs d’EDF [sur 58] sont à l’arrêt, en partie pour des problèmes de non-conformité et de sûreté. C’est l’incapacité du nucléaire à répondre à ce qu’on devrait en attendre qui créé les difficultés d’approvisionnement.

        Un rapport, baptisé « Ampère », montre qu’il est possible de fermer 16 réacteurs d’ici 2030, sans crainte de coupure de courant, et sans construire des centrales thermiques.

        Alors arrêtons cette propagande pro-nucléaire, à l’aide de graphiques qui ne montre rien !

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        • Gaby // 14.12.2017 à 11h02

          Mais l’urgence n’est pas de remplacer le nucléaire mais le fossile !

          Pourquoi utiliser le renouvelable pour remplacer le nucléaire quand il est beaucoup plus urgent de remplacer les énergies fossiles ?

          L’impact du nucléaire est-il aujourd’hui plus négatif que celui du fossile ? Très loin de là.
          Même un accident nucléaire, si l’on raisonne purement en terme de bénéfice/risque, est moins négatif pour l’intérêt collectif que l’utilisation des énergies fossiles pour produire de l’électricité. (Pollution de l’air, diminution plus rapide des ressources fossiles et du charbon dont on ne sait pas se passer pour d’autres usages pour le moment, décès causés par la pollution de l’air, émission de Co2…)

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      • Malbrough // 14.12.2017 à 09h25

        Je suppose que vous y incluez la production d’énergie nécessaire au secteur primaire et secondaire (industrie de transformations) .
        Parce qu’effectivement si l’objectif est de continuer à fermer nos usines et détruire de l’emploi dans notre pays , on peut envisager encore de faire beaucoup “d’économies”.
        Mais que d’autres nations comme l’Allemagne ne nous suivent pas c’est aussi un peu logique .
        Quant à la formule “pollueur payeur” là encore il y a de quoi ricaner :
        c’est certain que si nous n’utilisons plus d’énergie pour faire tourner des usines dont nous nous débarrassons ,nous polluerons beaucoup moins mais les pays en croissance économique qui consomment ne sont pas pressés pour payer et rentrer dans les marchés et trafics des quotas carbone .
        Finalement on se paie de mots et on survole les véritables problèmes .
        Au lieu de “sauver la planète”, nous adopterions des objectifs plus précis , plus modestes , comme sauver ou régénérer les forêts primaires , ce qui est du pouvoir de l’humanité , ça paraîtrait plus sérieux .

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      • Le Rouméliote // 14.12.2017 à 10h59

        Ah, oui ? Et pour la fabrication de l’aluminium ou pour les data centers, on mettra des éoliennes dans la vallée ou des panneaux solaires sur le toit d’usines à énergie positive ?

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        • patrick // 14.12.2017 à 11h29

          Ben non, on les délocalise en Chine . Comme ça on est gentils avec la planète et les Chinois sont méchants.
          C’est ce qu’on fait depuis 20 ans pour les usines et ça fonctionne très bien sauf pour les sans-dents qui n’ont plus de boulot mais on s’en fout ils votent mal. 🙂

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  • Bruno // 14.12.2017 à 08h16

    Et dire que tout cela c’est du pipeau complet ! Qui peut bien croire au réchauffement climatique à par ceux qui rêvent de transformer la transition énergétique en une gigantesque usine à relancer de la croissance, par le gaspillage, bien entendu ?

    http://h16free.com/2017/12/04/59725-parlons-climat-i-contexte-temperatures-et-gaz-carbonique
    http://h16free.com/2017/12/11/59794-parlons-climat-ii-ouragans-oceans-et-ours-polaires

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    • patrick // 14.12.2017 à 08h38

      c’est ce qui me rassure.
      Que les COP soient des échecs n’a finalement pas grande importance , à part le fric du contribuable gaspillé , puisque nous n’avons aucune action sur le climat qui fait ce qu’il veut ( et dont nous ne comprenons toujours pas le fonctionnement ).
      L’échec répété des COP protège au moins les citoyens des plus grosses âneries de nos chers politiciens , même si on commence à voie fleurir un certain nombre de taxes.

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    • Gaby // 14.12.2017 à 10h03

      Ok admettons que le réchauffement climatique n’a pas d’impact sur la vie humaine à court ou moyen terme, ou qu’il ne soit pas l’oeuvre de nos émissions de Co2.

      Qu’en est-il de la raréfaction des ressources fossiles ou des métaux précieux ?
      Qu’en est-il de la dégradation des sols et de la qualité nutritives des aliments ?
      Qu’en est-il de la déforestation et de l’empiétement toujours plus important des sociétés humaines sur les espaces naturels ?
      Qu’en est-il de la disparition massive des insectes et en particulier des pollinisateurs ?
      Qu’en est-il de la disparition massive d’espèces ?
      Qu’en est-il de la diminution du nombre de poissons causée par la surpêche ?
      Qu’en est-il de la pollution de l’air et de l’eau ?
      Qu’en est-il de la bétonisation à outrance ?
      Qu’en est-il des pollutions aux métaux lourds des poissons qui finissent dans notre assiette ?
      Qu’en est-il de l’acidification des océans ?
      Qu’en est-il de notre dépendance à des sources d’énergies qui n’existeront plus dans 50 ans ?

      Vous pouvez prendre le problème par le petit bout de la lorgnette en niant les effets du réchauffement climatique si vous voulez, mais au fond, qu’est-ce que ça change à notre situation ?

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      • Le Rouméliote // 14.12.2017 à 11h07

        Simplement, que tous les problèmes que vous évoquez n’ont strictement rien à voir avec une origine humaine d’un soi-disant réchauffement climatique ! Donc, ils doivent être analysés pour ce qu’ils sont et les mesures à prendre doivent être spécifiques et non au titre d’un fantasme qui, lorsqu’il s’écroulera, entraînera dans sa chute toute mesure écologique sensée ! Et on aura gagné le gros lot !

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        • Gaby // 14.12.2017 à 11h23

          En ce sens je suis d’accord avec vous, mettre le réchauffement climatique en avant, qu’il soit d’origine humaine ou non, ne sert pas la cause écologique. (terme que j’utilise ici pour résumer les problèmes évoqués plus haut).

          Mais le message auquel je répondais pourrait lui aussi être trompeur et contre-productif s’il se résume à “le réchauffement climatique c’est pas de notre faute, circulez il n’y a rien à voir” et s’il n’en profite pas pour justement réorienter le débat utilement comme vous et le commentateur du dessus le faîtes.

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      • Loxosceles // 14.12.2017 à 11h10

        Justement, l’hyper-focalisation sur le climat permet d’éviter de parler de tous les problèmes écologiques dont vous parlez et de bien d’autres, ou, au mieux quand on en parle, de tous les rapporter arbitrairement au climat, ce qui est bien sûr totalement abusif, mais permet de tirer toujours plus la couverture vers ces COP inutiles… Quand ce point aura été admis par le plus grand nombre, on aura fait un pas en avant, pas en avant que ne permettront jamais ces COP, royaume de l’enfumage pseudo-écologique. Ce ne sont que des paravents pour prétendre qu’on se préoccupe d’écologie au plus haut niveau.

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      • patrick // 14.12.2017 à 11h19

        Ne mélangeons pas tout !!

        oui ! , nous avons largement salopé la planète ! ça , on ne peut pas le nier.
        Mais faut-il pour autant mettre toutes ces pollutions sur le dos du réchauffement climatique imputable à l’Homme ? non !

        Avons-nous la preuve que ce réchauffement climatique est aussi important et nocif que prétendu ? non ! ( rien d’exceptionnel par rapport au passé )
        Avons-nous la preuve qu’il est du à l’action de l’Homme ? non ! et surtout on voit bien que le battage fait autour montre surtout l’absence d’arguments sérieux , le dernier en date étant ce pauvre ours blanc en train de mourir de faim … pour une cause finalement inconnue.

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        • Yann // 14.12.2017 à 12h25

          Mais si c’est seulement le réchauffement qui vous tracasse, il suffit juste de baisser la clim’ !!
          C’est vrai que le réchauffement climatique n’est pas aussi important et nocif que pretendu ! pour celà, j’ai pas besoin de vous montrer un ours polaire, mais on peut aller voir la Mer de Glace si vous voulez !

          Et les preuves ne manquent pas (gaz à effet de serre, couche d’ozone, etc…).
          Jusqu’à preuve du contraire, ce ne sont pas les ours qui traversent l’europe avec des camions chargés à vide, ou qui transportent des pommes de terres d’Itale pour les éplucher aux pays bas et les revendre en frites en Italie, et tout ça par la route !

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          • patrick // 14.12.2017 à 12h54

            La mer de glace ? aucune importance
            La plupart des glaciers alpins avaient disparus durant l’époque romaine et au moyen-âge et les populations humaines étaient plutôt plus prospères qu’entre ces périodes.
            Donc le mythe des glaciers éternels est faux , ils avancent et ils reculent périodiquement avec ou sans activité industrielle humaine.

            Pour les camions , ben oui ça dépend beaucoup des subventions, taxes et réglementations décidées par les mêmes politiciens qui hurlent au réchauffement climatique anthropique en nous annonçant de nouvelles taxes.

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            • jewdocha // 14.12.2017 à 17h02

              S’ils avancent et puis reculent comment voulez vous qu’ils ….spéculent. Je me rapporte au Larousse hein.

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    • cédric // 14.12.2017 à 12h35

      Mais sérieux, y a encore des gens pour écrire des âneries pareilles et d’autres pour les croire.
      Alors le CO2 n’est pas un polluant ? Mais on a jamais parlé de polluant mais de gaz à effet de serre. Le coup de la petite quantité ? Génialissime.
      Et alors dans les commentaires la perle : Tchernobyl c’est super, c’est le royaume des chasseurs cueilleurs. Je pensais monter une ZAD là-bas quand ils fermeront celle de Notre-Dame des Landes. Je vous jure que de conneries en ce bas monde.
      Ca me fait penser [modéré] ou encore à l’enfumage de l’industrie chimique sur le soja : http://naturo-passion.com/krach-sperme-soja-perturbateur-endocrinien/

      Et je rejoins Gaby : Vous pouvez prendre le problème par le petit bout de la lorgnette en niant les effets du réchauffement climatique si vous voulez, mais au fond, qu’est-ce que ça change à notre situation ?

      Et sur l’industrie nucléaire le travail passionnant de Pablo Servigne : https://pabloservigne.com/

      Bonne journée à tous

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    • Subotai // 15.12.2017 à 08h57

      “”Qui peut bien croire au réchauffement climatique …”
      *******
      Ceux qui le subissent…
      Enfin, ils n’y “croient” pas, ils le vivent…
      C’est pas grave, bientôt, vous aussi pourrez en bénéficier…

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  • Louis Robert // 14.12.2017 à 08h19

    L’amertume des plus grands en la matière ne ment pas: nous avons dépassé le point de non-retour. Il ne nous reste plus qu’à nous y faire… nous « adapter »… Démence!

    Dans sa colère, James Hansen (NASA) avait été clair au lendemain des cérémonies parisiennes, si tristement euphoriques: «imposture, simulacre et fausseté… des mots en l’air…».

    “It’s a fraud really, a fake,” he says, rubbing his head. “It’s just bullshit for them to say: ‘We’ll have a 2C warming target and then try to do a little better every five years.’ It’s just worthless words. There is no action, just promises. As long as fossil fuels appear to be the cheapest fuels out there, they will be continued to be burned.”

    https://www.theguardian.com/environment/2015/dec/12/james-hansen-climate-change-paris-talks-fraud

    À sans cesse reporter les échéances, on finit par frapper mortellement le dernier mur et l’on s’effondre.

    Nous y sommes. Voyez!

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    • Genuflex // 14.12.2017 à 10h39

      C’est toujours le même ton outré quand à l’idée que l’ancien monde va s’effondrer. Mais qu’est-il supposé faire d’autre pour qu’un autre rapport de l’homme à la nature soit possible et qu’un autre monde émerge ? Que va-t-on garder d’un monde construit avec l’utilisation des énergies de stock dans un monde basé sur les énergies de flux ?
      Le photovoltaïque et l’éolien, sont fabriqués avec l’infrastructure du pétrole, le ROI du pétrole, et la quasi-gratuité du pétrole. Sur le modèle actuel, ni l’un ni l’autre ne dépasseront de plus de 20 ans la disparition du pétrole.
      Dans une logique de flux, la richesse, c’est la surface de captation solaire. Dans cette perspective, l’humanité ira cultiver 100% de la surface émergée insolée pour augmenter l’énergie disponible. Dans ce monde, on choisira une technologie sur le ROI le meilleur, certes, mais aussi avec une énergie d’activation faible, vu que la disponibilité sera plus faible.

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      • patrick // 14.12.2017 à 11h21

        La seule façon totalement durable et propre d’exploiter l’énergie solaire est la photosynthèse, tout le reste est lié à tellement de matériaux qu’il faut extraire et ensuite transformer que c’est illusoire de miser dessus.

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  • Toutatis // 14.12.2017 à 08h25

    le « fossile du jour » pour récompenser le renoncement sur le nucléaire n’est pas du tout mérité, car on ne voit pas en quoi cela aggrave le dérèglement climatique. ça aurait plutot tendance à diminuer le consommation de combustibles fossiles.

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    • Xavier // 14.12.2017 à 16h44

      Et en plus on gère tellement facilement les « petits détails » du nucléaire…
      Risque terroriste, ressources en tension, démantèlement, stockage des déchets…
      Des broutilles… qu’auront à gérer nos descendants qui nous maudiront pour avoir utilisé pour pas cher l’énergie qui aura eu finalement le prix le plus cher.

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      • Raphaël // 15.12.2017 à 22h36

        Concernant les petits détails, vous ne confondez pas avec le pétrole ? Relisez votre phrase en pensant au pétrole, c’est édifiant !

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  • Crapaud Rouge // 14.12.2017 à 09h02

    Indépendamment de ce que font les acteurs, (multinationales, États, banques…), le système existe d’abord et avant tout par la légalité qu’il produit. J’en parle ici : https://onfoncedanslemur.blog/2017/12/09/le-dernier-empereur/ Il en va de ces COP comme de l’amende de 2 milliards d’euros infligée à HSBC pour blanchiment : elles “légalisent” les excès trop voyants du système. Ca semble évident mais c’est plus curieux qu’on croit.

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  • patrickluder // 14.12.2017 à 09h19

    1° Toutes les démarches visant des actions futurs n’ont aucune valeur, seuls les démarches misent en fonction maintenant ont une quelconque valeur … sinon cela ne fait que reporter sur d’autres ce que nous devrions faire nous-même, ici et maintenant.

    2° Il est évident que les démarches visant la protection du climat ou la protection des ressources ou l’équité entre les peuples auront un impacte géant sur les marchés et l’économie (qui seront rendus en partie responsables de la gabegie actuelle)… mais le toujours “REPORT A FUTURE” n’est pas une solution et ne montre que notre incapacité à prendre les responsabilités qui nous incombent.

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  • nicolas // 14.12.2017 à 09h24

    1- Faire des textes pour prétendre baisser la température globale de 2 degrés et pinailler sur 0.x degré de baisse ou de hausse c’est juste ridicule , on pourrait faire aussi des textes pour avoir plus de beau temps tant qu’on y est je suis sûr que le ciel respectera nos lois de papier évidemment …

    2- La pollution à outrance est le revers de la médaille de la mondialisation et du consumérisme effréné mais ces gens se gardent bien de le relever.
    Donc ouais ouais on va moins polluer et changer de téléphone tous les 6 mois tout en s’achetant une télé par an et faisant des primes à la casse pour des voitures en état de marche … Mais bien sûr …

    3- Ce problème n’est pas un problème , c’est la marque majeure de la fin d’un cycle , d’une civilisation qui touche du doigt ses limites désormais.
    Et ce phénomène finira par emporter notre civilisation.
    Ce n’est pas la civilisation du consumérisme qui pourra régler ce problème car c’est un de ses piliers tout simplement.
    Si on voulait régler ce problème alors il faudrait cesser de vivre comme on le fait et évidemment cela ne servirait pas les intérêts des gens de pouvoir au sens large …

    En tout cas toute solution qui irait dans le sens d’une baisse significative de la pollution va contre les intérêts des multinationales et de leurs employés que sont les politiciens …

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    • nicolas // 14.12.2017 à 09h31

      Par exemple :

      – Cesser l’obsolescence programmé aurait pour conséquence de vendre moins de produits moins souvent donc baisse des revenus , baisse de la croissance des PIB etc etc …
      – Faire une vraie politique d’énergie verte aurait pour conséquence de casser les monopoles industriels dans ce secteurs.
      On sait le faire ça , on a les technos pour faire de chaque maison de chaque immeuble un producteur d’électricité mais cela ne plait pas en haut lieu bien sûr.
      -En gros cela reviendrait à passer d’un modèle centralisé des richesses à un modèle décentralisé qui ferait de chaque consommateur un producteur.
      C’est pas demain la veille que cela verra le jour croyez moi …

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      • nicolas // 14.12.2017 à 11h17

        Pour ouvrir sur mon dernier point :

        Faire de chaque consommateur un producteur , et en particulier en matière d’énergie , cela revient à dire tout simplement de retirer du champ du commerce ( et donc de la finance ) des pans entiers de l’économie …

        Si on va au bout de la réflexion c’est bien de cela qu’il s’agit.

        Vous pensez vraiment que c’est ce que veulent tous ces imposteurs ?

        Moi je pense que non.

        Et si on va au bout du bout de la logique : pour vraiment traiter le problème de la pollution du réchauffement et tout le tintouin , et bien il faut en passer par là.

        Il n’y a pas 12 manières de le faire , il n’y en a qu’une et c’est celle là.

        C’est à dire abandonner la civilisation consumériste , la financiarisation , la centralisation de l’argent et du pouvoir.

        Je pense pas que ça ferait plaisir à Bill Gates tout ça entre autre …

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      • patrick // 14.12.2017 à 11h25

        L’obsolescence programmée n’est plus un concept “utile”, nous ne sommes plus à concevoir des produits avec une durée de vie limitée , bien au contraire.
        Le travail de conception est maintenant de concevoir des produits le moins cher possible , avec les composants les moins chers possible et les coûts de fabrication les moins chers possible tout en espérant qu’ils tiennent au moins la durée de la garantie , et sans que les gars du bureau d’étude finissent en dépression 🙂

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        • nicolas // 14.12.2017 à 12h35

          Ah bon ?
          Vous devriez vous renseigner sur le monde merveilleux des imprimantes et de l’électroménager …
          En outre j’avais lu que du temps de l’union soviétique , les produits utilisés dans le bloc communistes étaient fait pour durer très longtemps et ça durait.
          Par ailleurs , vous devriez vous renseigner sur cette fameuses ampoule qui fonctionne en continu dans une caserne de pompier à New York depuis plusieurs dixaines d’années.
          Tout ça pour vous dire que oui on sait faire des produits qui durent très longtemps mais non ne le fait pas ou plus depuis bien longtemps.
          Donc l’obsolescence programmée oui ça existe et c’est utile mais pas pour vous …
          C’es utile pour ceux qui vous vendent leurs produits bien sûr.

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          • nicolas // 14.12.2017 à 12h41

            Tiens un petit exemple pour vous.
            Dans l’agriculture.
            Est ce que vendre et obliger les agriculteurs à utiliser des semences modifiées qui donnent des plantes qui ne se reproduisent pas ne serait pas un peu de l’obsolescence programmée .. ?
            Pourquoi faire cela alors qu’on pourrait juste prendre une part des récoltes pour ré utiliser les semences sans passer par un labo d’une boite d’agrochimie ?
            Ils appellent cela les frankenseeds je crois.
            Et si par malheur vous utilisiez des semences naturelles dans le but de prendre une part des récoltes pour les replanter , vous avez une grosses amende …
            Et même en France oui oui.
            C’est ça qui ne va pas dans notre monde tout est comme ça et cela génère de la consommation inutile à outrance et in fine de la pollution à outrance.
            Voilà le vrai problème.
            Notre civilisation telle qu’elle existe aujourd’hui ne peut pas régler ce problème car justement elle repose sur ce même problème qu’elle génère.
            Si on règle le problème de la pollution on tue notre civilisation tout simplement.
            Pour le quidam pas de problème , mais pour celui qui a le pouvoir cela veut dire la fin de son pouvoir et de l’argent qui va avec.
            Voilà

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            • patrick // 14.12.2017 à 14h54

              “semences modifiées = l’obsolescence programmée ”
              non , sinon on peut tout classer en obsolescence programmée , on pourrait même y mettre le réchauffement climatique.

              Le fait de mettre les semences dans une liste des semences autorisées ou non est au départ du délire étatique avec la volonté de tout vouloir réglementer , et ensuite ça a bien arrangé les géants du secteur.

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            • Bouddha Vert // 15.12.2017 à 00h30

              Bonjour,

              Les graines dont vous parlez sont toutes des OGM avec un copyright lié au fait que son code génétique est le fruit de leur travail.
              Personne n’oblige nos agriculteurs à acheter ces graines, qui de toute manière sont également pourvu du gêne “therminator”.
              Quant aux “semences naturelles”, personne ne vous empêche de planter de vieux blés, épeautres…
              Personne n’oblige également à verser des pesticides sur nos cultures, mais, sommes nous d’accord pour voir passer le poids de notre nourriture d’une dizaine de pour-cent de notre pouvoir d’achat à 30, 50 ou 90%?

              Ce n’est pas pour rien que retourner au 100% ENR comme avant la machine à vapeur ne se fera pas sans un effondrement, écologiquement salutaire, de notre pouvoir d’achat.
              Puisqu’avoir du pouvoir d’achat c’est avoir une action puissante sur le monde et donc disposer de beaucoup de ressources énergétiques (Alimentaires, terres arables, diversité génétique, métalliques, carburants etc…)

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          • patrick // 14.12.2017 à 12h59

            L’ampoule qui fonctionne depuis des lustres étaient faite avec un filament de carbone , c’est la dernière survivante de la série et en plus son éclairage est digne d’une bougie.
            Les imprimantes ( j’en ai vendu dans le passé ): les fabricants ne gagnent pas d’argent sur les imprimantes ( vendues limite à perte )mais sur les consommables , ils n’ont donc aucun intérêt à ce qu’elles tombent en panne sinon vous pourriez passer chez le concurrent et arrêter d’acheter leurs cartouches.
            L’électroménager : voir mon post ci-dessus , vous voulez tous acheter le truc le moins cher possible , donc vous en avez pour votre argent.

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            • nicolas // 14.12.2017 à 16h24

              Ce que vous dites sur les imprimantes c’est juste n’importe quoi …
              Bien sûr qu’elles sont programmées pour tomber en panne tout le monde le sait sauf vous qui soit disant en vendiez.
              Il y a même des kits à vendre pour remettre à zéro le compte des pages avant la panne.
              À mourir de rire vos commentaires …

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            • nicolas // 14.12.2017 à 16h26

              Le fait de mettre les semences dans une liste des semences autorisées ou non est au départ du délire étatique avec la volonté de tout vouloir réglementer , et ensuite ça a bien arrangé les géants du secteur.

              = cycle de vie court = obsolescence programmée = centralisation du marché = plus de profit = consumérisme = pollution

              Bref ce que j’ai dit plus haut quoi …

              Vous êtes du genre à vouloir toujours avoir raison même en faisant des paraphrases ?

              Ça doit pas être marrant une discussion avec vous 🙂

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            • patrick // 14.12.2017 à 16h34

              ” kits à vendre pour remettre à zéro le compte des pages ”
              ça a été fait pour un modèle il y a longtemps, il y a belle lurette que les constructeurs ne font plus ce genre d’ânerie qui était peut-être tout simplement du à la paresse du développeur.
              Donc padamalgam comme on dit toujours, même BFM s’en est rendu compte , c’est tout dire
              http://bfmbusiness.bfmtv.com/01-business-forum/pourquoi-limpression-coute-si-cher-289530.html

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  • Sud // 14.12.2017 à 09h26

    Complètement, ou apparemment HS. Mais je ne sais comment alerter autrement les lecteurs… Et pourtant, comment cela peut-il passer sous silence ?

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=CFE31AD4991F54D1563B7720A93707F7.tplgfr21s_1?cidTexte=JORFTEXT000036012682&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORF

    Cet arrêté publié au JO il y a un mois, met en place ce à quoi même Big Brother ne devait pas rêver : un robot informatique qui va tourner nuit et jour en organisant un traitement automatisé de lutte contre la fraude dénommé « ciblage de la fraude et valorisation des requêtes ».

    Vous apprécierez la liste des bases de données reliées à ce robot…
    Stupéfiant… Mais où, cela va-t-il s’arrêter ?

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  • wuwei // 14.12.2017 à 11h49

    Macron, Fabius, Obama, Merkel et la quasi totalité des politiques mondiaux sont des jocrisses ? ce n’est pas une nouvelle pour qui a deux sous de lucidité.
    La farce des COP sponsorisé par les plus grands pollueurs ne résoudra pas les problèmes climatiques ? même réponse que ci-dessus.
    A part un sursaut de l’ensemble des citoyens pour chasser tous ces malfaisants je ne vois pas comment nous échapperons aux désastres qui sont déjà là de toute façon.

    Voyons-nous « les choses en noir » ou sont-ils incapables de regarder l’horreur en face ? (par Nicolas Casaux) – Le Partage

    http://partage-le.com/2017/12/8414/

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    • Bouddha Vert // 15.12.2017 à 00h42

      Pas besoin de les chasser, et d’ailleurs comment?

      Mieux vaut donner l’exemple, faire exemple, et consommer à la hauteur de ce que le biotope peut encore absorber, environs 4 Giga Tonnes de CO2, soit environ 500kg par humain et par an.

      Cela ne se fera pas dans un bureau, à priori sans smartphone, il faudrait quand même conserver notre réseau filaire(!), et globalement dans un champs.

      Il faut beaucoup de courage.

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  • ruthessemen // 14.12.2017 à 12h24

    Juste un bref commentaire sur cet excellent article.
    Il faut réduire drastiquement le charbon de loin le plus polluant.
    Arrêter le nucléaire.
    Poursuivre le develloppement économique ( qui demande de l’énergie) avec une population qui augmente et avec avec un taux de croissance ( sinon les gens feront des bêtise).
    Ce n’est pas les énergies renouvelables qui pourront se substituer aux énergies fossiles.
    La messe est dite, je pense.
    …à moins d’entrer en décroissance , la fin de l’obsolescence programmée, etc.
    …et quitter le capitalisme.
    Je n’y crois guère .

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    • Freddi // 14.12.2017 à 16h28

      Parfaitement d’accord.
      Notre civilisation est en run off après avoir dépassé un point de non retour.
      Si demain, un politique courageux décide de faire une pause, d’arreter de produire n’importe quoi pour créer des emplois, je ne lui donne pas 3 mois pour se faire virer à la suite de grèves de tous nos citoyens/consommateurs imbibés de gadgets mortifères pour notre survie.
      Mais après tout, dans 30 millions d’années (c’est rien à l’échelle géologique) la tectonique des plaques, une biosphère renouvelée aura recyclé tout ce gâchis dans les couches géologiques.
      Circulez il n’y a plus rien à voir!

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    • Subotai // 15.12.2017 à 09h03

      Vous ne parlez pas de la variable d’ajustement qui est tout simplement l’humain.

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  • Brigitte // 14.12.2017 à 20h10

    La grand messe n’est-elle pas le salon mondial de l’écologie de marché?
    A coup de millions de dollars, les pays riches vont aider certains pays à développer les EnR pour dynamiser ce nouveau marché et en avoir les retombées économiques.
    Et la France dans tout ça? elle a un savoir faire dans le nucléaire mais elle n’en a aucun dans les EnR intermittentes et importe tout. Que peut-elle espérer comme retour sur investissement? aucun mais comme le dit G. Berlat, la France a un rôle à part….
    Elle pourrait pourtant en avoir un de premier plan dans le développement de l’énergie hydraulique. La centrale marémotrice de la Rance est pionnière dans ce domaine. où en est-on aujourd’hui?
    l’idéal serait d’avoir des ressources énergétiques décentralisées mais sans multiplier les connections. Chaque foyer ou quartier gère ses besoins énergétiques en fonction de ses capacités de production, avec la possibilité de puiser sur le secteur mais à un prix élevé donc dissuasif. Une façon de responsabiliser les gens et les amener à la décroissance énergétique.

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    • patrick // 14.12.2017 à 21h06

      Les estimation du coût de la mise en oeuvre de l’accord de Paris donnent le vertige , de milliers de milliards d’euros à claquer sur les 15 prochaines années.
      C’est la plus grosse opération de redistribution de ces dernières décennies … redistribution du pognon des citoyens occidentaux vers les industriels Chinois et les dictateurs exotiques 🙂

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  • Black-micmac // 16.12.2017 à 12h14

    Je suis d’accord avec @Nicolas.
    Chaque consommateur devrait produire son énergie et mettre tout cela en réseau.
    Il y a plein de technologies le solaire, l’éolien par exemple pour la production d’électricité.
    Le réacteur pentone pour réduire sa consommation de carburant et de rejet polluants des moteurs thermiques.
    Le moteur Stirling qui permet de faire tourner une “roue” comme le principe de la roue à eau mais grâce à l’énergie solaire.
    Les solutions bien qu’imparfaite existent. Il ne dépend que de nous de les mettre en place chacun à son niveau, Avec ses possibilités, en s’associant à d’autres dans un (petit?) Projet commun.
    Perso je projette d’installer un réacteur Pentone à ma vielle et fidèle safrane 2.1dt.

    Cordialement.

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