Source : The Intercept, Naomi Klein, 28-08-2017

Photo: David J. Phillip/AP

C’est désormais le bon moment pour discuter du changement climatique, et de toutes les autres injustices systémiques — du profilage racial à l’austérité économique — qui font de désastres comme Harvey des catastrophes humaines.

Suivez la couverture médiatique de l’ouragan Harvey et les inondations de Houston et vous entendrez de nombreux commentaires disant que de telles pluies sont sans précédent. Que personne ne pouvait les prévoir, et que donc personne ne pouvait s’y préparer correctement.

Ce que vous ne risquez guère d’apprendre, c’est pourquoi de tels phénomènes météorologiques records, sans précédent, interviennent avec une telle régularité que le mot « record » est devenu un cliché météorologique. Autrement dit, vous n’entendrez rien, ou pas grand-chose, à propos du changement climatique.

Tout ceci, nous dit-on, est dû au désir de ne pas « politiser » une tragédie humaine encore en cours, ce qui est un réflexe compréhensible. Mais justement : à chaque fois que nous réagissons comme si un phénomène météo sans précédent nous avait touchés sans prévenir, comme une sorte d’événement surnaturel que personne n’avait su prévoir, nous autres journalistes prenons une décision hautement politique. C’est une décision qui consiste à épargner la sensibilité du public et à éviter la polémique aux dépens de la vérité, quelque difficile qu’elle soit. Car la vérité est que de tels événements ont été annoncés depuis longtemps par les experts météorologues. Des océans plus chauds créent des tempêtes beaucoup plus puissantes. Des niveaux de la mer plus élevés font que de telles tempêtes déferlent sur des sites jamais atteints auparavant. Des températures plus élevées mènent à des systèmes de précipitations extrêmes : de longues périodes de sécheresse interrompues par des chutes de pluie ou de neige massives, plutôt qu’à ces schémas plus réguliers et prévisibles que la plupart d’entre nous avons connus dans notre jeunesse.

Les records — qu’il s’agisse de sécheresse, de tempêtes et d’inondations, d’incendies ou simplement de chaleur — sont battus année après année car la planète est de façon significative plus chaude qu’elle ne l’a jamais été depuis que l’on enregistre ce genre de données. Parler de phénomènes comme Harvey tout en ignorant de tels faits, ne pas offrir de tribune aux experts en météorologie qui peuvent les analyser clairement, tout ceci sans jamais mentionner la décision du président Donald Trump de se retirer des accords de Paris sur le climat, relève de la faute professionnelle la plus élémentaire en journalisme : l’incapacité à fournir des faits importants dans le contexte approprié. Cela laisse le public avec la fausse impression que de tels désastres n’ont pas de causes profondes, en laissant croire que rien ne pouvait être fait pour les prévenir (et que rien ne peut être fait aujourd’hui pour les empêcher de devenir bien pires à l’avenir).

Il vaut aussi la peine de noter que la couverture médiatique concernant Harvey a été fortement politisée bien avant que la tempête n’atteigne les côtes. Il y a eu des débats sans fin pour savoir si Trump prenait suffisamment au sérieux la tempête, des spéculations interminables pour savoir si cet ouragan allait être son « Katrina » (NdT : ouragan ayant dévasté la Louisiane en 2005 sous Bush) et un grand nombre de points marqués (en toute légitimité) contre le nombre de Républicains ayant refusé de voter les mesures d’aide sociale après Sandy (ouragan de 2012 sous Obama) mais qui quémandent aujourd’hui les mêmes mesures pour le Texas. C’est le genre de politique qu’on fabrique à partir d’un désastre — exactement le type de politique partisane qui met tout à fait à l’aise les médias conventionnels, de la politique qui élude opportunément la réalité, laquelle a consisté à placer les intérêts des sociétés liées aux carburants fossiles avant la nécessité d’un contrôle ferme de la pollution, politique pratiquée systématiquement par les deux partis du pays.

Dans un monde idéal, nous serions tous capables de mettre de côté la politique jusqu’à ce que l’urgence immédiate soit passée. Puis, quand tout le monde aurait été en sécurité, nous aurions un long débat public, informé, argumenté, au sujet des implications politiques de la crise dont nous venons d’être témoins. Quelle signification faut-il lui donner vu le type d’infrastructures que nous construisons ? Qu’est-ce que cela devrait signifier pour le type d’énergie dont nous sommes dépendants ? (Une question avec des implications dérangeantes pour l’industrie dominante dans la région la plus durement touchée : le pétrole et le gaz.) Et que nous dit l’hyper-vulnérabilité à la tempête des pauvres, des malades et des personnes âgées, sur le type de filets de sécurité qu’il nous faut mettre en place, étant donné l’avenir tourmenté auquel nous sommes déjà confrontés ?

Des personnes se reposent en attendant de prendre un bus à destination de San Antonio, dans un centre d’évacuation de Corpus Christi, Texas, le vendredi 25 août 2017. Photo : Nick Wagner/Austin American Statesman/AP

Avec des milliers de personnes déplacées de leurs foyers, nous pourrions même discuter des liens indéniables entre désordre climatique et émigration — du Sahel au Mexique — et profiter de l’occasion pour débattre de la nécessité d’une politique d’immigration qui partirait du postulat que les États-Unis partagent une grande part de la responsabilité des causes clés qui poussent des millions de gens à émigrer.

Mais nous ne vivons pas dans un monde qui permet ce genre de débat, sérieux, mesuré. Nous vivons dans un monde où les pouvoirs en place ne se montrent tous que trop disposés à exploiter la diversion d’une crise majeure et le fait même que tant de gens sont concentrés sur des problèmes de survie, pour imposer leurs politiques les plus régressives, politiques qui nous poussent encore plus loin sur une voie qu’on peut légitimement qualifier « d’apartheid climatique ». Nous l’avons bien vu après l’ouragan Katrina, quand les Républicains n’avaient pas perdu de temps pour tenter d’imposer un système scolaire entièrement privatisé, de fragiliser les lois en matière d’emploi et de fiscalité, tout en augmentant l’extraction et le raffinage du pétrole et du gaz, et en ouvrant grand la porte à des sociétés de mercenaires comme Blackwater. Mike Pence a été un architecte clé de ce projet hautement cynique — et nous ne pouvons guère espérer mieux dans le sillage de Harvey, maintenant que lui et Trump sont aux commandes.

Nous voyons déjà Trump profiter de la couverture médiatique de l’ouragan Harvey pour faire passer la grâce très controversée qu’il veut accorder à Joe Arpaio, tout comme la militarisation accrue des forces de police américaines. Ce sont là des évolutions particulièrement inquiétantes compte tenu des informations sur les points de contrôle de l’immigration qui restent opérationnels là où les autoroutes ne sont pas inondées (ce qui n’encourage guère les migrants à évacuer), compte tenu aussi de ces responsables municipaux au discours musclé, demandant des peines maximales pour tous les « pillards » (il est bon de rappeler qu’après Katrina, plusieurs résidents afro-américains de La Nouvelle-Orléans avaient été abattus par la police dans le contexte de cette rhétorique).

Bref, la droite ne perdra pas de temps pour exploiter Harvey, et tout autre désastre similaire, en fourguant de fausses solutions ruineuses, comme une police militarisée, plus d’infrastructures pour le pétrole et le gaz, et des services privatisés. Ce qui signifie que ce doit être un impératif moral pour les gens informés et concernés, que de désigner les causes profondes réelles de cette crise — montrer le lien qui existe entre la pollution climatique, le racisme systémique, le sous-financement des services sociaux et le sur-financement de la police. Il nous faut également saisir le moment pour mettre en place des solutions intersectorielles, de celles qui abaisseraient fortement les émissions [polluantes] tout en combattant toutes les formes d’inégalité et d’injustice (ce que nous avons tenté d’exposer à The Leap et dont des groupes, comme le Climate Justice Alliance, font depuis longtemps la promotion).

Et il faut que cela se fasse immédiatement — à ce moment précis où les énormes coûts humains et économiques de l’inaction apparaissent en pleine lumière. Si nous échouons, si nous hésitons en raison de fausses idées sur ce qui est ou n’est pas approprié en temps de crise, nous laisserons le champ libre à des acteurs sans pitié ni scrupules qui exploiteront ce désastre avec des objectifs prévisibles et néfastes.

C’est aussi la dure vérité que le créneau où placer ce genre de débat est de plus en plus étroit. Il n’y aura pas de débat public sur les politiques de ce type après la gestion de la présente urgence, les médias reviendront à leur couverture obsessive des tweets de Trump et autres intrigues de palais. Ainsi, alors que cela peut paraître inapproprié de discuter des causes profondes au moment où il y a des gens encore bloqués chez eux par les eaux, soyons réalistes : c’est le seul moment où les médias font preuve d’un intérêt plus ou moins soutenu pour parler de changement climatique. Cela vaut la peine de rappeler que la décision de Trump de se retirer des accords de Paris sur le climat — une décision qui aura des répercussions mondiales pour les décennies à venir — n’a connu qu’environ deux jours de couverture médiatique digne de ce nom. Puis ce fut le retour au dossier Russie 24h sur 24.

Il y a un peu plus d’un an, Fort McMurray, ville de l’Alberta au cœur du boom du pétrole des sables bitumeux, fut pratiquement rasée par le feu. Pendant un temps, le monde fut sidéré par les images de véhicules alignés sur une route à deux voies, avec un mur de flammes de chaque côté. A cette époque, on nous avait dit que c’était faire preuve d’insensibilité et blâmer les victimes que de parler du changement climatique comme catalyseur de tels incendies. Il était particulièrement tabou de mettre en relation le réchauffement climatique et l’industrie qui alimente Fort McMurray et employait la majorité des évacués, à savoir l’exploitation d’une forme de pétrole particulièrement élevée en carbone. Ce n’était pas le moment, c’était l’heure de la compassion, de l’entraide et non pas des questions embarrassantes.

Mais évidemment, quand on finit par juger opportun d’aborder de tels sujets, les projecteurs des médias étaient braqués ailleurs depuis longtemps. Et aujourd’hui, tandis que l’Alberta hâte la réalisation d’au moins trois nouveaux oléoducs pour accompagner ses projets d’augmenter considérablement la production de pétrole de sables bitumeux, cet horrible incendie et les leçons qu’on aurait pu en tirer n’ont jamais été évoqués.

Il y a là une leçon pour Houston. Le créneau dont nous disposons pour fournir un contexte significatif et tirer des conclusions substantielles est étroit. Nous ne pouvons nous permettre de le rater.

Parler honnêtement de ce qui alimente notre époque en désastres à répétition — même pendant que ces derniers se déroulent en temps réel — n’est pas irrespectueux envers les populations qui se trouvent en première ligne. En fait, c’est la seule façon de rendre réellement hommage à tout ce qu’ils ont perdu, et notre dernier espoir de prévenir un avenir jonché de victimes infiniment plus nombreuses.

Photo d’ouverture : des évacués pataugent dans une portion inondée de l’Interstate 610, tandis que la montée des eaux due à la tempête tropicale Harvey se poursuit à Houston, le dimanche 27 août 2017.

Source : The Intercept, Naomi Klein, 28-08-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

64 réponses à L’ouragan Harvey n’est pas sorti de nulle part : c’est le bon moment pour débattre du changement climatique. Par Naomi Klein

Commentaires recommandés

Lordglencoe Le 23 septembre 2017 à 06h22

Je pense qu’il faut être honnête et l’analyse du changement climatique soit disant ne peut être fait sur une perdiode aussi courte. Le catastrophisme des médias et des scientifiques ayant la carte decridibilisent cette cause. Le réchauffement observé ces dernières années est dû au phénomène “el Nino” mais sinon les températures sont stables. Le réchauffement dans les villes est du à l’urbanisation à outrance de meme que le phénomène d’inondation au ruissellement qui en découle. De plus, que vaut un accord de Paris sur le climat quand on signe des traités de libre échange type CETA ? On devrait parler d’arrêter la pollution des océans, des terres, se questionner sur nos modes de vies qui demandent toujours plus d’énergie etc.. la société de consommation qui poussent à toujours plus de déchet, a la mondialisation qui crée des objets a un endroit du monde pour le consommer de l’autre côté… ce sont les vraies questions mais si on conserve le,meme état d’esprit on ne résoudra rien. Le réchauffement climatique ça ne veut rien dire

  1. Lordglencoe Le 23 septembre 2017 à 06h22
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    Je pense qu’il faut être honnête et l’analyse du changement climatique soit disant ne peut être fait sur une perdiode aussi courte. Le catastrophisme des médias et des scientifiques ayant la carte decridibilisent cette cause. Le réchauffement observé ces dernières années est dû au phénomène “el Nino” mais sinon les températures sont stables. Le réchauffement dans les villes est du à l’urbanisation à outrance de meme que le phénomène d’inondation au ruissellement qui en découle. De plus, que vaut un accord de Paris sur le climat quand on signe des traités de libre échange type CETA ? On devrait parler d’arrêter la pollution des océans, des terres, se questionner sur nos modes de vies qui demandent toujours plus d’énergie etc.. la société de consommation qui poussent à toujours plus de déchet, a la mondialisation qui crée des objets a un endroit du monde pour le consommer de l’autre côté… ce sont les vraies questions mais si on conserve le,meme état d’esprit on ne résoudra rien. Le réchauffement climatique ça ne veut rien dire


    • Fritz Le 23 septembre 2017 à 09h43
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      D’accord avec vous. Je suis assez sceptique sur cette question climatique, tout en prônant le principe de précaution (la sècheresse de 1988-89 m’avait particulièrement alarmé). Sans vouloir me poser en exemple, je n’ai pas de voiture, tout est électrique chez moi, et la seule fumée que j’envoie est celle de mes cigarettes.

      Fin 2009, les médias français ont fort peu parlé du scandale au sein du CRU, sur la manipulation voire même la destruction de données scientifiques.

      http://www.telegraph.co.uk/comment/columnists/christopherbooker/6679082/Climate-change-this-is-the-worst-scientific-scandal-of-our-generation.html
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Incident_des_e-mails_du_Climatic_Research_Unit


      • milou Le 23 septembre 2017 à 17h08
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        J’ai vécu les incendies de 1947, dans le sud-ouest de la France. Les températures de ce début d’été étaient supérieures à 40°. Il n’y avait pas cette pollution que l’on connaît AJD (CO², CH4,…). Il n’y avait consommation d’énérgie fossile qu’à la marge, et, pourtant les conditions de “réchauffement climatique” étaient, soit déjà avérées, soit étaient cycliques.

        De toutes façons que représente l’homme en ce qui concerne l’émission de gaz, à effet de serre, si on veut bien comparer à l’émission des volcans, ou à l’émission de méthane due à l’évolution du climat qui fait fondre le permafrost ? On se sent petit !


    • Madudu Le 23 septembre 2017 à 10h55
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      Le réchauffement climatique est un fait scientifique, étant donné qu’il n’est pas seulement une option théorique, il est également et surtout mesuré.

      Et El Nino n’explique absolument pas la totalité du réchauffement, vous racontez n’importe quoi. Il augmente momentanément la température de l’atmosphère mais que je sache ce n’est qu’un phénomène passager, il ne dure pas depuis 40 ans …

      Par ailleurs la moitié des émissions de gaz à effet de serre attribuables aux activités humaines sont liées au changement d’usage des sols car au passage de la forêt à la prairie, ou de la prairie à la culture, d’énormes quantités de CO2 sont émises à partir du sol (la matière organique des sols se décompose sans être renouvelée au même rythme) ou des végétaux eux-mêmes (bois sans valeur économique brûlé lors du défrichement).

      Il ne s’agit donc pas seulement de notre consommation d’énergie, mais aussi (pour moitié quand même !) des usages que nous faisons de nos écosystèmes productifs. Et de ce point de vue rien n’est fait non plus … car il n’existe à ce jour pas de technique miracle qui règle les problèmes de l’agriculture, et dans les pays pauvres la surexploitation du milieu conduit à des désastres écologiques sans précédent (bien plus graves que chez nous).


      • theuric Le 23 septembre 2017 à 14h50
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        Une théorie n’a de valeur que par son caractère prédictif!
        Une théorie n’a pas d’option, soit elle se valide par les observations, la fonction du rasoir d’Occam, soit elle reste une hypothèse, un axiome, une idée ou une lubie.
        En cela il ne peut y avoir de demi-mesure.
        De plus, une théorie est réfutable s’il est prouvé que celle-ci ne rend pas ou plus compte des observations faite.
        L’habitude très moderne d’employer des mots à tort et à travers sans faire,comme ici, la part des choses, soit d’en débrouiller leurs sens et leurs emplois amène à ces embrouillaminis.
        Donc, partant de ces considération,en ce qui concerne le réchauffement climatique anthropogénique, nous ne pouvons absolument pas parler de théorie tant que les observations portées sur le temps long, n’auront pas remplacé des modèles informatiques qui, quoi que nous puissions en dire et en penser, ne font que rendre que les données fournis en entrée, et donc possiblement générateur d’erreur et/ou de fraudes.
        Comme en économie, par exemple.


      • Lordglencoe Le 23 septembre 2017 à 15h37
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        soyez un peu plus courtois avant de dire que je raconte n’importe quoi. il y a un réchauffement entre guillemet depuis 40ans. D’une part il y a un net ralentissement depuis 15 20ans. (Voilà pourquoi je parle del nino qui rehausse les Stats depuis 2 à 3ans sinon il y aurait une baisse). Ensuite le nombre d’ouragan est stable, le nombre de tornade aux États Unis est stable. Un exemple pour la France à Paris pour une température de 40degré : cela n’a été atteint qu’en 1947 (frôlé en 2003) donné météo France. Et atteint en 1720 et 1765 (observatoire de Paris). Sinon jamais atteint.cest tres stable. Ce que je veux dire, et que je n’ai jamais nié, Cest que le réchauffement est observable mais qu’il faut être loin du catastrophisme annoncé et des températures de 50 55 degré meme ou la multiplication des ouragans (qui nest pas observé). Cela décrédibilise la cause et ca se situe au meme niveau des trump et de leur aveuglement climatique.


        • theuric Le 23 septembre 2017 à 20h49
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          Oui, je fus un petit peu trop rapide dans mes réactions, je vous en présente mes excuses.


          • Lordglencoe Le 23 septembre 2017 à 23h43
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            Ça ne vous concernait pas cetait pour madudu. Je pensais que sur ce blog il n’y avait que des gens voulant débattre de point de vue différent, tout en les respectant. Apparemment ce n’est pas le,cas de tout le monde malheureusement.


    • Gwen Le 23 septembre 2017 à 11h34
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      J’ai un oncle qui travaille dans l’analyse des eaux. Il bosse en Bretagne et, selon lui, le niveau des nappes phréatiques sur ces 10 dernières années est largement en dessous des moyennes. C’est un poil inquiétant non ? Ajoutez à cela la canicule qu’on a eu cet été…


      • Fritz Le 23 septembre 2017 à 13h10
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        Je vous crois, mais comment s’explique cette baisse inquiétante des nappes ? Surexploitation des eaux ou changement de climat ? Quant à l’été 2017 en métropole, il n’a pas été caniculaire du début jusqu’à la fin, c’est le moins qu’on puisse dire.
        A propos, notre mémoire oublie volontiers les étés caniculaires du passé, comme 1923 ou 1949, comme les récents étés frais dans l’hexagone (1993, 2002, 2004, 2010 par exemple).

        Encore une fois, je souhaite l’application du principe de précaution en matière climatique, et j’approuve les propos de @Lordglencoe sur le CETA et la société de consommation. Nos dirigeants prônent une mondialisation délirante, tout en faisant la morale au peuple pour le culpabiliser (“Attention, si vous roulez au diesel, vous abîmez la planète”) : c’est de l’hypocrisie.


      • theuric Le 23 septembre 2017 à 19h00
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        Le refroidissement tend à réduire la pluviométrie, le réchauffement, lui, à l’accroitre.
        C’est logique, c’est la chaleur qui mène à une évaporation accrue quand le refroidissement la réduit.
        Mais bien entendu, les questions climatiques sont infiniment plus complexes que cela.
        Je me laisserais dire, part ailleurs, que, justement, une telle complexité d’une science en climatologie si jeune ferait que hormis les observations empiriques, historiques, entre-autre, les modèles (et je ne parle pas là de théorie) manqueraient sérieusement de formalisation.


      • Chris Le 25 septembre 2017 à 11h02
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        On a jamais tant pompé les nappes phréatiques, que ce soit pour l’agriculture intensive ou l’industrie !
        Jusque dans les années 60, on se contentait de puiser dans les rivières.
        http://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/eau-faut-il-litres-eau-produire-932/


    • Crapaud Rouge Le 23 septembre 2017 à 12h35
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      “Le réchauffement climatique ça ne veut rien dire” ? Désolé, mais je prends le contre-pied de votre assertion. Aussi douteux soit-il, “il veut nous dire” quelque chose au contraire, c’est le plus spectaculaire indicateur de pollution qui soit à notre disposition. Les catastrophes naturelles impactent directement les populations, chacune fait la une des médias et relancent les débats. A l’inverse, la biodiversité disparaît sans gêner personne, les océans se remplissent de plastique sans gêner personne, etc. Les autres pollutions, en particulier chimiques, ont tellement peu d’impacts évidents que l’on continue à légiférer en leur faveur.

      Comme toujours, l’on peut douter des projections scientifiques “alarmistes”, (alarmantes en fait), comme cette étude, (http://www.lemonde.fr/climat/article/2017/07/21/la-france-pourrait-connaitre-des-pics-de-chaleur-de-plus-de-50-c-a-la-fin-du-siecle_5163558_1652612.html), qui annonce que “La France pourrait connaître des pics de chaleur à 50°C à la fin du siècle”. L’article comporte un tableau montrant des périodes de 3 mois consécutifs à 34°C, une paille par rapport à ce que nous avons aujourd’hui !


    • Crapaud Rouge Le 23 septembre 2017 à 13h27
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      “Le réchauffement climatique ça ne veut rien dire” : il est parlant au contraire, les catastrophes naturelles impactent les populations “de plein fouet” et tout le monde en parle, alors que les autres pollutions passent inaperçues. On peut lire ça aussi : http://www.lemonde.fr/climat/article/2017/07/21/la-france-pourrait-connaitre-des-pics-de-chaleur-de-plus-de-50-c-a-la-fin-du-siecle_5163558_1652612.html Alors, des pics à 50°C “ça ne veut rien dire” ?


    • Crapaud Rouge Le 23 septembre 2017 à 13h33
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      On peut lire ça aussi : http://www.lejsl.com/actualite/2017/07/21/des-pics-de-chaleur-a-50-c-en-france-a-la-fin-du-siecle : je ne trouve pas que “ça ne veut rien dire”, c’est plutôt parlant, même s’il ne s’agit que d’estimations.


      • Lordglencoe Le 23 septembre 2017 à 14h00
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        Attention quand je dis ca ne veut rien dire, Cest que maintenant des quil y a un phénomène d’ampleur remarquable, on nous sort le réchauffement climatique qui ne veut rien dire en soi. Il y a 15 20 ans on nous sortait le trou de la couche d’ozone. Je ne suis pas conspirationiste ni ce qu’on appelle vulgairement climato sceptique. Mais le vrai soucis nest pas le réchauffement à proprement parler mais Cest plus les diverses pollutions (des sols, de l’air, des déchets nucléaires), notre mode de vie, nos besoins en énergie, que des pseudos records de chaleur à court terme qui ne veulent rien dire. Il y a eu des périodes glaciaires et de réchauffement dans lHistoire et on ne peut les imputer à l’homme. On verra la moyenne de chaleur, quand el Nino sera terminé, qui devrait baissé. Mais les théories alarmistes avec des températures tres tres élèves, ca paraît quand même fantaisiste pour le moins. Cependant il y a des choses à faire, et ne pas faire de traité type CETA est un bon exemple


        • Crapaud Rouge Le 24 septembre 2017 à 11h55
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          Lordglencoe, vous confondez “réchauffement qui ne veut rien dire” et “réchauffement qui n’est pas le premier souci”. Le premier terme est faux, car le réchauffement est justement le symptôme le plus visible car le plus impactant sur les populations humaines. Le second terme est vrai dans la mesure où il vise d’autres soucis qui sont les causes premières.

          Mais vous ne faites pas le tri dans ces causes premières ! La pollution chimique n’impacte pas trop le climat, c’est sûr, mais la consommation d’énergies fossiles l’impacte fortement. Alors, qu’est-ce que vous choisissez ?


      • theuric Le 23 septembre 2017 à 19h04
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        Est-ce parce qu’une personne se gratte la tête que tous les habitants de son pays ont des poux?
        La France serait-ce le monde?
        Et puis, à l’heure de la propagande d’état, est-on sûr des médiats officiels?


    • Crapaud Rouge Le 23 septembre 2017 à 14h21
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      Cyclones et réchauffement climatique : ce sera peut-être une diminution de leur fréquence mais assortie d’une augmentation de leur puissance.

      https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/meteo/question-de-la-semaine-le-rechauffement-climatique-influe-t-il-sur-les-cyclones_116576

      “Ses résultats montrent une surprenante réduction de 16% à l’échelle mondiale du nombre de cyclones mais une augmentation de 24% des événements de puissance 4 et 5 du type d’Irma. ” Du fait d’une modification globale du régime des vents, les dépressions auront à l’avenir du mal à se renforcer à cause de vents transversaux dits “cisaillants” qui dispersent l’humidité atmosphérique et empêchent la formation d’un œil, précise Serge Planton. En revanche, quand une tempête pourra s’établir, elle aura pour se nourrir un immense réservoir de chaleur”.”


    • Freddi Le 23 septembre 2017 à 14h30
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      Et vous ne vous poser pas la question de savoir pourquoi l’intensité et la fréquence de phénomène El Niño augmentent ?
      Pure hasard ou dérèglement climatique ?


    • Subotai Le 23 septembre 2017 à 19h02
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      Dis, tu habite où?
      Si tu crois que le bouleversement climatique est une question de température ressentie, tu es à coté de la plaque.
      La végétation donne depuis 20 ans les signaux d’alerte. Je m’en suis rendu compte depuis 15 ans!
      Quand les plantes ne savent plus dans quelle saison elles sont et commencent à produire à tort et à travers, c’est qu’il y a un problème.
      Quand un fruitier fleurit hors saison et qu’il n’y pas les conditions météorologiques nécessaire à la fructification c’est de la bouffe en moins. Quand des pestes contrôlées par des prédateurs naturels surgissent “hors saison” et que la régulation ne se fait pas, c’est de la bouffe en moins.
      Etc…etc…
      Vous dans le zones tempérée avec des saisons bien marqués, vos plantes ultra domestiquées n’ont peut être pas commencé à déjanter; mais nous sous les tropiques c’est déjà la merde…
      Et le problème ce n’est pas le fait du dérèglement en lui même, le problème c’est que d’une année sur l’autre ça change, impossible de prévoir puisqu’on est dans une dynamique et que ce n’est pas fini.


    • thomas Le 24 septembre 2017 à 07h43
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      Ecoutez donc Gael Giraud parler des conséquences catastrophiques à long terme du réchauffement climatique:
      https://www.youtube.com/watch?v=49BMrVaV-oI


  2. J Le 23 septembre 2017 à 08h05
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    Je suis le premier à réagir ? Ca intéresse si peu ?

    Naomi Klein pose fort bien les bases du problème, il reste quand même à tirer plus de conséquences. On ne peut plus, et ça dépend aussi des comportements individuels sans tout attendre des dirigeants, utiliser aussi massivement la voiture individuelle ou l’avion même en commun. On ne peut pas non plus dire aux millions de professionnels dont l’emploi se trouve ainsi mis en cause qu’ils n’ont qu’à crever. On ne peut plus accepter que des lobbies remettent en question la déstabilisation du climat en montant en épingle la moindre vague de froid. Etc.

    Tout ça est impossible dans le cadre du libéralisme pur qui se révèle donc, à terme, encore moins viable que le socialisme pur. La seule chose qui marche à peu près autant que je sache est le juste milieu entre les deux.


    • theuric Le 23 septembre 2017 à 19h08
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      Vous savez quoi?
      La première personne faisant de la politique qui avait parlé d’un réchauffement climatique anthropogénique, c’est Margaret Thatcher, chantre du néolibéralisme.
      A, oui, c’est vrai, çà fait si longtemps…


  3. calal Le 23 septembre 2017 à 08h06
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    c’est le bon moment pour “debattre ” du changement climatique

    ne jamais laisser passer une crise sans l’exploiter pour faire avancer son agenda politique…
    quand les gens sont apeurés ou angoissés,leur cerveau est plus réceptif


  4. Sébastien Le 23 septembre 2017 à 09h00
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    Tiens, là, ce n’est pas comme pour le 11 septembre. On peut faire parler des gens qui n’y connaissent rien pour aller dans le sens souhaité….
    Deux poids, deux mesures.
    Lier des éléments météorologiques au climat est une escroquerie pure et simple.


  5. Mo. Le 23 septembre 2017 à 09h28
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    C’est intéressant de chercher sur la toile comment se forme le nuage cyclonique.
    Il faut une mer à 26°C sur au moins 50m de profondeur. L’eau s’évapore. La vapeur d’eau créée monte en altitude, refroidie, retombe, s’évapore à nouveau, etc etc. Les forces de coriolis (liées à la rotation de la terre) se chargent de créer le tourbillon. Et c’est parti.
    Plus l’air est froid en altitude, plus le phénomène sera intense. L’eau de mer s’evaporant toujours à la même T°, j’aurais tendance à dire que l’air dans le ciel est plus froid ces derniers temps…. Donc que la cause serait plutot inverse au réchauffement médiatique officiel.


    • Subotai Le 23 septembre 2017 à 18h27
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      Je crois que revoir quelques données et principes de physique sont nécessaire :-/


      • theuric Le 23 septembre 2017 à 19h11
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        Lesquels, de le savoir j’en serais fort aise?


        • Subotai Le 23 septembre 2017 à 19h26
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          Ben, l’eau bout à une température définie arbitrairement à 100°C
          Mais il me semble qu’elle s’évapore tout pareil qu’elle soit à 15° ou à 35°…Sinon pour faire sécher le linge…
          Quand à la formation du cyclone il me semble qu’il dépend de la différence de température entre les deux fluides pas de la température elle même.


          • Pasp Le 24 septembre 2017 à 09h01
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            L’eau bout, soit fait des bulles de vapeur d’eau dans le liquide, effectivement à 100°C , pour autant que la pression soit de 1 atmosphère. Elle va bouillir à une température plus basse en altitude. Ce n’est pas arbitraire en fait.

            Par contre elle peut s’évaporer à n’importe quelle température pour autant que l’humidité relative soit inférieure à 100%.


            • Subotai Le 24 septembre 2017 à 20h01
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              Ben si, on aurait pu décider que c’était 1000 au lieu de 100 ou 666 ou 999. D’ailleurs l’eau ne bout à ~100° (au niveau de la mer- suivant la pression) qu’en Celsius 🙂
              En Fahrenheit c’est 212° et en Kelvin ~373


            • Pasp Le 25 septembre 2017 à 07h58
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              Ok, effectivement les critères qui permettent de définir le degré Celsius sont plus ou moin arbitraire quoique logique. Tout comme n’importe quelle unitée.

              Je penses que j’avais juste mal interpreté votre phrase.


  6. Crapaud Rouge Le 23 septembre 2017 à 09h35
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    Personnellement, je n’ai foi que dans le fameux rapport Meadows, alias le rapport du Club de Rome qui a montré en 1972 que l’humanité court à la catastrophe. Bien sûr, par égard envers les victimes, l’on se sent moralement obligé de raisonner comme le fait Naomi Klein, en dénonçant le cynisme des riches, et en s’efforçant de corriger ce qui pourrait l’être. Malheureusement, le rapport Meadows enseigne que le processus est impossible à freiner, à diriger ou à stopper. L’activité humaine ne se pilote pas, elle est soumise à une évolution, cad un processus continu de transformation. Donc la catastrophe annoncée viendra, la population humaine chutera drastiquement, et les survivants s’adapteront.


  7. L'illustre inconnu Le 23 septembre 2017 à 09h37
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    C’est écrit dans l’article: ” Des températures plus élevées mènent à des systèmes de précipitations extrêmes : de longues périodes de sécheresse interrompues par des chutes de pluie ou de neige massives, plutôt qu’à ces schémas plus réguliers et prévisibles que la plupart d’entre nous avons connus dans notre jeunesse.”

    Ce qui veut aussi dire par exemple en france que les régions sèche seront encore plus sèche et les régions pluvieuses le seront encore plus.(en particulier le Finistère d’après un des modèles qui m’est passé sous les yeux)


  8. patrickluder Le 23 septembre 2017 à 09h51
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    A force de crier “au loup” => nous sommes tous dans le déni le plus total de l’autodestruction de l’humanité (et de notre patrimoine terrestre) … et même quand la conscience s’illumine un tant soit peu, les actes ne suivent pas, sinon des actes anodins pour essayer de camoufler les symptômes de cette conscience rejetée !


  9. Ayudar Le 23 septembre 2017 à 09h57
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    Le réchauffement climatique, un autre sujet sensible. A tel point que ses détracteurs ont eu droit à la création du terme de climatosceptique. Et ce n’est pas étonnant, si réchauffement d’origine humaine il y a, ce sujet mérite amplement notre attention.

    Il n’en reste pas moins que ce concept d’influence de l’homme sur le climat est difficilement palpable pour celui qui ne l’étudie pas. Difficile de le “voir pour le croire” autre part que sur un écran ou sur un document papier, au travers de textes, de discours, de photos et de graphiques. La confiance en la communauté scientifique est centrale dans cette histoire. A moins de se rendre au pôle nord pour constater sa fonte, ou dans chaque ouragan pour constater leur fréquence et leur force.

    Afin d’éclaircir certains doutes autour de ce phénomène, la vidéo suivante de la chaîne YouTube “Sciences étonnantes” m’a été très utile :

    Faut-il croire au réchauffement climatique ?
    https://m.youtube.com/watch?v=R6eywXdssMw


    • theuric Le 23 septembre 2017 à 19h24
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      Allez aussi vous renseigner sur l’histoire, vous verrez, c’est des plus surprenant.
      Ce fut, par exemple, en remontant le cours d’un fleuve passant dans l’Afghanistan actuel qu’Alexandre le Grand put ravitailler ses troupes.
      Ce fut grâce à un climat singulièrement chaud que les romains pure conquérir le monde méditerranée et breton.
      Ce fut grâce à l’optimum climatique médiéval permettant une meilleurs agriculture qu’en Europe la monté de la richesse, l’explosion démographique et une nouvelle richesse des paysans permirent la construction des cathédrales.
      Quand aux refroidissements climatiques, eux, générèrent famines, épidémies et catastrophes.
      Ce fut de simplement raconter ça sur un livre que deux journalistes météo furent viré de France-télévision.
      Euh, serait-ce des médiats si contrevenant que cela du discours entendu?


      • Subotai Le 23 septembre 2017 à 21h47
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        Tu as déjà vu de la grêle sur lagon tropical au mois de Mars?*
        Moi si…
        Ça fait drôle…
        * Mois de moyenne le plus chaud de l’année (fin de saison chaude)


  10. Seraphim Le 23 septembre 2017 à 10h31
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    Naomi Klein écoute et lit les medias américains. Manifestement pas les médias français. Où pas une seule fois l’on n’oublie de souligner que si tel événement arrive, c’est le changement climatique, si telle température de tel jour est son record depuis x années c’est le changement climatique. Toujours pour les températures maximales bien sûr, jamais pour les minimales. Jamais il n’est rappelé que, dans les derniers rapports du GIEC, il est clairement écrit que non, on ne constate pas d’accroissement significatif des ‘événements exceptionnels’, et que l’énergie dynamique globale des ouragans et tempêtes est stable.
    Bien plutôt nos hommes politiques, dont le premier d’entre eux, s’instituent experts climat et ad nauseam rabâchent “l’évidence” du réchauffement, tandis que les climatologues les plus officiels sont contraints d’opter pour une position discrète, d’acquiescement poli teinté de précautions oratoires genre “non, non, ce n’est pas moi qui l’ai dit”.


    • Fritz Le 23 septembre 2017 à 16h26
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      Un climatologue mort en 2008, directeur au CNRS, et qui n’était pas dans la ligne…
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Leroux
      Sa page Wikipédia n’a pas été supprimée, à la suite d’un débat et d’un vote :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Marcel_Leroux/Suppression


      • Seraphim Le 23 septembre 2017 à 20h22
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        Tout à fait! Les plus brillants des climatologues (voire seulement les vrais, les autres étant souvent des glaciologues, des informaticiens, des géologues), les inventeurs même de la climatologie sont juste maltraités par les médias, par leurs corps d’origine (universités, instituts), par les politiques. Richard Lindzen (le plus jeune académicien de sa génération), Judith Curry, Marcel Leroux…Jamais cités, dénigrés, accusés de corruption ou d’egos surdimensionnés. Le totalitarisme en route…


        • Crapaud Rouge Le 24 septembre 2017 à 08h58
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          A propos de ce Richard Lindzen, je comprends tout à fait qu’il ne soit pas reconnu à sa juste valeur, aussi génial soit-il, parce que :
          1) Affirmer que le distinguo (ou clivage) météo/climat n’a pas lieu d’être est un changement trop fondamental pour être accepté facilement.
          2) Sa théorie selon laquelle météo/climat sont pilotés par le mouvement des masses d’air froid qui descendent des pôles par la force centrifuge est pour le moins contestable car la force centrifuge aux pôles est très faible.
          3) Les modèles officiels (école norvégienne) sont numériques et basés sur la thermodynamique et la dynamique des fluides : ils n’ont pas besoin de théories a priori. On fait des mesures, (pressions, vents, températures, altitude des reliefs, etc.), on applique les lois de la physique, et on constate les résultats.

          Bien sûr, ces modèles divergent les uns des autres car il y quantités d’autres phénomènes à prendre en compte : interactions atmosphère/océans, albédo, aérosols, couverture nuageuse, absorption du CO2 par les océans et les continents…


      • Seraphim Le 23 septembre 2017 à 20h43
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        “L’influence des mouvements écologistes a servi d’appui à la théorie du réchauffement climatique non seulement parce qu’ils en ont fait un discours politiquement correct, mais aussi parce qu’ils l’ont introduite comme exigence pour l’attribution des nombreux prix et récompenses destinés aux scientifiques.” 2008, R. Lindzen, LE grand climatologue américain, payé ni par ExxonMobil ni par BP


  11. RGT Le 23 septembre 2017 à 10h35
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    TOUS les “sans dents” sont PIÉGÉS et ne peuvent plus s’extraire facilement de la nasse dans laquelle ils sont enfermés.

    Certes, la “vie moderne” a apporté un certain “confort”, permettant par exemple l’hérésie de manger des fraises en décembre, mais à quel prix pour notre environnement ?

    Entre nous, si l’objectif final de l’existence de la majorité de nos con-temporains se résume à de telles lubies inconsidérées il n’y a plus RIEN à faire sinon attendre la chute finale.

    Toutes ces “inventions” qui permettent d’améliorer notre “confort” nous enferment chaque jour un peu plus dans un cercle vicieux dont nous ne pouvons plus sortir sans payer un très lourd tribut.

    Malheureusement, les revenus de la majorité des “gueux” dépendent désormais d’un système complexe d’interdépendance basé sur des principes qui ne favorisent pas l’intérêt commun mais l’enrichissement insolent d’une poignée de ploutocrates.

    Essayez simplement de faire comprendre à des personnes sans emploi ou occupant des fonctions peu utiles à la collectivité qu’ils devront aller dans les champs pour labourer à la main la terre qui servira à les nourrir afin de remplacer le pétrole polluant et toxique actuellement utilisé.

    Vous aurez droit à des qualificatifs fleuris et vous ne trouverez aucun volontaire pour le faire.


    • RGT Le 23 septembre 2017 à 10h42
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      J’avoue que je suis obligé de faire mon autocritique :

      En tant qu’ingénieur d’études mes moyens de subsistance sont liés à une activité créatrice de biens de con-sommation dont l’immense majorité n’apporte RIEN par rapport à l’existant si ce n’est une complexification technique inutile mais très “vendeuse” et qui permet de “renouveler” le marché en proposant des produits de moins en moins durables.

      J’ai beau faire mon possible pour diminuer mon “empreinte écologique” personnelle depuis très longtemps, mes revenus sont directement liés à la surconsommation des autres et je me sens de plus en plus criminel.

      D’un autre côté, si je ne le fais pas un autre le fera à ma place, les candidats ne manquent pas…

      Je suis piégé, soit je continue soit je crève mais le boulot sera quand-même fait dans tous les cas.

      Et nous sommes TOUS dans la même situation.
      À moins d’aller s’installer au fin fond du Larzac pour élever des chèvres et faire du fromage bio, il n’y a aucune alternative.

      Et même dans ce cas, il faudra quand-même polluer pour distribuer nos produits via des réseaux de distribution qui s’approvisionneront chez le moins disant.

      Re-piégé.


      • Fritz Le 23 septembre 2017 à 11h20
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        Allons, RGT, ne désespérez pas, vous agissez selon votre conscience.
        Et il n’y a pas que le Larzac, il y a aussi le Limousin, où on peut produire sur place une partie de sa nourriture, en demi-autarcie.


      • déplorable 21 Le 23 septembre 2017 à 16h40
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        TOUS dans la même situation ! donc TOUS coupables ! j’ai quand même plutôt l’impression
        que certains – une infirme minorité ( la poignée de ploutocrate ) – le sont bcp plus que d’autres.
        Donc on ira TOUS en enfer c’est ça ?
        une nouvelle religion en quelque sorte ? !!
        AH les fameux petits gestes c’est a dire les signes quotidiens d’Approbation / soumission,
        un nouveau dogme!
        L’idéologie du changement climatique d’origine humaine ( à la différence de la vrai science ) c’est la digestion libérale de la ” pollution ” des années 70 dont les coupables étaient alors clairement identifié. ( votre fameuse poignée !)


      • Subotai Le 23 septembre 2017 à 19h13
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        Je compatis RGT, mais t’inquiètes. 🙂
        La solution s’imposera d’elle même, avec brutalité. Il s’agira seulement alors de survivre. 🙂


        • Fritz Le 23 septembre 2017 à 19h26
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          The Struggle for life, comme disait Darwin. La loi de la Nature, comme disait son épigone autrichien. Perspective réjouissante…

          “La Nature est cruelle, nous avons donc le droit de l’être aussi” (A. H.)


          • Alfred Le 23 septembre 2017 à 21h05
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            Je vous trouve bien sombre, même (surtout ?) dans l’humour… Ouvrez donc une bouteille de vin.
            (Malgré tout c’est “spot on” comme disent les anglais. Et l’on pense à quelques gourous à barbe blanche qui promeuvent la “gouvernance mondiale”..)


  12. Rhubarbe Le 23 septembre 2017 à 12h34
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    J’ai aussi l’impression qu’il y a eu ces dernières décennies une “morosité” climatique, en tout cas dans ma région. Lorsque j’étais petit, je me souviens de la neige en hiver et des étés chauds. Puis, la majorité de ma vie j’ai vu des saisons mornes, des été moches, des hivers tièdes et pluvieux, très peu de variations de températures et de la pluie. Puis, première année a la fac, dans la grande ville, PAF, tempête de neige (allez, 5-10 cm ultra maxi, les canadiens rigolerons). Tout était bloqué, voitures abandonnées sur les routes, pompiers roulant sur les trottoirs, transports en communs hs … et pour cause. La ville avait jetée le sel et viré les chasse neiges car pas utilisé depuis longtemps et ça coute cher toussa toussa.
    D’où je pense qu’une partie de ces événements climatiques se rapprochent peut être plus de la normale, et que comme en californie, on a peut être vécu un siècle ou deux de relaxe ou le climat n’était pas “standard”. Deuxio, dans nos contrées de faignasses, dès qu’on voit un peu d’eau, un peu de neige, ou du mercure qui monte ou descend un peu, on s’affole direct et on se sait plus quoi faire, en particuliers les fameux responsables de nos sociétés qui parfois n’ont même pas envisagés la potentialité d’un événement climatique (la maladie du court termisme est totale). Ce qui peut expliquer l’effet de sensationnel !


  13. Subotai Le 23 septembre 2017 à 18h46
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    Ce n’est plus le moment de débattre, mais de se bouger le cul! Non mais!
    C’est commencer préparer le déplacement définitif de tous les habitants des zones inondables, par exemple.
    Démarrer la décentralisation de la fourniture d’énergie électrique – C’est à dire multiplier et diversifier les unités de production. Globalement faire comme pour le Web.
    Réduire les circuits d’approvisionnement des produits de première nécessité: Bouffe de base, médicaments et produit de soins de base. Et faire des stocks. Alzheimer c’est terrible, le cancer c’est terrible, la mucoviscidose c’est terrible, mais si on meurt d’une écorchure, parce qu’on aura pas eu le bête antibiotique en pommade, une compresse et un bout de sparadrap, c’est ballot.
    Au lieu de penser printemps, il faut penser économie de guerre, médecine de champ de bataille et alimentation d’urgence…
    Maintenant, je dis ça…quand il y en a qui débattent de la Nissan Qashqai…


    • Subotai Le 23 septembre 2017 à 19h15
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      PS: Je parle bien des pouvoirs publics, pas de survivalisme individuel 🙂


  14. theuric Le 23 septembre 2017 à 19h29
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    Des deux paradis perdus, communiste et capitaliste, nous sont remplacés pas un enfer qui, je le pense, ne sera pas celui auquel on croit.
    Aimez un réchauffement, craignez un refroidissement, l’histoire le montre.


  15. Sébastien Le 23 septembre 2017 à 22h37
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    Changement climatique : 6 affirmations erronées
    Fan By: Cezary Borysiuk – CC BY 2.0
    Voici pourquoi les positions alarmistes sur le climat sont malhonnêtes.
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    Par Richard Lindzen, MIT.

    Voilà plus de trente ans que je donne des conférences sur la « science du changement climatique ».

    Quand je parle à un auditoire de non-experts et essaie de leur expliquer des choses comme la sensibilité climatique, le lien entre l’anomalie de la température moyenne mondiale et les « événements météorologiques extrêmes », ou encore que le réchauffement a, sur ces 18 dernières années, été presque négligeable ou très faible, etc., je puis sentir dans l’auditoire un réel manque d’intérêt et de compréhension.

    Je vois de l’incompréhension et de la perplexité, quelles que soient les preuves que je présente comme quoi il ne s’agit pas d’une catastrophe, mais d’un phénomène qui peut être plutôt bénéfique.


  16. Dahool Le 23 septembre 2017 à 23h30
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    Bonsoir

    L’arrêt des vols au dessus du territoire US à la suite des événements du 1109 a provoqué une chute de la température d’environ 1 degré.
    La solution au réchauffement, nous l’avons.

    La question est :
    Souhaitons nous qu’il fasse plus froid ?


    • Crapaud Rouge Le 24 septembre 2017 à 09h24
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      C’est le contraire ! D’après https://fr.wikipedia.org/wiki/Assombrissement_global#Inversions_locales_et_r.C3.A9centes_de_la_tendance, les traînées des avions contribuent à l’assombrissement de la planète, (moins d’ensoleillement au sol), donc à la baisse de la température. Leur arrêt pendant 3 jours aurait provoqué (localement j’espère) une augmentation de 1°C. Difficile à croire. Cependant, et de manière générale, les aérosols contribueraient au refroidissement par assombrissement. Si on les élimine, ça devrait se réchauffer encore plus.


      • Dahool Le 24 septembre 2017 à 11h12
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        Merci Crapaud rouge, j’ai inversé il semble.
        C’est ptet la raison pour laquelle la modération m’a modéré, afin de m’éviter le ridicule. lol

        Donc, d’après vous, ils sont utiles ou néfastes les gaz à effet de serre ?
        Vive le vapeur d’eau (70%) et le CO2 (30%) sinon il fait trop chaud !
        C’est ça ? J’ai bon ce coup ci ?

        Je croyais que le GES, comme son nom l’indique, était un facteur de réchauffement et vous me dites que c’est l’inverse.

        Je sens que je continue dans le ridicule…


        • Subotai Le 24 septembre 2017 à 20h16
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          La question n’est pas s’ils sont néfastes ou pas, si “trop chaud” c’est plus mauvais que “trop froid”.
          Le fait est qu’il y a un BOULEVERSEMENT du climat,
          qu’il est brutal et sans précédent dans l’histoire humaine
          et qu’aucune des infrastructures actuelles, nécessaire à la vie des humains, n’est adaptée aux phénomènes qu’il engendre.
          Le principal et le premier à avoir été modifié: le régime des vents. Vous n’avez pas idée de ce que ça fait sur la nature d’avoir du vent du sud-est toute l’année au lieu du vent du nord pendant 6 mois. Parce que croyez moi, le vent “FAIT” la météo.


  17. Louis Robert Le 24 septembre 2017 à 15h52
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    En ces temps de déséquilibres dévastateurs, d’insoutenables perturbations, j’avoue m’émerveiller du soin que partout chacun met à ce que nous n’entendions “rien, ou pas grand-chose, à propos du (réchauffement et du) changement climatique”. Voilà qui est plus révélateur que le déni têtu, et la source du désenchantement, sinon du désespoir des plus grands en la matière. La liberté de penser et de s’exprimer se mérite. “Ce doit être un impératif moral pour les gens informés et concernés, que de désigner les causes profondes réelles de cette crise — montrer le lien qui existe entre la pollution climatique, le racisme systémique, le sous-financement des services sociaux et le sur-financement de la police…”

    Il est désolant de constater que des sites dits “d’autodéfense” en matière de crises, tels celui-ci, n’exercent pas plus courageusement un rôle déterminant sur un sujet qui engage la survie des peuples. Le temps vient où l’on s’en repentira très éloquemment, certes, mais bien trop tard et, du reste, à quoi bon?…


  18. Bouddha Vert Le 24 septembre 2017 à 18h25
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    Epuisant de lire à longueur de commentaires le “sentiment” de tout un chacun, de “sa météo” dans son petit quartier, et croire pouvoir en tirer des conclusions sur le climat planétaire.

    C’est un sujet scientifique, qui ne peut s’appréhender sans les outils de la science point barre.

    Atterré que “les crises” ne rappelle pas cette évidence aux pires commentaires de ce post, et ils sont nombreux!


  19. Betty Le 24 septembre 2017 à 19h54
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    Merci Olivier d’aborder ce sujet par la voix de Naomi Klein qui nous rappelle que la question du climat “parle” également de fracture sociale.
    Une étude très intéressante, commanditée par le CICDE, a été réalisée dans la perspective de réaliser un mapping des biais par lequel le dérèglement climatique impacte les différentes activités, fonctions et missions du ministère de la Défense français.
    Sont abordés, entre autres, les manifestations du dérèglement climatiques et risques liés, les risques sanitaires induits par le dérèglement climatique et les techniques et expérimentations de géo-ingénierie, avec une carte des expérimentations de géo-ingénierie dans le monde… en 2012.
    Info ou intox?
    http://www.iris-france.org/wp-content/uploads/2014/11/EPS2013-Les-cons%C3%A9quences-du-d%C3%A9r%C3%A8glement-climatique-pour-le-minist%C3%A8re-de-la-d%C3%A9fense.pdf


  20. Chris Le 25 septembre 2017 à 11h15
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    A propos de l’impact dévastateur de Harwey :
    Ensemencement de nuages dans le Texas 24 heures avant l’ouragan Harwey
    https://www.activistpost.com/2017/09/cloud-seeding-used-hurricane-harvey-amplifying-impact.html
    qui aurait peut-être amplifié l’ouragan…
    L’ensemencement des nuages qui n’est rien de nouveau a déjà été utilisé au Texas en 2011 et 2012.
    Les opérations étaient-elles un succès ? Bomar de Weather Modification Inc., a déclaré: “cela signifie que la tempête a vécu plus longtemps et a produit plus de pluie sur une plus grande surface”.
    Les scientifiques de Rutgers, dirigés par Alan Robock, qui ont réalisé des expériences de géoingénierie, ont déjà mis en garde contre les dangers de la pratique, en précisant qu’elle pourrait causer des sécheresses, des famines et des décès massifs. Il est bien connu que le dérangement climatique peut avoir un très mauvais effet en créant des inondations tueuses.
    L’ONU a même exhorté en 2010 de cesser les projets de géo-ingénierie craignant de nuire à la nature et à l’humanité.

    Dedefensa a également pointé les conséquences au plan géopolitique en Amérique :
    20 sept. 2017 – Notes sur la guerre des ouragans
    http://www.dedefensa.org/article/notes-sur-la-guerre-des-ouragans


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