Je vois qu’il est grand temps de continuer un peu notre série prématurément interrompue. Demain, l’origine des particules (qui sont simplement des poussières très fines pour mémoire, voir ici)… 🙂

Index de la série “Pollution de l’air”

  1. La pollution de l’air cause 48 000 morts par an en France (+ présentation des polluants)
  2. La pollution aux particules fines
  3. Les graves effets des particules sur la santé
  4. La pollution de l’air dans le monde
  5. La pollution de l’air en Europe I (+ les morts du charbon)
  6. La pollution de l’air en Europe II
  7. La pollution de l’air en France
  8. Le très polluant chauffage au bois
  9. Le choix erroné de la France pour le diesel (mais le diesel a évolué…)
  10. Arrêtons avec les “centrales à charbon allemandes”…
  11. La pollution de l’air en Île-de-France (hors particules)
  12. La pollution aux particules en Île-de-France
  13. L’origine des particules en Île-de-France
  14. Les épisodes de pollution aux particules en Île-de-France
  15. Qualité de l’air en Île-de-France et épisodes de pollution récents
  16. La pollution dans le métro
  17. La pollution de l’air à la maison
  18. Suivi en direct de la pollution
  19. Quelques suggestions…
  20. Documents
  21. Synthèse de la série Pollution de l’air

Les particules fines : des niveaux soutenus, en légère baisse

Rappelons que les particules sont constituées d’un mélange de divers composés chimiques de différentes tailles. Une distinction est faite entre les particules PM10, de diamètre inférieur à 10 μm, et les PM2.5, de diamètre inférieur à 2.5 μm. Les particules PM10 sont majoritairement formées de particules PM2.5 : en moyenne annuelle, les PM2.5 représentent environ 60 à 70 % des PM10.

Les sources de particules sont multiples. Il existe d’une part des rejets directs dans l’atmosphère (particules primaires). Les sources majoritaires de particules primaires sont le secteur résidentiel et tertiaire (notamment le chauffage au bois), le trafic routier, les chantiers et carrières et l’agriculture. Elles peuvent également être d’origine naturelle (érosion des sols).

La contribution du secteur résidentiel et tertiaire aux émissions de PM2.5 est plus importante que pour les PM10 et à l’inverse la contribution de l’agriculture et des chantiers est plus faible. Cela s’explique par la nature des phénomènes prépondérants dans la formation des particules. Les particules PM2.5 sont majoritairement formées par des phénomènes de combustion (secteur résidentiel et tertiaire et trafic routier). Les activités mécaniques, telles que le secteur agricole (labours, moissons et phénomènes d’abrasion par les engins agricoles) et les chantiers favorisent la formation de particules de taille plus importante (PM10)

La pollution aux particules fines PM2,5 à Paris depuis 2007

Voici la situation à Paris depuis 2007 en moyenne horaire :

pollution-particules-paris-06

et ici en maximum horaire :

pollution-particules-paris-05

pollution-particules-paris-02

On note que la situation semble un peu s’améliorer, les pics étant un peu moins élevés qu’en 2007-2010.

Cela est confirmé par la tendance sur Paris depuis 2000 pour les PM10 et PM2,5 :

pollution-particules-paris-01

Il est encourageant de voir que les efforts des pouvoirs publics payent ; la situation n’est pas encore parfaite : il faudrait encore arriver à diviser probablement ces chiffres par 2.

Voici la moyenne en représentant l’écart-type (= la moyenne de l’écart à la moyenne)

pollution-particules-paris-07

Voici les tendances dans différentes zones de la région :

pollution-particules-paris-06

On peut aussi regarder le nombre de jours de dépassements de certains seuils suivant les zones, comme ici en zone trafic :

pollution-particules-paris-08

On voit qu’on ne dépasse quasiment plus les 50 µg par jour, qu’on est passé de 300 à 100 jours de dépassements du seuil de 20 µg, et que la zone connait désormais 30 jours par an (contre 0 avant 2011) un niveau conforme à la recommandation de l’OMS.

Voici pour la situation dans le centre de Paris :

pollution-particules-paris-09

Là encore, l’amélioration est nette, et Paris connait un air assez satisfaisant en particules 4 mois dans l’année.

Pour les zones rurales :

pollution-particules-paris-09

Là encore, l’amélioration est nette, et le fond rural connait un air assez satisfaisant en particules 9 mois dans l’année.

La situation en 2016

Voici le détail de situation en 2016 à Paris :

pollution-paris-an-01

avec les maximums OMS en moyenne annuelle et journalière :

pollution-paris-an-02

On note bien le pic assez exceptionnel de décembre 2016, le plus fort depuis 2007.

Représentons les deux mêmes graphes pour les PM10 :

pollution-paris-an-03

pollution-paris-an-04

On voit donc que le problème est plus important pour les PM2,5 que pour les PM10.

 

Revenons donc aux PM2,5 ; voici le détail suivant les zones :

pollution-particules-paris-12

Pour mieux voir, on peut représenter par différence le fond rural (comme indiqué dans le précédent), l’ajout urbain (niveau à Paris – niveau rural) et l’ajout trafic (niveau trafic – niveau Paris) :

pollution-particules-paris-13

et ici les 3 isolés :

pollution-particules-paris-14

On voit bien la part importante des particules importées dans les deux pics de l’année, près de 100 % en mars et 50 % en décembre…

pollution-particules-paris-15

pollution-particules-paris-16

L’apport du trafic semble baisser à l’automne, mais c’est un biais dans la présentation : c’est simplement que la part urbaine parisienne augmente fortement, en raison du chauffage principalement, ce qui diminue l’écart avec la zone trafic.

Enfin, voici pour information la situation moyenne par heure à Paris en 2016, qui laisse bien voir les heures de pointe :

pollution-particules-paris-03

Étude des PM10

Rappelons bien l’effet “cumul” pour les particules :

pollution air particules

niveaux-particules-region

Les émissions de PM10

Les émissions primaires franciliennes de particules PM10 s’élèvent à 15 kt pour la région Île-de-France en 2012 :

pm-10-idf-5

On constate une diminution de 48% des émissions de PM10 en Île-de-France sur 12 ans :

pm-10-idf-6

Le trafic routier est à l’origine de 28 % des émissions franciliennes de PM10 en 2012. Ces émissions routières se répartissent ainsi :

pm-10-idf-8

En 2012, l’échappement des véhicules diesel contribue pour 16 % à l’ensemble de toutes les émissions franciliennes (9 % véhicules particuliers, 5 % véhicules légers, 2 % poids lourds) alors que la contribution des véhicules particuliers essence est inférieure à 1 %. L’usure des routes, des pneus et plaquettes de freins – contre lesquelles il est dur de lutter – est responsable de 11 % des émissions franciliennes.

Les émissions de PM10 du trafic routier ont diminué de 55 % entre 2000 et 2012 grâce à l’apparition de filtres à particules à l’échappement des véhicules diesel.

Voici un zoom plus récent pour la seule ville de Paris :

pm-paris-2

avec le détail du transport routier :

pm-paris-3

pm-paris

20 % des émissions totales sont ici dus aux abrasions du trafic routier…

Voici le niveau d’émissions de particules en 2012 par kilomètre pour différents types de véhicules :

emissions-particules-voiture

Rappelons au passage qu’il y a en Île-de-France 15,5 millions de déplacements quotidiens en voiture, d’environ 6,1 km en moyenne (Source).

 

Le secteur résidentiel et tertiaire contribue à hauteur de 26 % aux émissions franciliennes. La répartition des émissions par combustible est la suivante :

pm-10-idf-9

On constate une diminution de 49 % des émissions de PM10 du secteur résidentiel et tertiaire entre 2000 et 2012. Cette baisse est quasiment exclusivement due au renouvellement progressif des équipements de chauffage au bois. La baisse progressive de l’usage des foyers ouverts, fortement émetteurs de particules, vers l’usage de foyers fermés et de poêles à bois performants a permis de baisser fortement les émissions de particules. Cependant, le chauffage au bois en base et en appoint reste un contributeur important aux émissions primaires de particules en 2012 avec 20 % des émissions régionales de PM10 et 30 % des émissions régionales de PM2.5, alors que ce combustible ne couvre que 5 % des besoins d’énergie pour le chauffage des logements.

Les appareils à foyer ouvert, qui « émettent huit fois plus de particules qu’un foyer fermé avec un insert performant », sont stigmatisés et pour cause : ils représentent à eux seuls « plus de la moitié de ces émissions dues au chauffage au bois », selon la Driee. Selon l’Ademe, l’âge moyen des équipements est de 15 ans, et 18 % des poêles et cheminées possèdent des foyers ouverts – les plus polluants – et le taux de renouvellement n’est que de 4 % par an.

Le secteur agricole contribue à hauteur de 18 % aux émissions de particules PM10 franciliennes (labours, moissons de cultures), tout comme le secteur chantiers et carrières.

pm-10-idf-92

Les concentrations en PM10

La valeur limite journalière est de 50 µg/m3 (avec 35 jours de dépassements autorisés) et la valeur limite annuelle est de 40 µg/m3 .

pm-10-idf-97

Exposition journalière

En 2015, la valeur limite journalière a été largement respectée en situation de fond – la pire station a dépassé le seuil 11 jours. Mais les dépassements de la valeur limite journalière restent sévères à proximité du trafic routier. Le dépassement de la valeur limite journalière est ainsi constaté en 2015 sur environ 6 % des axes routiers franciliens soit environ 700 km de voirie :

pm-10-idf-98

En 2015, environ 300 000 personnes sont potentiellement exposées à un dépassement de la valeur limite journalière, soit environ 3 % de la population francilienne, contre plus de 40 % en 2007 :

pm-10-idf-95

Cela représente environ 40 km² :

pm-10-idf-94
La distribution est la suivante :

pm-10-idf-96

2007 a en effet été le record historique d’exposition.

Soulignons enfin que les teneurs en particules PM10 d’une année sur l’autre sont très impactées par le contexte météorologique. Les années 2008 et 2010 ont connu une météorologie favorable à une bonne qualité de l’air, alors qu’en 2007 et en 2009, des situations particulièrement défavorables, couplées à des émissions accrues de particules (notamment le chauffage au bois pendant les épisodes hivernaux), ont conduit à de forts niveaux en hiver et au printemps. Comme en 2014, 2015 a connu des conditions météorologiques globalement favorables à la qualité de l’air.

pm-10-idf-993

Exposition annuelle

En 2015, avec un maximum de 23 µg/m3, la valeur limite annuelle (40 µg) a été largement respectée en situation de fond, tout comme l’objectif de qualité (30 µg).

En revanche, les concentrations peuvent y être jusqu’à deux fois plus élevées (28 à 42 µg) à proximité des grands axes de trafic. Si une seule station de mesure a légèrement dépassé la limite, l’objectif de qualité est dépassé sur la majorité des axes du cœur de l’agglomération.

pm-10-idf-992

Il n’y a plus qu’une infime fraction de la population exposée au-delà de la limite légale.

pm-10-idf-99

En 2015, environ 1 % de la population francilienne, soit environ 160 000 habitants, est potentiellement exposé à un air excédant l’objectif de qualité annuel pour les particules PM10 ; c’était 30 % en 2007.

pm-10-idf-4

N.B. la recommandation OMS est à 20 µg/m3

En 2007, 86 % des Franciliens étaient soumis à des teneurs annuelles de PM10 supérieures à 24 μg/m3, alors qu’en 2015 ce niveau d’exposition potentielle ne concernait plus que 8 % des Franciliens. Les études sanitaires se fondant sur les concentrations massiques indiquent clairement qu’il n’y a pas de seuil en dessous duquel les particules ne sont pas nocives.

Voici enfin la tendance en moyenne triennale des concentrations en fond :

pm-10-idf-2

et celle près du trafic :

pm-10-idf

pm-10-idf-994

Étude des PM2,5

Comme nous l’avons déjà vu, la situation des particules fines est bien moins favorable que pour les PM10.

Les émissions de PM2,5

Les émissions primaires franciliennes de particules PM2.5 s’élèvent à 10 kt pour la région Île-de-France en 2012 :

pm-25-idf-91

Par rapport aux PM10, on note une part deux fois moindre pour les émissions de l’agriculture et des chantiers, qui émettent donc des particules plus grosses ; les particules fines sont surtout issues de processus de combustion incomplète.

pm-25-idf-92

On constate une diminution des émissions de PM2.5 en Île-de-France entre 2000 et 2012 de 55%. Les raisons sont les mêmes que celles exposées pour les PM10 : filtres à particules sur les véhicules diesel et nouveaux poêles à bois à foyer fermé.

Les concentrations en PM2,5

La valeur limite annuelle est de 25 µg/m3 , la valeur cible est 20 µg, et l’objectif de qualité de l’OMS 10 µg.

pm-25-idf-1

Rappelons que l’OMS devrait notablement baisser cet objectif de 10 µg (Source OMS 2013) :

oms-pm

La valeur limite applicable en 2015 est égale à 25 μg/m3. Elle est respectée sur toutes les stations du réseau.

En revanche, l’objectif de qualité (10 μg/m3) est dépassé sur la quasi-totalité de l’Île-de-France.

Les teneurs sont 1,2 à 1,4 fois supérieures à ce seuil en fond urbain et de 1,7 à 2,5 fois supérieures en proximité du trafic.

pm-25-idf-2

pm25-paris

depassements-3

particules-93

pm25-idf

En 2015, environ 150 000 habitants, soit moins de 1 % de la population francilienne, sont potentiellement exposés à un air excédant la valeur cible annuelle (20 μg/m3) pour les PM2.5, en grande partie dans Paris ; c’est toutefois 10 fois moins qu’en 2007.

pm-25-idf-9

De gros progrès ont donc été réalisés :

pm-25-idf-4

Mais en 2015, 11,5 millions d’habitants, soit plus de 95 % des Franciliens, sont potentiellement concernés par un dépassement de l’objectif de qualité annuel (10 μg/m3) – sachant que ce seuil reste encore probablement trop élevé :

pm-25-idf-3

Ainsi, pratiquement aucun Francilien ne bénéficie d’un air sain en particules PM2,5

Dans une vision de plus long terme, comme pour les PM10, la météo peut beaucoup influer sur la qualité de l’air en PM2,5 :

pm-25-idf-5

En s’affranchissant de ces variations météorologiques, les niveaux moyens annuels de fond de PM2.5 montrent une baisse de l’ordre de -25 % entre 2000/2002 et 2013/2015 :

pm-25-idf-6

La baisse des concentrations en PM2.5 est plus marquée sur les axes routiers, avec une baisse de l’ordre de 45 %.

Comme pour les PM10, cette baisse s’explique par la diminution des particules primaires émises à l’échappement des véhicules diesel (environ -60 % entre 2000 et 2012). La baisse est plus importante que pour les PM10 car la majorité des PM2.5 sont émises à l’échappement.

pm-25-idf-7

pm-25-idf-8

Le carbone suie

Les émissions de PM1

Les émissions primaires franciliennes de particules PM1 s’élèvent à 7,2 kt pour la région Île-de-France en 2012 :

pm-01-idf-1

La répartition sectorielle des émissions de PM1 montre une contribution quasi exclusive des secteurs émettant des particules issues de la combustion. Le chauffage au bois et les véhicules diesel à l’échappement émettent 76 % des PM1 en Île-de-France pour l’année 2012 avec des contributions respectives de 41 % et 35 % aux émissions régionales.

Les émissions de carbone suie

Les émissions primaires franciliennes du dangereux “carbone suie” appelé également « black carbon » s’élèvent à 2,8 kt pour la région Île-de-France en 2012 :

bc-idf-1

Le premier contributeur aux émissions de carbone suie en Île-de-France est le transport routier avec 66 % des émissions en 2012. Cette contribution majoritaire ainsi que la faible part importée fait du carbone suie un bon indicateur de suivi de la pollution automobile grâce à sa mesure à proximité du trafic routier. Les véhicules diesel sont à l’origine de la quasi-totalité des émissions franciliennes de carbone suie du transport routier en 2012.

Les émissions du secteur résidentiel et tertiaire représentent 23 % des émissions régionales de carbone suie en 2012. Le chauffage au bois est à l’origine de 84 % de ces émissions, soit environ 20 % du total.

Les concentrations en carbone suie

Les fumées noires sont mesurées depuis la fin des années 1950 dans l’agglomération parisienne. Le prélèvement de fumées noires s’opère sans coupure granulométrique précise. Longtemps normée, la méthode des fumées noires n’est plus une technique de référence pour la surveillance des particules. Cet indicateur permet de suivre l’efficacité de mesure de réduction des sources locales de combustion, en particulier le trafic.

Entre la fin des années 1950 et le milieu des années 1990, les niveaux moyens de fumées noires ont quasiment été divisés par 20 à Paris. Cette très forte diminution est due à la baisse importante des émissions des suies issues de la combustion du charbon, combustible alors largement utilisé en Île-de-France pour la production d’électricité et le chauffage.

suies-1

Il existe un gradient très important entre les concentrations moyennes mesurées en site trafic par rapport aux sites de fond, de 1 à 15 :

suies-2

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En résumé pour les particules

bilan-pm-10

bilan-pm-25

300 000 Franciliens sont toujours potentiellement exposés à un dépassement de la valeur limite journalière en PM10.

Des dépassements récurrents et importants des valeurs limites pour les PM10 sont toujours constatés à proximité du trafic.

Les teneurs de fond en PM2.5 sont 1,2 à 1,4 fois supérieures au seuil de l’objectif de qualité, elles sont plus de deux fois supérieures à ce seuil en proximité au trafic. Près de 95 % des Franciliens, soit 11,5 millions de personnes, sont concernés par un dépassement de ce seuil.

Une tendance à la baisse se dessine néanmoins, en particulier en proximité au trafic routier, où la valeur limite annuelle n’est pas dépassée pour la deuxième année consécutive

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Synthèse générale de la pollution de l’air en Île-de-France

Pour synthétiser les deux derniers billets, voici quelques tableaux :

bilan-idf

pollution-idf-1

polluants-idf

jours-info-1

Le principal problème de pollution atmosphérique en Île-de-France est donc, de loin, les particules, suivi dans une moindre mesure du Dioxyde d’Azote puis de l’Ozone.

Voici enfin un vidéo d’AirParif dressant le bilan de 2015 :

densite-emissions

 

 

22 réponses à La pollution aux particules en Île-de-France

Commentaires recommandés

Crapaud Rouge Le 09 mars 2017 à 20h32

Mais c’est monstrueux comme boulot ! Une vraie base de données. Je ne pense pas que beaucoup de sites, officiels ou non, peuvent aligner autant de résultats. Pour le coup, il faudrait demander à Decodex de dénombrer les fausses informations qui se sont subrepticement, sournoisement et clandestinement glissées dans les tableaux. 🙂

  1. Fyd Le 09 mars 2017 à 18h23
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    Je pense que nous risquons de voir les choses empirer car les moteurs essence qui sont actuellement vendus on un rejet de particules fines 40 à 100 fois supérieur au diesel. L’Etat a pointé du doigt les diesel mais tous les moteurs injection essence acheté aujourd’hui polluent plus que les diesel.
    Cette différence sera comblé à partir de 2018 avec la norme euro 6b.
    En attendant, les citoyens achètent des essences en pensant bien faite. Cela permet sans doute d’écouler les vieux blocs moteur qui ne passent pas 2018.
    De plus avec le diesel nous avons des moteur qui commencent à fonctionner avec de l’Adlue cela diminue les rejet de Nox.
    Avec les essence achetés en 2017, une future augmentation de la pollution est à venir.


    • stephp Le 10 mars 2017 à 10h05
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      Quelle est la source de ces affirmations ?


      • Fyd Le 13 mars 2017 à 16h29
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        Je vous invite à regarder la norme Euro 6
        Elle autorise un seuil maxi en particule fines de :
        Diesel ; 6×10^11 par kilomètres
        Essence 6×10^12 par kilomètres


    • L'illustre inconnu Le 10 mars 2017 à 11h53
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      C’est pire que ça. Les moteurs modernes(essence ou diesel) chaudière également, cassent les particules et les rendent plus petite(donc bien plus nocives) encore plus avec le FAP.
      C’est un dommage collatéral à la recherche d’un meilleur rendement. Alors évidemment en ne regardant que les grosses PM2.5, 10 etc on ne peut que constater que ça baisse, comme le taux d’utilisation des anciens moteurs, pas de miracle en fait.

      Ce qu’il faut faire pour éviter les bias serait de mesurer toutes les particules jusqu’à l’atome et faire le tri. Ainsi on pourra mieux comprendre comment les problèmes respiratoires ne font qu’augmenter au fils des ans avec une pollution qui est sensé baisser…


  2. RGT Le 09 mars 2017 à 18h41
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    Comme disait Alphonse Allais, il faudrait construire les villes à la campagne 😉

    C’est malheureusement le plus gros problème des concentrations urbaines : Comme l’activité humaine y est très dense il ne faut pas s’attendre à des résultats époustouflants.

    Ensuite, si les habitants pouvaient réellement choisir leur lieu de vie je ne suis pas certain qu’ils s’entasseraient dans des mégapoles et ils préféreraient sans doute habiter dans un village perdu au fond de la cambrousse, loin du bruit, des fumées et de l’agitation.

    Par contre, si on souhaite sortir fréquemment pour assister à des spectacles, c’est un peu raté.
    A vous de choisir, personnellement j’ai déjà fait mon choix que je ne vous détaille pas.


  3. montils Le 09 mars 2017 à 19h05
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    bonjour,

    n’habitant pas en région parisienne, je vous avoue que ces excellents documents sur la pollution en région parisienne me “pompe l’air” si je puis le dire.
    Concrétement, je souhaiterais qu’ a un problème parisien, on recherche une solution parisienne. Imposer à la France entière une mesure qui n’est motivée que par Paris n’est surement pas la bonne solution.
    Vivement un peu de fédéralisme en France qui permetrait de choisir les solutions plus éfficaces et plus intelligentes que betement taxer et encore taxer.


  4. Gonzo Le 09 mars 2017 à 19h27
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    Bonne nouvelle tout est à la baisse!

    Comme le confirmé Airparif N° 220, Octobre-décembre 2013
    http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=2535&format=print

    ou l’on apprend notamment que la circulation des VL n’a cessé de baisser depuis 10ans ainsi que leur PM10 et 2,5 et NOx associé, tel que confirmé ci dessus.

    Ensuite les proportion en % c’est toujours un peu subtil de comparer en base 100 un volume fluctuant, même s’il ressort que ces particules n’ont toujours pas d’origine admise.


  5. douarn Le 09 mars 2017 à 20h15
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    Bonjour
    Depuis que Mme Voynet en avait fait, entre autre, la promotion (souvenez vous de la pastille verte) je “m’étonne” de voir la France laisser mourir le GPL alors que les niveaux d’émissions de ces véhicules sont extrêmement avantageux tant en terme de particule que d’imbrulés ou de NOx.
    http://www.lefigaro.fr/automobile/2012/10/02/03001-20121002ARTFIG00316-le-mystere-de-la-voiture-gpl.php
    Peut être qu’à l’heure de la la promotion de la voiture électrique ne faut il pas en parler (ni de la fin de vie de tout ou partie de ces véhicules).


  6. Crapaud Rouge Le 09 mars 2017 à 20h32
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    Mais c’est monstrueux comme boulot ! Une vraie base de données. Je ne pense pas que beaucoup de sites, officiels ou non, peuvent aligner autant de résultats. Pour le coup, il faudrait demander à Decodex de dénombrer les fausses informations qui se sont subrepticement, sournoisement et clandestinement glissées dans les tableaux. 🙂


    • Kiwixar Le 10 mars 2017 à 01h16
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      Dans l’idéal, le controversé Samuel Laurent « aurait dû recruter 20 scientifiques et pris 2 ans » pour pondre cette remarquable étude « pollution » qu’Olivier fournit gracieusement, seul, sur son temps libre après le boulot. On économiserait nos impôts des « aides à la presse » si on remplaçait les journalistes par des volontaires. Un amateur a construit l’arche de Noé, des pros ont construit le Titanic.


  7. Eric10 Le 10 mars 2017 à 00h32
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    Crapaud rouge,
    Cela m’étonnerait que les initiateurs du Décodex aient assez de neurones pour faire un tiers du tiers de ce travail excellent et énorme. 🙂


  8. Vincent P. Le 10 mars 2017 à 00h33
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    En 2017, on prévoit une alerte importante à un nouveau type de polluant extrêmement toxique :
    La Macronparticule ! (élémentaire)

    Elle déclencherait -notamment- de graves irritations, largement au delà du périphérique !


  9. Gatsu Le 10 mars 2017 à 07h55
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    Vous savez à la campagne vous avez les brûleurs de feuilles de chênes. Et c est vraiment très long, ils font de la fumée tout les jours ou presque avec leurs tas. Après Vous avez aussi ceux qui font brûler les tontes d herbe et déchets vert à l huile de vidange. Et enfin les brûleurs de plastiques pour récupérer le cuivre(Mais cette dernière pratique semble avoir disparue).
    Et là personne pour les éduquer, moi j ai des tracteurs alors j ai rien à dire… Et ma femme c est une bobo-ecolo…


  10. fanfan Le 10 mars 2017 à 08h31
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    A l’attention des “sans-dents” !
    En 2017, vous pouvez toucher une prime à la casse si vous remplacez votre voiture diesel par un véhicule propre. Le montant de la prime à la conversion dépend des caractéristiques du véhicule acheté. Il est de :
    – 4000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique ;
    – 2 500 euros pour l’achat d’un véhicule émettant entre 21 et 60g de CO2 par km.
    Cette aide peut être cumulée avec le bonus auto versé en cas d’achat d’un véhicule propre. En 2017, le montant de cette aide est de 6000 euros en cas d’achat d’un véhicule électrique. En tout, l’acheteur peut donc toucher une aide dont le montant total peut atteindre jusqu’à 10 000 euros (4000 euros de prime diesel + 6000 euros de bonus) s’il achète une voiture électrique.

    Selon vous, qui profite de ce cadeau financé par nos impôts ? L’élite ou l’ouvrier du coin ?


    • Gonzo Le 10 mars 2017 à 09h27
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      pas tout a fait il y a ca:
      https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/2/16/DEVR1700842D/jo/texte

      “….bonus écologique d’un montant de 200 euros pour l’acquisition de cycles à pédalage assisté qui n’utilisent pas de batterie au plomb ….”


      • Gwingwenn Le 12 mars 2017 à 19h31
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        Je confirme.
        Je suis allé voir, J’ai vu, J’ai vaincu !
        Très franchement pour un déplacement de l’ordre de 5km aller et sans besoin particulier (de fréquence, de volume, de poids) j’ai re-découvert le plaisir du vélo et la facilité procurée par l’assistance !
        En zone urbaine, je suis plus rapide que les voitures.
        Et je suis également surpris de ne pas rencontrer la pluie aussi souvent que les détracteurs le prétendent.
        Essayez (tous les magasins le proposent) et ne vous laissez pas avoir par des préjugés stupides : on ne peut pas se maquiller en roulant (c’est vraiment plus difficile), fumer est plus inconfortable, la radio est moins audible (de toutes façons pour les infos diffusées ….), on ne peut pas montrer qu’on en a une grosse. Si un de ces arguments vous convient, continuez à dépenser votre argent d’une façon … comment dire … ostentatoire.


  11. Adrien Le 10 mars 2017 à 12h20
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    > Rappelons au passage qu’il y a en Île-de-France 15,5 millions de déplacements quotidiens en voiture, d’environ 6,1 km en moyenne

    6 km… dire qu’il existe une solution simple aux problèmes posés par le transport : le vélo.

    Sur tout les tableaux, le vélo gagne : mieux pour la santé (pollution, stress, activité physique, etc.), mieux pour l’écologie (peu coûteux à produire, consomme de l’énergie humaine), mieux pour le social (réparable et fabricable localement, peu coûteux pour la société et l’individu), mieux pour l’urbanisation (prend moins de place, permet de construire des ville plus agréable, améliore le commerce, etc.), et enfin mieux pour la géostratégie (solution résiliente, réduit notre dépendances envers le pétrole, très résistant à la pénurie – grève, guerre lointaine, etc.).

    On se demande bien pourquoi les 15 millions d’automobilistes n’y ont pas pensé, plutôt que de vivre dans leurs déjections polluantes…

    Pour finir, voici une preuve que le vélo est indéniablement poétique :
    https://www.youtube.com/watch?v=K9J8tR7MYDA


    • RGT Le 11 mars 2017 à 20h20
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      Le seul “petit” problème quand on circule à vélo en agglomération (c’est mon cas) c’est qu’on sert surtout de filtre à particules pour nettoyer l’air de tous les polluants (en particulier les particules fines).
      J’habite à 6 km de mon lieu de travail et je vais bosser à vélo tous les jours… sauf en cas de pic de pollution !!!

      Dernièrement, j’étais atteint d’une toux chronique et mon médecin m’a prescrit une radio des poumons….
      Ce ne sont plus des poumons, c’est un filtre à particules de diesel en fin de vie.
      Mon médecin m’a strictement interdit de prendre mon vélo dès que la pollution commence à “frémir”…
      Alors je prends ma pétrolette (catalysée et peu polluante) même si les trajets courts lui sont nuisibles afin d’éviter de continuer à me remplir les poumons.

      Quand on circule à vélo il faut que l’air soit parfaitement pur car comme on fait un exercice physique on inspire fortement pour récupérer de l’oxygène, et donc des microparticules qui viennent se loger au fond des alvéoles, diminuant donc les échanges et augmentant encore plus la ventilation…

      Bref, on est puni pour respecter l’environnement !!!


    • René Fabri Le 12 mars 2017 à 13h06
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      Après m’être fait voler 3 vélos en 3 ans, après avoir eu toutes les peines du monde pour faire enregistrer mes plaintes au commissariat, après avoir vu moi-même un vol de vélo effectué en dix secondes par un homme muni d’une grande cisaille qui a aussitôt embarqué le vélo dans une camionnette, et après avoir réclamé en vain qu’il y ait des parkings à vélo dans les entreprises où j’ai travaillé, j’ai arrêté ce mode de transport. Excusez-moi de polluer un peu maintenant en prenant le Rer ou ma petite voiture essence.


  12. douarn Le 10 mars 2017 à 13h36
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    Bonjour Adrien
    entièrement d’accord avec vous, un petit bémol cependant relatif à notre dépendance envers le pétrole :
    Imaginons un foyer de 2 adultes et 2 enfants effectuant 100 km/semaine de trajet utilitaire en vélo sur toute l’année soit 5200 km/an. Ces trajets permettent donc de laisser une voiture consommant disons 5litres/100km au garage. Super, cela permet d’économiser 260 litres de carburant par an ou ~0,24 tonne équivalent pétrole (TEP).
    Le souci c’est que ce foyer consomme environ 4 TEP par personne et par an soit 16 TEP pour 4 personnes.

    Conclusion, en faisant 100km/semaine de trajet utilitaire en vélo, ce foyer n’économise que (0,24/16=) 1,5% de l’énergie qu’il consomme !!!
    Bref, le vélo c’est super pour décongestionner les villes, pour la santé, etc, mais pour économiser l’énergie je crains que ce ne soit que très marginal. L’effet pervers serait que cela dédouane ce ménage de prendre l’avion pour aller passer les vacances d’hiver sous le soleil…


  13. araok Le 11 mars 2017 à 14h19
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    En ville, l’hiver, quand il pleut et qu’il fait nuit, je ne vous conseille pas de prendre votre vélo. Ou alors prenez en plus une bonne assurance. Ici les voies velo ne sont matérialisées que quand il y a une large avenue. Dès que c’est étroit, hop! plus de voie velo. Demerden sie sich…Du pipeau.


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