Suite du billet sur la banquise arctique. L’index général de la série de billets sur le réchauffement climatique est disponible ici

Volume de la banquise

Comme nous avons analysé la superficie de la banquise et son épaisseur, on peut logiquement analyser son volume :

Volume de la banquise Arctique

On observe logiquement une forte diminution continue du volume de la banquise de plus de 40 % depuis 1990 !

Le minimum annuel est encore bien plus gravement atteint : -70 % depuis 1990 !

Volume de la banquise Arctique

Contrairement à la superficie, on note une diminution continue du volume au cours des dernières années ; 2011 marque donc un nouveau record à la baisse – loin devant 2007…

Volume de la banquise Arctique

Age de la banquise

La glace de la banquise est généralement vieille de 1 à 10 ans.

Tous ces bouleversements font que la part de la banquise composée de glaces de plus de 4 ans est en chute libre :

Age de la banquise Arctique

Elle est ainsi passée de 50 % de la banquise à 10 %…

Age de la banquise Arctique

Age de la banquise Arctique

Age de la banquise Arctique

En fait, la banquise semble ne pas arriver à digérer l’épisode 2007. Le fait que 2011 soit pire ne laisse pas présager une inversion de tendance…

Age de la banquise Arctique

Les passages du Nord

La fonte de la banquise polaire a une autre conséquence : elle ouvre pour le coup des passages nouveaux aux bateaux dans les mers polaires afin de relier l’océan Atlantique à l’océan Pacifique :

Océan polaire

Mers du cercle polaire

C’est ce qu’on appelle les Passages du Nord : le passage Nord-Ouest et le passage Nord-Est.

Passage du Nord-Ouest

Le passage du Nord-Ouest (NorthWest Passage) relie l’océan Atlantique à l’océan Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand Nord Canadien. Ce passage n’est praticable que pendant le court été arctique car pris par les glaces le reste de l’année.

Passage du Nord-Ouest

Passage du Nord-Ouest

Passage du Nord-Ouest

En 2007 le passage du Nord-Ouest est devenu temporairement praticable, ce qui pose des problèmes au Canada qui doit affirmer sa souveraineté sur ses îles du Nord. La souveraineté sur ces eaux est en effet contestée. Si le gouvernement canadien considère ce passage comme étant dans les eaux intérieures du Canada, d’autres pays, comme les États-Unis, le contestent, considérant ce passage comme un détroit international avec libre passage.

Le passage du Nord-Est (NorthWest Passage), désormais aussi appelé Route maritime du nord, permet de relier l’océan Atlantique à l’océan Pacifique en longeant la côte nord de la Sibérie. Il n’est navigable qu’en été. Mais des chenaux de navigation sont ouverts par de puissants brise-glaces nucléaires russes pour étendre au maximum la période de navigation sur cette voie stratégique.

Passage du Nord-Est

Ces nouvelles voies sont également un important enjeu économique. Par exemple, le passage du Nord-Ouest raccourcit de 4 000 km le trajet maritime actuel entre l’Europe et l’Extrême-Orient qui emprunte le canal de Suez.

Ainsi le trajet maritime Rotterdam-Tokyo est long de :

  • 14 100 km par le passage du Nord-Est ;
  • 15 900 km par le passage du Nord-Ouest ;
  • 21 100 km par le canal de Suez (route actuelle, soit 7 000 km de plus) ;
  • 23 300 km par le canal de Panama ;

Passage du Nord-Ouest

On observe ici l’impact majeur du réchauffement climatique pour le canal de Parry dans le Passage du Nord-Ouest :

Passage du Nord-Ouest

Soulignons toutefois le risque écologique représenté par le naufrage de bateaux polluants dans ces eaux pleines de glace, jusque-là préservées…

12 derniers mois

Pour récompenser les courageux qui ont tout lu :), je vous propose en guise de conclusion ces 2 animations mises à jour en permanence.

La première représente l’étendue de la banquise, en fonction de sa concentration en glace :

Étendue de la banquise

La seconde représente l’épaisseur de la banquise :

Épaisseur de la banquise

Source : US Navy

Dans le billet suivant, vous trouverez la suite de cette présentation des conséquences du réchauffement climatique.

Réchauffement climatique

[Edit] Un déclin de la banquise sans précédent depuis 1450 ans, par Grant Foster

Source : Contreinfo d’après Nature

Une étude récente publiée par Nature montre que le déclin actuel de la banquise Arctique est sans précédent depuis 1450 ans. Note de lecture par Grant Foster, statisticien spécialisé dans l’étude des données climatiques, et éditeur du site Open Mind, sous le nom de plume de Tamino.

Réchauffement climatique

Par Grant Foster, Open Mind, 2 décembre 2011
Nous disposons pour les 30 dernières années de données précises, obtenues par les observations satellite, sur l’étendue de la banquise arctique, et d’une assez bonne estimation pour le dernier siècle et au delà, à partir d’observations effectuées à bord de navires et d’aéronefs. Ces données montrent clairement que la banquise arctique a considérablement régressé au cours des dernières décennies, et que cette baisse est certainement sans équivalent observé depuis plus d’un siècle. En outre, une récente analyse des informations fournies par les sédiments nous indique que le déclin actuel de la banquise arctique est « sans précédent depuis au moins les derniers millénaires et n’est explicable par aucune des variabilités naturelles connues. »

Une nouvelle étude de Kinnard et al, publiée par Nature, apporte des preuves encore plus saisissantes de l’état de la banquise, en effectuant une reconstruction de son étendue durant les 1450 dernières années. [1]

Kinnard et ses collègues ont recueilli les données de 69 sites de la région de l’Arctique, principalement à partir de carottes de glace [2], mais également des anneaux de croissance des arbres, des sédiments lacustres, et les données historiques des observations de la banquise. Nombre de ces sites fournissent des informations sur des propriétés physiques autres que l’étendue de la banquise – et en particulier la température – mais la méthode d’analyse choisie [3] a permis aux auteurs d’identifier les modes de variabilité dans ces données qui sont distincts des signaux de température, et d’isoler leur corrélation avec les observations de l’étendue de la banquise. Cette méthode aide également à surmonter le « problème de colinéarité », dans lequel plusieurs séries de données sont si semblables les unes aux autres qu’elles fournissent des informations qui se chevauchent.

Cette technique a permis de corréler les données des sites analysés avec l’étendue de la banquise à la fin août et avec des données supplémentaires en provenance de la région Arctique russe. Kinnard et al. ont constaté que leur reconstruction était pertinente sur les 1450 dernières années. La forme de « crosse de hockey » du graphique de la banquise est remarquable. [4]

Les niveaux d’incertitude sont plus élevés à mesure que l’on recule dans le temps, car on dispose de moins de données utilisables pour la reconstruction. Néanmoins, la baisse notable observée à la fin du 20e siècle est sans précédent, à la fois en amplitude et en durée.

Avant la baisse récente, on observe des périodes où la banquise était plus étendue (de 1250 à 1450 environ, et de 1800 à 1920) et des périodes de moindre extension (environ avant 1200). Le minimum de la banquise avant la révolution industrielle se situe encore plus tôt, vers l’an 640. Il existe également deux épisodes plus tardifs de déclin de la glace, à la fin du 16e et début 17e siècle, mais aucune de ces baisses n’approche en rien la « chute libre » de la banquise que nous constatons aujourd’hui.

Étonnamment, les glaces montrent des signes de déclin durant le « petit âge glaciaire » alors qu’on pourrait naïvement s’attendre à un accroissement. Les auteurs suggèrent que le transport de chaleur dans l’extrême Arctique pourrait avoir été responsable de ce phénomène, de sorte que cet épisode représenterait une forme de « piratage de chaleur » dans lequel le refroidissement en Europe et dans d’autres régions a été accompagné par un réchauffement de l’Arctique. De même, le minimum préindustriel de l’an 640 coïncide avec ce qu’ils appellent la « période froide des âges sombres », et pourrait de façon similaire correspondre à un transport de chaleur (peut-être par les courants océaniques) vers l’Arctique.

Mais l’effondrement actuel de la banquise a lieu durant une période chaude, à la fois pour cet hémisphère et à l’échelle mondiale. Il ne relève donc pas d’un cas de transport de chaleur d’une région à l’autre, mais bien du réchauffement climatique. Les auteurs concluent :

« Dans l’état actuel des connaissances, le réchauffement par forçage d’origine anthropique (« gaz à effet de serre ») apparaît comme une cause très vraisemblable des températures atmosphériques et océaniques record des dernières décennies, qui pourraient bientôt provoquer l’apparition d’un océan Arctique libre de glace durant l’été. »

Lire aussi : Nature : Reconstructed changes in Arctic sea ice over the past 1,450 years

[Edit 2]La découverte inquiétante de véritables fontaines de méthane d’1 km de diamètre


Dessin Banquise arctique Ours polaire

Dessin Banquise arctique Ours polaire

Dessin Banquise arctique Ours polaire

11 réponses à 1357 Climat (24) : Conséquences (5) – La banquise arctique (2/2)

  1. Alain34 Le 18 décembre 2011 à 10h22
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    Cet été France5 a diffusé un superbe documentaire sur la difficulté de survie des ours polaires en caméra ‘cachée’. A partir de la naissance, la course contre la fonte de la banquise pour rejoindre un lieu sur. Prises de vues par caméras mobiles télécommandés. Très impressionnant. Bien sur, made by BBC…
    Si vous l’avez raté, je vous le recommande, il est dispo en 2 parties sur dailymotion :
    http://www.dailymotion.com/video/xk98w3_camera-cachee-ours-espionnes-00h00m00s-00h42m01s_animals
    http://www.dailymotion.com/video/xk9aoj_camera-cachee-ours-espionnes-00h42m01s-01h24m03s_animals


  2. BA Le 18 décembre 2011 à 13h13
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    Mercredi 14 décembre 2011 :
     
    Le réchauffement global est peut-être en train de s’emballer. Une expédition scientifique russe a observé plus de 100 fontaines de méthane d’une ampleur jamais vue émergeant de l’océan Arctique, au nord de la Russie, rapporte le journal britannique The Independent.
     
    Le méthane est un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le gaz carbonique. 
     
    «Dans le passé, nous avions trouvé des structures comme celles-ci, mais elles n’avaient que quelques dizaines de mètres de diamètre, a affirmé le chef de l’expédition, Igor Semiletov. Cette fois, nous avons trouvé des structures continues, puissantes et impressionnantes, de plus de 1000 mètres de diamètre. Dans une superficie relativement petite, nous en avons trouvé plus de 100, mais à l’échelle de la région, il doit y en avoir des milliers.» 
     
    Ces fontaines se sont formées avec la fonte du fond marin, à la faveur du réchauffement accéléré qui touche l’Arctique, croient les scientifiques, mais cela reste à confirmer.
     
    http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/changements-climatiques/201112/14/01-4477672-fontaines-de-methane-dans-larctique-russe.php


  3. BA Le 18 décembre 2011 à 14h23
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    Mardi 13 décembre 2011 :
     
    Le choc de la fonte de la banquise arctique provoque l’apparition de fontaines de gaz à effet mortel.
     
    Une équipe de recherche russe est stupéfaite d’avoir trouvé des «fontaines» de bulles de méthane remontant vers la surface.
     
    Des panaches spectaculaires et sans précédent de méthane – un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone – ont été vus bouillonnant à la surface de l’océan Arctique par des scientifiques russes réalisant une vaste étude de la région.
     
    L’échelle et le volume de la libération du méthane ont étonné le chef de l’équipe de recherche russe, qui étudie les fonds marins de l’Est du plateau continental arctique sibérien au nord de la Russie depuis près de 20 ans.
     
    Dans une interview exclusive accordée à “The Independent”, Igor Semiletov, du département d’Extrême-Orient de l’Académie russe des sciences, a déclaré qu’il n’avait jamais vu une telle ampleur et une telle force de méthane libérées des fonds marins de l’Arctique.
     
    «Auparavant, nous avions trouvé des fontaines de méthane comme celles-ci, mais elles avaient seulement quelques dizaines de mètres de diamètre. Cette année, c’est la première fois que nous avons trouvé des structures suintant en continu, puissantes et impressionnantes, de plus de 1000 mètres de diamètre. C’est incroyable», déclare le Dr Semiletov. «J’ai été très impressionné par l’ampleur et par la densité élevée des panaches de méthane. Sur une superficie relativement petite, nous en avons trouvé plus de 100, mais sur une zone plus large, il devrait y en avoir des milliers.”
     
    Les scientifiques estiment qu’il y a des centaines de millions de tonnes de gaz méthane enfermés sous le pergélisol de l’Arctique, qui s’étend de la partie continentale dans le fond marin de la mer, relativement peu profonde, jusqu’au plateau arctique de Sibérie orientale. Une de leurs grandes craintes est que, avec la disparition de la banquise arctique en été, et avec la hausse des températures dans toute la région, le permafrost sibérien va fondre : le méthane piégé pourrait être soudainement libéré dans l’atmosphère, conduisant à un rapide et sévère changement climatique.
     
    L’équipe du Docteur Semiletov a publié une étude en 2010, estimant que les émissions de méthane provenant de cette région étaient d’environ huit millions de tonnes par an, mais la dernière expédition suggère que ceci est une sous-estimation importante du phénomène.
     
    En fin d’été, le navire de recherche russe “Académicien Lavrentiev” a mené une vaste enquête sur environ 10.000 miles carrés de mer, au large de la côte de Sibérie orientale. Les scientifiques ont déployé quatre instruments très sensibles, tant sismiques et qu’acoustiques, afin de surveiller les «fontaines» ou les panaches de bulles de méthane remontant à la surface de la mer.
     
    «Dans une zone très petite, moins de 10.000 miles carrés, nous avons compté plus de 100 fontaines de méthane, ou la torche de structures semblables, remontant dans une colonne d’eau et injectées directement dans l’atmosphère à partir des fonds marins», dit le Docteur Semiletov. 
     
    “Nous avons effectué les contrôles à environ 115 points stationnaires et nous avons découvert des champs de méthane d’une dimension fantastique – je pense à une échelle jamais vue auparavant : certains panaches étaient larges d’un kilomètre ou même plus larges, et les émissions de méthane allaient directement dans l’atmosphère -. La concentration était d’une centaine de fois plus élevée que la normale. ”
     
    Le Docteur Semiletov a publié ses résultats pour la première fois la semaine dernière lors de la réunion de l’American Geophysical Union à San Francisco.
     
    http://www.independent.co.uk/environment/climate-change/shock-as-retreat-of-arctic-sea-ice-releases-deadly-greenhouse-gas-6276134.html


  4. Marcus Le 18 décembre 2011 à 16h33
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    Toujours aussi intéressant !
    Merci Olivier, BA et Alain34, dommage qu’il n’y ait pas plus de réactions…
    Bonne fin de dimanche à tous !
    Marc


    • odeur_de_sapin Le 18 décembre 2011 à 20h23
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      Des réactions, mon cher Marcus …, ben oui, nous fonçons vers l’abîme, on le sait. Et évidemment la très grande majorité du genre humain ne changera rien dans ses comportements, simple citoyen ou leader de qque chose.
       
      On s’endette climatiquement tout comme on s’endette budgétairement.
       
      Pour ma part, le choix est simple, nuire le moins possible et se préparer à mourrir. Oui, oui, il faudra soit mourrir de mort naturelle, soit plus tôt quand ce monde va devenir un enfer.
       
      Il n’y a là rien de morbide. Comment se préparer à mourrir ? Tout simplement en apprenant à se connaître. Comment apprendre à se connaître ?
       
      C’est tout simple …, s’asseoir confortablement (laisse la posture du lotus aux yogis, tu vas te casser les genoux), et laisser le mental s’apaiser et finalement se fondre dans le silence. A partir de là, commence la connaissance de Soi, tout le reste avant, c’est un bavardage incessant du mental conditionné.
       
      A priori, il est conseillé d’être guidé par quelqu’un qui a déjà fait le chemin.
       
      La seule question qui vaille est celle de Ramana Maharshi “ Qui suis-je ? ” et à cette question les réponses du mental sont toutes des réponses qui n’aideront pas à mourir, et donc pas à vivre … heureux.
       
      Il faut dépasser le mental qui n’est qu’une des fonctions de l’Esprit, .. et là j’en reviens au sujet de la banquise qui fond, elle fond à cause du … mental.
       
      Le mental à constamment besoin de matière première pôur ne pas s’évaporer, cette agitation perpétuelle se transmute en consommation sans fin et donc en pollutions diverses.
       
      Donc, pour changer le monde, commencer par soi. Trouver la paix intérieure.
      C’est écrit en quelques lignes, mais derrière cela que d’erreurs, de recherches, de voyages, de souffrances, de fausses routes, de déceptions et parfois des joies absolues, des moments inimaginables de bonheur, de visions, de compréhensions, de réaliser que dans le coeur de chaque Etre humain réside un tel, tel, tel potentiel d’Amour qu’il est possible de rentrer dans la mort en chantant, et donc de vivre sans peur, d’oser Etre tel que nous sommes.

      Un Homme heureux de ce bonheur là préservera la Vie, donc cette planète. Il existe sur cette planète quelques êtres de cette trempe là, qui ont atteint le plein développement de leur humanité. Ce sont des exemples très inspirants. Je vous souhaite à tous un jour de pouvoir croiser sur votre route un authentique maître spirituel, si tant est que le degré d’ouverture requis est là.
       
      Mais les souffrances du monde qui viennent vont nous aider à nous simplifier intérieurement et dans la vie quotidienne.
       


      • Alain34 Le 18 décembre 2011 à 21h55
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        Mouai…
        Je pense surtout qu’il y a des hommes qui n’en on pas grand chose a foutre des autres, de la planète et du futur de leurs enfants et d’autres qui s’en soucis un peu plus, voir beaucoup.
        Et il est beaucoup plus facile de tomber dans le coté ‘obscur’ que d’essayer de convaincre quelqu’un qui y est depuis toujours de méditer…
        Encore et toujours, et avant la méditation, tout passe par l’éducation.


        • odeur_de_sapin Le 19 décembre 2011 à 11h34
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          Pour que je puisse apprécier pleinement votre réponse, il faudrait que je comprenne ce que vous dénommez obscur et ce que représente pour vous l’éducation.
           
          A dessein, je n’ai pas voulu employer le terme méditation car c’est devenu un tel fourre-tout en Occident et j’ai préféré expliciter quelque peu une approche possible de cette pratique.
           
          Cette approche comme vous l’avez peut-être remarqué ne nécessite aucun dogme, aucune croyance, et d’ailleurs comme le faisait remarquer très justement le Bouddha historique, “ Expérimentez par vous même, trouvez par vous même ”, juste un conseil de bouddha.
           
          La seule attitude requise est l’observation neutre de ce qui s’élève en soi, sans juger, ni rejetté, ni favorisé, simplement laisser le calme s’installer et observer. Je sais c’est pas très excitant à première vue … cela change de la société de consommation qui passe son temps à nous stimuler pour acheter, pour se sentir être en achetant.
          Et puis essayer de convaincre quelqu’un, j’ai passer le cap, Dieu Merci, c’est juste la proposition d’une suggestion pour le jour ou la Vie nous aura mené au point ou toutes les solutions mentales auront fait défaut … (tiens cela me rappelle la dette) et qu’il sera temps pour une sorte de saut quantique de la conscience humaine. Pas trop d’idées sur le mode opératoire. Désolé.


          • Alain34 Le 19 décembre 2011 à 20h55
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            Ce que j’appelle le “coté obscur” c’est ne penser qu’a soit et pas aux autres, et bien sur tout ce qui en découle.
            Pour l”éducation, c’est simple, c’est une éducation neutre des le plus jeune age et dans le respect des autres. C’est a dire sans ‘formater’ les enfants par des dogmes (a commencer par les religion avec les baptêmes par exemple – la religion doit être un choix adulte, fait en toute connaissance de choses, a commencer par leur histoire) et faire en sorte que la compétition reste un jeu et pas une fin en soit, pas un moyen d’écraser les autres.
            La spiritualité, la médication, ce sont des choix personnel et faire la démarche, c’est déjà avoir fait le chemin le plus difficile.
            Enfin, y a de quoi écrire des pages et des pages… mais bon, je ne suis qu’un misérable vermisseau parmi 7Mds perdu sur une petite planete, elle même simple grain de sable dans un système solaire lui même minuscule particule d’une galaxie parmis tant d’autres perdus au milieu d’un univers que l’on connais si peu….
            Bon, c’est complétement utopiste, ce sera pour une prochaine civilisation.


  5. Nihil Le 18 décembre 2011 à 17h49
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    Il me semble évident, du fait de mon mauvais esprit naturel, que les perspectives économiques et financières offertes par la libération des passages maritimes de l’Arctique seront bien plus mis en avant (et à profit) que la catastrophe écologique en cours. Mais je médis sûrement à tort.
     


  6. pluton92 Le 10 juin 2013 à 22h40
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    Pourquoi personne ne parle nulle part, même pour le contester, de l’explication donnée par la NASA de l’extension anormalement faible de la banquise arctique à l’été 2012 ?
    La NASA explique le recul de la banquise par des cyclones violents qui ont disloqué la banquise. Une simulation est fournie sur le site de Reuters :

    http://www.reuters.com/video/2012/09/21/reuters-tv-nasa-says-arctic-cyclone-played-key-role?videoId=237916780&videoChannel=118065


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