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3.janvier.20213.1.2021 // Les Crises

Pollution : Coca-Cola, Pepsi et Nestlé principaux pollueurs de plastique depuis trois ans

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Source : The Guardian, Karen McVeigh, 07-12-2020
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Les entreprises accusées de « zéro progrès » en matière de réduction des déchets plastiques, Coca-Cola étant classé n°1 pour la plupart des produits jetés

Bouteille de Coca-Cola sur une plage à Mull, en Écosse. L’entreprise a été critiquée pour avoir déclaré qu’elle n’abandonnerait pas les plastiques à usage unique. Photographie : Will Rose/Greenpeace

Coca-Cola, PepsiCo et Nestlé ont été accusés de « progrès zéro » en matière de réduction des déchets plastiques, après avoir été nommés les premiers pollueurs de plastique au monde pour la troisième année consécutive.

Coca-Cola a été classé premier pollueur de plastique au monde par Break Free From Plastic [mouvement international de lutte contre les pollutions liées au plastique, NdT] lors de son audit annuel, après que ses bouteilles de boisson aient été les plus fréquemment jetées sur les plages, les rivières, les parcs et autres sites de déchets dans 51 des 55 pays étudiés. L’année dernière, elle était la bouteille la plus souvent jetée aux ordures dans 37 pays, sur les 51 étudiés.

C’était pire que PepsiCo et Nestlé réunis : la marque Coca-Cola a été trouvée sur 13 834 morceaux de plastique, la marque PepsiCo sur 5 155 et la marque Nestlé sur 8 633.

L’audit annuel, réalisé par 15 000 bénévoles dans le monde entier, identifie le plus grand nombre de produits en plastique de marques mondiales trouvés dans le plus grand nombre de pays. Cette année, ils ont collecté 346 494 déchets plastiques, dont 63 % portaient clairement une marque grand public.

Coca-Cola a été critiqué par des militants écologistes au début de l’année lorsque la société a annoncé qu’elle n’abandonnerait pas les bouteilles en plastique, disant qu’elles étaient populaires auprès des consommateurs. En mars, une enquête de l’ONG Tearfund a révélé que Coca-Cola, PepsiCo, Nestlé et Unilever étaient, chaque année, responsables d’un demi-million de tonnes de pollution par le plastique dans six pays en développement.

« Les plus grandes entreprises polluantes du monde prétendent travailler dur pour résoudre le problème de la pollution du plastique, mais au lieu de cela, elles continuent à produire des emballages en plastique à usage unique nocifs », a déclaré Emma Priestland, coordinatrice de la campagne mondiale de Break Free From Plastic.

Emma Priestland a déclaré que la seule façon d’arrêter la marée croissante de déchets plastiques dans le monde était d’arrêter la production, de supprimer progressivement les emballages à usage unique et de mettre en place des systèmes de réutilisation.

« Coca-Cola, PepsiCo et Nestlé devraient montrer la voie en trouvant de véritables solutions pour réinventer la façon dont ils livrent leurs produits », a-t-elle déclaré.

Selon une étude de 2017, jusqu’à 91 % de tous les déchets plastiques produits n’ont pas été recyclés et ont fini par être incinérés, mis en décharge ou jetés dans la nature.

L’audit mondial de cette année sur les déchets plastiques de marques a révélé que les sachets à usage unique, qui servent à vendre de petits volumes de produits tels que le ketchup, le café et le shampoing, étaient le type d’articles le plus courant, suivi des mégots de cigarettes, puis des bouteilles en plastique.

Simon Mbata, coordinateur national de l’Association sud-africaine des ramasseurs de déchets, a déclaré : « La majorité du plastique que nous rencontrons ne peut pas être recyclé. Nous le trouvons partout, dans notre flux de déchets, sur nos terres. Lorsqu’il est enterré, il contamine notre sol. Tout ce qui ne peut être recyclé ne doit pas être produit. »

Coca-Cola a déclaré qu’elle travaillait à la question des déchets d’emballage, en partenariat avec d’autres, et a contesté l’affirmation selon laquelle elle ne faisait aucun progrès.

«Au niveau mondial, nous nous sommes engagés à récupérer chaque bouteille d’ici 2030, afin qu’aucune d’entre elles ne finisse comme déchet ou dans les océans, et que le plastique puisse être recyclé en nouvelles bouteilles, a déclaré un porte-parole. Des bouteilles en plastique 100% recyclé sont maintenant disponibles sur 18 marchés dans le monde, et ce nombre ne cesse de croître. »

63 % des déchets plastiques collectés par des bénévoles lors d’un audit annuel étaient clairement marqués d’une marque de consommation. Photographie : Noel Guevara/Greenpeace

Le porte-parole a déclaré que Coca-Cola avait également réduit l’utilisation de plastique dans les emballages secondaires, et que globalement « plus de 20 % de notre portefeuille est constitué d’emballages réutilisables ou de fontaines à soda. »

Un porte-parole de PepsiCo a déclaré que l’entreprise prenait des mesures pour s’attaquer au problème des emballages par « le partenariat, l’innovation et les investissements ». Ils ont déclaré qu’elle s’était fixé des objectifs de réduction des plastiques « y compris la réduction de 35 % du plastique vierge dans notre secteur des boissons d’ici 2025 », et qu’elle « augmentait la recharge et la réutilisation par le biais d’entreprises comme SodaStream et SodaStream Professional, qui devraient permettre d’éviter 67 milliards de bouteilles en plastique à usage unique d’ici 2025. »

Ils ont ajouté que la société investissait dans des partenariats pour augmenter les infrastructures de recyclage et la collecte, s’engageant à verser plus de 65 millions de dollars (48 millions de livres sterling) depuis 2018.

Selon une déclaration de Nestlé, l’entreprise fait des « progrès significatifs » en matière d’emballages durables, même si elle reconnaît que davantage est nécessaire : « Nous intensifions nos actions pour rendre 100% de nos emballages recyclables ou réutilisables d’ici 2025 et pour réduire d’un tiers notre utilisation de plastiques vierges au cours de la même période. À ce jour, 87 % de nos emballages et 66 % de nos emballages plastiques sont recyclables ou réutilisables. »

Source : The Guardian, Karen McVeigh, 07-12-2020
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Bouddha Vert // 03.01.2021 à 10h43

Pour le 100% biodégradable ce n’est techniquement pas gagné, en revanche, Bihouix propose que l’on revienne aux contenants en verre avec un modèle unique de forme par contenance.
Ainsi moins de nécessité à transporter, refondre le matériaux et privilégier un simple nettoyage avant de réembouteiller localement.
Le marketing du produit ne s’opérerait plus sur la forme du flacon mais uniquement sur l’étiquette, à l’identique de l’ancestrale marketing opéré sur nos bouteilles de vin.

Cela ne demande pas de développements techniques particuliers, seulement une volonté de normalisation par la voie législative, ce n’est bien évidemment pas gagné puisque mettre dans la balance la préservation de la nature au détriment de la liberté totale de commercer est aujourd’hui Cornélien.

46 réactions et commentaires

  • Yann // 03.01.2021 à 08h09

    Et des bouteilles avec des petites roulettes et un moteur électrique, qui trouvent toutes seules leur chemin vers le conteneur approprié, guidées par le réseau 5G.
    On va y arriver, ou il faut encore attendre la 6G?

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  • Brigitte // 03.01.2021 à 10h01

    L’emballage est emblématique de la marque, pour coca et pepsi au moins. Le moindre changement pourrait être préjudiciable à la marque et déstabiliser le réflexe pavlovien du consommateur de base. Ce n’est pas moi qui m’en plaindrait vu que je boycotte ces marques mais je comprends qu’ils trainent les pieds…
    Et puis, le recyclage du plastique, ce n’est pas la panacée non plus, c’est polluant et énergivore, surtout quand nos tonnes de déchets parcourent de longues distances.
    Il faut du 100% biodégradable sinon c’est peine perdue. Pas encore économiquement viable pour des boissons du pauvre.
    Il faudrait aussi mettre le paquet sur l’éducation (et la répression?) des consommateurs, qui ne se soucient guère de polluer et jètent allègrement leurs bouteilles et canettes dans la nature. Sans parler des lingettes, autre fléau écologique…et maintenant des masques.

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    • Bouddha Vert // 03.01.2021 à 10h43

      Pour le 100% biodégradable ce n’est techniquement pas gagné, en revanche, Bihouix propose que l’on revienne aux contenants en verre avec un modèle unique de forme par contenance.
      Ainsi moins de nécessité à transporter, refondre le matériaux et privilégier un simple nettoyage avant de réembouteiller localement.
      Le marketing du produit ne s’opérerait plus sur la forme du flacon mais uniquement sur l’étiquette, à l’identique de l’ancestrale marketing opéré sur nos bouteilles de vin.

      Cela ne demande pas de développements techniques particuliers, seulement une volonté de normalisation par la voie législative, ce n’est bien évidemment pas gagné puisque mettre dans la balance la préservation de la nature au détriment de la liberté totale de commercer est aujourd’hui Cornélien.

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      • Brigitte // 03.01.2021 à 11h51

        Oui pour le verre et consigne sinon ça consomme beaucoup de sable, mais le 100% biodégradable existe et en France! Un exemple parmi d’autres, l’entreprise Lyspackaging en Charente Maritime, à partir des déchets de canne à sucre. Vous allez dire que la canne à sucre ne pousse pas en Charente, mais c’est facilement importé des Antilles françaises.
        C’est un domaine très créatif mais encore délaissé par les investisseurs car la rentabilité à court terme n’est pas encore au rendez-vous.
        Il pourrait y avoir un débouché intéressant avec les déchets de bois de pin maritime, dans ma région Aquitaine.
        Le problème technique est la durée de vie et le stockage du produit. Pas possible de rivaliser avec le plastique organique.

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      • Papagateau // 03.01.2021 à 12h43

        D’accord, si la prime de ramassage va à celui qui rapporte la bouteille consignée (le premier kilomètre), et non à un commerçant qui pour déplacer une tonne n’a qu’à téléphoner.

        Pourquoi c’est ceux qui ne font pas la partie la plus coûteuse qui se font du pognon sur l’écologie?

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      • juju77 // 03.01.2021 à 18h12

        très bien les bouteilles en verre consignables ou réutilisables.. mais il faut aussi normaliser les étiquettes (colle froide plutot que AUTOADHESIVES) et autres décorations dessus .. afin que cela soit facilement nettoyable te facilement réutilisable par d’autres … sinon je plussoye ..

        le plastique (PET) ne sera réellement réutilisable (jusqu’a 10 utilisations) que si il est produit par compression plastique .. et (quel dommage) c’est plus que compliqué de différencier une bouteille/bouchon produit par injection plutot que par compression … merci quand même a SACMI d’essayer de proposer des pots de yagourt en PET par compression ..
        pas merci aux industries du lait qui se sont mis au PET OPAQUE (en 2016) alors qu’il n’existait pas de circuit de recyclage pour ce materiaux nouveau (et moins cher pour l’industrie) .. (sources : « RECYCLAGE le GRAND ENFUMAGE de Flore Berlingen + 15 ans d’experiences dans le packaging verre et plastique)
        et je ne parle pas des ECO-ORGANISMES qui sont sensés gérer les déchets mais qui sont totalement inféodés aux industriels pollueurs et producteurs …

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      • RGT // 06.01.2021 à 12h03

        Les bouteilles consignées c’est bien, mais à la seule condition que leur réutilisation soit faite dans un circuit très court comme c’était le cas dans les années 60.

        À l’époque il était possible de ramener les bouteilles consignées chez le commerçant du coin qui échangeait la bouteille vide contre une bouteille pleine, que ce soit du lait, de l’huile, du vinaigre, de la limonade ou du vin (qui se souvient encore du « Kiravi » capable de dissoudre n’importe quoi ?).

        Le commerçant triait puis retournait les bouteilles vides à son fournisseur local qui les nettoyait puis les remplissait avant de les renvoyer dans les commerces.

        De plus, ça permettait de faire fonctionner l’économie locale en offrant du travail (certes pas très valorisant, mais pas moins que les « bullshit jobs » qui sont actuellement la majorité des emplois) et évitait de dépenser des quantités d’énergie colossales en transport de contenants.

        Certes, ces « pratiques archaïques » n’étaient pas au top concernant la « bonne santé de l’économie » mais au moins elles avaient l’avantage d’être frugales en terme de consommation énergétique et de pollution. De plus, elles permettaient à une grande quantité de personnes de la « vraie vie » de subvenir à leurs besoins.

        Même le boulanger de mon quartier (qui aimait réellement son métier) n’a trouvé d’autre « repreneur » qu’un industriel qui propose des produits standardisés vendus par des CDD sous-payés fabriqués dans son usine lointaine et livrés dans des camions « climatisés » pour que le gogo ait la sensation que le pain « sort du four »..
        Désormais tout est centralisé à outrance pour des raisons « d’optimisation des profits ».

        Au prix de quelle pollution ?

        Que ce soit les bouteilles ou le pain, leur provenance est bien la même : L’industrie centralisée qui « optimise » à outrance les profits en laissant sur le carreau l’économie locale et les personnes qui pourraient en vivre.

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    • David D // 03.01.2021 à 14h50

      En principe, les gens qui fantasment sur le coca-cola fantasment sur la bouteille de verre. Il y a eu d’ailleurs une période de transition où boire dans une bouteille en plastique choquait ceux qui étaient habitués à boire dans les petites bouteilles en verre. Le problème du plastique est moins lié à des réflexes pavloviens qu’à des commodités, qu’à un confort d’emploi, au détriment du goût notamment des aliments, et évidemment avec un accroissement considérable de la pollution. C’est plus les commodités qui sont le problème dans cette manie de tout mettre sous plastique, de jeter le plastique ou le carton d’emballage massivement, comme c’est par commodité que les gens jettent dans la Nature au lieu de se rendre à une poubelle.

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      • Cévéyanh // 05.01.2021 à 20h06

        Au Salvador, des gens n’achètent plus la bouteille en plastique du soda mais une quantité (coûtant donc moins cher) versée dans un petit sac en plastique avec une paille. En conséquence, la compagnie a fabriqué des sacs biodégradables en forme de leur bouteille (je pense que c’est pour que la publicité puisse continuer) : https://www.rtbf.be/tipik/article/detail_deconcertant-le-coca-servi-dans-des-sacs?id=7800602

        Vous avez écrit : « comme c’est par commodité que les gens jettent dans la Nature au lieu de se rendre à une poubelle. »
        Certaines populations n’ont peut-être pas encore été éduquées à ne plus jeter n’importe où. Auparavant, elles le faisaient avec les emballages naturels (feuilles de banane, de plantes…) et cela posait moins de soucis car le « recyclage naturel » se faisait.

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      • RGT // 06.01.2021 à 12h27

        Quand je vois des aliments « bio » conditionnés dans des emballages plastique en polypropylène ou en polyuréthane je me pose certaines questions..

        Les personnes qui achètent ces produits sont-elles conscientes que les barquettes en question sont totalement indestructibles ?

        Pour info, le polypropylène est le plastique qui sert à la fabrication du « plymouth », ce tuyau plastique noir qui s’est imposé dans le transport d’eau car il est indestructible…
        Et le polyuréthane n’est pas mal non plus en termes de « biodégradabilité ».

        Que des « écolos » achètent ces produits est un fait qui m’interpelle fortement.
        Ils pourraient aller s’approvisionner dans les marchés locaux de produits provenant de maraîchers locaux qui leur livrent les produits « en vrac »…

        Même s’ils n’ont pas de certification « bio » (certification qui coûte une fortune, ce qui rendrait leurs produits excessivement chers), ils sont largement moins nocifs pour l’environnement que tous ces produits « certifiés » dans des emballages polluants et qui ont parcouru des distances incroyables avant de se retrouver dans vos assiettes.

        Le mieux étant bien sûr de cultiver votre propre production, mais en dehors du fait que « ça fatigue » il faut aussi accepter de ne consommer que des produits de saison cultivables localement et faire une croix sur les fraises en janvier ou les végétaux exotiques adulés par les grands gourmets.

        De toutes façons, il faudra bien s’y mettre quand il n’y aura plus suffisamment d’énergie disponible pour emballer et transporter ces produits du « producteur » au con-sommateur.

        Il faudrait imposer le « bilan pollution » sur tous les produits …

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        • Cévéyanh // 06.01.2021 à 19h36

          Vous avez écrit : « Les personnes qui achètent ces produits sont-elles conscientes que les barquettes en question sont totalement indestructibles ? »
          Je ne pense pas que toutes les personnes ont consciente de cela et le savent. Certains écolos choississent ces produits certainement pour promouvoir le bio. Pour l’instant pratiquement personne dans les pays « riches » ne peut être « irréprochable » concernant l’écologie. Sinon il faudrait déjà ne plus se chauffer à l’électricité, gaz etc car cela dégage du CO2. Tout le monde ne commence pas par le même chemin. Avec des chemins différents, tout le monde devrait arriver au bout du chemin. N’est-ce pas ce qui compte ? Certains n’y sont même pas sur ce chemin.

          Vous avez écrit : « Le mieux étant bien sûr de cultiver votre propre production, mais en dehors du fait que « ça fatigue » il faut aussi accepter de ne consommer que des produits de saison cultivables localement […] Il faudrait imposer le « bilan pollution » sur tous les produits… »
          Si vous parlez que chacune et chacun cultivent, il faut déjà un terrain et tout le monde n’en posède pas (et de plus non pollué).
          C’est une idée à penser « le bilan pollution » pour savoir si les fruits/légumes par exemple venant du Brésil est plus polluant que ceux venant de Turquie. Même pour la viande où certains animaux sont élevés dans un pays mais abbatus dans un autre et vendus dans un troisième pays. Cela peut-être un pas aidant à une prise de conscience.

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    • Orhan // 03.01.2021 à 16h44

      « Il faudrait aussi mettre le paquet sur l’éducation (et la répression?) des consommateurs, qui ne se soucient guère de polluer et jètent allègrement leurs bouteilles et canettes dans la nature. »

      C’est drôle, quand on sait que ce sont justement les entreprises commerciales (de soda notamment) qui ont, à force de publicité, « démocratiser » cette façon de jeter du plastique dans la nature, parce que c’est « cool ». (cf : https://www.monde-diplomatique.fr/2019/02/CHAMAYOU/59563)

      Et le 1er réflexe est donc de culpabiliser et sanctionner le consommateur, sans une seconde incriminer les producteurs…

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    • Fernet Branca // 03.01.2021 à 23h21

      Depuis Le film les dieux sont tombés sur la tête chacun sait qu’une bouteille de coca peut causer de graves problèmes.
      Nonchalamment jetée d’un petit avion qui survolait la région, une bouteille de Coca-Cola atterrit au beau milieu du désert du Kalahari, parmi une tribu de bushmen ébahis ! Pour ces individus dits non-
      civilisés, qui vivent paisiblement en harmonie…

      Il y a 10 ans lors d’un voyage au Niger et au Burkina Faso une bouteille d’eau minérale vide en plastique trouvait toujours preneur parmi les enfants qui l’utilisent comme gourde pour aller a l’école ou garder les animaux.

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    • pat // 05.01.2021 à 22h12

      mon premier coca été dans une bouteille en verre

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  • Lole // 03.01.2021 à 10h33

    Bla bla bla, 2030, bla bla 2040… bla bla 2050…
    Bref la solution on la connait, verre et consigne. 2021 maxi 2022. Point barre.
    Mais personne a les corones, business as usual.
    Et encore, on serait gentil, on ne parlerait pas du vol de l’eau (euh pardon de la privatisation) par ces marques.

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    • Kiwixar // 03.01.2021 à 10h52

      « verre et consigne »

      Encore mieux : les magasins en vrac. Chacun vient avec ses contenants, qu’il nettoie lui-même, et remplit au poids/volume.

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      • Dominique65 // 03.01.2021 à 11h04

        Le vrac, c’est bien d’une façon générale, mais pour des sodas, ça me paraît très difficile.

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        • Vlad // 03.01.2021 à 12h22

          Les fûts de bière et le coca pression préservent le goût, on pourrait se ramener avec ses contenants et les remplir d’après moi. Après il y a des choses que j’ignore, fort possible, je ne suis pas expert.
          De toute manière il y aura un prix à payer si on veut supprimer le plastique. Et ça aussi personne n’a les corones pour le dire, je ne parle même pas de décroissance, je parle juste de changer nos habitudes prises depuis l’utilisation massive du plastique. Les politiques et les industriels en sont presque à dire que telle ou telle mesure ne passera pas auprès du grand public, à 2 doigts de rejeter la faute sur nous, sur le peuple. c’est odieux.

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          • pat // 05.01.2021 à 22h16

            c’est comme les bagnole avec tous ce qui ne sert a rien c’est pas nous qui décidons

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        • jp // 03.01.2021 à 14h57

          je pense qu’on peut utiliser des bouteilles de limonade avec fermeture métallique + rondelle de caoutchouc.
          Ça garde les bulles assez longtemps, c’est ce que j’utilise pour mettre mon kéfir.
          On en trouve chez Emmaüs, pour pas cher évidemment.

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    • paul // 03.01.2021 à 11h06

      et coca qui a retiré le verre en afrique et remplacé par le plastique depuis quelques années…

        +6

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      • rgotfra // 03.01.2021 à 22h07

        La suite du film « Les Dieux sont tombés sur la tête » aura moins de gueule ! 🙂

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    • Myrkur34 // 03.01.2021 à 12h34

      Fin des années 70, début années 80, les gens rapportaient leurs bouteilles de verre car 0.20 cts de franc par exemplaire de 1 litre. Et en Allemagne, il y a aujourd’hui des bornes qui récupèrent les bouteilles en verre contre du vrai argent.

        +6

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      • Rgotfra // 03.01.2021 à 22h11

        J’ai vécu près d’une année en Allemagne à la fin des années 2000.
        Étant dans une ville étudiante, les pelouses étaient envahis de bouteilles de bière ou autres canettes les vendredis et samedi soirs.
        Le lendemain tout était propre sans que la commune ait dépensé un centime :
        De nombreux sans-abris et autres travailleurs pauvres venaient ramasser ces déchets avec un grand caddy de supermarché afin de récupérer les bénéfices de ces consignes.
        J’avoue avoir éprouvé un étrange sentiment de malaise devant cette situation… Ne sachant qu’en penser in fine…

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    • Fernet Branca // 03.01.2021 à 23h25

      Je ne vois pas la grande distribution française et Evian, Vittel , Perrier,…revenir aux bouteilles de verres consignées . En plus du transport il faut ensuite les laver et avec les normes actuelles.
      Si vous aviez vu la couleur de l’eau qui sortait d’une laveuse de bouteilles de bière au bout de 3h dans les années 70 dans les brasseries…

        +1

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  • Mr expat // 03.01.2021 à 11h05

    Comme toujours, ces entreprises ne cherchent pas à résoudre le problème, mais à en reporter la responsabilité et le coût sur les autres.

    Même si 100% de leurs emballages plastiques étaient recyclables, il faudrait encore que ceux-ci passent tous par la filière de recyclage:
    Pour commencer même en Europe tout le monde n’a pas le réflexe automatique de mettre ces déchets dans une poubelle et dans de nombreux pays comme la Thaïlande ce n’est absolument pas entré dans les mœurs avec encore 60% des déchets qui sont jetés dans la nature malgré que le ramassage des poubelles qui est généralisé dans tout le pays.
    Il sera alors dit que c’est la faute au consommateur égoïste si la pollution continue.

    Après il faut une filière de recyclage en place, pour un pays cela se chiffre en milliards de dollars payés par les impôts. Alors les 65 millions de dollars de Pepsico c’est un simple budget marketing, sans aucun rapport avec les coûts engendrés par sa pollution.

    La vraie solution, celle dont ils refusent même de parler, c’est d’arrêter la pollution à la sortie de l’usine.
    Par exemple en repassant aux bouteilles en verre, mais cela implique des coûts logistiques qui ne peuvent être reporter sur la société civile.
    Ou encore de développer des bouteilles faites dans un plastique bio dégradable, mais la le problème pour ces industriels est double : coût de fabrication et certainement un temps de stockage possible des produits réduit à cause de la dégradation naturelle de l’emballage.
    Bref un coût qu’encore une fois ils ne pourront pas reporter sur les autres.

      +7

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  • Grd-mère Michelle // 03.01.2021 à 12h04

    Il semble à présent que les divers « colas » provoqueraient des cancers des voies et des organes digestifs… (de par les composants chimiques qu’ils contiennent: pas encore obligatoire de les noter sur l’étiquette, alors que c’est le cas de la plupart des autres produits transformés que nous ingurgitons).
    De toute façon, tous les « sodas » contiennent d’énormes quantités de sucre (transformé) qui nuisent gravement à la santé(facteurs d’obésité…)
    Comme cela fut mis en œuvre avec succès pour le tabac(tout en n’empêchant personne d’en fumer, du moins chez soi ou à l’air libre), ne conviendrait-il pas d’imposer aux producteurs d’imprimer cette précision sur l’étiquette(des bouteilles en verre- mais attention, le verre c’est du sable, et le sable est aussi en voie de disparition étant donné son emploi abondant dans la construction de bâtiments et d’infrastructures)? Et d’en interdire la publicité?
    L’idéal étant bien sûr que la consommation de ces saloperies de sodas diminue considérablement…

      +5

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    • Bouddha Vert // 03.01.2021 à 18h36

      C’est le sable de construction qui est en voie de raréfaction et pas le sable « rond » tout à fait capable de faire du verre.
      De plus, il est énergétiquement plus rentable de faire fondre du verre pour le remodeler que partir du sable brut.

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      • Grd-mère Michelle // 04.01.2021 à 10h20

        MERCI de la précison…! J’avais vu, un peu distraitement, un docu sur le sable qui m’avait affolée.
        Néanmoins, pour notre santé et celle de notre biotope (environnement), il serait quand même plus sage de nous préparer nos boissons nous-mêmes, à partir de l’eau du robinet…tant qu’elle coule encore… les sources étant accaparées par les producteurs de sodas et/ou d’eau embouteillée comme à Chaudfontaine en Belgique(coca-cola) ou Vittel en France (Nestlé- grave problème d’approvisionnement d’eau dans la région, voir sur Cyberacteurs.org)

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      • Grd-mère Michelle // 04.01.2021 à 11h23

        Reçu en cadeau de Noël: un bâton de charbon actif, enroulé dans un fil d’acier inoxydable, à déposer pendant quelques heures dans une carafe d’eau pour la purifier… actif pendant 6mois d’emploi quotidien(mais à faire bouillir après 3mois).
        Produit anglais (www.black-blum.com), fabriqué à Taïwan !!!

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  • Christian Gedeon // 03.01.2021 à 12h04

    Mmmm! Les premiers pollueurs donc ( au passage ils assèchent aussi les nappes phréatiques) Mais non ils ne pas les principaux pollueurs. Pas du tout! Ce ne serait pas plutôt de la responsabilité des buveurs de ces décoctions gazéifiées ? Parce que jusqu’à nouvel ordre , personne n’est obligé de boire ces choses en quantité. Ou alors une universelle loi de… et je m’arrête là.

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    • paul // 03.01.2021 à 14h19

      le père Noël est passé

      c’est vrai que c’est assez simple de tout mettre sur le dos du CONsommateur

      Mais bon, si vous réfléchissez, vous savez bien qu’il y en a une majorité qui ne le fait pas.
      Justement, cette majorité que l’on « formate »

      c’est valable aussi pour TOUS les autres produits.

      aujourd’hui, une marque (carrouf pour ne pas la citer) a notament retirer de leur rayon les produits « contaminés » ou dans le doute
      Demain, si vous les incitez à se démarquer en appliquant encore plus, c’est là, et juste comme ça que vous améliorerez la chose. Le somateur, ne fait que CONsommer bêêêêtement. (le vôôôte, c’est pareil) question de CONditionnement.
      ( rQ : serait-ce pour cela que le début de ces mots a été choisi ?)

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      • Grd-mère Michelle // 04.01.2021 à 10h57

        Ha ha ha… Le préfixe « con » (ou com, col, cor) vient du latin « cum » qui signifie « avec ».

        Par ailleurs, au sujet de l’insulte, qui évoque l’attribut sexuel externe d’une femme (celui qui a été peint par Courbet), G.Brassens a fort bien dénoncé, avec humour et poésie, dans je ne sais plus quelle chanson, l’indignité qui consiste à l’employer pour désigner un imbécile.

        Oui, tout le monde est plus ou moins « formaté »; néanmoins, oui, les consommateurs/trices peuvent agir sur les sociétés marchandes, qui agiront elles-mêmes sur les sociétés productrices.
        Les associations de consommateurs sont là pour ça (sauf que, là aussi, on n’est pas à l’abri de manœuvres de corruption).

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        • pat // 05.01.2021 à 22h25

          une demi heure de publicité le midi ca formate surtout les enfants qui deviendrons de grand conssomateurs

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  • pseudo // 03.01.2021 à 12h22

    la seule certitude c’est que nous n’avons pas l’option de ne rien faire, malgré ce que pourrait penser la classe politique. Faire se renvoyer la balle entre le producteur et le consommateur, c’est doublement déculpabiliser le politique. Premièrement parce qu’il n’a pas fais son travail original, seondo, parce qu’on semble oublier que c’est son job. Puisque les deux parties en présence semble vouloir faire des efforts, mais que pour des raisons structurels, pour l’un conceptuel, pour l’autre pratique, les efforts ne sont pas atteignables, alors c’est le politique qui failli et qui doit désormais agir, indépendamment des desirata des uns et des autres car je le répète, nous n’avons pas le choix de ne rien faire.

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    • Christian Gedeon // 03.01.2021 à 12h25

      Qu’est ce que le politique a à voir dans l’ingestion de ces produits ? Franchement! Il y a bien un moment où il faut assumer sa propre responsabilité, non? Le politique, c’est nous. Imparfaitement peut être, mais c’est nous.

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      • paul // 03.01.2021 à 14h25

        non,

        non, non,

        non,

        cette explication est bien trop facile
        il suffit de voir les conclusion du groupe de citoyen chargé de faire des propositions
        La solution ne sera pas industrielle ni personnelle, déjà que pour le climat, même si TOUS les français s’y mettaient ensemble, ça ne changerait quasi rien à la trajectoire, nous ne comptons pour presque rien.
        La solution ne peut sortir que d’une politique générale
        C’est la qu’on peut penser gouvernance mondiale (sanitaire et économique) mais bien trop dangereuse pour les droits humains

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        • JCH // 05.01.2021 à 18h40

          Et en attendant l’arrivée d’une hypothétique « politique générale », comme vous partez du principe que « si tous les français s’y mettaient ensemble, ça ne changerait quasi rien », est-ce que vous jetez vos déchets dans la nature?
          Si la réponse est non, c’est bien que l’effort côté consommateur sert à quelque chose. Ca n’est pas la solution ultime, peut-être, mais c’est déjà ça.
          Si oui, c’est que vous êtes convaincu de ce que vous écrivez (et donc de toute façon, ça ne change rien), et ça ne vous met pas -à mon avis- dans une position très confortable pour porter un commentaire sur les problèmes de pollution mondiale.

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      • jp // 03.01.2021 à 15h04

        c’est politique !
        Un exemple : des villes US (San Francisco, Concord) ont interdit les petites bouteilles d’eau en plastique, mais elles ont du évidemment mettre des fontaines en ville.

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  • john // 03.01.2021 à 13h08

    Pour les produits consommables liquide, la solution la plus simple serait de revenir au contenant en verre et le principe de la consigne…..comme autrefois. Le rendre obligatoire par la norme sur un territoire donné (ET interdire par la norme l’usage de contenant en plastique). Mais nous sommes dans la communauté européenne…..et cela contrevient aux intérêts immédiats des multinationales.

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  • Velay43 // 03.01.2021 à 15h28

    Bonjour,
    le meilleur dépolluant : UNE TAXE SUR LE SUCRE ET LES EDULCORANTS !
    Çà permettra de financer la lutte contre le diabète et l’obésité.
    Effet immédiat.

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    • Deres // 04.01.2021 à 16h19

      Dans les faits, c’est juste une taxe sur les pauvres … qui continueront à consommer. Cette taxe existe déjà … uniquement en France évidemment. Nous sommes précurseurs pour tout ce qui concerne les taxes … Noter bien que les taxes sur l’alcool et les cigarettes n’ont jamais arrêté la consommation mais rentabilisent les trafics, les achats transfrontaliers et les autorisations des ventes en duty-free à des copains dans le privé.

      Pour la consigne du verre avec des contenants normalisés, je suis d’accord avec ce concept en théorie. Mais il faut aussi affronter la triste réalité des faits : le verre est lourd et épais. Le transport est donc beaucoup plus couteux et compliqué que pour les bouteilles plastiques qui peuvent également être mise en forme directement dans l’usine d’embouteillage. Ne nous faisons pas d’illusions : si c’était au final clairement moins couteux les industriels se jetterait dessus comme la vérole sur le bas clergé ! Il faudrait cependant travailler le concept du vrac liquide où on remplit ses contenants qui me parait si ce n’est la panacée, au moins une bonne idée pour diminuer la quantité de bouteilles neuves.

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  • simba // 05.01.2021 à 12h37

    Buvez de l’eau, et pas de l’eau en bouteille , mais l’eau qui se trouve naturellement près de chez vous et qui coule à votre robinet . Si elle ne vous semble pas correcte, il existe des systèmes de filtration efficaces . Depuis que j’ai un filtre sous évier , j’achète zéro boisson .

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  • jm // 06.01.2021 à 14h11
  • FabFab // 10.01.2021 à 22h16

    D’autant plus que contrairement aux messages rassuristes de l’OMS, des risques majeurs pour la santé se confirment : https://www.santelog.com/actualites/microbiote-ces-nanoplastiques-qui-rongent-nos-intestins

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