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15.janvier.202115.1.2021 // Les Crises

Forte baisse des émissions de CO2 en 2020 – par Johan Lorck

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Source : Global Climat, Johan Lorck

Les émissions mondiales de C02 dues aux combustibles fossiles et à l’industrie devraient chuter de 7% en 2020, selon une analyse préliminaire du Global Carbon Project. Le Bilan Mondial du Carbone 2020 montre que cette diminution est liée en grande partie aux mesures de confinement décidées face à l’épidémie de coronavirus.

D’après le Global Carbon Project, les émissions mondiales de CO2 devraient diminuer d’environ 2,4 milliards de tonnes (GtCO2) en 2020, une baisse record. Cette baisse est considérablement plus importante que les baisses significatives précédentes : 0,5 GtCO2 en 1981 et 2009 ; 0,7 GtCO2 en 1992 ; 0,9 GtCO2 en 1945. Cela signifie qu’en 2020 les émissions de CO2 fossile devraient être d’environ 34 GtCO2, soit 7% de moins qu’en 2019.

Les émissions totales de CO2 liées aux activités humaines devraient être d’environ 39 GtCO2 en 2020 avec la prise en compte du changement d’affectation des terres. Les émissions dues aux changements d’usage des sols en 2020 sont inférieures aux niveaux de 2019 et similaires à celles de la décennie précédente.

Le pic de diminution des émissions en 2020 s’est produit au mois d’avril, lorsque les mesures de confinement étaient à leur maximum, en particulier en Europe et aux Etats-Unis. Les émissions quotidiennes de CO2 fossile ont alors chuté de 17% dans le monde. Les émissions quotidiennes ont depuis augmenté, et sont maintenant presque aussi élevées qu’elles ne l’étaient à la fin de 2019, selon certaines estimations. Une grande partie du monde connaît maintenant une deuxième vague de la pandémie mais les émissions quotidiennes n’ont pas chuté aussi brutalement que lors de la première vague.

Emissions de CO2 globale d’origine fossile. Source: CDIAC ; Friedlingstein et al 2020 ; Global Carbon Budget 2020.

Le rapport du Global Carbon Project rappelle que la croissance des émissions mondiales de CO2 fossile a commencé à ralentir au cours de la dernière décennie, passant d’une croissance annuelle de 3% dans les années 2000 à 0,9% par an dans les années 2010. Le ralentissement est en grande partie dû à des changements importants dans l’utilisation du charbon depuis 2014. Les émissions mondiales de CO2 fossile n’ont augmenté que de 0,1% en 2019 par rapport à 2018 (les projections faites fin 2019 laissaient augurer d’une hausse plus importante). En 2020, il y a eu une nette baisse des émissions liées au charbon (-5,1%) et au pétrole (-7,6%).

Emissions annuelles de CO2 au niveau global de 1960 à 2020, selon le type d’énergie : charbon (coal), pétrole (oil), gaz (gas). Source : Global Carbon Project.

La publication survient alors que l’on vient de célèbrer le cinquième anniversaire de l’adoption de l’Accord de Paris sur le climat, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement climatique. Des réductions d’environ 1 à 2 GtCO2 seraient nécessaires chaque année en moyenne entre 2020 et 2030 pour limiter le réchauffement à moins de 2°C.

Les variations régionales

Dans l’UE-27 (-11 %) et aux Etats-Unis (-12 %), les réductions des émissions en 2020 résultant des restrictions liées à la pandémie se sont superposées aux tendances antérieures liées à la baisse de l’utilisation du charbon.

Emissions régionales de CO2 d’origine fossile. Source : Source: CDIAC; Friedlingstein et al 2020 ; Global Carbon Budget 2020.

Les Etats-Unis ont été affectés tout au long de l’année. Si l’épidémie est partie de Wuhan, la baisse est nettement moins prononcée en Chine (-1,7 %), où les mesures de restriction ont été prises au début de l’année et ont été plus limitées dans le temps. Et il faut dire qu’en Chine, la baisse d’émissions liée au coronavirus est survenue dans une tendance de long terme à la hausse des émissions. Le virus a frappé plus tôt et la mise en place rapide des mesures de confinement a cassé l’épidémie, permettant à l’activité de se redresser dans le courant 2020. La comparaison avec les Etats-Unis est frappante : si la réduction a été marquée pendant le confinement, la reprise est nette à partir d’avril 2020.

Emissions mensuelles de CO2 en 2019 (pointillés) et 2020 (lignes solides). Source : Robbie Andrew/CarbonMonitor.

Les précédentes crises économiques ont été marquées par un rebond des émissions au niveau mondial. Il reste maintenant à voir si la tendance de long terme sera influencée par les plans de stimulation de l’économie en réponse à la pandémie.

La concentration de CO2 toujours plus élevée

Malgré la baisse des émissions au niveau global, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a continué d’augmenter, d’environ 2,5 parties par million (ppm) en 2020, et devrait atteindre 412 ppm en moyenne sur l’année. La hausse est proche de celle de 2019, année où la croissance avait été de 2,46 ppm.

Concentration de CO2 à l’Observatoire de Mauna Loa. Source : NOAA.

Ce résultat décevant s’explique par le fait que les émissions restent élevées dans l’absolu (autour des niveaux de 2012 si l’on tient compte des émissions liées au changement d’usage des sols). La notion de concentration de CO2 est à distinguer des chiffres concernant les émissions de CO2. Les émissions représentent ce qui entre dans l’atmosphère en raison des activités humaines, la concentration indique ce qui reste dans l’atmosphère au terme des interactions entre l’air, la biosphère et les océans.

De fortes variations d’une année à l’autre du puits naturel terrestre peuvent entraîner des variations de la quantité de CO2 dans l’atmosphère. Les puits de carbone terrestre et océanique continuent d’augmenter régulièrement avec les émissions, en absorbant environ la moitié des émissions anthropiques. Le puits océanique étant relativement stable d’une année à l’autre, le puits terrestre semble en cause pour expliquer la hausse de concentration de 2,5 ppm en 2020, malgré des émissions moindres. Il faudra attendre pour savoir pourquoi le puits terrestre a été faible en 2020. Il est pour le moment déduit des émissions estimées et des changements observés dans le CO2 atmosphérique.

Avec les données sur le niveau des émissions de CO2 fossile, les changements liés à l’usage des terres, la supposition d’un puits océanique stable entre 2019 et 2020, les scientifiques infèrent que le puis terrestre a nécessairement diminué entre 2019 et 2020 pour correspondre à la hausse de la concentration de CO2 de 409,9 ppm à 412,4 ppm.

Sources et puits de CO2. Source : Global Carbon Project.

Les puits terrestres et océaniques sont estimés avec des modèles jusqu’en 2019. Il n’est pas encore possible de le faire pour 2020 car il faut pour cela le forçage climatique pour toute l’année, plus le temps d’exécuter les modèles et d’analyser tous les résultats. Il faudra attendre le bilan 2021 du Global Carbon Project pour mieux comprendre les puits de 2020.

Les émissions par secteur

Le secteur des transports a connu la plus forte baisse des émissions en 2020. Les émissions des transports en surface (21 % des émissions mondiales) ont été réduites de moitié dans les pays au plus fort des confinements liés au coronavirus. Ce secteur représente la plus grande part de la diminution mondiale des émissions.

Les émissions de l’industrie (22 % des émissions mondiales) ont été réduites de 30 % dans les pays lors du pic de la première vague.

Les émissions provenant de la production d’électricité (44 % des émissions mondiales) ont été réduites de 15 % dans les pays au plus fort des fermetures liées au coronavirus, tandis que les émissions provenant du secteur résidentiel (bâtiments) n’ont pas beaucoup changé.

Les émissions du secteur de l’aviation (2,8 % des émissions mondiales) ont été considérablement réduites, d’environ 75 %, dans les pays au plus fort des confinements. Toutefois, l’effet a été moindre que celui des émissions des transports de surface, car l’aviation ne représente que 2,8 % des émissions mondiales.

Source: Le Quéré et al 2020; https://www.icos-cp.eu/gcp-covid19

Les émissions en décembre 2020 se maintiennent en dessous de leur niveau de décembre 2019, en particulier pour les secteurs du transport routier et de l’aviation.

Début décembre 2020, les émissions du transport routier et de l’aviation étaient encore inférieures à leurs niveaux de décembre 2019, d’environ 10 % et 40 %. Ces deux secteurs agissent pour maintenir les émissions mensuelles mondiales en 2020 à environ 3 % en dessous de leur niveau de décembre 2019.

Les perturbations liées à la covid-19 semblent continuer à réduire les émissions de l’industrie dans le monde entier, mais les dernières données disponibles du Carbon Monitor pour le mois d’octobre suggèrent que les émissions de l’industrie en Chine et au Brésil ont suffisamment augmenté pour compenser les réductions des émissions ailleurs au cours de ce mois. Il est trop tôt pour estimer le niveau de la reprise des émissions en 2021.

Source : Global Climat, Johan Lorck, 15-12-2020

 

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eugeniegrandet // 15.01.2021 à 10h42

@Patrick. Vous utilisez un argument biaisé. La Terre émet naturellement 210 GtC (milliard de tonnes de Carbone) par an : 120 à terre et 90 en mer.
Auxquelles les activités humaines en ajoutent 7 (6 hydrocarbures et 1 déforestation) soit effectivement 3%.

Mais la Terre absorbe naturellement 122 GtC et l’océan 92 GtC par an (soit 214).

Donc le bilan net est 217 – 214 = + 3 GtC / an.

Personne ne dit qu’il faut ramener les émissions de la Terre à 0.
Il faut ramener les émissions de l’homme à 4 GtC à partir des 7 GtC actuel.

Si vous n’essayez pas de le faire de façon maîtrisée, la nature va s’en charger et ce sera violent (famines, guerres, …)

69 réactions et commentaires

  • florian lebaroudeur // 15.01.2021 à 07h02

    Il y a 2 constats intéressants selon moi
    _Il y a véritablement un avant et un après 2008 malgré l’absence de mesures environnementales contraignantes et ça s’accélère en 2020.
    _La consommation d’énergie au 31 décembre n’a pas retrouver son niveau du 1er janvier de l’année, elle reste scotché à un niveau inférieur de 5 à 6 %, et le repli concerne tous les secteurs.

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  • Yann // 15.01.2021 à 07h07

    Est-ce que quelqu’un s’est déjà posé la question suivante :

    On prend :
    – Les connaissances scientifiques actuelles, celles qui permettent de construire des trucs aujourd’hui de façon à peu près maitrisée, mais pas plus.
    – On s’interdit toute ressource non renouvelable. Pas de pétrole, gaz, charbon, uranium, métaux, terres rares, phosphates… On peut réutiliser ce qui a déjà été sorti du sol, mais pas creuser plus.
    – On imagine une population de (100 millions, 1 milliard, 10 milliards…quelques cas pour voir)

    Et on essaie de réfléchir à quoi pourrait ressembler une humanité qui essaie de se maintenir dans une sorte de régime permanent éternel. Et dans ces conditions, qu’est-ce que cette humanité est sensée accomplir, qui n’a pas déja été fait quand il y avait des ressources à profusion.

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    • Patrick // 15.01.2021 à 09h09

      « Pas de pétrole, gaz, charbon, uranium, métaux, terres rares, phosphates… » …
      ça va rapidement réduire la population humaine , la question est juste de savoir de quel pourcentage ( 75% , 90% ?? )

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      • Yann // 15.01.2021 à 09h39

        C’est juste un exercice de pensée, donc imaginons même un petit nombre, 100 millions, de sorte que chaque personne puisse disposer d’une grande quantité de ressources renouvelables (Eau,Fruits, légumes, viandes, bois, coton, bref principalement des choses organiques).
        En faisant pour le moment abstraction de comment nous sommes passés de 7 milliards à 100 millions.

        Dans ce cas, si dans 1000 ans, vous avez tous les plans pour construire toute la technologie que l’on connaît, mais pas les matières premières, alors quel est le but du jeu ?

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    • Mendes // 15.01.2021 à 11h13

      ho … c’est très simple, ça ressemble à une humanité qui meure. Fatalement l’environnement changera et les ressources ne peuvent être recyclé à l’infinie. Il faudra donc diminuer la population encore et toujours. hors diminuer la population diminue mécaniquement les compétences et donc tout facteur nouveau extérieur ne pourra pas être traité avec la mêmes célérité. De plus la stagnation économique entraînera une stagnation sociale, une société fermée, pas d’exploration, pas de recherche pour changer quoi que se soit. C’est la mort.
      La vie est l’accumulation et la complexification de l’information pas la dissipation des gradients énergétiques. Il n’y a pas d’autre choix possible. les faits sont têtus et la réalité est dur.

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      • florian lebaroudeur // 15.01.2021 à 12h14

        « Il n’y a pas d’autre choix possible. les faits sont têtus et la réalité est dur ».

        Difficile de faire passer cet pilule à ceux qui s’imaginent que le paradis est à notre porte si leur propre croyance est adopté par tous les autres.

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        • Grd-mère Michelle // 15.01.2021 à 16h28

          Je ne connais personne qui s’imagine que « le paradis est à notre porte ».
          La croyance (intensément stimulée) dans le paradis (ou l’enfer) post-mortem est à l’origine des pires erreurs de l’humanité, et de la soumission fataliste à un « ordre mondial » funeste, organisé par des megalo-maniaques boostés par une confiance mal-placée dans le pouvoir de l’argent(prospérité économique).
          Par contre, je connais beaucoup de personnes qui s’ingénient à essayer de trouver des solutions aux problèmes urgents qui se posent, et l’auteur de cet article semble en être.

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    • douarn // 15.01.2021 à 12h22

      Bonjour Yann
      Le recyclage ne se fait pas sans énergie ni pertes. Même recyclé à 80%, ce qui est très bon, en quelque cycles de recyclage, les pertes en un élément donné (plomb par ex.) deviennent très substantielles.

      Donc, à terme, c’est une population mondiale qui risque de se stabiliser à des niveaux au moins équivalents à ceux de la période pré-industrielle, soit 1,5 milliards d’habitants. On peut toutefois espérer avoir 2 à 2,5 milliards si l’on considère les progrès fait dans le domaine de l’hygiène, médical et agricole, depuis cette époque.

      Dans ce nouvel équilibre, j’imagine que la mortalité et la natalité augmenteraient et que l’époque serait marquée par des successions de disettes ponctuelles. Bref, la marque d’une population qui a atteint la capacité de charge de son milieu.

      https://www.sfecologie.org/regard/r33-pop-mondiale-gilles-pison/

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      • Yann // 16.01.2021 à 06h00

        Bonjour douarn,
        J’ai vu récemment un reportage sur les amishes qui, malgré leur sobriété, doivent quand même importer 20% de leur consommation du monde extérieur. Donc par comparaison, j’ai un peu de mal à imaginer le mode de vie de ces 1.5 milliards d’habitants du futur (lointain).
        Et on peut reposer la question comme suit : Y aurait-il un sens pour les Amishes de propager les connaissances scientifiques permettant de fabriquer un objet moderne de type smartphone, sachant que cela restera un savoir théorique (Soit si on s’interdit l’utilisation de l’électricité comme eux, ou si les matériaux de base sont trop difficiles à obtenir). Par exemple, quel intérêt d’enseigner les équations de Maxwell ?

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        • douarn // 16.01.2021 à 10h43

          Est ce à dire que les Amish, sujets du docu, ont dépassé les capacités de charges de leurs milieux?
          Probablement pas d’intérêt PRATIQUE à l’enseignement des équations de Maxwell dans le cadre où les besoins physiologiques et de sécurité sont au plus haut dans l’ordre des priorités.
          Mais il ne faut pas négliger le fait qu’il y a beaucoup de gens qui cherchent à savoir, connaître, comprendre même si cela peut leur sembler loin de leurs préoccupations quotidiennes. Un exemple parmi d’autre, Karl Siegmund Schwarzschild, qui fonde la théorie du trou noir tout en étant lieuteneant artilleur sur le front russe en 1915.

          Ceci dit vous dressez en arrière plan une problématique importante : il faudra probablement mettre sur un support durable, stable et aisément lisible les connaissances acquises pour les transmettre à ceux qui en auront envie/besoin. Regardez les supports photo des années 1970 et vous y verrez la perte d’information dans les couleurs qui s’affadissent.

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    • Morne Butor // 15.01.2021 à 13h07

      Euh… mais l’humanité n’a rien à accomplir. Elle existe aujourd’hui et n’existera plus dans un avenir plus ou moins lointain. Rien de plus. Juste une étincelle fugace dans un immense univers.

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      • RGT // 15.01.2021 à 15h20

        De toutes façons, quand un espèce invasive se retrouve sans prédateur elle se multiplie jusqu’à ce que sa population ait pillé toutes les ressources naturelles et qu’elle n’ait plus de quoi se nourrir, ce qui entraîne une diminution drastique de sa population (voire même son extinction si elle a tout ravagé).

        L’être humain n’échappe pas à cette équation.

        Son seul prédateur est lui-même, et une fois que le dernier humain aura éliminé son concurrent la population humaine s’éteindra, laissant enfin le champ libre aux autres espèces survivantes pour reconquérir le désert restant.

        Et le cycle de la vie repartira à nouveau, sans doute à partir d’arthropodes (résistants et qui n’auront pas été exterminés par les humains contrairement aux vertébrés).

        Et dans quelques millions d’années il ne restera aucun vestige de l’existence de ces animaux à la cupidité suicidaire.

        Et il ne sera même pas nécessaire d’invoquer une météorite ou une quelconque catastrophe naturelle : Les humains se chargeront seuls de creuser leur tombe avec leurs dents.

        Hélas, de nombreuses autres espèces qui n’avaient rien demandé et qui n’avaient pas détruit leur environnement seront aussi malgré elles entraînées dans ce génocide planétaire.

        Homo sapiens est bel et bien la pire calamité qui ait pu s’abattre sur cette planète.
        J’ai honte d’en faire partie et je ne peux rien changer.

        Finalement, un simple petit virus aura été bien plus efficace pour faire baisser les nuisances humaines que tous les « grands sommets » qui attirent les « élites mondiales », particulièrement autour des banquets de clôture.

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        • jp // 15.01.2021 à 17h39

          dans quelques millions d’années il ne restera aucun vestige de l’existence de ces animaux »
          hélas si, il restera des saletés nucléaires.
          Ex le plutonium 244 qui a une demi-vie de 80 millions d’années

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          • Patrick // 15.01.2021 à 18h13

            Les réacteurs nucléaires produisent du Pu239, pas du 244.
            La demi-vie est beaucoup plus courte.

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            • RGT // 23.01.2021 à 10h28

              La durée de demi-vie du PU239 est de 24 000 ans…
              Très longue pour une vie humaine, mais un clin d’œil pour les temps géologiques.

              De plus, le PU239 n’est certes pas « folichon » mais il fait largement moins de ravages dans l’environnement que les millions de tonnes de polluants qui sont déversés chaque semaine dans la nature et qui ont un effet largement plus nuisible sur les êtres vivants (humains compris)sur des durées qui peuvent dans certains cas être largement plus longues.

              Quand je vois des produits ‘bio » emballés dans des barquettes en polypropylène ou en polyuréthane je suis soudain pris d’une violente nausée.

              Les personnes qui achètent ces produits seraient-elles prêtes à les acheter en vrac et à les stocker chez elles dans des contenants durables et respectueux de l’environnement ?

              J’en doute.
              Il est plus facile de prendre une posture de bobo-bio-écolo en remplissant sa poubelle verte d’emballages polluants et d’une durée de vie équivalente à celle du PU239, de rouler en véhicule à carbon « électrique » que de se pencher sérieusement sur son propre mode de vie et de sa propre influence sur l’environnement.

              Quand la maison brûle, il est toujours plus facile d’accuser le voisin que de se pencher sur les véritables raisons de cet incendie.

              C’est très bien connu en psychologie : Ça s’appelle un biais d’auto-complaisance et le seul moyen de ne pas en être victime consiste à se mettre soi-même des baffes à chaque instant.

              Et ce que je hais le plus, ce sont les écolobobofachos qui nous font la morale et nous imposent des règles qui les arrangent, règles qui ne font qu’améliorer les profits des ploutocrates sans rien apporter de concret à la destruction exponentielle de l’environnement par les activités humaines.

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          • Bouddha Vert // 15.01.2021 à 20h21

            Si la période est de 80 millions d’années, alors l’irradiation sera insignifiante sur des temps historiques, est-on obligé de l’appelé « saleté » sous prétexte d’une classification de radio-élément?
            Sans vouloir minorer aucunement les éléments radioactifs, il est nécessaire de se familiariser avec ce que la science en comprend.

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    • Grd-mère Michelle // 15.01.2021 à 16h02

      « …qu’est-ce que l’humanité est sensée accomplir, qui n’a pas déjà été fait quand il y avait des ressources à profusion? »
      Vivre en paix et en bonne intelligence en partageant équitablement les ressources, peut-être?
      Essayer de ne pas rajouter des souffrances et des difficultés à celles inhérentes à la vie sur terre…?

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  • Papagateau // 15.01.2021 à 08h48

    En regardant le 3eme graphique , et en supposant que la production de choses réellement utiles est proportionnelle aux émissions de Co2, alors :
    L’Europe à eu son max de puissance en 1980.
    Les USA en 2008.
    La Chine à complètement changee de statut dans la décennie 2000. Aujourd’hui elle est 2 X plus puissante que les USA.

    Les occidentaux vivent dans un rêve de chiffres truqués.
    Truqués au profit de qui? Des élites, des milliardaires et des marchands d’armes.

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    • eugeniegrandet // 15.01.2021 à 10h08

      Vous voulez dire que les chiffres du CDC sont aussi truqués ? Mais alors où trouvez vous les « vrais » chiffres?

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      • Papagateau // 15.01.2021 à 13h21

        Je parle des chiffres de la « croissance » dans les pays occidentaux.
        Il faut considérer le pib ppa (à parité de pouvoir d’achat), la différence étant une prime à l’export qui n’enléve rien au pouvoir d’achat… ni à la consommation.

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        • eugeniegrandet // 15.01.2021 à 15h02

          Il faut non seulement regarder en PPA mais en PPA par habitant. Et là c’est beaucoup plus parlant (la baisse est claire depuis les trente glorieuses.)

          Comme le PIB se calcule par trois moyens différents, j’ai du mal à croire qu’il soit aussi fantaisiste dans les pays occidentaux car il y a les statistiques disponibles pour le calculer par les 3 moyens et vérifier sa cohérence (difficile de tricher sur tous les parametres pour que cela boucle à la fin.)

          Par contre, en Chine, en Russie, et hors OCDE de manière générale, j’ai comme un doute. Car les instituts statistiques sont légèrement sous contrôle.

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          • Papagateau // 15.01.2021 à 16h21

            Il est possible (et surtout souhaitable pour les dirigeants) de tricher de multiples manières sur le PIB, ainsi que sur le pib-ppa/hab , par contre, il est nettement plus dur de modifier les chiffres de la production de CO2.

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  • Patrick // 15.01.2021 à 09h08

    Rappel : les émissions de CO2 par l’activité humaine représentent 3% des émissions totales au niveau mondial.
    Si on diminue de 7% , ça ne fait diminuer que de 7% de 3% !!! négligeable.

    Conclusion ? même en supprimant définitivement tout combustible fossile , on ne va diminuer énormément les émissions annuelles par contre on va diminuer fortement la population humaine.

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    • LibEgaFra // 15.01.2021 à 10h38

      « Rappel : les émissions de CO2 par l’activité humaine représentent 3% des émissions totales au niveau mondial. »

      C’est faux.

      Il y en a qui osent tous les mensonges, c’est à sa qu’on les reconnait.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mission_de_dioxyde_de_carbone

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      • LibEgaFra // 15.01.2021 à 10h44
        • Almire // 15.01.2021 à 12h24

          Il me semble que l’activité volcanique émet du C02 et pas mal d’autres gaz, et aussi de la vapeur d’eau et des aérosols, des cendres…Mais l’accumulation de CO2 est bien d’origine anthropique.

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      • chimiste // 15.01.2021 à 12h55

        Alors je n’ai pas réussi à trouver dans le lien des informations contredisant le chiffre de Patrick. Les valeurs admises semblent être grosso modo 750 Gt/an de CO2 dues aux cycles naturels et de 30-40 Gt/an dues aux émissions humaines (ça fait 4-5%).
        Par contre l’idée que 5% (ou 3% d’ailleurs) ce n’est pas beaucoup est terriblement simpliste. Ce type de raisonnement linéaire est à la base de notre technologie, et nous avons donc l’impression que c’est du bon sens parce que dans la vie de tous les jours ça marche. Les systèmes naturels sont complexes, hautement non-linéaires, et ce type de raisonnement échoue totalement à comprendre les dynamiques à l’œuvre.

        Mais même en laissant de côté les considérations épistémologiques, augmenter la température (absolue) d’un corps de 5% c’est par exemple le faire passer de 37 °C (310 K) à 52 °C (325 K). Une bonne fièvre à vous clouer au lit (40 °C), c’est 1% d’augmentation de la température corporelle… On peut aussi s’imaginer passer la journée dans des chaussures 5% plus petite que sa pointure (tu fais du 41 ? Prends du 39, ça va aller).

        Enfin, pour le CO2 atmosphérique on joue à la baignoire qui fuit : ce qui compte ce n’est pas tant la valeur du flux total, mais la différence entre flux entrant et sortant, soit ≈ 15 Gt/an contre 0 Gt/an à l’état stationnaire préindustriel : de 0 à 15 ça fait quel pourcentage d’augmentation Patrick ? 😉

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        • douarn // 15.01.2021 à 13h27

          Absolument chimiste,  » hautement non-linéaires, et ce type de raisonnement échoue totalement à comprendre les dynamiques à l’œuvre »

          On parle d’un équilibre où quoique l’on en dise c’est la vapeur d’eau le premier des gaz à effet de serre. Or la vapeur d’eau est grosso modo toujours à l’équilibre à une T°C donnée avec les océans. Augmenter un peu les émissions anthropique de gaz à effet de serre (CO2, CH4, …) c’est faire passer l’eau du compartiment « océan » au compartiment « vapeur d’eau atmosphérique » par l’augmentation des températures.

          Beaucoup de gens ne réfléchissent pas en terme de système mais ont une pensée compartimentée, il me semble. En terme de système, on a une superbe boucle de rétroaction positive : plus de gaz à effet de serre -> température plus élevée -> plus de vapeur d’eau dans l’atmosphère -> température plus élevée -> fonte du pergélisol et émanation de méthane -> température plus élevée -> augmentation de la vapeur d’eau atmosphérique -> température plus élevée -> … jusqu’à atteindre un nouvel équilibre probablement pas aussi clément que l’actuel.

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          • chimiste // 15.01.2021 à 14h34

            Alors pour être un peu casse-bonbons sur le vocabulaire: on ne parle pas d’équilibres justement mais plutôt d’états stationnaires hors-équilibre. Ca peut sembler pédant mais la différence est capitale: faire des modélisations d’un système à l’équilibre est relativement facile (i.e. la théorie est claire, même si le nombre de paramètres peut rendre le travail numérique fastidieux). Les petites variations autour de l’équilibre sont d’ailleurs assez bien rendues à l’approximation linéaire (i.e. l’effet est proportionel à la cause).
            Dans un système hors équilibre (par exemple soumis à un flux, de matière ou de chaleur), le développement d’un état stationnaire (e.g. flux entrant = flux sortant) entraine une variété de phénomènes complexes très difficile à modéliser: dans la baignoire à niveau constant qui se remplie autant qu’elle fuit, tout un jeu de circulation se met en place dans l’ensemble du volume d’eau, avec des zones de flux laminaires, des turbulences, des vortex, etc… Ces phénomènes sont extrêmement sensibles à l’ensemble des paramètres du système (flux total, mais aussi emplacement et forme du robinet et de la fuite, état de surface de la baignoire, etc…). Ce sont ces types de phénomènes qui nous intéressent au niveau de la planète et eux sont horriblement difficile à modéliser.

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            • douarn // 16.01.2021 à 10h45

              Merci chimiste, vous avez raison de pointer mon imprécision dans le vocabulaire que j’ai utilisé.
              Au plaisir de vous lire

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          • Patrick // 15.01.2021 à 16h47

            on peut aussi raisonner en se disant que si la température augmente pour une autre raison , alors il y a aura plus de vapeur d’eau et plus de CO2.
            Donc , où commence la boucle ?

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            • douarn // 16.01.2021 à 10h50

              Oui Patrick, mais, de mon point de vue, la question n’est pas tellement de savoir où commence la boucle mais de savoir sur quel levier jouer pour éviter l’emballement d’une boucle de rétroaction positive dans laquelle plusieurs gaz à effet de serre sont en interaction (H2O, CO2, CH4, N2O, …)

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        • grumly // 15.01.2021 à 14h28

          Ça n’a pas de sens de parler de pourcentage de variation d’une température puisque la variation d’énergie dépend de la différence des 2 températures et pas d’un rapport entre les 2. Une variation de 5° c’est la même quantité d’énergie qu’on passe de 1° à 5° ou de 21° à 25° alors qu’en pourcentage c’est différent. J’ai oublié le terme, je ne sais plus si c’est ce qu’on décrit en disant que la température est une grandeur intensive.

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          • chimiste // 15.01.2021 à 15h13

            Ca n’aurait pas de sens en Celcius, où le zéro est arbitraire. Par contre la température absolue en Kelvin représente l’énergie cinétique moyenne des particules composant un corps à l’équilibre thermodynamique (1/2kT par degré de liberté). En restant classique : au zéro absolu : pas de mouvements moléculaires, à 100 K cent fois plus d’énergie cinétique qu’à 1 K. Les ratios et pourcentages sont tout ce qu’il y a de plus légitime pour donner une idée de la variation relative de l’énergie interne.

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          • Bouddha Vert // 15.01.2021 à 21h58

            Grumly, vous semblez négliger la capacité massique thermique de l’élément étudié.
            En effet, pour réchauffer 1g de glace à 0°C et 1g d’eau de 19 à 20°C la quantité d’énergie n’est pas du tout la même.
            De mémoire, pour transformer 1g de glace à 0°C à de l’eau à 0°C, il faut autant d’énergie que pour chauffer 1 g d’eau de 0 à 80°C!!!

            Pour le pourcentage, complètement d’accord avec vous.

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            • chimiste // 16.01.2021 à 13h02

              Les équations de la thermodynamique sont pleine de rapports de température, ne vous déplaise. En thermodynamique classique, la température est strictement proportionnelle à l’énergie cinétique moyenne accumulée par chacun des degrés de libertés, c’est le théorème d’équipartition de l’énergie.
              Pour les gazs non-parfaits, les liquides et les solides, l’énergie interne est aussi accumulée sous forme d’énergie potentielle. Cela change la quantité de chaleur à fournir par degré d’élévation de température, et la température n’est effectivement pas une mesure de l’énergie interne totale (voir la loi de Dulong-Petit, et les modèles de Debye et d’Einstein quant à l’effet de la quantification des niveaux d’énergie sur la capacité d’un degré de liberté à accumuler de l’énergie).
              Elle reste cependant une mesure absolue tout à fait valide de l’énergie cinétique moyenne des composants du système. C’est cette valeur d’énergie qui nous intéresse dans la plupart des échanges, tout comme dans un accident de voiture c’est l’énergie cinétique du véhicule qui est déterminante, pas le niveau du réservoir d’essence. Un rapport de température est un rapport d’énergie comme un autre, et la physique en est pleine.

              Alors on peut discuter de la pertinence de l’exemple plus haut, le rejeter sous prétexte que « on ne fait pas des rapports de température » est au mieux naïf…

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            • Bouddha Vert // 16.01.2021 à 15h41

              Pour CHIMISTE:
              Merci de m’avoir corrigé, je n’avais pas lu votre prose concernant le °K et m’évertuais à abonder dans l’idée que le rapport de 5/1 était bien différent de 25/21, je tacherai à l’avenir d’intégrer cette subtilité.

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            • grumly // 16.01.2021 à 18h21

              Effectivement il y a plein de phénomènes en jeu et la capacité change. Je n’ai plus la tête là-dedans, j’aurais dû éviter de pinailler. Je comprends vos exemples de la fièvre et de la voiture comme un genre de barre de vie du corps ou de la voiture.

              Quand j’ai parlé de degré je suis resté vague parce la chaleur se calcule de la même même manière qu’on soit en Kelvin ou en Celsius. On peut voir les choses avec l’énergie cinétique plutôt que la chaleur mais ça marche de la même manière. Pour reprendre votre exemple de l’accident de voiture, les dégâts sont les mêmes quelle que soit la vitesse de la voiture du moment que l’énergie reçue est la même. Que je renverse une poubelle pleine en sortant de chez moi ou que je me prenne une pierre sur l’autoroute qui vient du camion devant moi, si l’énergie est la même la voiture aura les mêmes dégâts. Mais dans un cas l’énergie cinétique de la voiture est faible et dans l’autre il est élevé. Le rapport sera différent alors que les dégâts sont les mêmes. Si vous avez emprunté la voiture, le propriétaire s’en fiche de savoir à quelle vitesse le choc a eu lieu, ce qu’il voit c’est les dégâts sur sa voiture. On peut aussi changer la référence de la vitesse sur l’autoroute, dire que la vitesse par rapport au camion est faible, mais c’est la même chose que ce qu’on fait quand on passe des degrés Kelvin aux Celsius.

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        • Havoc // 16.01.2021 à 16h31

          J’ai remarqué que ma température corporelle évoluait assez peu autour d’une moyenne de 310° Kelvin.

          Par conséquent, je devrais pouvoir l’augmenter de 1% sans aucune conséquences pour mon corps, ni ma santé.

          Je vais donc la faire passer à 314° Kelvin (soit environ 41°C).

          Je vous tiens au courant, mais normalement, je devrais avoir moins froid cet hiver.

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      • Patrick // 15.01.2021 à 16h19

        c’est amusant !!
        vous savez d’où me vient l’info ( 3% des émissions ) de cette même page de Wikipédia !!
        Page qui a été visiblement corrigée depuis peu , l’information devait être un peu gênante.
        La prochaine fois je ferai des copies d’écran avant que l’histoire ne soit réécrite.

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        • Le Minotaure // 21.01.2021 à 08h21

          « L’information devait être un peu gênante. » ou complètement fausse, autre possibilité. Par ailleurs il est possible de regarder l’historique des versions successives d’un article de Wikipedia. C’est le principe de cet outil.

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    • Aribo // 15.01.2021 à 12h53

      Source pour cette énormité ? Qui sont les gogos qui ont bien pu voter pour ça..
      ?

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    • Pierrot // 15.01.2021 à 15h30

      @Patrick, même en admettant que ces chiffres soient exacts, ce n’est pas parce que des variations paraissent faibles que leurs effets sont insignifiants.

      Par exemple, les océans ont une profondeur moyenne de 3800 m. Si leur volume augmentait de 0,2 %, alors leur niveau s’élèverait de plus de 7 m. Pour donner une idée de ce que cela représente, une hausse de seulement 5 m ferait déjà disparaître sous les eaux près de 1,7 millions de km² de terres, soit près de 2,6 fois la superficie de la France.

      D’une manière générale les raisonnements ne peuvent pas s’arrêter aux premières impressions laissées par les données. Il est nécessaire de les approfondir afin d’estimer l’ampleur effective des conséquences de ces dernières, particulièrement lorsqu’elles agissent sur l’équilibre et la dynamique de phénomènes à grande échelle.

      Dit plus simplement, même une différence de 0,2 % en plus ou en moins pourrait être la goutte d’eau qui fera ou empêchera de faire déborder le vase.

        +3

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      • Patrick // 15.01.2021 à 16h24

        comparaison n’est pas raison.
        Il y a toujours eu des émissions naturelles énormes de CO2, CO2 qui rentre juste dans un cycle, qui n’est pas complètement équilibré.
        exemple : dans une serre , les plantes consomment le CO2 , sans le consommer entièrement. Pourtant un des moyens d’augmenter la production est d’injecté du CO2 et donc d’augmenter sa concentration. Les plantes en consomment plus , grossissent plus sans toutefois le consommer entièrement. Dans les deux cas , il reste du CO2 même si dans le deuxièmes cas il en a été plus consommé.
        Donc , ajouter 3% de CO2 , vu les oscillations saisonnières , ça ne doit pas changer grand chose. Il va falloir trouver une autre cause à l’augmentation du taux de CO2 ( qui demeure quand même très faible )

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        • Bouddha Vert // 15.01.2021 à 22h07

          Ne pouvez vous imaginer que la science du climat ne se soit pas interrogé sur vos conjectures et étonnements?
          Ne savez vous pas que la science s’appuie sur des mesures qui, si tant est qu’elles existent, font sauter les a priori des scientifiques qui l’étudie.
          Les résultats de la science obligent le plus souvent les scientifiques à penser contre leur cerveau, et c’est pour cela que c’est beau et respectable.

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  • Come Back // 15.01.2021 à 09h21

    Et le PIB, il diminue de combien dans la même période ? Avec quelles conséquences sociales ?
    Pour baisser de 7% sur 3% au final, soit 0,0021%.
    Le Grand Reset, ça promet

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    • Ben // 15.01.2021 à 11h46

      Est ce que les conséquences sociales ont un rapport avec la baisse de CO2 ?
      La situation actuelle n’a pas vocation à baisser le CO2 mais à briser les diminuer les relations sociales.

      Que L’un implique l’autre ne veut pas dire réciprocité.

      Il est tout à fait possible de baisser la consommation de CO2 sans faire autant de casse sociale. (Voir sa famille consomme globalement peu de CO2, sauf si vous avez décider de vous éloigner, mais dans ce cas vous êtes responsable de polluer)

      Et au passage, 7% x 3% font 0,21%

        +1

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  • Samy Dread // 15.01.2021 à 09h57

    ‘Rappel : les émissions de CO2 par l’activité humaine représentent 3% des émissions totales au niveau mondial.’

    Source?

    ‘Pour baisser de 7% sur 3% au final, soit 0,0021%’

    non, 0.21%

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    • Patrick // 15.01.2021 à 16h37

      c’était sur une page wikipédia … qui a été modifiée il y a peu de temps, les % ont disparu , trop gênants
      sinon il y a le rapport du GIEC
      https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/WG1AR5_all_final.pdf
      voir figure 6.1 ( Carbon and Other Biogeochemical Cycles ) , là on doit arriver à 4 %

        +2

      Alerter
      • Guise // 15.01.2021 à 22h01

        Les changements faits sur wikipédia ne « disparaissent » pas, ils sont encore visibles si vous allez consulter l’historique de la page (onglet « voir l’historique », puis dans « comparer les versions sélectionnées », « actu » et « diff », les deux versions de la page, l’ancienne et la nouvelle, apparaissent si vous cliquez sur « diff », pour la partie modifiée à la date indiquée). Donc le % que vous avez lu, si c’est bien le cas, devrait y être encore, même si quelqu’un a fait une correction sur la page entre-temps.

          +3

        Alerter
  • eugeniegrandet // 15.01.2021 à 10h42

    @Patrick. Vous utilisez un argument biaisé. La Terre émet naturellement 210 GtC (milliard de tonnes de Carbone) par an : 120 à terre et 90 en mer.
    Auxquelles les activités humaines en ajoutent 7 (6 hydrocarbures et 1 déforestation) soit effectivement 3%.

    Mais la Terre absorbe naturellement 122 GtC et l’océan 92 GtC par an (soit 214).

    Donc le bilan net est 217 – 214 = + 3 GtC / an.

    Personne ne dit qu’il faut ramener les émissions de la Terre à 0.
    Il faut ramener les émissions de l’homme à 4 GtC à partir des 7 GtC actuel.

    Si vous n’essayez pas de le faire de façon maîtrisée, la nature va s’en charger et ce sera violent (famines, guerres, …)

      +22

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    • Brigitte // 15.01.2021 à 15h20

      Même question que pour Patrick: quelles sont les sources des valeurs qui justifient vos calculs, svp merci?
      Il est admis que les océans sont les principaux puits de carbone, devant les forêts, par la photosynthèse et par dissolution physico-chimique.
      Pour les autres organismes vivants, les pets des ruminants, la fermentation microbienne des sols, etc…je n’ai pas trouvé de valeurs globales. Si vous en avez, je suis preneuse.

        +0

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      • Patrick // 15.01.2021 à 16h39

        sinon il y a le rapport du GIEC pour un détail complet puisque Wikipédia a enlevé les informations gênantes sur sa page.
        https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/WG1AR5_all_final.pdf
        voir figure 6.1 ( Carbon and Other Biogeochemical Cycles ) , là on doit arriver à 4 %

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        • Patrick // 15.01.2021 à 16h52

          juste une idée !
          le schéma est très bien fait , mais avons-nous les valeurs des flux il y a 200 ans ?
          là on se contente de considérer qu’il n’y a que les émissions humaines qui ont changé , mais si toutes les autres causes ont changé aussi , quelles sont les conclusions ?
          Si on ne les connait pas avec précision, alors nous ne pouvons pas raisonner

            +1

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        • chimiste // 15.01.2021 à 16h59

          A part libegafra qui n’est en général pas d’accord avec grand monde, tout le monde reconnait les ordres de grandeur des échanges de CO2 avec l’atmosphère (ainsi que la difficulté d’estimer la précision de ces chiffres); en source, et en gros: ≈25Gt/an CO2 humain contre ≈750 Gt/an CO2 naturel, ou en equivalent carbone 7 contre 210Gt/an, i.e 3-4%.

          La question qui fâche est: c’est peanuts ou c’est beaucoup? Le solde des échanges lui est clair, la concentration atmosphérique de CO2 augmente rapidement de 310 ppm en 1950 à 410 en 2020. Ce que vous dites est que 3% d’augmentation des flux ne suffit pas à expliquer 30% d’augmentation de la concentration. C’est là l’erreur: l’atmosphère est un relativement petit réservoir où les flux sont importants, de petits changements dans les flux peuvent amener à de large variations dans les stocks.

            +4

          Alerter
          • Patrick // 15.01.2021 à 18h39

            Ce n’est pas un réservoir d’où rien ne sort.
            On voit bien sur le schéma du GIEC qu’il y a des flux dans les deux sens.
            Mais ces flux ne sont pas figés, ils ont pu varier avec le temps ( augmenter , diminuer ? )et rien ne dit qu’un flux soit limité, si la concentration en CO2 augmente, il peut parfaitement y avoir plus d’absorption.
            Donc on a juste une image à un moment donné, on ne connaît pas l’évolution de ces flux.
            En fait de réservoir, on en revient à un pb de baignoire et de robinet qui fuit.

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            • chimiste // 15.01.2021 à 20h22

              C’est exactement ça. Et la science essaie justement d’évaluer les variations de ces flux. La baignoire qui fuit est tout à fait à propos, voir commentaire plus haut.

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    • pat // 15.01.2021 à 21h36

      cela fait 40 ans que l’on détruits le poumon de la terre pour y planter du soja de merde qui remplace la nourriture des animaux que nos fermiers ont moins chère et qui nous donne de la merde a manger 40 ans que l’Amazonie est piller

        +2

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    • Sergei // 16.01.2021 à 22h24

      Durant la période Permienne, la température globale était de 10°C supérieure à aujourd’hui, avec des concentrations en CO2 équivalentes à aujourd’hui.
      Durant la période Cambrienne, mêmes températures qu’au Permien, avec une concentration en CO2 dans l’atmosphère 15 fois supérieure.
      1500% de plus

        +0

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  • 78 ans // 15.01.2021 à 15h32

    Ordres de grandeur…

    ***

     Il faudrait d’autres COVID-19

    « Mercredi, l’ONU estimait que pour atteindre la cible de l’Accord, il faudrait réduire les émissions de GES de 7,6 % par année, chaque année, de 2020 jusqu’en 2030. Une cible qui se voudrait, de loin, une sous-estimation des efforts à consentir, selon les projections de Jean-Marc JANCOVICI. En septembre, l’ingénieur français, consultant et spécialiste de l’énergie et du climat affirmait que pour respecter la limite souhaitée d’augmentation sous les 2 °C, les émissions doivent être divisées par trois d’ici 2050, soit une baisse de 5 % par an durant les 30 ans qui viennent.

    « C’est à peu près ce que nous aurons comme baisse en 2020 à la suite du ralentissement économique engendré par le confinement. Autrement dit, il nous faudrait une COVID supplémentaire tous les ans durant 30 ans pour que l’on respecte les objectifs de l’Accord de Paris», a-t-il illustré. »

    https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/591589/la-derive-climatique

      +2

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  • METZGER // 16.01.2021 à 02h01

    Je suis avec beaucoup d’attention Jancovici. Il oublie malheureusement que l’augmentation du CO² dans l’atmosphère joue un rôle stimulant sur la biomasse et que l’effet de serre du CO² n’est pas linéaire en fonction de sa concentration ; à masse égale relâchée aujourd’hui dans l’atmosphère, le méthane a un pouvoir de piégeage du rayonnement 56 fois supérieur à celui du CO2, l’ozone 1 200 fois et les CFC entre 4 000 et 8 000 fois.

    Une augmentation de concentration de CO² ne conduit pas à une augmentation proportionnelle de l’absorption. ( relation non linéaire entre concentration et spectre d’absorption ) Ceci explique que le doublement du gaz carbonique de 350 ppmv à 700 ppmv ne conduise qu’à un apport d’énergie supplémentaire de 4 W/m2 alors que l’effet actuel (qui correspond à un passage de 0 ppmv à 350 ppmv) est d’environ 50 W/m2.

    Enfin le PETM a relargué 5000 GTonnes de CO² il y a 56.000 ans avec une température de 7° au-dessus des nôtres. On atteindra ce chiffre dans 140 ans au rythme actuel de la consommation des énergie fossiles, ce que dément sa thèse qui prétend que nous avons déjà passé le pic et que nous allons vers la décroissance.

    Malgré son amour un peu trop prononcé pour la règle de trois et oublieux que nous sommes dans un système dynamique, le conduisant à caricaturer sa pensée pour des raisons de vulgarisation, je partage tout de même son sentiment que nous allons avoir de sérieux problèmes, mais pour des raisons plus complexes.

      +2

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  • Brigitte // 16.01.2021 à 08h12

    La grande absente est l’eau, dont la vapeur est le principal GES, loin devant le CO2. Elle entre aussi dans une boucle rétro-active avec le CO2: réchauffement des océans, plus d’évaporation et moins d’absorption de CO2, plus de réchauffement.
    Les activités humaines augmentent aussi l’évaporation avec l’agriculture intensive, la déforestation, l’urbanisation et l’industrie, qui favorisent les eaux de ruissellement, se déversant directement dans les océans dont la salinité de surface diminue, entrainant une augmentation de l’évaporation.
    Par rapport au fameux 3%. Je n’ai pas réussi à ouvrir le lien du GIEC de Patrick mais bon, tant pis, je me risque à faire un commentaire. Heureusement que les activités humaines ne sont pas la source principale de CO2, sinon nous ne serions plus là pour en discuter….
    Même en participant à une petite part en émission de GES, mais croissante depuis 1 siècle, cela peut suffire à rompre l’équilibre du système. Tout étant lié et agissant en rétro-action positive sur le réchauffement, la machine s’emballe. Ceci dit, les équilibres sont complexes et pas instantanés. Pour qu’elles soient significatives, il faut que les mesures soient en phase avec les cycles, sinon, cela ne veut pas dire grand chose. Le cycle du carbone est assez lent, celui de l’eau beaucoup moins.

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    • Olivier77 // 16.01.2021 à 14h38

      Une bonne éruption, et on reprendra du rab de CO2 pour un bon siècle. Qu’on s’occupe déjà de la pollution de notre écosystème si on ne veut disparaître trop rapidement.

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  • METZGER // 16.01.2021 à 16h18

    Merci à Bouddha vert, Brigitte et Olivier 77.
    Il n’y a aucune contradiction entre le PETM et les conclusions reprises par Jancovici liant la production et consommation énergétique. Il lie directement la croissance à l’exploitation des ressources fossiles. Vous faites bien de me reprendre. En bref, nous allons vers une décroissance obligée et nous n’atteindrons donc pas les 7° dans 140 ans. Je pointe surtout que l’augmentation du CO² n’a pas le même impact selon sa concentration, donc que les effets ne sont pas linéaires, contrairement à ce qu’il soutient. Dans l’article que vous citez, il fait mention explicitement des troncs. Moi, je parle de biomasse. Des expériences sous serre montrent de façon univoque que l’augmentation de CO² cause un augmentation de toute la biomasse sous la serre. Enfin, l’albédo, tel qu’il le présente, évite l’effet thermodynamique de l’évaporation ( mettez vous sous un arbre en été et vous comprendrez le trou cosmologique de son raisonnement ). Il ne montre que l’effet de remplacement par des conifères qui sont nuls en échange thermique et pauvres en puit de carbone.
    J’ai évité de parler de l’eau, car on me prendrait pour un climato-septique. Jancovici dit que le CO² représente 65% des gaz à effet de serre et tout le monde lit : le CO² est responsable de 65% de l’effet de serre. Ce raccourci est une aberration, bien entendu.
    Effectivement, l’impact des pollutions par leur effets directs et indirects doivent être mises au premier plan. Dans l’ordre d’importance sur cet impact climatique : la surpopulation, l’avion et la consommation de viande. Pareil pour les pandémies…

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  • Christian Gedeon // 16.01.2021 à 20h02

    Ah zut alors! Nous n’allons donc pas tous mourir demain? Du moins pas étouffés par le CO2! Mais rassurons nous des tas d’autres causes de cataclysme sont encore disponibles. Ça pourrait déprimer les findumondistes cette histoire de baisse de CO2!Donnons leur de l’espoir. La fin du monde précédée d’horribles souffrances est encore possible. Ne baissez pas les bras, il ne faut pas désespérer les cassandres!

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    • Bouddha Vert // 17.01.2021 à 23h50

      Pour la gouverne de chacun, Cassandre avait le don de l’oracle mais, pour s’être refusée à Apollon, ce dernier lui enleva le don de la persuasion.
      Ne tombons pas dans le piège d’Apollon et sachons entendre le discours de vérité de notre temps, à savoir la science.

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  • Frout // 17.01.2021 à 11h20

    Cette diminution des gaz à effet de serre n’est-elle pas aussi due à une baisse des flatulences humaines ?

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  • Incognitototo // 22.01.2021 à 18h34

    Mystère ou intox que ces constats de réduction ?

    J’attends toujours qu’on m’explique pourquoi à partir du 18 mars et pendant le confinement (chiffres Airparif), nous avons eu 30 jours (sur 55 jours) à l’indice 5 (niveau orange), une alerte rouge le 28 mars et même un nuage de dioxyde de soufre le 10 mai… alors même que tout était pratiquement à l’arrêt : circulation, chauffage, déplacements aériens, et cetera.

    Il ne faudrait surtout pas rappeler et prendre toute la mesure du fait que les émissions concernant le trafic routier ne représentent qu’autour de 25 % des pollutions globales dues aux hydrocarbures (dont 44 % imputables au transport de marchandises : un poste difficile à faire diminuer, même en confinement, dans l’état actuel de nos « choix » de délocalisation)… ça pourrait gêner tous ceux qui ont fait de la voiture leur bouc émissaire facile et préfèrent continuer à ignorer les vrais problèmes : industrie, agriculture, origines extraterritoriales des pollutions, délocalisations productives, absurdités des choix industriels, aberrations urbanistiques concentrationnaires, schémas de déplacement absurde, aménagement du territoire en dépit du bon sens, et cetera, et cetera…

    Une seule chose de sûre, le confinement et la réduction des activités économiques, c’est bon pour la planète… ce qui est une évidence qui nous dit beaucoup de choses que pas grand monde ne semble vouloir entendre, y compris tous les écolos qui continuent à se tromper de combats et de responsables.

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