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22.janvier.202122.1.2021 // Les Crises

Climat : Comment expliquer la saison cyclonique record de 2020 ?

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Source : CBS News, Jeff Berardelli

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Comme pour tant d’autres aspects de l’année 2020, la saison des ouragans dans l’Atlantique a été marquée par une succession d’événements dramatiques, repoussant les limites de ce que les météorologues pensaient être possible. Même si les records de longue date tombaient et que les météorologues avaient l’impression d’avoir tout vu, 2020 avait d’autres tours dans son sac.

Depuis le nombre total de tempêtes jusqu’à l’intensification rapide et la multiplication des zones d’activité, les records établis en 2020 resteront probablement valables pendant un certain temps. Ce qui suit est un récapitulatif des événements les plus étonnants de la saison avec une explication des facteurs qui y ont conduit, au cours de cette saison sans précédent. Certains de ces facteurs sont des phénomènes naturels, tandis que d’autres sont le résultat de l’impact humain sur le climat.

Le plus grand nombre de tempêtes en une saison

Jusqu’à présent, la saison cyclonique de 2020 en Atlantique a engendré 30 tempêtes tropicales, ce qui a obligé les prévisionnistes à fouiller l’alphabet grec pour trouver des noms, étant donné qu’ils étaient à court à la mi-septembre. Cela bat l’ancien record établi en 2005 qui comptait 28 phénomènes nommés. Une saison typique ne produit que 12 systèmes nommés, de sorte que pour 2020 on en compte déjà deux fois et demie de plus que la moyenne. [Les lettres grecques sont utilisées lorsque les 21 noms de la liste de l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM) sont épuisés, NdT]

Et il reste encore du temps pour que d’autres tempêtes se produisent. La saison des ouragans se termine officiellement le 30 novembre, mais des systèmes peuvent se former et se forment effectivement en décembre. Il est donc probable que nous ajouterons encore quelques tempêtes au total de la saison avant que l’année ne soit terminée.

Dès le début, au printemps dernier, les prévisionnistes saisonniers ont été unanimes pour prévoir que 2020 serait une saison active. Le climatologue de premier plan, le Dr Michael Mann de Penn State, a publié les prévisions les plus audacieuses, prévoyant jusqu’à 24 tempêtes. Ce qui semblait être une prévision audacieuse à l’époque était loin d’être assez audacieux.

Les anticipations concordantes du printemps dernier montrent que toutes les variables qui indiquent une saison active ont semblé se manifester des mois à l’avance. En fait, non seulement elles sont apparues, mais elles se sont chevauchées. Tout est simplement arrivé.

Les températures de surface de l’Atlantique Nord étaient, et continuent d’être, bien supérieures à la normale dans tout le bassin, fournissant un carburant à fort indice d’octane qui alimente les tempêtes en développement. Par ailleurs, la mousson d’Afrique de l’Ouest a été exceptionnellement active cet été, or elle crée des perturbations tropicales dans l’Atlantique extrême-oriental, et certaines se transforment en ouragans.

Dans la principale région de développement de l’Atlantique tropical, les pressions de surface sont parmi les plus faibles de l’histoire ; une basse pression équivaut à une activité de tempête. Enfin, El Niño a été absent dans le Pacifique tropical. On sait pertinemment que les phénomènes dus à El Niño tendent à tuer les ouragans de l’Atlantique en raison des forts vents en altitude (cisaillement du vent) qu’ils produisent. Cette année, l’opposé d’El Niño s’est développé – La Niña – créant un environnement calme avec moins de cisaillement du vent, ce qui a favorisé le développement de tempêtes.

Et puis il y a l’éléphant dans le magasin de porcelaine : le changement climatique causé par l’homme.

Depuis 1900, les températures de l’océan Atlantique tropical ont augmenté de 2 degrés Fahrenheit (1,11°C). S’il est clair que des températures océaniques plus chaudes renforcent les tempêtes, la question de savoir si des eaux plus chaudes entraînent un plus grand nombre de systèmes tropicaux fait toujours l’objet d’un débat passionné entre les meilleurs climatologues.

« Mes collègues et moi-même pensons que le comité est très ouvert concernant la fréquence des cyclones tropicaux », a déclaré Kerry Emanuel, du MIT, un chercheur de premier plan étudiant la façon dont le changement climatique affecte les ouragans. Bien que cette saison atlantique ait été extrême, il souligne que ce que nous voyons dans le bassin atlantique n’est pas représentatif du reste du globe. « Seulement environ 12 % des cyclones tropicaux du monde se produisent dans l’Atlantique, et à l’échelle mondiale, l’année n’a pas été très exceptionnelle ».

Mann est du même avis, mais il préfère se concentrer sur ce qu’il estime être la recherche la plus convaincante dont il ait eu connaissance, qui indique des saisons plus actives en raison du réchauffement de l’Atlantique. Alors que certaines études ont trouvé le contraire – estimant qu’un réchauffement du climat pourrait entraîner une diminution du nombre de tempêtes – Mann pense que les modèles utilisés ne sont pas suffisants pour couvrir le spectre complet des tempêtes, ce qui a pu conduire à des résultats très peu réalistes.

Selon Mann, en raison de la relation exponentielle entre le réchauffement et l’évaporation, la formation des systèmes tropicaux n’est pas linéaire. Se référant à la formation des tempêtes tropicales, il estime qu’elle est plutôt « de type seuil », et son opinion est qu’ « un monde plus chaud est susceptible d’engendrer une cyclogenèse tropicale bien plus importante. »

Pour que des tempêtes tropicales se forment, la température de la surface de la mer doit atteindre environ 80 degrés Fahrenheit (26,7°C). Comme le réchauffement climatique a fait augmenter la température de la surface de la mer de 2 degrés Fahrenheit (1,11°C) dans l’Atlantique tropical, il est logique de s’attendre à ce que ce seuil soit atteint plus souvent, dans un plus grand nombre de lieux géographiques et à des moments tant plus précoces que plus tardifs dans la saison, ce qui favorise la formation de nouvelles tempêtes.

La plupart des tempêtes devraient être à renforcement rapide

Si la première moitié de la saison 2020 a été marquée par des tempêtes répétées, celles-ci ont pour la plupart été de faible intensité. Cette tendance a toutefois été inversée pendant la haute saison, d’août à octobre, et surtout cet automne, sans doute en partie à cause du développement de La Niña dans le Pacifique et du fait que les tempêtes se sont développées dans les Caraïbes – ce qui se produit généralement à l’automne – là où se trouvent certaines des eaux les plus chaudes de cet hémisphère.

Six des sept derniers systèmes ont connu une intensification rapide – définie comme une augmentation des vents de 56 km/h en 24 heures. Ce qui serait inhabituel à n’importe quel moment de l’année, mais le fait qu’il s’agisse exclusivement de systèmes de l’alphabet grec, puisqu’ils se sont tous produits si tard dans la saison, rend la chose d’autant plus singulière.

Au total, 10 systèmes ont répondu aux critères d’intensification rapide en 2020, égalant un record établi lors de la saison active de 1995.

Plus impressionnant encore, un record de quatre systèmes s’est « rapidement creusé » en 2020, ce qui signifie que la pression a chuté de plus de 40 millibars en 24 heures. Les deux chutes de pression les plus rapides ont eu lieu à la fin de la saison en novembre, alors que c’est généralement le moment où l’activité diminue – il s’agit de l’ouragan Eta suivi de l’ouragan Iota.

Pour dire les choses simplement, c’est sans précédent. Mais si vous fouillez les données, l’explication est limpide. Les Caraïbes occidentales sont déjà la région du monde où la teneur en chaleur des océans est la plus élevée. Mais le changement climatique fait rapidement passer cette chaleur au-delà de seuils rarement atteints par le passé. Or plus l’eau est chaude, plus la probabilité que la tempête soit violente augmente.

Cette tendance est clairement visible dans la ligne rouge ci-dessous, qui montre la tendance rapide à l’augmentation du nombre de jours de fin de saison où la température de la surface de la mer dépasse 28° Celsius.

La science le confirme également. Dans son article de 2017, Kerry Emanuel constate qu’une tempête s’intensifiant à 110 km/h dans les 24 heures avant l’arrivée de l’ouragan – un exploit presque constaté lors du système Iota – ne se produisait qu’une fois par siècle vers la fin des années 1900, mais qu’à la fin de ce siècle, cela se produira une fois tous les 5 à 10 ans. Et ce document de 2018 montre que l’intensification rapide a augmenté de 7 km/h par décennie depuis les années 1980, ce qui signifie que si les vents lors d’un ouragan augmentaient de 65 km/h par jour en 1980, alors ils seraient susceptibles de s’intensifier de 96 km/h par jour actuellement.

Sept tempêtes de catégorie 5 en 5 ans

Jusqu’à mi-novembre, une case n’a pas encore été cochée pour cette saison, c’est celle des ouragans de catégorie 5. Cela a changé lorsque les vents de l’ouragan Iota ont atteint 260 km/h. C’est la tempête la plus violente jamais enregistrée à une date aussi tardive de la saison cyclonique dans l’Atlantique.

Au cours de chacune des cinq dernières saisons cycloniques, nous avons observé au moins un ouragan de catégorie 5 – sept au total. C’est un record si on considère qu’au cours des 170 dernières années, le National Hurricane Center estime qu’il n’y a eu que 37 tempêtes de catégorie 5. Cela signifie que la probabilité qu’une année donnée produise un ouragan de catégorie 5 n’est historiquement que d’environ 20 %.

Ce n’est pas une simple coïncidence, c’est cela le changement climatique. Au cours des 120 dernières années, l’Atlantique tropical s’est réchauffé de 2 degrés Fahrenheit (1,11°C). Théoriquement, pour chaque augmentation de 2 degrés Fahrenheit du réchauffement de l’océan, une tempête peut gagner près de 30 km/h en vitesse de pointe du vent.

Les dernières recherches confirment cette évolution vers des tempêtes plus violentes. Dans un article publié plus tôt cette année, le Dr James Kossin de la NOAA a constaté que les ouragans majeurs (catégories 3, 4 et 5) sont en effet en augmentation. Kossin a déclaré à CBS News : « Dans le monde, il y a environ 25 % de chances en plus pour qu’un ouragan soit d’une intensité plus importante qu’il y a quatre décennies. En ce qui concerne l’Atlantique, l’occurrence est multipliée par deux. »

C’est quelque chose d’important parce que la puissance et les dégâts potentiels causés par un ouragan augmentent de façon exponentielle en fonction de l’augmentation des vents. En fait, 85 % des dommages causés par tous les ouragans sont dus aux ouragans majeurs. Donc, si on a des ouragans plus violents, on risque d’avoir des dégâts exponentiellement plus importants.

Un record d’arrivées sur les côtes des États-Unis

Jusqu’à présent, au cours de cette saison, il y a eu 12 arrivées sur les côtes des États-Unis, pulvérisant l’ancien record de neuf établi en 2016. Au cours d’une saison qui s’est révélée impitoyable pour les habitants du Golfe du Mexique, neuf des entrées sur le continent de cette année ont eu lieu le long de la côte américaine du Golfe et cinq d’entre elles se sont produites en Louisiane.

Et dans ce qui est peut-être le plus effrayant des cas, deux ouragans ont touché terre à quelques kilomètres l’un de l’autre à trois reprises : Laura et Delta en Louisiane, Delta et Zeta dans le Yucatan au Mexique, et Eta et Iota au Nicaragua.

Là où 2020 n’a pas été à la hauteur

Si l’année 2020 a été plus performante dans presque toutes les catégories, il y a une statistique surprenante qui n’est pas si étonnante que cela : L’énergie cyclonique accumulée (ECA). Il s’agit d’une mesure largement utilisée par les météorologues pour estimer l’intensité d’une saison cyclonique, car il s’agit d’une agrégation de la force et de la longévité de toutes les tempêtes.

Certes, l’ ECA a été bien supérieure à celle d’une saison normale, mais elle est restée bien en deçà de ce à quoi on pouvait s’attendre pour 30 tempêtes. À ce jour, le nombre total d’ouragans pour la saison 2020 est de 178, ce qui est loin du record de 245 établi en 2005. Cela s’explique par le fait qu’au cours de l’année 2005 on a également connu quatre ouragans de catégorie 5, contre un seul cette année ; plus d’ouragans dans l’ensemble qu’en 2020 ; et également des tempêtes de plus longue durée.

La saison 2004, marquée par les ouragans Charley et Ivan, n’a connu que la moitié du nombre de tempêtes de 2020, mais a produit plus d’ECA.

Alors pourquoi l’année 2020 a-t-elle été moins performante en ce qui concerne l’ECA ? L’une des raisons est que la première moitié de la saison a en grande partie produit des systèmes de faible intensité. Et contrairement à 2005, où de nombreux ouragans étaient des tempêtes dont la trajectoire était longue, la plupart des tempêtes les plus fortes de 2020 se sont formées plus près des terres et n’ont donc pas duré aussi longtemps. Ceci a été particulièrement vrai pour les tempêtes de fin de saison ayant des noms tirés de l’alphabet grec, dont la plupart se sont formées dans les Caraïbes et ont touché terre peu de temps après. Elles n’ont tout simplement pas eu le temps d’accumuler autant d’ECA.

Si nombre des records établis en 2020 ne seront pas détrônés avant plusieurs années, une chose est sûre : tant que nos sociétés continueront d’émettre une pollution à effet de serre qui emprisonne la chaleur, le changement climatique continuera de favoriser des saisons cycloniques qui déjouent toutes les prévisions.

Jeff Berardelli est météorologue pour CBS News, et spécialiste du climat.

Source : CBS News, Jeff Berardelli, 20-11-2020

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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LibEgaFra // 22.01.2021 à 08h01

Mais que vont bien pouvoir trouver à dire les négationnistes du réchauffement climatique devant l’accumulation des faits qui le démontrent?

26 réactions et commentaires

  • Yann // 22.01.2021 à 07h04

    Le fait de préserver des températures en degrés Fahrenheit dans un texte traduit en français, c’est du Trumpisme ou il y a une autre nom?

      +7

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    • LibEgaFra // 22.01.2021 à 07h58

      Pour le fait qu’on n’ait rien à dire et qu’on le dise quand même, il y a un autre mot.

        +14

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    • Aribo // 22.01.2021 à 08h13

      Voilà c’est le genre de commentaire qu’on reçoit à vouloir donner de la confiture à des cochons 🙂

      Gardez le moral : c’est la vie il y’en a tellement…

        +3

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      • LibEgaFra // 22.01.2021 à 09h08

        « Voilà c’est le genre de commentaire qu’on reçoit à vouloir donner de la confiture à des cochons 🙂

        Gardez le moral : c’est la vie il y’en a tellement… »

        Aurais-je mal compris ou vous me traitez de cochon? C’est effectivement très drôle.

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        • Aribo // 22.01.2021 à 09h50

          Non non j’abonde dans votre sens, le cochon c’est plus haut, qui n’a rien trouvé de plus intéressant que se plaindre qu’il fallait lui convertir ses degrés Fahrenheit… j’imagine la tête des traducteurs qui ont fait tout cet effort de traduction (« la confiture »)
          Vieille expression française.

            +1

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    • pseudo // 22.01.2021 à 09h48

      si cça revient à faire de l’américanisme, alors c’est du bidenisme. L’amérique de trump est une idée repoussoir pour la france bien pensante.

        +2

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      • LibEgaFra // 22.01.2021 à 16h33

         » L’amérique de trump est une idée repoussoir pour la france bien pensante. »

        Et pour l’Iran mal pensant. Qui espère rentrer dans l’accord sur le nucléaire et la fin des sanctions.

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    • Jean-Do // 22.01.2021 à 13h00

      Tout simplement que certaines t° exprimées en Fahrenheit sont des chiffres ronds qui ont pu influencer la perception de seuil par l’auteur anglo-saxon. Inutile de chercher plus loin. Les-Crises donnent d’ailleurs aussi les valeurs en C°.

        +2

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      • Yann // 22.01.2021 à 20h16

        Votre explication de chiffres ronds est raisonnable. Cela dit…
        Quitte à rompre avec un passé peu glorieux, rejoindre les accords de Paris et s’engager à prendre des décisions basées sur la science, Biden aurait pu suggérer à ses concitoyens l’utilisation du système d’unités international.
        Et en particulier pour mesurer les températures…

        La guerre civile semblant inévitable, autant y aller franchement 🙂

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  • LibEgaFra // 22.01.2021 à 08h01

    Mais que vont bien pouvoir trouver à dire les négationnistes du réchauffement climatique devant l’accumulation des faits qui le démontrent?

      +1

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    • VVR // 22.01.2021 à 10h45

      Tout dépend de la tendance: Les négationnistes pur vont ressortir une tempéte des années 50 qui étaient bien pire, passant complétement à coté de la question de fond de l’article. Les « c’est pas de notre faute » vont dire comme d’habitude que ce n’est pas de notre faute, mais celle du soleil, des volcans et éventuellement des licornes rose invisibles, et qu’il ne faut donc rien faire.

        +1

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    • calal // 22.01.2021 à 11h39

      ils vont dire que le rechauffement climatique provoque peut etre des pluies abondantes en afrique et que cela serait bon pour les africains.
      http://lodel.irevues.inist.fr/climatologie/index.php?id=1105

        +2

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      • LibEgaFra // 22.01.2021 à 13h33

        Et une sécheresse catastrophique en Allemagne depuis 2018 et que cela ne serait pas bon pour les Allemands. Les gagnants, les perdants.

        Les sols de la taïga et de la toundra qui se réchauffent, gagnants, perdants ?

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  • Castor // 22.01.2021 à 09h48

    Justement, l’énergie cyclonique accumulée (ECA) est l’objet du dernier paragraphe (et c’est bien traduit).
    Bonne lecture.

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  • All-The-Thing-You-Could-Be-By-Now // 22.01.2021 à 11h21

    Ce sont les compagnies d’assurances qui vont faire la gueule quand des zones vont être touchées chaque année par des phénomènes destructeurs.
    Il va vraiment falloir que les banques centrales ouvre à fond les vannes du pognon magique. Ce qui ne semble poser aucun problème actuellement.

      +5

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    • Phil // 22.01.2021 à 19h54

      Je me suis pris des cyclones sur la gueule, où j’étais pas grand monde était assuré.
      Les USA c’est autre chose, la cote est c’est pire que les Frandres, le plat pays et c’est une zone fortement habitée, commerciale et industrielle. Ca fait tout de suite beaucoup de dégâts parce que trop exposé.
      En Floride du catégorie 5 peut faire rentrer la mer avec l’onde de tempête sur 34 km.

        +2

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    • RGT // 23.01.2021 à 10h03

      Les compagnies d’assurance se contenteront simplement d’exclure les conséquences des catastrophes naturelles liées au changement climatique car elles prétendront que ces ravages étaient prévisibles et que les victimes n’ont strictement rien fait pour éviter ces sinistres et qu’ils sont donc directement responsables des faits.

      Quand on met le feu à sa maison, il ne faut pas s’étonner qu’elle parte en fumée et le fait de demander une indemnisation s’appelle une escroquerie à l’assurance.

      Circulez, y’a rien à voir !!!

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  • Jean-Do // 22.01.2021 à 12h53

    En terme d’analyse des médias, il est significatif que « Seulement environ 12 % des cyclones tropicaux du monde se produisent dans l’Atlantique ». La couverture médiatique en Europe francophone qui est peu ou pas concernée par le phénomène, contrairement aux USA, donne l’impression qu’il s’agit de 80% sinon plus. C’est peut-être dû au fait que les 88% qui ne recueillent que 20% des évènements médiatiques européens se passent principalement dans des pays pauvres dont nos médias se fichent éperdument. Seule exception : le Japon. Alors, application de la loi du mort/km (nombre de morts divisé par la distance en km), pression médiatique sur les prescripteurs médiatiques eux-mêmes vu la prégnance des médias anglo-saxons ou racisme inconscient ?

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    • SebMayoux // 22.01.2021 à 13h40

      Le fait que la France ne parle que des cyclones des Caraïbes, c’est peut-être que ce sont les seuls qui la concerne. Les cyclones de l’Atlantique ont eu l’habitude de faire des dégâts en Guadeloupe, en Martinique ou à Saint-Martin. Ceux au large du Japon n’ont jamais atteint un DOM-TOM que je sache.

        +1

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  • kinimodo // 22.01.2021 à 12h55

    L’indice ACE (Accumulated Cyclone Energy). Graphes historiques de 1970 à 2020.
    http://climatlas.com/tropical/
    Plus neutre ce sera difficile cette fois. Du coup je vous laisse visionner ces graphes sans avis particulier.

      +12

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    • Hippocampe // 24.01.2021 à 20h22

      Merci. Les tendances sont limpides, entre stable et à la baisse, en nombre ET en énergie. Les particularités de l’atlantique nord ouest sont juste…des particularités !

        +0

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  • hcru // 22.01.2021 à 15h48

    Pour certains qui disent qu’ils n’ont rien à dire, la confusion entretenue entre météorologie -(situations et évolutions des météores à court terme, surtout significatives sur des zones infra-continentales ou régionales)- et climatologie -(caractérisation à moyen et long terme d’un type de phénomènes météorologiques sur le long terme, pérennes donc, permettant la distinction de continents et de zones géographiques étendues relativement aux autres)- leur permet de pérorer au sujet d’un comportement planétaire mal connu et dérangeant. Pire que le mélange des genres, cette manière de raisonner est assez douteuse qui emprunte à des apophtegmes réducteurs tels que « tout en tout et réciproquement » ou « tout se tient », etc. La marque de l’époque aura sans doute consisté dans le manque de discernement du genre humain face à des paroxysmes planétaires qui le dépassent. Ou qui tendent à prouver que les bases qu’il s’est donné à sa connaissance sont moins pertinentes qu’il l’aurait espéré mais qu’il a pourtant défendu à cors et à cris dans ses institutions déclarées les plus compétentes. Il convient, je pense, de se méfier des torsions que l’on fait subir aux idées comme aux mots eux-mêmes dans le but un peu lâche de faire entrer des cylindres dans des portes carrées. Chose improbable comme on le sait depuis l’âge de deux ans.

      +3

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  • Eugeniegrandet // 22.01.2021 à 17h42

    J’ai toujours entendu les spécialistes de cyclone dire qu’il n’y en aurait pas plus mais qu’ils seraient plus violents (selon leurs modélisations du changement climatique.)

    Est-ce que les cyclones atlantiques de 2020, plus nombreux mais pas plus violents selon le site climatlas , ne sont qu’un cas particulier ou le début d’une invalidation de leurs modèles ?

    Je ne sais évidemment pas. A suivre sur 2021.

      +4

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    • A. Randomjack // 23.01.2021 à 20h11

      En climatologie, on parle toujours de « moyenne » sur 30 ans ou plus.
      À suivre en 2050 🙂

        +1

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  • Nicobungy // 22.01.2021 à 20h00

    Merci pour les sujets météo.
    Forte activité du vortex polaire en ce moment.

      +0

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  • Betty // 22.01.2021 à 22h30

    Si certains sont intéressés par cette thématique il y a depuis le 17 janvier le suivi quotidien de l’alerte cyclone tropical (Éloïse) pour le Nord-Est de Madagascar et le Sud-Est du Mozambique sur le site CatNat https://www.catnat.net/veille-catastrophes/alertes-et-vigilances/28743-17-au-23-01-alerte-cyclone-tropical-eloise-pour-le-nord-est-de-madagascar-et-le-sud-est-du-mozambique

      +2

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