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23.juin.202223.6.2022 // Les Crises

Limites planétaires : l’ONU met en garde contre un « effondrement de la société »

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Un rapport des Nations Unies qui fera date en arrive à la conclusion que « l’effondrement de la planète » est de plus en plus probable. Mais le rapport a-t-il été édulcoré avant d’être publié ?

Source : Byline Times, Nafeez Ahmed
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Photo : Diana Tolkunova

Lorsque les Nations Unies ont publié en mai 2022 leur « Bilan mondial sur la réduction des risques de catastrophe » (GAR2022), l’attention du monde entier s’est portée sur le sombre verdict qui indique que le monde connaît actuellement une tendance à l’accélération des catastrophes naturelles et des crises économiques. Mais pas un seul média n’a relevé le problème le plus important : la probabilité grandissante d’un effondrement de la civilisation.

Enfouie dans ce rapport, qui a été approuvé par le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, se cache la conclusion que les synergies toujours plus fortes entre les catastrophes, les vulnérabilités économiques et les défaillances des écosystèmes augmentent le risque d’un scénario « d’effondrement mondial ».

Il semble que ce soit la première fois que les Nations Unies, dans une conclusion brutale, publient un rapport mondial phare indiquant que les politiques mondiales actuelles accélèrent l’effondrement de la civilisation humaine. Pourtant, cet avertissement urgent n’a pas été diffusé jusqu’à présent.

Le rapport ne laisse pas entendre que cette issue est inévitable pas plus qu’il ne précise dans quelle mesure nous sommes proches de cette possibilité. Mais il confirme que, sans changement radical, c’est bien vers cela que le monde se dirige.

Limites planétaires

Les objectifs de développement durable des Nations Unies et le cadre de Sendai sont un ensemble de mesures sociales, économiques, juridiques, politiques et institutionnelles visant à réduire « les risques et les pertes liés aux catastrophes ». Tous deux définissent des objectifs à atteindre d’ici à 2030, mais la communauté internationale est menacée de ne pas réussir à les respecter.

Cet échec est toutefois directement lié à la vitesse à laquelle les activités humaines interfèrent avec les systèmes naturels, en particulier les « limites planétaires ».

Le cadre des limites planétaires a été développé par le Stockholm Resilience Centre en 2009 afin de définir ce qu’on appelle une « analyse scientifique du risque que les perturbations humaines déstabilisent le système Terre à l’échelle planétaire ». Ce cadre identifie une gamme de neuf écosystèmes clés qui, s’ils dépassent un seuil donné, réduiront considérablement « l’espace vital » pour permettre la présence humaine.

Le rapport note qu’au moins quatre des neuf limites planétaires semblent désormais se trouver au-delà de l’espace opérationnel sans danger.

Alors que le changement du système Terre de même que le changement climatique se trouvent actuellement dans une zone « d’incertitude avec un risque croissant » de franchissement des limites de l’espace de sécurité, les flux biochimiques et les « entités nouvelles » (produits chimiques, matériaux ou organismes nouveaux et éléments naturels résultant de l’activité humaine, tels que les métaux lourds) ont « largement débordé » de cet espace, selon le rapport.

Toutefois, la situation est probablement pire que ce que reconnaît le rapport de l’ONU.

Byline Times a révélé l’été dernier que, selon le professeur Will Steffen du Stockholm Resilience Centre, deux autres limites planétaires – l’acidification des océans et la consommation d’eau douce – seraient probablement d’ici là également « violées », ce qui signifie qu’actuellement nous enfreignons six des neuf limites planétaires. Si nous continuons à franchir ces dernières à ce rythme, il est possible que nous les franchissions presque toutes avant 2030.

Ne levez pas les yeux

Selon le rapport de l’ONU, « l’empreinte physique et écologique de l’Homme accélère le rythme du changement. L’impact potentiel en est que lorsque les risques systémiques deviennent des catastrophes en cascade, alors les systèmes risquent de s’effondrer ».

Pourtant, bien que le risque d’effondrement systémique soit abordé à plusieurs reprises dans le rapport, le scénario d’un « effondrement mondial » ne fait pas l’objet d’une attention particulière. Au lieu de cela, le rapport fait référence à un document distinct publié sous le nom de contribution par le Bureau des Nations Unies et concernant la réduction des risques de catastrophes.

Ce document, intitulé Pandémies, extrêmes climatiques, points de basculement et risque catastrophique mondial comment ces derniers affectent les objectifs planétaires, propose une analyse minutieuse des risques d’effondrement planétaire, basée sur la manière dont les activités humaines transgressent les limites planétaires.

L’article est signé de Thomas Cernev, chercheur au Centre pour l’étude des risques existentiels (Centre for the Study of Existential Risk) de l’université de Cambridge. Selon cet article, la poursuite d’une politique Business as usual et l’incapacité à adopter des changements politiques drastiques signifient que la civilisation humaine se dirige inexorablement vers l’effondrement.

« D’après l’analyse des scénarios… il est évident qu’en l’absence d’une politique ambitieuse ainsi que d’une adoption quasi globale et d’une mise en œuvre couronnée de succès, le monde se rapproche toujours plus du scénario d’effondrement général de la planète », indique le rapport.

Sur quatre voies, trois mènent à l’effondrement

L’article de Thomas Cernev recense quatre voies possibles pour le futur. Pourtant, seule l’une d’entre elles, la « Terre stable », implique la concrétisation d’objectifs mondiaux dans le cadre des objectifs de développement durable des Nations Unies et du cadre de Sendai. Toutes les autres voies vont tout droit vers l’effondrement.

« Dans tous ces scénarios, à l’exception de celui de la Terre stable, la réussite des objectifs mondiaux et des cadres qui les accompagnent ont des conséquences négatives, indique le rapport. En outre, en l’absence de changement, les scénarios Terre dans l’incertitude et Terre menacée convergent tous deux vers un effondrement global. »

Le document explique qu’en adoptant une analyse systémique, il est possible de voir comment « le franchissement d’une limite planétaire entraîne systématiquement le franchissement d’autres limites ». Ces dernières sont essentielles pour garantir « un cadre de fonctionnement sans danger » permettant aux sociétés humaines de se développer au sein d’un système Terre stable, « le dépassement de ces limites entraînant par la suite, et très probablement, une déstabilisation de la société et des événements potentiels de risque de catastrophe mondiale (RCM). »

Les événements catastrophiques mondiaux sont définis comme ceux qui entraînent plus de 10 millions de morts ou des dommages dépassant 10 000 milliards de dollars.

Le scénario d’effondrement mondial le plus pessimiste du document est décrit comme étant le résultat de la violation de multiples limites planétaires, ce qui augmente la probabilité d’événements déclenchant une série de ruptures économiques et politiques, qui entraînent à leur tour des processus d’effondrement écologique.

Dans ce scénario, « l’effondrement total de la société est une éventualité », prévient le document.

« Ce scénario décrit un monde dans lequel les limites planétaires ont été largement franchies, et si les événements de type Risques catastrophiques mondiaux ne se sont pas déjà produits ou ne sont pas en train de se produire, leur probabilité de le faire à l’avenir est extrême, indique le document. Dans ce scénario, il est très probable que les objectifs mondiaux n’aient pas été atteints, et l’effondrement de la société qui en résulte signifie que la réalisation future de tout objectif mondial est improbable, et qu’un effondrement total de la société est du domaine du possible. La réduction des risques de catastrophe n’a pas été couronnée de succès et les catastrophes sont fréquentes, les événements de type catastrophe ainsi que les événements précités tels que les pandémies se multiplient. »

Le rapport poursuit en affirmant que, dans un tel scénario, en l’absence de changements politiques visant à atténuer les risques et à rendre le système mondial plus résilient et adaptable, « le dépassement des limites planétaires est probablement de nature à exacerber le risque de menaces, avec des boucles de rétroaction environnementale de grande ampleur et complexes conduisant à un nouvel effondrement environnemental et social et que selon la gravité du dépassement des limites planétaires et la violence des événements à risque catastrophique mondial qui ont pu se produire, il est peu probable que des interventions politiques qui ne seraient pas radicales puissent être de nature à améliorer la société et il conviendra d’adopter une approche politique proactive ».

Ce scénario implique une coopération internationale extrêmement ténue, ce qui augmente le risque de conflit mondial ou environnemental au fur et à mesure que l’environnement se dégrade, « avec d’éventuelles migrations forcées de personnes à partir de zones rendues inhabitables ce qui, à son tour, a pour effet potentiel d’augmenter les RCM en rendant plus probables des événements tels qu’une pandémie ou une guerre nucléaire ».

Alors que le scénario d’effondrement mondial représente le pire des cas, il est difficile d’éviter d’en arriver à la conclusion que nous voyons les signes d’une telle émergence aujourd’hui. Ce qui est plus préoccupant, c’est que les deux autres scénarios explorés par le document convergent également vers ce scénario du pire.

Dans le scénario de la Terre menacée, « les limites planétaires ont été franchies bien au-delà de la limite de sécurité, ou alors il y a un grand degré d’incertitude quant à la place de l’humanité par rapport aux limites, avec de forts soupçons et même des preuves que certaines, sinon toutes, ont été franchies ». Il semble que nous soyons très proches d’atteindre ce seuil, ou que nous l’ayons déjà atteint.

Le document de l’ONU ajoute : « Alors que événements catastrophiques mondiaux sont à un niveau faible et que les événements relatifs au risque de catastrophe mondiale ont peu de chances de se produire, les boucles de rétroaction complexes qui sont en jeu entre les limites planétaires sont susceptibles d’accroître la probabilité que de tls événements se produisent dans un avenir proche.»

Le document fait valoir que l’instabilité politique et mondiale sera exacerbée par « un environnement qui se dégrade rapidement », ce qui pourrait encore « alimenter les conflits et entraver les progrès futurs vers la réalisation des objectifs mondiaux. Dans ce scénario, le monde est sur la voie d’un scénario d’effondrement global, où des événements catastrophiques mondiaux se produisent à moins que des interventions politiques préventives et réactives considérables et ambitieuses ne soient adoptées au niveau mondial et entreprises avec succès ».

Même dans le scénario de la Terre dans l’incertitude, où « les limites planétaires n’ont pas été largement franchies, ou il existe un niveau élevé d’incertitude quant à la place de l’humanité par rapport à la limite », nous continuerions d’être dans une situation dans laquelle « le risque de catastrophes mondiales est élevé, la probabilité d’un événement relatif à l’effondrement mondial étant extrême, ou un tel événement s’est déjà produit ou est en train de se produire ».

Éviter l’effondrement

Même si certains objectifs mondiaux peuvent être atteints grâce à la coopération internationale, le document conclut que seuls des changements politiques plus ambitieux peuvent « garantir la réussite des objectifs de développement et éviter que le monde ne soit poussé vers un scénario d’effondrement global ».

Le document indique : « L’analyse de scénario entreprise illustre une tendance dangereuse du monde à s’orienter vers le scénario d’effondrement global ».

Même si des politiques « réactives » sont nécessaires pour atténuer les risques existants, le document préconise de mettre l’accent sur des politiques « préventives » pour renforcer la résilience du système et éviter de franchir davantage encore les limites planétaires.

Il appelle notamment à « la création d’un objectif relatif aux limites planétaires » dans la prochaine version des Objectifs de développement durable adoptée après 2030, ainsi qu’à « l’intégration des événements catastrophiques mondiaux dans les objectifs ».

Un récit édulcoré ?

Comme je l’avais constaté en 2017 quand j’étais chercheur au Global Sustainability Institute de l’Université Anglia Ruskin, le processus d’effondrement sociétal mondial est susceptible de s’accélérer sous la forme d’une boucle de rétroaction auto-renforcée entre la déstabilisation du système humain (HSD) et la perturbation du système Terre (ESD).

Dans cette boucle de rétroaction, les perturbations du système Terre – dans ce cas, déclenchées par le dépassement des limites planétaires – déstabilisent les institutions sociales, politiques et économiques. Ce qui à son tour inhibe les réponses politiques réussies à l’ESD (perturbation du système terre), laissant la planète vulnérable à de nouvelles poussées d’ESD.

Il en résulte un effet de rétroaction dans lequel l’HSD et l’ESD se produisent dans un cycle amplificateur susceptible de culminer dans une perte dramatique de complexité du système humain – ce qui pourrait être défini comme un effondrement.

Le rapport d’évaluation mondiale des Nations Unies et la contribution de Thomas Cernev proposent des scénarios qui s’inscrivent dans ce processus – mais il n’est pas certain que l’un de ces scénarios ait réellement commencé, ce qui est clair par contre, c’est que le monde s’en rapproche dangereusement.

Aucun calendrier précis n’est indiqué dans les documents et ni les Nations Unies ni Cernev n’ont répondu aux demandes de commentaires de Byline Times.

Mais il y a toutes les raisons de craindre qu’un processus d’effondrement a déjà commencé, même s’il est encore possible de le freiner.

Un conseiller principal du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe qui a contribué au Rapport d’évaluation globale, a parlé à Byline Times sous couvert d’anonymat, il affirme que le GAR2022 a été édulcoré avant sa publication.

La source a déclaré que le monde avait « franchi un point de non-retour » et « je n’ai pas l’impression que les Nations Unies ou les médias s’en font l’écho à l’heure actuelle ».

« Le GAR2022 n’est qu’une enveloppe vidée de ce qui y était inclus dans les versions précédentes », ont-ils affirmé.

Le rapport GAR2022 des Nations Unies est un document qui fera date. C’est la première fois que les Nations Unies soulignent clairement le risque imminent d’un « effondrement sociétal complet » si le système humain continue de franchir les limites planétaires essentielles au maintien d’un espace de fonctionnement sûr pour le système Terre.

Pourtant, en dépit de cet avertissement urgent, non seulement il est resté inaudible, mais l’ONU elle-même semble avoir dilué ses propres conclusions. À l’instar du film de fiction Don’t Look Up, nous sommes davantage préoccupés par les potins des célébrités et les scandales politiques, et nous semblons incapables – ou peu désireux – d’affronter le défi le plus important auquel nous sommes confrontés en tant qu’espèce.

Quoi qu’il en soit, ces documents des Nations Unies montrent que la reconnaissance du risque d’effondrement ne consiste pas à être catastrophiste, mais à comprendre les risques afin de pouvoir faire de meilleurs choix et éviter les pires conséquences. Comme le reconnaît le rapport, il y a encore beaucoup à faire. Mais ce n’est pas après 2030 qu’il faut agir. C’est maintenant.

Le Dr Nafeez Ahmed est directeur exécutif au System Shift Lab. Journaliste d’investigation primé, stratège du changement et théoricien des systèmes, Nafeez est rédacteur en chef de la plateforme de journalisme d’investigation financée par le public, INSURGE intelligence, et chroniqueur sur le « changement de système » à VICE où il écrit sur la « transformation du système mondial ». Ancien blogueur du Guardian et spécialiste de l’environnement, il a couvert la géopolitique des crises environnementales, énergétiques et économiques interconnectées, il a été chercheur invité au Global Sustainability Institute de l’université Anglia Ruskin, qui a soutenu ses recherches pour produire son dernier livre : Failing States, Collapsing Systems : BioPhysical Triggers of Political Violence (Springer, 2017). Il est chercheur à l’Institut Schumacher pour les systèmes durables et membre de la Royal Society of Arts. Il est lauréat du prix de l’essai Routledge-GCPS 2010 et du prix du projet censuré 2015 pour le meilleur journalisme d’investigation, et a été cité à deux reprises parmi les 1 000 Londoniens les plus influents dans la liste de l’Evening Standard.

Source : Byline Times, Nafeez Ahmed , 26-05-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

BlackJason78 // 23.06.2022 à 07h13

Le plus intéressant dans cette histoire, c’est l’évolution du discours scientifique sur les problèmes environnementaux et systèmiques. L’historique est assez fascisnant :
C’est un problème mais c’est lointain.
Faisons gaffe, ça commence à s’accélérer, les échéances et les intensités se rapprochent de nous.
Les problèmes sont maintenant à nos portent on ne peut plus les évités.
Bon on maintient on s’adapte sinon c’est la fin.
Et ce n’est que la description des rapports du Giec.
Mais il y a encore des hurluberlus comme Elon Musk pour parler de progrès scientifique qui va tous nous sauver.

61 réactions et commentaires

  • BlackJason78 // 23.06.2022 à 07h13

    Le plus intéressant dans cette histoire, c’est l’évolution du discours scientifique sur les problèmes environnementaux et systèmiques. L’historique est assez fascisnant :
    C’est un problème mais c’est lointain.
    Faisons gaffe, ça commence à s’accélérer, les échéances et les intensités se rapprochent de nous.
    Les problèmes sont maintenant à nos portent on ne peut plus les évités.
    Bon on maintient on s’adapte sinon c’est la fin.
    Et ce n’est que la description des rapports du Giec.
    Mais il y a encore des hurluberlus comme Elon Musk pour parler de progrès scientifique qui va tous nous sauver.

    • J // 23.06.2022 à 08h36

      Le fait est qu’Elon Musk propose à présent du tourisme spatial. Quel impact sur l’environnement pour le plaisir (?) de quelques richissimes ?

    • Roger // 23.06.2022 à 10h09

      Non, les rapports climatiques ont toujours dit qu’on allait dans le mur si on ne changeait rien.
      Ca fait plus de 20 ans qu’on nous prévient à grands coups de documentaires, de films, de rapports, de sommets mondiaux. Mais les gouvernements s’en beurrent la raie, manifestement.

      20 ans plus tard, effectivement on peut constater qu’on le voit vachement mieux maintenant, le mur. Bravo à eux.

      • azuki // 23.06.2022 à 21h00

        Ça fait BEAUCOUP plus longtemps que ça que les pétrolier le savent même si leurs études étaient beaucoup plus sommaires que celles du GIEC.

        Donc, comme solution, il ont organisé à coup de milliards le lobbing, la corruption et l’intoxication mentale a grande échelle pour pouvoir quand même appuyer à fond sur l’accélérateur, de toute manière: après moi le déluge.

        • Patrick // 24.06.2022 à 14h19

          Nous avons eu besoin des produits pétroliers pour créer une société d’abondance. Aucun groupe humain n’aurait voulu se priver de cette manne et donc tirer un trait sur l’énergie abondante et nécessaire pour cela.
          Se priver de tout ça c’est juste un caprice de bourgeois occidental.

          Les pétroliers n’avaient pas besoin de faire du lobbying pour promouvoir leurs produits.
          Aucun politicien n’était capable de dire au peuple : » bon les p’tits loups à partir d’aujourd’hui , plus de pétrole et plus de tout ce qui va avec .. santé , éducation, retraite … « 

          • Jonathan // 25.06.2022 à 18h56

            On n’a pourtant jamais été dans une société d’abondance. L’abondance pour moi c’est la disponibilité des biens et des services de manière gratuite et pour tout le monde. L’argent crée un rareté artificielle des ressources, et tant qu’on sera sous ce paradigme, non seulement il n’y aura jamais d’abondance mais les ressources seront mal gérées.

    • Olivier // 23.06.2022 à 19h59

      C’est normal, avant cela ne rapportait rien ou empêchait de faire des affaires. Maintenant c’est une source de premier plan pour des revenus facile, une manne financières gigantesque. Le greenwahsing, les subventions, les politiques a marche forcée…

      Le plus étrange c’est que les critiques les plus virulent du capitalisme ne s’inquiete pas de ce revirement brutal qui est pourtant significatif. Il est pourtant de notoriété publique que le capitalisme ne s’inquiete ni des conséquences ni de la vérité, seulement des profits.

    • Bats0 // 24.06.2022 à 08h32

      Il n’y a pas qu’Elon MUSK qui pense que la technologie nous sauvera de nos erreurs passées, présentes et à venir. Jean-Baptiste Fressoz lors de la dernière interview sur ELUCID par Olivier BERRUYER avait indiqué que certains pensaient utiliser la géo-ingénierie afin de résoudre le désordre planétaire engendré par le comportement de notre civilisation, par contre une fois que ce processus est engagé, il est impossible de faire marche arrière.
      Autres interventions lors d’une série de conférence dans ma région invitant les habitants de cette association à prendre conscience du bouleversement qui pourrai se produire dans les années à venir, et comment s’organiser afin d’y faire face.
      Effondrement en Quercy ? – Conférences Samedi 12 septembre 2020 à Beauregard – LOT
      https://www.youtube.com/watch?v=1Wds05g1Tj8
      Arthur KELLER- Conférence N° 1 – « RUPTURES – Comment se préparer au chaos qui s’organise ? »
      https://www.youtube.com/watch?v=UlWA4YvxKNw
      Alexandre BOISSON – Conférence N° 2 – Cofondateur de S.O.S. maires
      https://www.youtube.com/watch?v=BnoY4GvEXtw
      Christian TSCHOCKE – Conférence N° 3 – Directeur de recherche en climatologie
      https://www.youtube.com/watch?v=TR5LmJsfZ4U

    • Louis // 24.06.2022 à 09h06

      L’histoire est affaire de circonstances et il n’est pas faux que l’Europe avance sur le schémas qui a conduit à la destruction de l’empire romain… comme la dégradation du climat consécutive à l’éruption d’un volcan aurait servie de gâchette à la révolution française. Pour la chute de l’empire Romain la discussion actuelle intègre des causes multiples : climat, peste, invasion et erreurs de gouvernance. Autant d’informations que je découvre très tardivement en une période de perturbation climatique, d’épidémie, d’immigration par une culture difficilement intégrable et rajoutons aussi des erreurs de gouvernance.

      https://www.meteobelgique.be/article/articles-et-dossier/le-climat/81-climats-dhier-et-daujourdhui/2383-quand-la-meteo-ecrit-l-histoire-la-revolution-francaise

      https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2021/08/changement-climatique-pandemie-une-autre-histoire-du-declin-de-lempire-romain

    • calal // 25.06.2022 à 14h00

      a partir de quelle date ,quelle date limite de consommation allez vous considerer que vous vous etes trompe?
      disons si vers 2035, on est pas tous morts, diriez vous que les rapports du giec etaient errones? Si dans 10 ans,grosso merdo la france est plsu ou moins dans le meme etat qu’aujourd’hui,diriez vous que vous vous etes alarmes « pour rien »?

    • Jonathan // 25.06.2022 à 17h16

      Ceux qui diabolisent le progrès scientifique sont tout autant dans l’erreur que ceux qui ne misent que sur lui. Le débat en termes d’écologie est souvent pris en otage par les conservateurs qui ne parient que sur la technologie et la sempiternelle « responsabilité individuelle », et les effondristes qui diabolisent la technologie en faisant d’elle la cause de tous les maux, mais trop peu de gens mettent sur la table le fait que le système de valeurs (travail, argent, nation, religion) avec lequel fonctionne encore l’humanité a été créé pour un monde sans technologie, c’est-à-dire un monde de rareté, or le problème est bien là. La cause de nos dysfonctionnements provient de nos schémas de pensée et les limites virtuelles que l’on se fixe sur beaucoup de sujets, notamment les sujets socio-économiques qui sont les plus importants.

      Il faut lire Murray Boochkin. Issu de l’écologie radicale, il défend la post-rareté. C’est bien plus intéressant intellectuellement que des monomaniaques comme Pablo Servigne, par exemple, qui sont dans un récit eschatologique, quasi-religieux, et d’explication monocausale aux problèmes.

      • Tikarol // 25.06.2022 à 20h19

        Murray Bookchin …

        Mais des auteurs comme Pablo SERVIGNE ne sont pas moins intéressants.

  • cyrano // 23.06.2022 à 07h41

    Le problème, le grand problème c’est que l’esprit humain est coutumier de raisonnements linéaires or les phénomènes naturels suivent très régulièrement des progressions géométriques. L’homme mesure mal la temporalité de ces suites, il pense avoir une marge d’action encore large alors que la dynamique du système l’a déjà tué… » C’est un nénuphar dans une mare, sa croissance entraîne un doublement de sa surface tous les jours, au bout de 100 jours il occupe toute la mare. Quel énième jour occupait-il la moitié de la mare ? »

    • Jean // 23.06.2022 à 08h09

      @Cyrano,

      Un jour avant la fin la plupart des humains feront comme s’il ne pouvait rien leur arriver. C’est probablement une constante dans l’évolution de notre espèce…

    • Christophe Vieren // 23.06.2022 à 08h28

      Je la pose habitude dans l’autre sens : au bout de xx jrs ( je maintiens le suspens) il occupait la moitié. au bout de combien de jours supplémentaires en occupera-t-il la totalité.
      Dans mon énigme pour induire en erreur je prends xx = 15 jours ( ou 6 mois).
      Merci pour ce rappel des propriétés terrifiantes des exponentielles.

  • Lev // 23.06.2022 à 08h14

    L’univers a vraisemblablement 13 milliards d’années, la Terre 4. L’espèce humaine dans tout ça ? Contrairement à certaines croyances anthropocentrees la vie a commencé avant nous et continuera après.

    • gracques // 23.06.2022 à 10h39

      Et ça nous fait une belle jambe, crever à cause de notre idiotie et de se dire que bon c’est pas grave les limaces nous remplacerons….
      Avez vous des enfants ?

    • Paul Aubrin // 23.06.2022 à 18h25

      Les civilisations agricoles et urbaines telles que nous les connaissons remontent à 4000 ans environ, soit 7000 ans après la fin de la dernière période glaciaire.

  • RIVIERE // 23.06.2022 à 08h25

    On le sait depuis des décennies…. Rien de nouveau à l’horizon…. Rien ne pourra freiner ce que les activités humaines démentielles ont généré…. Trop tard, il est trop tard … l’effondre est là, on peut le constater et le toucher…. Ça va tout simplement s’accélérer très rapidement sur la décennie que nous traversons ….

  • Avunimes // 23.06.2022 à 08h32

    Article très abstrait et répétitifs qui n’apporte pas grand chose pour la transformation de nos comportements économique. Il parle d’objectifs mondiaux, mais quels sont-ils ? La croissance durable ?
    Quand à l’effondrement sociétale… ce n’est pas le futur, le tout est de savoir s’il s’agit d’un effet cyclique liés à la finance en déroute ou a l’incapacité d’agir individuellelent et collectivement sur notre environnement tant le climat est instable. Le risque des 10 millions de morts est présent par ailleurs sans même en appeler au clima et les plus riches veraient bien une diminution de la population de 80 % pour profiter tranquillement du paysage et de croisières paisibles bien mérités.

    • pseudo // 23.06.2022 à 12h54

      je ne devrais pas répondre pour ne pas rajouter de la peine à la modération. Mais bon… c’est décidément irrépressible… déso.

      Si les auteurs devaient étayés avec précision l’ensemble des assertions ici énoncées, vous n’auriez pas lu ce papier, il n’aurait par ailleurs même pas été traduit car ce serait un travail colossale.

      Finalement, ce document existe, il s’appel le rapport du GIEC.
      « Les échos » parlent de 4K pages. Vous nous faites la trad ? Notez que si vous vous y collez, nous serions certain que vous l’avez lu.

  • Urko // 23.06.2022 à 08h37

    Tout le monde, ou presque, se dit préoccupé par ces questions, et bien sûr, se croit fondé à donner des leçons à son prochain sur le sujet. Certains ne s’en privent d’ailleurs pas, et de quel droit au fait ? Mystère… Mais qui fait quelque chose de concret, de vraiment concret, pour réduire ses émissions et ses rejets ? Je vois des gens, d’ailleurs charmants, se répandre en commentaires catastrophistes et moralisateurs sur le sujet climatique mais qui se rendent en avion à l’autre bout du monde y « chercher le soleil » en hiver, ou qui consomment dans des proportions n’ayant rien d’indispensable, loin de là, des bidules des trucs et des machins sans grand intérêt. Il ne s’agit pas de critiquer notre hypocrisie, mais déjà de l’admettre puis de relever à quel point les efforts nécessaires à faire soi même semblent plus difficiles que ceux que nous conseillons à autrui sans y avoir le moindre titre. Alors au lieu de nous lancer dans des concours d’affichage indécent de notre vertueuse, et surtout très théorique, position quant à l’urgence climatique, il nous faudrait identifier ce à quoi nous allons renoncer puis y renoncer : les trajets en avion ? la viande cinq fois par semaine ? les douches chaudes ? le chauffage ou la climatisation à fond ? la consommation frénétique ? Il ne suffit pas d’incriminer notre système économique : il n’est pas conçu pour la sobriété ? Nous non plus ! L’externalisation du problème, la moraline donnent sans doute à certains l’impression d’appartenir au bon camp mais elles ne produisent aucun effet concret. A nous de jouer.

    • Grd-mère Michelle // 24.06.2022 à 15h10

      « …notre système économique…n’est pas conçu pour la sobriété? Nous non plus! »
      L’erreur que vous faites, Urko, est de croire que nous (les êtres humains) avons été « conçus ».
      Cette erreur est commune (bien que, pour la plupart des gens, inconsciente) dans tous les territoires dominés par la propagande de l’idéologie judéo-chrétienne(-et musulmane) basée sur le Livre « Sacré »(et sacrément affabulateur!) qui, lui, fut conçu (écrit) pour tenter de nous soumettre à des réglementations (des « commandements ») sensées nous faire gagner le « paradis » après notre mort, après une vie de labeur et de sacrifices, et dictées par des « élites » qui, parait-il, œuvrent « pour notre bien ».
      Or, au cours de son évolution, l’espèce humaine (petit mammifère faible et donc peureux, mais doué d’agilité et de dextérité) a inventé les MOTS et développé la particularité de penser, de se poser des questions, et de se transmettre des réponses plus ou moins adéquates en vue de sa continuité, de sa perpétuation… Ainsi, en même temps, elle a découvert le moyen de NE PAS SE LAISSER FAIRE!

    • Grd-mère Michelle // 24.06.2022 à 15h22

      Suite: Réfléchir à ce que pourrait nous apporter, à chacun-e et à tou-te-s, la sobriété, dans notre monde actuel dominé et menacé par la gabegie du « libre-échange commercial », et en débattre, est certainement une des choses les plus utiles à faire, à laquelle nous pouvons consacrer notre « temps libre » (ce qu’il en reste!).
      Et tester cette sobriété, c’est déjà ce qu’une grande partie de la population(forcée ou/et volontaire) a entrepris dès la sortie de la « crise sanitaire » (ce qui expliquerait en partie le redémarrage peu concluant de la « croissance »… économique).

    • Denis Zozo // 24.06.2022 à 19h13

      Je ne résiste pas à cette évocation: https://www.dailymotion.com/video/x5oormr

      (Désolé)

    • Jonathan // 25.06.2022 à 17h09

      Un avion pollue beaucoup moins aujourd’hui individuellement qu’il y a ne serait-ce que 15 ans. Aujourd’hui c’est le trafic aérien qui pollue. La nuance est importante. Ici c’est une question de dosage. Ce n’est pas le secteur aérien en lui-même qu’il faut stigmatiser, mais plutôt un système économique qui pousse à surproduire et surconsommer.

      Pour le reste, tout le monde parle des comportements individuels, notamment pour culpabiliser le citoyen lambda (alors que ce dernier est celui pour lequel le voyage en avion est souvent une récompense, ponctuée la plupart du temps de privations en tout genre, et qu’il est le plus régi par les conditionnements et les contraintes du système socio-économique en place, ainsi il ne dispose que d’une influence très limitée), mais on ne parle pas assez des inégalités sociales, notamment du décalage énorme entre quelqu’un qui vit au SMIC ou au RSA et quelqu’un qui est multimilliardaire. Mettre tout le monde au même niveau, ce n’est juste ni moralement ni factuellement.

      Tout cela sans compter que beaucoup de liaisons aériennes, maritimes ou routières sont aussi et surtout le fait du transport des marchandises et des activités professionnelles, donc là on parle de choses qui sont inhérentes au paradigme socio-économique en place.

      Au passage, connaissez-vous personnellement tous les internautes qui parlent d’écologie pour les caricaturer comme vous le faites avec vos procès d’intention ? Dans le cas contraire, c’est juste le sophisme de l’homme de paille et de la démagogie de bas étage que vous faites…

      • kriss34 // 28.06.2022 à 19h30

        Sur votre dernier paragraphe.. évidemment que je (moi, je, par exemple mais vous aussi sans doute) connais des « internautes » ou plus généralement des humains (famille/amis/voisins) qui se définissent comme ecolo, voire adoptent certains comportements de type colibri (oui cette jolie fable).. Mais ne peuvent résister à l’attraction d’un voyage a Cancun ou Bangkok parce que c’est leur droit (leur récompense comme évoqué plus haut) et qu’ils sont « libres ».
        Vous voulez des noms?
        La paille et la poutre je ne vois pas bien le lien.

  • RV // 23.06.2022 à 08h39

    Bonjour à Toutes et Tous
    La modification de nos modes de vie me semble devoir passer de manière concomitante par une modification de notre modèle économique de la propriété privée des moyens de production et du paiement de l’intêret au capital. Sans cela, ce seront encore et toujours les mêmes d’en bas qui paieront les factures et subiront les conséquences. Enfin, c’est vous qui voyez…

    • gracques // 23.06.2022 à 10h42

      ouai et vu la prise de conscience qui s’est dégagée en France lors des élections … ça va être rouge mais plutot genre saignant !

      Malheureusement.

  • RGT // 23.06.2022 à 09h25

    Ce que de nombreux humains ont tendance à oublier, c’est que le SEUL moyen d’augmenter les profits est bel et bien de faire de la croissance externe.
    C’est à dire aller chercher en dehors de « notre » sphère d’activité des ressources qui permettront d’augmenter la taille du gâteau.

    Si l’on se contente simplement de puiser les ressources limitées de « notre » lieu de vie nous nous retrouvons rapidement confrontés au mur des limites physiques totalement indépassables et nous atteignons un plateau au delà duquel il n’est pas possible de dépasser les limites sans risquer de se mettre en danger et de crever par manque de ressources si on ne réduit pas la voilure et qu’on ne diminue pas drastiquement la population afin de ne plus dépasser ces limites.

    Hélas, la « croissance externe » illimitée est bel et bien inscrite dans les gènes d’homo, et en particulier d’homo sapiens, espèce qui depuis son apparition n’a cessé de chercher à s’étendre pour augmenter sa zone de ressources disponibles.

    Nos cousins les grands singes n’ont pas eu la même stratégie colonialiste et se sont simplement contentés de rester, comme toutes les autres espèces d’ailleurs, dans des écosystèmes limités et ont basé leur existence (même si c’est inconscient) sur un équilibre subtil avec toutes les autres espèces.

    Si l’on se penche vraiment sur les causes profondes des problèmes de l’humanité, les deux principales sont bien le désir d’accumuler largement au delà de nécessaire vital et une pulsion irrépressible qui les pousse à baiser comme des lapins et à se reproduire sans limites…

    Pour résumer : Ce sont bel et bien le pognon et le cul qui sont les SEULES motivation des humains depuis leur apparition.

    Qu’on me prouve le contraire et je mange mon casque de vélo.

    Et la SEULE solution pour éviter à cette planète d’aller dans le mur consiste simplement à éradiquer l’espèce humaine telle qu’elle existe actuellement.

    Soit totalement,

    Soit en supprimant les gènes qui poussent l’humanité à être cupide ET à se reproduire sans limites.

    • Jonathan // 25.06.2022 à 16h53

      Si vous avez besoin de preuves, les sciences sociales, la biologie et l’histoire vous les donnent, il suffit d’ouvrir des livres. Il n’y a aucune étude scientifique qui attribue la cupidité ou l’égoïsme à des gènes, pas plus que le comportement humain en général d’ailleurs. En revanche, les études démontrent plutôt que le comportement et les opinions sont dictées par l’environnement. Cette idée de « nature humaine » n’est pas étayée et s’appuie sur le fait que l’humanité fonctionne de la sorte depuis des siècles. Depuis des siècles, oui, mais pas depuis son apparition. L’Homme a vu le jour il y a des milliers d’années, le féodalisme et le capitalisme c’est une affaire de quelques centaines d’années. C’est donc l’anomalie plutôt que la règle. La nuance est importante, car du coup, l’argument de la génétique tient au mieux du biais de confirmation et d’une lecture partielle de l’histoire.

      Depuis des siècles, l’humanité est en vérité façonnée et régie par le même système économique de base ; l’économie de marché. Or, cette économie de marché se justifiait dans un monde sans technologie où il fallait gérer la pénurie des ressources. Aujourd’hui, cette pénurie est artificiellement créée et entretenue par le système monétaire, qui crée ainsi une interférence dans la répartition équitable comme la gestion intelligente des ressources.

      La solution réside dans un nouveau système de valeurs et un nouveau paradigme socio-économique (une économie de l’abondance) qui s’appuie sur la disponibilité des ressources plutôt que la croissance du PIB.

      Je vous invite à vous pencher sur les travaux de Murray Boochkin, ou les conférences de Jacque Fresco et du Venus Project, pour ouvrir les yeux sur le récit qu’on vous martèle depuis toujours. 😉

  • Gael // 23.06.2022 à 11h11

    Peux être que les informations à disposition du grand public sont comme l’iceberg, 90% immergé et 10% visible.
    Dans ce cas il est facile de faire des raccourcis que cela n’existe pas, qu’ils disent n’importe quoi.
    Quand un expert de la santé dit vous avez un cancer, je vous conseille, une chimiothérapie pour avoir une chance de guérir. Je pense pas que vous allez prendre 5 à 10 pour étudier la médecine et choisir votre traitement. Le médecin que vous considérez comme expert, vous respectez sa parole et tentez d’améliorer votre santé.
    Les experts du climat et des ressources planétaire sont sans cesse remis en question. Pourquoi? Car le problème cité est à des échelles de temps qui nous dépassent? Le rejet de CO2 dans l’atmosphère prendra plusieurs centaines d’années pour être absorbé. La biomasse au moins autant de temps si ce n’est plus.
    Le gros du problème arrivera surement à moment où les générations née entre 1930 et 1990 seront décédés ou en phase de l’être.
    Je vous conseille de lire ou regarder Arthur Keller qui pose une vision chiffré et scientifique du problème des limites planétaires. En citant les sources scientifiques, libre à vous d’aller les contrôlers.
    On pourrait aussi parler de liberté, la liberté de chacun s’arrête où commence s’elle des autres.
    La question est : si je pollue directement ou indirectement, ce qui détruit l’environnement dans lequel vis d’autres personnes.
    Ma liberté empiète sur celle des autres? Dans le cas inverse qu’elle serait ma réaction?
    Je tiens à m’excuser si j’ai pu faire des fautes d’orthographes, grammaires ou autres.

  • Tzevtkoff // 23.06.2022 à 12h10

    Je suis peut être trop bête mais je n’ai jamais pu comprendre comment pouvoir d’achat et écologie étaient compatibles. Mon cerveau bug quand il essaye de comprendre comment il est possible de réduire son empreinte carbone tout en demandant du pouvoir d’achat. Et même au niveau de la conscience j’ai du mal dans le sens ou, comment, pourrait-t-on vivre avec plus de pouvoir d’achat quand 80% de la population mondiale est de plus en plus dans la misère. Je suis pessimiste de nature et je pense que le point de bascule du réchauffement climatique a été dépassé. Quoi qu’on fasse ça me parait difficile de contrer ce phénomène. J’espère me tromper.

  • Orhan // 23.06.2022 à 12h32

    L’effondrement de la société industrielle est inéluctable. Qu’elle soit d’ailleurs capitaliste ou communiste puisqu’il s’agit simplement (mais un simplement aux conséquences grandioses) d’un mode de répartition des richesses, ce que la planète n’a cure. Extraire 100 de pétrole et le raffiner, peu importe que 100 aille dans la poche du capitaliste ou que chacun reçoive une part, ça émettra autant de CO2. Bien sûr, je préfère le communisme.

    La société industrielle c’est quoi ? Une population humaine élevée par rapport aux normes historiques, une production incroyable de nourriture et d’objets manufacturés, des échanges là aussi bien supérieurs aux normes historiques tant en volume qu’en rapidité. Et puis tout ce qui est permis avec (ça fait beaucoup, mais ça ne définit pas l’être humain).

    Donc l’espèce humaine ne sera pas menacée existentiellement, ce sera un retour à l’équilibre (rien de plus normal), sauf à s’échanger des bombes nucléaires entre différents sous-groupes, avec diminution de l’espace habitable.

    Alors c’est « pas de chance » pour les les plusieurs générations qui auront à vivre cet effondrement/pourrissement, avec un lot de souffrance probablement jamais connues en quantité. Mais d’aucune façon on ne peut avancer que les générations futures (parlons en plusieurs siècles ou millénaires) ne seront pas heureuses, que l’art et la culture perdureront, qu’il y aura du bonheur et des communautés heureuses.

    C’est un peu fataliste j’en conviens.

    • Patrick // 24.06.2022 à 13h59

      La société actuelle est bâtie sur l’énergie et ce sera la cause de son effondrement. L’UE est en train de tester le concept en se coupant brutalement de la Russie. L’expérience va être intéressante à suivre.
      7 milliards d’humains c’est viable grâce au pétrole et au charbon, sion les supprime il va falloir « recalibrer » la population humaine, ça va être brutal.

      • Jonathan // 25.06.2022 à 16h40

        Non, justement. C’est parce qu’on fonctionne sur les énergies fossiles que ce n’est pas viable, mais le mot « énergie » ne recoupe pas que les fossiles. Ne serait-ce que les courants marins et la géothermie pourraient couvrir nos besoins pour les siècles à venir. Grâce aux gisements qu’ils constituent, ils pourraient largement remplacer le gaz, le pétrole et le charbon. Et là on ne parle pas de la fusion nucléaire, de l’hydroélectricité, du solaire spatial, de l’éthanol et j’en passe. Ce n’est qu’une question d’intelligence, d’ouverture d’esprit et aussi d’efficience dans la production et l’utilisation. Le seul obstacle actuel vient plutôt du système économique et ses lois qui imposent qu’il y a bien plus d’intérêt à détruire et gaspiller que l’inverse. Le problème ce n’est pas la technologie, c’est l’économie monétaire-marchande, ses indicateurs virtuels et ses lois absurdes et archaïques.

        • 6422amri // 27.06.2022 à 03h20

          TOUTES ces technologies demandent pour leur mise en oeuvre beaucoup d’énergies carbonées.

          Vous n’installez pas des éoliennes sans hélicoptères, on ne creuse pas pour de la géothermie sans des grues, des engins.

          Il y a un principe de base dans le domaine de l’énergie, la thermo-dynamique. Si vous avez trouvé quelque chose qui permet de l’ignorer prenez un brevet et appelez-moi, je vais investir.

          Pour la fusion nucléaire on ne sait pas si l’on peut générer plus d’énergie que ce qui est nécessaire pour la faire fonctionner. Pour l’hydrogène le sort est réglé, il faut plus d’énergie pour le produire que ce qu’il peut restituer.
          L’intelligence a
          ide, mais les lois de la physique sont impitoyables.

  • Velgastriel // 23.06.2022 à 15h25

    Personne n’a parlé du GIEC comme de la Sainte Eglise ou interdit le débat ; juste essayer de rappeler les sources du consensus scientifique.

    Mais en attendant, les seuls contre-arguments consistent à trouver qu’un rapport scientifique complet c’est trop gros ; qu’un article vulgarisateur sur le sujet c’est trop abstrait ; et que si on oppose un discours un tant soit peu construit à des opinions qui se basent sur regarder la météo dans son jardin, c’est trop wikipédia, et « chacun son avis ».

  • PAL // 23.06.2022 à 15h33

    1793 : Malthus n’affirmait pas autre chose. S’il avait eu raison, nous devrions être entre 250 et 400 milliards sur terre. Enfin, non… Les famines auraient tué pratiquement tout le monde. Murray East en 1923, Osborn en 1940, Paul Erlich en 1960 ont tous annoncé des surpopulations, et des famines, et des guerres, liées à la faim, avant 1980. Or rien ne s’est passé.
    Par contre, la mortalité due à la faim a baissé et la moyenne d’âge a augmenté (grâce entre autre à l’amélioration des conditions sanitaires et médicales). De plus à l’exception de l’Inde et de l’Afrique centrale, principalement le Nigeria, la natalité se stabilise ou baisse.
    La natalité élevée semble liée à la pauvreté. Permettons à l’Afrique de se développer ne serait-ce qu’en luttant contre la corruption (souvent occidentale et chinoise).
    En fait, ce genre de discours ne vise qu’un but : un gouvernement mondial (« pour sauver la planète ») au mépris de toutes les libertés.

    • Bouddha Vert // 23.06.2022 à 16h57

      Confondre la parole d’un expert avec le consensus scientifique n’est pas très raisonnable…

      Le discours scientifique ne donne pas de date mais une dynamique avec ses conséquences… quand bien même une date avait été donnée et que l’échéance se trouvait décalée de 30, 40, 50 ou 100 ans qu’est ce que cela changerait?

    • Paul Aubrin // 23.06.2022 à 18h15

      La natalité baisse en Inde aussi, avec l’amélioration de la prospérité. Les pays africains en guerre restent à la traîne. On trouve de très intéressants chiffres sur le site Gapminder.

    • Jonathan_89 // 24.06.2022 à 13h25

      Pourquoi « au mépris des libertés » ? Je n’ai jamais compris cette association paradoxale et même contre-nature entre la nation (qui est une construction culturelle et sociale abstraite, héritée d’un système économique inique) et la liberté. L’histoire humaine nous montre pourtant au quotidien que construire des murs, des frontières et des discriminations entre les êtres humains génère de la tyrannie, de l’instabilité, de la pauvreté et des guerres plutôt que l’inverse.

      Et en ce qui me concerne, un gouvernement mondial est non seulement souhaitable (car les êtres humains doivent grandir et comprendre qu’ils sont humains et dépasser justement cette bigoterie consistant à se définir par un lieu géographique, une couleur de peau, une religion ou une culture, par ailleurs imposée depuis le haut), mais impératif, dans la mesure où les enjeux deviennent mondiaux tout simplement.

      • Patrick // 24.06.2022 à 13h54

        Un gouvernement mondial ne peut pas être démocratique et sera toujours enclin à supprimer toute liberté pour le bien de tous. On a vu les dernières tentatives de l’OMS sur le sujet.
        La démocratie ne peut être réalisable qu’à une petite échelle.

        • Jonathan_89 // 25.06.2022 à 04h02

          « On a vu », non, déjà ce n’est pas comparable, car il n’y a pas de prétention à un gouvernement mondial par l’OMS. Et certes, l’OMS a eu un rôle plus grand et déterminant en période de pandémie, mais, malgré ses défauts et ses contradictions, cette institution n’a fait qu’appliquer son rôle. Et contrairement à vous, je ne me suis pas senti atteint dans mes libertés parce que j’ai dû me masquer et me faire vacciner contre un virus dangereux. La liberté, ce n’est pas faire tout ce que l’on veut au détriment d’autrui. Après, il est vrai que notre société occidentale est à présent tellement gangrenée par l’individualisme libéral et le consumérisme qu’elle n’a plus l’habitude de se préoccuper de l’intérêt collectif. L’extrême-droitisation de l’opinion publique n’est d’ailleurs pas étrangère à cela.

          Non, cette idéologie de « la petite échelle » n’est décidément pas étayée.

          • calal // 25.06.2022 à 14h10

            ’ »elle n’a plus l’habitude de se préoccuper de l’intérêt collectif. »

            heureusement qu’il y a des « experts » honnetes et competents pour nous definir cet interet collectif… et le goulag le camp de concentration pour ceux qui remetteraient en cause le discours des experts…

            Nous, les amoureux de la liberte et de la responsabilite, on connait ce couplet et cette chanson…

          • kriss34 // 28.06.2022 à 19h45

            Quelle gentille profession de foi..! Donc un gouvernement mondial non élu, de meche avec les grandes firmes, ne vous dérange pas. Certes le masque n’était pas une vraie nuisance pendant la pandémie. Mais bacler les autorisations de mise sur le marché des vaccins Pf* et consorts, c’était compatible avec vos valeurs?
            Ce que nous avons vu avec l’OMS en si peu de temps (2 ans), ce n’est qu’une pâle version de ce que nous aurons avec ce gvt mondial que vous appelez de vos vœux, si l’on n’abat pas d’abord le capitalisme et ses alliés au pouvoir dans nos douces démocraties.

  • Daniel // 23.06.2022 à 15h44

    Le détonateur de l’effondrement sera en premier lieu FINANCIER !
    En 1971, la mise en place du « Dollar as good as Gold » a entrainé suite à l’appât du gain rapide (merci la City de Londres) de nombreuses spéculations (pétrole, drogue, obligations pourries, immobilier, bulle internet et maintenant l’alimentation).
    L’économiste Jean Fourastié s’est rendu compte dans les années 1980/90 que les modèles d’économies physiques ne marchaient plus … A posteriori, aujourd’hui, on sait maintenant qu’un modèle physique ne peut pas prendre en compte le parasitisme financier qui fait que le profit est transformé en vent telle une ligne d’écriture dans un ordinateur. Le Profit doit être réintroduit dans le système économique (salaire, investissement infrastructure et sociaux … avec toute la responsabilité vis à vis de la société ET de l’environnement que cela entraîne.). Le profit et la création monétaire ne doivent pas s’envoler dans une bulle spéculative comme c’est le cas aujourd’hui.
    50 ans plus tard, on en est sûr : CA VA PETER !!! car pour du pognon, on est prêt à détruire sa famille et la Terre !!!
    J’aime bien l’expression qui résume cela: « La Bourse ou la Vie ».

    • Jonathan // 25.06.2022 à 16h31

      Quand on se retrouve seul sur une île déserte, on n’a besoin que des ressources, l’argent ne sert à rien. La meilleure façon de résoudre le problème serait justement de s’attaquer à ses racines, c’est-à-dire en finir avec le système monétaire, changer complètement de paradigme socio-économique (qui repose sur les lois de la nature et pas sur des indicateurs virtuels comme la croissance du PIB) et fonctionner avec de nouvelles valeurs, comme le disait très bien l’ingénieur social Jacque Fresco, qui est passé un peu inaperçu dans l’opinion publique mais qui a été récompensé pour ses nouveaux concepts par l’ONU.

    • 6422amri // 27.06.2022 à 03h26

      Je vous recommande un livre – Dettes 5000 années d’histoire – un livre de l’anthropologue David Graeber publié en 2011 et paru pour la première fois en France en 2013 aux éditions Les liens qui libèrent.

      Pour le dollar us, une hyperbole perpétuelle sur ce site, je ne sais l’âge que vous avez, mais je vous conseille de vivre au moins aussi âgé que Jeanne Calment. CA VA PETER !!! oui…

  • Jacques Pélaprat // 23.06.2022 à 19h25

    1971: l' »Appel de Menton »: 2200 scientifiques de 23 pays dont 4 prix Nobel, adressé à l’ONU, publié dans le courrier de l’Unesco :  » Message à 3,5 milliards de terriens »: « un danger sans précédent menace la terre ».
    1972 : Le « Club de Rome » et le rapport Meadows sur les limites de la croissance.

  • max // 24.06.2022 à 06h25

    Perso, je préfère parler de la pollution que du réchauffement climatique. Le réchauffement climatique (si réchauffement climatique il y a est intrinsèquement lié a la pollution), la pollution elle est visible partout et comme étant une conséquence directe de l’activité humaine, elle ne peut donc pas être nié sérieusement. Le fait que tout le monde ou presque préfère parler d’urgence climatique plutôt que de la pollution est un choix de débat conflictuel alors que l’aborder sur le plan de la pollution est consensuel.
    Aborder le problème sur le plan de la pollution c’est cibler les causes réelles et sérieuses alors que cibler le réchauffement climatique c’est cibler les effets.
    La rupture des approvisionnements en gaz était une occasion unique de se tourner vers des solutions alternatives moins polluantes et donc plus écologiques mais aussi plus astreignantes les gouvernements de l’UE ont choisit de faire appel au charbon et sans doute aussi au gaz de schiste afin de ménager un confort éphémère que nous paieront plus tard.

  • Antoine D // 24.06.2022 à 14h48

    Merci d’attirer l’attention sur ce rapport, même s’il n’y a pas de scoop depuis le « rapport du club de Rome » (1972). Reste deux infos nouvelles :
    1) Le fait que cette confirmation vienne de l’ONU (mais ça fait un moment que presque plus personne ne l’écoute).
    2) L’analyse cause/conséquence, pas très rassurante, qui en est déduite.

    Le rapport de l’ONU refuse de désigner le capitalisme. Ainsi, les recommandations continuent de parier sur des marchés libres et la recherche du profit : il faudrait mieux valoriser les risques, donner un prix à des choses qui n’en ont pas encore, renforcer les systèmes assurantiels etc. Ces remèdes n’ont aucune chance de régler quoique ce-soit puisqu’ils ne traitent pas les causes.

    Le problème ne vient de l’espèce humaine que dans une infime mesure. Il a surtout radicalement changé d’échelle depuis la révolution industrielle et l’essor du capitalisme (il faut parler de capitalocène et non d’anthropocène !). C’est le mode de développement occidental qui conduit au dépassement des limites planétaires, pas celui que nous avons connu auparavant pendant des millénaires ni celui des « peuples autochtones ».

    Quant au papier de T. Cernev, s’il a le mérite d’aborder le risque d’effondrement global sans tourner autour du pot, les recommandations qu’il formule sont presque risibles. Il suggère d’intégrer les limites planétaires aux ODD après 2030. Je doute que ça suffise à éviter le mur.

  • Castor // 24.06.2022 à 18h48

    Que du bla-bla.
    Ce n’est pas que je ne croie pas aux limites (comme Luc Ferry, idolâtre du progrès technique), mais dire qu’il y a des experts « de l’effondrement mondial » est de la pure fumisterie.
    Car un tel constat appelle inévitablement la question suivante : que faire ?
    Et cela devient très intéressant :

    « il est peu probable que des interventions politiques qui ne seraient pas radicales puissent être de nature à améliorer la société et il conviendra d’adopter une approche politique proactive »

    Cela veut dire quoi radical ? C’est la révolution ou le totalitarisme ? Que ne ferait-on pas pour « améliorer la société » ? De Pinochet à Hitler en passant par les Khmers Rouges les exemples ne manquent pas.
    Politique proactive = qui anticipe sur les problèmes et n’attend pas la crise pour réagir.
    Quand on voit que le simple bon sens est violé en paroles et en actes par les pouvoirs politiques actuels, dont l’un vient d’être reconduit, il y a de quoi être pessimiste. Ce terme peut avoir aussi une autre signification : politique menée par un visionnaire guidant un peuple amorphe.

    Choisissez un mode de vie économe : les prix des matières premières et des articles vont baisser en conséquence et aussitôt ceux qui veulent « croître » vont en profiter pour consommer plus.

    Poser des problèmes « types » dans leur complexité est plus utile que de vagues incantations sur une base scientifique vraiment *incertaine*.

  • clauzip12 // 24.06.2022 à 19h11

    Je pense que nous atteindront l’effondrement.les limites extremes supportables.Les plus grans pollueurs espèrent une solution technologique et si elle es trouvée réduiront leurs pollutions le plus tard possible pour profiter jusqu’au dernier moment.
    Quand je me rend compte de l’attitude des plus gros pollueurs et celle de milliards de péquins continuant à consommer et polluer comme si tout allait bien,je me dis que c’est foutu!
    Bon ,j’ai 78 ans et en suis bien content et pas en très bon état.
    je suis à peu prés certain que je ne verrais plu ou les tares de l’humain nous ont emmené.

    • Roméo // 24.06.2022 à 21h16

      Moi idem, dans ma 77ème années, tous s’écroulent, sauf les publicités pour la surconsomation, les marchands du temple sont aux manettes..

  • Jonathan_89 // 25.06.2022 à 07h39

    La solution la plus intelligente, la plus progressiste et la plus fiable consisterait à supprimer l’économie de marché et la politique pour les remplacer par la cybernétique et les ingénieurs, de sorte à créer une économie de l’abondance mais aussi une société holistique et homéostatique, c’est-à-dire une société qui est dynamique et aborde les problèmes en tenant compte de tous les paramètres. La méthode scientifique doit s’appliquer au système social et économique, l’économie doit cesser de se considérer comme une science exacte et isolée de toutes les autres et doit cesser d’être dévoyée par les opinions et les croyances. Thorstein Veblen était le meilleur économiste du monde parce qu’il avait compris cela, contrairement à la plupart des économistes qui pensent en 2D plutôt qu’en 4D et qui ne sont en définitive que des gestionnaires de l’ordre établi, imprégnés d’une même culture et d’une idéologie qui n’admettent pas leur fin. Howard Scott en 1930 l’avait aussi compris, tout comme Jacque Fresco (fondateur du Venus Project), qui a d’ailleurs été récompensé à l’ONU pour ses concepts novateurs. On parle beaucoup de l’ingénierie et de la technologie, mais on parle trop peu de l’ingénierie sociale et de la technologie du comportement, alors que c’est à la base de nos impasses et du fait qu’on est encore bien peu civilisé.

  • sdf // 25.06.2022 à 15h26

    Inutile de se faire d’illusion. Le système politique tient son pouvoir du système économique. Qu’il soit capitaliste ou communiste, n’est qu’une question d’organisation de caste dirigeante.
    Le communisme relève d’un parti, le capitalisme d’une caste. Mais reste deux minorités de privilégiées, associant le politique et l’économique au profit du pouvoir…
    D’une façon ou d’une autre. La corruption reste le seul maître mot, à ces deux systèmes.
    Quitte à brimer les libertés individuelles, par tout prétexte plausible au bien-être du plus grand nombre.
    On a fait la guerre pour de fausses raisons… Confiné et vacciné à tout va sans discernement…
    Ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin pour garder « pouvoir et hégémonie » !
    Et si la guerre froide est un lointain souvenir…
    Les bonnes vieilles méthodes de propagande, censure, surveillance… sont toujours d’actualité.
    La seule chose qui change… C’est qu’elles ne se font plus sur des divergences d’idéologie sociétal…
    Mais pour la conservation du pouvoir sur le plus grand nombre.
    Rendu possible et pleinement exploitable, par l’avènement du numérique, d’internet…
    Dont l’origine libertaire n’a cessé d’être dénaturé depuis son accès au grand public…

    • Jonathan // 25.06.2022 à 19h07

      Bof, le complotisme et le fatalisme ne font rien avancer. De plus, vous êtes dans une logique de bouc-émissaire alors que le problème est systémique. Les individus ne font que suivre les lois qu’on leur impose. Si on veut s’en prendre à la racine des problèmes, c’est à celles-ci qu’il faut s’attaquer. D’ailleurs, vous oubliez deux choses :

      1) Le communisme réel n’a jamais été appliqué. Les régimes estampillés « communistes » ont été, sont du capitalisme d’Etat teinté d’ultranationalisme, de conservatisme culturel et même de régression sociale (les camps de travail c’est l’exact opposé de ce qu’a toujours défendu la gauche, à savoir l’émancipation du travail).

      2) Le capitalisme comme le communisme ne sont pas les seuls systèmes économiques possibles. Cette dichotomie prévaut dans un paradigme global qui est basé sur la rareté des ressources, avec la monnaie, la nation, le travail et les religions. Mais il faut élargir les horizons.

      Le seul point où je vous rejoins, c’est que le communisme ne serait guère une alternative plus viable que le capitalisme, dans la mesure où il s’inscrit toujours dans cette logique consistant à essentialiser et cibler des individus ou des groupes d’individus. Or, comme je l’ai dit avant, même les individus les plus vertueux ne pourront rien contre des tendances globales qui les incitent à faire le contraire de ce qu’il faut faire, et qui formatent massivement la population. Les changements viennent des minorités déterminées, mais ces changements ne seront opérants que s’ils changent littéralement les lois.

  • wakiwaki // 26.06.2022 à 15h10

    J’ai des idées folles parfois :
    Si on considère que la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. (cf déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789), alors priver un autre être de ressources naturelles doit être interdit.
    Or, mettre au monde un nouvel être crée inévitablement une privation de ressource aux autres.
    Par conséquent, mettre au monde un nouvel être n’est pas conforme à la définition de la liberté.
    Plus on est de fous, moins il y a de riz !

    Je suis con parfois !!!

  • Xavier // 26.06.2022 à 22h26

    Qui est prêt à changer ses habitudes pour éviter le pire ???
    Ainsi fonctionne l’être humain: réagir seulement quand la crise arrive …
    Et essayer de comprendre pourquoi il n’a pas réagi plus tôt …
    Et bien évidemment, trouver des boucs émissaires …

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