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14.mai.202214.5.2022 // Les Crises

Livraisons d’armes à l’Ukraine : Les États-Unis n’ont aucune idée d’où atterrira leur aide militaire

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Les responsables américains viennent d’admettre qu’ils ne savent pas où aboutiront réellement leurs livraisons d’armes à l’Ukraine, et qu’elles pourraient tomber entre des mains dangereuses.

Source : Jacobin Mag, Branko Marcetic
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Des militaires des forces armées ukrainiennes chargent des camions d’aide militaire américaine à l’aéroport international Boryspil de Kiev. (Sergei Supinsky / AFP via Getty Images)

Depuis le début de la crise ukrainienne l’année dernière, une minorité de commentateurs, dont l’auteur du présent article, ont mis en garde contre les dangers d’inonder le pays d’armes et le risque d’alimenter des groupes extrémistes qui pourraient déstabiliser le pays et créer un retour de flamme pour l’Occident, comme l’a fait la politique antisoviétique des États-Unis en Afghanistan dans les années 1980. Un nouveau rapport de CNN suggère que les responsables américains sont bien conscients de ces risques.

Une série de sources anonymes ont déclaré à la chaîne que Washington n’a aucun moyen de suivre les armes qu’ils envoient ou de savoir où elles aboutissent lorsqu’elles entrent en Ukraine, l’un des plus grands marchés de trafic d’armes d’Europe, même avant la guerre. « Cela tombe dans un grand trou noir, et vous n’en avez presque aucune idée après une courte période de temps », a déclaré une source à CNN.

Selon le rapport, tant les analystes militaires que les responsables américains reconnaissent que la quantité massive d’armes fournies par plus de vingt gouvernements pourrait à long terme « se retrouver entre les mains d’autres armées et milices que les États-Unis n’avaient pas l’intention d’armer. » Selon le rapport, les troupes ukrainiennes ramassent les camions chargés d’armes principalement en Pologne, avant de les conduire de l’autre côté de la frontière, après quoi les Ukrainiens sont entièrement libres de décider comment et où les armes sont distribuées.

Ce n’est pas la première fois que des responsables et des analystes occidentaux reconnaissent ce fait. En mars dernier, un haut responsable militaire américain a déclaré à Al Jazeera que « nous pensons que le risque vaut la peine d’être pris maintenant ». Au début du mois, un expert a suggéré à Radio-Canada que si « après la guerre, cela pourrait être un problème pour l’extrême droite de se retrouver armée », cela était justifié par les « résultats exceptionnels sur le terrain. »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dès le début de la guerre qu’il donnerait des armes à toute personne désireuse de se battre, ce qui laisse supposer une attitude peu regardante sur la destination de ces armes – compréhensible compte tenu des circonstances, mais non moins risquée. En outre, des membres de groupes suprématistes blancs et d’autres groupes d’extrême droite ont infiltré l’armée du pays et font partie de la garde nationale, ce qui constitue un autre point d’accès direct potentiel aux armes. L’Organized Crime Index note que la majeure partie du trafic d’armes en Ukraine a lieu au niveau national, mais qu’il est également lié aux marchés noirs d’armes des États voisins d’Europe centrale et orientale et des pays de l’UE.

Les ultranationalistes ukrainiens ont été les principaux moteurs de l’instabilité dans le pays au cours de la dernière décennie, renversant un gouvernement par la violence, attaquant les groupes marginalisés et les opposants politiques, menaçant et perpétrant des actes de violence antigouvernementale sous plusieurs administrations, y compris celle de Zelensky, souvent pour faire dérailler les efforts de paix. Diverses voix – du Combating Terrorism Center et du Soufan Center de West Point, aux organisations de défense des droits dhumains et les médias dominants – ont averti avant la guerre que l’extrême droite ukrainienne ne visait pas seulement un coup d’État, mais qu’elle se trouvait au cœur d’un mouvement international de militants d’extrême droite cherchant à prendre le pouvoir en Europe, en s’organisant de manière similaire aux réseaux djihadistes.

Comme l’indiquent clairement les rapports de CNN et d’Al Jazeera, les responsables américains ont estimé que si ces risques sont bien réels, ils sont moindres que les risques qui seraient encourus si l’Ukraine ne disposait pas d’armes suffisantes pour se défendre contre l’agression de la Russie. Mais cela soulève la question des intentions américaines. L’objectif des livraisons d’armes est-il de renforcer la position de l’Ukraine dans la recherche d’un règlement négocié du conflit – un processus dont l’administration Biden et les gouvernements alliés se sont jusqu’à présent tenus à l’écart ? Ou s’agit-il, comme l’ont suggéré certains responsables américains et britanniques, de transformer l’Ukraine en un bourbier de type afghan pour la Russie, en l’affaiblissant et peut-être même en déclenchant un changement de régime, tout en envoyant un message à la Chine dans le processus ?

Pendant tout ce temps, ces questions n’ont pas fait l’objet d’un débat public suffisant, pas plus que les effets d’entraînement potentiels des armes qui se retrouveraient entre de mauvaises mains – leurs victimes les plus immédiates étant probablement les Ukrainiens eux-mêmes, ainsi que les pays voisins. Après que l’OTAN a renversé le dictateur libyen Mouammar Kadhafi en 2011, par exemple, les énormes stocks d’armes du pays ont été exportés dans le chaos qui a suivi, où ils ont rapidement alimenté la violence et les conflits armés dans divers pays d’Afrique du Nord, dont le Mali, ce qui a déclenché une campagne militaire de neuf ans menée par la France dans ce pays.

Il y a plus qu’une ressemblance passagère entre les déclarations des officiels américains aujourd’hui, et les mots du conseiller de Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski, l’organisateur de la politique de soutien américain aux moudjahidines antisoviétiques, qui déclarait à un interviewer dans les années 1990 : « Qu’est-ce qui est le plus important pour l’histoire du monde ? […] Certains musulmans remuants ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ? » Quelques années plus tard, ces « musulmans agités » ont perpétré la pire attaque étrangère sur le sol américain, et les contrecarrer est devenu l’impulsion d’une « guerre contre le terrorisme » destructrice et incroyablement coûteuse, qui a déstabilisé le Moyen-Orient et renforcé l’autoritarisme intérieur.

Malheureusement, un climat politique aussi militariste que conformiste signifie qu’il n’y a pratiquement aucune pression publique sur l’administration Biden pour faire autre chose que ce qu’elle fait déjà : gaver le pays d’armes tout en refusant d’engager des négociations pour mettre fin à la guerre. Le président est sur le point d’annoncer une nouvelle aide militaire de 800 millions de dollars pour le pays, et un porte-parole de la Maison Blanche a déclaré que « nous préparons toujours le prochain paquet d’aide à la sécurité pour l’Ukraine. »

Ces annonces peuvent être une bonne nouvelle pour les fabricants d’armes, qui se frottent déjà les mains devant les dépenses massives qu’impliquent les exigences actuelles de la politique occidentale. Mais, à l’instar de l’Afghanistan dans les années 1980, ces livraisons constituent également un investissement dans le prochain conflit armé qu’elles déclenchent, un investissement dont le retour complet ne se fera pas avant un certain temps – et peu de gens sont susceptibles de s’en attribuer le mérite lorsqu’il se produira.

Au sujet de l’auteur

Branko Marcetic est un rédacteur de Jacobin et l’auteur de Yesterday’s Man : The Case Against Joe Biden [Le gars du passé : le dossier contre Joe Biden, NdT]. Il vit à Chicago, dans l’Illinois.

Source : Jacobin Mag, Branko Marcetic, 21-04-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Fritz // 14.05.2022 à 07h27

L’Occident s’est tellement intoxiqué avec sa propagande antirusse qu’il inonde l’Ukraine d’armes tout en décourageant les négociations. C’est le moyen le plus sûr d’arriver à la guerre directe : les Occidentaux n’agissent pas comme des somnambules, ce qui était le cas en 1914, mais comme des fanatiques et des drogués.

Et visiblement, cela ne pose aucun souci aux USA et à l’UE de livrer ces armes au régiment nazi Azov.

23 réactions et commentaires

  • Yann // 14.05.2022 à 07h22

    Peut-être qu’en mettant un QR code sur les grenades, à scanner avec l’app « TousAntiPoutine » pour pouvoir dégoupiller ?

  • Fritz // 14.05.2022 à 07h27

    L’Occident s’est tellement intoxiqué avec sa propagande antirusse qu’il inonde l’Ukraine d’armes tout en décourageant les négociations. C’est le moyen le plus sûr d’arriver à la guerre directe : les Occidentaux n’agissent pas comme des somnambules, ce qui était le cas en 1914, mais comme des fanatiques et des drogués.

    Et visiblement, cela ne pose aucun souci aux USA et à l’UE de livrer ces armes au régiment nazi Azov.

  • Bats0 // 14.05.2022 à 08h37

    D’après un témoignage voilà ce qu’ils en font de leur aide militaire (enfin une partie j’espère, ou pas, selon ce qu’ils vont faire de ces « dons ») :
    https://youtu.be/ZoKnhXnp-Zk?t=1437
    Ce qu’il c’est passé en 2014 sur la place de Maïdan, n’a pas suffit, ils en remettent une couche.
    Pauvre peuple ukrainien.

    • moshedayan // 14.05.2022 à 13h12

      L’interview sur votre Sud Radio, ,par un journaliste Bercoff… est à écouter en entier… un homme qui tente d’ouvrir les questions et les avis, en faisant preuve de prudence et d’honnêteté…ce qui est rare chez vous…. et , pas non plus hasard, , votre témoin français a été exfiltré par la Slovaquie, pour éviter des difficultés et un pistage par le SBU et les services polonais de concert…à la frontière ukraino-polonaise -trop dangereuse et minée par la CIA-SBU c’est pareil… sans trop détail….
      Nos anciens ici sont optimistes… à partir de certaines… positions….acquises par les forces russes la clique ukrainonationaliste demandera en précipitation de cesser les combats…. -les choses avancent bien…

      • Micmac // 14.05.2022 à 14h59

        @moshedayan

        Oui, je crois aussi que c’est plié. Les communiqués de victoires des guignols bandéristes sont ridicules, et les néocons à Washington fondent les fusibles (40 milliards de dollars! Ils veulent balancer 40 milliards dans ce cloaque!).

        L’essentiel des fortifications à l’Est est franchis ou en passe de l’être. Et il n’y a plus grand chose en face.

        Il n’y en a plus pour très longtemps.

        • Basile // 14.05.2022 à 15h17

          Merci pour ces info, car sur les chaînes prétendues d’info, ils nous dégottent chaque heure une nouvelle Ukrainienne de Paris, ( où vont ils les chercher ?) ou une opposante russe, toutes bien sûr spécialistes du monde russe , et avec leurs petits bras malingres, leur visage de sous alimentée et leur corsage à fleurs, elles s’obstinent à dire : on va gagner. .

          • Micmac // 14.05.2022 à 18h36

            Il faut bien prolonger la guerre jusqu’au dernier Ukrainien. Puis jusqu’au dernier Européen si ça tourne mal.

  • tchoo // 14.05.2022 à 08h37

    Comme d’habitude hélas, les yankees engendre des monstres qu »ils croient à leur services et qui finissent par leur échapper.

    • Malbrough // 14.05.2022 à 09h46

      Pas du tout !
      Les US installent partout la merde et le chaos .
      Ca élimine la concurrence .
      Car c’est plus facile de mater un peuple dans un pays disloqué .
      Les dégâts , les morts tant qu’ils ne concernent par leur pays et leur population ils s’en fichent .
      ils se sentent à l’abri de tout entre Atlantique et Pacifique .
      Et dieu veille sur eux .

  • Olivier // 14.05.2022 à 10h14

    Tout le monde sait qu’elles vont atterrir dans les « banlieues » française, allemande, espagnole, suédoise… et qu’elles vont alimenter les reseaux criminel dans une surenchere de violence. Le terrorisme en profitera, les deux étant étroitement lié.

    • Micmac // 14.05.2022 à 12h28

      Pourquoi les « banlieues »?

      On a vraiment affaire à un nid de frelons dans ce coin pourri d’Europe de Galicie Volhynie. Tous les réfugiés ukrainiens ne viennent pas de là bas, mais beaucoup, car c’est pour eux qu’il est le plus facile de passer la frontière polonaise. C’est de là bas qu’a suinté le poison bandériste. Les « réfugiés » issus de ces riantes contrées sont en train de se faire remarquer dans les Pays Baltes et en Pologne en tabassant les locaux qui ne leur plaisent pas. Et d’ailleurs, pourquoi ont-ils fui, eux qui sont si loin du front? En plus, les Russes n’ont aucune envi de s’encombrer de ces gens là.

      Ils sont bien capables de s’en servir eux même après que ça aura mal tourné pour eux, pour nous faire payer de ne pas les aider assez. Avec tous les Stingers qui ont été balancé là bas, prendre l’avion en Europe va devenir sportif.

      « On » a bien créer une pagaille sans noms en armant des « islamistes modérés » un peu partout, voilà qu’on arme des « nazis modérés ». Je ne vois aucune raison que ça se passe différemment.

    • un citoyen // 14.05.2022 à 12h33

      C’est à craindre en effet. Il y aurait déjà eu des ventes d’armes sur le marché noir parmi celles qui ont été distribuées à la population (source pro-russe, à confirmer).

  • Urko // 14.05.2022 à 10h15

    Les états unis ont commis pas mal de bourdes ces soixante dix dernières années, dans leur quête de domination mondiale servant leurs intérêts et mâtinée de considérations adolescentes sur leur supériorité, rebaptisée « destinée manifeste » (ça fait plus chic que « suprématisme », avouons-le). Ils se sont même tirés des Stinger dans le pied parfois, mais au final, ils ont à peu près atteint leurs objectifs, ou du moins ceux de leur oligarchie de la côte est. Quelques armes éparpillées de ci de là, voilà qui ne les effraie pas du tout et après tout, tant qu’elles restent en Europe, en Afrique ou en Asie, cela peut même leur paraître distrayant de voir tel groupe armé semi mafieux s’en servir contre tel autre groupe armé semi religieux. La question demeure de savoir combien de temps les Européens accepteront de se laisser dominer aussi insolemment par une puissance pas toujours très amicale et prompte à sacrifier ses « alliés » : nos dirigeants font de facto allégeance à l’empire, et tous ceux qui renacleraient à servir les pitreries de l’oncle Sam aux dépens des Européens subissent une mise à l’écart de nos systèmes électoraux et médiatiques. Le conflit en Ukraine renforce davantage notre sujétion. Bref, cet article illustre une fois de plus que l’Amérique n’a pas fini de ventiler ses miasmes sur l’Europe, privée de réaction et engoncée dans sa graisse : tant que nous pouvons consommer des smartphones et des sneakers, nous restons heureux, non ? Alors, de quoi nous plaignons nous ?

  • RGT // 14.05.2022 à 10h36

    Le plus important est l’objectif à très courte échéance, c’est à dire profiter de la situation pour que les fabricants d’armes occidentaux puissent faire tourner leurs usines à plein régime et que les dirigeants et les actionnaires engrangent des profits indécents.

    Une fois VENDUES (et payées par le con-tribuable à qui on a pas demandé son avis, il faut bien qu’un couillon SOLVABLE paye) lesdits fournisseurs se moquent totalement de ce que deviendront ces armes car ce n’est plus de leur responsabilité…

    Et si ces armes tombent entre de mauvaises mains (ce qui ne manquera pas d’arriver, surtout dans une corruptocratie comme l’Ukraine) et que lesdites mauvaises mains s’en prennent aux « divins » occidentaux ce sera bien sûr entièrement de la faute de la Russie qui n’avait pas à déclarer cette guerre…

    Ça me rappelle l’Afghanistan, le Kosovo (n’oublions jamais que les albanais forment la pire mafia sanguinaire au monde), l’Irak, la Syrie, la Libye et de nombreux autres conflits armés semés sur toute la planète par les « gentils occidentaux qui viennent au secours des peuples opprimés » en armant des milices totalitaires (néo-nazies ou salafistes, pour les USA ce sont TOUS des « alliés ») et quand le chien se met à mordre la main de celui qui l’a nourri armé c’est bien sûr la faute d’un « ennemi de la démocrassie », à savoir un pays qui n’a rien à voir avec ce drame mais qui sera diabolisé pour toujours.

    Et plus le temps passe, plus l’appât de gains faciles et immédiats sans se soucier des conséquences devient le principal moteur de la « politique » occidentale.

    L’Ukraine n’est qu’un énorme marché vierge à « conquérir », et que ce soit pour du Nutella, des smartphones ou de l’armement le seul objectif consiste à fourguer un produit létal pour faire un maximum de fric sur le dos des pigeons.

  • un citoyen // 14.05.2022 à 12h25

    « Le président est sur le point d’annoncer une nouvelle aide militaire de 800 millions de dollars pour le pays, et un porte-parole de la Maison Blanche a déclaré que « nous préparons toujours le prochain paquet d’aide à la sécurité pour l’Ukraine. »

    Ce paquet de 800 millions date du mois dernier si je me réfère à la date de publication de l’article (21/04/2022).
    Quand on pense qu’il n’est pas grand chose comparé au paquet de près de 40 milliards de $ qui est en train de se faire adopter aux USA… Hallucinant et effrayant

  • Urko // 14.05.2022 à 13h19

    Cela fait des décennies que l’Amérique, dans sa quête de domination sous couvert de « destinée manifeste », expression charmante qui signifie « suprématisme », fait prendre des risques à la planète. Parfois, elle commet des bourdes, qui lui reviennent en plein visage : elle s’est tirée des stingers dans le pied plus d’une fois, mais au final, elle a à peu près atteint ses objectifs de préservation de ses intérêts et surtout, de ceux de l’aristocratie de la côte est. Quant aux armes disséminées en Europe, en Asie et en Afrique, ils s’en fichent. La question demeure de savoir combien de temps les Européens accepteront cette sujétion à un maître aussi disposé à trahir ses alliés… tant que nos dirigeants se feront parrainer par Washington, et tant que nos aspirations collectives se limiteront à pouvoir acheter des sneakers, nous empiffrer au restaurant et regarder du foot, non ?

  • Hiro Masamune // 14.05.2022 à 13h23

    C’te foutage de yeule puissance over nine thousand … combien de milliers de tonnes de matériel militaire ils ont laissé au talibans et à daesh après leurs joyeuseté en Afghanistan et en Irak ?
    Et là, ça joue les vierges effarouchées parce que le Hezbollah a posté une photo de missile sur Tweeter ? Attend qu’un politique se fasse buter à la switchblade qu’on puisse les voir finir de se liquéfier sur place…
    Et les mines ? On en parle quand ? Ça commence à se savoir que des trucs pas bien réglos ont été exportés … et une mine AT c’est $30 , c’est pas un ATGM à $50000 : aller au fourgon avec ça c’est rentable.

  • David D // 14.05.2022 à 14h51

    En fait, il faut partiellement découpler l’idée de puissants américains desservant les intérêts US et l’idée de puissants au pouvoir aux Etats-Unis qui ne songent qu’à s’en mettre plein les poches. Certes, il y a un aveuglement de gens qui veulent que les Etats-Unis en profitent éhontément, mais le fond du problème aux Etats-Unis c’est qu’on a des élites corrompues qui ne pensent pas à leur pays, mais à s’enrichir personnellement et après eux le déluge. Le complexe militaro-industriel américain, il ne faut pas le voir comme lié à des intérêts stratégiques de l’état américain. Tout ce qu’ils veulent, c’est vendre des armes et s’enrichir, en partant du principe que la puissance américaine ne s’effondrera pas de leur vivant. Biden, il est très famille quand il a ses enfants sous les yeux, quand il ne les a plus sous les yeux il n’a plus d’enfants, il n’a pas un pays qui le fait rêver avec des arrière-petits-enfants qui seront sa continuation. Ils s’en foutent des USA, ces gens-là, et de leur descendance. Ils veulent du fric et du pouvoir tout de suite, le pays ils s’en moquent, alors le reste du monde…

  • Louis // 15.05.2022 à 09h05

    Les actionnaires des industriels s’en moquent du moment qu’ils chalutent.. Et le pire est que je ne suis pas loin de la réalité..

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