Source : La Tribune, Romaric Godin, 10/03/2016

Mario Draghi a mis beaucoup de ses forces dans la bataille ce 10 mars. (Crédits : © Ints Kalnins / Reuters)

Mario Draghi a mis beaucoup de ses forces dans la bataille ce 10 mars. (Crédits : © Ints Kalnins / Reuters)

La BCE change de braquet en tentant d’agir plus directement sur l’économie réelle. Mais rien ne se fera sans retour de la confiance dans l’efficacité de ces mesures. Mario Draghi peut-il encore convaincre ?

Ces annonces de la BCE du 10 mars marqueront sans doute une nouvelle étape dans la (courte) histoire de la politique monétaire européenne. Certes, une partie des mesures annoncées par Mario Draghi s’inscrivent dans la continuité et sont un renforcement « quantitatif » du programme. Les rachats d’actifs sont élargis de 20 milliards d’euros mensuels (soit un tiers de plus), les taux sont encore abaissés et le programme de prêts à long terme aux banques est encore réactivé.

Les rachats de dette privée

Mais la BCE a pris un nouveau tournant en tentant d’atteindre directement l’économie réelle. Pour cela, deux mesures nouvelles ont été prises. L’élargissement à l’univers de la dette privée des rachats d’actifs et le fonctionnement du TLTRO. En acceptant pour la première fois, et à la surprise de beaucoup, de racheter de la dette d’entreprises, la BCE reconnaît qu’il existe un problème de transmission de sa politique par le secteur bancaire. La décision de porter de 33 % à 50 % la part de ce que la BCE peut racheter pour les agences supranationales, comme la Banque européenne d’investissement (BEI) va dans le même sens.

Le TLTRO II

L’autre mesure prise est celle des prêts à long terme aux banques de 4 ans, baptisés dans le jargon de la BCE TLTRO. Ces prêts sont d’une nouvelle sorte que ceux mis en place jusqu’ici. Dans sa version précédente, le TLTRO I, la BCE posait une condition pour la participation des banques à ce mode de refinancement : qu’elles disposent d’un important portefeuille de prêts aux entreprises. Sans être absolument inefficace, ce dispositif s’est révélé insuffisant. Le TLTRO II passe donc à la vitesse suffisante : les conditions d’accès ne changent pas, mais les banques qui auront au cours de la vie du prêt augmenté leur stock de prêts verront leur taux baisser jusqu’à la différence entre le taux de refinancement (taux de départ) et le taux de dépôt. Concrètement, ceci signifie qu’une banque peut espérer être rémunérée à hauteur de 0,4 % de son emprunt auprès de la BCE. En clair : la BCE subventionne directement les prêts bancaires. Là encore, c’est une tentative pour agir plus concrètement sur les prêts bancaires.

La logique du dispositif de la BCE

La BCE est donc allée très loin. Mario Draghi teste la patience allemande jusqu’à ses limites et il fait preuve d’audace. Il a aussi pris acte du fait que la politique monétaire non conventionnelle telle qu’elle l’a pratiquait jusqu’ici ne suffit pas. Elle passe donc à un niveau supérieur, celui de « contourner » le secteur bancaire et de l’inciter plus directement. Comme l’a souligné Mario Draghi, il existe une « synergie », une « logique d’ensemble » dans cette démarche. L’incitation des banques à prêter ne s’appuie donc plus que sur le seul taux interbancaire négatif, il est complété par un mécanisme, le TLTRO II, qui permet aux banques de compenser les effets des taux négatifs sur leur rentabilité tout en les incitant à prêter avec une récompense directe. Parallèlement, les banques vont devoir faire face à la concurrence du marché obligataire soutenu par les rachats de la BCE. Bref, le nouveau dispositif est centré sur la reprise du crédit et de l’activité.

L’obligation de convaincre

A cela s’ajoute l’effet psychologique escompté par Mario Draghi. Le président de la BCE devait absolument effacer l’effet désastreux du 3 décembre, où il avait déçu les marchés. Il devait donc frapper très fort. L’annonce de nombreuses mesures, d’un « paquet complet et cohérent » avait cette fonction. La baisse des taux de refinancement, peu significatifs, avait la fonction de participer à cette « effet de masse ». Le changement du discours sur l’avenir, avec des taux qui devrait rester à ce niveau ou en deçà après même la fin du QE, visait aussi à ce but. Il s’agissait de prouver que la BCE avait encore des armes et était déterminées à s’en servir. Le but visé est évidemment de créer un effet de confiance en redressant les anticipations d’inflation. Ce redressement doit permettre aux agents économiques de reprendre confiance dans l’avenir et donc de retrouver le goût de l’investissement. L’effet sur l’offre de crédit est donc ainsi complété par l’effet sur la demande.

Les limites de la crédibilité

Reste que cette ambition demeure sujette à un doute certain. A plusieurs niveaux. D’abord, l’action de la BCE demeure déséquilibrée entre l’offre et la demande de crédits. Très active et concrète sur l’offre, elle demeure limitée à l’effet de confiance sur la demande. Or, la confiance dans la BCE est très nettement entamée désormais. La remontée spectaculaire de l’euro jusqu’à 1,11 dollar lorsque Mario Draghi a annoncé que les taux n’allaient pas baisser « sauf si les faits changent » durant la conférence de presse prouve avec cruauté cet état de fait. Du reste, après avoir applaudi pendant quelques minutes les annonces de Mario Draghi, les marchés boursiers ont fini la journée de jeudi en baisse.

La BCE est soumise à un phénomène bien connu sur les marchés : plus on veut prouver qu’on peut agir, plus on donne des signes de son impuissance. En vidant une grande partie de son arsenal, en prenant un tournant pour essayer d’atteindre l’économie réelle, la BCE vient de prouver qu’elle est en réalité en panique devant une situation qui lui échappe. Comment croire un président de la BCE qui promet que les taux ne baisseront plus quand par deux fois il a déjà fait la même promesse en se déjugeant ? Mario Draghi a certes bien tenté encore de prouver que le QE avait marché, mais son discours a été nettement plus « défensif » : par deux fois, il a défendu son action avec un cet argument : si le QE n’avait pas été mis en place, on aurait eu une déflation catastrophique. C’est un discours un peu différent de celui tenu jusqu’ici qui voyait un effet positif du QE sur la croissance.

Le problème de la crédibilité

La confiance dans la BCE n’est donc plus une donnée acquise. Et c’est bien le nœud gordien auquel Mario Draghi doit faire face. Il doit rétablir la crédibilité de la BCE avec des mesures qui ne peuvent fonctionner qu’avec une confiance totale dans les actions de la BCE. Le serpent se mord la queue et la politique monétaire reste perdue dans le labyrinthe.

Car l’efficacité même des mesures proposées peut être mise en doute. On ignore le montant exact des rachats de dettes privées, ni la faisabilité technique et légale de ces actions sur un marché peu liquide. La BCE va devoir avancer prudemment et ne pas devenir l’acteur qui fixe les prix sur ce marché, sinon comment pourra-t-il en sortir sans provoquer un « krach obligataire » à terme ? Le rachat massif des prêts de la BEI est positif, mais quel intérêt si la BEI ne change pas de politique et ne devient pas plus active ? Au final, 240 milliards d’euros de plus pour agir sur l’économie réelle, c’est peu. Le taux négatif de dépôt a déjà prouvé sa faible influence et les taux de refinancement ne sont plus pertinents pour les banques. Quant au TLTRO II, c’est un outil séduisant et pertinent, mais sera-t-il suffisamment efficace s’il n’y a pas de demande de crédit des entreprises ?

L’option budgétaire peu probable

La BCE arrive au bout de ses possibilités. L’impossibilité dans la structure de la zone euro mise en place en 2011-2013 de mener une véritable politique de relance budgétaire pour agir sur la demande rajoute encore au problème. L’attachement répété de la BCE à ces règles est normal et logique pour une institution « fédérale » de la zone euro. Mais elle nuit également à sa crédibilité. L’affirmation de Mario Draghi qu’il existe un « biais légèrement positif » de la politique budgétaire en zone euro apparaît comme la preuve d’un aveuglement qui ne peut participer à la construction de la confiance nécessaire à la BCE.

Une dernière carte, l’hélicoptère monnaie ?

Mario Draghi a abattu une de ses dernières cartes. En a-t-il encore beaucoup d’autres ? Rien n’est moins sûr, mais les mesures qui jadis apparaissaient comme extrêmes, comme l’usage de la monnaie hélicoptère, sont clairement, désormais, une possibilité. Ce serait une façon d’agir sur la demande, même s’il n’est pas certain que cette méthode soit plus efficace que la politique budgétaire. Certes, la BCE ne veut pas y songer pour le moment, Mario Draghi l’a affirmé ce jeudi 10 mars, mais face à une politique qui montre des limites aussi claires, qui sait jusqu’où la banque centrale ira ? La réponse à cette question dépend sans doute du rapport interne au sein de la BCE et de l’influence relative de la Bundesbank et de Mario Draghi.

Source : La Tribune, Romaric Godin, 10/03/2016

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47 réponses à Mario Draghi peut-il encore convaincre de l’efficacité du QE ? Par Romaric Godin

Commentaires recommandés

patrickluder Le 14 mars 2016 à 06h37

Bon, ils n’ont toujours pas compris qu’ils doivent prendre acte que l’économie ne peut pas être expansionniste à l’infini … une croissance supplémentaire ne peut se faire qu’au prix de sacrifices extrêmes, soit sur le dos d’autres peuples, soit sur le dos de l’équilibre de notre planète.
L’économie et la finance ne peuvent plus se mettre au service de quelques-uns au détriment de l’humanité et de notre patrimoine terrestre.
A quand une politique économique responsable ?
A quand une finance se mettant au service de l’humanité ?

  1. caliban Le 14 mars 2016 à 04h14
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    Qu’est-ce que l’hélicoptère monnaie ?
    Merci.


    • Charles Michael Le 14 mars 2016 à 05h24
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      C’est de l’argent tombé du ciel
      directement sur individus et entreprises nécéssiteuses
      une sorte de “générosité” digne des triomphes de César

      ça sent la fin d’Empire tout ça.


      • caliban Le 14 mars 2016 à 06h04
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        Vous voulez dire une augmentation généralisée du salaire minimum dans toute l’UE et l’annulation des dettes des entreprises ? Ce serait comique de voir un ancien de Goldman sachs réinventer le communisme 🙂


        • Tonton Poupou Le 14 mars 2016 à 08h26
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          Quand on en est, comme actuellement, a être obligé de cohabiter pour pouvoir se loger, tellement le prix de l’immobilier est devenu exorbitant, et pour certains même être obliger de partager une chambre dans des appartements déjà en cohabitation et encore pour d’autres – c’est déjà le cas à Londres – allant jusqu’à partagé leur lit en location (!). On peut affirmer que le capitalisme dans son extrémité rencontre le communisme dans leurs « appartements communautaires » N’est ce pas ?


        • Sorge Le 14 mars 2016 à 09h30
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          Non, non, ce n’est (évidemment) pas ça..

          Il s’agit de prêt.

          Actuellement les banques centrales prêtent aux banques pour que celles-ci prêtent aux entreprises et aux ménages.

          Comme elles ne font pas leur boulot, l’idée serait que la BCE prête directement aux entreprises et aux ménages.

          Mais ça reste des prêts.

          Et vu que la demande est au point mort, on voit mal qui va emprunter…


          • step Le 14 mars 2016 à 14h25
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            malheur au royaume des dettes…. même à taux 0. Quand 30% de la pop francaise finit le mois en négatif, le capital prêté va se faire bouffer par le déficit mensuel, et je parie sur un futur pic des défauts sur ces nouveaux prêts…


          • Tanuki Le 15 mars 2016 à 11h27
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            Encore une foie ce n’est (évidemment..) pas ça!
            Le prêt direct au entreprise est un autre dispositif dont la mise en oeuvre est déjà bel et bien en préparation par la BCE, en revanche le prêt aux ménage est juridiquement impossible pour la BCE.

            L’hélicoptère monnaie n’est pas un prêt, c’est, comme l’image le laisse suggérer, un déversement de monnaie (sans contrepartie si ce n’est l’inflation) sur la population qui pourrait se traduire par une simple donation d’une somme fixe sur chaque compte en banque.

            C’est une opinion personnel mais ce genre de dispositif peu avoir un impact très violent sur l’inflation mais au moins il enrichit autant les “pauvres” que les riches. La BCE a injecté plus de 800 milliard d’€ dans l’économie sous forme de rachat de dette que possède les banques sur les dettes d’états. En gros la BCE rachète les dettes d’états que possède les banques pour que ces banques prêtent aux ménages plutôt qu’aux états.


          • Tanuki Le 15 mars 2016 à 11h33
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            Seulement cette avalanche de cache que retrouve les banques, elles les JOUENT sur les marchés financiers pour les faire artificiellement montés, ce qui maintient l’illusion que l’économie tient encore la route. Mais l’économie réel est délaissé par ces banques car considéré comme trop risqué (surendettement, bulle, mauvaises perspectives) donc la consommation ne repart pas.
            Il est intéressant de comprendre que la crise que nous vivons (désinflation) et en fait une crise de surproduction lié à l’accumulation du capitale et l’accroissement injuste des inégalités (processus qui est très bien décrit par MARX dans “le capitale”). Les marchés financiers on donc un double intérêt, d’une part ils accélèrent le processus d’accumulation du capitale et d’autre par ils maintiennent le plus longtemps possible l’économie hors de la crise par de l’endettement et des outils financiers.

            Maintenant imaginez si les 800 milliards de QE avaient été injecté directement au citoyens de la zone euro plutôt qu’au banque (hélicoptère monnaie) ? Ça aurait fait en cumulé 2666€ par personne (800 milliards pour 300 millions de personnes). Le programme de QE va jusqu’en 2017 et devrait atteindre en cumulé près de 1500 milliards soit 5000€ par personne vivant en zone euro.. Je peux vous assurez qu’avec ce genre de système la consommation et l’inflation reprendrait de plus belle mais ça diminuerait l’endettement des ménages et donc diminuerait le processus d’accumulation des ultra-riches..


      • rouge vif Le 16 mars 2016 à 16h25
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        Il y a 3 ans la BCE indépendante lançait son premier paquet de LTRO. Bien entendu les banques italiennes ,espagnoles, irlandaises et portugaises qui ont pu se refinancer à taux proche de 0% n’ont pas pu rembourser la BCE ;
        Donc super Mario vient à leur secours une deuxième fois et roule la dette pour 4 ans de plus à taux zéro ,zéro zéro cette fois ci .
        Il en profite pour augmenter ses achats de dettes auprès des banques 80 milliards /mois au lieu des 60 milliards
        mais et c’est nouveau il a l’autorisation de son board ET DU PRESIDENT DE LA BUNDESBANK (et pas d’ opposition de La Chancelière) de racheter des obligations non financières de qualité investment grade… ( les bons principes de la Bundesbank sont foulés aux pieds donc il n’y a plus de principe ordo- monétaire) c’est noté !!!
        C’est-à-dire des obligations plus ou moins pourries avant les franchement pourries Junk pour l’année prochaine ?
        Manifestement les banquiers centraux indépendants ne jouent que pour le casino bancaire dont ils épongent les pertes les plus intolérables.
        Mais le jeu de casino ne s’arrêtera pas pour autant et la monétisation des pertes peut ainsi continuer à l’infini (cf. le Japon depuis 20 ans sans succès)


        • rouge vif Le 16 mars 2016 à 16h26
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          A ceci près les rachats se font à 80 % par les banques centrales nationales et
          resteront dans leur portefeuille jusqu’à dissolution de l’euro zone..
          là où l’ampleur du désastre sera révélé au spectateur – citoyen …
          combien de centaines de milliards de dettes pourries dans les comptes de la Banque de France ??
          au bon soin du contribuable !! je ris jaune
          car pendant ce temps-là le vice chancelier fait connaître au pays sa pire régression anthropologique depuis Laval !!


    • Patrick R Le 14 mars 2016 à 10h36
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      Sur Wikipedia : “He referred to a statement made by Milton Friedman about using a “helicopter drop” of money into the economy to fight deflation. Bernanke’s critics have since referred to him as “Helicopter Ben” or to his “helicopter printing press.”
      Vous avez déjà oublié Ben l’hélicoptère ?


  2. Jacques Cubaynes Le 14 mars 2016 à 05h19
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    Même question, qu’appelez-vous”l’ hélicoptère monnaie” ??


  3. Stella Le 14 mars 2016 à 05h41
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    Pauvre de moi, je ne sais pas non plus ce qu’est la monnaie hélicoptère….c’est grave docteur???


    • benoi31 Le 14 mars 2016 à 11h58
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      Non rien de grave, c’est une expression qui désigne le fait de larguer des billets par hélicoptère sur la population, en gros donner de l’argent.

      Les modalités sont bien sûr multiples (planche à billets, billets avec “date de validation” pour relancer la demande, ou mécanisme similaire aux QE ? (rachat d’actifs, on pourra vendre son bien immobilier à la BCE ?))
      Le débat se lance petit à petit avec la question du revenu universel ou encore le “QE pour le peuple’ (http://www.qe4people.eu/). Il faut garder en tête que le QE c’est du rachat d’actif et pas la planche à billet comme l’a bien montré OB dans certains articles du blog (lecture très instructive!)

      De mon coté, je suis assez dubitatif sur cette méthode qui devrait avoir un effet hyperinflationniste (remarque, ça nous changerai), mais qui du coup augmenterai de manière très inégale la valeur du capital de chacun : les propriétaires immobiliers et d’actions (et d’or tiens) seront richissimes, alors que ceux qui auront gardé des liquidités (livret A, assurances vie, PEL, ce qui finalement concerne énormément de personnes, et pas forcément les plus riches) se feront rincer.


      • pierre Le 14 mars 2016 à 15h52
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        “les propriétaires immobiliers et d’actions (et d’or tiens) seront richissimes,” Ils ne seront pas plus riches.Simplement leurs actifs conserveront leur valeur en terme de pouvoir d’achat puisque les prix suivront l’inflation.

        Par exemple si un appartement vaut 100.000 euros=100.000 baguettes de pain avec 1 baguette de pain = 1 euro

        Après QE for the people et inflation de 100% l’appartement vaudra exactement le même nombre de baguette de pain (100.000 baguettes de pain à 2 euros soit 200.000 euros).
        Il n’y a pas d’enrichissement.
        L’inflation est simplement une taxe déguisée sur les epargnants en cash, les investisseurs conservent eux la valeur de leur bien.

        Par contre si un jour vous revendez votre appartement 200k alors que vous l’avez payé 100k, l’etat se chargera de vous taxer sur la plus value fictive alors que cela ne correspond qu’au maintien du pouvoir d’achat.


        • Dominique Gagnot Le 15 mars 2016 à 00h09
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          Non! Car l’inflation n’est pas homogène.
          La baquette de pain peut rester à 1 euro, car la production peut suivre la demande, et le blé aussi abondant, tandis que le foncier, appartements… naturellement limités suivra l’envolée du pouvoir d’achat consécutive…

          L’immobilier dans les endroits recherchés augmente beaucoup plus vite…
          C’est aussi une valeur refuge, car rare, pour ceux qui ont du fric “en trop”.


          • benoi31 Le 16 mars 2016 à 17h47
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            C’est ce que je voulais dire. L’inflation n’est pas égale partout.


      • benoi31 Le 17 mars 2016 à 17h37
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  4. Charles Michael Le 14 mars 2016 à 05h55
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    en bref mais plus explicite:
    les QE s’adressent au système et institutions financières, la FED, la BCE, la BOJ créent des sous et les leurs refilent.
    pour relancer la consommation moteur de la croissance l’idée serait de distribuer directement ces gros sous aux manants.

    cette idée traine dans certains milieux depuis quelques années aux USA.


    • patrickluder Le 14 mars 2016 à 06h40
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      le QE ne crée pas de la monnaie, juste une possibilité supplémentaire d’augmenter l’endettement … un endettement supplémentaire dont plus personne ne veut (ou ne peut) !


  5. Stella Le 14 mars 2016 à 06h10
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    Si j’ai bien compris, l’hélicoptère saupoudre quelques € aux ” manants ” histoire de calmer leur grogne, genre un revenu universel???


    • Sud Le 14 mars 2016 à 06h41
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      Oui, cela doit être çà. Et comme dans le même temps la production n’augmente pas ou pas assez, le « gâteau » mondial de production ne grossit pas. Si bien que les « parts » de chacun, plus nombreuses (les billets du revenu universel distribués par l’hélico), diminuent d’autant en valeur. N’entrerait-on donc pas alors dans une joyeuse hyper-inflation ?


      • Homère d'Allore Le 14 mars 2016 à 07h22
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        “Comme dans le même temps, la production n’augmente pas…”

        Si, elle peut augmenter puisque la consommation serait boostée. C’est même la seule conséquence de l’arrivée subite sur chaque compte en banque des ménages d’une somme X, surtout chez les plus pauvres qui n’épargnent pas.

        Cette arrivée ponctuelle d’argent fraîchement créé sur chaque compte de ménage n’est pas à confondre avec “le revenu universel” à la finlandaise, revenu visant à substituer les prestations sociales par un revenu unique et inconditionnel, mais à périmètre financier constant donc sans création monétaire.


        • Sud Le 14 mars 2016 à 07h48
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          @ Homère :
          Les producteurs mondiaux de matière premières étant payés avec de l’argent dévalué ne manqueront pas d’augmenter leurs prix. Les distributeurs desdits produits manufacturés en feront autant pour préserver leurs marges. Notre argent supplémentaire hélicoptèrisé nous permettra-t-il alors, d’encaisser la hausse de nos achats ?… Là ne serait-elle pas la vraie question de l’hyper-inflation ?


          • Homère d'Allore Le 14 mars 2016 à 08h35
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            C’est sûr qu’il y aurait de l’inflation importée. Mais c’est peanuts si la production repart. Cette inflation correspondrait peu ou prou à la part réservée à la valeur ajoutée des matières premières incluses dans les marchandises, c’est à dire pas grand-chose.

            Le “danger” viendrait d’ailleurs. C’est que l’ensemble des gens comprendraient que la monnaie n’est qu’une convention et qu’il serait beaucoup plus difficile ensuite de leur faire avaler des plans de rigueur.
            Donc, il y aurait probablement une demande d’augmentation des salaires et la fin des économies budgétaires (fermetures d’hôpitaux, d’écoles…).
            Là se nicherait réellement la pire crainte du rentier, l’inflation salariale.


            • pierre Le 14 mars 2016 à 16h09
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              “Là se nicherait réellement la pire crainte du rentier, l’inflation salariale.”
              De quels rentiers parlez-vous ?
              La plupart des rentiers en France le sont via l’immobilier et les loyers qu’ils touchent.Les loyers sont indexes sur l’IRL donc ça ne les gêneraient pas !Si les salaires augmentent les loyers augmenteront d’autant, ce ne sera pas un problème pour les rentiers bailleurs.


            • olivier69 Le 16 mars 2016 à 09h47
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              Bonjour,
              Mieux, le rentier peut espérer des plus values sur ses actifs grâce à l’inflation (hausse des prix et donc des dépenses). L’euthanasie du rentier de cette manière est un mythe entretenu par l’extrême gauche. De plus, la monnaie perd de sa valeur alors que le salarié n’a que son salaire pour vivre.
              Rappel : L’inflation se calcule sur les dépenses et non les salaires. Quel est donc l’objectif de parler d’inflation salariale ? Cela donne l’impression que l’inflation est bonne (cela fait pourtant plus de 20 ans que l’on nous sert la même politique expansionniste).

              Alors l’inflation ? conso par jour : 2 baguettes de pain, 1/2 litres de lait, sucre, confiture, café : 100 euros/mois, aujourd’hui (650frs). Chacun se fera une idée….
              La meilleure politique monétaire ne valorise ni l’inflation, ni la déflation.
              Cdlt


          • philv Le 14 mars 2016 à 10h48
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            C’est le but recherché l’inflation, de maniérecomptable l’inflation remplace la croissance (le chifre d’affaire augmente) et rends possible le service des dettes.
            L’argent valant moin demain quaujourd’hui les gens le dépensent, cela augmente la vitesse de circulation de la monnaie beaucoup plus importante pour l’économie que la quantité d’argent.


        • olivier69 Le 16 mars 2016 à 11h47
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          Homère ?
          La consommation ne financerait pas les investissements mais uniquement la production pour l’emploi ? Où sont les matériels hi-tech qui remplacent l’homme et provoquent de l’inactivité ? Votre modèle manque de paramètres pour être sérieux.

          De même, l’idée que le rentier n’aimerait pas que ses actifs prennent de la valeur à cause de l’inflation ? On oublie que la diversification des actifs garantit la richesse face à l’inflation. Les rentiers adorent les flux qui permettent la rente ou la richesse relative. Ils se font la cerise sur les mouvements (voir en bourse pour comprendre). En inflation, il vend. En déflation, il achète. C’est son business….Avant d’être euthanasier, comment pourraient vivre les non rentiers ? Tuer par la politique monétaire inflationniste ?
          Cdlt


  6. Naz Le 14 mars 2016 à 06h18
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    Ainsi donc ces grands penseurs se rendent compte de l’importance de l’économie réelle! Mais ils l’ont tellement sapée que la reconstituer en ménageant quand même le loup n’apparaît pas aisé?
    L’humanité vit déjà à crédit sans intérêts sur le dos de la planète à partir du mois d’août et ils pensent redonner de l’activité, de la vie, de l’optimisme avec du papier chiffon? C’est vrai que ça leur est difficile de comprendre que c’est eux qui doivent se saborder pour redonner de l’air à tous les autres! Que puisqu’ils sont la cause, ils ne peuvent pas être en même temps la solution!


  7. patrickluder Le 14 mars 2016 à 06h37
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    Bon, ils n’ont toujours pas compris qu’ils doivent prendre acte que l’économie ne peut pas être expansionniste à l’infini … une croissance supplémentaire ne peut se faire qu’au prix de sacrifices extrêmes, soit sur le dos d’autres peuples, soit sur le dos de l’équilibre de notre planète.
    L’économie et la finance ne peuvent plus se mettre au service de quelques-uns au détriment de l’humanité et de notre patrimoine terrestre.
    A quand une politique économique responsable ?
    A quand une finance se mettant au service de l’humanité ?


    • Nyaa Le 14 mars 2016 à 11h49
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      Le Problème c’est que sans croissance on tombe sur l’évolution économique imaginée par Karl Marx.
      Sans croissance les gros se bouffent entre eux
      Au final je suis persuader que le libéralisme ne peut se survivre à lui même si la croissance est nul.


    • tachyon Le 14 mars 2016 à 19h45
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      JAMAIS la finance ne se mettra au service de l’humanité !
      Il faudra CONTRAINDRE, BRIDER, VISSER, CONTROLER la finance !


      • patrickluder Le 14 mars 2016 à 21h45
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        Ne pas oublier que la monnaie n’est qu’un moyen d’échange et de garde …

        On peut aussi échanger sans monnaie (ou avec un carnet), mais ce n’est pas très pratique.
        On peut tésoriser tout ce que l’on veut de physique, il n’y a pas de limite.

        Quest-ce que la finance, finalement dans tout cela ?
        Simplement un intermédiaire parasite,
        un intermédiaire pratique, certes, mais pas indispensable …


  8. Werrebrouck Le 14 mars 2016 à 08h54
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    l’Hélicoptère monnaie” est un terme que l’on doit à Milton Friedmann. On l’appelle aussi “quantitative easing for the people”, c’est à dire création de monnaie pour le peuple. Concrètement plutôt que d’arroser des banques qui ne contribuent plus à l’investissement et donc à la croissance, la BCE financerait directement des projets d’investissements, voire des ménages. De fait la Banque centrale prendrait la place des banques qui n’exercent plus leur métier.
    Sur le plan du bilan de la BCE, il y aurait création monétaire au passif et inscription d’une créance à l’actif.
    Cela pose beaucoup de problèmes statutaires et on voit mal l’Allemagne accepter une telle transformation.
    Pour plus d’infos, voir:http://www.lacrisedesannees2010.com/


  9. Giloux Le 14 mars 2016 à 10h01
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    Cet ancien patron de Goldman Sachs pour l’Europe doit rassurer les marchés, alpha et oméga de toute politique européenne et même mondiale. Quant à Milton Friedmann, quand il avait des entretiens avec Pinochet, ce n’était pas pour prendre le thé mais pour l’encourager à davantage de “libéralisme” économique. On a vu le résultat.
    Et ça vous étonne que les mouvements d’extrême droite progressent en Europe ?


  10. Louis Robert Le 14 mars 2016 à 10h45
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    Je m’étonne que l’on ne souligne pas la présence d’un humour exquis dans ce texte traitant d’un sujet qui, au fond, prête si peu à rire… Nous goûterions peut-être davantage cet humour si nous relisions ce texte après avoir assisté au spectacle d’un grand humoriste et si nous nous penchions, ensuite, sur quelques chapitres de “La Comédie humaine”.

    Et que dire de cette monnaie hélicoptère, nous rendant enfin frères et sœurs de nos millions de réfugiés… dans l’attente, bien sûr, de la venue prochaine d’une monnaie drone.


  11. Furax Le 14 mars 2016 à 11h22
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    Déverser des tombereaux de monnaie sur les agents économiques, que ce soit par hélicoptère, par hydravion, par lance à incendie ou je ne sais quel autre moyen ne servira à rien.

    Cela sera contre-productif si c’est dirigé vers les mauvais agents économiques. Les institutions financières et les grandes entreprises croulent sous un excès de liquidités dont elles ne savent que faire et qui contribuent à la formation de ce que les anglo-saxons appellent une “asset bubble”. Cette bulle de la valeur des actifs est ce qui fait qu’il devient de plus en plus cher de se loger pour les gens qui n’ont que les revenus de leur travail ou leurs pensions de retraite.

    Et si c’est distribué aux bonnes personnes, les salariés, les personnes modestes, cela ne fera qu’augmenter les prix des produits et services achetés ou creuser le déficit commercial : ça atterrira dans les poches des chinois.

    Le problème est un problème d’équilibre de la répartition de la valeur. Et ça va faire mal parce qu’il y a énormément de gens pas spécialement riches qui ne veulent pas voir la bulle des actifs se dégonfler.


  12. adrien Le 14 mars 2016 à 12h00
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    Ceux qui ont promu la politique de l’offre, s’étonnent (font semblant), une fois aux manettes, de la faiblesse de la demande : Compétitivité oblige ( merci le crane d’œuf Le Gallois), faibles salaires, emplois précaires, = inflation 0,1%.–> particuliers et entreprises ne sollicitent pas les banques, les marchés font la gueule ! Ils peuvent encore jouer au Casino avec les milliards de la BCE, Idem pour la BOJ, la FED, car même causes, mêmes effets . On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ! On le sait tous, Super Mario fait illusion, il est payé pour ça .


  13. Ruic Le 14 mars 2016 à 15h19
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    Je vis en asie du sud est et la pauvreté est la norme pour une bonne partie de la population, la fin de l’état providence et la globalisation du commerce fait en sorte que notre paysage socio-économique européen sera un jour assez similaire. Avec une croissance économique limitée par la planete et une croissance démographique mondiale toujours importante (10 milliards en 2050) il est logique qu’un apauvrissement se produise. Que les plus riche et puissant soient immunisés contre celà rien de nouveau dans l’histoire ce qui est relativement nouveau c’est le consentement du peuple via les élections.


  14. Lea_ Le 14 mars 2016 à 19h50
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    ” Rien n’est moins sûr, mais les mesures qui jadis apparaissaient comme extrêmes, comme l’usage de la monnaie hélicoptère, sont clairement, désormais, une possibilité.”

    Sauf que les statuts de la BCE lui l’interdisent.


  15. loki Le 14 mars 2016 à 20h48
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    “Quant au TLTRO II, c’est un outil séduisant et pertinent, mais sera-t-il suffisamment efficace s’il n’y a pas de demande de crédit des entreprises ?”
    En effet La BCE se positionne sur des crédits déjà attribués et plombant les bilans des créanciers. On éponge ou on écope ni plus ni moins. Question investissement en France ce n’est pas le grand emballement des PME et plus malgré des taux attractifs sauf pour une avance de trésorerie à CT (le volume de crédit avait déjà été limité)

    T’es chef de PME exportatrice et l’euro n’est qu’à 1,11 $, les taux sont bas mais le volume de concours bancaire ne suit pas. L’ambiance est déflationniste et les mesures d’incitation étatiques pleuvent par CI(CE) par là avec des grandes envolées sur la flexibilité, la baisse des charges et tout, le prix du pétrole chute (même si le % de la baisse du baril n’est pas le même que celui de baisse des carburants etc), la masse salariale est compressée … et malgré tout ça tu te dis que c’est pas le bon plan d’investir ?
    Si tout est si favorable c’est que le vent va tourner ?
    Conclusion : les réformes, les QE et tous les grands projets intelligents, cela ne marche que lorsque la vraie relance est déjà là ! Donc ça va encore faire pschitt !


  16. DvD Le 15 mars 2016 à 00h36
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    Le serpent du QE se mord la queue : la création monétaire des banques centrales dopent la valeur des actifs et stimulent le credit qui va s’investir dans des projets où le niveau élevé des valeurs d’actifs suggère un besoin d’investissement pour accroître la production de façon rentable, ce qui conduit à des surcapacités dans les secteurs concernés car les signaux de prix étaient faussés par la création monétaire et il n’y avait en fait aucun besoin d’accroître la production étant donné l’état de la demande, ce qui conduit à des baisses de prix, ce qui met les emprunteurs concernés en risque, ce qui conduit à une contraction du crédit, ce qui déclenche un nouveau cycle de création monétaire par les banques centrales. Et ainsi de suite, indéfiniment.

    Tout ça pour avoir refusé – soit par ignorance, soit par biais idéologique, soit par conflit d’intérêt – de considérer l’origine du problème qui est, non pas un quelconque plafond à la croissance, mais un système commercial et monétaire international déséquilibré qui, n’équilibrant pas les balances commerciales par des taux de change fixés aux niveaux appropriés, permet l’arbitrage salarial mondial qui érode la demande globale et permet aussi la duplication monétaire qui enfle la boule de neige de la dette mondiale, les deux se combinant pour former une gigantesque force déflationniste.


  17. Bayard Jean Le 15 mars 2016 à 10h21
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    Il faut rappeler que les monnaies centrale et secondaire (scripturales) circulent dans deux zones indépendantes l’une de l’autre. Il faut avoir un compte dans l’une ou l’autre zone pour la faire circuler et en pratique ceux qui disposent de comptes dans une zone n’en disposent pas dans l’autre. Les banques et le Trésor public ont des comptes ouverts à l’Institut d’émission (première zone) et les agents non bancaires (ANB) ont un ou plusieurs comptes ouverts dans les banques de dépôt (deuxième zone).

    Ainsi la BCE ne maitrise pas la création de monnaie secondaire, celle émise exclusivement par les banques de dépôt. Et en conséquence n’a aucun pouvoir sur la stabilité des prix puisqu’elle ne peut agir (ni dans un sens, ni dans l’autre) sur la masse de monnaie secondaire en circulation entre les ANB. Et, si elle est incapable d’agir sur la masse de monnaie secondaire, elle est tout autant incapable d’agir sur la croissance (CQFD).

    De la lutte contre l’inflation, on est passé à la lutte pour qu’elle revienne, donc avec autant d’insuccès !

    En rachetant des actifs au titre de la politique non conventionnelle, il pourvoit en liquidités (trappe à liquidités) les banques qui ne peuvent pas les utiliser en raison de la règle exposée au-dessus : deux monnaies, deux zones de circulation monétaire.

    (à suivre)


  18. Bayard Jean Le 15 mars 2016 à 10h22
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    Super Mario ne peut pas ignorer cette règle et use de subterfuges qui trompent l’opinion y compris la plupart des spécialistes qui eux l’ignorent. Il nous raconte des histoires pour dissimuler son impuissance à maitriser la politique monétaire. Cette politique n’a d’autres effets que d’alimenter les banques en monnaie pour leurs activités de casino.

    Il conjure les banques de prêter aux ANB pour faire repartir l’économie réelle. Sans succès évidemment puisque les banques ne prêtent pas s’il y a des risques de défaut. Et ceux-ci sont de plus en plus grands à mesure que l’activité économique baisse, frisant même la dépression.

    Enfin, comme l’a montré Olivier Berruyer en complément de l’auteur de ce billet (sa tribune du 6 mars dernier), le bilan de l’Euro-Système montre une chute vertigineuse d’un milliard d’euros (1/3 du bilan) entre fin 2013 et fin 2015.

    Que cache ce QE de rachat d’actifs intervenant juste après des ventes massives de titres comme s’il fallait faire remonter le bilan à son niveau antérieur ? De quel titres l’Euro-Système s’est-il débarrassé avant d’en racheter de nouveaux ?


  19. olivier69 Le 16 mars 2016 à 09h51
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    Bonjour,
    Encore un crédit pour payer uniquement le train de vie de nos décideurs ? Swaps, dividendes, commissions et manipulation de cours, ……

    On ne donne pas l’argent par hélicoptère mais on nous le reprend (ultérieurement par accord présent acté) ! Une dette populaire future et non une distribution populaire de capital….Tiens mes enfants, reprenez religieusement de la dette pour que l’on puisse même, jusqu’à vous vendre mieux un revenu gratis universel, comme remède (façon revolving), ou devrais-je dire comme leurre ! Pour certains spécialistes, ce ne sont que des chiffres….Repousser les réalités comme héritage ?

    En conclusion, les injections permettent de transférer le capital vers les décisionnaires de la valeur, en leurs attribuant les moyens de détermination des actifs (une souveraineté relative du vivant et du futur). En impactant sur l’avenir, ils conditionnent nos conditions présentes d’avenir (et donc la politique).


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