28
Juil
2011

Peur, car oui, j’ai peur, ce matin.

Le système financier, assis sur des pyramides de dettes prenant appui les unes sur les autres est en train de sombrer, sa base constituée des dettes publiques prenant l’eau de toute part.

Éludons le sujet grec – c’est à peine un suintement. Plus inquiétant est la fuite européenne, avec l’Espagne et l’Italie dont les taux remontent déjà, le cirque médiatique des gouvernants européens de la semaine dernière ayant déjà fait long-feu – 110 Md€ pour 1 semaine de calme, ça fait cher la minute quand même (11 M€ !)…

Mais si j’emploi un mot si fort ce matin, c’est bien évidemment à cause des États-Unis, où les députés ne se sont toujours pas mis d’accord pour relever le plafond de la dette.

Honnêtement, je me suis trompé. J’ai cru durant des semaines que ceci ne serait qu’une formalité, et que les États-Unis auraient rapidement trouvé un accord pour relancer la machine à faire de la dette – solution qui finirait inéluctablement par un défaut, dû au surendettement, comme nous l’avons déjà longuement analysé dans une série de billets précédente.

Mais je ne pensais pas que le blocage actuel adviendrait, alors que finalement, il aurait pu être mieux prévu. Car au fond, les Républicains vomissent l’État fédéral, qui a un soutien limité de la population. Rappelons au passage que pour un américain, l’État fédéral est perçu à peine mieux que l’embryon d’État européen chez nous : distant, et faiblement utile. Les Démocrates y sont plus attachés, mais le compromis demandé par les Républicains revient justement à signer son démantèlement.

Donc si l’État fait défaut, ceci parachèvera le Grand Œuvre entamé sous Ronald Reagan, qui a fait exploser les déficits en baissant les impôts des riches en augmentant les dépenses. OUI, j’estime que le déficit public est l’allié des néoconservateurs, la meilleure arme des liquidateurs de l’État. Car d’une part, tant que la dette monte, elle enrichit outrageusement les patrimoines les plus aisés par les intérêts, véritable impôt à l’envers. Et un jour, évidemment, l’État se retrouve en défaut, et comme il est désormais hors de question de toucher aux patrimoines, il faut donc démanteler la protection sociale puis le contrat social de 1945 – paix à leurs cendres. Quiconque pense que l’État a un rôle à jouer devrait se battre pour son équilibre financier, car un État qui tend la main est un État faible, qui finira démantelé…

« Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. » [Napoléon Bonaparte]

Bien entendu, le remède n’est nullement de continuer à faire n’importe quoi avec les finances publiques, qui devraient à mon sens tourner autour de principes simples :

  1. aucun déficit public hors période de récessions ;
  2. liquidation de toute dette publique en 4 à 5 ans ;
  3. constitution d’un matelas de prudence par des excédents les bonnes années, pour limiter tout déficit ;
  4. utilisation d’un faible mais régulier concours de la banque centrale pour aider à l’équilibre budgétaire, sans menacer la monnaie.

L’État pouvant lever l’impôt, il est tout de même kafkaïen de ne pas le faire, laissant leur argent aux contribuables aisés, et d’avoir à la place des déficits, qu’on comble en demandant aux mêmes contribuables de prêter leur argent contre des intérêts… Ou comment transformer ses impôts en prêts… Mais ils révéleront à la fin leur véritable nature d’impôts, puisqu’il n’est pas possible de les rembourser…

Pensons aux discours surréalistes des gouvernants actuels : un Premier Ministre qui annonce en 2007 que « l’État est en situation de faillite », mais qui augmente tranquillement en 4 ans la dette de 50 % (sic !) ; un discours politique rabâché expliquant qu’il est hors de question d’augmenter les impôts, mais qui augmente la dette, qui n’est qu’un impôt différé – Charles de Gaulle, réveille-toi, ils sont devenus fous !!!!

« Il est fâcheux de légaliser un supplément de déficit. […] Tout le monde doit s’apercevoir qu’un jour, il faut payer. […] Le budget [1965] doit être équilibré ! […] L’État doit veiller aux équilibres. C’est un budget de stabilité […] ça ne doit pas être le dernier. Il faut que ça devienne la règle. […] Ce qui fait que, pour les jeunes, c’est-à-dire pour l’avenir, c’est énorme, c’est révolutionnaire ! » [Charles de Gaulle]

Revenons au plafond de la dette américaine. Quel est ce danger ? Contrairement à ce que l’on pense et à ce que l’on entend, j’estime personnellement que le danger n’opérera pas de la même façon qu’en Grèce. À ce stade, ce pays est en effet exsangue : laminé par le montant colossal de la dette et de sa charge d’intérêts. Bref, la Grèce est épuisée, et étant devenue à risque, les marchés financiers ne lui prêteraient qu’à des taux prohibitifs, non remboursables.

Pour comprendre la situation chez nous, je rappelé quelques chiffres :

  • ressources nettes de l’État en 2010 : 170 Md€
  • dépenses nettes de l’État en 2010 : 280 Md€, dont 50 Md€ d’intérêts sur la dette (soit plus que l’impôt sur le revenu)
  • déficit public 2010 : 90 Md€
  • dette de l’État fin 2010 : 1 230 Md€, de durée moyenne 7 ans et de taux apparent 4 %.

Le déficit est incroyablement lourd, mais le souci vient de la dette, qui « roule » en permanence. Régulièrement, il faut par exemple rembourser 50 Md€ de bons du trésor émis il y a 5 ans, et pour ce faire, on emprunte de nouveau 50 Md€ sur les marchés financiers (plus les intérêts…). C’est ainsi que l’État « rembourse » sa dette – puisqu’il ne peut faire autrement, étant déjà en déficit avant de payer les intérêts, donc en lourd déficit après les avoir payé, et donc il n’y a plus rien pour rembourser le capital emprunté… Au final, l’État a été obligé d’emprunter en 2010 plus de 600 Md€, oui, vous lisez-bien, 600 000 millions d’euros – 500 Md€ ayant servi à rembourser de la dette…

On ne nous parle que des soldes, mais c’est bien le montant des flux qui compte. Car TOUTE LES SEMAINES, l’État encaisse 3 Md€ d’impôts, dépense 5 Md€, et emprunte 12 Md€, dont 10 servent à rembourser de la dette… L’État doit donc tendre la main pour trouver plus de 2 Md€ chaque jour ouvré ! Et ce pour la France, c’est autant pour l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne…

Et ce fait est bien sûr largement masqué par les pouvoirs publics, qui se gardent bien de vous présenter le budget réel de l’État – moi, dans mon budget, le remboursement de mes dettes est inclus…

Budget Réel de la France en 2010

Et c’est là que tout se joue. L’État trouve ces sommes car depuis des décennies tout le monde pense que le bon du trésor est « l’actif sans risque ». Et ceci ne repose que sur de la confiance – confiance d’ailleurs à mon sens totalement infondé quand on perçoit bien l’étendue des dégâts démontrée par les chiffres précédents. D’ailleurs, comment avoir confiance dans un État qui, depuis 35 ans, toutes les semaines tend la main pour se faire financer par les marchés financiers, et dont le pilote ne trouve rien de plus rassurant à dire à son prêteur que, en situation de grave déficit, lui vivant, on n’augmentera jamais les recettes… « Merci, mais moi, je vais mettre mon argent ailleurs, du coup… »

D’ailleurs, il est évident, au vus des chiffres précédent, qu’on en peut rembourser 1 300 M€ de dette avec de tels budgets, ni même le quart…

« Il n’y a que les dettes que l’on peut payer qui sont ennuyeuses. » [Francis Picabia]

Alors bien sûr les taux vont monter – et 1 % de plus, c’est 12 Md€ de charge supplémentaire, ce qui augmentera le déficit, donc la dette. Mais ceci est un problème de court-moyen terme.
A très court terme, le risque c’est que tout simplement les prêteurs, effrayés, ne prêtent plus – ou prêtent moins. Le souci principal n’est donc pas tant de payer trop cher son emprunt, mais de se le voir refuser. Par exemple, l’État ne trouvera que 10 Md€ dans une semaine au lieu des 12 qu’il lui faut. Et là, il lui manque 2 Md€, et il ne peut pas les trouver, donc il ne peut rembourser toute la dette venant à échéance ou payer tous les salaires… C’est la cessation de paiement assurée.

Ainsi, dès que la dette ne pourra plus être roulée, l’État n’aura que 3 choix :

  1. il ne rembourse pas la dette (ou diminue les intérêts contractuel versés) ;
  2. il lève une taxe exceptionnelle sur l’épargne financière (3 000 Md€ en France, sachant que le patrimoine total a doublé en 10 ans, + 6 000 Md€ – il y a de la marge, même si c’est très désagréable) ;
  3. il enjoint à la banque de France de créer et de lui remettre la somme dont il a besoin.

Les deux premières solutions sont à peu près équivalentes, car rappelons qu’environ 80% de la dette publique est concentrée chez les 10 % des contribuables les plus fortunés. Ne pas les rembourser, ou leur prendre de l’argent pour les rembourser revient à peu près au même. La dernière est un saut dans l’inconnu, car elle peut se révéler très inflationniste si le public perd confiance dans la monnaie.

Au final, ne plus pouvoir rouler la dette IMPOSE de la diminuer fortement. Or, diminuer de 500 Md€ la dette publique IMPOSE de diminuer les patrimoines financiers de 500 Md€ – c’est bêtement mathématico-comptable. Reste donc à savoir qui va être obligé de jouer à « Qui veut perdre des millions » – les plus fortunés ou les autres…

Et j’ai gardé le meilleur pour la fin. L’État fédéral américain, c’est 150 Md$ par semaine qu’il emprunte – 8 000 Md$ par an…

Voilà où nous en sommes réellement, voilà les enjeux véritables – certes bien moins important qu’un débat national sur la couleur des uniformes des militaires pour le défilé du 14 juillet, puissent-ils ne pas devoir revenir dans les rues avant le prochain….

Alors si le Congrès américain ne relève pas le plafond (et il y a bien 1 chance sur 2 désormais), une tempête va se déchainer la semaine prochaine, et 2008 restera une petite brise à côté. S’il est relevé, les États-Unis gagneront quelques trimestres avant leur défaut, qui adviendra non en raison du plafond, mais par tarissement des prêteurs. Car avec ces fondamentaux budgétaires, sa situation économique et ce cirque politique, les agences de notations ne peuvent que baisser la note des Etats-Unis si elles font bien leur travail.

Mais à ce stade, le résultat importe peu. Une seule chose compte. Ce matin, les prêteurs obligataires qui ont de la dette américaine à échéance Aout 2011 ont terriblement peur. Et tous les prêteurs obligataires ont peur, et la peur est l’ennemie de la confiance. Une bonne nouvelle lundi n’enlèvera jamais ceci, et un mythe est mort ces derniers jours : non, le bon du trésor américain n’est pas « l’actif sans risque », c’est un refuge potentiellement dangereux.

Inspiré par Marcel Pagnol, je dirais que la confiance, c’est comme les allumettes, ça ne sert qu’une fois… Les conséquences de ceci vont apparaître dans tous les cas dans les prochaines semaines. Le défaut est inéluctable – et ce ne sera pas la première fois, car comme le disait un de nos anciens ministres des finances :

« Un État devrait faire défaut tous les cent ans, afin de remettre les finances publiques en équilibre. » [Abbé Joseph-Marie Terray, ministre français des finances de 1768 à 1774]

En revanche, les conséquences de ceci dans un régime de mondialisation financière follement bâtie sur la dette sont inconnues – bienvenue dans cette nouvelle expérience sociologique dont vous êtes le cobaye…

En 1933, Roosevelt était aux commandes, et a véritablement sauvé les États-Unis, puis le monde libre. De Gaulle attendait son heure en France, comme Churchill.

Où sont nos Grands Hommes ? (et Femmes…)


Dessin Cartoon dette américaine

Dessin Cartoon dette américaine

Dessin Cartoon dette américaine

Dessin Cartoon dette américaine

99 réponses à Peur…

  1. Jyrair Le 28 juillet 2011 à 09h22
    Afficher/Masquer

    Bonjour,

    Un peu de pédagogie sur le volume de la dette : http://www.wtfnoway.com/

    Bravo pour votre travail.


  2. Alistair Le 28 juillet 2011 à 09h23
    Afficher/Masquer

    Olivier, j’étais comme vous jusqu’à ce matin, où les positions des deux camps semblent s’éloigner, sous l’influence des extrêmes (Tea Party en tête, avec leur haine viscérale de l’Etat Fédéral…). Aujourd’hui, il semble bien que le cas de défaut soit mesuré comme plan B puisque le Trésor et la Fed sont en mode “qui va t on payer le 3 août au matin”.

    Je suis effaré de l’immobilisme des agences de notation, qui devraient tout simplement sanctionner la dette américaine au moins à AA… Dans tous les cas on est encore dans l’oeil du cyclone, il se pourrait que ça secoue TRES fort !


  3. Laurent Le 28 juillet 2011 à 09h47
    Afficher/Masquer

    Cher Olivier, je partage cette “peur” et la conclusion que “l’actif sans risque” est mort ! L’or physique va t il retrouver sa légitimité en tant que monnaie ultime ?


  4. Luc Le 28 juillet 2011 à 10h07
    Afficher/Masquer

    Bravo Olivier, c’est brillantissime! Mais la peur n’évite pas le danger…
    Quant aux citations, elle pose la question du siècle: Où sont les grands hommes? Cachés? Perdus dans les organisations victimes du principe de Parkinson?


  5. Alistair Le 28 juillet 2011 à 10h16
    Afficher/Masquer

    On va surtout revenir au foncier productif 😉


  6. Alex Le 28 juillet 2011 à 11h00
    Afficher/Masquer

    “La dernière est un saut dans l’inconnu, car elle peut se révéler très inflationniste si le public perd confiance dans la monnaie.”

    Les quantitative easings des USA n’ont apparemment causé aucune inflation… pour le moment du moins, et pour le plus grand plaisir de Krugman.


  7. Dubreuil Le 28 juillet 2011 à 11h13
    Afficher/Masquer

    Bravo.
    C’est vrai aussi des entreprises privées. Renault ou autre. Faillites probables.
    C’est vrai aussi collectivement du secteur des ménages, notamment dans l’immobilier. Si la dette n’est pas roulée, les prix immobiliers tombent et certains ménages sont en surendettement.

    et ca complique le jeu, parce que rembourser la dette pubblique, c’est pousser les acteurs privés à la faillite (tout le monde ne peut pas rembourser la dette en même temps, mathématiqement si l’état réduit ses déficits, la contraction de la demande et la réduction de la création monétaire pousse les acteurs privés à la faillite). C’est donc un jeu à qui fera faillite en premier et qui rachètera les actifs de l’autre à bas cout.
    quelle que soit la solution, elle ressemble à une société communiste, collectivisation publique ou privée, mais collectivisation de tous les moyens de production.


    • Hervé H. Le 28 juillet 2011 à 12h22
      Afficher/Masquer

      Article remarquable. J’ai découvert votre blog par LEAP 2020, je suis bluffé par l’intelligente simplicité de vos explications et de vos graphiques. Continuez.
      Personne n’a vraiment copris en Europe à quel point le rêve américain s’était envolé au cours des dernières années: crise, Irak, Afghanistan. Politiquement, le pays n’a plus d’unité, la moitié des Américains veut la peu de l’autre moitié: ce n’est plus de la démocratie ça, ce n’est plus d’un débat public même musclé qu’il s’agit. Non, on est dans une phase avancée de dislocation. Les Républicains menés par les Tea Parties veulent la fin du régime fédéral, ils haïssent Obama, et Obama est juste nul.
      Les grands hommes? Ils viendront, ils sont déjà là, ils sommeillent et attendent patiemment leur heure…


  8. Nicolas Le 28 juillet 2011 à 12h29
    Afficher/Masquer

    Bravo Olivier,
    Je suis un modeste lecteur de votre blog (simple vendeur salarié) grâce à vous et vos graphique l’économie est claire simple et limpide. Alors pour répondre à la question fondamentale : Où sont les grands hommes? Je crois, je suis certains qu’elle est en nous grâce au net et réseaux sociaux nous sommes informé et c’est cette intelligence collective qui fait que l’on se dirige vers un nouveau monde regardez le printemps arabes, regardez le peuple japonais qui se mobilise pour se reconstruire, entendez les indignés en Espagne véritable laboratoire d’idées. Alors démentons maintenant la citations de john Brunner “l’homme est un animal grégaire : il bâtit des villes. l’homme n’est pas un animal social : il fait la guerre”. Alors bâtissons une société… une vrai.
    Encore merci bien à vous.


  9. Achille Tendon Le 28 juillet 2011 à 12h38
    Afficher/Masquer

    Et qui vous dit que tout cela n’est pas voulu par les élites bancaires anglo-saxonnes ?

    On laisse le dollar se dévaluer, histoire de mettre les créanciers à genoux et puis on trouve un compromis de rachat à bon compte: une sorte de faillite, en quelque sorte!

    Et on peut même penser que le rôle de l’or, dans ce scénario, n’aurait pas du tout celui qu’on veut lui faire jouer aujourd’hui: c’est trop cousu de fil blanc !

    Imaginez qu’on relève de manière drastique les marges initiales sur les contrats du Comex (comme pour l’argent au mois de mai), histoire de casser définitivement les reins des spéculateurs et vous avez le prix du physique qui déménage de 30 à 40 %, avec la culbute de tous ceux qui travaillent sur marge en bourse !!!…

    Oui, il faut vraiment être très attentif : dans tous les cas de figure, l’automne sera chaud, très chaud, lui !!!


  10. jean.shrapnel Le 28 juillet 2011 à 12h53
    Afficher/Masquer

    Bravo pour votre présentation des comptes américains. Cela fait beaucoup penser à ceux de la France en … 1787-1788. Dette énorme, service de la dette hallucinant et impossibilité de trouver une solution dans le cadre existant. On connaît la suite : convocation des États Généraux, etc…

    Cela dit. Il y a une énorme différence : le rôle mondial de la dette américaine. Personne n’a vraiment intérêt à la ruine du dollar. Personne n’a intérêt à laisser les choses aller à leur terme.


  11. Hervé H. Le 28 juillet 2011 à 13h22
    Afficher/Masquer

    Je réagis au commentaire de Jean Shrapnel: “Cela fait beaucoup penser à ceux de la France en … 1787-1788. Dette énorme, service de la dette hallucinant et impossibilité de trouver une solution dans le cadre existant. On connaît la suite : convocation des États Généraux, etc…”

    Ce n’était pas la première fois que l’état français faisait défaut sur sa dette. Ce n’était pas la première fois que les Français avaient faim. Et les idées nouvelles qui soufflaient sur le pays depuis 50 ans ne devaient pas nécessairement déboucher sur la révolution qu’on a connue. Ce qui a rendu notre révolution au fond inévitable, c’est la faillite morale de la monarchie, c’est le délitement des élites, la trahison, l’avilissement de la noblesse et du clergé. A la mort de Louis XV en 1774, le mépris du peuple pour son monarque était complet. Là réside le noeud historique de cette époque fascinante. C’est dans cette même faillite morale que s’enracine aujourd’hui l’écoeurement des peuples. Et c’est pour cela que la révolution à venir sera terrible.


  12. Anatole Martin Le 28 juillet 2011 à 14h01
    Afficher/Masquer

    Il s’agit d’un énorme délire d’initiés!
    Il s’agit d’évincer les petits proteurs de la bourse, pour que les riches et les institurions s’engraissent par la suite!…


  13. L'expat Le 28 juillet 2011 à 14h14
    Afficher/Masquer

    Mais si vous avez peur avec tout le savoir qui est le votre, bien au dessus du jugement de la plupart d’entre nous, c’est que c’est serieux!!!
    Comment penser alors que cela puisse s’effacer par une simple decision de relevement!!
    Cela vet dire que de toute façon on y a droit.
    Alors comment se preparer au choc?


    • Achille Tendon Le 28 juillet 2011 à 15h03
      Afficher/Masquer

      Il est difficile de se préparer à un tel choc, tellement il peut être imprévisible.

      Mais une chose est sûre, ce sera le bon moment pour introduire la vraie démocratie, celle où le citoyen se prend en charge et dicte les lois (y compris celle sur les impôts!…) à l’exécutif !!!


      • hema Le 29 juillet 2011 à 07h49
        Afficher/Masquer

        @Achille
        Mais pour introduire une vrai démocratie, il faudrait que le citoyen se soit pris en charge, ce que tous les dirigeants politiques s’entêtent à empêcher et on peut dire que, sur ce plan là, ils ont pas mal réussi.
        Néanmoins, j’ai l’impression que “nécessité faisant loi”, on progresse un peu dans ce sens.


  14. bruno frandemiche Le 28 juillet 2011 à 14h43
    Afficher/Masquer

    http://www.communaute-sla.org/ecohumanismeradical/index.php/
    500 propositions,1000 billets,1500 pages
    j’aurai aimé avoir votre talent de pédagogue !
    ne bougeant que les yeux à cause d’une sla,j’ai fait ce que j’ai pu.
    les critiques sont les bienvenues,surtout les négatives au mel suivant
    bruno.frandemiche@yahoo.fr
    merci d’avance
    cordialement
    bruno frandemiche


  15. Farine Jacques Le 28 juillet 2011 à 14h50
    Afficher/Masquer

    Pour ceux qui n’ont toujours pas compris que l’heure n’est plus aux réformes ni aux corrections, pour ceux qui s’obstinent à vouloir corriger un système définitivement vicié et ne sont préoccupés que par la perpétuation d’un patrimoine de moins en moins légitime, il y a d’excellentes terres arables à vendre dans une multitude de pays et notamment en Afrique.
    Pour les autres, il nous faut être capables de poser nos valises et de nous asseoir un moment au bord du trottoir pour réfléchir à la gestion et aux moyens d’exploitation rationnels de notre planète et à la juste répartition des richesses qui en sont issues. C’est une attitude plus courageuse qu’il n’y paraît et il n’est pas certain que nous retrouvions nos bagages lorsque nous nous relèverons.
    Car la bête n’est pas morte, elle a simplement changé d’aspect et de stratégie. Elle est maligne et fait moisson de l’ensemble du patrimoine et des ressources en laissant sur le bas côté des hordes de malheureux démunis qui ne tarderont plus à présent à venir nous demander des comptes.
    Elle est vorace, insatiable et, sans s’arrêter à nos portails, elle précipitera le monde dans la faillite, non pas seulement les États-Unis, mais l’ensemble des États qui n’ont pas su résister aux vertus annoncées de la financiarisation. Nos grands hommes s’y sont perdus et y ont égaré nos économies et leurs légitimités et il s’agit en effet tout autant d’une faillite économique que d’une faillite morale.
    Aujourd’hui, nos grands hommes sont des femmes. De celles qui ont un accent venu du nord et qui, portant haut et fort leur double nationalité, sont capables de pourfendre la sottise, la crapulerie et la démagogie partout où elles se trouvent.


    • L'expat Le 28 juillet 2011 à 15h29
      Afficher/Masquer

      Un grand homme disait a l’enterrement de Jean Moulin: ” il est encore fécond Le ventre de la bète immonde….”


  16. Dubreuil Le 28 juillet 2011 à 17h14
    Afficher/Masquer

    Nos grandes femmes ?

    ton passage sur le défaut tous les 100 ans, ça me fait penser à un truc. La thorah prévoit la rémission des dettes tous les 50 ans, totale et tous les 50 ans.
    D’ailleurs en araméen, la langue de Jésus, il n’y a qu’un seul mot pour Pêché et dettes. Jésus appelait donc à la rémission des dettes.
    Le Notre père qui etes aux cieux, se termine ainsi “et remets nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs”.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre_P%C3%A8re
    Ma perception est que l’interprétation exacte est ne nous juge pas et délivre nous de ce mal. (le mal étant l’exercice du jugement)mais c’est une interprétation très mystique.
    http://en.wikipedia.org/wiki/Lord%27s_Prayer#.22And_lead_us_not_into_temptation.22

    Toutes les religions sont contre l’endettement qui enracine dans le matériel.
    La faillite générale ouvre donc de très grandes potentialités de progrès spirituel.


  17. MBO CH Le 28 juillet 2011 à 18h03
    Afficher/Masquer

    Vos craintes sont très largement fondées M. Berruyer, j’en ai bien peur.

    Cela fait maintenant 10 jours que je parcours tous les blogs économiques que je peux trouver sur le net, francophones et anglophones, et je n’en trouve aucun pour me rassurer ou émettre le début d’une hypothèse qui ferait qu’un scénario catastrophe ne pourrait pas se produire.

    Bien au contraire j’ai même trouvé sur certains blog (Tea Party) des articles ou des commentaires qui confirme cette hypothèse (en substance “nous sommes américains, nous emmerd… le reste du monde et puisque ça doit péter autant que ça pête maintenant plutôt que plus tard !”).

    A noter que sur ce dernier point (plutôt maintenant que plus tard) j’avoue ne pas leur donner tord. 🙁

    Que penser enfin de la récente décision des autorités américaines d’interdire aux “petits porteurs” de trader sur l’or ou même d’en acheter si leur fortune personnelle n’est pas d’au moins 1 Million de dollar hors bien immobilliers ?!

    Le Titanic est en train de couler et on nous refait le film en réservant les canaux de sauvetages à la seule 1-ière classe ?


  18. Paladin Le 28 juillet 2011 à 18h12
    Afficher/Masquer

    Excellent article ! J’avais une discussion similaire hier (sans le même niveau d’analyse). Je pense qu’il existe une autre option : certaines mafias ou des mégacorporations ou encore des pays riches rachètent des pays… Si demain un type rachète la dette de la France, demande au Président de démissionner et se présente, est-ce que les Français préfèrent sauver leur système démocratique ou leur confort ?
    Le problème, c’est que presque personne n’est à l’abri : seuls les pays autosuffisants peuvent regarder ça de loin. Et il me semble qu’il n’y en a plus beaucoup.
    Quant aux 10% les plus fortunés de France, je pense qu’ils ne se sentent que très lointainement concernés car si les choses tournent au vinaigre, ils achèveront de délocaliser leurs avoirs (ce qu’ils ont déjà fait en général, ne gardant que le minimum syndical pour ne pas attirer l’attention ou faire bonne figure).
    Si on prend encore du recul, posons la question de savoir comment la France (à ce stade, il n’y a que ça qui m’intéresse) peut remonter la pente ? Au niveau macroéconomique, on génère du profit en vendant plus qu’on achète. Le reste n’est que de la cuisine et des vases communicants. Les débats sur le déficit de la Sécu seraient un non-débat si la France “gagnait de l’argent”.
    Bref, débat quasi sans fin. Je comprends mieux pourquoi j’étais angoissé ces derniers temps : vous l’avez bien dit, nous sommes les cobayes des nouvelles expérimentations du système économique international.


  19. BA Le 28 juillet 2011 à 20h09
    Afficher/Masquer

    Etats-Unis : depuis le 8 février 2011, les taux des obligations d’Etat des Etats-Unis sont en baisse.

    Exemple : taux des obligations à 10 ans : 2,956 %.

    Bon.

    Maintenant, comparons avec les Etats européens.

    Jeudi 21 juillet 2011 : réunion des chefs d’Etat et de gouvernement européens.

    Vendredi 22 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne repartent à la hausse.

    Lundi 25 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.

    Mardi 26 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.

    Mercredi 27 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.

    Jeudi 28 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.

    L’Italie a emprunté : pic de 11 ans du rendement d’une émission de 8 milliards d’euros.

    Les coûts d’emprunt de l’Italie ont bondi jeudi lors d’une émission de près de huit milliards d’euros d’obligations, l’inquiétude entourant la solvabilité de la péninsule ayant poussé le rendement du papier italien à son plus haut depuis 11 ans.

    Le rendement moyen de la dette italienne à dix ans a atteint 5,77 %, à son plus haut depuis février 2000, et non loin de son niveau record depuis la création de l’euro, de 5,81 %.

    Le rendement des obligations à trois ans a bondi à 4,80 %, au plus haut depuis juillet 2008.

    Aussitôt après l’adjudication, la prime exigée par les investisseurs pour détenir le papier italien à dix ans plutôt que son équivalent allemand, le Bund, s’est accrue à 3,31 points de pourcentage.

    Parallèlement, la Bourse de Milan a creusé ses pertes, les investisseurs s’inquiétant de la capacité de l’Italie d’emprunter à des taux de plus en plus élevés.

    “Ce ne sont pas des niveaux de rendement soutenables sur le long terme”, estime Marc Ostwald, analyste obligataire pour Monument Securities, à Londres.

    (Dépêche Reuters)


  20. Welcome to the real world ;) Le 28 juillet 2011 à 20h58
    Afficher/Masquer

    Bonjour,

    Perso, quand je regarde le tableau global en prenant du recul, j’ai la sensation que ca ne colle pas …

    Aujourd’hui sur boursorama, il y a un article sur les US avec un tableau de l’AFP (http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=fd19d3012ae34e5f7f0527e841ae23c2) ou il est indiqué que les US auraient eu du rab’ pour +6200 Milliards d’USD en 2002 et seraient passés à -6800 Md$ en 2003 !? Donc une différence de 13.000 Md$ entre 2002 et 2003 ? Pourtant on nous rabache sur “la crise” depuis 2007 au mieux, et on a pas vraiment entendu parler de ce brusque creusement en 2002/2003 !? Ce tableau est juste ? Olivier ?

    Et que penser de l’évolution de la devise Japonaise quand on regarde un graphique sur ces dernieres années (Prenez les 10 ou 15 dernieres années) ??? Avec un endettement de 200% du PIB (soit le DOUBLE des US !) et leurs problemes de vieillissement de la population, etc, etc …

    Comment le YEN peut-il grimper comme ca et personne ne s’inquiete de leur capacité de remboursement alors que ce sont eux les plus endettés, et depuis TRES longtemps ? Comparez l’endettement du Japon avec la Grece qui fait parti d’un groupement important, prenez du recul, mettez de coté ce qu’on vous raconte tous les jours, reflechissez, ca ne colle pas ! 😉

    Ou alors quelque chose m’échappe … Je suis intéressé par toute information utile …

    Et quand à la dégradation de la note des US par les agences de notation, je n’y crois pas un seul instant. On parle d’agences AMERICAINES. On parle de gens qui se levent pour chanter leur hymne national la main sur le coeur dans les stades. C’est juste du folklore pour masquer un peu qu’ils tapent comme des fous sur l’Europe. Meme quand il a des solutions apportées, ils dégradent la note de la Grece de 2 crans, et ils clament haut et fort: “Vas-y, trouve une solution, pour nous c’est quand meme un défaut ;)”

    Je n’ai pas dit que la situation de la Grece est rose pour autant, mais les US ne voient pas d’un bon oeuil la concurrence de l’EUROPE avec son marché plus important que le sien, sa monnaie unique, etc… Et il essayent de ne pas trop le montrer, mais dès qu’il s’agit de discretement leur appuyer sur la tete, ils le font…


    • MBO CH Le 28 juillet 2011 à 21h42
      Afficher/Masquer

      Vous oubliez que la dette japonaise est détenue presque intégralement par … les institutions japonaises !

      Cela fait déjà belle lurette que les bons du trésor japonais n’intéressent plus personne !

      En revanche le Japon est historiquement l’un des principaux souscripteurs de la dette américaine. Problème pour les US : ils n’en ont plus les moyen (ndlr ils ont d’autres priorités) !

      La Grande Bretagne ne suit plus car elle n’en a plus les moyens elle aussi.

      La Chine ? Haaa la Chine !! 😉 Cela fait déjà quelques mois qu’ils ont arrété de souscrire. Tout au plus se contentent-ils de maintenir ce qu’ils ont déjà.

      Qui reste-t-il en réalité hormis la FED ? Croyez vous que ce à quoi l’on assiste va confirmer ou dégrader la confiance que les uns et les autres pourraient avoir vis à vis du dollar ?

      Tout le monde sait que “ça va péter”. Reste à savoir quand !


      • Welcome to the real world ;) Le 28 juillet 2011 à 21h58
        Afficher/Masquer

        Merci MBO pour cette précision sur la détention de la dette Japonaise. Je reste quand meme perplexe quant à la vigueur du YEN.

        “Tout le monde sait que “ça va péter”. Reste à savoir quand !”

        OK, mais ca, ca fait un bail qu’on le sait, non ? Est-ce que ca n’a pas même “toujours” été su ? Comment peut-on etre sans cesse en déficit, emprunter toujours plus sans rembourser le capital de la dette précédente, et devoir même emprunter pour payer les intérets ? Un gamin de 5 ans vous dira qu’il y a un problème quelque part…

        Quand je me retourne, aussi loin que je suis capable de m’en souvenir, cad une trentaine d’années, on entend la même chanson: Trop de déficit, trop de dette, charge de la dette, etc …

        Bref, ca devient comme la série du vendredi soir, je commence a devenir impatient de voir les épisodes suivants 😉


        • MBO CH Le 28 juillet 2011 à 22h18
          Afficher/Masquer

          Vous avez mal lu l’article (accessoirement les chiffres sont largement connus et l’on peut les retrouver par ailleurs).

          Il a fallu 50 ans pour que la France accumule une dette de 1200 Md€ et seulement 4 années pour qu’elle accumule 400 Md€ supplémentaires.

          La situation des US est encore bien pire !

          Cela ne vous fait-il pas réfléchir ? Vraiment … ?


          • Welcome to the real world ;) Le 28 juillet 2011 à 22h38
            Afficher/Masquer

            D’accord.

            Ca me fait surtout sentir que les anticipations sur l’avenir ne sont pas bonnes du tout. Si on considérait que cette fameuse “crise” dont on nous a annoncé la “sortie” je-ne-sais combien de fois ces dernières années est sur le point de se finir et que ca va aller beaucoup mieux très bientôt, on ne serait pas aussi inquiets.

            Le problème n’est pas tant la situation actuelle que la sensation qu’on a sur ce que va être demain. Un peu comme si vous souffrez atrocement, mais vous avez la conviction que ca sera résolu dans 3 jours, c’est tout à fait supportable. Par contre, une souffrance moindre, mais dont vous savez que ca ne se résoudra pas, ou pire, que ca va empirer, c’est insupportable.

            On en est arrivé au point ou tout le monde devient convaincu que ca ne va PAS aller mieux économiquement dans les prochaines années …


  21. Eddie Constantine Le 28 juillet 2011 à 21h10
    Afficher/Masquer

    Bonjour Olivier,
    bonjour à tous.

    Voyons si je dis une bêtise:
    – sortie de l’euro (rien ne dit que débarrassé des PIIGS, le franc dévaluera,
    – mais de toutes façons on dévalue (25 %)
    – remise en route de la BdF qui rachète la dette, soit 1650 milliards x 0,66 (part détenue par l’étranger) x 0,25 = 272,25 milliards dus à la dévaluation
    – économie des intérêts disons 55 M / an, sachant que ce montant continuerait à grimper si rien n’était fait.
    – il faut 272,25/55 = 5 ans pour amortir le surcoût.

    En conséquence nous somme sortis de la mafia des financiers internationaux et n’avons plus que faire des agences de notation. La France est indépendante financièrement.

    Est-ce que je dis une énormité ?


    • Welcome to the real world ;) Le 28 juillet 2011 à 22h48
      Afficher/Masquer

      “remise en route de la BdF qui rachète la dette”

      Ca fait 30 ans que ca aurait pu être fait, ca ne l’a pas été…


  22. Welcome to the real world ;) Le 28 juillet 2011 à 21h29
    Afficher/Masquer

    Bon … Bien, bien 😉 Je vais regarder les vrais chiffres sur une source plus fiable alors, VOTRE site, lol

    Je suis très intéressé par votre avis sur l’évolution du YEN si vous voulez bien …


  23. Welcome to the real world ;) Le 28 juillet 2011 à 21h40
    Afficher/Masquer

    Je constate d’après votre graphique “Dette fédérale Americaine exprimée en années de recettes fédérales nettes” que la situation actuelle serait “moins pire” (d’après ce graph) que celle de 1920 ou 1950 (et biensur de la période de la seconde guerre mondiale). Et en plus, on peut considérer que les recettes augmenterons sans doute à l’avenir vu la situation de ces dernières années (biensur on peut aussi considérer que ca sera encore pire). Est-ce donc autant la fin du monde qu’on aime à se le répeter en boucle en ce moment ?

    Je n’ai pas dit non plus que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, ni que le système actuel était absolument génial 😉

    Et encore une fois, quand je compare les problèmes actuels EU et US à ceux du Japon qui sont loin d’etre nouveaux, j’ai du mal à comprendre…


  24. Dubreuil Le 29 juillet 2011 à 06h41
    Afficher/Masquer

    la différence c’est que la dette privée américaine est 4 fois ce qu’elle était en 1950 … Quand au japon, il a transféré en 20 ans son surendettement privé vers un surendettement public.


  25. hema Le 29 juillet 2011 à 08h08
    Afficher/Masquer

    @Olivier
    Il me semble que tu commences à savoir faire du “Marketing”
    Un titre court, en résonance avec l’état d’esprit du temps: “Peur…” et paf… 57 commentaires + 1.
    Sois vigilant, déjà que tu maîtrises bien les statistiques, si tu maîtrises en plus le Marketing, tu pourra(i)s devenir un as de la manipulation.
    Pour l’instant tu as toute ma confiance sur tes intentions.
    Cordialement,


    • Paladin Le 29 juillet 2011 à 08h58
      Afficher/Masquer

      @hema
      Tant que Chomsky sera son maître-à-penser, nous sommes en de bonnes mains ;–)


  26. Dimetrodon Le 29 juillet 2011 à 11h53
    Afficher/Masquer

    Il semble que Ron Paul veuille directement le défaut pour les USA :
    http://www.ronpaul.com/
    Si tel est le cas, personne ne l’avait prévu, moi j’avais toujours pensé que c’était un simulacre de combat, un cirque pour finalement arriver à trouver un compromis, juste assez pour assurer la promotion d’un tel à l’election 2012. Mais la tournure que prennent les évenements, je pense que personne ne les avaient prévu.

    Ron Paul est un nationaliste -un De Gaulle local- pur et dur, férocement hostile au cartel bancaire, il est soutenu par une bonne partie de l’electorat et surtout -chose invraissemblable- par une partie non négligeable des républicains, et démocrates.

    Si Ron Paul venait à gagner cette manche, ils n’hésiteront pas à la liquider, comme ils ont fait pour Kennedy, Lincoln, etc…, Si par malheur il gagne les elections 2012, je suis presque sûr que l’Establishement serait capable de demanteler les USA, comme ce qui s’est passé pour l’URSS il y a de cela 20 ans.
    Réponse Mardi 🙂

    Bien à vous.


  27. TLG Le 29 juillet 2011 à 13h34
    Afficher/Masquer

    Bonjour,

    Finalement, les dettes sont sous contrôle. La preuve :

    http://www.usdebtclock.org/index.html

    Donc inutile d’avoir peur…

    Bien cordialement,


  28. A-J Holbecq Le 29 juillet 2011 à 15h39
    Afficher/Masquer

    Bonjour Olivier
    Je n’ai pas trouvé sur le site de l’AFT cette présentation qui indiquerait que l’Etat a du rembourser 502 et emprunté 609
    Pour 2011 les prévisions sont de 187 d’emprunt dont 94,8 de renouvellement …
    http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/cadre_budgetaire_25/budget_etat_39/programme_financement_etat_40/index.html


  29. A-J Holbecq Le 29 juillet 2011 à 15h49
    Afficher/Masquer
  30. de Hody Le 30 juillet 2011 à 07h52
    Afficher/Masquer

    Bonjour, est ce que quelqu’un connait un gestionnaire de portefeuille conscient de tout ça et qui saurait passer à travers les risques de la conjoncture actuelle?

    Merci d’avance


  31. Achille Tendon Le 30 juillet 2011 à 08h42
    Afficher/Masquer

    Vous achetez des options à la baisse (put) sur l’indice du Standard & Poor’s 500 (SPX) ou la version réduite mais tout aussi volatile (SPY) avec une échéance décembre 2011 et vous partez jouer au golf !!!


  32. Welcome to the real world ;) Le 30 juillet 2011 à 15h20
    Afficher/Masquer

    Ouh là, attention ! Le plus gros risque selon moi est une chute du dollar et de l’euro. Donc shorter des produits libellés dans ces monnaies, c’est du suicide.

    Les actions, indices, etc, meme s’ils baissent fortement, baisseront sans doute moins que la monnaie, donc ils augmenteront en fait. Si vous voulez les shorter, il faut en meme temps se protéger de la chute de la monnaie dans lesquels ils sont cotés.

    Mon opinion est que le scénario le plus probable est une remise en route brutale de la planche à billets = dévaluation de la monnaie, donc inflation.

    Le mieux à faire est de ne PAS garder de cash justement, parce que ce dernier va perdre une grosse part de sa valeur. Il faut tout investir, meme dans des actions. Sinon les metaux précieux sont un bon endroit, mais deja très cher selon moi.

    Si on croit à ce scénario, ce qui est intelligent à faire personnellement, c’est s’endetter au max. Acheter une nouvelle maison à crédit, une nouvelle voiture, etc … Tout ce qui peut s’acheter avec un apport le plus faible possible ou le preteur peut se couvrir en prenant une garantie sur le bien en cas de non remboursement.

    Avec l’inflation, le nombre d’euros que vous aurez à rembourser sera toujours le meme, mais ca sera beaucoup moins d’argent. Vous pourrez par exemple revendre le bien en question, rembourser le pret, et gagner un paquet au passage. L’idéal est de de se faire financer de l’immobilier en dollars: Forte risque de chute du dollar avec un taux d’intéret béton actuellement.

    Si on a pas mal d’argent, diversifier en s’endettant par exemple sur de l’immobilier en gardant en métaux précieux de quoi rembourser ces prets.

    Si on pas d’argent et qu’on arrive a trouver des preteurs qui financent avec très peu d’apport, on ne risque pas grand chose 😉 Et on plus vous stimulez “l’économie”…

    Tout ceci n’est EN AUCUN CAS un conseil. Il y toujours des risques: Celui de na pas trouver d’acheteur pour revendre le bien immobilier, une chute du marché de l’immobilier (risque élevé), etc … Que les monnaies augmentent parce qu’il “résolvent” le probleme d’une facon ou d’une autre, etc …


    • Achille Tendon Le 30 juillet 2011 à 17h53
      Afficher/Masquer

      Vous dîtes:

      “Les actions, indices, etc, meme s’ils baissent fortement, baisseront sans doute moins que la monnaie, donc ils augmenteront en fait ”

      Quand un indice baisse en même temps que la monnaie, vous perdez de l’argent, point barre !!!


      • Welcome to the real world ;) Le 30 juillet 2011 à 18h11
        Afficher/Masquer

        “Quand un indice baisse en même temps que la monnaie, vous perdez de l’argent, point barre !!!”

        Oui et non, tout dépend comment vous voyez la chose. Que vous perdiez de l’argent EN VALEUR, biensur. Après ca dépend de combien baissent les actions. Comme je le disais avant, je pense que ca sera surtout la monnaie qui prendra une claque, beaucoup moins les actions (ca n’est que mon avis)

        Mais admettons un instant que vous soyez investi sur des actions, ou les indices, et que la monnaie ET les actions/indices baissent. Vous ne perdez QUE sur les actions, vous etes protégés de la baisse de valeur de la monnaie (de l’inflation) parce que les actions MONTENT de cette meme valeur.

        N’oubliez pas qu’en détenant des actions, vous possedez quelque chose: Une part de l’entreprise derrière. Alors qu’avec de la monnaie, vous ne possedez … rien, sinon une promesse.

        Si un tas de monnaie nouvelle était émise pour rembourser des dettes, ce qui sera fait d’un seul coup en surprenant tout le monde si ca devait arriver, de la meme facon que votre baguette de pain doublera ou triplera de prix, le prix de vos actions après baisse éventuelle doublera ou triplera aussi.

        Après tout dépend de l’apréciation de la perte potentielle que chacun estime sur les actions et sur l’EURO ou le DOLLAR.

        Mais ce qui est sur, c’est que si la monnaie baisse PLUS que les actions, en nombre d’EUROS ou de DOLLARS, les actions vaudront plus, meme si c’est une “valeur” inférieure en tenant compte de la nouvelle valeur de la monnaie. Quelqu’un LONG gagnera des EUROS ou des DOLLARS, meme si il aura perdu en valeur, quelqu’un de SHORT devra payer des EUROS ou des DOLLARS (qui lui couteront certes moins cher en valeur)

        En espérant que c’est à peu près clair 😉


        • Achille Tendon Le 30 juillet 2011 à 20h02
          Afficher/Masquer

          Reprenez le 19 octobre 1987 et son “petit” crash de 22,9% (disparition de 500 milliards de valeur boursière en une journée!!!)
          le dollar prenait aussi la pente savonnée, parce que, à peu près dans le même temps, les taux d’intérêts baissaient pour permettre aux marchés de retrouver de l’oxygène et éviter d’être à court de liquidités!

          Et votre raisonnement sur un mouvement inverse d’un marché par rapport à un autre (bourse contre changes) ne tient pas.

          Et le fait d’être “long” ou short” n’empêche nullement de perdre de l’argent et je vous invite à revoir les mécanismes boursiers pour vous éviter de prendre des mauvaises décisions.


          • Welcome to the real world ;) Le 30 juillet 2011 à 22h08
            Afficher/Masquer

            “Et le fait d’être “long” ou short” n’empêche nullement de perdre de l’argent et je vous invite à revoir les mécanismes boursiers pour vous éviter de prendre des mauvaises décisions.”

            LOL, bonsoir JP !

            On ne parle pas d’une baisse de taux d’intéret sur coup là (qui en plus avaient été beaucoup augmentés juste avant pour enrayer la chute du dollar suite aux accords du Louvre, baisse elle-meme provoquée par les accords du Plaza. Bref, c’était pas moins le bordel qu’aujourd’hui ;))

            S’il y a défaut, ou création massive de dollars pour payer, la chute va être autrement plus violente qu’avec une baisse de taux…

            Je ne cherche à convaincre personne. Si vous voulez actuellement shorter du CAC ou un indice US sans vous proteger sur la monnaie de cotation, vous y allez, n’écoutez que vous. Vous repenserez à un moment ou à un autre à cette conversation, soit pour vous dire que vous aviez effectivement bien raison, ou pas… On verra bien.


  33. hema Le 31 juillet 2011 à 05h31
    Afficher/Masquer

    85+1.
    Je vois que sur les sujets importants la mobilisation est forte.
    Allez je vais écouter le discours de SANKARA pour me changer.


  34. A-J Holbecq Le 31 juillet 2011 à 15h11
    Afficher/Masquer
  35. MBO CH Le 01 août 2011 à 10h21
    Afficher/Masquer

    Après UBS et le Crédit Suisse (5000 postes) HSBC s’apprète à supprimer 30’000 postes malgré des bénéfices en hausse (11,5 Md$).

    Les grosses banques tenteraient-elles d’anticiper une nouvelle crise ?

    http://fr.news.yahoo.com/profits-en-hausse-chez-hsbc-30-000-suppressions-093239103.html


  36. Achille Tendon Le 01 août 2011 à 10h25
    Afficher/Masquer

    Nous sommes entrés dans le “monde occidental”, depuis quelque temps déjà, dans une phase de décroissance où le plus important sera non pas de gagner de l’argent, mais d’éviter d’en perdre !


  37. Revue de presse 1 Aout 2011 - unconnected.fr Le 01 août 2011 à 22h04
    Afficher/Masquer

    […] Peur… – “Peur, car oui, j’ai peur, ce matin. Le système financier, assis sur des pyramides de dettes prenant appui les unes sur les autres est en train de sombrer, sa base constituée des dettes publiques prenant l’eau de toute part.” […]


  38. Bruccio30 Le 03 août 2011 à 09h42
    Afficher/Masquer

    La prochaine révolution viendra des humbles, des sans ressources, ne sera pas celle des barricades, des heurts, de la guerre, mais celle du refus d’accepter, celle qui affichera à la face du monde, que pour que 50 riches soient grassement pourvus il faut que les 2 500 000 pauvres qui leur correspondent, puissent les nourrir par leur propre consommation. Une révolution à la Gandi, en somme (seatings, refus de consommer à outrance, ne plus écouter “la parole des madias”, etc.., vivre une autre vie en tournant le dos à la vie d’aujourd’hui… )et ce gentil blocage mis en place fera que la fourmilière des riches s’excitera comme si on lui avait mis un coup de pied , pour ne plus reconnaitre leur propre table de travail sur laquelle nous évoluons, pauvres insectes perdus et démunis..! Mr TOTAL, Mr INDUSTRIE en tous genres, Mr Le Politique-Politicien..etc.. disparaissez !)
    Alors, peut être que les “Grands hommes” retrouveront ainsi leur place… les philosophes et non les politiciens de l’ENA, les penseurs et non les avides de pouvoir, les humbles qui ont à mettre en avant leur volonté de réussite pour le pays plutôt que les riches qui écrasent tout pour leur bourses, venez nous remettre l’esprit dans le droit chemin !!

    Et si la dette devenait une force pour ceux qui ne vivent pas avec ? Si notre décroissance n’était ni plus ni moins qu’un juste retour à la normale ? … et si nous prenions conscience que notre action future devrait être tournée vers nos enfants et non pas vers notre conservation de l’acquis…. ce qui agrandit notre dette à coups sûr ! .. et nous empêchent de vivre normalement ?..

    Nous avons atteint le monde des Arpagon !


  39. dalle feste Le 03 août 2011 à 16h44
    Afficher/Masquer

    Bien sûr, il n’est pas inutile de s’inquiéter des conséquences de la crise mais pour ma part, la dette n’est que le reflet d’un système vieux de 150 ans environ, qui vous propose l’air de rien, “une croissance infinie dans produit fini”. Essayons de raisonner sur cette analyse et faisons le rapprochement avec l’endettement des États.
    Comment soutenir un système – connu sous le nom de capitaliste – qui par essence n’est pas extensible à l’ensemble de la planète (il faudrait ajouter 3 planètes si nous proposions à l’ensemble de la population mondiale le niveau de consommation de la France) Alors qu’aujourd’hui l’État est venu au secours des marchés financiers, en reprenant à son compte la dette du secteur privée. Et qu’il doit payer encore les conséquences sociales et économiques de son intervention. Et si nous nous attardons un peu sur l’activité économique de nombreux secteurs de production, nous devons reconnaître que l’État injecte énormément d’argent public pour soutenir une croissance qui n’est pas viable. Ce qui profite avant tout aux détenteurs de la dette publique et dans une moindre mesure aux entreprises. rappelons que les 3/4 des bénéfices des entreprises du CAC 40 vont dans la poches des actionnaires (c’est-à-dire qu’il reste un tiers pour les entreprises et pour les salariés). Actionnaires qui n’ont pas pour priorité de favoriser l’emploi mais d’obtenir un taux de rentabilité au minimum de 15 %. Nous assistons à des licenciements boursiers pour plaire aux actionnaires, à des gains de productivité qui favorise la robotisation au détriment du travail vivant et en dernier ressort aux délocalisations (qui ne représente qu’1 emploi perdu sur 300). je ne vous parle même pas des 400 milliards (soit 20 points de PIB) depuis l’année 2000 qui ne sont jamais rentrés dans les caisses de l’État. Cette somme représente la baisse des prélèvements obligatoires qu’un rapport d’un député UMP, Gilles Carrez, a eu la générosité de mettre en lumière. je n’insiste pas non plus sur la concentration du patrimoine en France (10 % des français détiennent 63 % du patrimoine des ménages français – nous sommes revenus 1 siècle en arrière).
    Bon, pour résumer, nous pouvons montrer du doigt la déformation du partage des richesses (2 % détiennent 50 % des richesses de la planète et la moitié de la population mondiale concentre seulement 1 % de cette richesse – rapport de l’ONU). Vous comprendrez que si le système s’écroule, seule les plus pauvres ont du souci à se faire! Pour les autres, il ne s’agit que de réparer une crise de surproduction puisque l’économie ne trouve plus de débouchée, c’est-à-dire d’acheteur (avec l’espoir que la croissance est encore possible). Et je crois vous avoir montrer un peu pourquoi? Si les gens ne travaille pas, dans ce système, il ne peut pas y avoir d’acheteur et de rentrée fiscale et de cotisation sociale pour l’État. Et comme la marchandise est au centre du fonctionnement de ce système mais ne l’est plus puisque les actifs en circulation représente déjà 15 fois le PIB mondial (c’est-à-dire le niveau de 2008 d’avant la crise). le Capital qui circule ne représente plus grand chose, je crois! Je vous propose par conséquent de changer d’air (ère, aussi!)pour avoir un avenir.


  40. MBO CH Le 06 août 2011 à 06h24
    Afficher/Masquer

    S&P vient de changer la note des USA de AAA à AA+ …

    Ca va swinguer sur les marchés.


Charte de modérations des commentaires