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24.août.201624.8.2016 // Les Crises

Productrice de lait, je perds 300 euros/jour : Lactalis tient notre avenir entre ses mains, par Marie-Andrée Luherne

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Source : Le Nouvel Obs, Marie-Andrée Lutherne, 22-08-2016

LE PLUS. À partir de ce lundi 22 août, des syndicats d’agriculteurs appellent à occuper le siège du groupe Lactalis, à Laval. Ces derniers dénoncent la baisse des prix pratiquée par le leader du secteur, qui met en péril l’avenir des producteurs de lait français. Marie-Andrée Luherne, exploitante de 52 ans et secrétaire de la FDSEA dans le Morbihan, participe au mouvement. Elle témoigne.

Édité et parrainé par Rozenn Le Carboulec

Fille d’agriculteur, je produits du lait depuis 1983 prêt de Vannes, dans le Morbihan, et je participerai au blocage de Lactalis ce mardi toute la journée. Je ne pensais pas, en choisissant ce métier de passion il y a 30 ans, en arriver là où j’en suis aujourd’hui. Notre précarité – comme celle de milliers d’exploitants français – devient telle que ça ne peut plus durer.

Chaque jour, nous perdons 300 euros

Je travaille depuis plusieurs années en Groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec), avec mon mari et deux de nos enfants. Exclusivement producteurs de lait, nous nous occupons d’une centaine de vaches et de 200 hectares de terrain pour l’alimentation des animaux. Et chaque jour, nous perdons de l’argent.

Nous livrons notre lait à Sodiaal, et non à Lactalis, mais nous subissons les mêmes effets de l’effondrement du marché. Nous sommes payés 27 centimes par litre de lait alors que son coût de production nous revient à 36 centimes. Résultat, nous savons qu’il nous manquera 300 euros en fin de journée pour rentrer dans nos frais. Je ne parle pas de bénéfices, mais simplement de notre chiffre d’affaires, pour nous permettre de payer les factures. Au total, ce sont 9.000 euros que nous perdons chaque mois.

Pour survivre, nous dépensons le moins possible, nous appelons moins le vétérinaire, nous étalons les prêts au maximum et décalons les factures, en espérant voir le bout du tunnel. C’est une gestion au jour le jour qui n’est pas tenable. C’est le monde à l’envers : nous payons pour travailler.

0,25 euros le litre de lait, un tarif suicidaire

Les prix ont commencé à baisser il y a un an et demi. L’hiver dernier, nous étions rémunérés 32 centimes par litre, ce qui restait insuffisant pour en vivre, mais tout de même un peu plus confortable. Depuis, les prix se sont écroulés.

Lactalis, lui, propose désormais 0,25 euros par litre de lait, c’est un véritable coup de massue pour toute la filière. Personne ne peut produire à ce tarif-là, c’est tout bonnement impossible.

Or Lactalis étant le leader sur le marché, nous craignons que les autres laiteries n’adoptent bientôt la même politique. Ce ne sera peut-être pas demain ni dans un mois, mais cette issue est une fatalité que nous ne pouvons envisager. C’est pourquoi le blocage du siège de l’industriel est non seulement symbolique, mais représente surtout un enjeu vital pour nous, producteurs.

Aujourd’hui, les entreprises nous donnent ce qu’elles veulent sans aucune négociation et sans prendre en compte notre prix de revient. Tout le monde n’est pas récompensé de la même manière pour la valeur de son travail.

Je travaille 60 heures par semaine

Nous avons l’impression que l’on nous mène la vie dure dans l’espoir que des agriculteurs mettent la clé sous la porte. C’est dur à vivre, dans la mesure où, dans notre situation, c’est toute la famille qui subit ces pressions et difficultés. Si l’exploitation tombe, nous perdons notre maison, notre terrain… C’est toute notre vie qui s’écroule.

Avec mon mari et nos enfants, nous nous soutenons mutuellement dans les tâches, et je travaille pourtant 60 heures par semaine. Je vous laisse imaginer la situation d’un agriculteur seul sur son exploitation…

Dans mon entourage, il y a beaucoup d’accidents et d’arrêts maladie, car les gens ont trop tiré sur la corde. Ils ne prennent pas de vacances ni de remplaçants, et doivent se séparer de leurs salariés quand ils ont la chance d’en avoir, faute de pouvoir les payer. Ici, il y a beaucoup de misère et de personnes en détresse. Quand on joue avec la vie des gens, ça lâche au bout d’un certain temps. C’est ça qui est révoltant.

L’État doit nous venir en aide

Mes enfants m’ont confié que, s’ils ne réussissaient pas à vivre de la production de lait, ils feront leur carrière ailleurs. Les entreprises ne regardent pas la réalité en face : un jour, elles n’auront plus de lait français, pourtant reconnu pour sa grande qualité car répondant à de nombreuses normes très strictes. Elles nous laissent mourir et s’en apercevront trop tard.

La concurrence avec nos voisins européens devient de plus en plus rude, dans la mesure où les règles sont différentes d’un pays à l’autre. Il est temps de les harmoniser.

Nous demandons à l’État de nous venir en aide pour mettre en place une revalorisation rapide des prix, qui tienne compte de nos coûts de production, et aux banques de jouer le jeu pour nous soutenir. Nous ne souhaitons pas faire fortune, sinon nous aurions fait un autre métier.

Les consommateurs peuvent nous aider

Mais à travers notre mobilisation, c’est également les acheteurs attachés aux petites exploitations familiales que nous voulons sensibiliser. Afin de permettre une consommation responsable, nous défendons la valorisation d’un étiquetage français, auquel Lactalis est opposé (ont-ils quelque chose à cacher ?).

Notre vocation est de nourrir la population avec du lait de qualité, et nous y sommes attachés. Mais encore faudrait-il pour cela que l’on soit en mesure de nourrir notre propre famille.

Source : Le Nouvel Obs, Marie-Andrée Lutherne, 22-08-2016


Émouvante histoire, hélas commune.

Moi, il y a une chose que je ne comprends pas, depuis 20 ans (si des pros peuvent m’aider…) : mais pourquoi diable (à part à cause des intégristes de Bruxelles) ne pourrait-on pas imposer un prix minimum d’achat pour les agriculteurs (je ne parle pas que du lait, qui, je rappelle, n’est pas votre ami pour la vie, mais des principaux produits agricoles et d’élevage…), afin de s’assurer qu’ils puissent survivre ?

32 centimes de coût de revient pour le producteur, qui est pressuré par un client en monopsone pour vendre à 25 centimes, pour un produit vendu au final 86 centimes ! Le passage de 25 à 86 n’est pas forcément choquant, mais pourquoi diable ne pas partir de disons 35 centimes, quitte à arriver à 95 centimes – on n’en mourra pas, et cela relancera d’ailleurs la consommation des agriculteurs…

lait

Enfin bon, certains ont d’autres priorités :

valls-is

Mais bon, c’est vrai qu’il peut se le permettre après tout :
budget-2016

(pour ceux qui pensent qu’il n’y a que “3 %” de déficit…)

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Spectre // 24.08.2016 à 01h59

Je suis toujours partagé entre la sympathie et la pitié pour les mobilisations d’agriculteurs. Tant qu’ils auront la mafia FNSEA comme interlocuteur institutionnel principal, les petits se feront tondre et crèveront à petit feu pour hâter la concentration du capital. Il suffit de se pencher sur la boîte du parrain — une caricature d’oligarque — pour comprendre le modèle promu… : https://reporterre.net/La-grande-enquete-sur-le-maitre-cache-de-l-agriculture-francaise

Pour la baisse de l’impôt sur les PME, que dire sinon que l’on suit l’avis du Gosplan : des mesures concrètes doivent être prises pour atteindre l’objectif annoncé d’une réduction à 28 % du taux nominal de l’impôt sur les sociétés d’ici à 2020. http://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-9200-2016-INIT/fr/pdf (considérant 18)

Bizarrement, le Gosplan ne précisait pas ce qu’il fallait faire pour qu’Airbnb ou Uber payent des impôts en France. C’est ballot, hein ?

123 réactions et commentaires

  • Spectre // 24.08.2016 à 01h59

    Je suis toujours partagé entre la sympathie et la pitié pour les mobilisations d’agriculteurs. Tant qu’ils auront la mafia FNSEA comme interlocuteur institutionnel principal, les petits se feront tondre et crèveront à petit feu pour hâter la concentration du capital. Il suffit de se pencher sur la boîte du parrain — une caricature d’oligarque — pour comprendre le modèle promu… : https://reporterre.net/La-grande-enquete-sur-le-maitre-cache-de-l-agriculture-francaise

    Pour la baisse de l’impôt sur les PME, que dire sinon que l’on suit l’avis du Gosplan : des mesures concrètes doivent être prises pour atteindre l’objectif annoncé d’une réduction à 28 % du taux nominal de l’impôt sur les sociétés d’ici à 2020. http://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-9200-2016-INIT/fr/pdf (considérant 18)

    Bizarrement, le Gosplan ne précisait pas ce qu’il fallait faire pour qu’Airbnb ou Uber payent des impôts en France. C’est ballot, hein ?

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  • Ailleret // 24.08.2016 à 02h13

    Si les producteurs sont étranglés par l’agroalimentaire et la grande distribution, QUI nourrira la population ? A part quelques chasseurs-pêcheurs-cueilleurs émérites, nous vivons TOUS de l’agriculture et de l’élevage.

    La concentration capitaliste aboutit à des monstres comme Lactalis (ex-Besnier) qui finissent par détruire la production. C’est un crime économique.

    Ah oui, c’est vrai, c’est moins émoustillant que les débats sur la laïcité confrontée au burkini.
    Et d’ailleurs, les éleveurs, on s’en fout : ils râlent contre la prolifération du loup si gentil.

    http://www.eleveursetmontagnes.org/le-loup-la-predation/attaques-de-loups

    Homo homini lupus : l’homme (capitaliste) est un loup pour l’homme.

      +23

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    • FracoisG // 24.08.2016 à 08h53

      L’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt.

      Ici la société c’est l’UE.

        +9

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      • cédric // 24.08.2016 à 10h01

        N’oubliez pas que les décisions prises à Bruxelles sont acceptés par nos gouvernants nationaux. Si on en est là c’est surtout du fait de nos dirigeants nationaux.

          +20

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        • Deres // 24.08.2016 à 10h21

          C’est bizarre mais l’Allemagne et les Pays bas sont aussi dans l’UE, mais cela se passe très bien pour eux. Le problème doit donc se trouver chez nous … L’UE est un épouvantail facile pour nos politiques qui peuvent aisément rejeter la faute sur les autres.

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          • Bellérophon // 24.08.2016 à 10h56

            @Deres
            Pour ce qui concerne la comparaison avec l’Allemagne, « l’Agenda 2010 » de Gerhard Schröder s’est imposé sans grande résistance du fait du déficit démographique, les réformes touchaient principalement des travailleurs frontaliers, d’autre part, le calcul du taux de chômage se rapproche plus de la méthode des USA qui est très éloigné de notre système de calcul ! (On s’en approche tout doucement avec les statistiques de l’INSEE …)

            Avec pour l’Allemagne une précarisation à la limite du génocide [ http://minu.me/dvlb ] !
            Les pauvres en Allemagne meurent de plus en plus jeunes [ http://minu.me/dvlc ]

            “[… En utilisant deux méthodes différentes, on peut évaluer le taux de chômage en France entre 16 et 20% de la population en âge de travailler. L’Allemagne serait à 15%. …]” http://minu.me/dvl7
            Pyramides des âges Allemagne [ http://minu.me/dvlb ]
            Pyramides des âges France [ http://minu.me/dvlb ]

            Je ne retrouve pas le lien qui traitait du faux miracle Schröder, après recherche celui là [ http://minu.me/dvlb ] bien que moins exhaustif semble abonder pour une part dans le même sens.

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          • Zylo // 24.08.2016 à 12h10

            J’avais lu un article (je n’ai malheureusement pas gardé le lien) qui disait que les producteurs de lait allemand ne rigolaient pas tant que ça….
            Ensuite en effet, sans smic et avec pléthore de travailleurs détachés de pays de l’est, on peut produire à pas cher en allemagne. Mais est-ce le modèle que l’on veut suivre ?

              +18

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          • DouDou // 24.08.2016 à 22h26
  • bm607 // 24.08.2016 à 02h58

    Pour en avoir discuté plusieurs fois avec mon voisin agriculteur (50 vaches, production laitière uniquement, vente à Lactalis – nous somme près de Laval !) il semble qu’il y ait, depuis le contre-coup de l’embargo vers la Russie et la suppression des quotas laitiers, une surproduction, également parce que le marché vers la Chine, qui achète pas mal de lait en poudre, est devenu très concurrentiel (il serait bien de savoir si les autres pays ont les mêmes contraintes et donc les mêmes coûts de production, ce qui me parait peu probable).
    De plus il n’y a pas une grande flexibilité du côté producteurs laitiers, les vaches produisent ce qu’elles produisent, et en avoir moins ne règle pas forcément le problème (exploitations dimensionnées pour une nombre donné… et puis laisser des terres en friche ce n’est pas très intelligent).

    Donc les entreprises type Lactalis alignent les prix sur l’international où elles veulent se développer, et en face les petits producteurs assez individualistes ne peuvent rien faire.
    Même de grosses exploitations ont des problèmes autour de chez moi.

    Il est également aberrant de voir que le prix pour le consommateur à augmenté depuis 2014 alors que l’achat à l’agriculteur a fortement chuté (42 c/l à 26 c/l, info JT de 20h, c’est dire !) !!

    Le système est pourri, on voudrait tuer les agriculteurs on ne ferait pas mieux. Ensuite on achètera du lait à l’étranger ? Avec quel argent si on continue à tuer l’économie du pays, ici en mettant au chômage les agriculteurs ?

      +49

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    • FL // 24.08.2016 à 09h07

      “…pressuré par un client en monopsone pour vendre à 25 centimes, pour un produit vendu au final 86 centimes !”…
      Le lait qui nous est vendu 86 centimes n’est pas le lait acheté 25 centimes, loin s’en faut.
      Car du lait acheté 25 centimes les laiteries retirent beaucoup, beaucoup de ce qui le constitue, matières grasses, caséine, etc (des tas d’autres choses) pour (oh ! excusez, c’est une erreur de manip) le remplacer par de l’eau!

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Lactalis

        +22

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      • calal // 24.08.2016 à 09h47

        auriez vous des liens pour illustrer ce fait? j’avais vu une rumeur sur internet pretendant que voir une usine de transformation du lait provoquait le degout: comme quoi les industriels retireraientt quasi tout du lait pour le remplacer par des graisses moins cheres et le blanchir.

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        • patrick // 24.08.2016 à 22h42

          en fait ils retirent les matières grasses ( principe du lait écrémé ou demi-écrémé, c’est une demande des clients ). Les matières grasses retirées sont mises en poudre et réutilisées ailleurs en agro-alimentaire, dans le cas des fromageries c’est le lactosérum ( petit lait ) qu’il faut revaloriser.
          il y a maintenant un concurrent au lait , le lygomme , ça permet de faire des fromages ou des crêmes glacées sans lait , c’est pratique , c’est à la fois vegan , kasher, hallal ….

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      • JJB79 // 26.08.2016 à 14h32

        Personnellement, je rencontre en général des prix entre 90 et 99 centimes par litre…

        Jeudi 24/08, j’ai acheté (carrefou 79 niort) du lait demi-écrémé lactel (société lactalys) à 59 centimes par litre… La vente à perte est interdite, et, si le prix acheté au producteur est à 25 centimes par litres… En supposant, que le prix est le plus serré possible, alors le coût du litre de lait vendu hors production est de 34 centimes, n’est-ce pas !…

        Je ne serai pas gêné de payer 80 à 90 centimes mon litre de lait et que l’agriculteur en tire 35 à 40 centimes. Les intermédiaires auront encore de quoi vivre…

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    • ernest // 25.08.2016 à 22h06

      “mais pourquoi diable (à part à cause des intégristes de Bruxelles) ne pourrait-on pas imposer un prix minimum d’achat pour les agriculteurs ”

      Peut-être en raison de l’article 63 du TFUE, qui interdit aux états membres toute intervention sur les flux de capitaux et de marchandises ? Si notre gouvernement se mettait à imposer des droits de douane beaucoup plus importants et qu’il imposait un prix minimum d’achat aux agriculteurs adapté à la vraie valeur du produit (25 centimes, même 42, c’est dérisoire pour un produit de l’élevage). Certes on aurait davantage de mal à l’exporter. Mais la “qualité française” demeure valorisable à l’étranger.

      Reste que toutes ces belles idées sont inapplicables en pratique car illégales, du fait qu’elles sont contraires aux traités européens. Et comme ceux-ci ne sont pas modifiables (en vertu de l’article 48 du TUE, je n’apprends rien à personne), le préalable incontournable à une politique agricole indépendante et souveraine reste la sortie de l’UE par l’article 50 du TUE (avouez que vous vous y attendiez à celle là ;-))

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      • Rémi // 26.08.2016 à 18h37

        Et pourquoi les agriculteurs ne réduiraient pas leur production.
        Je serait près à leur acheter si toutes les boutiques de fermes n’étaient pas en moyenne trois fois plus cher que la grande distri.
        J’en ai trouvé une une fois qui était moins cher et elle avait réguliérement ma clientéle (Je devait faire la ceuillette moi même.)
        Alors curieux que ces agriculteurs qui s’*estimment étranglés et que l’on se fait des marges de folie sur leur dos ne soient pas capables de proposer eux même leur produits moins cher que la grande distri.
        Pour info, les belges s’en sortent avec un prix du lait à 216€ en france 350€ la tonne. D’où vient l’écart?
        Peut être d’investissement mal calibrés qui font monter les coûts fixes sans apporter de gains réel. Ou alors pour échapper aux impots en faisant monter la valeur de la ferme et qui se révélent autant de pièges mortels dans les années pourries.
        Que l’on ne compte pas sur moi pour les aider sauf si il s’agit de liquider l’agriculture Francaise.

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  • Pascalcs // 24.08.2016 à 03h02

    La question est de suivre ou non les lois du marché. Le lait français a sans doute bonne réputation mais, au final, nous les consommateurs plébiscitons le prix et non la provenance. Lactel est souvent en promotion en Chine pour 1,10€/l et des laits européens ou australiens arrivent sur les étals des hyper locaux à 1€ voir moins. Le lait est une commodité mondiale. Taille et compétitivité des exploitations font les survivants.
    On peut s’étouffer face aux fermes mille vaches totalement automatisées et robotisées mais ce sont elles qui donnent le “la” mondial sur le prix du lait. En France, ces fermes sont vilipendées, à l’étranger proche de chez nous elles prolifèrent et Lactalis n’a aucune difficulté à trouver de l’offre.
    Seul le coût du transport procure encore une petite barrière pour les producteurs en France face aux laitiers Hollandais, Allemands.
    Sortir de la commodité, c’est introduire une valeur ajoutée que bien des producteurs locaux ne savent hélas ni faire ni vendre.

      +8

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    • Ban // 24.08.2016 à 03h28

      Je peux témoigner : au magasin Australien, le lait est à 1 AU$ (0.67 EUR) le litre. Les producteurs locaux sont tout aussi tondus. Mais c’est la faute à Poutine : http://www.canberratimes.com.au/business/the-economy/dairy-crisis-explained-its-more-to-do-with-vladimir-putin-than-1-milk-20160630-gpvegb.html

        +16

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      • Ailleret // 24.08.2016 à 03h47

        Merci, Ban. Le torchon de ce Patrick Hatch est terrifiant. Gentils supermarchés, méchant Poutine.
        Deux perles au passage : « la Russie est intervenue dans le conflit qui faisait rage dans l’Est de l’Ukraine, et ensuite elle a annexé la Crimée » : le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie date de mars 2014, alors que le conflit du Donbass a débuté à la mi-avril. « Les rebelles soutenus par la Russie ont abattu le vol malaisien MH 17, tuant 298 personnes » : c’est ça, et les Polonais ont attaqué à Gleiwitz.

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    • raloul // 24.08.2016 à 07h42

      Bonjour !

      Oui il est possible de ne pas suivre les “lois du marché” (concept foireux démonté par Steve keen dans “l’imposture économique” en passant) et d’appliquer ce vieux principe devenu hérétique qu’ on nomme protectionnisme.

      Par ailleurs, je suis étonné que l’indication de provenance ne soit pas valorisée, une politique intelligente commencerait par là, avant des mesures plus drastiques.

      De toutes façons, le jour où le transport sera enfin payé au prix réel, nous serons obligés d’arrêter ces horreurs écologiques qui consistent à trimballer d’un coin à l’autre du globe des marchandises qui peuvent être produites localement.

        +33

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      • Bruno Kord // 24.08.2016 à 08h48

        “appliquer ce vieux principe devenu hérétique qu’ on nomme protectionnisme” impliquerait de sortir de l’Union Européenne. Les traités de l’UE interdisent strictement tout recours au protectionnisme.
        La crise que connaissent les producteurs de lait est d’ailleurs le résultat de cette politique de libre échange sans restriction mise à laquelle l’UE est partie prenante. La politique agricole commune qui visait à assurer une indépendance alimentaire des nations européennes n’est qu’un souvenir.
        Rien d’étonnant de voir Lactalis acheter du lait à bas prix. C’est exactement le résultat d’une politique de mondialisation dont l’Union Européenne est l’un des fers de lance.

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      • Zylo // 24.08.2016 à 12h20

        Le marquage de la provenance n’est plus une obligation en France. Entre autres grâce à l’action de l’Allemagne qui s’opposait à une évolution du label (qui aurait transformé une bonne partie de son précieux made in germany en made in ex-pays de l’est) :
        http://www.entreprises.gouv.fr/libre-circulation-marchandises/marquage-dorigine-des-produits-marquage-made-in

        -> il faut faire en sorte que nous ne puissions même plus voter avec nos pieds…. Idem avec l’arrêt du marquage obligatoire OGM aux US.

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        • raloul // 24.08.2016 à 16h49

          Bonjour !

          Je suis suisse et j’ignorais que l’indication de provenance n’était plus obligatoire. C’est pas un peu contraire à la “traçabilité”, la “transparence”, ces valeurs affichées à la mode mais qui semblent à géométrie variable dans la réalité? D’ailleurs dans la société libérale idéale, les consommateurs ne sont-ils pas censés disposer d’une information complète?

          Ici, la provenance du lait suisse est indiquée et sert évidemment d’argument de vente, y compris dans les grandes surfaces.

            +5

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  • Ailleret // 24.08.2016 à 03h14

    Avec un coût de production estimé à 36 centimes le litre, payer moins de 40 centimes le litre au producteur de lait serait indécent. Et absurde économiquement.

    Je suis prêt à payer un euro le litre de lait, ou même plus : ce n’est pas ma boisson préférée…
    Mais je m’interroge sur la part excessive prélevée par les intermédiaires. Les raisonner ? Je n’y crois guère. Du producteur au consommateur ? Cela peut marcher ici ou là. Dans les zones urbaines, cela semble impossible. Dans ma rase campagne aussi, où l’élevage a disparu il y a quarante ans…

    Quant aux fermes géantes des pays voisins, un peu de protectionnisme ne ferait pas de mal… Après tout, on produit d’abord pour nourrir son groupe, pas pour vendre aux antipodes.

      +19

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    • Julian // 24.08.2016 à 08h58

      Protectionnisme ?

      Oui, bien sûr, mais cela implique une remise en cause du dogme de la libre concurrence non faussée. C’est à dire une remise en cause des Traités.

      La crise (structurelle) du lait ne peut pas trouver de solution et ne trouvera pas de solution -saine et durable- dans le cadre juridique et politique de notre Europe marchande.

      Mais le plus étonnant, le plus stupéfiant, c’est qu’il y a -encore- un grand nombre d’agriculteurs pour croire à la lanterne magique européiste.

        +24

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    • patrick // 24.08.2016 à 22h55

      protectionnisme ? c’est toujours à double sens , c’est toujours dangereux.

      quelques chiffres
      4 litres de lait /10 sont exportés
      7.3 milliards € de produits laitiers français exportés (2014)
      3,8 milliards € d’excédent commercial (2014)

      donc protectionnisme = grosses pertes de débouchés et des prix encore plus bas sur un marché encore plus en surproduction

      à lire sur : http://www.maison-du-lait.com/fr/filiere-laitiere/un-marche-qui-croit-lexport

        +1

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      • Zylo // 25.08.2016 à 11h46

        Et se mettre en concurrence frontale dans tous les domaines avec des pays qui n’ont pas les mêmes structures de couts, ça n’est pas un peu dangereux ?
        Au demeurant, quelle est la justification de l’export à tout prix ? Cela suppose qu’il y a des pays qui ne sont pas capables de (re)produire ce que l’on exporte. Vous croyez vraiment qu’au XXI siècle, aucun pays s’il s’en donne vraiment les moyens ne peut copier ce que font les autres ?
        F. Roddier donne des explications – qui ne sont peut-être pas prouvées à 100% mais avec une approche qui fouette les neurones je trouve :
        http://www.francois-roddier.fr/?p=471

        Et je rappelle que la théorie des avantages comparatifs de Ricardo tombe lorsqu’il y a mobilité totale du capital (cf G. Giraud)….

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        • patrick // 25.08.2016 à 18h12

          dans le cas présent ça signifie surtout que si nous “protégeons” le marché du lait , il faudra fermer 40% des exploitations et qu’il n’est pas sur que les autres arrivent à augmenter leurs prix.
          le gouvernement peut toujours fixer un prix du lait , il ne peut pas m’obliger à en boire si j’estime que ce prix est trop haut.

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      • Jay SWD // 29.08.2016 à 23h13

        Concrètement,la france importe du lait de Belgique Allemagne Pays bas principalement,pour faire du bas de gamme,à savoir lait UHT et Yahourt de merde….et le lait français est utilisé pour des produits à forte valeur ajoutée qu’elle exporte,CQFD.
        Source,industrie laitière.

        Je reviendrais un de ces quatre sur le sujet,je suis producteur laitier spécialisé,raclé financièrement,MAIS ABSLMT PAS DUPE du feu nourri seulement sur Lactalis…Certes,Manu est un tueur,qui s’éclate accessoirement au pays de Juncker où il planque ses sous,MAIS LA TRANSFO LAITIERE EST UN RAMASSIS DE FOU FURIEUX ET D’ESCLAVAGISTES! ! COOPERATIVES Y COMPRIS! !

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  • noDJ // 24.08.2016 à 04h02

    En même temps le lait c’est pour les veaux.

    Il y a non seulement un problème de survie pour la paysannerie à échelle humaine (le néo-libéralisme subventionne les grandes exploitations), mais aussi de qualité des produits, et d’habitude de consommation.

    Une relative autonomie alimentaire avec de bons produits issus de la permaculture devrait être la norme pour chaque pays. On a besoin de paysans en contact avec la nature, et non d’entrepreneurs hypnotisés par les “produits phytosanitaires” (expression novlangue pour désigner des pesticides et autres tueurs), produisant des produits sains et plaisants.

    C’est du simple bon sens, mais on préfère marcher sur la tête – engraisser l’agrochimie et l’industrie pharmaceutique. Tout pour les Corporations, rien pour le bien-être des corps et des esprits.

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    • Caliban // 24.08.2016 à 04h15

      “En même temps le lait c’est pour les veaux.”
      Entièrement d’accord.

      Il y a urgence à aider les éleveurs
      • pour qu’ils survivent
      • et pour qu’ils produisent autre chose que du lait ; production qui empoisonne la population, le climat et accessoirement maltraite les animaux

      Ce sont les deux bouts de la chaîne dont l’Etat doit se saisir : production et consommation. Mais pour ce faire, il faudrait qu’il ait une toute autre ambition que de quémander des autorisations aux crânes d’oeufs de Bruxelles, grassement rémunérés par nos impôts d’ailleurs.

      Augmenter drastiquement le prix du lait sur le territoire serait un bon début.

        +17

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      • Age du faire // 24.08.2016 à 10h39

        Le problème premier, c’est AIDER les éleveurs à produire autre chose que du lait!
        Malheureusement c’est particulièrement douloureux quand les éleveurs se trouvent au pied du mur.
        Donner toute sa production à une seule laiterie…pour moi, c’était suicidaire depuis longtemps.
        Ils réclament finalement que l’état les aide à produire toujours de façon suicidaire!

        Je connais des agriculteurs qui ont abandonné l’agriculture intensive à temps..les débuts sont difficiles mais ils ont maintenant moins d’ennuis avec les grosses entreprises multinationales!

        Que les politiques donnent des permis de construire à des dirigeants de ferme des mille vaches parce que cela donnera du travail à des personnes en difficultés est vraiment un scandale….
        mais j’oubliais: les dits dirigeants financent leur campagne électorale C.Q.F.D.

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        • J // 24.08.2016 à 17h23

          Je dirai même ne pas dépendre que de la production alimentaire soumise à de multiples aléas. Deux possibilités :
          – la production d’énergie notamment solaire ou éolienne (ils ont la surface…) y compris pour leurs besoins (mine de rien, en cas de panne globale durable d’énergie on ne peut même plus traire les vaches, habituées à la machine elles ne supportent plus la main)….
          – une rétribution pour l’entretien du territoire (paysage), ce qui suppose un cahier des charges… et une mission de service public qui sortirait un peu du cadre libéral…
          Cela ne concerne toutefois pas les élevages hors-sol.

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      • patrick // 24.08.2016 à 23h01

        la Nouvelle-Zélande a sauver son agriculture il y a 30 ans en faisant exactement l’inverse .. suppression de toutes les subventions et de toutes les lourdeurs administratives et autres normes.
        une partie des exploitation a disparu ( ceux qui “plantaient des subventions” en se foutant pas mal du marché ) , le reste s’est adapté et vit très bien.
        La main mise de l’état avec l’appui intéressé du Crédit Agricole et de la FNSEA ne peut que conduire l’agriculture à la ruine.

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        • Jay SWD // 29.08.2016 à 23h35

          L’agriculture NZ est assise sur une bulle,pire,une bombe spéculative type “subprime”,à base de terres agricoles qui ont servi de caution…..les producteurs qui avaient poussé les volumes à bloc pour répondre aux fameux “signaux du marché”,c.a.d poudre de lait pour la Chine,bouffent la grenouille,crèvent. . . . .et du coup les fermes sont rachetées par…………les chinois! ! !

          Voyez la vidéo en question,à propos de la charmante et bucolique Crafar Farm qui “s’est adapté et vit trés bien”,comme vous dites,bon courage! ! https://www.youtube.com/watch?v=TSfkJz98dXc La ferme en question est d’ailleurs depuis aux chinois: https://www.youtube.com/watch?v=RPLKcobo7uQ du coup,les Maoris gueulent…bah oui,deuxième colonisation,on va dire……..

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      • Jay SWD // 29.08.2016 à 23h26

        Comment ça,”empoisonne la population”????????????? Je suis producteur laitier,j’ai 45 ans,je bois du lait depuis mon enfance,et en consomme 1 litre par jour,au prix oou je le vend,ça me coute 0.27 cts d’€ par jour……et accessoirement,mes ratios santé sont excellents! !
        mais il y a un secret,Caliban,je bois du….lait,du vrai,ce que vous appellez “lait” est en réalité de l’eau sale et pathogène,ce qu’on vous vend comme du lait est un cadavre de lait,ce qu’il en reste aprés moult cracking visant à récupérer caséine et autres protéïnes vendues à prix d’or à l’industrie pharmaceutique………et voilà comment à force de faire n’importe quoi,les industriels laitiers scient la branche sur laquelle ils sont assis et génèrent des propos tels que les votres! !

        Si vous voulez boire du lait,voyez par là,ce sont des amis,et ce projet va se dévellopper ds le plus grd nombre de dprtmts possibles en France,et qd vous aurez gouté ce lait là(je l’ai gouté,ds les clous de ce que je bois quotidiennement!),on en reparle”………….et accessoirement une vraie perspective de revenu pour les producteurs:https://www.facebook.com/EnDirectDesEleveurs/?fref=ts

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  • Charles Michael // 24.08.2016 à 04h41

    Après le porc, le lait, comme prévu.

    Ceci s’inscrit, comme la désindustrialisation (moulinex, Thompson), dans le cercle vicieux dont les éléments sont bien connus/
    – marché veut dire consommateurs: concurence sur le moins disant salarial = baisse du pouvoir d’achat merci la délocalisation.
    – d’où usines à vendre à bas prix: d’où effets de taille pour les fournisseurs et écrasement supplémentaires des salaires, d’où plus d’importations, etc…
    – l’état sunventionne tout ça: directement pour le chomage de masse, aides au logement, etc… indirectement à travers la PAC pour l’agriculture…. mais aussi paradoxalement les concentrations et les transports routiers internationaux.
    – les déficits publics augmentent les profits privés aussi… désolé, rien pour vous les gueux.

    Les solutions sont conceptuellement simples:
    – protectionisme aux frontières
    – controle des prix
    – disparition des usines à vendre et centre commerciaux
    – réforme agraire entrainnant donc toute les filières agro-alimentaires

    La Condition: sortir de l’UE et de l’euro.

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    • Deres // 24.08.2016 à 10h19

      Le problème français va beaucoup plus loin que le problème des salaires. Les bas salaires sont au contraire assez élevée en France avec un SMIC élevée et une absence de charge dessus les rendant compétitif par rapport aux allemands par exemple. Mais les salaires ne constituent pas et de loin l’intégralité des coûts de production. Le fort taux de prélèvement de l’Etat (47% si je me souviens) doit bien venir de quelque part … Il y a par exemple de nombreuses taxes sur la production ou le chiffres d’affaire qui enchérissent ce coût salarial français. Et je ne parle pas de la réglementation, des délais administratifs et des incertitudes législatives. Regarder l’histoire de la ferme des mille vaches. Par delà savoir si c’est une bonne ou une mauvaise idée, cela traîne depuis des années pour savoir ce qui est autorisé exactement, si les autorisations seront délivrés ou finalement retirés plus tard en appel etc. Comment voulez vous faire quoi que ce soit quand il vous faut plusieurs années pour monter des projets avec le risque permanent que l’on vous disent après coup qu’il faut tout détruire ?

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  • Pierre Bacara // 24.08.2016 à 05h44

    ADAM SMITH ET LES ULTRA-LIBERAUX

    Adam Smith, le Moïse des libéraux, des néo-libéraux puis des ultra-libéraux, décrivait en 1776 (sous Louis XVI déjà, quand même…), dans son célébrissime La richesse des nations, la fameuse “main invisible” selon laquelle la liberté des marchés garantissait leur fonctionnement auto-régulé spontané… Cette leçon-là a été érigée en axiome.

    Dans le même livre, le même Adam Adam Smith redoutait néanmoins la génération, par ces mêmes marchés, de monopoles privés et donc du risque, in fine, de réduction des salaires qui irait avec….

    Les ulta-libéraux ont arraché quelques pages de la Bible, semble-t-il.

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    • vlois // 24.08.2016 à 18h43

      Il ya aussi du Ricardo (théorie de l’avantage compétitif)… les néo-libéraux pensent ou font semblant de penser l’économie comme au XVIIIème siècle c’est-à-dire en circuit fermé et abstrait. Tout un corpus scientiste pour justifier la prédation.

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  • PatrickLuder // 24.08.2016 à 06h05

    L’ouverture des marchés, c’est de la concurrence déloyale. Non seulement les charges fixes et variables sont totalement différentes d’un pays à l’autre, mais les taux de change sont artificiels et ne reflètent pas d’équivalence en coûts de production. Quand un salaire ouvrier de certains pays sont 100 fois supérieurs à d’autres, il y a de gros problèmes des deux côtés. Les pays a faible taux se font siphonner leurs matières premières à des prix ridicules et les pays à fort taux voient leurs populations soumises à une concurrence déloyale en matière de main-d’oeuvre et produits manufacturés. C’est ainsi que l’économie réalise ses plus mirobolants bénéfices, en détruisant les ressources et en mettant les peuples au joug. Je souhaite des taux de change plus équitables, cela permettra de stopper la destruction de notre planète et les misères humaines du monde.

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    • PatrickLuder // 24.08.2016 à 06h07

      Même au sein de l’Union Européenne il y a de gros problèmes. Une zone avec une monnaie unique ne devrait-elle pas voir des salaires et des charges équivalents et avoir un système de répartition des richesses ?

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      • patrick // 24.08.2016 à 23h06

        il ne peut pas y avoir de monnaie unique avec des économies divergentes , l’euro est mal construit dés le départ.
        l’autre solution pour conserver l’euro serait de taxer lourdement les allemands pour subventionner les autres pays … ça va leur plaire

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  • J // 24.08.2016 à 07h43

    L’instabilité chronique des revenus agricoles est une des graves tares du néolibéralisme, qui suppose qu’un moyen de production quelconque peut être mis en réserve ou déplacé, ou changer de main, sans gros inconvénient. Ca ne marche pas toujours pour une usine ou un commerce, ça marche encore moins avec un champ et encore bien moins avec un cheptel. Un exploitant ne peut pas simplement mettre la clé sous la porte ou la transférer du jour au lendemain, donc il faut une continuité, donc il faut un minimum de régularité dans les revenus des exploitants, que l’année soit bonne ou mauvaise.

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    • Deres // 24.08.2016 à 10h09

      Les prix agricoles ont toujours subit des variations annuelles importantes à cause de leur dépendance au climat et donc à, la taille des récoltes. ce n’est aps du tout un phénomène nouveau. Au contraire, la mondialisation moyenne les prix car elle diminue les coûts du transport. Les problèmes climatiques locaux sont donc moins impactants.

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      • vlois // 24.08.2016 à 18h47

        C’est pour cela que même dans l’antiquité et pendant longtemps sous l’Ancien Régime il y avait des greniers pour combler les disettes… exemple : https://fr.wikipedia.org/wiki/Grenier_d%27abondance

        Jusquà un jour où les bourgeois ont décidé de libéraliser : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisation_du_commerce_des_grains_sous_l%27Ancien_R%C3%A9gime

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        • J // 24.08.2016 à 19h09

          La constitution de stocks alimentaires dans les périodes favorables est en effet un débouché. Cela suppose des structures qui ne vont pas très bien avec le libéralisme.

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          • patrick // 24.08.2016 à 23h09

            des stocks alimentaires alors que nous sommes en surproduction chronique ?
            il va falloir en construire des silos !! et faire tourner les stocks sinon ça va se périmer.

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            • alfred // 25.08.2016 à 19h59

              Vous avez l’air de connaître le secteur (surproduction, etc). Que pensez vous du discours que l’on entend dans la bouche de nombreux professionnels selon lequel seule l’agriculture intensive (voir les ogm) pour permet de nourrir une humanité grandissante?

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            • patrick // 25.08.2016 à 22h23

              je connais un peu le secteur de l’agro-alimentaire ( 80% de mes clients sont des grands groupes AA 🙂 ) , moins l’agriculture , mais quand même :
              – en parcourant le France dans tous les sens, je constate qu’une grande partie du pays est constitué de prés et de bois visiblement sous-utilisés
              – je vois cultiver du maïs ( par exemple ) dans des zones sêches avec un arrosage permanent ( c’est subventionné !! l’essentiel c’est d’arroser pas de récolter )
              – je constate que les agriculteurs bossent pour payer leurs emprunts , parce qu’il leur faut beaucoup d’équipements et d’intrants pour continuer à cultiver
              – je constate que la production mondiale de céréales et autres produits est en constante augmentation , que les cours sont bas ce qui aggrave le point précédent.

              et que pour ma part , je suis en train de réorganiser mes 3000 mêtres de terrain au fond de ma campagne en permaculture pour produire un maximum pour ma conso personnelle et que c’est certainement ce que nous devrons tous faire à l’avenir.

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              Alerter
            • J // 25.08.2016 à 22h42

              Il me semble qu’avec le climat qui se détraque, l’augmentation de la population mondiale et d’autres facteurs, on pourrait plus vite qu’on ne le croit se retrouver en situation de pénurie alimentaire mondiale, pour la première fois dans l’histoire. Donc des stocks, donc les moyens de stocker (et ça doit être fait sur une base de service public), pas forcément un luxe. L’histoire de Joseph dans la Genèse, le meilleur passage de toute la Bible sur le plan littéraire, ça devrait inspirer.

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    • John // 24.08.2016 à 22h38

      Du temps des quotas laitiers, il s’agissait d’une production qui assurait un revenu stable (cours stable) et régulier (production toute l’année) et a longtemps échappé au délire productiviste car une petite exploitation (moins de 50ha) pouvait survivre.
      Après que la FNSEA (la FDSEA est un échelon départemental de la FNSEA) vienne pleurer sur les conséquence de la politique qu’ils poussent depuis leur création serait drôle si les conséquences n’étaient pas si tragiques.

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  • Henri Tanson // 24.08.2016 à 07h55

    Comment peut-on discuter du prix du lait sans comprendre que nous sommes dans un système de libre concurrence mondiale, forcément déloyale.
    Notre appartenance à l’UE nous empêche, nous interdit sous peine d’amendes salées, de nous opposer aux mouvements de biens, de capitaux et de services (article 63). Le lait circule. Les grandes surfaces et grosses sociétés telles Lactalis, gèrent un marché mondial et s’approvisionnent chez le moins cher; quelle que soit la raison de ce bas-coût.
    La seule marge de manœuvre ressemble à du bricolage. On peut toujours demander aux consommateurs d’acheter plus cher le lait français, par esprit civique, mais il ne faut pas trop rêver quand même.
    Quand je lis un article qui veut nous expliquer quelque chose en oubliant les responsabilités directes de l’UE, je me demande si c’est par incompétence ou par volonté de mentir.
    Cette histoire est un révélateur : si on comprend le problème du lait, on comprend tout le reste.
    Si on n’a pas compris le problème du lait, on n’a rien compris…

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  • Xavier // 24.08.2016 à 08h11

    Le lait c’est le symbole de notre société industrialisée et productiviste :
    – un passage hors-sol : les fermes du type “millevaches” sont appelées à se multiplier
    – des producteurs réduits à l’esclavage pour maintenir des frais considérés comme fixes : rente des actionnaires,
    – un circuit de distribution ayant soin de couper producteurs et consommateurs pour garantir l’indispensabilité des distributeurs,
    – un lobbying tout-puissant capable de dicter aux gens leur conduite via des médias (campagnes buvez du lait)
    – un produit de base plus naturel mais résultat du cracking des industries agro-alimentaires,
    ET SURTOUT qui se dilue, se dilue pour se rapprocher de l’eau.

      +7

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  • Libraire // 24.08.2016 à 08h30

    Le prix moyen du lait bio dans l’Ouest de 2009 à 2014 a été de 427€ du 1000 litres . source http://www.biopaysdelaloire.fr/html/index.php?id_repertoire=46&pere=43 Ou : http://www.pleinchamp.com/elevage/bovins-lait/actualites/lait-bio-marche-porteur-sur-les-5-ans ou encore: http://laitbiodefrance.blogspot.fr/
    Sachant que l’investissement est inférieur! La vache qui souffre 4 à 5 ans maximum pour produire une quantité excessive par rapport à son métabolisme et à sa physiologie, coûte cher en frais vétérinaires et produits pharmaceutiques…. les frais sont moindres avec une vache respectée qui vit plus longtemps (Les laitières de mon pères vivaient 10 à 12 ans en production, certes elles produisaient trois fois mois, mais je n’ai jamais vu un véto dans l’exploitation!), on se demande ce qu’attendent ces types pour se reconvertir, d’autant que la demande en bio augmente, et que les producteurs vieillissent!
    Gérer une entreprise, puisque désormais en novlangue, les paysans sont des « exploitants agricole » c’est proposer un produit qui correspond à la demande et avoir le courage de se reconvertir…

      +27

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    • Xavier // 24.08.2016 à 08h42

      Plus vous vous éloignez du point d’équilibre “naturel”, plus il y a du “travail”, au sens presque mécanique de la notion.
      Et plus ce travail n’est réalisable que par des grands groupes qui tendent tous vers l’oligopole, structure idéale pour “décider” de ses marges en influençant les réglementations par le lobbying et en offrant aux politiques des tribunes en milliers d’emplois…

        +6

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    • Xavier // 24.08.2016 à 09h21

      Dans les mythes utilisés par le système productiviste et à combattre il y a, entre autres :
      – le mythe de la robotisation qui nous fera travailler moins : jamais il n’y a eu autant de petites mains pour produire : #esclavagisme moderne
      – le mythe de la fusion et de l’augmentation de taille pour faire des gains de productivité : #lobbying et oligopole : depuis longtemps le plus gros ordinateur du monde a été battu en performances par un réseau de petit PC, il est vrai bien structuré…
      – le mythe du progrès qui rend plus heureux… On voit le résultat de l’expansionnisme qui mène cycliquement au conflit, qu’il soit d’origine monarchique, républicaine, oligarchique, religieuse, etc.
      etc. : #histoire humaine

      Il faudrait lister ces mythes

        +7

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      • Lili // 24.08.2016 à 23h23

        Il peut être intéressant pour cela de lire l’excellent livre intitulé “Une question de taille” d’Olivier REY.

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  • Libraire // 24.08.2016 à 08h31

    Et que l’on ne m’objecte pas la tradition, l’industrialisation de la production agricole ne correspond à aucune tradition, les paysans de l’époque pré industrialisation vendaient un lait dépourvu de la présence d’antibiotique…et autres saloperies. Ne labouraient pas les prairies riche de la diversité des plantes les composant, pour semer des prairies composées de deux ou trois graminées seulement, et seulement celles-ci parce que elles proposent un meilleurs apport alimentaire. Sur la photos le pré est toujours vert, mais si vous vous voulez une vraie diversité naturelle et un équilibre écologique, c’est foutu.
    Disparu le pissenlit, idem le pinson et l’alouette….
    Ces types sont pris à la gorge par les marchands de produits phytosanitaires, pris par les couilles par les banquiers, et les marchands de tracteurs de semences et d’aliments leurs mettent un doigt!
    Ils sont en burnout total, mais le patron de leur principal syndicat est actionnaire dans l’industrie agroalimentaire. Un peu comme si Carlos Ghosn était le patron de la CGT Chez Renault….Ce type à tout intérêt à ce que les exploitations petites et moyenne crèvent, et il s’y applique.

      +35

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  • Libraire // 24.08.2016 à 08h32

    Je suis né dans ce milieu (il y a bien longtemps, hélas) je sais un peu de quoi je parle, et quand je les entends pleurer, je veux leur dire: changez de paradigme, puisque vous êtes malheureux, voila la réponse que je peux leur donner, un peu rude, mais tellement sincère!
    Mon père qui faisait votre métier était un homme épanoui, vous devriez pouvoir l’être aussi, il n’avait rien d’extraordinaire. Ah si, il aimait son métier et respectait les animaux, savait dire oui à la vie et non aux salopards……

      +28

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  • Totoleon // 24.08.2016 à 09h19

    Je garde un souvenir merveilleux de la crème et du fromage blanc de mes beaux-parents. Ils avaient 10 vaches normandes dans les prés en été et nourries à l’étable durant l’hiver avec : foin , betteraves, (surtout pas d’ensilage).
    Au début des années 1980 la coopérative agricole a décidé de les a pénalisé car leur lait était trop riche et leur posait des problèmes industriels: taux matière grasse > 44gr/litre (-3 ou 4cts par litre de lait).

    Aujourd’hui, j’ai un cousin qui vient de monter une installation hors sol toute automatisée avec 110 vaches laitières, les bêtes ne vont plus aux champs et en dehors d’énormes ballots de foin sous plastique, je n’ai pas réussi à savoir ce qu’elles mangent (ensilage, soja?).Le fils de mon cousin qui a 13 ans porte la bonne parole de la modernité “Il faut vivre avec son temps”.

    ” Vive le Marché, les Français et les vaches peuvent manger de la <> »

      +13

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  • Nico42 // 24.08.2016 à 09h39

    Qui a cogéré l’agriculture française depuis 60 ans ? La FNSEA !
    Ils ont demandé et applaudi la fin des quotas !
    Ils veulent jouer la course aux exportations et pleurnichent lorsqu’ils la perdent !
    Ils ont vendus la corde pour les pendre… Mais aucune remise en question dans leurs rangs, c’est désespérant !
    Nicolas un petit paysan victime des libéraux de la FNSEA…

      +32

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    • patrick // 24.08.2016 à 23h13

      il n’y a pas de libéraux à la FNSEA , ils sont accrochés à des subventions, biberonnées par maman état.

        +2

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      • Jay SWD // 29.08.2016 à 23h40

        Correction,Patrick,les céréaliers du bassin parisien ont des propos de jihadistes libéraux,quand Le Foll a souhaité surprimer les 52 premiers ha,damien Greffin,leur patron a dit “qu’il ne fallait pas faire de social”! ! Pour autant,le secteur céréales/végétal croque 80% de ce que la France reçoit de la Pac! ! ! Des disciples de Dassault et de son Cher Figaro,en somme! ! !

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  • Fabrice // 24.08.2016 à 09h40

    Un point au départ devrait être imposé à toute production agricole c’est que les marges cumulées des distributeurs ou transformateurs ne peuvent pas dépasser le prix de production.

    On verrait rapidement tout cela s’équilibrer, et l’offre et la demande bloquerait une hausse trop abusive.

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    • Deres // 24.08.2016 à 10h05

      Et la production agricole française pourra disparaître une bonne fois pour toute. Comme cela le problème serait définitivement réglé. Tout le monde sait que la solution est l’organisation de sovkhoze par l’Etat bien entendu, avec respect scrupuleux du plan quinquennal de production.

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  • Nicolas // 24.08.2016 à 09h56

    De toute l’exploitation animale, l’industrie laitière est la plus obscène. Dans 200 ans il sera difficile d’expliquer que l’on violait des millions de vaches, pour leur voler leur veaux, tuer les mâles après les avoir malnutri quelques semaines (pour avoir des beaux morceaux de cadavres de bébés), de façon à obtenir du lait de veau vendu pour la consommation d’humains, sevrés qui plus est dans leur écrasante majorité.
    Les foules hypocrites protestent (à juste titre) contre l’esclavage des dauphins dans les “delphinarium”, des ours et des éléphants dans les cirques, contre les spectacles immondes de torture de taureaux que des psychopathes appellent un art… mais continuent de financer la torture des vache, et discutent du meilleur moyen de faire mieux vivre les bourreaux.
    Le meilleur moyen de vivre en produisant de la nourriture, c’est de la vendre, au lieu de la transformer en 90% d’excrément et 10% d’aliments cancérigènes.
    L’écrasante majorité du maïs et soja produits dans le monde sont destinés à être transformés en excréments animaux, et une petite part est transformée en charognes vendus en supermarché. Le gaspillage de terres (donc la destruction d’écosystèmes) du fait de cette folie est d’environ 34 millions de km². Sans consommation de charognes, il n’y aurait pratiquement aucune déforestation ou désertification.
    Toute cette discussion sur les pauvres “producteurs laitiers” est obscène.

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    • Ephraim59 // 24.08.2016 à 22h45

      J’aimerai rebondir sur cette phrase: “Sans consommation de charognes, il n’y aurait pratiquement aucune déforestation ou désertification.”
      Si justement, il y aurait et il y aura de la déforestation et toujours plus de désertification même si tout le monde passe en végétalisme.

      Notre “manière” de “cultiver” des plantes (même en bio) n’est pas soutenable sur le long terme. Il suffit de regarder le croissant fertile d’aujourd’hui qui est un désert alors que cette zone était la plus fertile du monde autrefois.
      L’agriculture dite “moderne” ne fait que recopier et intensifier des schémas issues de la préhistoire qui vont donner les mêmes résultats que pour les anciens: perte de fertilité, sécheresse, famine mais à l’échelle mondiale cette fois ci. Déjà le sud de la France est un désert sans l’irrigation…

      L’agriculture devrait être le métier le plus complexe et intéressant de ce monde mais les industriels l’ont simplifié dans une logique à trois tiroirs: mécanisation, engrais, traitement. Ils sont entrain de détruire de manière toujours plus efficace l’outil de travail des agriculteurs: le sol. Tant que ce monde n’aura pas compris que le sol est le lieu de vie qui nous maintient sur terre et que tout commence de là et y repart, notre monde part dans le mur. L’élevage que vous semblait fustigé est de fait inclue dans une “conception” de l’agriculture qui a, qui va et qui ira dans le mur.

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      • Nicolas // 25.08.2016 à 07h41

        C’est juste que vous n’avez pas compris ma phrase qui n’était peut être pas assez claire. Il faut simplement beaucoup, beaucoup plus d’espace pour produire de la bouse, du purin et 10% de nourriture cancérigène, qu’il n’en faut pour produire la même quantité de nourriture saine.
        La torture et le massacre de 60 milliards d’animaux par an utilisent 34 millions de km² de plus que ce que l’on utiliserait si l’on ne mangeait que des plantes. Vous pouvez refaire le calcul que j’ai fait avec les données FAO et USDA.
        Ces 34 millions de km², ce sont d’immenses espaces de forêts coupés pour faire des pâturages, des champs de maïs et de soja, ce sont d’immenses espaces de steppes transformées en désert par les pâturages, ainsi que d’immenses espaces de plaines dont la biodiversités est quasi-anéantie du fait de l’ “élevage”.
        Au final, rien ne détruit plus la planète que le massacre organisé d’animaux par l’agriculture. Aucun cataclysme ne s’en approche. Tout ça pour 17% de notre alimentation.

        Ce qui est derrière cette propagande, c’est une superstition néolithique disant qu’il faut manger les guerriers ennemis pour obtenir leur force, il faut manger les sages pour devenir intelligents, il faut manger des vaches pour devenir fort comme une vache.
        C’est du délire, bienvenue au XXIe siècle.

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        • Ephraim59 // 25.08.2016 à 11h50

          Ce commentaire confirme que j’avais bien compris ce que vous aviez dit. Certes une grosse part de la production végétale (malade aussi) est destiné à nourrir du bétail et autre animaux qui sont malades. Je ne peux donc que vous rejoindre sur les méfaits que vous décrivez.

          Mais si nous passions tous à un régime végétalien ou réduisons notre consommation de viande drastiquement (comme c’était le cas dans le croissant fertile), cela ne réglera pas le problème de désertification et déforestation. Car parmi les cultures qui appauvrissent le plus le sol c’est le maraichage qui est en tête. Et nos manières de “cultiver” ces plantes et penser notre société aggravent ce problème…

          Pour les calculs de la FAO et USDA je vous fait confiance, mais ceci ne prenne pas certainement pas en compte un élément je pense: les sols que nous avons en Europe ne sont plus fertiles et les techniques “mainstream” même “bio” aggravent ce soucis. Seule le pétrole nous offre un sursis de quelque dizaine d’années.

          Et sur l’aspect sociale de manger de la viande, vous avez peut être raison. Mais d’un point de vue biologique si nous ne mangeons plus de viande il faudra prendre des compléments alimentaires… Reste à savoir comment sont produits ces compléments…

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          • Nicolas // 25.08.2016 à 12h39

            Je n’étais pas assez clair. L’exploitation animale pour la production d’aliments cancérigènes, sources de cholestérol, cause de diabète etc (= charognes et produits dérivés) utilise 40 M km². Si on arrêtait le massacre et le remplaçait par de la production de plantes, il suffirait de 6 M km² pour la production de la même quantité de calories. Cela fait donc 34 M km² sur lesquels la nature pourrait rétablir des écosystèmes diversifiés.
            Bien sûr on utiliserait une partie de cet espace pour produire de l’énergie par biomasse, mais se serait un progrès colossal tout de même, d’autant que la biomasse produite remplacerait des combustibles fossiles.
            Pour ce qui est de la destruction des sols par les techniques agricoles industrielles, vous avez raison, c’est également un désastre, mais ce n’est pas exactement le même que celui dont je parlais.
            Votre crainte concernant les compléments alimentaires n’est pas justifiée. Le seul complément alimentaire nécessaire est ~20µg de vitamine B12 par jour (ou ~1 mg par semaine). La réalité est que les mangeurs de charognes ont bien plus de carences que les végétaliens, puisqu’il sont typiquement déficients en fibres, vitamines C, E, folates, calcium, iode et magnésium. Les végétaliens n’avait que 3 déficiences répandues. La réalité est donc que ce sont les mangeurs de charognes qui devrait prendre des complément alimentaire.

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            • Ephraim59 // 25.08.2016 à 15h25

              J’avais bien compris. Ce type de calcul est fait par de nombreuses personnes qui prônent le végétalisme. Vous utilisez le même type d’arguments et ils sont parfaitement recevables avec les données que vous utilisez.

              Mais remplacer l’alimentation de “charognes” malades et carencées comme vous le dites par l’alimentation de légumes, fruits ou céréales malades et carencés ne changera rien sur le long terme.
              Les déchets du bétail retournent au sol (de mauvaise manière certes mais il y retourne), mais les déjections humaines vont à un autre endroit via le tout à l’égout: l’océan et des milliers de tonnes d’éléments sont perdus dans l’eau de mer.
              Voir le bétail comme un problème car c’est un pollueur avec des déjections et des émanations de CO2 est une erreur et un non sens bio-logique car notre rôle est le même dans l’écosystème. L’objectif des êtres non photosynthétique est de cycler des éléments via la respiration pour les plantes. Le CO2 est le principal élément limitant de croissance des plantes depuis 250 millions. Donc logiquement, les rendements des plantes cultivés devraient augmenter mais ce n’est pas le cas car les techniques ne sont pas adaptées sur le long terme.

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            • Ephraim59 // 25.08.2016 à 15h30

              Comme je l’ai dit: le meilleur exemple de ce qui nous attend quelques soit notre régime si rien ne change en terme de culture des plantes : c’est la Mésopotamie. Qu’ils n’aient plus mangé du tout de viande n’auraient rien changé à leur destin (la désertifications aurait été un peu moins rapide).
              Il est temps que la science et le pragmatisme reviennent au cœur de l’agriculture car les idéologies et les postures (bio, productiviste, hors sol…) ne vont pas résoudre les problèmes qui nous guettent
              (cf. https://www.youtube.com/watch?v=j943jIBoKhE et http://www.dailymotion.com/video/xymo5s_produire-sans-polluer-la-fertilite-agricole-konrad-schreiber_news).

              Des solutions existent et des agriculteurs l’ont compris. Il faut juste les aider dans ce changement de paradigme vers une agriculture durable qui copie la nature grâce à nos connaissances. Les êtres vivants ont eu à résoudre des problèmes bien plus grand à l’échelle des temps géologiques. A nous de comprendre.

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  • Deres // 24.08.2016 à 10h03

    Les problèmes de l’agriculture française sont exactement les mêmes que ceux de notre industrie. La souffrance semble plus crainte car on a affaire à des petits producteurs, mais dans l’industrie cela mène à ds faillites discrètes et nombreuses de PME et au taux de chômage que l’on connait. Tout comme la protection de la BCE sert aux banques française à se goinfrer au lieu de se réformer, la protection ancienne de la PAC et des quotas a été gaspillé par nos politiques dans leurs objectifs ruraux à court terme (préservation des petites exploitations, de la ruralité, augmentation des réglementations, des charges, de la complexité administratives…) au lieu de pousser la filière à l’excellence lui permettant d’être concurrentielle. le problème est que maintenant, c’est le couteau sous la gorge qu’il faut agir et que pour beaucoup, il sera déjà trop tard. Dans les faits, les allemands produisent maintenant plus que nous dans de nombreux domaines agricoles où nous les dominions d’une tête auparavant.

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    • Fabrice // 24.08.2016 à 12h30

      On entend dans votre démonstration beaucoup de y a qu’à faut qu’on.

      L’exemple “allemand” c’est les usines à vaches avec le quantitatif contre un minimum de qualitatif qui a tué les petits producteurs chez eux.

      Pas sûr que ce soit plus pérenne lorsque les Usa, quand le traité atlantique arrivera en fonction, submergeront le marché grâce à leur rouleau compresseur agricole totalement dédouane de normes.

        +7

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      • Deres // 24.08.2016 à 13h39

        Pour vous donnez des exemples concrets … Pendant que les sociétés de nos voisins cherchent à optimiser leurs entreprises et à les développer, nos patrons sont occupés à mettre en place le compte pénibilité, à changer annuellement le système de paie des employés à cause des changements des charges sociales, à comprendre comment récupérer le CICE, à remplir les différents formulaires d’exonération fiscaux, à répondre au questions du fisc sur les exonérations demandés les années précédentes, à accueillir des inspecteurs aussi divers que variés en inspection annuel, à remplir le cahier jaune sur l’hygiène, le cahier rouge sur la sécurité, le cahier vert sur l’écologie, à mettre en place le plan de formation obligatoire etc.

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    • Zylo // 24.08.2016 à 12h39

      “Pousser à l’excellence” : soit, mais comment est-ce qu’on la définit ?
      Une qualité de lait produit maximale ? (reste à définir les qualités d’un lait… le lait limite vert qu’on achète maintenant en a en tous cas assez peu) Une productivité par personne maximale ? Une productivité par vache maximale ? Un prix du lait le plus bas possible, peu importe la quantité d’antibiotiques/hormones de synthèse qu’avalent les vaches sur caillebotis et la pollution engendrée par les lisiers en sortie, sans même parler de bien-être animal ?

      Se gargariser “d’excellence” en parlant de pratiques qui empoisonnent la planète, les humains et cela au prix de souffrances animales incroyables a tendance à me faire sortir de mes gonds.
      (Note : je ne suis pas vegan, qui semble être la tendance à la mode. Toutefois je trouve que les élevages industriels dépassent les bornes – donc j’essaie de me tourner vers des locavores, filières courtes, etc, qui sont dans des logiques d’exploitation et de respect du bien-être animal plus raisonnables).

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  • laurence // 24.08.2016 à 10h08

    A nouveau le manque de connaissances et d’informations empêche les gens d’agir avec discernement et d’aller dans la bonne direction.
    Il y a des solutions et ce n’est pas, je crois, s’attaquer à la grande distribution et à l’agriculture intensive qui va changer les choses mieux vaut leur tourner le dos pour les producteurs et les boycotter pour les consommateurs!. Voir articles ci-dessous.

    http://www.web-agri.fr/actualite-agricole/economie-social/article/en-pleine-crise-agricole-la-serenite-d-un-petit-producteur-de-lait-bio-1142-117508.html

    http://www.consoglobe.com/face-la-crise-de-lelevage-le-choix-de-produire-en-agriculture-biologique-cg

      +9

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  • RémyB // 24.08.2016 à 10h12

    les agriculteurs, et ce n’est pas exclusif, se font menés par le bout du nez.
    en production de lait, ils se sont réunis en groupement par industriel (leur collecteur de lait)
    alors que la solution, c’était par région ou bassin de production
    une majorité voulait la fin des quotats de production, “laissez-nous produire”
    cachant un désir d’en découdre sur le marché mondial (“faut nourrir le Monde”)
    sauf que le coût de production n’est pas toujours bien maîtrisé.
    enfin, les vaches ont des pattes, qu’elles aillent pâturer …

      +6

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  • RGT // 24.08.2016 à 10h48

    Couler les agriculteurs indépendants est tout à fait dans la stratégie des financiers.

    Pour une raison très simple : Les humains ont un besoin impératif de manger. S’ils ne mangent pas ils meurent (c’est une évidence mais on a tendance à l’oublier).

    Donc, “vaporiser” les petits paysans pour que leurs exploitations soient ensuite regroupées en gros centres d’agriculture industrielle est tout à fait logique.

    Quant aux fermes isolées et non rentables elles font ensuite de magnifiques résidences secondaires…

    Cette mainmise sur l’agriculture (qui est réellement un produit de nécessité vitale) n’est rien d’autre que la monopolisation du meilleur moyen de chantage et de profits qui puisse être au monde.

    Nous sommes déjà les otages de l’industrie agro-alimentaire non seulement de l’industrie de transformation et de l’industrie chimique, mais aussi des semenciers qui ont réussi à imposer par la loi l’utilisation de leurs brevetées par le biais du catalogue des plantes commercialisables.

    S’il est “théoriquement” possible d’utiliser des “semences libres” ils est en fait impossible de les commercialiser.

    Et je suppose qu’ils doivent travailler à l’adoption d’un catalogue d’herbe à vaches pour prendre le contrôle de l’alimentation du bétail.

    En 2009, les USA ont essayé de faire passer la loi H.R. 875.
    La partie n’est que remise, sur la terre entière.

      +12

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  • Sumbawa // 24.08.2016 à 10h53

    En chine, le lait étranger est vendu 2.5€ le L.
    Le lait local est vendu 1.5€ le L ( pour un cout de prod à 1€).
    Et pendant ce temps nos agriculteurs doivent vendre à 0.25€/L ….

    Pour infos, Des chinois vont acheter du lait au supermarché en France pour le revendre en Chine !
    Combien de fois notre ministre de l’agriculture s’est rendu en Chine ??? jamais.
    Comme on n’est pas capable d’aller la-bas pour leur vendre le lait, c’est eux qui viennent nous l’acheter.

    http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/les-chinois-viennent-ils-chercher-notre-savoir-faire-0704-790800.html

    A voir aussi , la concurrence allemande.
    http://geopolis.francetvinfo.fr/lallemagne-un-geant-agricole-22823

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  • SanKuKai // 24.08.2016 à 11h11

    Et oui, c’est le marché libre! Vive la liberté…
    Je me rappelle avoir vu un petit documentaire très explicite qui montrait comment les petits agriculteurs africains se retrouvent en concurrence avec de grands exploitants (brésiliens notamment).
    Et ils décrivaient cela comme un match de boxe “libre et non faussé” entre un poids lourds et un poids plume.
    Malheureusement je n’ai plus ni le lien ni le titre (désolé) mais cela m’avait paru être une métaphore parfaitement représentative.

      +4

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  • Arcousan09 // 24.08.2016 à 11h29

    Moi, j’aimerai bien lire un article sur le suicide des agriculteurs ….
    Agriculteurs esclaves poussés à la faillite par la FNSEA avec la complicité active du Crédit Agricole

    J’en ai décroché des pendus, j’en ai ramassé des cervelles éclatées à coup de fusil de chasse … en tant que médecin dans le 53 …. pas loin de chez l’entreprise Besnier …

    Mais ces morts là n’existent pas, leur détresse n’existe pas, leurs familles n’existent pas c’est une omerta qui ne dit pas son nom parce qu’il est indécent d’en parler ….. Si “ON” n’en parle pas c’est que le problème n’existe pas, c’est aussi basique que ça.

    Pendant ce temps les industriels avec la complicité de la FNSEA se font du fric, beaucoup de fric, des montagnes de fric …. et le fric mérite considération, le fric est respectable et respecté, les humains qui sont exploité comme des serfs de l’ancien régime c’est de l’humain et l’humain dans ce qu’il est convenu d’appeler la gestion de flux n’existe pas.

    Le “matériel humain” dans notre société dite civilisée n’est pour les financiers qu’une variable d’ajustement ………..

      +33

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    • Ailleret // 24.08.2016 à 12h53

      Voici un lien avec « Le désespoir est dans le pré », documentaire diffusé sur France 2 en 2012.
      http://www.20minutes.fr/planete/887277-20120227-agriculture-desespoir-pre
      D’autre part, j’ai conservé un article de L’Écho républicain (n° 21 797, 11 octobre 2013,
      p. 48) intitulé « Le désespoir dans le pré », et surtitré : Agriculteurs. Un suicide tous les deux jours.

      Je vous aurais volontiers établi le lien avec cet article, mais il n’est pas disponible sur la Toile.

        +7

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  • neox // 24.08.2016 à 12h08

    et tu t’es engagée à vie à vendre ton lait à lactalis ?
    qu’est ce qui t’empeche de contacter Danone, ou la cooperative normande pour vendre ton lait à un acheteur qui paie plus ?

      +0

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    • Jay SWD // 29.08.2016 à 23h46

      cartel du lait Neox! ! On a signé un contrat de cinq ans sous la contrainte “façon tu signes ou tu dégages! !”,consèquence de la “contractualisation” prévue par la Loi de Modernisation Agricole de 2010 que nous devons à Sarközy-Bruno Le Maire,et aujourd’hui,le deal est le suivant:quand une laiterie vire un de ses producteurs,les autres transformateurs ne le reprennent pas.POUR INFO,Ce printemps,la plus grande coop de france,sodiaal,a viré 100 de ses producteurs du Massif Centreal,QUI EN PARLE??????????????????????

        +0

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  • marine baro // 24.08.2016 à 12h20

    Président, Lactel, Galbani, Parmalat, Bridel, Salakis… rien qu’en France, difficile pour la plupart des consommateurs/rices d’y échapper.
    Comme moyen de défense (et d’attaque) il nous reste le boycott.

    http://yetiblog.org/index.php?post/1947

      +5

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  • Suzanne // 24.08.2016 à 12h38

    Vraiment toute ma compassion pour toutes ces familles qui se font manipuler et exploiter, dans un but pas du tout louable, les remplacer par des gens/machines moins chers et augmenter les marges.

    Mais je vois qu’ici beaucoup ont la tête sur les épaules et réaffirment des principes sains :

    – On n’a pas besoin de lait en tant qu’adulte.
    – Les nourrissons, comme leur nom l’indique, ont, oui, besoin de lait, mais pas celui des vaches. Si la société facebook, multinationales, mode débile et exploitation sexuelle des femmes comme des hommes arrêtait de culpabiliser tout le monde à cause de seins un peu plus gros ou des bêtises de ce genre, les nourrissons seraient en bien meilleure santé et auraient un peu moins besoin du système médical exploiteur à outrance.
    – On peut avoir besoin du lait quand même, OK, pour la fabrication des produits laitiers. Alors petites exploitations locales, circuits courts. Voilà.

      +12

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  • bof // 24.08.2016 à 13h37

    Les allemands bénéficient de subvention indirectes via les usines de méthanisation.

    Les subventions ont été réduites pour les nouvelles installations mais apparemment conservées pour les anciennes.

    http://www.topagrar.com/news/Rind-News-Bis-30-Cent-gewinnt-Biogas-gegen-Milch-76668.html?ModPagespeed=noscript

    En 2009, les producteurs de lait se posaient même la question d’alimenter directement leurs digesteurs avec le lait parce que cela devenait rentable …
    http://www.agrarheute.com/news/milch-wertvoller-biogasanlage

    L’écologie se traduit par un moyen déguisé de subventionner une industrie en sur-production chronique.

      +3

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  • osis // 24.08.2016 à 13h58

    Je vis à la campagne. J’ai des agriculteurs dans ma famille… Artisan, j’en ai même parmi mes clients. D’éternité, je les ai toujours, absolument toujours, vu pleurer sur la misère de leur condition… Jamais sur celle des autres.

    Les salariés sont des assistés… Les fonctionnaires des fainéants, des profiteurs, les chômeurs de la racaille…
    À de rares exceptions, on ne rencontre dans votre profession que morgue et mépris.
    Subventions pléthoriques, impôts sècheresse, remises de charges, préfectures et monuments historiques saccagés, incendiés en toute impunité, avec la complicité de votre syndicat félon.
    Pourquoi donc verserai-je une seule larme sur votre sort ?

    Les artisans, les commerçants, tués eux aussi par la grande distribution ont-ils eu la moindre aide, la moindre compensation, la moindre allocation, alors, pourquoi vous?

    Vous perdez 300 euros jours… Comment faites-vous ? Un artisan, un commerçant ne le peut pas.
    Déposez votre bilan, rejoignez L’ANPE, c’est la règle pour les autres comme pour vous, c’est comme cela dans votre belle société libérale.

    À l’ANPE vous serez ainsi, n’en doutons pas, l’exception parmi les chômeurs, car vous, bien sûr, vous n’êtes ni fainéante ni assistée.

      +17

    Alerter
    • patrick // 24.08.2016 à 23h19

      dans le Beaujolais ( à côté de chez moi ) , il y a eu des primes à l’arrachage des vignes il y a quelques années, maintenant il y a des primes pour replanter .. bonjour , vous êtes bien en France , l’état veille sur vous 🙂

        +4

      Alerter
  • malfrok // 24.08.2016 à 14h08

    J’aimerai comprendre si qqn a une explication :

    1 – pourquoi les agriculteurs vendent leur lait à ces conditions aux gens comme Lactalis ? Sont-ils obligés par contrat ? si oui, Lactalis respecte-t-il le contrat de son côté ? si oui, c’est que le contrat est mal fait et que l’agriculteur a signé un contrat le mettant en péril. Je ne comprends pas.

    2 – pourquoi n’essaient-ils pas de le vendre eux-même ou en partie en filière courte ?
    + soit seul
    + soit en se regroupant
    > ils y perdraient moins ou même y gagneraient. Cela obligerait les grands acteur à revoir leur politique de prix d’achat.

    non ?

      +3

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    • Zasttava // 24.08.2016 à 16h25

      “2 – pourquoi n’essaient-ils pas de le vendre eux-même ou en partie en filière courte ?
      + soit seul
      + soit en se regroupant”

      Pour avoir déjà visité des usines laitières et fromagères, la transformation du lait pour la consommation est une opération complexe qui nécessite une infrastructure importante et des personnels qualifiés, le tout en appliquant bien sûr des normes sanitaires très drastiques.
      Enfin, ces usines ne ferment jamais en raison du caractère très périssable du lait s’il n’est pas traité rapidement.

      Pour résumer, le lait n’est probablement pas le produit le pus adapté à des filières courtes comme il peut y en avoir pour les produits maraichers par exemple.
      Mais je peux me tromper…

        +1

      Alerter
      • malfrok // 24.08.2016 à 17h18

        OK, possible
        Petit je me souviens être aller tous les jours à la ferme d’a côté chercher 2L du lait qui était en train d’être tiré.
        Ce ne serait plus possible ?

          +2

        Alerter
        • Libraire // 24.08.2016 à 23h18

          Ce n’est plus possible cause règlementation européenne, Mais même sans l’Europe les lobby des grands groupes auraient imposés des loi sanitaires idoines.
          Quant à vendre à un concurrent c’est impossible s’il ne propose pas de filière logistique de ramassage sur votre région….a moins de faire en plus du boulot la livraison à la laiterie concurrente qui se situe à plus de 200 km..; La petites laiterie locales de ma jeunesse (Entreprises familiale Pellerin en Côte d’Or) à été reprise par un grand groupe, qui s’est empressé de la fermer au début des années 80, je crois.
          Sur région une laiterie à en général le monopole du ramassage. Et le paysans n’as pas le choix sauf à créer une COOP avec ses collègues, comme l’ont fait les viticulteurs du midi au début du XX°, après quelques morts dans les manifs . Mais parlez de coopération à ces tocards de paysans et ils sortent le fusil. Il préfèrent se faire arnaquer par des salopards de pseudos libéraux pour qui ils votent que de fonder des collectifs pour sauver leurs peaux.

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  • Homère d’Allore // 24.08.2016 à 15h15

    Il existe quelques filières qui vendent du lait “équitable” ou il y a 10 centimes de plus par litre pour l’éleveur et qui coûtent environ 10 centimes de plus à l’achat final que leur équivalent Lactalis.
    On trouve même en grande distribution certaines de ces filières comme “fairefrance”

    Las, les consommateurs ne les achètent que très peu, car 10 centimes, c’est 10 centimes.

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    • malfrok // 24.08.2016 à 15h30

      Si personne ne souhaite acheter ce que propose quelqu’un au prix qu’il propose (prix qui lui permet de vivre), alors peut être qu’il n’y a pas de marché/place pour ce produit.
      J’ai lu dans l’article qu’on demandait l’appel à l’état pour fixer les prix et que le consommateur paye un peu plus à l’arrivée. Votre commentaire est la preuve que cela ne fonctionne pas.
      La solidarité ne doit pas être imposée par l’état.

      La raison est peut être que le marché n’est pas là, qu’il y a trop d’offre, pas assez de demande. Je ne crois pas que ce soit à la communauté de prendre cela en charge. C’est mon avis.
      Je m’explique : si demain je monte ma boite, que des concurrent arrivent et que le marché n’est plus assez grand pour tous et que les prix baissent, je vais devoir faire faillite, fermer boutique et faire autre chose. Ce n’est pas l’état qui va imposer qu’on m’achète mes produits à mon prix je pense…
      N’est pas la même chose ici ? A plus grande échelle certes.

      Je vais recevoir des critiques en disant çà. Je l’accepte. Je veux bien une explication qui prouve que c’est différent.

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      • SanKuKai // 24.08.2016 à 16h14

        A mon avis, concernant l’agriculture c’est un peu different car il est difficile de se passer de manger donc “le marché n’est pas là” n’est pas vraiment une option.

        Une fois que vos infrastructures et vos producteurs locaux ont tous disparu, votre pays dépend complètement des 2 ou trois énormes producteurs restants. C’est alors une question de souveraineté.

        Pour exemple, l’État Russe a profité des sanctions Européennes pour déclarer un embargo alimentaire sur les produits de l’UE. Malgré les conséquences à court terme, leur objectif (même pas caché) est de stimuler la production intérieure et augmenter ainsi leur indépendance.

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        • malfrok // 24.08.2016 à 16h28

          Oui cela est intéressant ce que vous dite, au niveau alimentaire pour un pays.
          Au niveau particulier, le lait n’est pas indispensable (c’est un autre débat) en tant qu’aliment unitaire.

          Par contre il faudrait peut être une politique générale dans ce sens, plutôt que de déterminer un taux plancher pour le litre de lait, ce qui ne me semble pas être la solution.
          Peut être existe-t-il déjà des choses au niveau étatique pour notre souveraineté alimentaire. Je ne sais pas.

          Aprés l’économie est ouverte, on trouvera du lait ailleurs. Si tel n’est pas le cas, alors il y aura de nouveau un marché et certains se lanceront à nouveau.
          L’équilibre doit se trouver.

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        • Jean Marc // 24.08.2016 à 17h20

          Poutine a même décidé de faire de la Russie le premier pays sans OGM bio. Un fossé par rapport à l’occident.

            +8

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    • Ailleret // 24.08.2016 à 15h32

      Merci pour l’info, Homère. Quelles que soient leurs limites, ces initiatives doivent être connues et encouragées : ça vaut mieux que de râler sans rien faire.
      http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/de-l-imagination-du-bon-du-bio-du-lait-equitable_1781550.html
      http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/meuse/le-lait-equitable-une-solution-anti-crise-1070359.html
      http://www.fairefrance.fr/cms/index.php?article_id=4&clang=1
      Ouuh ! L’affreux lait nationaliste qui rappelle les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire…

        +2

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      • malfrok // 24.08.2016 à 15h38

        Je suis d’accord. Faut arrêter de raler et faire ce qu’il faut. Tout ne doit pas venir de l’état.
        Si je reprend mon exemple plus haut de boite en difficulté, si je veux m’en sortir, je vais devoir innover, me démarquer et peut etre le faire savoir pour attirer de nouveaux clients.
        Ces pistes sont-elles explorer ici par les éleveurs ?

        Tout bloquer pour demander à l’état d’intervenir dans des relations (contractuelles ou non) entre sociétés privées, je ne vois pas trop.
        Si il y a un problème contractuel ou juridique, il faut saisir la justice. Sinon, ben ma foi, il faut faire comme tout le monde, accepter les règles, se démarquer, innover pour rester, ou alors battre en retraite et faire autre chose.

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      • Jay SWD // 29.08.2016 à 23h51

        un projet ds le genre,mais plus élaboré et plus rentable pour ceux qui produisent le lait:

        http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/crise-du-lait-des-agriculteurs-s-unissent-face-aux-grands-groupes_1796591.html

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  • Jean Marc // 24.08.2016 à 15h52

    Il n’y a aucune plus value à traire une vache industrielle et à attendre que le camion de lait passe pour le ramasser. Quand les agriculteurs auront compris cela ils auront fait un grand pas dans la compréhension de l’économie de marché. C’est exactement la même chose pour le porc industriel aucune plus value pour l’agriculteur. Dans la région ou je vis, proche de Paris mais singulièrement différente, la Vallée De Chevreuse, la grande majorité des agriculteurs est passée au bio ou en reconversion bio, les vente se font de plus en plus des producteurs vers les consommateurs, et je n’en connais aucun qui se plaint, par contre tous se réjouissent de ne plus traiter avec la grande distribution ou l’agroalimentaire. Il y a des AMAP partout qui se sont constituées, de la vente directe dans les fermes avec des marchés paysans, du pain à la ferme, du miel, de la viande, du maraichage, des œufs, des fromages, des pâtes etc etc. Plus de marge pour Carrefour, mais des prix en dessous de la grande distribution sur le bio et tout le monde y trouve son compte.

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    • malfrok // 24.08.2016 à 15h58

      Biensur. Content de lire votre commentaire.
      Ca va dans le sens de ce que je disais plus haut.
      Je pense que c’est ce qu’il faut faire… que l’état intervienne et régule tout ca n’est pas la bonne solution!

        +2

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      • Jean Marc // 24.08.2016 à 16h19

        Etre ami avec son maraicher cela n’a pas de prix, lui acheter des pâtes fraiches le samedi matin, en ayant tout autour de la commune ses champs de blé bio pour les fabriquer non plus. Rencontrer dans son village, son petit producteur d’huile d’olive bio espagnol, pour comprendre son métier est un plaisir rare. Nous allons de toute manière de plus en plus vers des circuits courts pour de nombreux produits. Aujourd’hui l’agriculteur ne doit plus laisser son lait à la porte de sa maison, il doit le transformer, en faire du fromage, des yaourts, du lait bio et le vendre devant sa porte au consommateur. La est la vraie plus value de son métier, nourrir le monde.

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  • Jean Marc // 24.08.2016 à 15h53

    Suite :
    De plus pouvoir discuter avec l’agriculteur de sa prochaine vente de viande porcine tout en voyant les porcs courir dans la cour et dormir sur de la paille est un plus. On sait ce que l’on achète. Tout agriculteur devrait se poser la question de sa survie par ces nouvelles filières et ne pas chouiner auprès des pouvoirs publics sur le vilain Lactalis, on a toujours le choix.

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  • Xavier // 24.08.2016 à 16h38

    Petit village dans une vallée de la Beauce, années 70, 3 fermes avec activité principale céréalière mais aussi par ferme :
    – qq cochons,
    – qq vaches, (lait, beurre, crème)
    – qq dizaines de poules, dindons, etc. (œufs, poulets, etc.)
    – qq dizaines de moutons pour de la viande,

    J’allais chercher le lait directement au pis de la vache 2/3 fois par semaine, et des œufs, etc.
    En somme, l’autonomie sur bien des points, au moins des filières courtes (+ d’indépendance vis à vis pétrole) !.

    PUIS…

    Lobbying des industries agroalimentaires au niveau européen =>
    1) réglementations drastiques sur les “normes sanitaires” =>
    2) impossibilité pour ces fermiers d’investir dans l’ensemble de ces secteurs =>
    3) abandon des productions annexes =>
    4) endettement pour investissement massif dans la monoculture =>
    5) accélération de l’industrialisation et accentuation de la monoculture =>
    6) accentuation de la dépendance vis à vis des circuits de distribution =>
    7) financiarisation (business model des investissements) sur le seul critère du rendement =>
    8) augmentation des tailles des exploitations =>
    9) artisanat => salariat

    En moins de 30 ans, l’Europe avec ses “bonnes intentions” a amené :
    – déresponsabilisation
    – perte de qualité
    – déstructuration des territoires

    Le seul tropisme c’est l’argent, la seule solution : remettre la main sur la décision d’investir.

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    • Xavier // 24.08.2016 à 16h41

      Et comme par hasard, qq années plus tard (années 1980) une grande enseigne de croisement routier débarquait dans la ville voisine et signait le début de dégénérescence du tissu commercial et artisanal.

      Le rêve du “tout propre” où certains imaginaient qu’on mangerait des pilules le lendemain 😉

      Des générations d’élites inconscientes de leur inclination systémique à l’expansion.

      Et ça continue…

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    • bof // 24.08.2016 à 20h29

      Et ils sont pris en tenaille par le crédit et l’achat de nourriture pour leurs bêtes

        +2

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  • Jony // 24.08.2016 à 22h31

    Un prix minimum garanti qui ne serait pas européen fausserait la “libre concurrence”.
    La France avait tenté de fixer le litre a 34c, ce qui a finit par être invalidé car au niveau européen d’autres pays produisent moins cher.
    source partielle :
    http://www.temoignages.re/social/luttes-sociales/les-eleveurs-allemands-denoncent-la-preference-nationale-au-lait-francais-en-france,83307

      +2

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  • Neruda // 24.08.2016 à 23h00

    Au delà des quelques raisons objectives sur les plans européen et mondial causes des difficultés des producteurs de lait français, et qui ont été décrites dans les commentaires précédents, je n’y reviens pas, la FDSEA courroie de transmission sur le terrain de la FNSEA (ainsi que les JA d’ailleurs …), devrait se poser les questions suivantes :
    – que fait M.Xavier Beulin, président de la FNSEA, homme d’affaires PDG du groupe agro-industriel Avril (ex Sofiprotéol), céréalier, qui touche (entre autres !) allègrement au titre de cette dernière un magot au titre de la PAC ? Son souci est-il de s’attaquer aux difficultés des producteurs de lait ? Non, trop corrompu au plus haut niveau ! Et pas concerné !!
    – que font les Chambres d’Agriculture dirigées par la FNSEA, qui envoient sur le terrain leurs techniciens comme ils disent si bien, porter la bonne parole d’agrandissement des cheptels et par voie de conséquence une mécanisation (robot de traite entre autres) très coûteuse ?
    Rien, sinon encourager les laitiers à s’équiper chèrement, par le biais des techniciens !
    – que font les Caisses de Crédit Agricole, “bailleurs de fonds/prêteurs” des producteurs laitiers, prêts qui les étranglent, pour que ceux-ci puissent s’équiper sur les conseils des Chambres d’Agriculture ? Rien, elles les laissent couler !
    Voilà la boucle est bouclée !! Et je passe bien sûr sur Lactalis and Co, et la grande distribution !!
    Si vous voulez déverser du lait, voire du fumier, commencez donc par ces trois adresses !!!
    Et ensuite vous pourrez discuter plus objectivement. Regardez la réalité en face !!

      +8

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  • gilles // 25.08.2016 à 00h31

    Mme Luherne : La force de contestation que pourrait représenter le monde agricole dans son ensemble devrait régler le problème en deux jours. Soyez solidaires entre vous, manifestez avec vos engins agricoles, bloquez tout : les consommateurs vous suivront.
    Mais est-ce vraiment cela que vous voulez ? Vous êtes une représentante de la FNSEA. Etes- vous prête à remettre en cause le système ? l’agriculture intensive ….. ?
    – Aucune remise en question du système imposé par l’Europe( à coups de subventions et/ou de captations du capital-immobilisations foncières- par l’industrie financière) qui veut toujours plus de libre échange
    – Aucune remise en cause de la politique Allemande, pays bas concernant l’emploi à bas coût des ressortissants des pays nouvellement entrés.
    – Aucune manifestations contre les sanctions anti- Russie décidées par les US.
    Etc, etc …….

    Et pendant ce temps, notre président veut encore plus d’Europe:
    A relire le billet de J. Sapir : http://russeurope.hypotheses.org/4136
    A lire le livre D’Isabelle Saporta : Le Livre noir de l’agriculture, Fayard.
    A regarder une vidéo de « ONPC » : http://www.dailymotion.com/video/xhdzv0_isabelle-saporta-on-est-pas-couche-5-mars-2011-2_news

    Spectre a déjà mis ce lien, mais je renouvelle l’invitation à lire cet article : c’est fondamental.
    Enquête très intéressante (02/03/2015) :
    https://reporterre.net/ENQUETE-5-Xavier-Beulin-l-homme
    Où on apprend que Xavier Beulin, le président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) est aussi, entre autres, président du groupe AVRIL-SOFIPROTEOL une pieuvre à la tête d’un empire agro-financiaro-industriel, champion des fermes usines (n’allez surtout pas croire qu’il n’existe que la « ferme des milles vaches »).
    Les agriculteurs, cotisants de la FNSEA ou FDSEA comme Marie-Andrée Luherne ne sont certainement pas au courant ? Ou alors ce serait grave !!!……

    Bien sûr, vous pouvez continuer de réclamer l’aide de l’état …. ( contribuables) ou l’aide des consommateurs ( les mêmes) mais il faut être cohérente .

    Rappelez- vous le débat de Mélenchon avec une soi-disant jeune agricultrice(Céline Imart, vice présidente des jeunes agriculteurs du tarn) présentée comme telle par Pujadas ,le fameux journaliste qui « oublie » dans sa présentation quelques détails :
    Titulaire d’une licence en droit public et diplômée de Sciences Po Paris, elle a finalement choisi d’intégrer le monde du privé. C’est pourquoi elle a complété sa formation initiale à l’Essec avec un mastère en International Business. L’envie de parcourir le monde l’a faite atterrir au Chili, où elle a commencé sa carrière dans la finance en tant que DAF de la filiale Bolloré Logistics. Elle est ensuite revenue à Paris, où elle a intégré le cabinet PricewaterhouseCoopers en conseil finance, réalisant des missions pour des clients prestigieux”, avant de reprendre l’exploitation agricole familiale.
    https://www.youtube.com/watch?v=8a5DC90VFAY

      +3

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  • Sebastien // 25.08.2016 à 01h06

    Et pourquoi ne pas creer une entreprise collecteur de lait qui concurrencerait Lactalis.

    L’entreprise acheterai le lait à 36 centimes, les producteurs de lait ne vendraient qu’à cette entreprise (qui rachète plus chère) coupant l’herbe sous le pieds a Lactalis.

    Ainsi un lait etiqueté francais viendrait concurrencer les grands collecteurs et producteurs de lait. Peut etre un peu plus chere mais avec un bonne communication les consommateurs suivront

      +5

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  • Tatave // 25.08.2016 à 09h04

    La fnsea n’est qu’un lobby parmi les autres, vous perdez votre temps à la fustiger.

    Si le montant de la PAC est décidé à Bruxelles,(euro députés) la répartition entre les différents secteurs est décidée par nos députés nationaux.

    Si les trois quarts des aides PAC sont captés par les grandes cultures, avec la désertification des campagnes qui va avec, il faut demander des comptes à nos députés, euro et nationaux.

      +1

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  • tchoo // 25.08.2016 à 09h11

    L’UE n’est plus protectioniste depuis longtemps, rappellez vous les montants compensatoire à l’abri des quels l’agriculture européenne et française a pu prospérer
    Aujourd’hui nous sommes dans l’ère de la concurrence libre et non faussée
    Les marges bénéficiaire se réduisent et le seul moyen de survivre s’est de grossir pour concentrer la production et additionner les marges faibles, d’où la ferme de 1000 vaches, les exploitations céréalières ou maîsicole de 500, 1000, 1500 ha et plus
    l’industrialisation de l’agriculture donc.
    C’est le credo de la FNSEA depuis toujours, tenu par les gros céréaliers du centre de la France, les “petits” agriculteurs des autres régions et du sud-ouest entre autres n’ont eu de cesse que de s’adapter ou crever. Comme le font les producteurs de lait aujourd’hui qui vont quasiment disparaitre du paysage français.
    Il restera ici où là deux ou trois exploitations qui arriveront à vivre tant bien que mal de production vendue localement, qui satisferont quelques bobos qui se feront d’acheter une fois sur 5 ces productions, mais qui seront loin de pouvoir faire vivre une économie entière.
    Soit nous changeons complètement d’orientation économique impulsé par un état souverain pour retrouver notre souveraineté alimentaire

      +1

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  • guest222 // 25.08.2016 à 11h48

    Juste pour précision, Candia est une marque du groupe Sodiaal, et non pas de Lactalis 🙂

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  • step // 25.08.2016 à 16h22

    “32 centimes de coût de revient pour le producteur, qui est pressuré par un client en monopsone pour vendre à 25 centimes, pour un produit vendu au final 86 centimes ! Le passage de 25 à 86 n’est pas forcément choquant, mais pourquoi diable ne pas partir de disons 35 centimes, quitte à arriver à 95 centimes – on n’en mourra pas, et cela relancera d’ailleurs la consommation des agriculteurs…”
    à 95 centimes le lait ne se vendra que si le “con”sommateur décolle de son tropisme sur le prix. C’est pas gagné ! Encore moins pour les consommateurs étrangers qui n’ont pas d’intérêt particulier à acheter français hors critères qualitatifs sur lesquels il n’est pas forcément facile de communiquer. Il me surprendrait que la totalité de notre production laitière ne soit réentrante…

    La circulation des biens et des personnes est libre, il parait qu’une majorité a voté cela… Ben maintenant dégustez les attentats et le lait des fermes industrielles ! Moi je ne bois presque pas de lait (c’est pas bon pour la santé), et j’achète le reste (légume viande) en amap.

      +1

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  • Fred // 26.08.2016 à 00h35

    Pourquoi les agriculteurs refusent pas de vendre a Lactalis 0,25 euros/litre?
    Pour un exploitant. ne serait-ce pas moins couteux de ne rien produire que de produire a perte?

    Ne serait-il pas logique de produire plus de lait bio? Il en manque toujours dans les supermarchés.

      +0

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  • Arnould // 26.08.2016 à 13h19

    Comment acheter du lait en circuit court quand on habite une grande ville? Ceci étant, de toute façon, perso, je n’ai pas envie de revenir “en arrière”, à l’époque où il fallait acheter le lait tous les deux jours pour éviter qu’il ne s’abîme…

    Alors y a-t-il des machines et des emballages pour stériliser UHT/emballer le lait directement dans les exploitations? Si oui, je suis prêt à acheter mon lait tous les 3 mois directement au producteur ce qui évitera les marges distributeurs. Un nouveau marché pour un petit industriel?

      +2

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  • Arnould // 26.08.2016 à 13h26

    Concernant Lactalis, il y a environ 1 an il y avait des panneaux partout dans les Leclerc comme quoi Lactalis ne voulait pas s’aligner sur les prix demandés par les acheteurs de Leclerc et que donc il n’y aurait plus de produits Lactalis dans les rayons pour un certain temps.

    Ce qui m’avait énervé. J’ai même laissé un commentaire au directeur: en tant que consommateur, je peux choisir moi-même de boycotter Lactalis, mais que ce n’est pas le travail d’un distributeur. Et que donc, tant que ces panneaux resteraient en place, je boycotterais Leclerc. Après, Leclerc, je n’y vais que une fois par trimestre environ, et donc je n’ai pas suivi l’affaire.

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