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9.janvier.20239.1.2023 // Les Crises

Robots tueurs : à San Francisco, la police peut désormais tuer par robots télécommandés

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San Francisco vient d’approuver une technologie qui permettrait aux policiers d’utiliser la force létale par télécommande. Cela vous semble familier ?

Source : Responsible Statecraft, Christopher J. Coyne, Abigail R. Hall
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

(shutterstock.stacy nazelrod)

La police de San Francisco peut désormais utiliser des robots pour tuer des gens.

Par un vote à 8 contre 3 du Conseil des superviseurs de la ville, la nouvelle politique accorde au SFPD [San Francisco Police Department, NdT] le pouvoir d’utiliser la force létale via des robots télécommandés. Selon le département de la police, il serait désormais en mesure de déployer des robots équipés de charges explosives « pour entrer en contact, neutraliser ou désorienter un suspect violent, armé ou dangereux » lorsque des vies sont en jeu, a déclaré Allison Maxie, porte-parole du SFPD, dans un communiqué.

Ces nouveaux pouvoirs sont censés être limités aux situations d’urgence, « lorsque le risque de perte de vie pour les membres du public ou les agents est imminent et l’emporte sur toute autre option de force à la disposition du SFPD. »

N’y comptez pas.

Il y a de réelles raisons de croire que l’utilisation de ces « robots tueurs » va s’étendre. Pourquoi ? La réponse réside dans de simples considérations économiques et dans la militarisation croissante de nos forces de l’ordre nationales.

Premièrement, considérez les contraintes supposées auxquelles est confronté le SFPD. Alors que la déclaration ci-dessus suggère un ensemble très étroit de circonstances dans lesquelles la technologie peut être utilisée, elle est en fait remarquablement large. Considérez le langage utilisé juste avant la phrase ci-dessus, « [les robots] ne seront pas utilisés en dehors de la formation et des simulations, des appréhensions criminelles, des incidents critiques, des circonstances d’urgence, de l’exécution d’un mandat ou pendant les évaluations de dispositifs suspects. »

Au lieu de limiter le nombre de scénarios dans lesquels ces technologies peuvent être déployées, ces vastes catégories – « appréhensions criminelles », « exécution d’un mandat », etc. – signifient que la technologie robotique peut être utilisée dans une myriade de cas, et non dans quelques cas seulement. Comme l’a fait remarquer Matthew Guariglia, de l’Electronic Frontier Foundation, cette formulation donne à la police la possibilité d’utiliser des robots lors de toutes les arrestations et lors de rassemblements publics tels que des manifestations. Ce risque était évident lors des manifestations de George Floyd, où la police a utilisé des drones pour surveiller les protestations, des armes soniques pour contrôler les manifestants et des démonstrations de force pour intimider les manifestants.

Outre ces contraintes peu contraignantes, la politique actuelle ne fournit aucun détail sur la manière dont les décisions seront effectivement prises quant au déploiement de la technologie robotique ou à l’utilisation de la force létale, si ce n’est que le chef de la police doit donner l’ordre et doit d’abord envisager des alternatives. Il n’y a aucun détail sur les freins et contremesures qui seront mis en place pour garantir la responsabilité.

Certains de ces problèmes potentiels liés aux robots tueurs sont apparus clairement au cours du débat qui a précédé le vote sur la décision.

Les partisans de cette décision insistent sur le fait qu’elle peut contribuer à sauver des vies. Lors du débat précédant son adoption, le chef de police adjoint a suggéré que les robots tueurs auraient été utiles pour aider la police lors de la fusillade au Nevada à Mandalay Bay en 2017. Mais là encore, nous constatons un manque total de planification ou de règles de planification. Comment ces robots seraient-ils déployés dans un tel scénario ? Comment la police éviterait-elle de blesser des passants innocents dans une situation où il y a de la foule, des otages, etc. Contrairement à une ligne directrice claire pour l’utilisation, déclarer que la technologie ne peut être utilisée que dans le cas de « menaces imminentes » est extrêmement difficile à discuter dans l’abstrait, et encore moins pendant une situation policière réelle.

Certains diront que les inquiétudes concernant la sur-utilisation ou l’utilisation inappropriée sont exagérées. Mais c’est méconnaître l’histoire de l’utilisation de la technologie par la police.

Prenons, par exemple, l’évolution et l’utilisation des équipes SWAT [Special Weapons And Tactics, Tactiques et armes spéciales, NdT]. Ces unités de police, qui font appel à une formation et à des outils militaires spécialisés, ont été créées en promettant qu’elles ne seraient utilisées que dans des situations très rares – lorsque des menaces et des urgences extrêmes ne pouvaient être gérées par la police traditionnelle.

Dans la pratique, l’utilisation d’une unité SWAT s’est massivement étendue au fil du temps. De nombreux éléments indiquent que les unités SWAT sont fréquemment déployées dans des cas où il n’y a pas de situation d’urgence avec une menace imminente pour la vie. Aujourd’hui, les équipes SWAT sont déployées pour un large éventail d’activités, y compris l’exécution de mandats d’arrêt pour drogue et la réponse à des menaces de suicide. Au lieu de désamorcer la situation, elles laissent souvent derrière elles une traînée de sang et de biens détruits.

La réalité est que les services de police se comportent comme n’importe quelle autre unité gouvernementale. Ils sont incités à accroître la portée de leurs activités en augmentant leurs budgets et en développant leurs forces. Comme le montre clairement le cas des SWAT, cette même logique s’applique à la militarisation de la police – y compris la militarisation impliquant l’intégration de technologies d’armes de pointe. En raison de l’absence de responsabilité directe, il y a une incitation à agir d’abord et à poser des questions ensuite.

En outre, le débat sur l’utilisation de robots tueurs est la dernière manifestation en date de préoccupations plus larges concernant la militarisation des services de police nationaux. Il est peu probable que ce débat prenne fin de sitôt. Comme nous l’avons fait valoir ailleurs, les activités militaires à l’étranger reviennent souvent au pays et finissent dans les mains des services de police nationaux pour être utilisées contre la population. Compte tenu des tendances en matière de guerre robotique, il y a lieu de croire que nous verrons de plus en plus de cas d’utilisation de ces technologies au niveau national.

Si San Francisco a choisi d’utiliser ces armes, leur expansion n’est pas inévitable. En octobre 2002, la police d’Oakland, en Californie, a demandé l’autorisation d’utiliser un robot capable de tirer des munitions de fusil de chasse, mais le service a fait marche arrière après que le public se soit opposé à ce projet. La pression du public, comme nous l’avons vu ces deux dernières années, est un frein essentiel à l’expansion de la portée des activités de la police. Si la police peut utiliser la technologie pour protéger la personne et les biens des citoyens, elle peut également utiliser ces mêmes technologies pour porter atteinte aux libertés protégées par la Constitution. Cela suggère que la barre pour l’adoption de ces nouvelles méthodes devrait être extrêmement haute, la charge incombant aux partisans de ces politiques.

Source : Responsible Statecraft, Christopher J. Coyne, Abigail R. Hall, 06-12-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Danton // 09.01.2023 à 08h28

Pour mémoire, comme le révèle Snowden, aux USA, ça fait plus de dix ans que plus de la moitié des assassinats « ciblés » un peu partout dans le monde ne se décident pas en réunion de sécurité dans le bureau ovale après étude de dossiers fournis par les chefs du renseignements. Plus de la moitié des cibles sont désignés par des algorithmes d’alignement de critères. Aucun humain n’est intervenu dans ce « choix ». Dans le doute…. on bute. Ça porte même un nom: « frappe de signature ».
Et on s’emeut parce qu’on met un drone à Frisco. Mieux vaut tard.
Mais là, désolé, c’est trop tard.

29 réactions et commentaires

  • yann // 09.01.2023 à 07h08
    • James Whitney // 09.01.2023 à 09h08

      Merci Yann !

      J’ai vérifié, j’ai de la famille là-bas et je suis soulagé au moins pour l’instant.

        +0

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      • yann // 09.01.2023 à 20h23

        Oui…et c’est un peu comme si de leur côté, les Femen se mettaient à envoyer des poupées gonflables à roulettes.
        Même si on n’arrive pas a dire exactement où, on sent bien qu’il y a un truc qui cloche quelque part.

          +2

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  • Le Belge // 09.01.2023 à 07h27

    Robocop, ça a quel âge ? Non, mais, mine de rien, on était en avance ce coup là.

      +3

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    • yann // 10.01.2023 à 04h08

      Si ça continue, un film comme « Le gendarme à St Tropez » aura besoin d’une notice explicative façon « Mullholand dr. », tellement plus personne comprend dans quelle galaxie ça se passe…

        +1

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    • RGT // 10.01.2023 à 21h00

      N’oublions jamais que Robocop, tout comme Starship Troopers, a été réalisé par Paul Verhoeven…
      Et donc qu’il y a un message qu’il faut appréhender en comprenant le 2nd degré du film.

      Robocop, pour peu qu’on ait eu deux neurones connectés, était un avertissement sur ce que pourraient devenir l’avenir des « forces de l’ordre » avec les technologies de plus en plus « efficaces », tout comme Starship Troopers était un avertissement sur les risques de dérive que pourraient entraîner une propagande bien lobotomisante assénée à une population qui avait perdu toute pensée critique…

      Quand je vois ce qui s’est passé depuis, tant au niveau embrigadement martial ayant entraîné des millions de morts civils chez les « ennemis » qu’au niveau des organismes de répression (police, mais aussi justice et tous les services régaliens) j’en viens à penser que Paul Verhoeven était très optimiste concernant l’avenir.

      En fait, c’est devenu largement pire que dans les pires dystopies mais comme ces « révolutions » nous ont été imposées très progressivement à grand renfort de propagande « pour notre bien à tous » peu sont ceux qui osent désormais se révolter contre la société actuelle qui est devenue sans doute pire que la Corée du nord.

      Et les pays occidentaux n’ont même pas l’excuse, contrairement à la Corée du nord, d’avoir été rasés sous une quantité de bombes supérieure à tout ce qui a été déversé pendant toute la seconde guerre mondiale, tant à l’est qu’à l’ouest, mais sur un tout petit territoire, ce qui donne une densité de bombes qui restera à jamais dans le Guiness des records.

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  • Danton // 09.01.2023 à 08h22

    Tout d’abord, on notera que ça se passe à Frisco, pas à Dallas ou Miami. Chez les gentils démocrates pas chez les mechants rednecks républicains proto-fascistes.
    Ensuite, i l ne s’agit pas de robot. C’est un humain qui pilote. Le robot a sa propre décision. Ce n’est pas le cas.
    Mais c’est un sacré premier pas vers ça
    C’était cousu de fil blanc. Je laisse moins de dix ans à la France pour équiper ses forces de maintien de l’ordre de drones terrestres et aériens d’accompagnement avec des systèmes « non létaux »(ha, ha), gaz, bombe sonore, tazer, ldb, grenade de désencerclement et drones aeriens pour suivre et filmer les « émeutiers et délinquants » Avec la reconnaissance facial, ce drone pourra dire « M. Machin, vous etes reconnu et serez poursuivi pour … »
    Les drones de défense, genre R2D2, quand à eux pourront être installés à l’arrière des véhicules prêts à intervenir. Ou laissés en faction à certains endroits comme les antiques téléphones police secours parisiens avec détecteurs de proximité pour éviter le vandalisme.
    C’est à ça qu’on prépare l’opinion publique en retenant la main de la police. On pourra déplorer l’incapacité de maintenir l’ordre et l’obligation « la mort dans l’âme » (de crocodile) de recourir à….
    Bienvenue chez l’enfant monstrueux d’Huxley et Orwell.
    Gageons que les Anglais seront les premiers à le faire en Europe.

      +20

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    • Danton // 09.01.2023 à 08h28

      Pour mémoire, comme le révèle Snowden, aux USA, ça fait plus de dix ans que plus de la moitié des assassinats « ciblés » un peu partout dans le monde ne se décident pas en réunion de sécurité dans le bureau ovale après étude de dossiers fournis par les chefs du renseignements. Plus de la moitié des cibles sont désignés par des algorithmes d’alignement de critères. Aucun humain n’est intervenu dans ce « choix ». Dans le doute…. on bute. Ça porte même un nom: « frappe de signature ».
      Et on s’emeut parce qu’on met un drone à Frisco. Mieux vaut tard.
      Mais là, désolé, c’est trop tard.

        +25

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      • Toto Zorro // 09.01.2023 à 16h18

        Petite précision : Une « signature strike » est une frappe décidée en fonction du comportement des suspects, sans même connaître leur identité (par ex. la frappe de Bounti : un groupe d’hommes bombardés car ils se sont réunis… pour une cérémonie de mariage !), ce qui est en fait différent de ce à quoi vous faites allusion : le tri automatisé d’énormes quantités de données comme les communications téléphoniques pour désigner des cibles à abattre par des drones (cf. les « drones papers » de The Intercpt).

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  • calal // 09.01.2023 à 09h03

    c’est pour cette raison precise que les americains ont raison de continuer a lutter pour preserver leur deuxieme amendement qui leur garantit le droit de posseder des armes de guerre:parce que le premier danger pour un citoyen c’est le risque que son propre gouvernement deviennent tyrannique et totalitaire…

    ps: oui la liberte a un cout et il faut etre pret a le payer.Parce que ne pas le payer est beaucoup plus risque et plus couteux sur le long terme car la tendance pour un gouvernement a devenir tyrannique sur le long terme est proche de 100%…

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    • RGT // 10.01.2023 à 21h32

      L’origine du second amendement était surtout, pour les « pères fondateurs », de pouvoir sauver leurs fesses de représailles anglaises suite à la déclaration d’indépendance.
      Ça évitait d’avoir à financer une armée professionnelle et il y avait un troupeau de gueux disponibles qui au nom de « la Liberté » seraient prêts à aller se faire massacrer gratuitement pour préserver les avantages des dirigeants.

      Rien de nouveau sur cette terre.

      Les dirigeants français ont fait de même après la révolution, ayant inventé la conscription pour que les « moins que rien » aillent se faire massacrer sans broncher pour préserver leurs intérêts.

      Ce qui change, c’est que comme l’ont fait les « élites » françaises, une fois les rouages de l’état bien rodés il faut les préserver de la colère des populations qui ne manqueront pas de se rendre compte qu’elles ont été flouées jusqu’au trognon et qu’il est nécessaire de désarmer toute la population pour éviter que les têtes des dirigeants indélicats ne se balancent au bout de piques acérées.

      Par contre, ça se passe assez mal aux USA et pour deux raisons :
      – Le lobby militaro-industriel est très puissant et ne souhaite pas perdre la poule aux œufs d’or.
      – Les citoyens ne veulent pas être désarmés car ils ne font pas confiance aux autorités, que ce soit pour les protéger contre les « brigands » ou des dérives autoritaires de l’état.

      Les « discours humanitaires » des « démocrates » ne concernent que leur propre sécurité en évitant que la colère populaire n’entraîne une révolte armée…

      Comme en France, les dirigeants se foutent que des milliers de gueux crèvent dans des attaques violentes. Par contre, ils instrumentalisent cette violence subie par les gueux pour justifier le désarmement de la population qui pourrait un jour leur demander des comptes.

      La différence c’est que si tu es armé, tu peux exiger des comptes sans avoir besoin d’implorer « pas taper siouplait »..

        +2

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  • Louis // 09.01.2023 à 09h49

    En cas d’excès, cas très rare, ça sera le robot qui sera poursuivi..

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    • Danton // 09.01.2023 à 10h38

      Non, non, si vous avez lu l’article, vous avez vu que est un humain qui pilote, pas une IA.

        +2

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      • RGT // 10.01.2023 à 21h49

        Et comment allez-vous poursuivre celui qui pilote le drone/robot ?

        C’est comme si les victimes civiles de frappes de drones US avaient la possibilité de porter plainte contre l’armée US… Mort de rire !!!

        Et on pourra toujours montrer la photo du drone/robot, si ce dernier n’est pas immatriculé de manière parfaitement visible (pourquoi prendre des risques, autant les anonymiser comme les CRS casqués qui chargent des petits vieux et les envoient à l’hôpital ou à la morgue, on ne peut « jamais » les identifier…

        Et comme la violence « régalienne » est légale (comme la violence judiciaire) vous pouvez vous brosser pour que l’état (et surtout les dirigeants) soient reconnus coupables de leurs crimes…

        C’est même pire qu’au temps des monarchies absolues car désormais les dirigeants de tous poils se réfugient derrière les « institutions de la République » qui ont été établies non pas par la population mais par leurs ancêtres et les propres membres de leur caste..

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    • Dominique65 // 12.01.2023 à 12h13

      Apparemment ton humour a été pris au premier degré.

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  • POPOV // 09.01.2023 à 10h32

    Il est toujours agréable de voir « responsible statecraft » s’entourer de tout un arsenal de précautions pour envoyer un robot au casse pipe. Sans possibilité de retour, car le robot serait armé d’une charge explosive, et son utilisation le détruirait aussi, tel un vrai kamikaze, voire pire !
    Cet organe de communication a beaucoup moins d’états d’âme quant à l’utilisation massive drones en Afghanistan, ou en Ukraine.

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  • Fabrice // 09.01.2023 à 12h17

    Ce qui sera « intéressant » c’est quand un pirate informatique arrivera à trouver la faille et sèmera le chaos ou renverra à l’envoyeur, le monstre échappant à son créateur.

    Nous sommes civilisés par des outils de plus en plus performants même dans l’horreur mais resté barbares dans la sagesse d’usage qui devrait accompagner ces innovations.

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    • Danton // 09.01.2023 à 12h42

      Excellente remarque. Je n’y avais pas pensé.
      Ce serait un sacré binz.
      Des braqueurs neutralisant la police avec ses propres robots. Ce qui ne devrait pas être trés difficile. Il suffira d’aller outre la transmission criptée entre le pilote et l’engin.
      Déjà, avec toutes les babioles en vente en provenance d’Ukraine, il doit y avoir des brouilleurs de qualité militaire.

        +6

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    • azuki // 10.01.2023 à 15h49

      Pas besoin de pirater. A ton avis qui fabrique le robot ? Tu crois qu’il va faire le moindre problème pour le vendre à tous ceux qui ont de l’argent, directement ou par l’intermédiaire des trafficants d’armes ? Et quand ces engins vont se multiplier dans des pays «amis» il va y avoir de la «déperdition». Combien d’armes sont arrivées dans les soldats Ukrainiens sans être interceptées par les Russes, mais plus encore revendues par les Ukrainiens eux mêmes…

        +1

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    • Patrick // 11.01.2023 à 10h14

      je me posais la même question.
      Finalement , c’est difficile de pirater un vrai flic pour le faire tirer sur ses collègues mais avec un robot ce sera plus facile. Et ensuite , qui pourra prouver qui a piraté ?

        +1

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  • Savonarole // 09.01.2023 à 13h39

    Je vois pas le problème ; le Fentanyl tuera plus de toutes façons et ça permet de limiter les dépenses en Narcan … et puis il y a tout ces anciens pilotes de drones sans emploi depuis la fin de l’operation militaire spéciale en Afghanistan ; il faut permettre à ces gens une reconversion professionelle : ils sont tout malheureux depuis qu’ils peuvent plus larguer des missilles Hellfire sur des mariages.
    La police est pour aussi ; si ils peuvent regarder un robot se perdre dans les couloirs d’une école pendant une fusillade, ça sera meilleur pour leur image que de les voir empêcher les parents d’entrer et faires les plantons devant les portes en attendant que le timbré n’ai plus de cartouches …

      +5

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  • alain maronani // 09.01.2023 à 14h23

    L’évolution des forces de police ET leur militarisation se poursuit partout dans le monde.

    Aux USA il y a plus de 350 millions d’armes à feu en circulation, plus de 15.000 tués par année (dont les suicides), plus de 220.000 blessés, les salles d’urgence ressemblent à des hôpitaux militaires de première ligne, le coût est estimé a 5 milliards de $ us par année.

    Les forces de police, confrontés à une violence armée imprévisible, s’équippent. Robots de déminages, robots pour détecter des charges explosives, robots pour l’explosion de portes, de structures blindées, utilisation d’armes militaires, véhicules spécialisés et blindés, La police de Denver avait demandé un char de combat…refusé.

    L’évolution sera identique dans les autres pays, à Marseille les conflits liés au traffic de la drogue se réglaient avant avec des couteaux, maintenant le AK-47 est la norme, le policier municipal est habillé et armé comme un robocop.

    Aux USA il est aussi important de comprendre que les autorités supervisant les forces de police sont élus ce ne sont pas des fonctionnaires et il existe une compétition malsaine pour demander toujours plus de moyens, accuser ceux qui se représentent d’avoir été faibles, etc, remarque identique pour une partie de l’appareil judiciaire (états, municipal) qui est élu.

    L’utilisation des armes fait 15.000 victimes par année mais l’épidémie de drogues en fait près de 60.000

      +4

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    • Danton // 09.01.2023 à 15h01

      Et voilà, merci d’incarner à la perfection la conclusion de mon post plus haut.
      Quand on veut abattre son chien, on dit qu’il a la rage. Quand on veut installer doucement une jolie dictature informatisée et robotisée, on commence par lier les mains des policiers dans le dos et détruire la chaine pénale.
      Puis on déplore, et on arrive avec sa solution cybernétique, promesse de reduction drastique de chaine de commandement avec ses risques facheux d’honnêteté, de sens civique, de fuites et résistance .
      Non, enfin le bonheur: direct du decideur au fauteur de trouble. Sans interférence. Au choix. On déplore la délinquance pour finalement continuer à lui foutre une paix royale en pourchassant la vraie opposition. Pas de soucis, les voyoux et blackbock pourront continuer à tout casser peinard, mais pour les manifestants….
      Et le plus ironique, c’est que cette demolition de la participation humaine à la paix publique se fait sous les vivas et encouragements des « anti-fascistes » et autres libertaires.
      Vous avez dit « ,idiots utiles »?

        +8

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      • RGT // 10.01.2023 à 22h20

        Les antifa et les « libertaires »…

        Pas le VRAIS antifascistes ni les VRAIS anarchistes bien sûr car ces derniers, bien que strictement opposés à toute forme de violence savent pertinemment que leurs pires opposants sont prêts à abuser de violence pour parvenir à leurs fins et qu’il faudra, en cas ultime, faire preuve d’autant de violence que leurs agresseurs.

        C’est d’ailleurs la cause des attentats anarchistes du début du XXè siècle.
        Les anarchistes en avaient marre de se faire tirer comme des lapins de garenne par la police et l’armée sur ordre des « élites » alors qu’ils manifestaient pacifiquement (comme les gilets jaunes).
        Ils ont donc décidé de ne plus se laisser faire et ont donc répliqué à la violence des « élites » en leur rendant la monnaie de leur pièce…

        Les actuels « antifas » et « libertaires » tant encensés par les médias et de si nombreux politicards ne sont que des idiots utiles totalement lobotomisés par la propagande « idéaliste » qui sont très utile à ceux qui détiennent les leviers du pouvoir qui peuvent en toute discrétion envoyer quelques cohortes de blaireaux aller « péter la gueule » d’opposants pacifiques mais dangereux pour les ploutocrates en les désignant comme « rouge-bruns », ce qui entraîne la sympathie des éditocrates « bienveillants ».
        Ou aller se faire massacrer s’ils ont affaire à des personnes qui peuvent se défendre, ce qui bien sûr sera suivi d’un tournant « humanitaire » pour protéger ces « innocents » se traduisant par un flicage toujours plus marqué des « simples gueux »…

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  • Fritz // 09.01.2023 à 17h26

    Tiens ! Moi qui croyais qu’on avait déjà des robots télécommandés en France. Vous vous rappelez, ces robots sans âme ni conscience qui gazaient, aveuglaient et mutilaient les Gilets jaunes.
    Hein ? Quoi ? Ce n’était pas des robots ?

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  • Louis de Constance // 10.01.2023 à 11h27

    Et que faire ? Laisser les criminels en tout genre prospérer sans trop de risques ? Les robots se multiplient dans tous les domaines , en particulier les forces de l’ordre et les militaires et c’est un progrès s’ils évitent d’exposer des humains face à des criminels de plus en plus violents . J’ai la double nationalité mais vis surtout en France. La société américaine est violente depuis ses origines: c’est dans son ADN. Aux politiques d’encadrer par la Loi les dérapages qui sont inévitables. Après, on peut rêver d’une Amérique peuplée de Bisounours …

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    • Dominique65 // 12.01.2023 à 12h26

      Tu constates que la violence est dans l’ADN des États-Unis et tu proposes de lutter contre cette violence par plus de violence. Tu ne sens pas comme un hiatus, unes dystopie, un machin de nature circulaire et infernal amenant à l’autodestruction ?
      Remarque, on a la même chose chez nous : L’UE dysfonctionne ? Solution : plus d’UE !

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  • Peau LISSE // 14.01.2023 à 01h29

    Les féroces de l’ordre sont aussi des tueurs télécommandés quand ils ne sont pas des estropieurs. Tout comme les bide-ass qui vont faire la guerre dans des pays qui ne nous ont jamais déclaré de guerre et butter des gens qu’ils ne connaissent pas pour le compte d’individus qui se connaissent mais qui ne se tuent pas. La différence entre la machine et l’humain c’est la cervelle (quand il y en a).

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