Le Premier ministre a qualifié la guerre de Trump d’illégale et ne se laisse pas intimider pour participer aux opérations ou faire des déclarations ambiguës de soutien.
Source : Responsible Statecraft, Eldar Mamedov
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises
Alors que la plupart des dirigeants européens ont réagi aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran en condamnant le régime iranien et en appelant timidement à une « désescalade » afin de ne pas offenser Washington, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a condamné sans équivoque la guerre contre l’Iran, la qualifiant de violation du droit international.
Comparez cela avec les propos du chancelier allemand Friedrich Merz qui a choisi d’insister dès le début de la guerre sur le fait que « ce n’est pas le moment de faire la leçon à nos partenaires et alliés » au sujet d’éventuelles violations du droit international.
Pendant ce temps, le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est donné beaucoup de mal pour essayer de jouer sur les deux tableaux : d’une part, il a fait appel au droit international, d’autre part, il a autorisé Washington à utiliser les bases militaires britanniques pour des « opérations défensives » – qui, en réalité, n’ont rien de défensif puisqu’elles consistent à viser des lanceurs de missiles iraniens sur le territoire iranien. Il a tout de même essuyé l’insulte du président Donald Trump, qui a déclaré que Starmer n’était « pas Winston Churchill. »
Les dirigeants des autres grands pays européens n’ont guère fait mieux : le président français Emmanuel Macron a attendu quatre jours avant de déclarer que la guerre entre les États-Unis et l’Iran était « contraire au droit international. » Et même alors, il s’est engagé à envoyer des moyens de défense aérienne et un navire de guerre pour défendre l’île de Chypre contre les frappes iraniennes visant la base militaire britannique qui s’y trouve, en représailles au soutien apporté par le Royaume-Uni aux attaques contre l’Iran.
Macron a également déclaré qu’il souhaitait former une coalition internationale pour sécuriser les routes maritimes commerciales « essentielles à l’économie mondiale. » Il a ajouté que la France mettrait à disposition son porte-avions Charles de Gaulle.
La position de Sanchez mérite notre attention, car non seulement il a tenu des propos forts, mais il a également joint le geste à la parole. En matière de politique étrangère, la cohérence est une question de crédibilité.
Concrètement, Sánchez a refusé d’autoriser les avions américains à utiliser les bases navales et aériennes exploitées conjointement à Rota et Morón en Espagne pour mener des frappes contre Téhéran. Cette décision a, comme on pouvait s’y attendre, suscité la colère de Trump. Il a qualifié l’Espagne de « terrible » et a menacé de rompre tout commerce avec Madrid. Il a également déclaré que s’il voulait utiliser les bases espagnoles, il « s’y rendrait » s’il le souhaitait.
« Nous pourrions simplement nous y rendre et les utiliser, personne ne nous empêchera de le faire. Mais nous n’avons pas besoin de cela », a-t-il déclaré.
Loin de céder, Sanchez a doublé la mise en rejetant les violations du droit international dans un discours télévisé historique adressé à la nation. Il a rejeté « l’illusion que nous pouvons résoudre les problèmes du monde avec des bombes » et s’est engagé à ne pas « répéter les erreurs du passé. » La position du gouvernement espagnol peut se résumer en quatre mots qu’il a prononcés : « Non à la guerre. »
Mercredi, le porte-parole de la Maison Blanche a déclaré que les Espagnols avaient reconsidéré leur position et avaient finalement accepté d’apporter leur aide. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, s’est immédiatement adressé aux médias pour démentir cette information. « Je peux réfuter (les propos du porte-parole de la Maison Blanche) », a déclaré Albares à la radio espagnole Cadena Ser. « La position du gouvernement espagnol concernant la guerre au Moyen-Orient, le bombardement de l’Iran et l’utilisation de nos bases n’a pas changé d’un iota. »
Ce n’est pas là la posture d’idéalistes naïfs. C’est la position d’un dirigeant réaliste et intransigeant (Sanchez) qui se souvient de l’histoire, connait l’état d’esprit de son public et agit pour protéger son pays d’une guerre illégale et absurde et de ses conséquences possibles, telles que des représailles terroristes, des difficultés économiques et des migrations massives.
Il convient de noter que le dirigeant espagnol a évoqué le souvenir de l’invasion de l’Irak en 2003. « Quelques dirigeants irresponsables nous ont entraînés dans une guerre illégale au Moyen-Orient qui n’a apporté que de l’insécurité et de la souffrance » a-t-il averti.
La comparaison est pertinente et trouve un écho particulier en Espagne. En mars 2003, le Premier ministre de l’époque, José María Aznar, avait apporté son soutien total à l’invasion de l’Irak par George W. Bush, un moment immortalisé par la photo du « trio des Açores », sur laquelle on voit Aznar, Bush et le Premier ministre britannique Tony Blair après leur sommet sur ces îles portugaises où la décision de lancer la guerre avait été prise.
Le contrecoup a hanté l’Espagne lorsque des terroristes d’Al-Qaïda ont fait exploser une bombe dans la gare de Madrid presque exactement un an plus tard, tuant 193 personnes et en blessant plus de 2 000, ce qui en fait l’attentat terroriste le plus meurtrier de l’histoire du pays. L’attaque a précédé les élections générales qui ont eu lieu quelques jours plus tard et, alors que le gouvernement d’Aznar a d’abord tenté d’imputer la responsabilité de cette atrocité aux séparatistes basques afin de ne pas nuire aux chances de son successeur conservateur, des preuves ont rapidement émergé, indiquant que les terroristes islamistes agissaient en représailles au rôle joué par l’Espagne en Irak. L’opposition socialiste a remporté les élections.
Tout comme la guerre en Irak, les frappes actuelles contre l’Iran ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité des Nations unies. Tout comme la guerre en Irak, elles sont justifiées par des sentiments nobles, en l’occurrence la solidarité avec les femmes iraniennes qui souffrent sous le régime, y compris certaines militantes iraniennes en exil qui ont fait pression en faveur de la guerre pour défendre les « droits des femmes. »
Sánchez s’est montré particulièrement incisif sur ce point. « Les droits des femmes ne doivent jamais servir de prétexte pour déclencher des guerres qui servent d’autres intérêts » a-t-il déclaré. « Si nous croyons vraiment en la liberté des femmes iraniennes, la réponse ne peut être davantage de violence. Elle doit passer par davantage de diplomatie, davantage de soutien et davantage de droit international. »
Il ne s’agit pas ici de défendre le régime iranien. Sánchez a été explicite : « N’oublions pas qu’on peut être contre un régime odieux, comme c’est le cas du régime iranien… tout en étant contre une intervention militaire injustifiée et dangereuse. » Cette distinction est essentielle, mais elle échappe à ceux qui assimilent, de mauvaise foi, l’opposition à la guerre à une sympathie pour Téhéran.
Pourquoi la position de Sánchez est-elle si importante ? Parce qu’elle offre à l’Europe une voie différente de la soumission totale à Trump. Les dirigeants politiques comme Merz et les politiciens et experts qui partagent ses idées semblent enivrés par l’idée que l’Europe devienne une « puissance dure » et semblent assimiler son exercice à devenir des partenaires mineurs dans une guerre contre l’Iran.
Pourtant, comme l’a récemment écrit l’expert de l’Union européenne Alberto Alemanno, « l’Europe soutient une guerre qu’elle n’a pas déclenchée, qu’elle ne mènera pas et qu’elle ne peut pas se permettre. Washington remporte le prix géopolitique. L’Europe paie la facture. » Cette facture se traduira par une hausse des prix de l’énergie, des flux migratoires potentiels, des menaces terroristes et une instabilité politique sur le flanc sud de l’Europe.
Sanchez refuse de jouer un rôle dans la facilitation de tout cela. Il ne s’agit pas ici de « puissance dure », mais d’une soumission autodestructrice à Washington, qui mène une guerre illégale dont les objectifs semblent changer de jour en jour, voire d’heure en heure, selon le responsable de l’administration Trump qui s’exprime à un moment donné. Au contraire, le levier de l’Europe réside dans l’utilisation de son pouvoir diplomatique et économique pour agir dans son propre intérêt collectif.
Dans ce contexte, cela signifie refuser aux États-Unis l’utilisation de toute base militaire en Europe à des fins contraires au droit international et à la légitime défense. Quant aux menaces de Trump de mettre fin au commerce avec Madrid en guise de représailles, elles semblent largement creuses. Bien que cela ne soit pas impossible sur le plan juridique, une telle mesure reviendrait en fait à sanctionner l’ensemble du marché unique de l’UE, ce qui entraînerait une guerre commerciale totale qui serait probablement un échec politique et économique, même pour l’administration Trump.
Sánchez ne peut toutefois pas agir seul. L’Espagne est une puissance moyenne, pas une superpuissance. Mais sa position est importante précisément parce qu’elle démontre qu’il existe des alternatives.
Le ministre israélien des Affaires étrangères s’est demandé si Sánchez était « du bon côté de l’histoire. » Cette formulation est révélatrice. En 2003, ceux qui s’opposaient à la guerre en Irak ont été rejetés de la même manière. Aujourd’hui, rares sont ceux qui affirmeraient qu’ils avaient tort.
La position espagnole n’est ni anti-américaine, ni pro-iranienne. Elle est simplement pro-droit, pro-paix et anti-guerre. Dans un monde qui se précipite vers une guerre plus large, cela fait de Pedro Sánchez la voix de la raison dont l’Europe a désespérément besoin.
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Eldar Mamedov est un expert en politique étrangère basé à Bruxelles et chercheur non résident au Quincy Institute.
Les opinions exprimées par les auteurs sur Responsible Statecraft ne reflètent pas nécessairement celles du Quincy Institute ou de ses associés.
Source : Responsible Statecraft, Eldar Mamedov, 05-03-2026
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises
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Commentaire recommandé
Le « droit international » c’est comme tous les autres droits, ils ne valent que par la force qu’on met à les faire appliquer. Ce qui est déplorable c’est que des gens comme Donald sont infoutus de comprendre qu’au delà du côté sanctions applicables/pas applicables, les règles qu’on s’est écrit sont une façon de se protéger de l’absence de règles.
Comme d’habitude, l’EU (qu’oublie jamais d’être conne) s’est empressé de condamner la victime qui s’est rebiffée. Comme d’habitude aussi, il y en a toujours un qui n’est pas d’accord avec la guerre , ce qui m’étonne le plus c’est que c’est pas toujours les mêmes.
Ce qu’il manque au dirigeants occidentaux c’est des couilles (pour dire non), une colonne vertébrale (pour pas y déroger) et un cerveau (pour agir au delà des intérêts immédiats). Sanchez nous a fait une Chirac 2003 : il a posé les couilles en y ayant réfléchit , va-t-il s’y tenir ?
11 réactions et commentaires
Concrètement, Sánchez a refusé d’autoriser les avions américains à utiliser les bases navales et aériennes exploitées conjointement à Rota et Morón en Espagne pour mener des frappes contre Téhéran.
Ceci est une posture rien de plus….En activité depuis 1941, elle est depuis les accords de Madrid de 1953 elle est utilisée par l’United States Air Force. Elle est la seule base de l’United States Air Forces in Europe en Espagne.
Depuis 2015, elle comporte aussi une force de réaction rapide américaine pouvant atteindre 2500 hommes destinée aux interventions en Afrique ou dans le Golfe Persique et dependant du CENTCOM.
Rien n’empêche les USA d’y faire transiter des forces aériennes effectivement sans l’autorisation du gouvernement espagnol.
Tout comme la guerre en Irak, les frappes actuelles contre l’Iran ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité des Nations unies…..comme l’Opération Spéciale ?
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AlerterL’opération spéciale consistant à capturer Maduro, bien qu’acceptée par l’Europe n’était en effet pas non plus autorisée par l’ONU. La tactique des USA consistant à faire ce qu’ils veulent quand il veulent finira par se faire détester par l’ensemble des peuples de la Terre. Seuls ceux de l’Occident sont sous des régimes atlantistes. On peut prévoir qu’ils finiront par élire des représentants moins enclins à la soumission à l’Oncle Sam.
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AlerterL’Opération Spéciale c’est Poutine en Ukraine. Pour Maduro se reporter a mon commentaire hier qui montre que le Venezuela est de nouveau une filiale made-in-USA alimentant directement les raffineries américaines du Texas. Maduro que cela vous plaise ou pas s’était déclaré élu sans attendre les dépouillements des urnes par l’intermédiaire de la commission électorale qu’Il contrôllait.
La première raison de l’opération c’est la complicité locale et la présidente vénézuelienne se félicite de la collaboration…avec les USA.
En ce qui concerne l’Espagne la vraie menace c’est la politique immigratoire de ce pays qui vient de régulariser 500.000 illégaux provenant de l’Afrique Saharienne qui vont maintnant pouvoir s’installer comme ils le veulent dans l’espace Shengen…
Seuls ceux de l’Occident sont sous des régimes atlantistes..ah oui comme le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, l’Indonésie, le Maroc, la Nouvelle Zelande, l’Argentine…une courte liste..
L’Iran sans le régime actuel ne serait pas un allié de la Chine ou de la Russie…et des élections libres a Cuba verrait le régime actuel balayé.
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Alerter@ Rob Ducan Spencer // 25.03.2026 à 15h31
On peut difficilement comprendre la situation actuelle sans rappeler que les liens pétroliers entre le Venezuela et les États-Unis ne datent ni de Chávez ni de Maduro, mais remontent au début du XXe siècle, quand des compagnies américaines contrôlaient déjà une grande partie de la production, faisant du Venezuela un fournisseur clé des raffineries américaines ; même après la nationalisation de 1976, les échanges n’ont jamais vraiment cessé, et sous Chávez encore, des groupes comme Chevron opéraient sur place malgré les tensions. La vraie rupture intervient surtout à partir des années 2010 avec la montée des sanctions américaines visant à couper les revenus pétroliers de Caracas – autrement dit, ce n’est pas le Venezuela qui s’est retiré de cette relation mais Washington qui a choisi de la bloquer pour des raisons politiques. Ce qu’on observe aujourd’hui, sous couvert du récit d’une “filiale made-in-USA” et d’une quelconque “complicité locale”, ressemble donc à un retour pragmatique à une situation antérieure, suspendue par une stratégie d’agression venue du Nord. Au fond, le pétrole reste le fil conducteur depuis un siècle, et le gouvernement vénézuélien, lui, reste en place quoi qu’en disent les États-Unis et leurs relais dans la presse dominante.
sur quelle page avez-vous mis un message hier ?
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AlerterVous évoquez l’idée que rien n’empêcherait les États-Unis d’utiliser unilatéralement les bases de Rota et Morón, mais le cadre juridique actuel contredit cette hypothèse.
L’accord en vigueur est celui de 1988, qui a remplacé l’accord de 1953 et place les bases sous souveraineté espagnole avec un principe de co-utilisation : toute opération militaire au-delà des activités de routine exige une autorisation explicite du gouvernement espagnol, et l’usage des bases n’est autorisé que s’il respecte la Charte des Nations unies et le droit international, ce qui exclut de fait les actions unilatérales sans mandat de l’ONU.
Or, en mars 2026, lorsque les États-Unis ont demandé à utiliser ces bases pour leurs frappes contre l’Iran, le gouvernement espagnol a catégoriquement refusé, le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares a publiquement démenti l’annonce de la Maison Blanche prétendant une prétendue cession espagnole, et la conséquence concrète a été que les États-Unis ont dû relocaliser une quinzaine d’avions ravitailleurs hors d’Espagne, car ils ne pouvaient pas opérer depuis ces bases sans l’aval de Madrid.
Ainsi, contrairement à ce que vous suggérez, la souveraineté espagnole sur ces installations n’est pas théorique : elle s’est traduite par un blocage effectif de l’usage militaire américain.
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AlerterLes USA peuvent mettre leurs avions au Maroc….par exemple et en passant le gouvernement espagnol n’a jamais reconnu l’éléction de Maduro
Le 7 septembre 2024, après s’être réfugié à l’ambassade d’Espagne, Edmundo González Urrutia et son épouse Mercedes quittent le Venezuela pour l’Espagne, qui lui accorde l’asile politique. Le régime vénézuélien lui a délivré des sauf-conduits « dans l’intérêt de la paix » selon les propos de la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez. La cheffe de l’opposition María Corina Machado déclare quant à elle que le départ d’Edmundo González Urrutia était nécessaire pour « préserver sa liberté et sa vie » tout comme l’Union européenne qui déclare à travers son chef de la diplomatie Josep Borrell qu’Edmundo González Urrutia « a été confronté à la répression, à la persécution politique et à des menaces directes contre sa sécurité et sa liberté avant de chercher à s’exiler » et exige que le Venezuela mette fin à l’oppression des dirigeants de l’opposition et libère tous les prisonniers politiques.
Le 11 septembre 2024, le Congrès espagnol reconnaît Edmundo González Urrutia comme président du Venezuela
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Alerter@ Rob Ducan Spencer // 25.03.2026 à 14h10
Votre argumentation s’autodétruit, malheureusement.
Si « rien n’empêche les USA d’y [= les bases espagnoles] faire transiter des forces aériennes effectivement sans l’autorisation du gouvernement espagnol », alors pourquoi avoir demandé l’autorisation de les utiliser ? Et qu’est-ce qui justifie alors la colère de Trump face au refus ? À moins qu’il s’agisse là encore d’une posture ?
Quant à votre dernière phrase, « […] les frappes actuelles contre l’Iran ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité des Nations unies…..comme l’Opération Spéciale ? », elle s’inscrit dans le registre employé par les enfants de cinq ans : « mais lui aussi l’a fait ! ». Gare à l’effet de bâton : si vous applaudissez la guerre américaine actuelle contre l’Iran, alors rien ne vous autorise à critiquer la guerre russe actuelle contre l’Urkraine.
+11
AlerterBonjour,
Je ferais une nuance entre la guerre ukraino/russe et la guerre us/Israël/Iran qui ne sont pas tout à fait de même origine ou généalogie.
Si ces deux conflits sont hors du droit international, la guerre Ukraine/Russie a des racines historiques que le droit seul ne peut expliquer. Ces deux pays ont une histoire commune, des liens, des relations, des échanges culturels, humains, sociaux… que l’on ne peut occulter ou considérer du point de vue du droit uniquement.
La guerre déclenchée en Iran par les Israéliens et les USA répond à des considérations toutes autres. On peut comprendre les israéliens de vouloir se débarrasser de ses ennemis dans la région. En ce qui concerne les USA, c’est quoi ?? la revanche ? la passion pour les juifs ? Le désir de passer outre « Epstine » ? L’accaparement du pétrole Iranien ?
L’envie de « punir » la Chine ? De tout cela un peu, mais c’est mortifère pour tout le monde.
Lorsque j’entends Trump, j’entends un parrain de la mafia, ni plus ni moins. mais le plus terrible c’est que l’Europe – que j’apprécie de moins en moins – et surtout la France, se couche devant cette ignominie.
Que Sanchez ménage sa politique intérieure, c’est certain, n’empêche il a dit non et ça s’est entendu. En France on dit aux Iraniens de se plier et aux Israéliens d’y aller mollo. C’est déplorable, minable, in entendable, indéfendable.
A cultiver cette médiocrité du « en même temps » on risque d’en subir les conséquences qui seront les privations de liberté et de sécurité.
+9
Alerter« a tactique des USA consistant à faire ce qu’ils veulent quand il veulent finira par se faire détester par l’ensemble des peuples de la Terre.
c’est pas FINIRA, c’est déjà le cas depuis au moins la guerre du Vietnam,. les « US go home » sur les murs ça fait plus de 70 ans !
+14
Alerterpour rappel de fait de base, Rota et Moron sont sous souveraineté espagnole complète, ce ne sont pas des sortes de Guantànamo:
https://www.boe.es/buscar/doc.php?id=BOE-A-1989-10178
ceci dit les américains pourraient tuer Sanchez par une frappe de missile, ou encore l’enlever, vu qu’ils ne respectent rien, aucun principe le plus élémentaire de la vie civilisée.
Pour rappel hors UE, la Norvège condamne aussi le banditisme américain, mais on n’en parle pas car la Norvège n’est pas en UE. D’autre part, Oslo l’a facile car ce n’est pas sur les routes aériennes vers l’Iran,
L’Espagne avec l’Irlande et la Norvège, est l’un des rares pays en Europe qui est resté ferme dans la condamnation du génocide à Gaza.
+16
AlerterLe « droit international » c’est comme tous les autres droits, ils ne valent que par la force qu’on met à les faire appliquer. Ce qui est déplorable c’est que des gens comme Donald sont infoutus de comprendre qu’au delà du côté sanctions applicables/pas applicables, les règles qu’on s’est écrit sont une façon de se protéger de l’absence de règles.
Comme d’habitude, l’EU (qu’oublie jamais d’être conne) s’est empressé de condamner la victime qui s’est rebiffée. Comme d’habitude aussi, il y en a toujours un qui n’est pas d’accord avec la guerre , ce qui m’étonne le plus c’est que c’est pas toujours les mêmes.
Ce qu’il manque au dirigeants occidentaux c’est des couilles (pour dire non), une colonne vertébrale (pour pas y déroger) et un cerveau (pour agir au delà des intérêts immédiats). Sanchez nous a fait une Chirac 2003 : il a posé les couilles en y ayant réfléchit , va-t-il s’y tenir ?
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