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13.juillet.202213.7.2022 // Les Crises

Washington s’affole à cause d’une éventuelle base chinoise au Cambodge

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Il n’y a aucune preuve d’une avancée militaire de Pékin, mais cela n’a pas empêché les faiseurs d’angoisse d’en jouer à fond.

La Marine chinoise en 2012. (Shutterstock/Pres Panayotov)

Source : Responsible Statecraft, Daniel Larison

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

La semaine dernière, le Cambodge et la Chine ont organisé une cérémonie pour la pose de la première pierre d’un projet de modernisation de la base navale de Ream au Cambodge. L’événement s’est tenu au lendemain de la publication d’un rapport du Washington Post révélant que la Chine serait secrètement en train de construire une partie des installations navales qui seraient à l’usage exclusif de l’armée chinoise.

Les deux gouvernements ont rapidement nié que la Chine était autorisée à établir sa propre base militaire dans le pays, et le gouvernement cambodgien a insisté sur le fait que sa constitution interdit les bases militaires étrangères sur son sol. La Chine finance la modernisation de l’installation, et il semble probable que les forces chinoises pourront l’utiliser à l’avenir, mais il s’agit d’un fait modeste qui ne justifie pas une réaction virulente de la part des États-Unis.

Les États-Unis s’inquiètent depuis de nombreuses années de la possible implantation d’installations chinoises au Cambodge, et lors de sa visite dans le pays en 2021, la secrétaire d’État adjointe Wendy Sherman a clairement mis en garde le Cambodge contre le fait d’accueillir des bases chinoises. Certains médias se sont fait l’écho de la réaction inquiète du gouvernement. Le Time a titré qu’une « nouvelle base navale chinoise… est le signal d’une nouvelle ère de rivalité dans la région Asie-Pacifique. »

Il n’est même pas certain qu’il y aura une base navale chinoise dans le sud du Cambodge, et même s’il y en avait une, elle ne représenterait pas grand-chose. Le même article a affirmé que « l’implantation d’une base navale chinoise au Cambodge renforcerait les aspirations de Pékin à devenir une véritable puissance mondiale dotée d’un réseau d’installations militaires dans le monde entier. »

Pour ne pas être en reste en matière d’alarmisme, le Wall Street Journal a publié un éditorial mettant en garde contre « le grand bond en avant de la Marine chinoise ». L’éditorial fait référence à la « prolifération des bases de l’Armée Populaire de Libération » (APL), mais est bien incapable de préciser le nom d’une seule nouvelle base qui serait le fruit de cette prétendue prolifération. Contrairement à ces reportages et commentaires à l’emporte-pièce, la Chine n’a pas grand-chose à gagner de la mise à disposition de cette base, et cette dernière est loin d’être le point de départ de la création d’un empire chinois qui regrouperait de nombreuses bases.

D’une part, l’installation cambodgienne en question n’est pas très vaste, et les avantages qu’elle pourrait offrir à la Marine de l’APL en seraient d’autant plus limités. John Bradford a analysé l’importance potentielle d’une telle base chinoise au début de l’année et a conclu qu’elle « aurait un impact modeste sur l’équilibre militaire global ». C’est pourquoi, écrit Bradford, « la réponse diplomatique américaine semble maladroite, voire contre-productive. »

Chen Heang a également souligné que la géographie cambodgienne n’est pas vraiment adaptée aux besoins chinois : « Plus précisément, les eaux au large des côtes cambodgiennes ne sont tout simplement pas assez profondes pour être d’une quelconque utilité pour une puissante marine. »

Quel que soit le bénéfice que l’armée chinoise tirera si elle a accès à cette installation, il sera de toutes façons limité par le fait que le gouvernement cambodgien ne veut pas donner l’impression de compromettre sa souveraineté.

Pour être encore plus précis, une base chinoise au Cambodge ne constituerait pas une menace pour la sécurité des États-Unis ou de leurs alliés. En réponse au rapport du Post, Lyle Goldstein de Defense Priorities a commenté : « Une réaction excessive aux évolutions attendues liées à la montée en puissance de la Chine ne renforcerait ni la sécurité ni la prospérité des Américains et risquerait fort d’aggraver les tensions régionales. »

De plus, exagérer l’importance d’une éventuelle présence militaire chinoise au Cambodge s’inscrit malheureusement dans la tendance de Washington à gonfler la menace militaire chinoise, comme l’a exposé Michael Swaine du Quincy Institute dans un nouveau rapport.

Le gouvernement cambodgien a développé des liens encore plus étroits avec la Chine ces dernières années, et en raison des critiques et des sanctions de Washington concernant les droits humains, les tensions avec les États-Unis ont entraîné la détérioration de la coopération militaire naissante avec Phnom Penh. Les relations des États-Unis avec le Cambodge s’étaient déjà fortement tendues du temps de Trump, et c’est en raison de celles-ci que le gouvernement a démoli les structures financées par les États-Unis qui avaient été construites à Ream. La visite de la secrétaire adjointe Sherman semble être complètement tombée à plat, et de nouvelles critiques concernant l’implication de la Chine dans l’installation ne feront qu’empirer les choses. L’administration Biden a encore le temps de rectifier le tir et d’arrêter de remettre ça sur le tapis, mais c’est mal parti.

Les décideurs américains sont extrêmement attentifs quant à l’éventualité de nouvelles bases chinoises dans différents pays, bien qu’il y ait une complète absence de preuves que celles-ci sont prévues ou même bienvenues dans les États hôtes potentiels. Le Pentagone a tiré la sonnette d’alarme au sujet d’une éventuelle base en Guinée équatoriale, qui n’est semble-t-il pas en cours de construction, et le département d’État a dépêché des fonctionnaires aux îles Salomon pour dissuader ce pays d’accepter une base alors même que leur gouvernement avait déjà explicitement exclu cette possibilité. Il n’existe qu’une seule base chinoise en dehors du territoire chinois, elle se trouve à Djibouti, et les autorités de Washington sont fébriles à l’idée qu’il puisse y en avoir une seconde quelque part.

Et alors que les États-Unis passent leur temps à s’inquiéter de bases chinoises fantômes, ils sont toujours à la tête d’un réseau de plusieurs centaines de leurs propres installations. Alors pourquoi une telle angoisse face à l’éventualité ne serait-ce que d’une seule nouvelle base militaire chinoise ? Bien que nous ne puissions en être sûrs, Bradford dans sa conclusion estime que « les États-Unis semblent simplement s’agiter pour compenser leur perte relative d’influence géopolitique. »

Les États-Unis seraient plus avisés s’ils cessaient de donner des leçons aux autres États sur les décisions concernant leurs propres affaires et s’ils consacraient autant de temps et d’énergie à nouer des relations constructives avec les gouvernements d’Asie et du Pacifique plutôt que de les mettre en garde contre les intentions de la Chine.

Les États-Unis ont, depuis plus d’un demi-siècle, un passé peu glorieux d’ingérence, de destruction et de désinvolture dans leurs relations avec le Cambodge. Il n’est donc pas surprenant que le gouvernement cambodgien cherche à coopérer plus étroitement avec d’autres puissances. La Chine et le Cambodge ont une longue histoire de relations de confiance, qui remonte à plusieurs décennies, et il est naturel et compréhensible que cette relation se renforce à mesure que la Chine devient plus puissante. Si une base chinoise est implantée au Cambodge dans le futur, Sebastian Strangio a récemment expliqué que « cela signifierait… la faillite de trois décennies de politique américaine vis à vis de ce pays. »

Malheureusement, nous ne savons que trop bien que la faillite d’une politique n’est pas un obstacle à sa poursuite, et cela semble bien être le cas ici aussi.

Si les États-Unis veulent avoir une plus grande influence dans des pays comme le Cambodge, ils devront être prêts à leur offrir davantage que par le passé. Les États-Unis ont refusé d’effacer la dette de 500 millions de dollars que le gouvernement cambodgien doit à Washington depuis le début des années 1970, mais il est insensé de continuer à la maintenir au dessus de leur tête. L’annulation de cette dette serait un moyen relativement facile pour gagner un peu de bonne volonté et de capital politique. Des gestes de ce style ne répareront pas les conséquences de décennies de désintérêt, mais ils démontreraient une ouverture au compromis et à la prise en compte des intérêts cambodgiens qui fait défaut depuis très longtemps.

Source : Responsible Statecraft, Daniel Larison, 13-06-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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RGT // 13.07.2022 à 09h38

« renforcerait les aspirations de Pékin à devenir une véritable puissance mondiale dotée d’un réseau d’installations militaires dans le monde entier. »

Pour résumer, les USA sont les SEULS qui soient autorisés (par eux-mêmes) à installer es bases militaires sur la planète entière, particulièrement aux antipodes de leur territoire national.

Si vous regardez de près une carte géographique de la région, vous constaterez que la Chine et le Cambodge sont séparés par le Laos ou le Vietnam…

N’oubliez pas non plus que le Cambodge, la Laos et le Vietnam ont tous trois profité des « bienfaits » de l’armée US qui a généreusement bombardé ces pays dans les années 60 et au début des années 70.

Dans le cas particulier du Cambodge, ces actions « humanitaires » se sont d’ailleurs terminées par un coup d’état qui a amené les khmers rouges (ennemis jurés des vietnamiens) au pouvoir avec la bénédiction des USA…

Mais bon, il ne faut surtout pas oublier que la Chine est le mal absolu (avec l’Iran et la Russie de Poutine bien sûr) alors que les USA sont le summum de la générosité pour les populations civiles de pays lointains.

16 réactions et commentaires

  • Fabrice // 13.07.2022 à 07h10

    Que dire sauf que les USA et les pays occidentaux au final récoltent ce qu’ils ont semé des années d’interventionnisme, de mépris, de maintien de la tête sous l’eau finissent par se payer.

    Ces pays entre cette attitude et un investissement qu’il soit probable intéressé ou pas finis par donner l’occasion à ces pays de saisir une opportunité d’envoyer un message clair « il est temps de payer l’ardoise ».

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    • Fabrice // 13.07.2022 à 17h55

      Je viens de voir une bonne analyse de la situation par Idriss aberkane, la création d’un bloc se créé devant nos yeux et nos dirigeants sont pitoyables leur suffisance complètement aveuglés par leurs propres croyances dans leurs propres mensonges :

      https://youtu.be/WwhCasnzu7Y

        +7

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  • antoniob // 13.07.2022 à 07h18

    « la secrétaire d’État adjointe Wendy Sherman a clairement mis en garde le Cambodge »

    mise en garde, sanctions, guerre et rebelote: un résumé de la « diplomatie » américaine.

    Plus bas l’article précise que le Cambodge ne veut pas donner l’impression de mettre en cause sa souveraineté.

    Cela fait penser à la Finlande et à la Suêde qui ont envoyé ballader la leur en signant dans l’OTAN. Et la Suède en faisant précédemment le coup bas contre Assange.

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    • 6422amri // 13.07.2022 à 14h45

      Il y a lontemps que les armées finlandaises et suédoises sont aux standards OTAN et il y a longtemps qu’elles participent aux exercices conjoints avec l’OTAN, principalement, mais pas seulement dans l’Arctique, en Mer baltique également, rien de nouveau ici.

      Je lisais un entretien intéressant du chef d’état major de l’armée finlandaise qui déclarait – Nous nous préparons depuis plus de 75 années a un conflit majeur avec la Russie – un pays avec une armée de 280.000 hommes, très moderne, très entrainée, avec 800.000 réservistes, entrainés. La Finlande a maintenu un service militaire oblligatoire, décision que vient de prendre la Lituanie…

      La Finlande qui était neutre, a une solide expérience des conflits avec l’ex URSS principalement entre 1939 et 1940 avec le but d’effacer ce pays de la carte du monde ce qui vaudra à l’ex URSS après Barbarosa de trouver la Finlande alliée de l’Allemagne..ce conflit montrera la piètre qualité de l’armée russe de l’époque, observation qui permettra a Hitler de penser qu’il pouvait avaler l’ex URSS en 3 mois…fatale erreur.

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      • antoniob // 14.07.2022 à 08h15

        oui Suède et Finlande participent à OTAN depuis longtemps mais essentiellement dans des opérations d´arrière-front et de manière encore volontaire. Ils sont calibrés OTAN car ils achètent américains. En devenant membres à part entière ils se soumettent aux diktat américain. Si c´est ce qu´ils aiment grand bien leur fasse.
        ils pourront envoyer leurs bidasses au front dans les opérations impériales deci-delà.

        L´attitude de la Suède envers Assange est proprement abjecte et leur réputation de pays neutre et tolérant est détruite.

        En fait, le problème de la Finlande pendant 500 ans n´était pas la Russie mais l´empire suédois.. La nation finnoise avait prise son indépendance du joug suédois seulement au 19è siècle et grâce à la Russie.

        historiquement c´est l´empire suédois qu menait en premier des guerres de conquêtes sur les territoires russes, depuis le 13è siècle jusqu´à la défaite de Poltava. Schlisselbourg, petite ville au bord sud du Ladoga, à l´est de Saint-Péterbourg, était Nötteborg, fort suédois, avant Pierre Ier.
        Pres de la Finlande, la ville russe de Vyborg indique par son nom son ancienne histoire suédoise. Mais initialement tout cela était le territoire de la république de Novgorod. Les guerres russes étaient des guerres de reconquête.

        Les pays baltes étaient en partie la Prusse allemande en partie la Livonie suédoise, et la présence russe y était tardive, et en contre-réaction. En 1914 l´Allemagne déclenchait une guerre contre la Russie, au final cela coula la Prusse et fit que les bolchéviques prirent la place en Baltique.

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  • Yann // 13.07.2022 à 08h29

    Ça parle du gouvernement cambodgien, mais il n’y a même pas le nom d’un membre de ce gouvernement.
    Donc ça se passe comment?
    Biden appelle un numéro au pif avec l’indicatif 855, et si ça répond, il demande de parler au chef?

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  • RGT // 13.07.2022 à 09h38

    « renforcerait les aspirations de Pékin à devenir une véritable puissance mondiale dotée d’un réseau d’installations militaires dans le monde entier. »

    Pour résumer, les USA sont les SEULS qui soient autorisés (par eux-mêmes) à installer es bases militaires sur la planète entière, particulièrement aux antipodes de leur territoire national.

    Si vous regardez de près une carte géographique de la région, vous constaterez que la Chine et le Cambodge sont séparés par le Laos ou le Vietnam…

    N’oubliez pas non plus que le Cambodge, la Laos et le Vietnam ont tous trois profité des « bienfaits » de l’armée US qui a généreusement bombardé ces pays dans les années 60 et au début des années 70.

    Dans le cas particulier du Cambodge, ces actions « humanitaires » se sont d’ailleurs terminées par un coup d’état qui a amené les khmers rouges (ennemis jurés des vietnamiens) au pouvoir avec la bénédiction des USA…

    Mais bon, il ne faut surtout pas oublier que la Chine est le mal absolu (avec l’Iran et la Russie de Poutine bien sûr) alors que les USA sont le summum de la générosité pour les populations civiles de pays lointains.

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    • Cévéyanh // 20.07.2022 à 23h06

      Concernant le Cambodge, les Etats-Unis N’ONT PAS MIS au pouvoir les Khmers rouges. Le coup d’état de 1970 a été fait par le premier ministre Lon Nol et le prince Sisowath Sirik Matak (ne faisant pas partie des Khmers rouge, des khmers/cambodgiens et cambodgiennes communistes) avec leur « bénédiction » pour renverser le président Sihanouk (qui avait accepté l’aide des états-uniens jusqu’en 1965). Celui-ci avait combattu depuis des années les Khmers rouges. Puis, pour revenir au pouvoir, a soutenu les Khmers rouges (alors peu nombreux et sont devenus encore plus nombreux aussi avec son soutien) qui ont eu de l’aide de la Chine et du nord Vietnam (communiste).
      Sur quel base vous affirmez que les Khmers rouges sont les « ennemis jurés » des vietnamiens ?
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_cambodgienne_(1967-1975)

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  • Hiro Masamune // 13.07.2022 à 09h38

    Ça commence à devenir une manie de pas mal de médias « Décodex friendly » de présenter les évènement avec des prismes de lecture clairement orienté politiquement.
    Ça me rappelle l’histoire de ces « centaines de silos de missiles chinois » en plein désert, on a bien ressorti , bien en évidence , la peur de l’apocalypse nucléaire et terrorisé la population occidentale pendant une semaine avec ça.
    Vu que les « preuves à charge » de « la duplicité chinoise » qui construit de silos « sur les territoires turcophones du Xinjiang » c’était trois photos satellites pas bien résolues, il y a un journaleux du SCMP qui a été faire un tour sur place pour y découvrir …. suspense … un champ d’éolienne.
    Aucun erratum dans tous les titres qui avaient brandi la menace nucléaire, rien, silence radio total. On est tous d’accord qu’il faudrait sérieusement lutter contre la diffusion de fausses informations, mais les lois et leur application effective sont apparemment souvent victime de ces mêmes prismes de lecture clairement orienté politiquement.

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  • Kaki // 13.07.2022 à 10h54

    Les états Unis dictent les règles du jeu et lorsqu’un adversaire les bats à leur propre jeu, alors ils en changent les règles pour être toujours gagnant. Si l’Afrique et l’Asie sont récupérés par l’axe du mal, que restera t-il a l’axe du bien ?

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  • Lothaire // 13.07.2022 à 11h52

    Cet article oublie de préciser qu’il n’y pas que les Etats Unis inquiet par cette base en construction. Le Viêt Nam l’est également car très proche de de ces côtes (île de Phu Quoc). Ce pays a vu la montée de la puissance chinoise qui s’est accaparée des ilots des archipels Spratley et Paracels au mépris des lois internationales. De ces ilots les chinois en ont fait de véritables bases militaires en clamant qu’il ne s’agissait que d’abris pour les pêcheurs chinois oeuvrant d’ailleurs en toute illégalité.
    Ream est à 18 km de Sihanouk Ville, une cité complétement sinisée en un temps record à l’aide de casino et autres investissements immobiliers assez douteux couvert par de hautes autorités cambodgiennes. Cette base pourrait avoir un rôle protecteur et rassurant auprès des investisseurs chinois de Sihanouk Ville.
    La Chine et le Cambodge ont une longue histoire de relations de confiance, effectivement les Khmers Rouges en sont l’exemple.

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    • 6422amri // 13.07.2022 à 14h28

      La Chine avait vigoureusement protesté lors de l’intervention du Vietnam, destiné à mettre fin aux massacres au Cambodge. Le Vietnam est un adversaire de la Chine dans cette partie du monde et vous mentionnez justement la politique chinoise maritime qui lui a permis de s’aliéner tout le monde, prétendant transformer la mer de Chine en lac intérieur.

      Tout le monde se réarme dans cette partie du globe avec du matériel occidental pour ne pas dépendre de la Russie, allié de la Chine, le dernier exemple, l’Indonésie qui achète des Rafales et de F15-ex américain.

      On peut rappeler que la dernière guerre de l’armée chinoise c’est contre le Vietnam.

      Contrairement a ce qui est affirmé ici par un commentateur le Cambodge et les Khmers n’ont jamais bénéficié du support des USA, les premières forces militaires ont été formé par le Vietnam du Nord et le mouvement a été soutenu et financé par la Chine depuis le début.

      Je me souviens aussi, de ces intellectuels, journaux, partis politiques qui ont soutenu le mouvement des Khmers rouges accusant les dénonciateurs du régime, dont des ONG. Certains ont fait, depuis, amende honorable, mais pas tous.

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  • petitjean // 13.07.2022 à 15h21

    menaces, sanctions, tapis de bombes, pour naturellement apporter la « démocratie », telle est la politique extérieure américaine

    l’arrogance américaine est insupportable !

    les américains ont plus de 700 bases militaires dans le monde

    nota : j’analyse une carte du monde et notamment de cette région d’Asie et……. je n’y trouve pas les USA !

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    • 6422amri // 13.07.2022 à 16h03

      La ministre indonésienne des Affaires étrangères a déclaré jeudi que son pays était entré dans une « nouvelle ère de relations bilatérales » avec les États-Unis, alors que les forces armées des deux pays ont lancé cette semaine leur plus grand exercice d’entraînement conjoint jamais réalisé, impliquant 3 000 soldats.

      S’exprimant depuis Washington après avoir rencontré le secrétaire d’État américain Antony Blinken et d’autres responsables, Retno Marsudi a salué l’engagement accru des États-Unis dans la région et a exprimé de grands espoirs quant au renforcement des liens avec l’administration du président américain Joe Biden.

      Sans oublier Les Philippines, le Japon, la Corée du Sud, Guam, etc..

      Je vais oublier les accords de défense avec la Malaisie, Singapour, la Thailande, pays qui controlent le détroit de Malaca par lequel passe plus de 90 % de tout le traffic maritime chinois (import ET export) et le porte-avions éventuel Taiwan…

      Pas besoin de base au Cambodge, au Laos, pays enclavés qui ne présentent aucun intérêt stratégique.

      Les USA protestent, c’est la routine observée aussi par les autres..

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  • Christian Gedeon // 13.07.2022 à 16h29

    Après avoir littéralement phagocyté le Laos, il était dans la logique des choses que la Chine étende sa zone d’influence au Cambodge. Ce n’est pas bien grave à présent, mais ça agace bien plus le voisin vietnamien que les us. Agace et inquiète. Parceque ces deux là ont un contentieux qui remonte aux deux guerres sino vietnamiennes brèves mais de forte intensité, à l’appétit chinois pour les îles vietnamiennes, et bien entendu à la grande guerre d’élimination des khmers rouges de sinistre mémoire et enfants chéris de la Chine. L’article est inintéressant au fond car partial et partiel. Dommage Parceque le sujet faut d’être traité autrement que sous un angle aussi partisan.

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    • Koui // 13.07.2022 à 22h03

      Vous avez mal compris, le Vietnam ne s’est pas plaint de la construction de la base sinon, le Cambodge allait demander aux chinois de s’y installer.

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