Source : Institut des libertés, Charles Gave, 22-02-2016

De temps en temps, j’ai l’impression diffuse mais certainement fausse que les hommes politiques prennent les électeurs pour des imbéciles. Nous venons d’en avoir une remarquable illustration à  l’occasion de la renégociation d’un statut privilégié pour la Grande Bretagne dans la Communauté Européenne.

Le premier Ministre, David Cameron, pour des raisons de politique intérieure liées à la montée d’un parti  anti-européen conduit par Nigel Farage a été obligé de promettre au peuple Britannique avant les dernières élections Britanniques un référendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne dans la Communauté Européenne. Ce même premier ministre à ensuite fait savoir qu’il allait renégocier des conditions «spéciales» pour la GB et que s’il obtenait ce qu’il comptait demander aux autres pays comme « privilèges», il recommanderait au Peuple de voter pour le maintien du pays dans les structures européennes…On voit l’énormité de la ficelle.

  • Bien entendu, il n’allait rien demander de vraiment essentiel.
  • Bien entendu, les autres pays et Bruxelles allaient pousser des cries d’orfraie à  ces demandes.
  • Bien entendu, de longues et difficiles palabres allaient avoir lieu à Bruxelles jusqu’aux petites heures du matin.
  • Bien entendu, vers 6 ou 7 heures du matin, avant les nouvelles radio, nos héros allaient sortir épuisés de leur nuit de travail en agitant un chiffon de papier expliquant qu’ils étaient arrivés à un accord qui allait garantir la paix à notre temps (Fine allusion à Chamberlain et à Munich).

Et à la suite de cet accord complètement inattendu monsieur Cameron peut donc recommander en son âme et conscience à chaque citoyen Britannique de voter pour le maintien de la Grande-Bretagne dans les structures Européennes.

C’est vraiment prendre les électeurs Britanniques pour des tanches.D’abord, les institutions Européennes n’ont JAMAIS respecté les souverainetés nationales puisqu’elles ont été créées pour les détruire. On se souvient du referendum sur la Constitution Européenne que la France et la Hollande ont rejeté pour se les voir imposer par un traité quelque temps après.

On se souvient aussi des Irlandais qui avaient voté non à l’Euro et qui furent invités à voter à nouveau jusqu’à ce qu’ils  acceptent l’Euro de guerre lasse, pour s’entendre dire ensuite qu’ils ne pourraient jamais plus en sortir.

On se souvient du vote des Grecs, immédiatement trahis par Tsipras dont on se demande combien il a touché pour trahir ses électeurs aussi rapidement.

Comme l’a dit fort clairement le ministre des finances Allemand « il n’y a pas de sortie démocratique des institutions européennes». On ne saurait être plus clair : c’est ce que disait Brejnev aux Tchèques ou aux Polonais en 1968, en mettant en avant sa théorie de la « souveraineté limitée ».

Et donc nous allons avoir un referendum le 23 Juin sur le maintien ou non de la Grande Bretagne en Europe. Et malgré le soutien du Premier Ministre Britannique, il est loin, très loin d’être gagné.

Voici pourquoi.

Le peuple Anglais en général et les Conservateurs en particulier sont extraordinairement attachés à la notion de démocratie qu’après tout, ils ont inventé au cours des siècles, depuis la  magna carta imposée à Jean sans Terre en passant par la glorieuse révolution de 1689 et jusqu’à la prise de contrôle par l’assemblée élue (les Communes) sur l’assemblée héréditaire (la Chambre des Lords) au XIX eme siècle.

Or l’Europe d’aujourd’hui n’a rien de démocratique. Il n’y a pas de séparation des pouvoirs puisque la Commission détient à la fois le Pouvoir législatif et exécutif alors qu’elle n’est élue par personne, n’étant composée que de politiciens de seconde zone ayant été battu aux élections dans leurs propres pays.

Le parlement Européen n’est pas maitre de son ordre du jour qui lui est imposé par la Commission et ne sert strictement à rien si ce n’est à entretenir grassement une multitude de médiocres que personne ne connait.

Quand à la cour Européenne de justice, il s’agit d’une parodie de Cour suprême peuplée de juristes dont un grand nombre avaient fait les grands jours des tribunaux communistes à l’époque où les pays qui les ont désigné à ces importantes fonctions étaient communistes. Confier le maintien de nos Libertés à  ces gens là, c’est confier la clé de sa cave à un sommelier alcoolique.

Et donc le choix pour le peuple Anglais va être extraordinairement simple : il ne s’agira pas de voter pour ou contre l’Europe, mais de voter pour ou contre la Démocratie, qui comme chacun le sait ne peut s’exercer dans chaque pays qu’en s’appuyant sur la Souveraineté Nationale exprimée au travers d’élections libres.

Dans le fond, il va falloir choisir entre Churchill et de Gaulle d’un coté et Jean Monnet et Draghi de l’autre. Car il va falloir choisir entre la Démocratie, dont on sait qu’elle est le pire de tous les régimes à   l’exclusion de tous les autres et la technocratie qui nous a amené dans cette espèce d’URSS molle dont tous les pays Européens crèvent.

La question va être donc: voulez-vous être gouvernés par des gens que vous n’avez pas élu, qui ne sont pas responsables devant vous, que vous ne pouvez pas virer en cas d’incompétence crasse ou de corruption patente ou voulez-vous être gouvernés par des gens que vous connaissez, que vous pouvez virer à intervalle régulier et qui vous représentent ?

Voulez-vous être jugés selon votre Droit (Common Law) qui a évolué lentement au travers des siècles en fonction de l’évolution de votre société ou voulez vous être jugés en fonction de codes sortis tout armé de la cervelle de politiciens fous comme en France  (voir notre code du travail ou notre code fiscal par exemple)?

Que l’on ne s’y trompe pas : si la prééminence du Droit Européen sur le Droit Britannique n’est pas annulée, les autorités européennes reprendront le contrôle de la Grande Bretagne inéluctablement quelques soient les « garanties » que monsieur Cameron auraient pu obtenir. Ces garanties ne valent pas le prix du chiffon de papier sur lesquelles elles ont été écrites.

Et le débat pour ce referendum va traverser les deux partis de gouvernement de part en part.

Chez les Conservateurs, au pouvoir actuellement, la grande question va être la liberté de vote pour le référendum, d’abord pour ceux qui sont à l’intérieur du gouvernement. Si Cameron demande la « loyauté » des membres de son gouvernement, on devrait avoir des démissions en chaine qui pourraient mettre en question son poste de premier ministre.  Qui plus est, il est hors de question qu’il puisse imposer sa volonté à ceux que l’on appelle les  back benchers , c’est-à-dire les députés de base qui ne sont en rien dépendants de lui pour leur réélection. Et cela d’autant plus que si le non venait à l’emporter, à mon avis, monsieur Cameron, désavoué, devrait démissionner pour être remplacé par un nouveau premier ministre, qui pourrait être soit Osborne, l’actuel ministre des finances, soit un personnage très original qui rappelle quelque peu Churchill, Boris Johnson, l’ancien maire de Londres qui vient de recommander de voter  le Brexit.

Chez les Travaillistes, le leader actuel du parti est un gauchiste invétéré, très à la gauche de Mélenchon chez nous et qui semble avoir peu de sympathies pour la camarilla atlantico-corrompue qui gère l’Europe depuis quarante ans, tandis que le petit peuple Anglais qui voit ce qui se passe à Calais, en Allemagne ou en Suède se dit que Nigel Farage n’a peut être eu qu’un tort, c’est d’avoir eu raison avant les autres, ce qui est plutôt considéré comme une qualité outre Manche…

Du coté du « oui » que trouve t’on ?

Intellectuellement, pas grand-chose si ce n’est les milieux dits « d’affaires » , c’est-à-dire les gens qui ne doivent leurs survies qu’aux contacts qu’ils ont su établir avec les structures de pouvoir Bruxelloises et ici je pense aux avocats d’affaires, aux auditeurs , aux comptables , aux lobbyistes, aux fiscalistes, en gros tous ceux qui ne créent rien mais rendent le travail des autres plus difficile.  Ces groupes essaient de faire naitre chez le peuple Anglais la PEUR, en leur expliquant que si le vote non l’emportait, leur niveau de vie baisserait sèchement. Ces gens là, fort bien représentés par le Financial Times, de façon générale, étaient tous partisans de l’Euro et avaient utilisé les mêmes arguments pour essayer de forcer la Grande-Bretagne  à rejoindre la monnaie commune. Par exemple, la City allait voir son influence s’écrouler puisque la Grande Bretagne n’étant pas dans l’Euro, le marché de l’Euro irait automatiquement s’installer à Francfort ou à Paris, ce qui serait très dommageable pour les institutions financières Britanniques. On sait ce qu’il en advint… ou encore que les autres pays Européens allaient devenir protectionnistes contre les produits Anglais, tout en passant sous silence le fait que la Grande Bretagne a un déficit extérieur monstrueux avec les autres pays d’Europe. Devenir protectionniste pour l’Allemagne ou la France, cela voudrait dire ne plus vendre de BMW ou de Peugeot. On voit qui y perdrait… Jamais n’est mentionné le fait que la Suisse ne bénéficie pas des conseils éclairés de messieurs Juncker or Draghi et qu’elle s’en porte plutôt bien.  En fait, ces gens la représentent ceux qui se précipitent à Davos chaque année et correspondraient chez nous à  messieurs Attali, Duhamel, Minc ou Bernard Henri-Levy dont chacun reconnait la remarquable capacité à ne faire que des erreurs et à se tromper tout le temps.

Et que peut faire l’Europe « Institutionnelle » ?

Son seul moyen d’action pendant la crise Grecque a été de menacer de façon fort peu subtile la Grèce de cesser de financer le gouvernement local, ce qui permit à la population de comprendre que la Souveraineté Grecque avait été vendue pour un plat de lentilles par des politiciens à la fois corrompus et incompétents. La Grande Bretagne ayant sa propre monnaie, voila quelque chose qui n’aura pas lieu. Oh certes, «ils» vont essayer de faire baisser la Livre Sterling et les marchés financiers locaux avant le vote, pour instiller la peur, mais cela me donnera une merveilleuse occasion d’achat…

Conclusion

Mon militaire de père disait que la Grande-Bretagne perdait la majorité des batailles mais gagnait toutes les guerres.  Car les seules guerres qui vaillent la peine sont celles qui sont menées au nom de la Liberté.

Une fois de plus, et fidèle à sa mission historique, la Grande Bretagne va défendre la Liberté contre la Tyrannie… Plutôt mourir qu’être esclave, même si l’esclavage est présenté au début comme étant doux. Etre libre disait Jean Paul II, c’est de pouvoir et de vouloir faire ce que l’on doit faire. En Europe, nous ne sommes plus libres et depuis longtemps.

Une fois la Grande Bretagne redevenue libre, chacun verra que l’empereur est nu, la nouvelle Union Soviétique s’écroulera comme la précédente, et ce sera une bonne, une très bonne nouvelle.

Le vote Anglais est donc la chose la plus importante pour l’Europe depuis le Traité de Rome en 1956. Comme le disait Churchill, sans lequel nous parlerions Allemand ou Russe, j’attends de chaque Anglais qu’il fasse son devoir.

Go England, Go !

Sauf quand la France joue contre l’Angleterre au Rugby, bien sûr.Il y a des limites à tout.

Source : Institut des libertés, Charles Gave, 22-02-2016

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Juste pour rire, la synthèse des recommandations de l’UE :

39 réponses à Brexit ou pas Brexit ? Par Charles Gave

Commentaires recommandés

Charles Michael Le 06 mars 2016 à 07h43

Excellent article et un grand Merci à Charles Gave.

Je suis évidement pour le Brexit, pas du tout par anglophobie comme beaucoup, mais d’abord par calcul interessé. Tout ce qui affaibli l’UE est Bon; même s’il est bien triste de devoir encore une fois (depuis William Pitt) devoir compter sur l’amour de la liberté des Brits et leur profonde aversion d’une Europe unie pour le pire.

La grande ombre au tableau sera, est déjà, les pressions US et le rôle de l’Otan qui nous ré-invente une menace Russe. Je suis bien certain qu’Obama et ses patrons de Wall Street et du Complexe Militaro-Industriel vont tout faire pour peser sur cette insoumission.

Rule Britannia, sail away !

  1. triari Le 06 mars 2016 à 04h53
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    Hélas, je pense que les anglais vont voter contre le Brexit. C’est un peuple qui, à l’instar des autres peuples européens, est majoritairement vieux et donc conservateur, qui peut être influencé par les médias payés par les banksters et donc prompts à croire que les mouvements de panique déclenchés par les européistes sont de réelles menaces. Ils ne sont pas encore assez appauvris.

    Les seuls moments où les peuples ouvrent les yeux sur l’horreur libérale, c’est quand ils sont à la merci de celle-ci et qu’ils ne peuvent plus en sortir. Le piège immonde.

    Pour ma part, j’ai plus d’espoir du côté des polonais et des pays de l’est : d’une part, ils ont subit déjà un totalitarisme et ensuite, ils ne sont pas aussi drogués à l’hypocrisie libérale, ils pensent ‘égoïstement’ à leurs intérêts et à ceux de leurs enfants et se défendent bien mieux face à l’austérité européenne qui n’a pas encore commencé à leur être imposé et contre laquelle ils sont déjà vent debout.


    • K Le 06 mars 2016 à 12h23
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      Je partage votre observation sur les pays de l’est.
      En revanche le brexit a toutes ses chances. Les sondages nous montrent que les britanniques âgés sont plus favorables au brexit que les jeunes (on a l’effet contraire pour le franxit). Pour le brexit, les sondages réalisés par téléphone donnent le oui (rester dans l’UE) vainqueur largement. Mais les sondages réalisés par internet donnent un résultat séré, voir une victoire du non. Explication : les britanniques disent plus facilement ce qu’ils pensent lorsqu’il ne sont pas face à un interlocuteur qui les jugera. Or, le 23 juin, les britanniques pourront s’exprimer anonymement sur le brexit. On peut donc penser que ce sont les sondages par internet qui se révèleront juste. Surtout si des personnalités respectées comme Borris Jonson prennent position publiquement.


    • anatole27 Le 06 mars 2016 à 12h52
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      Il me semble que vous vous trompez totalement @triari, les sondages montrent que
      70% des moins de 35 ans veulent rester dans l’union, 70% des plus de 55 veulent le Brexit

      https://www.ipsos-mori.com/researchpublications/researcharchive/3692/Remain-in-EU-still-ahead-although-lead-has-narrowed.aspx


    • asheloup Le 06 mars 2016 à 12h54
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      Les Anglo-saxons sont et seront libéraux de toute façon, UE ou pas… Les effets bénéfiques d’une sortie de l’UE sur le système économique britannique seront donc minimes. Entre le libéralisme dans un cadre européen et le libéralisme dans un cadre national, le choix proposé aux britanniques est donc plus une question de souveraineté qu’autre chose.

      La question est donc ce que va produire l’effet d’un Brexit sur les autres pays européens. Et ça, c’est beaucoup plus intéressant pour nous, ça pourrait ouvrir des pistes intéressantes en direction de la fin d’un euro.

      Cependant, un bémol : La grande bretagne amenait un certain équilibre et un certain frein aux politiques ordolibérales allemandes (les politiques de la GB n’étant pas axées sur la prédation industrielle…). Si elle sort, deux cas de figure : soit l’Allemagne va avoir quartier libre pour imposer ses vues politiques sur les autres pays européens, soit au contraire elle en sortira fragilisée car elle était perçue comme la garante de la cohésion de l’UE et qu’elle a échoué à maintenir cette cohésion.

      Les choses ne sont donc pas gagnées, et il va falloir batailler pour obtenir la fin de ce non-sens que sont les institutions européennes, banque centrale en tête.


    • KM Le 07 mars 2016 à 12h20
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      Sans vouloir t’offenser Triari, tu te trompes parce que tu assimiles la GB à la France.
      Et en fait quand on regarde la sociologie des votes au RU, on voit que c’est radicalement différent.
      https://www.ipsos-mori.com/researchpublications/researcharchive/3575/How-Britain-voted-in-2015.aspx?view=wide
      En fait au RU, les vieux votent UKIP (alors qu’en France), ils votent UMP. Peut-être le fait de ne pas être dans l’euro les aide dans la mesure où les Torys ne peuvent pas leur faire peur sur leurs sousous comme l’UMP le fait en France.
      En revanche les jeunes et les actifs évitent le UKIP (alors que c’est réservoir massif du FN).
      Donc démographiquement tout est possible !


    • Garde Le 07 mars 2016 à 22h30
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      L’horreur dont vous parlez n’a rien de libéral. Il s’agit plutôt d’une horreur totalitaire, ce qui est l’inverse. Mais votre confusion est excusable car nos politiques et nos médias cultivent cette idée.


    • gerard Le 08 mars 2016 à 14h51
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      @triari, Je pense que vous n.avez pas tout a fait raison car dans la majorite des personnes au dessus de 30-40 ans c’est pour le brexit.
      Les jeunes sont plus pour le oui.
      Dans les sondages, c’est pratiquement 50/50 et le brexit monte donc je pense que d’ici le 23 juin la majorite du brexit l’emportera.
      Les points tres important ici ce sont l’emigration, l’euro, l’argent verse a Bruxelle pour se maintenir dans le club.
      N’oubliez pas que des grands economistes, des prix Nobel, l’ancien gouverneur de la banque d’Angleterre, le PDG de la BBC se prononcent tous pour le brexit.
      Le PDG de la BBC s’est fait mettre a la porte pour avoir dit qu’il favorisait le brexit.
      Ici la bataille est rude et entre les deputes de droite (conservateurs) c’est la guerre pratiquement jusqu’a la rupture du party apres le referendum.
      Au moins avec ce referendum, les traitres ne peuvent plus se cacher, ils sont maintenant de jouer cartes sur table.


  2. Pierre Van Gunderbeek Le 06 mars 2016 à 05h54
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    Les gens qui comme moi qui sont entrés dans la vie d’adulte dans les année 70 ont eu un grand espoir de voir une Europe émancipée devenir une troisième voie entre le conservatisme étasunien et communisme bureaucratique soviétique.
    Si nous avions bien lu les traités fondateurs, nous aurions su que la voie qui était tracée était celle du libéralisme et du libertarianisme. Le problème démocratique se pose ici. Aucune majorité d’électeurs n’a jamais voté pour ce système économique qui est d’ailleurs actuellement dénaturé par la financiarisation de l’économie et par la corruption.
    Le fonctionnement de l’Union européenne a ceci de paradoxal. C’est lui qui définit les règles du fonctionnement libéral de l’économie mais il laisse aux Etats le soin de gérer les conséquences sociales de ce même libéralisme.
    C’est l’Angleterre qui a inventé la démocratie moderne. C’est encore elle qui voit aujourd’hui à quel point l’Union européenne s’éloigne de ce modèle. La Grande Bretagne a une longue expérience d’indépendance et en cas de Brexit, je crois qu’elle s’en sortira très bien.
    Les discours de Nigel Farage au PE sont toujours des moments de plaisir délicieux pour les eurosceptiques. Voici un de ses derniers discours.
    https://www.youtube.com/embed/R5lXYw1l8l0?rel=0&autoplay=1%3E
    J’émets des réserves concernant Winston Churchill comme exemple. Son opiniâtre lutte contre le nazisme a été exemplaire mais il ne fut pas le grand démocrate qu’on imagine, surtout dans les colonies, mais comme il est souvent cité en modèle, ce côté sombre de sa personnalité est volontairement ignoré.


  3. Charles Michael Le 06 mars 2016 à 07h43
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    Excellent article et un grand Merci à Charles Gave.

    Je suis évidement pour le Brexit, pas du tout par anglophobie comme beaucoup, mais d’abord par calcul interessé. Tout ce qui affaibli l’UE est Bon; même s’il est bien triste de devoir encore une fois (depuis William Pitt) devoir compter sur l’amour de la liberté des Brits et leur profonde aversion d’une Europe unie pour le pire.

    La grande ombre au tableau sera, est déjà, les pressions US et le rôle de l’Otan qui nous ré-invente une menace Russe. Je suis bien certain qu’Obama et ses patrons de Wall Street et du Complexe Militaro-Industriel vont tout faire pour peser sur cette insoumission.

    Rule Britannia, sail away !


  4. Alain Le 06 mars 2016 à 07h46
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    Pas mieux, tout au plus rappeler que le titre de “commissaire” était aussi très prisé en Union Soviétique


  5. Chevrier Michèle Le 06 mars 2016 à 07h55
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    Brexit ou pas, les Anglais vont- ils mesurer les conséquences désastreuse de rester dans l’UE ?
    il est certain que Merkel et Hollande va passer copieusement de la pommade dans le dos à Cameron, je crains que le résultat final soit comparable à Tsipras, l’UE est le cancer de l’Europe.


    • Chris Le 06 mars 2016 à 11h59
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      Vous ne pouvez pas comparer la Grande-Bretagne à la Grèce.
      La Grèce est un état inachevé, un des reliquats de l’Empire ottoman tiraillé par les puissances de l’époque. Si son peuple est grand -au XXe siècle, il s’est battu comme un lion pour re-conquérir sa liberté- son oligarchie est pourrie jusqu’à la moelle, ostensiblement apatride et mafieuse.
      Alors que la Grande-Bretagne est un état démocratique, organisé et fort depuis 5 siècles et qui plus est, un ex-empire qui s’est fait doubler par son p’tit dernier, les USA, encore plus tordu que lui.
      L’avenir d’une Grande-Bretagne n’est pas dans une Europe soviétisée bouffée par ses propres termites technocrates, ni aux Etat-Unis qui s’effondre de son propre poids et errances hystériques.
      Il est au Commonwealth dont les états membres sont unis par leurs intérêts communs tout en restant indépendants (pas de traité et neutralité en cas de conflit). Les membres du Commonwealth bénéficient d’une réduction des droits de douanes lorsqu’ils commercent avec d’autres États membres. Se souvenir aussi que la Grande-Bretagne fut le premier pays européen à entrer dans l’AIIB ( Asian Infrastructure Investment Bank) lors de sa création en 2015.
      La Grande-Bretagne a tous les atouts dans sa manche pour reconquérir son indépendance, ce qui ne l’empêchera nullement de conclure des accords bilatéraux avec chaque membre UE pour continuer de commercer !
      Elle s’est fourvoyée dans une Union Européenne supranationale. Elle n’a que faire d’une souveraineté limitée à la Brejnev…
      Nous non plus !


  6. Patrique Le 06 mars 2016 à 08h02
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    Charles Gave commet un très bon billet (il s’agit en effet de voter pour ou contre la démocratie) mais fait aussi un contresens : “Devenir protectionniste pour l’Allemagne ou la France, cela voudrait dire ne plus vendre de BMW ou de Peugeot”.


    • Pat Le 06 mars 2016 à 08h21
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      @Patrique :
      Devenir protectionniste pour l’Allemagne ou la France, cela voudrait dire ne plus vendre de BMW ou de Peugeot. On voit qui y perdrait… (sous-entendu: par effet boomerang).


  7. obermeyer Le 06 mars 2016 à 09h23
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    Wall street soutien le maintien du royaume uni dans l’UE . Goldman sacs et JP Morgan financent la compagne pour le oui . Je serais très surpris du résultat d’un vote qui contrarierait les élites atlantistes. N’oublions pas le petit voyage de Tsipras aux USA avant sa gigantesque trahison . La crise des migrants vue des pays de l’est et par certains opportunistes d’extrême droite sera probablement un déclencheur bien plus fort que le référendum britannique pour faire exploser ces institutions européennes malfaisantes .


  8. Nicolas Anton Le 06 mars 2016 à 10h03
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    D’accord sur tout sauf que les anglais sont les défenseurs de leur liberté (toute relative puisque c’est l’argent qui produit le droit dans la réalité du quotidien) et surtout pas celle des autres. Ensuite le référendum ? je me marre. Comme les soi-disant exigences de Cameron c’est du bidon. Le seul pays à pouvoir mettre un terme à l’EURSS c’est bien la France et les français…


  9. Bruno Le 06 mars 2016 à 10h12
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    “…je pense aux avocats d’affaires, aux auditeurs , aux comptables , aux lobbyistes, aux fiscalistes, en gros tous ceux qui ne créent rien mais rendent le travail des autres plus difficile”.

    Un vrai regal !!!


  10. JeanBidault Le 06 mars 2016 à 10h21
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    La compréhension des faits et leur analyse commence par le vocabulaire!
    le ROYAUME-UNI (et non pas l'”l’ANGLETERRE”) est composé de différentes régions et de différents habitants de ces régions: Gallois, Ecossais, Irlandais,”ANGLAIS”, et ?…
    Ce sont des BRITANNIQUES. Je dis ça parceque PARTOUT on parle des ANGLAIS, comme si parlant des Français on disait: Bretons ou Bourguignons ou Picards, etc…
    Par ailleurs c’est juste un point de sémantique, vive le brexit et le Royaume-Uni!


  11. F Leburg Le 06 mars 2016 à 11h32
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    Charles Gave met en avant la sauvegarde de la démocratie anglaise avec brio, mais n’aborde pas un pouvoir crucial caractéristique du Royaume Uni; la finance, donc la City.

    Avis d’un expert:
    “Sometimes you really have to ask: Is French President Francois Hollande simply clueless? At a European Union summit, Hollande said he opposes Britain’s demands for special treatment for its financial markets as a way to keep Britain in the bloc. Hollande has bluntly said that Britain cannot veto what happens in the Eurozone. Hollande’s socialist agenda will never yield. He is so out of touch with reality. If Britain remains in the EU, it will be the end of the financial markets in Britain. You definitely want to get your money out before you cannot. There is little doubt that Hollande will outlaw shorts, and that will destroy liquidity. This may be the final straw that diverts the financial capital of the world to Asia.”
    https://www.armstrongeconomics.com/world-news/hollande-objects-to-any-special-deal-for-britain-to-stay-in-eu/


  12. Alae Le 06 mars 2016 à 11h41
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    “C’est vraiment prendre les électeurs Britanniques pour des tanches. “
    Prendre l’électeur britannique pour une tanche, c’est la grande spécialité de Cameron. On le voit toujours arriver à trois kilomètres, cliché à la bouche (il en a un pour chaque occasion) et chaussé des plus gros sabots imaginables cousus du fil blanc le plus éclatant possible, à se demander comment il ose se fiche du monde de façon aussi flagrante. Ce ne sont plus des ficelles, mais des câbles pour pont suspendus.
    Sinon, poudre aux yeux ou non, cette renégociation aura une vertu, celle d’instaurer une EU à deux vitesses, avec ses privilégiés et ses rebuts, qui risque d’énerver les pays moins bien lotis et de provoquer une cascade de grommellements et de menaces de départ. Par-fait.


  13. BA Le 06 mars 2016 à 12h01
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    L’Union Européenne …

    La … quoi ?

    L’Union ?

    Quelle Union ?

    Où ça, l’Union ?

    Face à l’arrivée des migrants, tous les pays d’Europe centrale ont décidé de reprendre le contrôle de leurs frontières nationales.

    Il n’y a pas d’Union Européenne.

    L’Union Européenne, c’est un rêve rêvé par les doux rêveurs.

    Ce n’est pas une réalité.

    Dimanche 6 mars 2016 :

    Vienne refuse le système des quotas de réfugiés de l’UE.

    La situation reste néanmoins préoccupante. Plus de 30 000 migrants sont bloqués en Grèce, dans des conditions misérables, depuis la fermeture successive des frontières des pays des Balkans et d’Europe centrale par lesquels ils ralliaient l’Allemagne et la Scandinavie.

    http://www.romandie.com/news/Vienne-refuse-le-systeme-des-quotas-de-refugies-de-lUE/682789.rom


  14. mescalito22 Le 06 mars 2016 à 12h08
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    Je n’aime pas Charles Gave parce-que c’est un ultra libéral bon teint, soutien inconditionnel du système capitaliste conduisant à l’effondrement et à l’horreur économique qu’il dénonce de temps à autre…
    OXYMORE TOTAL.
    Un Marxien moins rigoureux que Francis Cousin lui rirait au nez!
    Mais, comme Jean-Luc Mélenchon, comme NDA, comme Mme Le Pen…j’allais dire comme tout le monde…IL LUI ARRIVE DE DIRE DES CHOSES TOUT AFAIT PERTINENTES.
    Son billet est bon et méritait d’être épinglé à condition de connaître le personnage, grand pourfendeur de L’Euro (pas optimal pour l’oligarchie financière qu’il “conseille”), mais beaucoup plus discret sur la construction européenne elle-même en tant qu’elle fut pilotée par Washington depuis le début.
    Voici un petit lien officiel pour rappel de sa bio et du think-tank très “Friedmanien” qu’il dirige >
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Gave
    On se prend à rêver, comme en Janvier 2015 avec l’arrivée d’un parti de “gauche radicale” au pouvoir dans un pays de L’UE.
    L’espoir renaissait de ses cendres… on allait voir ce qu’on allait voir…Des économistes comme F.Lordon (partisans eux aussi d’une “autre europe”) en étaient tout émoustillés et multipliaient leurs déclarations fracassantes…PSchiiit!
    ON SAIT CE QU’IL EN ADVINT!
    .En tous cas j’espère que nos amis Brits ne se laisseront pas enfumer une fois de plus par la campagne de terreur à laquelle commence même à participer l’extrême-droite de gouvernement en France assez bien représentée par l’ancien banquier Macron!


    • Furax Le 06 mars 2016 à 13h32
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      Le seul parti radical qui risque d’arriver au pouvoir en France, si jamais les français en viennent à vouloir majoritairement porter un parti radical au pouvoir, ce sera un parti de droite et non pas de gauche.

      Comme l’a fort honnêtement reconnu Claude Askolovitch récemment,c?est la réalité qui est d’extrème droite en France aujourd’hui.

      La question sociale est dépassée et phagocytée par la question identitaire, d’autant plus fortement que le FN a un programme social corporatiste.

      Il suffit de regarder les résultats des dernières élections en France. La gauche radicale ne décolle pas. Elle est inaudible. Pourquoi à votre avis ? Parce que la question identitaire est devenue prégnante dans les classes populaires. Le FN fait ses plus mauvais scores chez les électeurs bourgeois, CSP+, hauts revenus et les retraités, c’est-à-dire chez ceux qui subissent le moins les conséquences de la crise économique et identitaire et chez ceux qui veulent garder leur capital bien libellé dans un euro-mark fort.


    • Balthazar Le 06 mars 2016 à 15h37
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      Bonjour, je me permets de commenter car je ne suis pas d’accord.
      Déjà, ça commence avec l’utilisation du préfixe ultra. C’est un libéral, qui se décrit comme tel. Dans le vrai sens du terme. Pas du blabla de merdia avec le néo-libéral, l’ultra-libéral etc…
      Quand au blog qu’il anime, et le think tank, j’invite les gens à aller voir, à lire et à se faire leur opinion.
      Personnellement, je trouve qu’il dénote par rapport aux autres. Moi, je trouve ses argumentations , fondées sur l’observation de ce qui marche (ou pas) très saines.
      Sa dénonciation du capitalisme de connivence, des oints du Seigneur, de l’Administration : j’y adhère.
      Et pourtant je souhaite le bien être des 99%, pas du 1%.
      Il y a du bon et du mauvais en tout. Je n’ai pas une idéologie, je veux juste que la situation s’améliore, en évitant le discours : vivement que l’homme disparaisse, la planète s’en portera mieux (même si effectivement c’est vrai 😭


  15. Judith Le 06 mars 2016 à 15h22
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    mais non l’UE est formidaable!

    tiens un exemple passé inaperçu..

    les dingos de Bruxelles ont encore frappé.. pfff..

    Le scandale européen passé inaperçu : comment la Commission étouffe Airbus et Ariane

    la Commission européenne a empêché le mariage d’Airbus et d’Ariane par crainte de créer un numéro un mondial qui écrase les concurrents américains, russes et chinois. Peut-on encore croire que l’avenir de l’Europe passe par les technocrates de Bruxelles après un tel fiasco?

    Cette association permettrait de diminuer les coûts et d’atteindre la taille critique pour faire face non seulement aux satellites de Boeing, mais aussi aux fusées américaines de SpaceX (le protégé de la NASA) et aux autres concurrents américains, russes et chinois – tous massivement subventionnés et protégés par leurs Etats respectifs. La menace était sérieuse pour les concurrents d’Airbus et Ariane, notamment SpaceX et Boeing.

    Renforcer à la fois Ariane et Airbus? Prendre une longueur d’avance sur la NASA de SpaceX et sur Boeing? Créer une «position dominante» mondiale pour une entreprise européenne? C’est trop pour la Commission: la religion de la «concurrence libre et non faussée» ne le permet pas.

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/03/04/31001-20160304ARTFIG00223-le-scandale-europeen-passe-inapercu-comment-la-commission-etouffe-airbus-et-ariane.php


    • Chris Le 06 mars 2016 à 16h04
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      Pour abonder dans votre sens :
      http://francaislibres.org/2016/03/01/union-energetique-nouveau-renoncement-a-la-souverainte-en-vue/
      Le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, explique ainsi que, dans le cadre de ces nouveaux amendements, la Commission européenne aura le droit d’évaluer les accords intergouvernementaux et les contrats commerciaux portant sur la fourniture de gaz depuis l’extérieur de l’UE.
      Dans la pratique, ce projet vise en particulier les contrats de Gazprom en Europe centrale et orientale. Tous les accords intergouvernementaux sur l’énergie devront être validés par la Commission européenne avant leur signature.


      • Papagateau Le 06 mars 2016 à 17h40
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        Blablabla, et si la commission européenne refuse un contrat de gaz russe, c’est elle qui fournira du gaz au même prix ? Par quel moyen ?

        Non, l’important c’est les tuyaux, car le gaz livré par gazoduc permet de ne pas payer les frais de liquéfaction et regazéification (contrairement au gaz liquéfié du transport par bateaux).
        En contre-partie, les pays traversés encaisse des redevances.

        Et là, la partie est déjà jouée : l’union européenne a torpillé South-stream qui aurait versé des redevances à l’Europe du sud qui est dans la misère, mais a autorisé le Doublement de North-stream avec Noth-stream 2 qui va apporter des redevances aux pays le plus riche de l’Europe : l’Allemagne. On ne sait pour quelle mystérieuse raison.

        C’est aussi l’Allemagne qui a le plus de droit de vote en Europe.
        Malheur aux vaincus politiquement, et Joyeuse Europe !


    • Lea_ Le 06 mars 2016 à 20h23
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      Il faudrait ajouter Pechiney, Alsom, et dernièrement l’EDF


    • Bouddha Vert Le 06 mars 2016 à 21h25
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      Si seulement l’aéronautique était l’avenir, on pourrait vous soutenir, mais nous avons quitté les 30 glorieuses et l’avion, c’est le passé!

      Quant aux fusées, le consortium devrait être mondial compte tenu de l’ampleur de la tache et des ressources qu’elles consommeront, mais pour quoi faire?


  16. olivier M Le 06 mars 2016 à 17h44
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    Charles Gave a probablement raison…

    M’enfin, de la a idoliser l’Angleterre comme la patrie de la Liberte… PTDR! Il n’a surement pas entendu parler de Lafayette.

    Il croit probablement aussi que la France est le pays des droits de l’Homme… PTDR.

    Cher Charles, tu devrais demander aux USA de debarquer en Normandie pour nous debarasser du neo-fascisme de l’UE. N’esperes pas que le pays du fascisme monetaire puisse un jour se faire hara-kiri.

    Cependant, j’espere bien que la GB sorte de l’UE, meme si mon pouvoir d’achat en pâtira grandement.


  17. Jos Le Fur Le 06 mars 2016 à 19h26
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    “Comme l’a dit fort clairement le ministre des finances Allemand « il n’y a pas de sortie démocratique des institutions européennes»”.
    Kolossale erreur : il y a un article 50 du Traité sur l’Union européenne qui explique en 5 paragraphes comment sortir légalement de l’UE. Schäuble ou Charles Gave, un des deux se trompe.


  18. FifiBrind_acier Le 06 mars 2016 à 19h33
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    On nous a vendu l’ UE pour la paix, la prospérité et faire contrepoids aux USA.

    On comprend que l’ UE est une construction américaine. Fin de partie pour le “contrepoids”.
    Que les guerres se succèdent, Yougoslavie, Afghanistan, Libye, Syrie, Ukraine et plus si affinités.
    Et que la prospérité, n’en parlons plus…

    Reste à comprendre le pourquoi de cette usine à gaz? Il faut relire l’article sur “Le Grand Echiquier” de Bzrezinski: empêcher la construction de l’ Eurasie…

    http://www.les-crises.fr/le-grand-echiquier-de-zbigniew-brzezinski/


  19. Lea_ Le 06 mars 2016 à 20h17
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    Excellente tribune de Charles Gave!
    En effet, on a l’impression que depuis 2005, la démocratie s’est volatilisé dans la construction de cette UE-là. On a voulu ignorer le Non de la France et des Pays Bas, on a fait revoter l’Irlande.
    Nos décideurs européistes ont oublié que l’on peut pas bâtir l’Europe SANS les peuples. Le référendum du RU leur rappelle ce petit détail… et c’est tant mieux!

    Il faut souligner qu’en cas du brexit, la City pourrait non seulement ne pas souffrir mais au contraire se renforcer.
    Macron s’est donc assez ridiculisé en appelant les banquiers anglais à Paris.


  20. GUS Le 07 mars 2016 à 16h34
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    Macron devrait surtout la fermer s’il tient vraiment à éviter le Brexit. On agite pas des menaces (on ouvre Calais, on déménage la City) vis-à-vis d’un pays européen qui fait un referendum. On respecte sa démocratie. Ce genre de propos venant d’une petite grenouille de banque ne peut avoir que des effets contre-productifs sur les électeurs britanniques.
    Ces propos terroristes avaient été tenus par la classe politique anglaise pendant le referendum écossais et on a vu lé résultat : les indépendantistes ont le vent en poupe.
    Ils ne savent plus manier que les menaces et la peur : signe d’un début de panique je suppose.


    • gerard Le 08 mars 2016 à 15h03
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      @GUS, Je peux vous dire que Macron s’est bien ramasse ici en GB, car la reponse pour son discourt est que la GB participe enormement financierement a garder la jungle, de plus si la France ouvre la porte aux migrant pour la GB et bien Macron devra debourser pour maintenir la paix dans le nord de la France car beaucoup plus de migrants arriveront au nord pour prendre le bateau pour la GB.
      La plus grosse pomade c’est celle qui a ete utilise en Irlande, les politiciens de droite poussent les jeunes a parler a leurs parents et grand parents de voter contre le brexit s’ils veulent un future pour leurs enfants et petits enfants.


  21. LIEVIN Le 07 mars 2016 à 20h15
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    le fruit est pourri, concessions ici et là avec ces gens là …le porte avion US de l’Europe
    je préconise de couper dans l’abcès pour des gens qui se foutent de nous européens

    l’Europe se délite, par un comportement irresponsable néfaste et destructeur sur le long ou moyen terme

    tout comme en France, le “liberté égalité fraternité” est un gros mensonge, foulée du pied par les élus méprisables qui s’en tapent,
    – l’Europe glisse sur la même pente…du mépris, du déni..de l’incompétence, de la division, de l’inégalité,de l’oppression etc.
    – c’est mort et plié d’avance avec de telles pratiques…la Rome antique se répète bien que ces derniers aient beaucoup mieux réussi !…

    Virons ces faux amis et repartons sur de nouvelles bases sur une Europe ressérée
    cela dit je n’y crois pas, plus…la bête est moribonde
    ….


  22. Xuan Le 07 mars 2016 à 23h37
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    L’article est insuffisant sur un sujet essentiel, celui des migrants.

    L’utilisation de migrants qualifiés (comme c’est le cas pour les réfugiés syriens) revêt un intérêt majeur non seulement pour l’Allemagne à cause de sa pyramide des âges, mais aussi pour d’autres pays dominants européens à cause d’un moindre coût et de la concurrence salariale.
    Il serait intéressant pour les capitalistes européens de constituer un statut différencié calqué sur celui revendiqué par la GB.
    C’est d’ailleurs ce que préconise le programme du FN où la protection sociale disparaît pour les immigrés, ce qui équivaut à une baisse drastique de leurs salaires.

    La négociation qui a précédé ce vote s’est conclue par des privilèges pour la City, et le droit de payer les migrants à un salaire inférieur.
    Hollande en a conclu que l’Europe n’était pas menacée dans ses fondements.
    Mais récemment le principe “à travail égal salaire égal” est réaffirmé pour les travailleurs détachés.(http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/03/07/le-dumping-social-dans-l-il-de-bruxelles_4877779_3234.html).

    On peut donc se poser beaucoup de questions sur l’élasticité de ce principe, et sur la portée de cette négociation pour les réfugiés. Dommage, l’article n’en dit pas un mot.


  23. jpt Le 08 mars 2016 à 02h01
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    @ : Institut des libertés, Charles Gave,…

    Un seul mot “Bravo” je ne l’aurai pas mieux écrit.

    J’espere que les Anglais feront comme en 1940 avec les fachos de l’époque, se rebifferonts et resterons libres… contrairement au reste de l’europe à l’époque pour ceux l’ayant oublié….

    Je compte sur eux pour ouvrir la voie à une véritable “libération” de cette dictature, rien que pour nos enfants et les générations futures.

    Bien à vous 😉


  24. gerard Le 08 mars 2016 à 14h51
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    @triari, Le party de gauche (Labour) est aussi en bataille mais plus pour les supporters de l’ancien premier ministre Tony Blair qu’autre chose.Jeremy Corbyn prend son temps pour evincer tous ces faux culs avant de pouvoir exprimer sa volonte qui est tres appreciee par le peuple qui votera pour lui en 2020, donc il y a du temps pour reprendre le party en main et de se bien prononcer contre l’austerite, contre l’arme nucleaire, contre toutes ses privatisations (surtout du service de sante public)pour montrer que cette austerite n’est qu’une ideology.


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