Source : Toute l’Europe, 28-01-2016

Evoquée lundi à Amsterdam, la prolongation du contrôle des frontières extérieures au sein de l’espace Schengen se concrétise de jour en jour. Une procédure qui mettrait la Grèce au ban de l’Union européenne. Athènes serait contrainte de surveiller par ses propres moyens les 200 km de frontière maritime qui la séparent de la Turquie. Pour l’instant, les Etats membres espèrent que le chantage au portefeuille suffira à assurer un meilleur contrôle des frontières et la mise en place de tous les “hotspots” promis n’ayant pas encore vu le jour.

Quand il faut choisir entre Berlin et Athènes

OB : et le choix prend toujours facile 2 ou 3 secondes, hein…

Le Monde détaille les trois étapes de la procédure lancée par la Commission européenne, à la demande des Etats membres, pour “isoler la Grèce“. Tout d’abord, “la Commission européenne a endossé, mercredi, un projet ‘d’évaluation Schengen’ [qui devra être validé par] les Etats membres“. Si ce rapport est entériné, “Athènes [aura] trois mois pour ‘remédier’ au problème“. A défaut, “Bruxelles peut décider d’autoriser la prolongation de deux ans des contrôles aux frontières“.

Il ressort du rapport qu’il y a de graves lacunes dans la façon dont la Grèce gère les frontières extérieures“, explique le commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, Dimitris Avramopoulos [Le Vif]. Pour le commissaire, “des efforts considérables sont encore nécessaires en matière d’accueil, d’enregistrement, de relocalisation et de retour des migrants“.

Le Monde s’interroge, sur “le but de la manœuvre“. Pour Cécile Ducroutieux, correspondante à Bruxelles du quotidien, “il s’agit d’éviter que, par la force des choses, Berlin se retrouve en infraction avec le code Schengen. Ce qui reviendrait, de la part de nombre de spécialistes bruxellois, à une ‘petite mort’ des accords Schengen“.

Cette procédure, comme le précisent Les Echos, constitue un “ultimatum fait à la Grèce“. En effet, bien que la procédure réside en une autorisation exceptionnelle des contrôles aux frontières sur les deux années à venir, “pour la Grèce, qui n’a pas de points de contact terrestres avec l’espace Schengen, cela signifierait avant tout des contrôles pour les allées et venues par avion ou bateau, soit un coup porté au tourisme qui reste l’un de ses rares moteurs économiques“. Constat qui permet au Figaro de titrer “Grèce : la saison touristique sous pression“.

La Grèce, entourée d’Etats non membres de l’espace Schengen

Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, a déclaré à Public Sénat que “la sortie de la Grèce de Schengen serait une grave erreur“.

En parallèle, le quotidien italien La Repubblica transcrit les propos tenus par Matteo Renzi, critiquant la gestion très “franco-allemande” de la crise : “Si l’on cherche une stratégie commune sur le thème des migrants, il n’est pas possible [pour Angela Merkel] d’appeler d’abord Hollande, puis Juncker et faire de telle sorte que j’apprenne les choses dans les journaux“.

Selon Libération, “la situation est en réalité ubuesque : la Grèce est le seul pays de l’Union qui n’a aucune frontière avec un pays membre de Schengen. La Macédoine ne fait pas partie de l’UE et la Bulgarie et la Roumanie ne sont pas membres de Schengen“.

Par contre, la Grèce partage “200 km de frontière maritime avec la Turquie“, et “c’est là que se trouve la brèche“. Pourtant, “officiellement c’est fait. L’Union européenne a conclu un accord avec la Turquie, se montrant au passage bien plus conciliante avec Ankara qu’avec Athènes. Mais visiblement, cette politique n’est pas payante” [Libération].

Vers l’isolement des îles hellènes ?

Le journal espagnol El Mundo rapporte les propos tenus par un ministre grec qui, excédé, dénonçait les propos tenus par un collègue belge lui ayant déclaré qu’il lui était “bien égal que les naufragés se noient“, tant qu’ils ne les laissaient pas passer. Des propos démentis depuis Bruxelles.

‘Le plan le plus facile est de mettre la Grèce en quarantaine’ aurait déclaré un diplomate européen” [Mediapart].

Pour la presse britannique, à l’agenda chargé par le Brexit, la situation n’est pas tenable. The Telegraph évoque une Grèce “martyrisée par l’Union européenne [qui] menace de repousser les bateaux de sauvetage au milieu d’une crise des réfugiés“. Tandis que le Guardian fait mention d’une Grèce “furieuse d’être ‘bouc émissaire’ dans cette crise des réfugiés“.

Source : Toute l’Europe, 28-01-2016
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Magnifique l’UE-la-paix!
Je sens bien la saisie du Parthénon d’ici 2 ou 3 ans – comme on a déjà pris les frises…

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

23 réponses à Schengen : la Commission lance un ultimatum à la Grèce

Commentaires recommandés

Ailleret Le 30 janvier 2016 à 01h08

Abject, ce titre du “Monde”. Comme si les Grecs n’étaient pas des Européens…
Vivement la fin de Schengen, de l’Union européenne. Vivement la fin du IVe Reich.
Et dire qu’ici, des braves gens se font encore des illusions sur cette Europe-là…

  1. Ailleret Le 30 janvier 2016 à 01h08
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    Abject, ce titre du “Monde”. Comme si les Grecs n’étaient pas des Européens…
    Vivement la fin de Schengen, de l’Union européenne. Vivement la fin du IVe Reich.
    Et dire qu’ici, des braves gens se font encore des illusions sur cette Europe-là…


    • Chevrier Michèle Le 30 janvier 2016 à 06h55
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      L’Europe doit disparaître, les pays doivent retrouver leurs frontières, cette diversité doit être contrôlée, la religion “des lumières” nous met dans les ténèbres, la dictature s’est installée, ça c’est mauvais, la France ne doit pas perdre sa liberté d’expression.
      L’UE se meure peu à peu et c’est tant mieux. Youpiii !


      • Nicolas Le 30 janvier 2016 à 16h48
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        Lucifer – luce fare – faiseur de lumière

        Les lumières dites-vous ? 🙂


      • Dominique Le 31 janvier 2016 à 12h20
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        « L’Europe doit disparaître »
        Tu veux dire l’UE ?


  2. Spectre Le 30 janvier 2016 à 01h33
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    Si Erdogan échoue dans ses ambitions de néo-empereur ottoman, il pourra toujours se reconvertir en président du MEDEF : il a l’air doué pour mendier des milliards, ne tenir aucune promesse en retour et laisser les autres essuyer le blâme à sa place.


  3. odjo Le 30 janvier 2016 à 02h33
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    Pourquoi France est-elle oblige par l’Angleterre de parquer les migrants a Calais et que dans la meme foule la Turquie, qui a recu un genereux 3 milliards de l’Europe, n’est pas oblige d’en faire autant mais plutot laisse le traffic d’humains immigrants partir de ces cotes vers Chypre ou plutot une ile grecque donc l’acces a Shengen et ses frontieres poreuses ?


    • raloul Le 30 janvier 2016 à 06h44
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      Bonjour!

      “…qui a reçu un généreux 3 milliards de l’Organisation de Bruxelles”, vous vouliez dire…

      Pour revenir à votre question: peut-être parce que la Turquie, il faut encore tenter de l’amadouer par des promesses imbéciles et de la monnaie de singe… alors que la France est quant à elle bien mise en boîte par l’Empire, verrouillée dans son coma stratégique. Oui-oui, je résume et simplifie méchamment, mais c’est vraiment trop moche!

      Et bientôt le libre-échange intégral-intégriste et la libre circulation avec la Turquie? histoire d’enfoncer le clou après l’Ukraine… hein, pourquoi pas? vu le niveau des génies de l’Organisation de Bruxelles et leurs affidés, c’est pour le prochain épisode de la série “l’UE tue l’Europe”.

      Je n’aime pas être catastrophiste, mais là, vivement que ça explose, que les pays européens retrouvent leurs souverainetés.
      Et ceci si possible avant que le continent ne reprenne le cours de ses guerres séculaires, en suspens depuis 70 ans de pax americana – sous couvert d’ “UE” et d’autres niaiseries et contes pour enfants.


      • Chevrier Michèle Le 30 janvier 2016 à 07h08
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        Je suis d’accord avec vous, vivement que l’Europe explose, lorsque Obama quittera la maison blanche en 2017 ce sera un grand soulagement pour plusieurs pays dont la France, en espérant qu’Hillary Clinton ne le remplace pas, ce serait la catastrophe! pire qu’avec Obama, heureusement Donald Trump pousse à la porte, je le vois bien Président des USA.


        • benoi31 Le 30 janvier 2016 à 09h54
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          Donald Trump, ce grand pacifiste pas du tout néolibéral… C’est sûr qu’il ne voudra sûrement pas conserver les zones d’influences américaines !

          Perso, je suis pour Bernie Sanders, qui est en train petit à petit de se faire une place au soleil et fait de l’ombre à Hillary Clinton, qui propose une politique pour la réduction des inégalités et régulation de la finance. S’il arrive au pouvoir et arrive à mettre en place sa politique, les USA pourraient devenir un exemple à suivre pour le reste du monde (une première !)


          • Alfred Le 30 janvier 2016 à 11h40
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            Trump est certes un affreux milliardaire et Sanders ce qui se fait de plus à gauche officiellement au pays de l’oncle Sam. Pour le reste il me semble que vous vous trompez sur leur idées de politique extérieure. Si l’on quitte la pensée automatique et qu’on écoute précisément ce qu’ils disent, Trump serait concretement le plus paisible pour le reste du monde et Sanders concretement le plus à même de continuer sur la lancée des interventions tous azimuts… Le monde n’est pas parfait.


        • 1Direct Le 30 janvier 2016 à 14h59
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          Ne vous leurrez pas !!
          Quelque soit le futur Président des USA il y aura une et une seule constante: La préservation de leur zone d’influence.
          Faute de pouvoir éventuellement l’étendre (la zone), c’est pour tous, sans exception, sans discussion, un minima. Contrairement aux “gouvernants” (exécutants?) français (et Cie) pour tous les américains c’est les intérêts de la patrie d’abord.

          Bon c’est vrai, certains confondent le patriotisme et leur compte en banque. Mais cela c’est international.

          Donc, pour nous, pour l’Europe en général, je le répète, aucun changement à ce niveau là n’est à attendre.


    • Chevrier Michèle Le 30 janvier 2016 à 07h01
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      Parce que la chancelière Merkel les veut ces Turcs pour les faire travailler à prix bas, il y a quelques années elle a osé payer 2 € de l’heure des Turcs et des Roms, les droits de l’homme s’en sont mêlés, à présent ils reçoivent 8 € de l’heure ce qui est encore sous payé.
      Avec eux il y a de belles économies à faire.


      • 1Direct Le 30 janvier 2016 à 15h37
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        C’est “normal”.
        La politique de Mme Merkel est dictée par le patronat allemand.
        Déjà avec la réforme Schröder Agenda 2010 (mise en place entre 2002) avait été dictée par ce même patronat en la personne de Peter Hartz, ancien directeur RH de Volkswagen.
        D’ailleurs, à mon sens, avoir donné le nom de Schröder à ces réformes est un abus.
        (Cerise sur le gâteau, il est salarié d’IG Metall, le plus grand syndicat allemand. Donc double casquette pour ce monsieur.)

        Pour en revenir aux immigrés de Mme Merkel cela a été demandé (décidé) par les patrons allemands qui ont, en raison du faible taux de chômage, une “surchauffe” des salaires, ces derniers se trouvant en position de demander plus. D’où le SMIC allemand et des augmentations dans plusieurs secteurs.
        Cela le patronat allemand ne peut l’accepter donc, pour l’Allemagne, il faut absolument de la main d’œuvre bon marché. (Comme pour la France dans les années 1960. Pareil)
        Les ouvriers turcs, mieux formés et éduqués que les immigrants actuels (pour ne pas dire employable de suite), en font partis … C.Q.F.D.
        L’entrée de la Turquie dans l’UE n’est que la conséquence des intérêts allemands … enfin plutôt du patronat allemand.

        Sauf que, si cela ce fait, il y aura un prix à payer. un prix certainement très élevé tant pour la population allemande que, hélas, pour les autres pays européens y compris la France.
        Le plus “beau” est, qu’à mon avis, par exemple, le patronat français et les autres vont aussi en pâtir et payer l’addition économique de cette stratégie allemande.

        Pour mémoire, un dernier point .
        Afin d’empêcher l’entrée de la Turquie dans l’UE, Chirac, malgré les hurlements de Bruxelles et de Berlin, avait mis dans la constitution qu’un référendum devenait obligatoire pour admettre un membre dans l’UE.
        Sarkozy (mais ça ce doit pas être dans son bouquin), lors de la modification de la constitution, a retiré ce texte.
        Un retrait de ce texte sous la pression de qui? A votre avis?


  4. Alberto Le 30 janvier 2016 à 05h34
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    Comme Odjo le fait remarquer, l’Europe a proposé à la Turquie trois milliards pour endiguer le flot de réfugiés, mais rien à la Grèce. Et tandis que les jeunes Grecs diplômés quittent le pays (200 000 en 2015), l’Europe veut la transformer en un immense camp de concentration pour 400 000 migrants, sans aucun moyen pour les faire survivre (ne parlons d'”accueillir”).
    Une émission intéressante sur France Inter (c’est plutôt rare) sur l’état catastrophique de la Grèce :
    http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1227841

    http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1227841


    • Bigtof Le 30 janvier 2016 à 09h42
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      Et’dans le même temps, l’Europe continue à imposer à l’État grec une cure budgétaire qui paralyse les moyens mêmes dont la Grèce aurait besoin pour répondre aux injonctions de cette Europe !
      Cette Europe est dirigée par des psychopates !


  5. benoi31 Le 30 janvier 2016 à 09h50
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    C’est quand même assez drôle, d’un côté on affame l’état grec en minimisant ses dépenses aux fonctions régaliennes (et encore, pour la monnaie on repassera), et de l’autre on leur reproche de pas en faire assez sur les “migrants”

    C’est pas comme s’ils avaient d’autres chats à fouetter, quand on a 25% de chômage, dont 48% chez les jeunes (!!!), des retraites menacées et un système de santé au bord du gouffre, c’est vrai qu’on a que ça à faire, de placer tout le peu de budget qu’il reste dans la surveillance des frontières…


  6. J Le 30 janvier 2016 à 09h57
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    “200kms de frontière maritime avec la Turquie” (Libé) ? Il s’agit de frontière terrestre. La Grèce en a aussi avec l’Albanie, mais pas avec la Roumanie. Un article aussi approximatif, ça pose des questions, même si on sait que les journalistes n’ont plus le temps de vérifier.


  7. John V. Doe Le 30 janvier 2016 à 10h18
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    “un ministre grec qui, excédé, dénonçait les propos tenus par un collègue belge lui ayant déclaré qu’il lui était “bien égal que les naufragés se noient“, tant qu’ils ne les laissaient pas passer.”

    Le “collègue belge” est Theo Francken, un ministre belge membre du parti nationaliste flamand (NVA) où les propos flirtant avec le racisme et le mépris de l’état de droit à l’égard des “non-blancs” voire des “non-flamands” sont monnaie courante. Par conséquent, il est quasi certain que la déclaration est authentique. Son déni est juste là pour des raisons légales et ne trompe pas plus ses supporters que ceux de papy Le Pen en son temps.


  8. Louis Robert Le 30 janvier 2016 à 13h27
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    L’émission de France Inter donnée en référence par Alberto nous offre matière à réflexion sur l’Europe vue dans le temps long.

    Rappelons-nous que Rumsfeld, parlant il n’y a pas si longtemps au nom de l’Empire, fustigeait ce qu’il appelait alors la “Vieille Europe”, à savoir celle de Villepin, si légitimement et si éloquemment opposée, à l’ONU, à cette attaque barbare dont les images nous parvinrent bientôt dans “Shock and “Awe”. Derrière la colère véhémente de Rumsfeld, il y avait déjà tout un programme.

    Aujourd’hui, nous pouvons admirer en Grèce, mais pas uniquement, la beauté sublime de cette “Nouvelle Europe”, issue, selon l’expression du Che, “du cerveau du monstre”. Ce que l’Empire veut…


  9. Le Rouméliote Le 30 janvier 2016 à 17h19
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    La Grèce compte 2.920 km de frontières maritimes face à la Turquie, dont 1.513 km pour les îles égéennes (382 km rien que pour Lesvos !) et 1.407 km pour le Dodécanèse. Elle a, en outre, 203 km de frontière terrestre face à la Turquie, 246,7 km avec l’Albanie, 256,31 km avec la Macédoine ex-yougoslave, soit 706,01 km avec des États hors U.E. et il faut ajouter 474,70 km avec la Bulgarie, donc au total, 1.180,7 km de frontières terrestres. Source : Statistiki Epetirida tis Ellados, édition 1998, Service National de la Statistique de Grèce.
    Voilà la réalité !
    En plus, quand les policiers français ont demandé aux autorités grecques s’ils connaissaient les passeports syriens retrouvés après les attentats du 13 novembre, ils ont eu leur réponse dans les 24 heures. ce qui prouve que les Grecs savent travailler, malgré les moyens qui leur ont été enlevés en partie par la faute de la France, fidèle toutou de Juncker et Cie !
    Cette fois, l’Europe atteint le sommet de l’ignominie et le Belge Théo Francken ne fait que dire tout haut ce que les eurocrates et leurs copains eurolâtres pensent !
    Que crève cette Europe ! Et vive la Grèce !


  10. Andrae Le 30 janvier 2016 à 19h28
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    L’accord de Schengen, dès le départ, était néfaste pour les pays (iles…) sur Méditerranée, car il stipulait que ‘le point d’entrée’ avait ‘valeur juridique’ qui permettait par un système complexe le ‘retour’ (souvent forcé) vers le premier pays ‘d’entrée.’

    A l’époque peu de gens l’ont signalé, c’était l’UE tous ensemble, etc., euphorie pour l’Euro, etc. La Grèce et l’Italie n’ont pas bronché – les voix qui ont exposé le deal troublant ont été reprimées our ridiculisées.

    Le centre + le Nord de l’UE a donc réussi à percuté légalement le problèmes des réfugiés … demandeurs d’asyle, ceux classés réfugiés prima facie, migrants économiques, illégaux, enfants sans famille, et d’autres catégories encore… vers certains pays périphériques, en premier lieu la Grèce (devenu un protectorat UE sous controle très stricte), l’Italie, en moindre mesure, le Portugal, l’Espagne.

    Le top est atteint: la Grèce, qui n’est plus un pays indépendant et a zéro pouvoir, est sommée de s’occuper du sale boulot. Laisser mourir en mer, mettre dans des camps, les nourrir, etc. etc. mais surtout ne plus laisser passer vers le reste de l’UE. Sous menace de fermer les frontières entre la Grèce et le reste!

    Comment est-il possible de nos jours de croire encore en l’UE?


  11. Greco Le 31 janvier 2016 à 00h20
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    Je préfère ne pas parler de la politique de la C.E. sur les refugiés, je serais censuré….
    Mais voila un article de RT ou « ce qu’elle a déclaré la porte-parole de l’Agence européenne pour la gestion des frontières extérieures de l’UE, basée à Varsovie, Ewa Moncure. Elle s’exprimait au retour d’un voyage à Lesbos, une des îles grecques confrontées à l’afflux de migrants. » : https://francais.rt.com/international/14814-pourquoi-grece-va-avoir-mal


  12. Francois Le 31 janvier 2016 à 13h58
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    Es ce que les grecs ont la capacité financière et ou humaine de faire le contrôle des frontières Schengen? Il semblerait que non . Je n’ai rien contre les Grecs mais ils ont malheureusement d’autres problèmes.
    Schengen a été crée sans le service qui va avec voir sans le service après vente. Les Grecs se doivent de surveiller des côtes donc une frontières vastes certain pays Schengen non, un corps Européen de contrôle aurait du être créé en même temps , même chose pour les visas Schengen .
    Même chose pour l’Euro , on crée une monnaie unique mais chaque pays fait ce qu’il au point de vue fiscale, budget cela ne peut fonctionner.


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