Source : La Tribune, Romaric Godin, 02/12/2015

Une distribution de nourriture à des réfugiés à la frontière entre la Grèce et l’ARYM (Crédits : Reuters)

Selon le Financial Times, la Grèce pourrait être exclue temporairement de la zone Schengen, en raison de son refus de coopérer pour le contrôle de ses frontières. Mais les raisons invoquées semblent peu justifiées.

Après avoir été menacée d’une expulsion de la zone euro cet été, la Grèce est cette fois menacée d’être expulsée de l’espace Schengen. Selon l’édition de ce mercredi 2 décembre du Financial Times, les institutions européennes menaceraient désormais clairement la Grèce « d’être suspendue » de l’espace de libre-circulation européen. Les ministres de l’Intérieur devraient agiter cette menace lors de leur réunion de jeudi, mais elle devrait être signifiée durant la semaine au gouvernement hellénique par le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, dont le pays exerce ce semestre la présidence tournante de l’UE.

Les raisons invoquées pour l’expulsion

Cette menace avait déjà été évoquée par le président de l’Eurogroupe, la réunion des ministres des Finances de la zone euro, le néerlandais Jeroen Dijsselbloem, fin novembre. En Allemagne, des dirigeants de la CDU d’Angela Merkel l’ont plusieurs fois évoquée, ainsi que des responsables d’Europe centrale comme Viktor Orban, le premier ministre hongrois. Cette fois, la menace semble concrète. Pourquoi ? Le FT évoque des « déficiences sérieuses » dans le contrôle de la frontière gréco-turque. Selon les accords de Schengen, les Etats qui disposent de frontières externes à la zone sont en charge de leurs protections. Mais le FT prétend aussi qu’Athènes refuserait « l’aide extérieure » pour protéger ses frontières.

Les trois raisons de la colère européenne seraient ainsi : le refus de la Grèce de participer à des « patrouilles conjointes » avec la Turquie pour protéger la frontière gréco-turque dans la mer Egée ; le refus d’accepter une mission de l’agence de protection des frontières Frontex et, enfin, les lenteurs de la Grèce à accepter « l’aide humanitaire » de l’UE concernant les réfugiés. Un récit se met donc en place pour justifier l’expulsion de la Grèce de la zone Schengen : la mauvaise volonté grecque. Un scénario qui n’est pas nouveau puisqu’il a été constamment utilisé au cours de la crise financière pour justifier la position la plus sévère à l’égard d’Athènes.

La question des patrouilles avec la Turquie

A y voir de plus près, la situation est bien plus complexe. Concernant les patrouilles avec la Turquie, la demande européenne est assez baroque. La Turquie n’est pas membre de l’UE, ni de la zone Schengen. Il est étonnant de demander à la Grèce de coopérer, pour protéger les frontières de l’espace Schengen, avec ce pays. D’autant qu’Ankara est aussi une part du problème puisque le pays semble incapable de maîtriser le mouvement des réfugiés depuis les frontières syriennes où se situent les principaux camps vers les côtes égéennes. Soit au mieux près de 1.200 kilomètres. Angela Merkel l’a, du reste, bien compris puisqu’elle s’est empressée de se rendre à Istanbul début novembre pour proposer 3 milliards d’euros à la Turquie et la relance du processus d’adhésion à l’UE de ce pays. Son but est clairement qu’Ankara contienne le flux des réfugiés. Cette stratégie a été validée par l’UE ce week-end.

Pour la Grèce, tout ceci est problématique. Les relations entre les deux pays demeurent délicates. Outre la question chypriote qui est en cours avancé de négociations, la Turquie ne reconnaît pas l’intégralité des frontières maritimes grecques et n’a jamais caché ses vues sur certaines îles de l’Egée. L’espace aérien grec est quotidiennement violé par l’aviation turque et les deux pays ont été plusieurs fois au bord du conflit ouvert. Ce fut notamment le cas au milieu des années 1990. La mise en place de patrouilles communes est donc très difficile. Ceci revient à demander la mise en place de patrouilles franco-allemandes en Alsace au début du 20ème siècle.

A cela s’ajoute que la nouvelle politique turque de l’UE prônée par Angela Merkel a de quoi inquiéter Athènes. La Turquie a en effet obtenu beaucoup sans s’engager ouvertement dans sa politique vis-à-vis des réfugiés. Quelles pourraient être les nouvelles demandes d’Ankara ? La Turquie a-t-elle réellement intérêt à bloquer le flux des réfugiés dans l’Egée ? L’UE n’a pas réclamé la reconnaissance des frontières grecques comme conditions à son aide et à la poursuite du processus d’adhésion. Athènes craint légitimement d’être le dindon d’une farce qui se joue entre Berlin et Ankara. Elle a des raisons de le craindre : l’UE et l’OTAN n’ont jamais réellement agi pour régler les différends gréco-turcs.

Le refus des missions de Frontex

Vient ensuite le problème de Frontex qui souhaite le déploiement d’une mission de 400 agents à la frontière avec l’Ancienne république yougoslave de Macédoine (ARYM). Le but de cette mission est de contenir les réfugiés souhaitant traverser la frontière pour rejoindre l’Autriche et l’Allemagne. Mais cette frontière n’est pas une frontière interne à Schengen, c’est une frontière extérieure à l’espace de libre-circulation. En théorie, donc, le contrôle doit en revenir soit à l’ARYM, soit aux pays de la zone Schengen qui recevront ensuite les réfugiés. Le problème, c’est que ces pays, comme la Hongrie ou la Slovénie et, plus au nord, l’Allemagne, ont fermé ou régulé leurs frontières. Les réfugiés se massent donc dans les pays en amont : Croatie, Serbie, ARYM… et Grèce. Autrement dit, le problème de la frontière entre la Grèce et l’ARYM est un problème lié à la suspension de Schengen par les pays d’Europe centrale. En théorie, Frontex doit protéger les frontières des entrées illégales, pas des sorties illégales… Demander à la Grèce de contenir le flux de réfugiés à cette frontière revient, en réalité, à vouloir attribuer à la Grèce la responsabilité de l’accueil de l’essentiel des réfugiés. C’est pourtant en partie ce que fait la Grèce puisque l’on a signalé ces derniers jours des émeutes de réfugiés protestant contre leur blocage à la frontière de l’ARYM.

La “mauvaise volonté grecque” ?

Vient ensuite le troisième problème : la Grèce aurait refusé « l’aide » de l’Union européenne. En cause, des retards administratifs qui auraient retardé le versement de 30 millions d’euros par la Commission européenne. La Grèce n’aurait pas été en mesure d’organiser le redéploiement des réfugiés en raison, là aussi, de problèmes administratifs liés à l’enregistrement des réfugiés. 159 réfugiés seulement ont été redéployés, sur les 160.000 prévus. En réalité, ces éléments ressemblent surtout à de bonnes excuses. On voit mal pourquoi la Grèce, qui est débordée par les réfugiés, et que l’on accuse précisément de vouloir faire partir les réfugiés par la frontière de l’ARYM, bloquerait volontairement les départs de réfugiés. En revanche, plusieurs pays, notamment ceux d’Europe centrale, refusent toujours les quotas fixés par l’UE. La Slovaquie a annoncé ce jeudi qu’elle porterait plainte devant la Cour de Justice de l’UE contre ces quotas et la Pologne a pris prétexte des attentats de Paris pour geler l’accueil des réfugiés. Le problème le plus urgent est donc davantage ici. Mais nul ne songe à chasser la Slovaquie ou la Pologne de l’espace Schengen pour leur mauvaise volonté.

Un refus de « l’aide européenne » ?

Concernant l’aide humanitaire, il est assez étrange de voir l’UE blâmer la Grèce sur ce point. En mars, la zone euro avait tout fait pour empêcher l’exécution d’une loi sur l’urgence humanitaire, jugeant que telles mesures étaient incompatibles avec le « programme » de la Grèce. Les créanciers de la Grèce font tout depuis 5 ans pour réduire les dépenses publiques grecques et les moyens de l’Etat grec et tente néanmoins à présent de se présenter comme les « sauveurs » des réfugiés. Mais les 30 millions d’euros promis sont une goutte d’eau. Rappelons que l’Allemagne a débloqué pas moins de 10 milliards d’euros pour l’accueil de « ses » réfugiés et que l’UE a libéré 3 milliards d’euros pour la Turquie. Par ailleurs, les dysfonctionnements administratifs de la Grèce ne tombent pas du ciel. La politique de coupes franches pratiquées depuis 2010 a réduit le nombre de fonctionnaires d’un tiers et a affaibli un Etat déjà faible. Il ne faut pas s’étonner à présent que la Grèce ne puisse faire face au défi de l’arrivée de 730.000 réfugiés, rien que cette année.

Les 30 millions d’euros de l’UE sont une goutte d’eau dans un pays exsangue à qui l’on demande de faire encore des « efforts. » Le ministère de l’Intérieur grec, par exemple, a connu une baisse de 200 millions d’euros de son budget en deux ans. Celui de la santé, d’un milliard d’euros. Qui s’étonnera alors que la situation sur l’île de Lesbos soit effrayante ? Là encore, l’UE feint de ne pas voir l’essentiel : qu’elle ne peut espérer que la Grèce serve de lieu d’accueil pour les réfugiés et maîtrise ses frontières tout en exigeant qu’elle « s’ajuste financièrement » pour pouvoir rembourser ses créanciers. C’est une réalité simple qui semble pourtant échapper aux dirigeants européens, qui, en réalité, mènent surtout un jeu de politique intérieure.

Lire la suite sur : La Tribune, (Romaric Godin, 02/12/2015)

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36 réponses à Pourquoi l’Europe menace la Grèce d’une expulsion de Schengen, par Romaric Godin

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 06 décembre 2015 à 02h59

Décidément on peut penser qu’il y a un acharnement à détruire la Grèce. Ce pays (petit en nombre d’habitant, mais grand par son histoire) a le défaut d’être majoritairement orthodoxe, et proche, sur ce plan, de la Russie.
Une invasion de la Grèce par immigrés interposés pourrait changer le fond culturel grec, symbole historique des racines européennes. Détruire la Grèce, c’est aussi détruire les racines européennes. Préférer la Turquie, nostalgique de l’empire ottoman, et proposer son entrée dans l’Union européiste est une insulte pour les grecs, et devrait l’être pour tous les européens.
Est-ce encore un sale tour de la géopolitique américano-européiste, anti européenne qui veut couper l’Europe de ses racines pour réduire les peuples à n’être rien d’autre que des machines qui consomment, qui rapportent aux maîtres du monde, et auxquels on supprime par le déracinement tout moyen de se poser des questions?
Malheureusement la Grèce a manqué son tournant en restant dans l’union des europésites, elle est condamnée à être détruite économiquement et culturellement. Comme le seront à plus ou moins longues échéances les autres pays d’Europe.
Pourtant des voix commencent à s’exprimer et à s’opposer à cette destruction planifiée par le nouvel ordre mondial, lequel commence à subir des défaites. Soyez courageux, amis grecs, votre résistance sera un exemple qui ouvrira la porte aux autres peuples d’Europe.

  1. Nono Le 06 décembre 2015 à 02h57
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    On le dit depuis presque dix ans.
    La guerre est en route.
    Planquez-vous.
    Le reste? Branlette intelligente peut-être, mais… planquez-vous.


    • Louis JULIA Le 06 décembre 2015 à 08h21
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      Oui, mais…où? Vous avez une idée?


      • Tatare Le 06 décembre 2015 à 13h13
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        La Nouvelle Zélande a l’air d’être à l’abri des retombées radioactives, les super riches commencent à s’y intéresser.


    • Imagine Le 06 décembre 2015 à 11h16
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      Tout dépend de quelle guerre il agit.
      .


    • pinaute Le 06 décembre 2015 à 13h54
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      Les grecs ont ré-élus dernièrement le fossoyeur Tripras qui a accepté d’exécuter le sale boulot des europistes. Faut assumer ses choix. Moi le sort des grecs ne m’émeut plus car ils ont choisi leur destin.


      • Alfred Le 06 décembre 2015 à 16h29
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        Si l’on vous suit vous assumez pleinement en tant que français ce qui s’est fait ses dernières années puisque les français ont élu Sarko, hollande et bientôt lepen? Zavez raison les français ont choisit leur destin.
        Votre point de vue se défend mais je préfère m’emouvoir du sort de ceux des grecs qui ont fait ce qu’ils pouvaient et sont restés prisonnier d’un jeu trop grand pour eux.
        C’est un peu ce qui vous arrive dans ce désastre mondialisé non? Votre destin d’endeté perpétuel, surconsomateur, cancereux en devenir vous l’avez choisi non?
        Arrêtons ces enfantillages. Quand les français auront agi exactement selon vos attentes et qu’ils seront encore cocus vous direz quoi? Ayez un peu de sympathie et de pitié.


  2. DUGUESCLIN Le 06 décembre 2015 à 02h59
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    Décidément on peut penser qu’il y a un acharnement à détruire la Grèce. Ce pays (petit en nombre d’habitant, mais grand par son histoire) a le défaut d’être majoritairement orthodoxe, et proche, sur ce plan, de la Russie.
    Une invasion de la Grèce par immigrés interposés pourrait changer le fond culturel grec, symbole historique des racines européennes. Détruire la Grèce, c’est aussi détruire les racines européennes. Préférer la Turquie, nostalgique de l’empire ottoman, et proposer son entrée dans l’Union européiste est une insulte pour les grecs, et devrait l’être pour tous les européens.
    Est-ce encore un sale tour de la géopolitique américano-européiste, anti européenne qui veut couper l’Europe de ses racines pour réduire les peuples à n’être rien d’autre que des machines qui consomment, qui rapportent aux maîtres du monde, et auxquels on supprime par le déracinement tout moyen de se poser des questions?
    Malheureusement la Grèce a manqué son tournant en restant dans l’union des europésites, elle est condamnée à être détruite économiquement et culturellement. Comme le seront à plus ou moins longues échéances les autres pays d’Europe.
    Pourtant des voix commencent à s’exprimer et à s’opposer à cette destruction planifiée par le nouvel ordre mondial, lequel commence à subir des défaites. Soyez courageux, amis grecs, votre résistance sera un exemple qui ouvrira la porte aux autres peuples d’Europe.


    • DUGUESCLIN Le 06 décembre 2015 à 03h10
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      Octroyer 3 milliards à la Turquie pour conserver chez elle les réfugiés et rien à la Grèce, c’est ce que je voulais souligner en disant “préférer” la Turquie.


      • yann Le 06 décembre 2015 à 10h27
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        C’est une tradition occidentale que de trahir les Orthodoxes. Rappelons-nous de la quatrième croisade financée par Venise et organisant le pillage de Byzance puis le découpage de l’empire en trois royaumes catholique qui ne tiendront pas. Une trahison qui permettra aux Turcs d’envahir la région plus tard. Les Grecques feraient bien mieux de s’allier avec les Russes et de sortir de l’UE.


        • Desbois Le 06 décembre 2015 à 11h58
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          La question est : l’occident matérialiste est-il l’Occident ?


          • Alae Le 06 décembre 2015 à 13h35
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            “La question est : l’occident matérialiste est-il l’Occident ?”
            Bien sûr que oui. C’est l’Occident, nommément la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis qui ont théorisé le matérialisme, l’utilitarisme et la culture de la rapine. C’était au XVIIIème siècle, on a appelé ça “les Lumières”. Nous n’avons personne à blâmer de notre matérialisme, de notre libéralisme et de notre soumission au pognon. Ils sont totalement indigènes.


    • languedoc30 Le 06 décembre 2015 à 16h08
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      Vous dîtes que la Grèce est condamnée à être détruite économiquement et culturellement, donc, puisqu’elle ne risque plus rien, qu’elle est au fond du trou, qu’elle a tout perdu, ne pourrait-elle avoir un sursaut d’orgueil, les envoyer au diable, leur dire d’aller se faire foutre, claquer les portes de l’UE, de l’euro, de l’OTAN, et prendre le large? Etre dans la misère mais au moins la tête haute. Bien sûr que les grecs auraient dû le faire en juillet, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. J’avoue que la passivité des grecs m’est insupportable, il ne faut pas leur recommander la résistance comme vous le faîtes mais la révolte.


    • kira Le 06 décembre 2015 à 20h26
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      Enfin une vision absolument coherente – je parle de l’idee du depart – le conflit a a ses origines la provenance confessionelle.


  3. bruno Le 06 décembre 2015 à 09h15
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    pauvres grecs…comme quoi,ils auraient dû tout foutre en l’air et sortir de l’UE et de l’euro.
    je suis étonné qu’il n’y ait pas eu plus de “rébellion” de leur part.
    est ce que les citoyens grecs auraient décidé d’adapter leur façon de vivre et leurs économies à la mode “système D” ?? et au diable ce qui adviendra…


    • yann Le 06 décembre 2015 à 17h42
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      Cela donne tout son sens aux propos de Churchill à l’encontre de Chamberlain et des accords de Munich de 1938.

      «Ils ont accepté le déshonneur pour avoir la paix. Ils auront le déshonneur et la guerre»


  4. Crapounet Le 06 décembre 2015 à 09h24
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    Entre la Grèce, le Danemark, la Finlande, le Royaume- Uni, ce n’est plus un chant du cygne, c’est le Titanic..

    Dans ce contexte, la volonté de vouloir recommencer les négociations avec la Turquie, ça ressemble beaucoup à un calcul politique en vue de relancer la machine UE.
    Sauf que je serais pas étonné que ça provoque une accélération de la décomposition de ce machin (au vue de la situation géopolitique)

    En tout cas, cette acharnement sur la Grèce, c’est de la “Stratégie du choc” poussé au maximum.


    • OFJ Le 06 décembre 2015 à 09h57
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      Vous avez oublié, me semble t-il, dans votre liste l’Autriche qui a aussi demandé à son parlement d’examiner la tenue d’un référendum de sortie de l’UE


    • anne jordan Le 06 décembre 2015 à 21h43
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      A propos de Danemark , savez vous que les Danois ont rejeté , à plus de 50% la proposition de plus grande ” intégration sécuritaire ” ?

      http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2015/12/04/quand-les-danois-disent-non-574812.html
      l’U.E ressemble de plus en plus à un haillon mité ../.


  5. Alfred Le 06 décembre 2015 à 09h40
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    La PME que vous savez semble bien partie pour continuer son ascension électorale alors même que la majorité des français ne sont pas au courant de ce sale coup fait à la Grèce (c’est à peine si certains sont au courant des loukoums que l’on donne à la Turquie). S’ils savaient ce parti irait vers le triomphe.
    Et cette pression stupide sur la Grèce avec les cadeaux à la Turquie ne peuvent que faire monter aube dorée.


  6. Philippe30 Le 06 décembre 2015 à 10h44
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    La Turquie ouvre en grand ses accès vers l’Europe et reçoit 3 Milliards d’aide pour juguler les migrants.
    La Grèce pays exsangue en Europe fait tout pour rester dans l’Europe sans avoir peut être eu le choix et voila qu’elle de nouveau pénalisé……

    Philippe


  7. Louis Robert Le 06 décembre 2015 à 10h53
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    Graecia delenda est!

    Trop de “puissants” sont impliqués et compromis dans le dossier grec, cette bombe à retardement qui remet en cause à elle seule, et de façon exemplaire, l’ordre impérial mondial et l’Europe complice. Le dossier grec doit donc rester “secret”, ne pas être révélé publiquement dans toute son horreur pestilentielle. Tout ce qui y est essentiel doit être tu.

    Cela crève les yeux.

    Graecia delenda est!

    Comment cela se fait, au quotidien? Interrogez l’ethnologue et historien Panagiotis Grigoriou sur:

    “greek crisis”

    http://www.greekcrisis.fr/2015/12/Fr0481.html#deb

    Il vous éclairera.


  8. Imagine Le 06 décembre 2015 à 11h12
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    N’oubliez pas, le 10 décembre, c’est la fête des Romaric! Godin est l’honneur du journalisme, fêtons le


  9. Alae Le 06 décembre 2015 à 11h48
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    L’UE donne trois milliards d’euros à la Turquie, quelques miettes à une Grèce qu’elle tente d’étrangler depuis des années, et pendant ce temps-là, les USA jurent ne rien voir de probant sur les photos de colonnes de camions-citernes de pétrole de Daech traversant la frontière entre la Syrie et la Turquie que les Russes brandissent devant eux, au prétexte que ce sont “des photos” et non “des vidéos”.
    http://www.zerohedge.com/news/2015-12-05/putin-accuses-us-isis-oil-coverup
    Conclusion : quand la politique des petits profits se heurte à la réalité, ça donne d’étranges dénis et au bout, un invraisemblable bourbier. Du jamais vu !


  10. interlibre Le 06 décembre 2015 à 12h35
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    Virer la Grèce et mettre la Turquie dans l’UE. Lol
    Ils pourront faire autant de propagande qu’ils veulent ça va devenir un peu too much des Européens déjà bien à bout.
    Et on rajoute le Tafta en même temps histoire d’être bien sur de pousser le bouchon.


  11. Eric83 Le 06 décembre 2015 à 12h57
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    Soit Tsipras faisait partie du “Système” et oeuvrait sous fausse bannière pour accéder au pouvoir soit c’est devenu un traitre à la cause qu’il défendait et donc au peuple Grec.

    Dans la première hypothèse, il développe le plan prévu par les “maîtres”; avec quels objectifs finaux ?

    Dans la seconde hypothèse, pour quelles raisons s’est-il trahi lui-même et surtout pourquoi a-t-il trahi le peuple Grec?

    Le peuple Grec peut-il subir encore longtemps sans se révolter, pris entre l’austérité toujours plus intense d’une part et la vague migratoire déstabilisante que l’UE lui demande de contenir sans les moyens adéquats ?


  12. Michel Le 06 décembre 2015 à 15h12
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    Sur l’Europe en général, je ne sais pas si cette vidéo du général de Gaulle a déjà été postée:

    https://www.youtube.com/watch?v=Qw3U4Tbp7fQ&sns=fb

    N’étant pas anti-européen mais pour une Europe différente, plus indépendante, c’est intéressant à voir.


    • Louis Robert Le 06 décembre 2015 à 17h38
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      Cet homme, ce Français, ce véritable Européen avait une vision… de la France, de l’Europe et du monde, ainsi que le sens et le respect du bien commun. Il possédait en outre ce courage politique qui fait les hommes hors du commun.

      La France souffre atrocement de ne plus avoir un tel homme depuis si longtemps, depuis bien trop longtemps… Cela ne se voit que trop.

      Quelle tristesse!


      • SanKuKai Le 07 décembre 2015 à 12h17
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        Je pense que des hommes intègres comme le général, il y en a des milliers en France.
        Mais évidemment, ils n’ont pas fait la French American Foundation et les médias n’en parlent pas ou les ridiculisent.
        Donc personne ne les connait et le système électoral est suffisamment bien ficelé pour qu’ils n’arrivent jamais au pouvoir.


  13. BA Le 06 décembre 2015 à 15h39
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    Dimanche 6 décembre 2015 :

    Attentats de Paris : six des terroristes sont-ils passés par la route des réfugiés ?

    http://www.lejdd.fr/Societe/Attentats-de-Paris-six-des-terroristes-sont-ils-passes-par-la-route-des-refugies-762797

    Les terroristes rentrent en Europe comme dans un moulin.

    Les terroristes se font passer pour des réfugiés.

    D’abord, les terroristes arrivent en Grèce. Ensuite, ils remontent vers le nord de l’Europe, cachés au milieu des réfugiés.

    Ils peuvent passer d’un pays européen à l’autre tranquillement, comme dans du beurre.

    L’espace Schengen, c’est la libre-circulation des terroristes, la libre-circulation des kalachnikovs, la libre-circulation des explosifs, la libre-circulation de la drogue.

    La France doit sortir DEFINITIVEMENT de l’espace Schengen.

    Vite.

    Avant qu’il ne soit trop tard.


    • Louis Robert Le 06 décembre 2015 à 17h26
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      Schengen n’est aucunement l’une des causes du terrorisme.

      La France doit donc avoir enfin:

      1. la lucidité de reconnaître les CAUSES véritables du terrorisme et

      2. le courage d’y mettre un terme.

      Indice: les causes du terrorisme qui sévit et s’accentue désormais en Occident se trouvent dans ce terrorisme d’État dont nous sommes tout à fait responsables et qui est au service exclusif de l’Empire et du néo-colonialisme.

      Tant que ce terrorisme d’État sévira par nos bons soins, que des pays entiers seront détruits et leurs populations exterminées par ce biais, le terrorisme qui a cours aujourd’hui en Occident s’y développera chaque jour davantage.

      Ce n’est pas mystère qu’il en soit nécessairement ainsi.


    • Lt Anderson Le 07 décembre 2015 à 09h33
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      Vous oubliez l’essentiel pour vous complaire dans le superficiel.
      Essentiel que voici :
      Les “terroristes” font usage des réseaux, connexions, infrastructures, créés par la diplomatie et le renseignement français pour combattre “Bachar-qui-massacre-son-peuple”.
      Réseaux et connexions conçus pour infiltrer et exfiltrer à loisir les “résistants”.

      Rien de plus.


  14. Renaud Le 06 décembre 2015 à 16h20
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    Extrait du journal les Échos, 26 novembre 2015 :

    — Le nouveau gouvernement polonais a décidé de retirer le drapeau de l’Union européenne de la salle où se tiennent les conférences de presse des autorités. —

    C’est un signe de plus du peu d’euro-enthousiasme du nouveau gouvernement polonais. Celui-ci a ainsi décidé purement et simplement de retirer le drapeau aux 12 étoiles sur fond bleu de l’Union européenne de la salle où se tiennent les conférences de presse des autorités.

    La Premier ministre, Beata Szydlo, n’a pas fait beaucoup de sentimentalisme vis-à-vis de ce symbole de la construction européenne. « Nous sommes membre de l’Union européenne, membre actif, mais nous avons arrêté un principe, selon lequel les réunions du gouvernement polonais et les déclarations après les réunions se feront sur fond des plus beaux drapeaux à mes yeux, les drapeaux blanc-rouge » polonais , a-t-elle expliqué.

    Si quelqu’un n’avait pas encore compris que Varsovie allait désormais mener la vie dure à Bruxelles, Beata Szydlo a ajouté : « Nous allons mener une politique, tout en respectant notre appartenance à l’UE, en vue d’en tirer le maximum de profits pour les citoyens polonais, l’économie polonaise et notre patrie », a encore souligné la Première ministre. Sur Twitter, Guy Verhofstadt (ndlr, un imbécile qui a perdu une occasion de se taire), le député européen leader du groupe parlementaire libéral, a ironisé : « Donc vous ne voulez pas du drapeau, mais vous voulez encore de l’argent ? ».
    (ndlr, les Polonais auraient tort de se gêner !)

    Le parti de Mme Szydlo, Droit et Justice (PIS) de Jaroslaw Kaczynski, ne cache pas son euroscepticisme. Cela devrait avoir des conséquences importantes dans les négociations à venir autour de la crise des réfugiés. Ainsi le lendemain des attentats de Paris, l’alors futur ministre des Affaires européenne, Konrad Szymanski, avait annoncé que son pays, déjà très hostile à l’accueil de réfugiés, n’aurait désormais « pas la possibilité politique » de respecter les accords européens de relocalisation d’immigrés, avant de partiellement revenir en arrière le lendemain.


  15. Homère d'Allore Le 06 décembre 2015 à 17h41
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    Quelle plantes poussent sur le mont Athos ? Ça a l’air d’être de la bonne…


  16. P. Peterovich Le 06 décembre 2015 à 22h03
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    Je me demander au l’UE va chercher tout cela…

    Peut-être bien dans les propos de ce ministre grec qui, en mars 2015, menaçait de noyer l’Allemagne sous les réfugiés (en insistant lourdement sur le fait qu’il aurait bien un terroriste dans le lot)…

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/03/09/20002-20150309ARTFIG00302-athenes-menace-d-envoyer-ses-immigres-a-berlin.php

    http://www.valeursactuelles.com/monde/un-ministre-grec-menace-d-inonder-leurope-de-migrants-51239

    Pour ma part, les Grecs ont épuisé leur capital sympathie en juillet dernier. Ils veulent l’euro, il l’ont, aux conditions de l’Allemagne. S’ils ne sont pas contents, la sortie, assistée ou non, est à leur disposition.

    Et rétrospectivement, quand on sait que les terroristes de Paris sont passés par la Grèce, les propos du ministre sur Daech sont scandaleux. Honte au gouvernement grec !


  17. Krystyna Hawrot Le 07 décembre 2015 à 11h14
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    C’est d’une énorme violence. Quand je vois cela et que je me remémore les scènes dantesques avec les réfugiés massés par dizaines, centaines de milliers sur les îles et dans les gares d’Athènes et de Théssalonique, dans les forêts à la frontière macédoniennes, je me demande encore par quel miracle les Grecs n’ont pas encore pris les fusils pour chasser Frontex et ses les salopards de la Troika…

    L’acharnement de l’Allemagne et de l’UE a détruire la Grèce est hallucinant!
    Ce qu’ils veulent c’est détruire, déstabiliser l’Etat et la société grecque, faire en sorte que les citoyens n’aient absolument aucune confiance en l’Etat et se détruisent mutuellement. Car l’Etat grec, là a assuré, contrairement à ce quo’n dit! Tout les jours les bateaux privés réquisitionnés on évacué des centaines de milliers de réfugiés qui arrivaient sur les îles; Des îles, il faut le rappeler qui ne peuvent contenir plus de 10 000 habitants maximum, voire moins! Imaginez si 10 000 réfugiés arrivaient par JOUR à gare du Nord, ce que les Parisiens auraient dit et fait! S’ils ne pourraient ni s’assoir à un café ni prendre le train parce que tous les espaces sont occupés par la foule. Que les réfugiés soient de pauvre hères ne changent rien à l’affaire, puisque lorsque tout l’espace est occupé, il est occupé… dix mille personne par jour, c’est 20 000 le lendemain et 30 000 le surlendemain….
    Au contraire en les évacuant sur Athènes et leur permettant de prendre des bus et des trains pour arriver à la frontière macédonienne, le gouvernement grec et les structures d’Etat ainsi que la population ont fait preuve de maitrise et de sang froid. Une partie des réfugiés est restés en Grèce – comme un appartement à Athènes, vous pouvez le louer à 150 Euros, une partie des réfugiés louaient simplement des appartements et ils y sont encore.

    Ce qui gène les salauds qui nous gouvernent, c’est justement que la Grèce s’est mise d’accord avec la Macédoine pour laisser passer les réfugiés autant que faire se peut pour ne pas créer de scène horrible à la frontières, de femmes avec enfants vivant dans la boue à même le sol et de mecs violents et mécontents. Ce qui gène l’UE c’est la coopération des Etats balkaniques qui justement on décidé de laisser passer ce flux de gens qui voulaient aller en Allemagne.

    Et maintenant que l’Allemagne a compris ce que cela veut dire, elle veut à tout prix reprendre le contrôle et obliger les Balkans à s’autodétruire.Car si les réfugiés restent et vivent dans les conditions que j’ai décrite (et il en sera ainsi car la Macédoine, la Serbie sont des pays pauvres qui peuvent à peine nourrir leur propre population) inmanquablement l’extrême droite va réapparaitre et l’Occident vertueux s’empressera de clamer que décidemment les Balkaniqus sont des barbares fascistes, qu’il faut les contrôler etc…
    Il ne faut jamais oublier que ce sont des soldats allemands qui patrouillent pour Frontex! Est ce que les Français accepteraient de confier le contrôle de leur frontières à des soldats allemands???
    Ou Turcs, encore mieux?
    Pourquoi pas Daesh directement tant qu’on y est!


  18. Stef Le 09 décembre 2015 à 06h16
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    Bonjour,
    Dans la pratique la Grece est deja hors schengen.
    Je viens de faire Athenes/Paris et tout les passagers ont ete controles, les passports et cartes d identite scannes.


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